La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs

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Marthe

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MessageSujet: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Ven 7 Mar - 22:32

Pour les petites citations

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"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

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MessageSujet: (Pauline Jaricot) 1799-1862   Ven 7 Mar - 22:33

" Que sais-tu si tu ne seras pas obligée de glorifier Dieu, non comme tu l'avais projeté par de bonnes oeuvres, mais par la croix, comme Jésus-Christ ? " (Pauline Jaricot) 1799-1862

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MessageSujet: Saint Augustin   Ven 7 Mar - 22:38

«Dieu est descendu vers vous, afin de vous faire monter vers Lui.» (Saint Augustin)

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MessageSujet: Saint Augustin   Ven 7 Mar - 22:39

«Aurais-tu peur, en te donnant, de te perdre ? Tu te perds, au contraire, en refusant de te donner.» (Saint Augustin)

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MessageSujet: Saint Padre Pio   Ven 7 Mar - 22:40

«Nul ne parvient au salut sans traverser une mer de tempêtes, sous la perpétuelle menace d’un naufrage.» (Saint Padre Pio)

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MessageSujet: Marthe Robin   Ven 7 Mar - 22:44

"Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds mais des ailes à son coeur, du ciel dans sa vie. La souffrance est l'école du véritable amour." Marthe Robin

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MessageSujet: «Nul ne prendra part à la gloire de Jésus s’il n’a pas pris part à Ses humiliations.» (Sainte Angèle de Foligno)   Mar 1 Avr - 21:29

«Nul ne prendra part à la gloire de Jésus s’il n’a pas pris part à Ses humiliations.» (Sainte Angèle de Foligno)

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Mar 15 Avr - 0:42

Canonisation de Pape Jean-Paul II

Coup de gueule à propos de la Fraternité Saint Pie X


Abbé Fabrice Loiseau (Missionnaires de la miséricorde divine) - via Le Forum Catholique - 14 avril 2014


En ce dimanche des Rameaux à la paroisse Saint François de Paule de Toulon des jeunes de la fraternité s. Pie X, (Mouvement des jeunes catholiques de France) sont venus distribuer des brochures non signées contre la canonisation de Jean-Paul II. Ce livret de 36 pages est une aberration où la bêtise n'a d'égal que la haine. Je suis prêt à en débattre avec eux et à répondre à tous les points de ce livret (mais il est plus facile de distribuer ces ordures à des personnes non pratiquantes). S'il existe encore des gens qui peuvent un peu réfléchir dans cette fraternité, peuvent-ils saisir que les gens loin de l'Eglise qui ne viennent à la messe qu'en cette fête populaire des Rameaux risquent de rejeter définitivement la foi chrétienne après avoir lu ce torchon? Le MJCF était autrefois missionnaire, il n'avait pas pour but d'insulter le pape et l'Eglise .

Pour ceux qui seraient encore tentés par la fraternité st Pie X, qu'il comprennent que cette opposition violente à la canonisation de Jean-Paul II fait apparaître un véritable esprit schismatique ; honte aux supérieurs de cette fraternité d'avoir engendré chez des gamins des comportements monstrueux!

La seule issue devant cette canonisation, le 27 avril, sera le sédévacantisme ou la schizophrénie. Que Saint Jean-Paul II aie pitié d'eux .
Abbé Fabrice Loiseau

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Les enjeux d’une canonisation

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Les enjeux d’une canonisation

Abbé Jean-Raphaël Dubrule, 5 avril 2014


Le directeur du Monde des Religions, Frédéric Lenoir, émet des doutes sur l’opportunité de la canonisation de Jean-Paul II du fait de ce pontificat contrasté.

Il se fait le porte-parole de tout un courant dans l’Eglise qui, tout en reconnaissant la vie mystique et la personnalité hors du commun de Jean-Paul II, n’accepte pas ses choix théologiques et ecclésiaux.

En effet Frédéric Lenoir qui, par ailleurs, ne reconnait pas la divinité du Christ, conteste l’ultra-conservatisme non évangélique de Jean-Paul II. Il lui reproche d’avoir favorisé la montée d’un épiscopat réactionnaire hostile à la théologie de la libération, sa morale familiale rejetée par l’ensemble des catholiques (sic !), l’ensemble de sa théologie dogmatique et enfin une conception cléricale de l’Eglise se fondant sur une vision traditionnelle du sacerdoce. En fin de compte, Frédéric Lenoir nous révèle que le pape Jean-Paul II était tout simplement catholique et qu’il fut un pape hors du commun.

Il est tout-à-fait significatif par ailleurs que la Fraternité Saint Pie X et la CRC continuent de présenter Jean-Paul II comme un œcuméniste dangereux, un gnostique obsédé (sic) ou un humaniste dégénéré. Les violentes critiques des uns et des autres aussi bêtes que méchantes s’annulent. Pour les uns (tendance progressiste), la canonisation est précipitée pour asseoir des positions théologiques conservatrices, pour les autres (tendance sectaire) c’est pour canoniser le modernisme.

Comme catholiques fidèles à l’Eglise, nous retiendrons de Jean-Paul II la fidélité à l’enseignement du Magistère constant, sa théologie du sacerdoce et du sacrifice de la Messe, sa théologie du corps, sa défense de la famille, sa condamnation énergique de la contraception et de l’avortement, sa lutte historique contre le communisme et la théologie de la libération, son amour de la Sainte Vierge et des saints (plusieurs centaines de canonisations), sa lutte contre le relativisme religieux, son combat contre la décadence morale de l’Occident, son insistance sur l’évangélisation et enfin ses nombreux voyages qui ont permis d’affirmer l’autorité pontificale.

Les loups, sectaires ou hétérodoxes, peuvent continuer de hurler, les saints continuent de passer. Saint Jean-Paul II est un témoin de l’indéfectibilité de l’Eglise. François le canonise et enseigne les mêmes vérités prophétiques. Les loups sont vieux et dépassés, dans leur haine de la papauté et de la communion de l’Eglise ils s’entredévorent. Ils sentent déjà la mort, le mystique Jean-Paul II fait déjà partie de l’Eglise éternelle.

Cette canonisation est la révélation de la puissance de vie de l’Eglise catholique contre les œuvres de mort

http://misericordedivine.fr/Les-enjeux-d-une-canonisation

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Mar 15 Avr - 5:50

Assurément pas malin........

Cela donne une mauvaise image de l'Eglise et des catholiques..............

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"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Mer 23 Avr - 1:55


Les chrétiens n’ont pas la mission de gagner des combats. Ils veulent témoigner.

21 avril 2014

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Pâques est célebrée ce dimanche par plus d'un milliard de catholiques dans le monde.

L'Evêque de Lourdes, Mgr Brouwet explique à Figarovox la signification de cette fête.

Monseigneur Nicolas Brouwet est évêque de Tarbes et Lourdes depuis février 2012.

L'Eglise s'apprête à fêter Pâques. Pourquoi cette fête est importante pour les catholiques?

La fête de Pâques est, avec Noël, la plus grande fête de l'année. Nous célébrons la Résurrection du Christ. Toute la foi chrétienne tourne autour de ces deux évènements: Dieu qui se fait homme dans le mystère de Noël ; le Christ ressuscité des morts dans le mystère de Pâques. Si Dieu s'est fait l'un de nous, c'est pour ouvrir, dans la tragédie de la mort, un chemin de résurrection pour tous les hommes. Voilà le cœur de la foi chrétienne. «Si le Christ n'est pas ressuscité, écrit Saint Paul, vide alors est notre message, vide aussi notre foi».

Cette fête a-t-elle encore un sens dans une société déchristianisée?

En annonçant la Résurrection de Jésus aux philosophes d'Athènes, ville païenne, ouverte à tous les courants de pensée et à toutes les divinités, l'apôtre Paul se heurte à l'ironie et au scepticisme de ses auditeurs. Sa prédication est un échec presque total. Quelques-uns, pourtant, deviennent chrétiens: si Le Christ est ressuscité, c'est que le mort n'est pas la fin de tout ; s'il nous entraîne dans sa Résurrection, c'est qu'une espérance est toujours possible même au moment des épreuves les plus insurmontables. Dans ce monde déchristianisé, les chrétiens cherchent à témoigner que ni la mort ni la nuit n'ont le dernier mot ; ils confessent que nous sommes appelés à vivre, et à vivre debout, dans l'attitude du Ressuscité.

Est-ce que l'idée d'une résurrection et d'un au-delà n'a pas disparu avec les plaisirs et les possibilités infinies que peuvent donner la consommation dans les sociétés prospères?

Il est vrai que l'accélération des découvertes et des applications de la technologie est fascinante. Ce sont, mois après mois, des perspectives nouvelles qui s'ouvrent, entraînant l'amélioration du bien-être personnel, de l'efficacité dans le travail, de la communication, de la santé. On en est fasciné - moi le premier, je le reconnais - mais la question est de savoir si nous laissons cette fascination occuper tout l'horizon et, du coup, réduire la perspective.

Les possibilités de la technique peuvent entretenir l'homme dans l'illusion de sa toute-puissance. L'accroissement du confort peut l'amener à penser qu'il se suffit à lui-même. Mais lorsqu'il fait l'expérience de l'épreuve et de l'échec - et en particulier de l'échec absolu qu'est la mort - il est totalement démuni et ne sait plus faire face. Il faut qu'il apprenne alors à affronter la réalité de sa finitude, de sa fragilité et de sa dépendance. La fête de Pâques arrive précisément là: les dernières heures de la vie du Christ se déroulent comme une véritable défaite qui le conduit jusqu'à la mort. Mais ressuscité, il sort du tombeau et entraîne l'humanité à sa suite. En proclamant la Résurrection, nous annonçons que dans les impasses, les déconvenues, les angoisses de l'existence, le Christ nous appelle à la vie ; qu'au moment où tout semble s'effondrer, nous avons encore un avenir. Et que cet avenir dépasse infiniment la mesure et les limites de la vie terrestre: notre avenir est en Dieu.

Les possibilités de la technique peuvent entretenir l'homme dans l'illusion de sa toute-puissance. L'accroissement du confort peut l'amener à penser qu'il se suffit à lui-même. Mais lorsqu'il fait l'expérience de l'épreuve et de l'échec et en particulier de l'échec absolu qu'est la mort - il est totalement démuni et ne sait plus faire face.

Est-ce normal selon vous que l'on continue dans un pays laïc à donner tant d'importance aux fêtes chrétiennes?

Elles rythment notre vie. Et si elles ne sont pas toujours comprises dans toute leur profondeur, elles sont une formidable leçon d'espérance y compris pour ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne. Elles parlent toutes, chacune à sa manière, de la grandeur de la vocation humaine, de la dignité infinie de chaque homme - y compris du plus pauvre-, d'un appel à la vie plus fort que la mort. Par ailleurs les fêtes religieuses nous prémunissent contre la tentation de tout réduire à des perspectives terrestres et de tout espérer de l'organisation politique. La liberté religieuse est le garant ultime des libertés individuelles: l'Etat ne pourra jamais contrôler la relation personnelle qu'un croyant entretient avec Dieu. Les fêtes religieuses doivent être maintenues pour cette raison: parce qu'en les conservant, le pouvoir politique reconnaît que ce qui touche à la foi dépasse sa compétence et que la liberté doit être laissée aux croyants de célébrer ensemble - et selon les modalités qu'ils choisissent- la foi qui les anime.

Les Evêques ont eu à Lourdes des échanges vifs sur les rapports entre l'Eglise et le monde contemporain. Comment l'Eglise doit-elle parler au monde?

Je crois que les media ont exagéré la vivacité des débats. Les évêques sont tous d'accord sur la nécessité de susciter des échanges, des dialogues, des réflexions de fond, en particulier sur les sujets de société avec tous ceux qui ont des convictions, y compris quand elles ne sont pas les nôtres. C'est indispensable pour bien comprendre les enjeux d'un débat ; nous ne pouvons pas réfléchir seuls. Le problème est de savoir si nous avons encore la culture de cette recherche longue, patiente exigeante du bien, du vrai, du juste. Un lent travail de la raison est nécessaire, là où on préfère, par économie intellectuelle, l'émotion et les slogans.

Les chrétiens sont parfois moqués comme anachroniques, ils provoquent souvent l'indifférence. Sont-ils condamnés à vivre à contre-courant et à perdre les combats temporels?

Les chrétiens n'ont pas la mission de gagner des combats. Ils veulent seulement témoigner de l'amour de Dieu pour tout homme, un amour sans condition qui les appelle à la vie. C'est cet amour, et lui seul, qui sauve le monde. Il ne s'impose pas par la force du droit ou par des jeux politiques. Il est accueilli dans le cœur des croyants comme un feu qui embrase tout leur être et qui illumine leur conscience, leurs décisions, leurs projets. L'Evangile se répand de cette manière ; sans bruit, sans violence, sans stratégie. C'est, comme vous le dites, un peu à contre-courant…

A Lourdes vous côtoyez sans cesse des malades, des handicapés. Considérez-vous que la société les aide et les protège suffisamment?

La force incroyable de l'Evangile est de nous aider à penser l'homme non seulement dans son génie et sa grandeur mais également dans sa faiblesse et sa précarité. Ce qui m'a toujours frappé, à Lourdes, c'est que les personnes malades ou handicapées ont toujours la première place. Nous vivons avec elle, nous prions avec elles et nous recevons beaucoup d'elles en vivant à leurs côtés. A vrai dire, elles nous évangélisent par leur paix, par leur joie, par leur profondeur, par leur simplicité. La dépendance et la fragilité ne sont pas des défaites pour la personne humaine. Parce que sa dignité ne lui est pas donnée par son autosuffisance, par son pouvoir ou par sa bonne santé. Elle vient de plus haut ; elle vient de Dieu. Elle vient de ce qu'elle est aimée inconditionnellement. Et de ce qu'elle est capable d'aimer inconditionnellement. Notre société fait beaucoup pour les personnes fragiles. Mais elle gagnerait à cultiver ce regard d'absolue bienveillance.

Pour ne pas être tentée d'écarter les plus faibles en succombant à une logique de coût, de rentabilité et de confort. Toute personne mérite de vivre. C'est notre appel, notre vocation. Nous sommes faits pour la vie!



http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2014/04/18/31004-20140418ARTFIG00303-la-fete-de-paques-a-t-elle-encore-un-sens-religieux.php

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MessageSujet: Aimer Jésus comme l'aimait Marie. Aimer Marie comme l'aimait Jésus.   Ven 2 Mai - 18:26

« Vie intérieure toute cachée sous le doux regard de Marie à Nazareth.

Ma bonne Mère, je vous donne mon intelligence pour qu'elle étudie vos grandeurs, ma mémoire pour qu'elle n'oublie pas vos bienfaits, toutes mes pensées pour qu'elles soient toutes à vous, mon cœur pour vous aimer toujours.

Jésus soyez ma joie, soyez mon bonheur. Je suis de plus en plus charmée, épouse avide de Dieu seul. Que je suis heureuse quand je ne suis qu'avec Dieu, lorsque rien n'interrompt mon seul à seul avec lui où je ne vis que d'amour, que par l'amour.

Seule dans ma petite chambre, toute seule avec Dieu seul, alors que je répands mon âme dans le Seigneur. Douce à mon âme est la poésie de la solitude, le grand silence dans l'amour suprême, dans la douleur, le sacrifice et les divins baisers de Jésus, prémices des rendez-vous éternels.

D'où me vient cette soif de plus en plus ardente de lumière et de vérité, ce besoin de me rapprocher toujours plus de la beauté de Dieu. Plus aucun calme, aucun repos, aucune joie ne peut plus entrer en moi autre que Dieu seul. Tout m'est rien, tout m'est vain en dehors de Dieu. Tout me lasse. Toi seul, ö Dieu, peut contenter mon âme.

Aimer Jésus comme l'aimait Marie. Aimer Marie comme l'aimait Jésus. »

(Marthe Robin, 6 Janvier 1931).[1]

[1]H-M Manteau-Bonamy, Marthe Robin sous la conduite de Marie, 1925-1932. ed. Saint Paul,Versailles, 1995 ; p. 43

- See more at: http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/toute-cachee-sous-le-doux-regard-de-marie-nazareth-marthe-robin#sthash.LjDEI8k8.dpuf

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MessageSujet: Établis sur le Roc   Jeu 26 Juin - 7:42



Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
Discours 26 ; PG 35, 1238 (trad. Éds Ouvrières 1959 p. 45 rev. ; cf Orval)

Établis sur le Roc

Un soir, je me promenais au bord de la mer ; comme dit l'Écriture : « Le vent soufflait avec force, la mer se soulevait » (Jn 6,18). Les vagues se soulevaient au loin et envahissaient le rivage, heurtant les rochers, se brisant et se transformant en écume et en gouttelettes. De petits cailloux, des algues et les coquillages les plus légers étaient charriés par les eaux et jetés sur le bord, mais les rochers demeuraient fermes et inébranlables, comme si tout était calme, même au milieu de ces flots qui venaient les frapper...

J'ai tiré une leçon de ce spectacle. Cette mer, n'est-ce pas notre vie et la condition humaine ? Là aussi se trouvent beaucoup d'amertume et d'instabilité. Et les vents ne sont-ils pas les tentations qui nous assaillent et tous les coups imprévus de la vie ?

C'est, je crois, ce que méditait David lorsqu'il s'écriait : « Sauve-moi, Seigneur, car les eaux me sont entrées jusqu'à l'âme ! Arrache-moi de l'abîme des eaux ! Je suis dans la haute mer et le flot me submerge » (Ps 68,2s). Parmi les gens qui sont éprouvés, les uns me semblaient être comme ces objets légers et sans vie qui se laissent emporter sans opposer la moindre résistance ; ils n'ont en eux aucune fermeté ; ils n'ont pas le contrepoids d'une raison sage qui lutte contre les assauts. Les autres me semblaient des rochers, dignes de ce Roc sur lequel nous sommes établis et que nous adorons ; formés par les raisonnements de la vraie sagesse, ceux-là s'élèvent au-dessus de la faiblesse ordinaire et supportent tout avec une constance inébranlable.

http://forumdeprieres.forumsactifs.com/t13442-etablis-sur-le-roc#51631


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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Jeu 17 Juil - 11:26

Saint Benoît, un père pour l’Europe

Posted: 10 Jul 2014

En février 1944, 420 tonnes d’explosifs rasèrent l’abbaye du Mont Cassin ; le bombardement allié (fait contre l’avis du général Juin), n’épargna que la grotte contenant les reliques de saint Benoît de Nursie. Après la guerre, sous l’encouragement de Pie XII, les édifices furent reconstruits à l’identique en moins de dix ans. Plus tard, le peintre milanais Pierre Annigoni apporta son savoir faire : sa fresque monumentale La gloire de saint Benoît (1979) éblouit le visiteur.
Les papes ont loué l’œuvre immarcescible du fondateur : en plus de rénover la vie monacale, il apporta un souffle d’humanisme croyant à une civilisation épuisée.

Après avoir renoncé au monde, Benoît attint une solide croissance dans le Christ. Dans sa Règle, il propose, avec équilibre, « un modèle de la vie humaine comme ascension vers le sommet de la perfection » (Benoît XVI, Audience, 9 avril 2008). L’amour du Christ est la clé de la prière et l’ascèse, de la fraternité, du travail. Le livre et la charrue deviennent instruments de transformation spirituelle.

L’abbaye mère (fondée en 529), foyer de science et de vertu, donna une formidable reprise à l’évangélisation : « non seulement l’Angleterre, la Gaule, les Pays Bataves, la Frise, le Danemark, la Germanie et la Scandinavie, mais aussi de nombreux pays Slaves » (Pie XII, Encyclique, pour le 14e centenaire de la mort du saint, 23 mars 1947 §II). Des pasteurs éminents sont issus de ces cloîtres. La France abrite une partie de ses reliques. « Une nouvelle unité spirituelle et culturelle, celle de la foi chrétienne fut partagée par les peuples du continent. C'est précisément ainsi qu'est née la réalité que nous appelons Europe » (Benoît XVI, Discoursau Collège des Bernardins, 12 septembre 2008).

En 1964, le pape Paul VI consacrait l’église abbatiale rebâtie et, le même jour, proclamait saint Benoît Patron céleste et « père de l'Europe» (Lettre, 24 octobre 1964). Jean-Paul II chercha à donner « une nouvelle âme » à un continent qui, voulant effacer ses racines chrétiennes,« donne l'impression d'une ‘apostasie silencieuse’ de la part de l'homme comblé, qui vit comme si Dieu n'existait pas » (Exhortation sur l’Europe, 2003 §9).

Le défi persiste : « Si la culture européenne d’aujourd’hui comprenait désormais la liberté comme l’absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l’arbitraire » (Benoît XVI, Discours au Collège des Bernardins, 12 septembre 2008). En effet, l’utopie agnostique risque l’involution destructrice. Sans lien loyal avec Dieu, il n’y pas de fraternité durable. La dignité de l’Europe retrouve ses racines au-dessus d’elle même.

Un défi serein pour les chrétiens, qui ne sont pas liés à un seul parti politique : « Soyez présents de façon active dans le débat public européen et unissez à cet engagement une action culturelle efficace » (Benoît XVI, Discours, 24 mars 2006).

Puisqu’il n’a pas de solutions toutes faites, chacun doit chercher une voie apte pour que les normes légales reflètent les convictions légitimes de la société ; pour que les élus soient conscients des exigences des citoyens.

Par l'abbé Fernandez
Blog de l'abbe Jourdan

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Jeu 17 Juil - 11:29

lu sur Le blog de l'abbé Jourdan


Les Saints de la santé

Posted: 16 Jul 2014

À la mi-juillet, le cycle sanctoral commémore saint Camille de Lellis, fondateur (en 1586) de l’ordre hospitalier des Clercs Réguliers pour les Malades, ordre contemporain des Frères de Saint Jean de Dieu (approuvés en 1572). Les deux fondateurs sont les saints patrons des malades et des professions de santé, civiles et militaires. Les œuvres de miséricorde sont la première richesse de l’Église. Avant les croisades, les bénédictins créèrent l’hôtellerie Saint Jean l’Aumônier, à Jérusalem, qui fut le germe de nombreuses institutions vouées au soin des malades ; aujourd’hui encore, d’autres initiatives d’inspiration chrétienne sont à la pointe de la civilisation

Le Rédempteur a proclamé la béatitude de ceux qui souffrent (Matthieu 5, 4) et promis le Royaume à ceux qui les aident (Matthieu 25, 34). Grâce à « l’Évangile de la souffrance », les chrétiens ont su reconnaître, « dans les traits du frère malade, la Sainte Face du Christ » (saint Jean-Paul II, La Douleur Salvifique, 1984 §3). Jésus ne dédaigne de s’identifier aux faibles : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Matthieu 25, 36). Il assure la récompense à ceux qui les secourent avec compétence professionnelle, respect et affection. Notre Dame et les disciples ont soigné les plaies du Christ défunt ; Thomas a palpé les cicatrices du Christ glorieux. « Les plaies de Jésus sont visibles aujourd’hui encore sur le corps de tous nos frères qui ont faim, soif, qui sont nus, humiliés, esclaves, qui se trouvent en prison et à l’hôpital » (pape François, Méditation, 3 juillet 2013). Soigner ces plaies c’est rendre honneur au Sauveur.

La maladie, de par la dégradation physique et la douleur, est une épreuve morale ; le Seigneur la permet pour nous attacher davantage à sa rédemption. Pour le chrétien, le handicap devient bénédiction ; pour ses proches, stimulant de générosité. « Nous vous demandons de devenir une source de force pour l'Église et pour l'humanité. Dans le terrible combat entre les forces du bien et du mal, que votre souffrance unie à la Croix du Christ soit victorieuse ! » (saint Jean-Paul II, ibidem §31). La foi éclaire le mystère de la maladie ; renforce la vérité de l’homme ; guide l’action des soignants.

Jean-Paul II voulut qu’une Charte des personnels de santé précise les droits et les devoirs des uns et des autres. « Dans ce domaine, de délicats et graves problèmes de nature éthique surgissent, au sujet desquels l'Église et les chrétiens doivent, courageusement et lucidement, intervenir pour sauvegarder les valeurs et les droits essentiels connexes à la dignité et au destin suprême de la personne humaine » (saint Jean-Paul II, Le monde de la souffrance, 1985 §5). La vie naissante ou en déclin sont entre les mains de Dieu, mais aussi entre celles des soignants.

Avant d’être fondateur des Serviteurs des Malades, Camille de Lellis fut directeur d’hôpital. En tant que prêtre (1584), sous les conseils de saint Philippe Néri, il exerça son ministère à Rome en faveur des mourants : d’abord dans l’église Notre-Dame des Miracles, ensuite dans une autre, dédiée à Marie Madeleine, où repose son corps depuis 1614. Dans une chapelle latérale est vénérée l’icône de Marie, Santé des Malades, « signe de salut et d'espérance aux yeux des malades » (Messe de Sainte Marie, Santé des malades, Préface). Sur la voûte, au-dessus du maître autel, une fresque montre la gloire de saint Camille, au milieu de chérubins et de saints. Le tableau qui servit de modèle (1742), œuvre du Provençal Étienne Parrocel, peut être admiré au Musée Calvet d’Avignon.

Benoît XIV, en le canonisant (1746), reconnut en saint Camille un nouveau maître de charité ; sa statue fut installée, avec celles d’autres fondateurs, à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre du Vatican. « Voici la grande révolution chrétienne : convertir la douleur en une souffrance féconde ; faire d'un mal, un bien. Nous avons dépouillé le diable de cette arme... et, avec elle, nous conquérons l'éternité » (saint Josémaria, Sillon§887).

Par l'abbé Fernandez

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Ven 25 Juil - 15:18

Le blog de l'abbé Jourdan


Rencontrer saint Jacques


Posted: 24 Jul 2014


Sous les yeux des fidèles de la cathédrale de Compostelle, un encensoir géant, tiré par huit gaillards, oscille d’un puissant demi cercle, atteignant les 60 kilomètres à l’heure au ras du sol, pour remonter à plus de 20 mètres dans le transept.

Chaque année, la ville de Saint-Jacques attire trois millions de visiteurs ; depuis une décennie, elle a vu doubler le nombre de pèlerins. Certains font même le Chemin en fauteuil roulant. Compostelle défie la sécularisation : « l’intérêt pour les sanctuaires et la participation aux pèlerinages fait preuve d’une grande vigueur parmi les fidèles » (Saint-Siège, Piété Populaire, 2001 §261).

Qui était saint Jacques ?

Saint Jacques le Majeur fut le premier martyr parmi les apôtres. Sa dévotion s’est surtout développée en Galice, autour du sépulcre retrouvé dans la région. Le roi des Asturies y bâtit un lieu de culte (vers 835), qui attira les chrétiens. La ville étant devenue siège épiscopal (1095), une bâtisse romane, longue de 97 mètres, fut consacrée comme cathédrale (1128).

Le Christ, qui est « Chemin », nous demande de le suivre dans son « passage » vers le Père. Depuis des siècles, l’année jubilaire, offrant l’indulgence jacquaire, incite à la prière et à la conversion itinérante. Les pèlerins, qui chantent « Élevons notre cœur ! », cherchent la rencontre avec le Christ par les moyens de sanctification de l’Église. L’homme pèlerin cherche Dieu, car Dieu l’a cherché d’abord.

Saint Jacques et l’Europe

Premier « itinéraire à intérêt historique et culturel » proclamé par le Conseil de l’Europe (1987), le Chemin de Saint-Jacques a forgé l’identité chrétienne de nombreux peuples : au départ d’Oslo, des Pays Baltes, ou de la Galicie polonaise, les pèlerins médiévaux ont voyagé, la foi dans le cœur, sous la lueur de la Voie Lactée, vers le Finisterre hispanique. Leur démarche fournissait une expérience de communion, facilitait le rapprochement des gens. Le Cheminfait ainsi partie du patrimoine mondial, pour le réseau des quatre routes françaises, dès 1998. À Saint-Jacques, dans l’axe absidial de la cathédrale, la Chapelle de France (datée du XIVe siècle) est dotée pour célébrer de messes en faveur de la nation.

Protecteur majestueux, marcheur patient ou cavalier intrépide, docteur du symbole de foi… on représente le fils de Zébédée, devenu disciple de Jésus, sous diverses formes. Avec le chapeau, le manteau à collet et le bourdon, la coquille fait partie des signes du pèlerin et de l’apôtre. Ces coquilles — appartenant à des mollusques très prisés — étaient ramassées sur la côte. Les prédicateurs y trouvaient un savoureux symbolisme : « Les deux valves représentent les deux préceptes : aimer Dieu plus que tout, et son prochain comme soi-même. Chaque valve, disposée à la façon des doigts, désigne les bonnes œuvres dans lesquelles on doit persévérer » (Codex Callixtinus, 1140). La conversion sincère se traduit dans les faits.
Saint Jean-Paul II reconnut : « L’Europe entière s’est retrouvée autour du mémorial de Saint Jacques, durant les siècles où elle se construisait comme un continent homogène et uni dans le spirituel » (Appel, 9 novembre 1982). Si, pour le passé, c’était un constat rigoureux, pour l’avenir c’était une espérance prophétique. Les valeurs forgées dans le christianisme, « doivent demeurer dans l'Europe du troisième millénaire comme un ‘ferment’ de civilisation pour le monde entier » (Benoît XVI, Discours,24 mars 2007).

Compté parmi les aînés au Thabor et à Gethsémani, saint Jacques reste un modèle pour le contemplatif et l’évangélisateur. Sa statue en granite, dans le trumeau du Porche de la Gloire (daté de 1188), porte l’écriteau : « Le Seigneur m’a envoyé ». Sa décision, « nous le pouvons » (Matthieu 20, 22), prête au sacrifice, stimule le chrétien et l’Europe entière :« Les autres continents te regardent et attendent aussi de toi la même réponse : ‘Je peux le faire’ » (saint Jean-Paul II, ibidem).

Par l'Abbe Fernandez

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Sam 2 Aoû - 17:38

La Dame au-dessus des anges

Posted: 01 Aug 2014 12:35 AM PDT

Depuis le XVIe siècle Basilique patriarcale Sainte-Marie-des-Anges, rebâtie après des séismes, garde un souvenir précieux près d’Assise : la chapelle de la Portioncule. Ancien lieu de culte bénédictin à l’Assomption de Marie, dans la vallée de Spoleto, il fut reconstruit par saint François en 1209 ; témoin d'apparitions des anges, il devint berceau de l’ordre franciscain et lieu du départ du fondateur vers la gloire.

La Portioncule abrite un polyptique du Trecento embrasé de couleur. Sa façade est couronnée d’une statue gothique. Sur le tympan, la fresque de Friedrich Overbeck (1830) figure la vision de 1216 : François demande à Jésus et à Marie, entourés d’anges, l’indulgence plénière pour les pèlerins. Depuis, le 2 août commémore ce signe de miséricorde ; par la suite, l’indulgence fut élargie à toutes les églises paroissiales du monde. Notre Dame des anges étend partout le règne de son Fils.

La dévotion populaire acclame la « royauté universelle » (Lumen Gentium §59) de la Mère du Messie. La liturgie en remercie Dieu : « Tu l’as élevée bien au-dessus des anges » (Messe de Sainte Marie, reine de l’univers, préface) ; la Reine les gouverne selon les desseins de la nouvelle alliance. Une mosaïque byzantine à Ravenne (vers l’an 500) montre Marie Reine, avec l’Enfant, entourée d’archanges serviteurs. « Elle est plus proche du Seigneur que les séraphins » (J. H. Newman, Méditations pour le mois de mai II, 1).

« L’ange du Seigneur » (Genèse 16, 7) se manifeste souvent dans l’histoire du salut ; les messagers célestes préparent Abraham à la descendance messianique ; avec des noms individuels, ils protègent les jeunes, annoncent les derniers temps. « De l’Incarnation à l’Ascension, la vie du Verbe incarné est entourée de l’adoration et du service des anges » (Catéchisme §333). Ainsi la Mère de Dieu dialogue avec Gabriel à Nazareth et entend les échos angéliques à Bethléem. Des anges avisés aiguillent l’exil et le retour de la Sainte Famille. Saint Michel accourt auprès de la Femme, dans la lutte entre le Messie et l’enfer (Apocalypse 12, 7).

Marie est acclamée à Pâques comme Regina caeli ; on attribue cette antienne au bénédictin Geoffroy, abbé de la Trinité de Vendôme (mort en 1132), ainsi que la salutation à « la Souveraine des anges » (Ave Regina caelorum). Saint François lui dédiera la Portioncule. Entre autres lieux-dits de plusieurs continents, « Le village de Notre Dame, Reine des anges, du fleuve Portioncule », fondé par les évangélisateurs franciscains, lui doit son nom ; le fleuve est devenu Los Angeles River, tandis que l’agglomération a gardé sa dénomination castillane Los Angeles (Californie, USA).

François et ses compagnons commencèrent une prédication itinérante de l’Évangile : ce qui « signifiait la joie pour le changement qu’ils avaient éprouvé dans leurs vies grâce au courage de la pénitence » (J. Ratzinger, Le pardon d’Assise, 2005). Autour des papes, Assise a accueilli, à trois reprises (entre 1986 et 2011), des rassemblements de prière pour la paix.

Les Mantegna, André della Robbia ou Botticelli, ont honoré la Reine des anges. À la basilique de Notre Dame des anges et des martyrs de Rome (1561), un tableau, copie d’une mosaïque vénitienne, entouré de chérubins sculptés, préside le chœur : Marie et l’Enfant sont, selon la tradition biblique (Tobie 12, 15), au milieu de sept archanges qui portent des sceptres ; Michel et Gabriel soutiennent la couronne de leur reine. Par la suite on a préféré représenter Notre Dame entourée des neuf chœurs traditionnels d’anges.

Les litanies la proclament Regina angelorum, parce que Marie guide leur mission dans l’Église, éclaire leur connaissance de l’incarnation, enflamme leur louange. Les esprits célestes transmettent aux hommes des inspirations et de secours en suivant le regard de leur reine.


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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Jeu 7 Aoû - 5:18

Saint Dominique : étudier par amour

Posted: 06 Aug 2014

« Jésus-Christ regarda ses pieds et ses mains, percés pour nous. De ce regard d’amour naquirent deux hommes : saint Dominique et saint François d’Assise » (H. Lacordaire, Vie de saint Dominique, 1872, chap. 1).

Ces deux fondateurs, inspirés par le même Esprit à la même époque, se sont mis au service de l’autorité légitime. Sous l’impulsion des papes, les ordres mendiants transformèrent la société urbaine, multiplièrent l’élan missionnaire, renouvelèrent l’Église.
Dominique Guzman, le généreux chanoine castillan, rendit honneur à son Maître. Son prénom signifie « appartenant au Seigneur ». « Dominique, l’athlète du Seigneur, a confirmé son nom par ses œuvres » (Liturgie des Heures, Hymne pour la mémoire, 8 août).
« Il parlait toujours avec Dieu et de Dieu. Dans la vie des saints, l'amour pour le Seigneur et pour le prochain, la recherche de la gloire de Dieu et du salut des âmes vont toujours de pair » (Benoît XVI, Audience, 3 février 2010). L’esprit de prière libère des attaches mondaines ; prépare à l’écoute et à la sagesse ; donne courage pour chercher des réponses éclairantes. L’amour de la vérité enlace foi et raison. La fatigue de l’étude rigoureuse devient tremplin de l’amour, qui communique la vérité et ravit les esprits.
Après la fondation des Frères Prêcheurs à Toulouse (1215), saint Dominique quitta ce monde en 1221 à Bologne. Canonisé en 1234, les aumônes bâtirent bientôt, dans cette ville, une basilique en son honneur (1240). Sur l’autel d’une chapelle latérale, une Arche garde le corps du fondateur : les frères du couvent y implorent chaque soir l’intercession du père. Dans l’abside, une fresque, chef d’œuvre de Guido Reni, montre le saint en gloire. Sept statues, symbolisant les vertus théologales et cardinales, flanquent la chapelle.
L’Arche de Saint Dominique a été sculptée à partir de 1267, comme nouveau sarcophage ; d’artistes prestigieux, tels que Michel-Ange, ont enrichi le mausolée, devenu un traité de théologie en marbre : la création, la rédemption, l’Église ; au sommet, Dieu le Père embrasse amoureux le monde. Alfonso Lombardi (1532) ajouta des reliefs à la prédelle. Parmi eux, l’entrée du saint au ciel : il donne forme à la vision d’un dominicain, qui aperçut son fondateur assis sur une échelle, que Jésus et Marie traînent vers le haut.
Dominique mobilise ses confrères. Ils essaiment partout, annonçant la Parole et cultivant les sciences sacrées. Certains obtiennent bientôt la palme du martyre ; d’autres sont élus papes. La dévotion mariale doit aux dominicains la diffusion du rosaire et la tripartition des mystères, avec la prédication d’Alain de la Roche en Bretagne et la confrérie de l’université de Cologne qui, en 1481, rassemble cent mille membres. Le Nouveau Monde aura sa première université (1538) à la cité de Saint-Domingue, dans l’île homonyme ; l’Asie verra naître l’université Saint-Thomas de Manille (1611) ; Jérusalem accueillera l’École Biblique, fondée par la loyauté sacrifiée du Père Lagrange (1890).
La statue monumentale de saint Dominique sera la première à orner les murs, à l’intérieur de Saint-Pierre du Vatican, en 1706. « Ce grand saint nous rappelle que dans le cœur de l'Église doit toujours brûler un feu missionnaire : en effet, le Christ est le bien le plus précieux que les hommes et les femmes de chaque époque et de chaque lieu ont le droit de connaître et d'aimer ! Par son intercession, nous demandons à Dieu d'enrichir toujours l'Église d'authentiques prédicateurs de l'Évangile » (Benoît XVI, ibidem).

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Lun 25 Aoû - 4:14

La Reine de l'Univers

Posted: 22 Aug 2014 12:21 AM PDT


La royauté du Christ, loin d’être oisive, rachète, sanctifie et amène à la gloire. Près de lui, Marie écoute et agit : appelée à engendrer l’héritier éternel de David (Luc1, 32-33), elle présente aux Mages « le Roi nouveau-né » (Matthieu 2, 2) ; après la gloire messianique à Cana, elle veille sur le Roi transpercé (Jean 19, 25). Le manteau royal de Marie a été tissé avec les fibres de sa fidélité.

« Réjouis-toi, Reine du monde, Souveraine de tes fidèles » (Hymne Acathiste). La glorieuse Mère de Dieu, associé à la résurrection du Seigneur, participe à son Royaume d’amour. Depuis Éphrem et Pierre Chrysologue, les docteurs ont approfondi cette conviction sûre : « elle est devenue reine de toutes les créatures » (saint Jean de Damas, La foi orthodoxe 4, 15). « La reine du roi céleste » (sainte Claire d’Assise, Lettres) est au sommet de l’Église, comme « Reine et Mère de miséricorde ». La liturgie chante ce titre.

La foi a été traduite en image par l’art ancien dès le VIe siècle : Notre Dame dans un trône (Ravenne) ou recevant la couronne (Croatie), en signe de son autorité pour transmettre la vie. Dans l’abside de Sainte-Marie Majeure, la vaste mosaïque de Jacques Torriti (Rome, 1295) montre le geste délicat du Seigneur déposant la couronne sur sa Mère. Plus tard, la Trinité offrira l’insigne. À partir de l’an 1600, de nombreuses images ont bénéficié du rite du couronnement. Comme aboutissement d’un fort courant au XXesiècle, Pie XII (encyclique Fulgens corona, 11 octobre 1954) en institua la mémoire ; l’Église proclame solennellement la « royauté universelle » (Lumen Gentium §59) de la Vierge, fêtée dans l’octave de l’Assomption.

La dévotion populaire l’acclame à loisir. À l’origine, les litanies de Lorette énonçaient huit titres ; les papes, depuis le XIXesiècle, en ont rajouté d’autres, après les définitions dogmatiques (Pie IX, Pie XII) et dans l’urgence pour la prière du rosaire (Léon XIII), la paix (Benoît XV) ou le soutien de la famille (Jean-Paul II).
Marie règne par la vitalité d’une âme Conçue sans péché, à l’unisson du Cœur du Bon Pasteur qui dispense la grâce au monde. La Reine de l’Assomption stimule l’espérance de gloire, en nous rapprochant des sources du salut. Comme Reine du rosaire, Marie gouverne son peuple qui, par cette prière, glorifie la Trinité et édifie l’Église. La Reine de la paix a été invoquée dès la Grande Guerre, en pleine confiance dans une heure d’affliction extrême (Benoît XV, Lettre, 5 mai 1917). Reine de la famille, communauté porteuse d’amour humain et divin entre parents et enfants, Notre Dame rassure : « L'avenir de l'humanité passe à travers la famille » (Jean-Paul II, Exhortation sur la Famille, 1980 §86).

La Reine des anges les éclaire sur l’Incarnation et les pousse à protéger les membres du Christ contre l’enfer (Apocalypse 12, 7). Marie règne sur les patriarches qui l’ont attendue : la Nouvelle Ève, plus croyante et généreuse qu’Abraham (Catéchisme §144), trône au-dessus de chaque maillon de la lignée messianique, « issue de la souche de Jessé » (Isaïe 11, 1). Remplie d’esprit prophétique à la Visitation (Origène, Homélies sur Luc §Cool, Marie devient Reine des prophètes et des prophétesses de l’histoire du salut.

Dans la Nouvelle Alliance, elle est aussi Reine des apôtres de son Fils et messagère fidèle pour la première génération chrétienne. « Plus que martyre » (saint Bernard, Sermon pour l’octave de l’Assomption §Cool, la Reine des martyrs conforte ceux qui imitent l’holocauste de Jésus, « source et modèle de tout martyre » (Liturgie des Heures). « Une nuée de témoins » (Hébreux 12, 1), parmi lesquels excelle la Reine bienheureuse : les confesseurs, qui ont enduré des difficultés pour garder le trésor de la foi ; les vierges, laïques ou consacrées, qui se sont montrés dignes de l’Époux divin (Psaume 45,15) ; tous les saints et saintes, y compris les plus ignorés, qui ont mûri au long de l’histoire.

Même les enfants pécheurs osent contribuer à sa royauté de miséricorde. « Et moi, la Mère de Dieu, qui est aussi ma Mère, je la couronne de mes misères purifiées, parce que je ne possède ni pierres précieuses ni vertus » (saint Josémaria, Forge §285).


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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Sam 30 Aoû - 13:16

vendredi 29 août 2014

Augustin, l'orpailleur africain

En Occident, les routes de l’esprit mènent à Hippone (Benoît XVI, Audience, 9 janvier 2008), la patrie africaine d’Augustin. La piété de Monique attacha au Christ le cœur du fils, pour qu’enfin il se repose en Dieu. Ambitions, errances et faiblesses de la chair se diluèrent dans les larmes triomphantes d’une mère. Si la passion du bonheur anima ses pas, la grâce fit de lui un saint.

« Il est toujours resté le grand ébloui par la grâce » (Jean-Paul II, Lettre, 28 août 1986). Une comptine d’enfants à Milan, dans un après-midi estival (le 15 août 386), l’incita à consulter l’Écriture. La vigueur de Paul remua l’indécis. Saint Ambroise, après avoir nourri par sa prédication l’âme du catéchumène, versa l’eau salutaire. « Tu nous avais transpercé le cœur par les flèches de ton amour » (Confessions 9, 2, 3).

Modèle d’humilité, il connaîtra d’autres moments de conversion : l’acceptation du ministère sacerdotal et épiscopal (en 391 et 395), ainsi que la purification finale, quand il récitera sur son lit de mort (en 430) les psaumes de pénitence. « Je t'ai aimée tard, beauté si ancienne, beauté si nouvelle, je t'ai aimée tard ! » (Confessions 10, 27, 38), insistait-il, mais il a été large à rendre l’amour. Son corps repose dans une arche marmoréenne (1362), ornée avec plus de cent statues, à la basilique Saint-Pierre-au-ciel-d’or de Pavie.


Sa passion pour la Vérité soutient des décennies épuisantes. Pasteur dévoué, Augustin reste attentif aux besoins de la grande Église : il affirme la primauté de Rome, œuvre pour l’unité, participe aux controverses. Ayant pu se consacrer davantage à la recherche, il préfère prêcher à ses ouailles ; malgré tout, il écrit plusieurs œuvres majeures et originales, comme La Cité de Dieu. Homme providentiel en temps de forte crise (Pie XI, encyclique Ad salutem, 1930), le saint docteur reste une source attrayante, y compris pour les non croyants. Il inspire la culture occidentale, les sciences sacrées et des ordres religieux ; nourrit des actes du magistère, y compris les encycliques de Benoît XVI.

Rempli de respect et d’audace, il approche le mystère divin. Le cœur d’Augustin, brûlant pour Dieu, désire le contempler pour mieux l’aimer et le faire connaître. Maître d’intériorité, il explore l’intime du Dieu vivant qui s’introduit au tréfonds la vie humaine. Comme un chercheur avide d’or, le docteur recueille des éclats de lumière : il sillonne la Bible, s’imprègne de Tradition, aiguise l’intelligence, glane chez les païens.

Devant la Trinité éblouissante, Augustin cherche des analogies qui éclairent le clair-obscur de la foi. « Ce Dieu unique est trinitaire, un cercle d'amour. Il cherche à comprendre le mystère insondable : précisément l'être trinitaire, en trois Personnes, est la plus réelle et la plus profonde unité de l'unique Dieu » (Benoît XVI, Audience, 20 février 2008). Affirmant l’unité de la substance divine éternelle, il précise la distinction des personnes, en raison des relations réciproques et immuables. L’amour n’est pas engendré, mais « il unit le géniteur et l’engendré » (La Trinité 9, 12, 18), dans un embrassement embrasé. L’identité de chaque personne divine est dans sa relation avec les autres : une ouverture ineffable, qui éclaire aussi les liens des fidèles dans l’Église du Christ.

Une légende, issue de la prédication populaire du XIIIe siècle, a été attribuée par la suite à l’évêque d’Hippone et représentée les artistes, comme Pierre-Paul Rubens (église Saint-Augustin, Prague, 1638).

Méditant sur le mystère de la Trinité au bord de la plage, Augustin rencontre un enfant, affairé à porter de l‘eau dans une coquille, pour la verser dans un trou ouvert sur le sable ; à la question de l’évêque, l’enfant explique qu’il vide la mer dans le creux ; quand le pasteur ironise, le gamin réplique que cela serait plus aisé que de saisir le mystère divin. De fait, Augustin déclarait, à la fin de sa démarche : « J’ose confesser que je n’ai rien dit qui soit digne de cette souveraine et ineffable Trinité » (La Trinité 15, 27, 50).

Benoît XVI confiait : « Je le perçois comme un ami, un contemporain qui me parle avec sa foi fraîche et actuelle » (Audience, 16 janvier 2008). Chez lui on perçoit l'actualité de la foi qui vient du Christ.

« Sur les traces d'Augustin, soyez vous aussi une Église qui annonce avec franchise la joyeuse nouvelle du Christ, sa proposition de vie, son message de réconciliation et de pardon »

(Homélie à Pavie, 22 avril 2007).
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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Sam 30 Aoû - 13:29


vendredi 29 août 2014

Aimer à Auschwitz

En juillet 1998, la reine d'Angleterre inaugurait le monument à la mémoire de dix chrétiens, morts au XXe siècle pour leurs convictions. La souveraine était entourée, entre autres personnalités, du cardinal de Londres et de l’archevêque de Canterbury. Les dix statues, en calcaire de Charente, ornent le portail ouest de l’abbaye de Westminster. La première à gauche, œuvre du jeune sculpteur Andrew Tanser, figure saint Maximilien Kolbe, en bure de franciscain, montrant l’Évangile.

« Personne n’a un si grand amour que celui qui donne la vie pour ses amis » (Jean 15, 13).


Dix ans auparavant, à la commande de l’Opéra de Paris, Dominique Probst composait, sur le livret d’Eugène Ionesco, le drame lyrique Maximilien Kolbe. Créé à Rimini, l’opéra fut joué ensuite dans plusieurs villes européennes, avec un franc succès, jusqu’à obtenir des prix académiques. Dans un langage musical qui alterne tonalité et atonalité, l’œuvre parcourt les derniers jours du martyr, avec ses neuf compagnons de captivité, dans le bunker de la faim. Le dramaturge, qui en avait souligné l’héroïsme devant la cruauté aveugle, avouait qu’il était jaloux de « la seule existence qui mérite d’être vécue ».

Auschwitz, fin juillet 1941 : en représailles pour l’évasion d’un détenu, les autorités du camp choisissent dix prisonniers pour les faire mourir de faim et de soif. Parmi eux se trouve un jeune père de famille. Le Père Kolbe, âgé de 47 ans,  interné lui aussi, se porte volontaire pour le remplacer. L’officier allemand accepte l’échange.

Le 14 août, tombé inconscient par inanition après deux semaines de souffrance, le religieux est mis a mort d’une piqûre létale : pour les nazis, c’est de l’euthanasie ; pour les croyants, le martyre. Béatifié comme confesseur de la foi en 1971, Paul VI le qualifiera de « martyr de l’amour » ; il sera canonisé comme martyr en 1982. Le prisonnier épargné était présent à la cérémonie.

« Nous aussi nous devons donner la vie pour les frères » (1 Jean 3, 16).

Dans le geste du franciscain polonais, la loi aimable du Christ brille au milieu des horreurs d’une guerre : « la désobéissance contre Dieu, le Créateur de la vie qui a dit ‘Tu ne tueras pas’, donna lieu dans cet endroit à une hécatombe immense d’innocents » (Jean-Paul II, Homélie pour la canonisation, 10 octobre 1982).

Parmi les 4 millions d’exterminés dans ce camp, Kolbe protégea le droit à la vie d’un seul innocent ; chaque personne mérite le don extrême. Sa vie sainte « est le fruit d’une mort à la ressemblance de la mort du Christ » (ibid.). Le sacrifice de la vie est l’affirmation catégorique de l’amour.


Prêtre depuis 1918, ayant exercé son ministère en Pologne, à Rome et — pendant 6 ans — au Japon, avec des fruits étonnants, Kolbe suscita de nombreuses œuvres apostoliques. Durant l’occupation allemande, il accueillit dans son couvent les blessés et les persécutés, chrétiens ou juifs, pour leur offrir un appui matériel et spirituel. Arrêté en février 1941, soumis à la torture, il fut conduit à Auschwitz trois mois plus tard. Sa présence dans les baraquements fut celle d’un prêtre dévoue pour le bien de ses frères ; d’un témoin évangélique de la foi inébranlable ; d’un homme généreux qui supporte l’injustice, en répandant autour de lui la paix et le pardon. Il fut vainqueur avec les armes de l’amour.


Saint Maximilien-Marie prépara son holocauste en s’attachant au Christ depuis ses premières années. « À cette époque appartient le songe mystérieux des deux couronnes : l’une blanche, l’autre rouge ; notre saint ne fit pas le choix d’une d’entres, mais accepta les deux » (Jean-Paul II, ibidem) : l’amour pur et le martyre. Il confia à la Vierge Immaculée ses désirs de service et de renoncement à soi-même. Peut-être l’un des secrets de sa persévérance était son attachement ardent à Marie.

Sa mort offre à notre époque, menacée du péché et de la mort, un témoignage fiable.

Les martyrs attestent sans ambiguïté « la vérité de l'existence. On découvre en eux l'évidence d'un amour qui n'a pas besoin de longues argumentations pour être convaincant » (Jean-Paul II, encyclique Foi et raison §32). Le martyr nous dit ce que le cœur ressent, ce que nous voudrions réaliser avec courage.
Par l'abbé Fernandez

http://pretres.dptn.org/

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Dim 31 Aoû - 4:36

En 1981, à Fulda en Allemagne, Jean Paul II a dit

"nous devons nous préparer à subir, dans un temps non éloigné, de grandes épreuves qui exigeront de nous la disposition de perdre même la vie, et une remise totale de soi au christ, et pour le Christ.

Par votre prière et la mienne, il est possible d'adoucir cette Tribulation, mais il n'est plus possible de la détourner parce que, de cette façon seulement, l'Eglise peut être rénovée."

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MessageSujet: Re: Paroles de Saints, de prêtres ou de laïcs   Dim 31 Aoû - 4:42

Pie XII :

"Le palier 1986-1990 sera l’une des périodes intermédiaires. Il sera d’une exceptionnelle importance puisqu’il déterminera les risques de conflits planétaires jusqu’en l’an 2020...

L’irréparable ne devrait pas avoir lieu avant l’été 2007.

En l’an 2007, les fruits, si l’on peut dire du palier 1986-1990 seront mûrs, et l’humanité abordera une période agitée, dangereuse, dominée par la menace cataclysmique mondiale"

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MessageSujet: "Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître.   Ven 5 Sep - 14:31

Il y a 17 ans aujourd'hui, naissait au ciel la Bienheureuse Mère Térésa

Elle disait :

"Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ?"

Mère Térésa, discours de remise du Prix Nobel de la paix en décembre 1979

Agissez pour la paix : Créez votre veillée de prière pour toute Vie naissante dans votre paroisse.

http://veilleespourlavie.com/

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/il-y-a-17-ans-aujourdhui-naissait-au-ciel-la-bienheureuse-m%C3%A8re-t%C3%A9r%C3%A9sa.html


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MessageSujet: L’exercice de la volonté de Dieu (Paul de Lagny)   Ven 12 Sep - 12:41

L’exercice de la volonté de Dieu (Paul de Lagny)

http://www.freres-capucins.fr/L-exercice-de-la-volonte-de-Dieu.html

En quoi consiste l’exercice de la volonté de Dieu

1. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à faire continuellement tout ce que Dieu commande, conseille et inspire avec toute la fidélité possible.

2. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à renoncer en tout temps, en tout lieu, et en toute occasion à sa propre volonté, pour faire celle de Dieu, sans interruption et sans fin.

3. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à ne jamais former aucune pensée, dire aucune parole, ni faire aucune action délibérée qu’on ne connaisse clairement qu’elle est conforme à cette divine volonté.

4. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à avoir une telle disposition de bonne volonté pour Dieu, qu’on aimerait mieux mourir que de commettre la moindre action qui lui déplût, et même qui ne lui fût pas agréable.

5. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à vouloir tout ce que Dieu veut, en la manière qu’il le veut, dans le temps qu’il le veut, et pour les mêmes fins qu’il le veut, sans y mêler rien du nôtre.

6. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à faire tout ce que Dieu veut, pour difficile qu’il soit, sans aucune exception, et sans aucun intérêt particulier qui ne regarde que nous, mais seulement parce qu’il le veut, et que c’est sa plus grande gloire.

7. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à se conformer à son bon plaisir dans toutes les peines extérieures et intérieures qui nous arrivent, dans toutes les persécutions qu’on nous fait, bref dans tous les maux qui nous affligent, puisqu’ils viennent tous de Dieu, comme les justes effets de son adorable volonté.

8. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste dans un total abandon à la Providence, sans jamais nous inquiéter de tout ce qui peut nous arriver dans le temps ni dans l’éternité, afin de ne nous occuper l’esprit que de la fidélité et de la ferveur que nous devons avoir pour exécuter sa sainte volonté, en la manière que nous la connaîtrons dans les moments présents.

9. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à régler tout notre homme extérieur et intérieur selon ses ordres, sans jamais nous en départir, ni à la vie ni à la mort.

10. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à n’avoir qu’un même vouloir et même non-vouloir avec Dieu ; de sorte que son esprit soit l’esprit de notre esprit et sa volonté la volonté de notre volonté.

11. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à demeurer indifférent au milieu des adversités et des prospérités, des afflictions et des consolations, du travail et du repos, des combats et des victoires, du calme et des tempêtes, sans vouloir l’un plus que l’autre, puisque Dieu veut également que tout cela nous arrive.

12. L’Exercice de la volonté de Dieu consiste à être si parfaitement transformé en Dieu que nous vivions davantage la vie de Dieu que la nôtre, de sorte que tous nos mouvements viennent de Dieu, se fassent en Dieu, tendent à Dieu, ne se produisent que pour Dieu et se reposent tranquillement en Dieu.

Voilà ce qu’il faut faire pour être parfait dans l’exercice de la volonté de Dieu.

Paul de Lagny
Abrégé de la perfection chrétienne (1673)

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MessageSujet: "Jésus mon bien-aimé, rappelle-toi !"   Sam 4 Oct - 18:19

Commentaire du jour : Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20141004

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits »

Poésie « Jésus mon bien-aimé, rappelle-toi ! » ; str. 15, 23, 27-28

Rappelle-toi que voyant la campagne
Ton Divin Cœur devançait les moissons (Jn 4,35)
Levant les yeux vers la sainte montagne
De tes élus tu murmurais les noms
Afin que ta moisson soit bientôt recueillie
Chaque jour, ô mon Dieu, je m'immole et je prie
Que mes joies et mes pleurs
Sont pour tes Moissonneurs
Rappelle-toi...

Rappelle-toi qu'abreuvé de souffrance
Un Condamné se tournant vers les Cieux
S'est écrié : « Bientôt, dans ma puissance
« Vous me verrez paraître glorieux » (Mc 14,62)
Qu'il fût le Fils de Dieu, nul ne voulait le croire (Mt 27,40s)
Car elle était cachée, son ineffable gloire.
Ô Prince de la Paix (Is 9,5)
Moi je te reconnais
Je crois en toi !...

Rappelle-toi qu'au jour de ta victoire
Tu nous disais : « Celui qui n'a pas vu
« Le Fils de Dieu tout rayonnant de gloire
« Il est heureux, si quand même il a cru ! » (Jn 20,29)
Dans l'ombre de la Foi, je t'aime et je t'adore
Ô Jésus ! pour te voir, j'attends en paix l'aurore
Que mon désir n'est pas
De te voir ici-bas
Rappelle-toi.

Rappelle-toi que montant vers Le Père
Tu ne pouvais nous laisser orphelins
Et te faisant prisonnier sur la terre
Tu sus voiler tous tes rayons divins
Mais l'ombre de ton voile est lumineuse et pure
Pain Vivant de la foi, Céleste Nourriture (Jn 6,35)
Ô mystère d'amour !
Mon Pain de chaque jour
Jésus, c'est Toi !

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