La Chapelle de la Sainte-Famille

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 La Voix de Pape Francois

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Pearl
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Date d'inscription : 12/02/2014

MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 20 Oct - 22:17

Sommaire

- Les chrétiens d'Orient, au coeur du consistoire
- Synthèse du Consistoire
- Béatification de Paul VI
- Paul VI, infatigable soutien de la Missio ad Gentes
- Relatio Synodi et votes conclusifs
- Discours conclusif du Pape François
- Visite du Premier Ministre vietnamien
- Chrétiens et hindous, pour la culture de l'intégration
- Audiences
- Autres actes pontificaux
- Message final de l'assemblée synodale

Les chrétiens d'Orient, au c?ur du consistoire

Cité du Vatican, 20 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape a présidé le consistoire ordinaire public pour la canonisation du bienheureux Joseph Vaz, prêtre et religieux indien, fondateur du sanctuaire de la Ste.Croix de Goa (Inde), évangélisateur de la côte du Karavali (Inde) et de Ceylan (Sri Lanka), et de la bienheureuse Maria Cristina de l'Immaculée, religieuse italienne, fondatrice des S?urs expiatrices de Jésus Sacrement. L'ouverture du Consistoire a été consacrée au proche et moyen Orient et, en particulier, à la situation des chrétiens. Le Pape a remercié de leur présence les frères venus de cette région avant de leur adresser quelques mots: "Nous partageons le désir de paix et de stabilité régionale et la volonté de favoriser la résolution des conflits à travers le dialogue, la réconciliation et l'engagement politique. En même temps, nous voudrions apporter la plus grande aide possible à la communauté chrétienne pour soutenir leur présence dans la région... Nous ne pouvons nous résigner à penser à l'Orient sans les chrétiens qui, depuis deux mille ans, y confessent le nom de Jésus". Puis il a souligné combien les évènements récents, surtout en Irak et en Syrie, sont préoccupants. "Nous assistons à un phénomène de terrorisme aux dimensions inimaginables. Nombre de nos frères sont persécutés et ont dû quitter leur maison de manière brutale. Il semble que l'on ait perdu la conscience de la valeur de la vie humaine, que la personne ne compte pas et que l'on puisse la sacrifier pour d'autres intérêts. Tout cela, malheureusement, dans l'indifférence de beaucoup. Cette situation injuste exige, en plus de notre prière constante, une réponse adéquate, également de la part de la communauté internationale. Je suis certain qu'avec l'aide du Seigneur, des réflexions et suggestions valables sortiront de la rencontre d'aujourd'hui pour aider nos frères qui souffrent et pour trouver une issue au drame de la réduction de la présence chrétienne sur la terre où est né et de laquelle s'est diffusé le christianisme".

Synthèse du Consistoire

Cité du Vatican, 20 octobre 2014 (VIS). Après le discours du Saint-Père et le rapport du Secrétaire d'Etat sur la rencontre des nonces et des représentants diplomatiques au proche et moyen Orient (Vatican, 2-4 octobre), les Cardinaux et les Patriarches ont pris la parole: Les Patriarches ont notamment décrit les situations et les problèmes des Eglises particulières en Irak, Syrie, Egypte, Jordanie, Liban, Israël et Palestine. Les interventions ont insisté sur l'exigence de la paix et de la réconciliation, la défense de la liberté religieuse, le soutien aux communautés locales, l'importance de l'éducation pour de nouvelles générations capables de dialoguer, le rôle de la communauté internationale.

On a souligné que la région a un besoin urgent de redéfinir son avenir. Il est important que Jérusalem soit reconnue comme capitale de la foi pour les trois grandes religions monothéistes, comme nécessaire de trouver une solution aux conflits israélo-palestiniens et syrien. Face aux violences perpétrées par l'EI, il a été rappelé que l'on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Il a été dit que la liberté de conscience, qui inclut la liberté de religion, est un droit fondamental, inné et universel, une valeur pour toute l'humanité. La reconnaissance pour les chrétiens des droits civils accordés aux autres citoyens a été réclamée, surtout dans les pays où la religion n'est pas séparée de l'Etat.

A propos du soutien aux communautés locales, on a rappelé qu'un Orient sans chrétiens serait une perte grave pour le monde, car elles ont un rôle fondamental dans l'équilibre de la région et dans l'éducation. Il convient donc d'encourager les chrétiens à ne pas quitter leurs pays et à persévérer dans leur contribution au bien-être de leurs sociétés. Une réflexion a été développée sur la migration des chrétiens, qui doivent pouvoir être accueillis dans les pays d'émigration et par les Eglises locales. Celles-ci doivent donc se doter de structures pastorales adéquates en fonction des divers rites. On doit poursuivre en parallèle la fourniture de l'aide humanitaire dans cette partie du monde afin d'aider les chrétiens restants à ne pas émigrer. Les autres Eglises doivent également organiser en leur faveur des manifestations de solidarité, comme des pèlerinages.

Dans nombre de pays de la région, les manuels scolaires présentent sous un jour négatif les religions différentes de celle de l'Etat. Les institutions publiques locales sont invitées à se pencher sur la question, et à recourir plutôt au dialogue inter-religieux sur leur base commune qu'est la raison, mais aussi à une forte coopération ?cuménique qui permette à toutes les confessions chrétiennes de parler d'une même voix. Il est demandé à la communauté internationale de garantir aux réfugiés chrétiens la possibilité de regagner dès que possible leurs foyers et d'instituer des zones de sécurité, notamment dans la plaine de Ninive. Il faut tout faire pour que toutes les personnes séquestrées soient libérées, et un appel est lancé pour qu'on ne les oublie pas.

Béatification de Paul VI

Cité du Vatican,19 octobre 2014 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Saint-Père a présidé la messe de clôture du Synode des évêques, au cours de laquelle il a procédé à la béatification de Paul VI. Voici l'homélie prononcée par le Pape François:

"Nous venons d?entendre une des phrases les plus célèbres de tout l?Evangile: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. A la provocation des pharisiens qui, pour ainsi dire, voulaient lui faire passer l?examen de religion et le prendre en défaut, Jésus répond par cette phrase ironique et géniale. C?est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours. Jésus insiste sûrement sur la seconde partie de la phrase: Et rendez à Dieu ce qui est à Dieu, ce qui signifie reconnaître et professer face à tout pouvoir que seul Dieu est le Seigneur de l?homme, et qu?il n?y en a pas d?autre. C?est la nouveauté éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous éprouvons souvent devant les surprises de Dieu. Lui n?a pas peur de la nouveauté. C?est pourquoi, il nous surprend continuellement, nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous renouvelle, c?est-à-dire qu?il nous rend nouveaux, continuellement. Un chrétien qui vit l?Evangile est la nouveauté de Dieu dans l?Eglise et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette nouveauté. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, signifie s?ouvrir à sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de miséricorde, d?amour et de paix. Là réside notre force, le ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là se trouve notre espérance parce que l?espérance en Dieu n?est donc pas une fuite de la réalité, elle n?est pas un alibi. C?est rendre à Dieu d?une manière active ce qui lui appartient. C?est pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre pleinement la vie et répondre, avec courage, aux innombrables nouveaux défis".

Nous avons constaté ces jours-ci que synode signifie marcher ensemble. "En effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont apporté ici à Rome la voix de leurs Eglises particulières pour aider les familles d?aujourd?hui à marcher sur la route de l?Evangile, le regard fixé sur Jésus. Ce fut une grande expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la collégialité, et nous avons senti la force de l?Esprit qui guide et renouvelle sans cesse l?Eglise appelée, sans délai, à prendre soin des blessures qui saignent et à rallumer l?espérance pour beaucoup de gens sans espérance. Pour le don de ce synode et pour l?esprit constructif offert par tous, avec l?apôtre Paul: A tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières. Et que l?Esprit Saint qui, en ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche qui, dans les Eglises de toute la terre, nous prépare au prochain Synode ordinaire d?octobre 2015. Nous avons semé et nous continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la certitude que c?est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous avons semé.

En ce jour de sa béatification me reviennent à l?esprit les paroles de Paul VI lors de l'institution du Synode des évêques: En observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons d?adapter les orientations et les méthodes aux besoins croissants de notre époque et à l?évolution de la société. A l?égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd?hui devant Dieu qu?une parole aussi simple que sincère et importante, merci! Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul, merci pour son témoignage humble et prophétique d?amour du Christ et de son Eglise! Dans son journal intime, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des assises conciliaires, a noté: Peut-être n?est-ce pas tant en raison d?une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l?Eglise de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m?a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l?Eglise, et qu?il soit clair que c?est le Seigneur, et non un autre, qui la guide et qui la sauve. Dans cette humilité resplendit la grandeur du bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante, parfois dans la solitude, le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur. Paul VI a vraiment su rendre à Dieu ce qui est à Dieu en consacrant sa vie entière à l?engagement sacré de continuer dans le temps et d?étendre sur la terre la mission du Christ, en aimant l?Eglise et en la guidant pour qu?elle soit en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut".

Paul VI, infatigable soutien de la Missio ad Gentes

Cité du Vatican, 19 octobre 2014 (VIS). Au terme de la messe de clôture du Synode et avant la prière de l'angélus, le Pape a salué les groupes de pèlerins et, en particulier, les fidèles des diocèses italiens de Brescia, Milan et Rome, liés à la vie et au ministère de Paul VI: "Paul VI a été un infatigable soutien de la Missio ad Gentes. En témoigne surtout son exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi par laquelle il a voulu réveiller l'élan et l'engagement pour la mission de l'Eglise. Cette exhortation est encore actuelle... Il est significatif de considérer cet aspect du pontificat de Paul VI, aujourd'hui où l'on célèbre la Journée missionnaire mondiale. Avant d'invoquer tous ensemble la Vierge, j'aimerais souligner la profonde dévotion mariale du bienheureux Paul VI que le peuple chrétien ne cesse de remercier pour son exhortation apostolique Marialis Cultus, et pour avoir proclamé Marie Mère de l'Eglise à l'occasion de la clôture de la troisième session du Concile Vatican II. Que Marie Reine des saints et Mère de l'Eglise, nous aide à réaliser fidèlement dans notre vie la volonté du Seigneur, comme l'a fait le nouveau bienheureux".

Relatio Synodi et votes conclusifs

Cité du Vatican, 19 octobre 2014 (VIS). La III Assemblée extraordinaire du Synode des évêques s'est achevée par la Relatio Synodi, dont les soixante deux points ont été votés par les pères. Le Pape a autorisé la publication immédiate de ce texte, qui servira de document de travail pour les conférences épiscopales en vue de l'assemblée 2015. Dans le bulletin de la Salle de Presse est proposé la version officielle en italien, avec les résultats des votes. Accès au

http://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2014/10/18/0770/03044.html

Discours conclusif du Pape François

Cité du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). En conclusion du Synode extraordinaire consacré à la famille, sans rien cacher des difficultés vécues durant ces deux semaines de débats, le Saint-Père a tiré un bilan de cette expérience synodale, vécue dans une liberté de parole qualifiée d'inédite. Voici un résumé de ce qu'il a dit à l'assemblée: C'est dans un esprit de collégialité que nous avons vécu cette expérience solidaire. Comme dans chaque cheminement, il y a eu des moments de course, quasiment à vouloir arriver au but le plus vite possible, et des moments de fatigue, d'autres d?enthousiasme et d?ardeur. Il y a eu des moments de réconfort à l'écoute de pasteurs qui portent les joies et les peines de leurs fidèles. Il y a eu aussi des moments de grâce en écoutant les témoignages de couples qui ont participé au Synode et ont partagé avec nous la beauté de leur vie conjugale. Les moments de tensions et de tentations n'ont pas manqué. Le Pape a alors énoncé le tentations qu'il a pu percevoir en écoutant les pères synodaux. Il y a d'abord la tentation du raidissement hostile, c?est à dire de vouloir s?enfermer dans la lettre et dans la loi, dans la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre. Du temps de Jésus, c?est la tentation des zélotes, des scrupuleux, et aujourd'hui de ceux qu?on appelle traditionalistes ou intellectualistes. La deuxième tentation est celle d?un angélisme destructeur qui, au nom d?une miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans d?abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C?est la tentation des timorés, et aussi de ceux qu?on nomme les progressistes et les libéraux. La troisième est de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux, de transformer le pain en pierre et la jeter contre les pécheurs, les faibles et les malades. Puis il y a la tentation de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l?esprit mondain au lieu de le purifier et de le plier à l?Esprit de Dieu. La cinquième tentation est de négliger le Depositum Fidei en se considérant non comme les gardiens mais les propriétaires et les maîtres ou, d?autre part, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Il s'agit de byzantinismes. Le Pape François a cependant noté que ces tentations et ces contradictions étaient naturelles. Elles ne doivent ni nous effrayer ni nous déconcerter et encore moins nous décourager, parce qu?aucun disciple n?est plus grand que son maître. Si Jésus a été tenté, ses disciples ne doivent pas s?attendre à un traitement meilleur. Personnellement j?aurai été préoccupé s?il n?y avait pas eu ces tentations et ces discussions animées, ces mouvements de l?esprit, comme les appelait Ignace de Loyola. Au lieu de cela, j?ai vu et j?ai écouté, avec joie et reconnaissance, des discours et des interventions pleines de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de sagesse, de franchise, de courage, et de Parresia, sans jamais mettre en discussion les vérités fondamentales du sacrement matrimonial, son indissolubilité, son unité, la fidélité et la procréation, l?ouverture à la vie. Ainsi le Pape a-t-il considéré que cette expérience synodale représentait une véritable expérience d'Eglise. Une, sainte, catholique et apostolique, l'Eglise et composée des pécheurs, qui ont besoin de la miséricorde divine. Ceci est l?Eglise, l'épouse du Christ qui cherche à être fidèle à son époux et à sa doctrine. C?est l?Eglise qui n?a pas peur de manger et de boire avec les prostituées et les publicains, l?Eglise aux portes grandes ouvertes pour recevoir ceux qui sont dans le besoin, les repentis et pas seulement les justes ou ceux qui croient être parfaits. Puis il a fait allusion aux échos médiatiques suscités par les discussions synodales. Tant de commentateurs ont imaginé voir une Eglise en conflit, doutant même de l?action de l'Esprit, vrai promoteur et garant de l?unité et de l?harmonie. Tout au long de l?histoire, il a mené l'Eglise dans les tempêtes. Il était donc nécessaire de vivre tout cela avec sérénité, dans la paix intérieure, car le Synode se déroule cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est une garantie pour tous. Parlons un peu du Pape, maintenant, en relation avec les évêques, a-t-il lancé, suscitant des rires. Le devoir du Pape est de garantir l?unité de l'Eglise, et de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre l?Evangile, de rappeler aux pasteurs que leur premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde les brebis égarées. Nous avons encore un an pour faire mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de questions. Nous devons donner des réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les familles. C'est pourquoi la Relatio Synodi votée ce samedi après-midi servira de Lineamenta pour la réflexion des conférences épiscopales dans la perspective du Synode 2015.

Visite du Premier Ministre vietnamien

Cité du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le Premier Ministre vietnamien, M.Nguy?n Tân Dung, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. Les parties se sont félicitées d'une rencontre qui marque une étape importante dans le renforcement de leurs relations. Après celle de 2007, il s'agit en effet de la deuxième visite du chef du gouvernement vietnamien au Vatican. Après avoir souligné le rôle constructif de l'Eglise catholique dans le développement du pays, grâce à sa présence dans divers secteurs de la société, on s'est félicité du soutien que les autorités civiles accordent à la communauté catholique dans le cadre de la politique religieuse prévue par la constitution de 2013, notamment de l'assistance fournie au représentant pontifical. Bien que ne résidant pas au Vietnam, il ?uvre au développement des rapports Eglise Etat, dans la perspective commune d'établir des relations diplomatiques. Les parties se sont penchées sur certaines questions qui, on l'espère, seront approfondies et résolues par le canal de dialogue actuellement ouvert. Des questions d'actualité régionale comme internationale ont enfin été abordées, notamment les initiatives favorisant la paix et la stabilité de l'Asie.

Chrétiens et hindous, pour la culture de l'intégration

Cité du Vatican, 20 octobre 2014 (VIS). Chrétiens et hindous ensemble pour promouvoir une culture de l'intégration, est le thème du message adressé aux hindous par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, à l'occasion de Deepavali, la fête de la lumière, célébrée cette année le 23 octobre: "Il est vrai que la globalisation a ouvert de nombreuses frontières et a offert de nouvelles opportunités de développement, parmi lesquelles, de meilleurs services éducatifs et de santé. Cela a conduit à une prise de conscience d'un besoin accru de démocratie et de justice sociale dans le monde, et notre planète est devenue un village mondial, notamment grâce aux moyens modernes de communication et de transport. On peut aussi dire, toutefois, que la globalisation n'a pas atteint son objectif principal d'intégrer les populations locales dans la communauté mondiale. En outre, la globalisation a contribué largement à la perte, pour de nombreuses personnes, de leur identité socioculturelle, économique et politique".

"Les effets négatifs de la globalisation ont aussi eu un impact sur les communautés religieuses à travers le monde, qui sont intimement liées aux cultures qui les entourent. En fait, la globalisation a contribué à la fragmentation de la société et à l'augmentation du relativisme et du syncrétisme dans le domaine religieux, de même qu'il a conduit à une privatisation de la religion. Le fondamentalisme religieux, la violence ethnique, tribale et sectaire dans les différentes parties du monde sont bien les manifestations du mécontentement, de l'incertitude et de l'insécurité des personnes, en particulier parmi les pauvres et les marginaux exclus du bénéfice de la globalisation. Les conséquences négatives de la globalisation comme la diffusion du matérialisme et du consumérisme, ont donc rendu les individus encore plus égocentriques, assoiffés de pouvoir et indifférents aux droits, aux besoins et aux souffrances des autres. Cela a conduit, comme le dit le Pape François, à la globalisation de l'indifférence qui nous fait nous habituer à la souffrance des autres, en nous refermant sur nous-mêmes. Cette indifférence génère la culture de l'exclusion qui nie tout droit aux pauvres, aux marginaux et aux personnes sans défense, de même que toute opportunité et ressource qui sont à la disposition des autres membres de la société. Ils sont considérés comme insignifiants, sans importance, comme un poids, superflus, que l'on peut utiliser puis jeter comme des objets. Sous différentes formes, l'exploitation des enfants et des femmes, l'abandon des personnes âgées, des malades, des handicapés, des migrants et des réfugiés, la persécution des minorités, sont des indicateurs évidents de cette culture de l'exclusion".

"Construire une culture de l'inclusion devient donc un appel commun et une responsabilité partagée que nous devons prendre de toute urgence. C'est un projet qui implique tous ceux qui ont à c?ur la santé et la survie de la famille humaine ici sur terre et que l'on doit mener au milieu des forces qui perpétuent la culture de l'exclusion et malgré celles-ci. En tant que personnes enracinées dans nos traditions religieuses respectives et avec des convictions communes, puissions-nous, hindous et chrétiens, nous unir à la suite d'autres religions et de personnes de bonne volonté pour promouvoir la culture de l'inclusion en vue d'une société juste et pacifique".

Audiences

Cité du Vatican 19 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier dans l'après-midi Mme.Park Geun-hye, Présidente de la Corée.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 20 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé le Chanoine György Snell, Auxiliaire de l'Archevêque d'Esztergom - Budapest (Hongrie). L'Evêque élu, né en 1949 à Kiskirályság (Hongrie) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Curé de la cathédrale et Directeur de l'enseignement catholique de ce même diocèse.

Hier, il avait accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Mati (Philippines), présentée par Mgr.Patricio H.Alo en conformité au canon 401,2 du CIC.

Samedi dernier, 18 octobre, il avait:

Accepté la renonciation à la charge d'Archevêque métropolitain de Malte (Malte) , présentée par Mgr.Paul Cremona, OP, en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr.Norbert Turini, Evêque de Perpignan - Elne (superficie 4.116, population 454.737, catholiques 302.600, prêtres 85, diacres 20, religieux 79), en France. Il était jusqu'ici Evêque de Cahors (France).

Nommé ou reconduit pour cinq ans Membres de la Commission biblique pontificale: L'Abbé Knut Backhaus (Allemagne), le P.Pietro Bovati, SJ (Italie), Soeur Nuria Calduch Benages, MN (Espagne), l'Abbé Eduardo Córdova González (Mexique), Mme.Bruna Costacurta (Italie), Mgr.Pierre Debergé (France), l'Abbé Juan Miguel Díaz Rodelas (Espagne), l'Abbé Luís Henrique Eloy e Silva (Brésil), le P.Francolino Gonçalves, OP (Portugal), l'Abbé Adrian Graffy (GB), Mme.Mary E.Healy (USA), l'Abbé John ChijiokeIwe (Nigeria), l'Abbé Thomas Manjaly (Inde), l'Abbé Hugo Orlando Martínez Aldana (Colombie), l'Abbé Levente Balázs Martos (Hongrie), l'Abbé Jean-Bosco Matand Bulembat (RD Congo), l'Abbé Fearghus O'Fearghail (Irlande), l'Abbé Johan Yeong-SikPahk (Corée), l'Abbé Eleuterio Ramón Ruiz (Argentine), l'Abbé Henryk Jozef Witczyk (Pologne).

Nommé Membres ordinaires de l'Académie pontificale des sciences, M.Yves Coppens (France) et Mme.Ada E.Yonath (Israël).

Message final de l'assemblée synodale

Cité du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). Ce midi près la Salle de Presse a été présenté le message final de la III assemblée extraordinaire du Synode des évêques consacrée aux problématiques de la famille. Ont pris la parole le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevèque d'Aparecida (Brésil) et Président délégué, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture et Président de la Commission pour le message, et le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde). Voici le texte des pères:

Nous, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l'Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en particulier à celles qui suivent le Christ, Voie, Vérité et Vie. Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu?au monde, par votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour. Nous aussi, pasteurs de l'Eglise, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés. La préparation même de cette assemblée synodale, à partir des réponses au questionnaire envoyé aux Eglises du monde entier, nous a permis de nous mettre à l?écoute de nombreuses expériences familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.

A vous, nous proposons cette parole du Christ: Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu?un entend ma voix et ouvre la porte, j?entrerai chez lui. Je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages, Jésus continue à passer aussi aujourd?hui par les rues de nos villes. Dans vos foyers, vous faites l?expérience d?ombres et de lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d?épreuves dramatiques. L'obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu'à devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s'insinuent au c?ur même de la famille. Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l'amour conjugal. L?affaiblissement de la foi et des valeurs, l'individualisme, l'appauvrissement des relations, le stress d?une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont ainsi à l?origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie chrétienne.

Parmi ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de l?existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître lorsque qu?un enfant est handicapé, lors d?une grave maladie, lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors de la mort d'une personne chère. La fidélité généreuse de tant de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est admirable, lorsqu?elles les considèrent non comme quelque chose qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui leur a été donné et qu'ils offrent à leur tour, voyant en toutes ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même. Nous pensons aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le fétichisme de l'argent et par la dictature d'une l?économie sans visage et sans un but véritablement humain, qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées dés?uvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité.

Nous pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui s'agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à l?exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux jeunes victimes d?abus même de la part de ceux qui devraient en prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant de familles humiliées et en difficulté. «La culture du bien-être nous anesthésie et toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon. Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun. Le Christ a voulu que son Eglise soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à porter les déchirures internes et sociales des couples et des familles.

Cependant, il y a également la lumière qui brille le soir derrière les fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences des périphéries ou dans les villages et même dans les baraquements. Celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes. Dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, cette lumière s'allume grâce à une rencontre. Il s'agit d'un don, d'une grâce qui s'exprime, comme le dit la Genèse, lorsque deux visages se retrouvent face à face, comme une aide qui correspond à l'autre, c'est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L'amour de l'homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de l'autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de l'autre dans son identité qui s'ouvre et se révèle dans le don réciproque. C?est ce qu?exprime de façon suggestive la femme du Cantique des Cantiques: Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui. Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi. Pour que cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le temps des fiançailles, temps de l'attente et de la préparation. Il s'actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature, l'amour tend à rimer avec toujours, jusqu'à donner sa vie pour la personne qu'on aime. A cette lumière, l'amour conjugal, unique et indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des limites humaines, c?est l?un des plus beaux miracles, bien qu?il soit aussi le plus commun. Cet amour se déploie au travers de la fécondité qui n'est pas seulement procréation mais aussi don de la vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants. Il s'agit aussi d'une capacité à offrir la vie, de l'affection et des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n'ont pu avoir d'enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.

Durant ce cheminement, qui s'avère parfois un sentier ardu avec ses difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et l'accompagnement de Dieu. La famille en fait l'expérience dans l'affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre parents et enfants, entres frères et s?urs. Elle le vit aussi en se mettant ensemble à l?écoute de la Parole de Dieu et en partageant la prière commune, petite oasis spirituelle à mettre en place à un moment chaque jour. Il y a aussi l'engagement quotidien de l'éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup d'affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la famille se présente comme une authentique Eglise domestique, qui s'ouvre sur cette famille de familles qu'est la communauté ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des maîtres dans la foi et dans l'amour également auprès des jeunes couples. Il y a ensuite une autre expression de la communion fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise, gardant en mémoire la parole du Seigneur: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. Il s'agit d'un don de biens partagés, de présence, d'amour et de miséricorde et aussi d?un témoignage de vérité, de lumière, de sens donné à la vie. Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et le prochain est l'Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l?Eglise, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l'histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le Christ sera tout en tous. Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l?accompagnement pastoral et à la question de l?accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées.

Nous, pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le prochain synode. Que demeure sur vous la présence de la famille de Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble, tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père à tous notre invocation pour les familles de la terre:

Père, donne à toutes les familles la présence d'époux courageux et remplis de sagesse, qui soient source d'une famille libre et unie.

Père, donne aux parents d'avoir une maison où vivre dans la paix avec leur famille.

Père, donne aux enfants d'être signes de confiance et d'espérance, et aux jeunes le courage de l?engagement stable et fidèle.

Père, donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de jouir de la sérénité d?esprit et de garder allumé le flambeau de la foi même dans les moments d'obscurité.

Père, donne-nous de voir fleurir une Eglise toujours plus fidèle et crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité, la justice et la miséricorde".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 22 Oct - 14:44

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- L'Eglise, corps du Christ


Cité du Vatican, 22 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a développé sa catéchèse autour du concept d'Eglise, corps du Christ. Elle est, a-t-il dit,

"le chef d'oeuvre de l'Esprit, qui infuse en chacun la vie nouvelle du Ressuscité et nous met l'un au service de l'autre au point de constituer un corps unique dans la communion et l'amour. Mais l'Eglise, qui n'est pas seulement un corps édifié par l'Esprit, est aussi le corps du Christ! Et il ne s'agit pas seulement d'un formule. C'est le grand don reçu au baptême".

Rappelant que le Christ aime son Eglise, le Saint-Père a suggéré de nous interroger plus souvent sur ce que nous sommes et de réfléchir à ce que le Seigneur a fait pour nous.

"Tant son corps, personne ne peut nous détacher de lui, de son amour, tel un époux envers son épouse".

Certes, "nous connaissons souvent la division, l'envie, l'incompréhension et la marginalisation". Face à ces risques de fracture de l'Eglise, il convient de suivre les conseils que Paul donnait aux corinthiens:

"Ne pas être jaloux mais apprécier dans la communauté les qualités d'autrui, être proches de nos frères souffrants, des petits et des plus besogneux, avoir de la gratitude envers tous et tout particulièrement envers les personnes les plus humbles, celles qui oeuvrent en silence, ne reconnaître personne comme étant supérieur à tous, reconnaître par contre que chacun est membre au côté des autres et oeuvre au bien commun".

Après la catéchèse, saluant les divers groupes, le Pape François a tenu à encourager les employés de la compagnie aérienne sarde Meridiana, soutenus par leur diocèse de Tempio - Ampurias, qui se retrouvent sans emploi: "J'espère de tout coeur qu'on trouve une solution juste à la question, c'est à dire qui prenne avant tout en compte la dignité des personnes et les besoins incontournables de toutes ces familles. Je lance un appel aux responsables. S'il vous plaît, pas de famille sans travail !".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 23 Oct - 15:08

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- Visite du Premier Ministre de La Grenade
- La corruption est aussi un péché
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Visite du Premier Ministre de La Grenade

Cité du Vatican, 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le Premier Ministre de La Grenade, M.Keith Mitchell, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. S'étant félicitées de leurs bonnes relations, les parties ont reconnu le rôle important que joue l'Eglise catholique dans le pays, notamment dans l'éducation et le social, mais aussi face à des enjeux nationaux importants comme la jeunesse. A ce propos, pour le bien et le progrès du pays, il convient de renforcer la collaboration entre toutes les forces sociales.

La corruption est aussi un péché

Cité du Vatican, 23 octobre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin une délégation de l'Association internationale de droit pénal, devant laquelle il a développé trois points qui interpellent l'Eglise dans sa mission d'évangélisation et de promotion de la personne. Rappelant d'emblée la nécessité de disposer d'instruments légaux étrangers rejetant le recours au bouc émissaire, c'est à dire un individu accusé injustement des maux affectant la communauté mais qu'elle sacrifie, il a également repoussé l'idée selon laquelle la sanction pénale se suffit à elle même. Il faut au contraire élargir les politiques socio-économiques et de réinsertion sociale. Réaffirmant la primauté de la vie et de la dignité de la personne, il a rappelé le rejet absolu de la peine de mort, inadmissible pour les chrétiens, et insisté sur les exécutions extra-judiciaires, ces homicides volontaires perpétrés dans certains pays par des forces de l'ordre usant d'une violence disproportionnée pour appliquer l'ordre et faire respecter la loi. Le Saint-Père a ainsi dénoncé l'usage de la peine de mort par certains régimes comme instrument de suppression de la dissidence ou d'oppression des minorités. Ayant évoqué les conditions d'incarcération, de personnes en attente de procès comme de condamnés sans jugement, il a dénoncé des abus sans rapport avec la justice, y compris l'état déplorable des instituts de peine dans de très nombreux pays. Ces abus relèvent tant du manque d'infrastructures que d'un exercice arbitraire de l'autorité sur les prisonniers. A propos de la torture et des autres traitements dégradants, destinés à punir ou obtenir des confessions, il a déclaré condamner le recours au prétexte de la sécurité nationale. Cela ne fait qu'ajouter souffrance à la souffrance. A propos ensuite parlé de l'application de sanctions pénales à des mineurs ou à des personnes âgées, ainsi que des formes de criminalité qui blessent gravement la dignité de la personne et le bien commun: la traite des êtres humains et l'esclavage, les crimes de guerre ou contre l'humanité, mais aussi la misère qui frappe un milliard de personnes, la corruption et la concentration de la richesse que permettent les pouvoirs publics conditionnés par les pouvoirs forts. En soi, la misère est un processus d'élimination de masse, et la corruption un péché qu'il faut éliminer plus encore que de le pardonner. En matière d'application des peines, a conclu le Pape François, la prudence doit constituer le principe base de toute législation. Le respect de la dignité doit bloquer l'arbitraire, l'excès de zèle et les coups de mains. Il doit aussi être le critère de répression des actions nuisant gravement à l'intégrité comme à la dignité de la personne.

Audiences

Cité du Vatican 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Luigi Ventura, Nonce apostolique en France.

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Hier après-midi, il avait reçu Mgr.Nunzio Galantino, Secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Dom Donato Ogliari, OSB, Abbé de l'abbaye territoriale de Montecassino (Italie), jusqu'ici Abbé du monastère bénédictin de Santa Maria della Scala (Italie).

Parallèlement, il a rattaché le 53 paroisses dont jusqu'ici l'Abbé de Montecassino était ordinaire au diocèse voisin de Sora - Aquino - Pontecorvo (Italie). L'abbaye territoriale ne conservant que l'aire du monastère et ses dépendances

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Sam 25 Oct - 19:16

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- Pas d'avancée oecuménique sans renouveau intérieur
- Programme du Pape en novembre
- Les exclus doivent être acteurs d'une nouvelle société
- Audiences

Pas d'avancée oecuménique sans renouveau intérieur

Cité du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a reçu une délégation de l'Orientale Lumen Foundation in America, en pèlerinage oecuménique à Rome. Tout pèlerinage chrétien, a-t-il dit à ses hôtes, "ne se limite pas à un déplacement géographique car c'est avant tout une occasion de renouveau intérieur à la rencontre du Seigneur... Cette dimension est essentielle pour atteindre la réconciliation et la pleine communion des fidèles du Christ. Il ne peut y avoir d'avancée oecuménique sans un renouveau intérieur, sans la recherche d'une plus grande fidélité au Christ et à sa volonté". Rappelant leur récente canonisation, le Pape a salué le choix de Jean XXIII et de Jean-Paul II comme figures ayant contribué à renforcer les rapports entre l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes". Puis il leur a demandé de prier pour lui au cours de ce pèlerinage "pour que, par l'intercession de mes prédécesseurs Pierre Paul et selon la volonté du Seigneur, je puisse accomplir mon ministère...au service de la communion et de l'unité de l'Eglise". Il a enfin demandé de transmettre ses salutations cordiales au Patriarche de Constantinople, qu'il s'apprête à rencontrer dans un mois à l'occasion de son voyage en Turquie.

Programme du Pape en novembre

Cité du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Voici le programme des activités publiques et cérémonies que présidera le Pape François en novembre:

Samedi 1: Cimetière municipal du Verano à 16 h, messe pour les défunts en la Solennité de Toussaint.

Dimanche 2: Cryptes vaticanes à 18 h, prière sur les tombes des Papes.

Lundi 3: Basilique vaticane à 11 h 30', messe en suffrage des Cardinaux et Evêques décédés ces douze derniers mois.

Dimanche 23: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de canonisation de six bienheureux en la Solennité du Christ Roi.

Mardi 25: Déplacement à Strasbourg, visite au Parlement européen et au Conseil de l'Europe.

Vendredi 28 - dimanche 30: Voyage apostolique en Turquie.

Les exclus doivent être acteurs d'une nouvelle société

Cité du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Ce matin a été présentée en Salle de Presse la Rencontre mondiale des mouvements populaires, organisée par le Conseil pontifical Iustitia et Pax et l'Académie pontificale des sciences sociales (27 - 29 octobre). Le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical, était accompagné de Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo, Chancelier de l'Académie, et de M.Juan Grabosi, Responsable de la Confédération des travailleurs de l'économie populaire, sont l'action en faveur des exclus ("cartoneros", ambulants, "campesinos") était déjà soutenue à Buenos Aires par le Pape François pour son action auprès des exclus, victimes du néolibéralisme. Le Saint-Père, a dit M.Grabosi, "nous encourage aujourd'hui à agir de manière globale. Organisés en une multitude de mouvements populaires, les pauvres et les pays pauvres doivent engager une bataille pour retrouver leur dignité et gagner la justice sociale. La Rencontre répond à des intérêts simples et concrets...comme la terre, l'habitat et l'emploi...de plus en plus difficiles à défendre. Pour atteindre ces objectifs il faut organiser les pauvres afin qu'ils construisent d'en bas une alternative à une globalisation qui exclut tant de personnes des biens essentiels que sont la terre, l'habitat et le travail, mais encore la paix et la paix". Des dirigeants des divers continents prendront part à la Rencontre pour représenter les travailleurs précaires, saisonniers et émigrés, les chômeurs organisés en auto-gestion, sans protection sociale, médicale ou syndicale, les paysans expulsés de leurs terres par la spéculation ou la violence, les victimes de l'exode rural contraints de vivres aux périphéries urbaines sans services. Les participants entendent partager la pensée sociale du Pape, débattre d'une exclusion sociale croissante, échanger leurs expériences et les solutions qu'ils prônent en matière d'agriculture et d'alimentation notamment. Le rôle de ces mouvements populaires est fondamental pour gagner la paix ou respecter l'environnement, surtout dans les régions en guerre, en guerre des ressources tout particulièrement. Ils doivent aussi discuter de leurs rapports avec l'Eglise et tendre à créer un organisme permanent d'initiative et de coordination". La Rencontre aboutira à une déclaration qui, on l'espère, aura un écho dans l'opinion, mais aussi à la création d'un Conseil des mouvements populaires. Le Cardinal Turkson a précisé combien il était important pour l'Eglise d'entendre l'appel au secours de tous les exclus, leur soif de justice, et pas seulement à l'occasion d'événements spectaculaires. L'Eglise et le monde doivent écouter leurs attentes et leurs propositions. Les exclus doivent devenir des acteurs d'une nouvelle société, "des changements nécessaires, socio-économiques et politico-culturels". L'Eglise, a conclu le Cardinal, "doit faire siens besoins et aspirations des mouvements populaires, collaborer avec eux avec tous les moyens dont elle dispose".

Audiences

Cité du Vatican 24 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.

Mgr.Augustine Kasujja, Nonce apostolique au Nigeria et Observateur permanent près la Communauté économique des états de l'Afrique occidentale.

Une délégation de l'Union mondiale des enseignants catholiques.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 27 Oct - 18:03

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- Visite du Président ougandais
- Le Pape s'adresse à l'Académie des sciences
- Aimer Dieu et son prochain
- Précarité et espérance
- Développement humain et activité économique
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Visite du Président ougandais

Cité du Vatican, 27 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président ougandais, M.Yoweri Kaguta Museveni, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont permis d'aborder certains aspects de la vie du pays, de constater la qualité des relations entre les deux parties ainsi que l'importance du rôle que joue l'Eglise catholique par le biais de ses institutions éducatives, sociales et sanitaires. Ayant salué la coexistence pacifique des diverses composantes ethniques et religieuses de la société ougandaise, les parties on échangé leurs points de vue sur certaines situations internationales, tout particulièrement sur les conflits en cours en Afrique.

Le Pape s'adresse à l'Académie des sciences

Cité du Vatican 27 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père s'est rendu à l'Académie pontificale des sciences, à l'occasion de son assemblée plénière et de l'inauguration d'un buste de Benoît XVI, qu'il a défini "un grand Pape. Grand par la force et la pénétration de son intelligence, grand par son importante contribution à la théologie, à son grand amour pour l'Eglise et les hommes, grand par sa vertu et sa religiosité". Le Pape François a aussi rappelé que Benoît XVI avait été le premier à inviter un président de cette académie à participer au Synode sur la nouvelle évangélisation, "conscient de l'importance de la science dans la culture moderne". S'il n'a pas souhaité entrer dans le sujet actuellement traité par l'Académie, l'évolution du concept de nature, il a voulu rappeler que Dieu et le Christ cheminent avec nous et qu'ils sont présents aussi dans la nature. "Quand nous lisons dans la Genèse le récit de la Création, nous risquons d'imaginer Dieu comme un magicien, avec sa baguette magique faisant apparaître toutes les choses. Mais il n'en est pas ainsi. Il a créé les êtres et les a laissés se développer selon les lois internes qu'il a donné à chacun, pour qu'ils se développent, pour qu'ils arrivent à leur plénitude. Il a donné l'autonomie aux êtres de l'univers en même temps qu'il les a assurés de sa présence continue, donnant vie à toute réalité. C'est ainsi que la création s'est poursuivie pendant des siècles et des siècles, des millénaires et des millénaires, jusqu'à ce qu'elle devienne celle que nous connaissons aujourd'hui, justement parce que Dieu n'est pas un démiurge ou un magicien, mais le Créateur qui donne vie à toutes les espèces. Le début du monde n'est pas l'?uvre du chaos qui doit à un autre son origine mais dérive directement d'un principe suprême qui crée par amour. Le Big Bang que l'on met aujourd'hui à l'origine du monde ne contredit pas l'intervention du Créateur divin mais l'exige. L'évolution dans la nature ne s'oppose pas avec la notion de Création parce que l'évolution présuppose la création des êtres qui évoluent... En ce qui concerne l'homme, en revanche, il y a un changement et une nouveauté. Quand, au sixième jour du récit de la Genèse, arrive la création de l'homme, Dieu donne à l'être humain une autre autonomie, une autonomie différente de celle de la nature, qui est la liberté. Et il dit à l'homme de donner un nom à toutes les choses et de continuer dans le cours de l'histoire. Il le rend responsable de la création, pour qu'il domine aussi la création, pour qu'il la développe et ainsi jusqu'à la fin des temps. C'est pourquoi, le scientifique et surtout le scientifique chrétien doit s'interroger sur l'avenir de l'humanité et de la terre et, comme être libre et responsable, participer à sa préparation, sa préservation, en éliminer les risques de l'environnement naturel et humain. Mais en même temps, le scientifique doit être mû par la confiance que la nature recèle, dans ses mécanismes évolutifs, des potentialités qui touchent à l'intelligence et à la liberté de découvrir et d'agir pour arriver au développement qui est dans le dessein du Créateur. Alors, bien que limitée, l'action de l'homme participe de la puissance de Dieu et est en mesure de construire un monde adapté à sa double vie corporelle et spirituelle, un monde humain pour tous les êtres humains et non pour un groupe ou une classe de privilégiés. Cette espérance et confiance en Dieu, Auteur de la nature et dans la capacité de l'esprit humain, sont en mesure de donner au chercheur une énergie nouvelle et une profonde sérénité. Mais il est aussi vrai que l'action de l'homme, quand sa liberté devient autonomie, qui n'est pas liberté mais autonomie, détruit le créé et l'homme prend la place du Créateur. Cela est un grave péché contre Dieu Créateur".

Aimer Dieu et son prochain

Cité du Vatican, 26 octobre 2014 (VIS). A l'angélus, le Pape a évoqué l'Evangile du jour, rappelant que toute la loi divine se résume dans l'amour de Dieu et du prochain, deux faces de la même médaille. L'évangéliste Matthieu, a-t-il expliqué que quelques pharisiens, dont un docteur de la loi, se mirent d'accord pour mettre Jésus à l'épreuve en lui demandant quel était le commandement le plus important. Citant le Deutéronome, Jésus répondit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton c?ur, de toute ton âme et de toute ta force. Voici le premier et plus grand commandement. S'il aurait pu s'en tenir là, il ajouta quelque chose qui ne lui avait pas été demandé. Il dit en effet: le deuxième commandement est celui-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Jésus n'invente pas ce deuxième commandement mais le reprend du Lévitique. La nouveauté consiste à mettre ensemble ces deux commandements, l'amour de Dieu et du prochain, en révélant qu'ils sont inséparables et complémentaires, qu'ils sont les deux faces d'une même médaille. On ne peut aimer Dieu sans aimer le prochain et on ne peut aimer le prochain sans aimer Dieu". En effet, "le signe visible que le chrétien peut montrer pour témoigner au monde...l'amour de Dieu, est l'amour de ses frères. Le commandement de l'amour de Dieu et du prochain est le premier, non parce qu'il est en tête des commandements. Jésus ne le met pas au sommet mais au centre, parce que c'est le c?ur d'où tout doit partir et où tout doit revenir et se référer... A la lumière de cette parole de Jésus, l'amour est la mesure de la foi, et la foi est l'âme de l'amour. Nous ne pouvons plus séparer la vie religieuse, la vie de piété, du service des frères, de ces frères que nous rencontrons vraiment. Nous ne pouvons plus séparer la prière, la rencontre avec Dieu dans les sacrements, de l'écoute de l'autre, de la proximité à sa vie, en particulier à ses blessures... Au milieu de la densité de préceptes et de prescriptions, jusqu'aux légalismes d'hier et d'aujourd'hui, Jésus fait une brèche qui permet de mettre à jour deux visages, le visage du Père et celui du frère. Il ne nous remet pas deux formules ou deux préceptes...il nous remet deux visages, et même un seul, celui de Dieu qui se reflète sur tant de visages, parce que dans le visage de chaque frère, spécialement du plus petit et fragile, du sans défense et nécessiteux, c'est l'image de Dieu lui-même qui est présente... C'est ainsi que Jésus offre à chaque homme le critère fondamental sur lequel il faut régler sa vie. Mais il nous a surtout donné l'Esprit Saint qui nous permet d'aimer Dieu et notre prochain comme lui, avec un c?ur libre et généreux. Par l'intercession de Marie, notre Mère, ouvrons-nous pour accueillir ce don de l'amour, pour cheminer toujours sur cette loi des deux visages qui ne font qu'un, la loi de l'amour".

Après l'angélus, le Pape a rappelé que hier à São Paulo (Brésil), a été proclamée bienheureuse Mère Assunta Marchetti, née en Italie, co-fondatrice des Missionnaires de saint Charles Borromée, dites soeurs scalabriniennes. "C'était une s?ur exemplaire au service des orphelins des émigrés italiens. Elle voyait Jésus présent dans les pauvres, les orphelins, les malades, les émigrés. Rendons grâce au Seigneur pour cette femme, modèle infatigable de mission et de courageux dévouement au service de la charité. Cela sonne comme un rappel et une confirmation de ce que nous avons dit avant, c'est-à-dire chercher le visage de Dieu chez nos frères et s?urs dans le besoin".

Précarité et espérance

Cité du Vatican, 25 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message au congrès national organisé à Salerne par la Conférence épiscopale italienne et consacré à la précarité et à l'espérance. Son but est de fournir, aux jeunes principalement, des perspectives dans un contexte d'incertitude et de mutations: Au cours de mes visites en Italie, y écrit-il, "ainsi qu'à l'occasion de nombreux entretiens, j'ai pu saisir la situation dans laquelle se trouvent tant de jeunes sans travail, chômeurs ou précaires. Plus que d'une question économique il s'agit d'un problème de dignité. Il n'y a pas de dignité sans travail. La dignité c'est de gagner son pain quotidien... Travailler signifie faire des projets, fonder une famille. Or la jeunesse subit en Italie une sorte de passion. La culture du rebut y est forte car tout ce qui est inutile au profit est sacrifié. Sans emploi, les jeunes sont rejetés, ce qui anéanti l'avenir d'un peuple tout entier. Les jeunes représentant l'avenir, il faut combattre la culture du rebut... Comment ne pas se faire voler l'espérance dans les sables mouvants de la précarité? User de la force de l'Evangile, qui est source d'espérance car venant de Dieu et du Christ qui s'est rendu solidaire de notre précarité. Les jeunes dans l'Eglise ont le devoir d'insuffler la force de l'Evangile dans la société et dans la culture... L'Evangile pousse à être attentionné aux autres, à la rencontre et à la solidarité. Avec sa force, vous serez des témoins de l'espérance au-delà de la précarité".

Développement humain et activité économique

Cité du Vatican, 25 octobre 2014 (VIS). Le Secrétaire d'Etat, est intervenu hier à Rome à la conférence organisée par l'Institut d'études internationales Kellogg pour l'inauguration du Global Gateway de l'Université Notre-Dame (Dignité humaine et développement humain): Les sujets abordés, a dit le Cardinal Parolin, "indiquent qu'en ce qui concerne la relation entre développement et dignité humaine, les termes économie, systèmes économiques et d'autres similaires peuvent être utilisés comme synonymes du mot développement. Cela implique de mieux comprendre les défis actuels dans la promotion de la dignité humaine. En effet, le développement est étroitement lié à la gestion adéquate des ressources des pays pauvres tout comme à la gouvernance de l'économie des pays riches qui a des retombées positives ou négatives sur l'économie des pays en voie de développement. Cependant, la raison fondamentale de partir de l'économie est que le magistère social de l'Eglise a constamment révélé que les difficultés les plus importantes du développement humain intégral viennent d'une vision déformée de l'homme et de l'activité économique, qui menace la dignité de la personne". Puis il a rappelé la continuité, en matière de magistère du Pape François avec celui de ses prédécesseurs, en particulier Benoît XVI, parce que l'un et l'autre "avertissent que la question du développement et de la juste gouvernance de l'économie sont insolubles sans une vision complète de la personne humaine et l'engagement constant à des comportements moraux fermes et cohérents, solidement ancrés dans la loi naturelle et dans la recherche du bien commun", parce que, comme l'écrivait Benoît XVI dans son encyclique Caritas in Veritate: "Le développement ne sera jamais complètement garanti par des forces, pour ainsi dire automatiques et impersonnelles, que ce soit celles du marché ou celles de la politique internationale. Le développement est impossible s'il n'y a pas des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun. La véritable orientation de toute activité économique vers le développement humain intégral exige donc une conversion de l'intelligence et du c?ur. Il faut donc substituer la foi prométhéenne dans le marché ou en d'autres idéologies et visions aprioristes alternatives ou contraires, avec la foi en Dieu et une vision transcendante de l'homme, fils de Dieu. Cela conduira à une conversion des intelligences, dans le sens du développement d'une science et d'une pratique économique qui partent d'une définition intégrale de l'homme et qui se mettent au service de son développement, qui sachent, en fait, orienter la production et la consommation vers une véritable réalisation de l'homme, dans sa relation avec Dieu et avec le prochain".

Audiences

Cité du Vatican, 27 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Luis Mariano Montemayor, Nonce apostolique au Sénégal, au Cap Vert et en Guinée Bissau, Délégué apostolique en Mauritanie.

Une délégation de l'Université hébraïque Bar-Ilan (Israël).

Samedi dernier, 25 octobre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

M.Marón Curi (Argentine), Président de l'Union culturelle Argentine Liban.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 27 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Bernardino C.Cortez, Prélat d'Infanta (superficie 7.189, population 516.000, catholiques 450.000, prêtres 41, religieux 132), aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Manille (Philippines).

Samedi dernier, 25 octobre, il avait nommé Mgr.Quesnel Alphonse, SMM, Evêque de Fort-Liberté (superficie 1.600, population 498.000, catholiques 371.000, prêtres 48, religieux 69), en Haïti. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Port-au-Prince (Haïti).

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 11 Nov - 21:38

Sommaire

- En vue du G 20 de Brisbane
- Le Pape s'adresse à la Conférence épiscopale italienne
- Complément des dispositions en matière de délits graves
- Audiences
- Autres actes pontificaux




En vue du G 20 de Brisbane

Cité du Vatican, 11 novembre 2014 (VIS). Dans la perspective du sommet du G 20 qu'il présidera à Brisbane les 15 et 16 novembre, le Pape a écrit au Premier Ministre australien M.Tony Abbott. Ces assises seront consacrées aux efforts nécessaires à la relance d'une croissance durable, prenant notamment en compte le besoin de fournir à chacun un emploi digne et stable. Dans sa lettre, le Saint-Père demande aux chefs d'état et de gouvernement des vingt pays les plus développés qu'au-delà de leurs débats politiques et techniques se joue le sort de populations entières: "Il serait malheureux que ces discussions s'arrêtent à des déclarations de principe. De par le monde et au sein même de vos pays, trop de personnes souffrent de malnutrition, d'un chômage croissant, notamment chez les jeunes, d'une exclusion sociale en augmentation au point de favoriser la criminalité voire le terrorisme. Ce sont des phénomènes qui vont de pair avec l'agression constante des milieux naturels que favorise un consumérisme effréné. Toutes choses qui mettent en danger l'économie mondiale. J'espère donc que vous parviendrez à un consensus réel sur les sujets traités, sans limiter vos évaluations à des indices généraux mais en prenant en compte l'amélioration réelle des conditions de vie des plus pauvres et la lutte contre des injustices inacceptables. Mes voeux prennent place dans le sillage de l'Agenda post 2015 de la session en cours de l'Assemblée des Nations-Unies qui, à la question du travail digne pour tous devrait ajouter celle des mutations climatiques... En outre, dans le cadre des Nations-Unies, le monde attend de ce G 20 l'accord le plus large possible sur la fin des" violences que subissent au Moyen Orient certaines minorités ethniques ou religieuses. Il devra aboutir "à l'élimination des causes profondes du terrorisme, dont les effets sont inimaginables, que sont la pauvreté, le sous-développement et l'exclusion. Etant clair que la solution ne peut exclusivement militaire, il convient de" combattre ceux qui encouragent et appuient les groupes terroristes, leur fournissent argent, technologies et armes. "Un effort d'éducation est à faire, qui implique une plus claire conscience de ce que la religion ne saurait être une justification de la violence. Les conflits de la région laissent de profondes blessures et produisent des effets humanitaires insupportables. Les pays du G 20 doivent être des exemples de générosité et de solidarité envers les victimes, des réfugiés au premier chef. La situation moyen-orientale propose à nouveau la question du devoir de protection de la communauté internationale envers les personnes et les populations dont les droits sont bafoués... La communauté internationale et le G 20 en particulier doivent se préoccuper de la protection des personnes" victimes d'abus tout aussi graves bien que moins apparents. "Je pense aux abus du système financier, aux pratiques ayant causé la crise de 2008 comme à la spéculation" folle que permet un déficit de règles et un culte du profit à tout prix. "Cette mentalité, qui écarte les personnes, interdit la voie de la paix et de la justice. Au plan international comme national, le souci des pauvres et des populations marginalisées doit devenir le critère majeur de toute décision politique".




Le Pape s'adresse à la Conférence épiscopale italienne

Cité du Vatican, 11 novembre 2014 (VIS). Le Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes et Président de la Conférence épiscopale italienne a lu hier après-midi le message que le Pape lui a fait parvenir à l'occasion des travaux de la CEI à Assise. Rappelant d'emblée l'amour exclusif de saint François pour l'Eglise et pour ses prêtres, il y affirme qu'en eux se manifeste à l'attention du peuple de Dieu la maternité de l'Eglise: Combien de prêtres exemplaires! "qui dépensent leur vie aux milieux des gens, dans les paroisses, qui prennent soin des jeunes, accompagnent les familles, visitent les malades, aident les pauvres, convaincus comme Tolstoï que la plus grande salissure est de se séparer de ces personnes pour ne pas se salir... Pécheurs pardonnés, les bons prêtres sont des instruments de pardon, pleins de patience et de persévérance. Il ne s'agit pas de touristes de l'Esprit, éternellement indécis et insatisfaits. Ils savent dépendre de qui est fidèle à ses promesses, de qui la providence ne les séparera jamais". Comme hier, il est aujourd'hui besoin de ces prêtres là, qui "sont des ponts entre Dieu et le monde. Mais les prêtres de cette trempe ne s'improvisent pas. Ils doivent être sérieusement forgés par le séminaire, et leur ordination en fait à jamais des hommes de Dieu et des serviteurs de son peuple... C'est parce qu'elle vient d'en haut que l'identité du prêtre exige que, jour après jour, il retourne à la substance de ce qui a fait de lui un ministre du Christ. Cette formation...est continue car le prêtre ne cesse d'être son disciple, et de le suivre". Elle doit accompagner toute la vie du ministre ordonné... La formation initiale et la formation continue ne font qu'une car c'est le parcours du disciple prêtre, fidèle au Seigneur qu'il suit constamment. Comme vous le savez, il n'est pas besoin de prêtres cléricaux dont le comportement éloigne les fidèles du Seigneur, ni de prêtres fonctionnaires qui cherchent loin de lui leur satisfaction. Seul celui qui tend vraiment à l'essentiel peut faire fructifier le don reçu.. C'est en se conformant au Bon Pasteur que le prêtre trouve l'unité, la paix et la force, dans l'obéissance et le service. Seul qui vit la fraternité sacerdotale évite l'écueil du nombrilisme, qui fait de soi le centre du monde et la mesure unique de ses actes". En conclusion, le Saint-Père souhaite bon travail aux évêques italiens dans la recherche de parcours de formation permanente en mesure de conjuguer dimension spirituelle et dimension culturelle, dimension communautaire et dimension pastorale. Tels sont les piliers d'une vie conforme à l'Evangile, emprunte de discipline et de prière, de contrôle de soi et de témoignage, d'une vie sacerdotale qui rende confiance en l'Eglise".




Complément des dispositions en matière de délits graves

Cité du Vatican, 11 novembre 2014 (VIS). Le Motu Proprio de Jean-Paul II Sacramentorum Sanctitatis Tutela, publié en 2001 et actualisé en 2010 par Benoît XVI indique les divers délits de compétence de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et ce en conformité à l'article 52 de la Constitution Pastor Bonus. Celle-ci les juge, au pénal comme à l'administratif, tout en se réservant la possibilité de recourir à une décision du Pape pour les cas les plus graves. En première instance, les délits contre la foi restent du ressort de l'évêque ou du supérieur. Etant donnée la quantité des recours et la nécessité de les examiner plus rapidement, le Saint-Père a décidé par décret:

L'institution, au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, d'un Collège de sept Cardinaux et Evêques, qui pourront être membres ou non de ce dicastère. Son Président comme ses Membres seront de nomination papale. Instance de la Session ordinaire de la Congrégation, ce collège est destiné à optimiser l'examen des recours sans que soient modifiées les compétences de la Session en la matière. Si l'accusé est évêque, son recours sera examiné par la Session ordinaire, qui pourra en certains cas en référer au jugement du Pape. A cette Session pourront être déférés d'autres cas soumis au jugement du Collège. En toute circonstance, le Collège informera périodiquement de ses décisions la Session ordinaire. Un règlement interne précisera le fonctionnement du Collège.

A la suite de l'audience papale du 3 novembre, le Cardinal Secrétaire d'Etat a promulgué ce jour le décret qui prend effet immédiatement.




Audiences

Cité du Vatican, 11 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mme.Emma Madigan, nouvel Ambassadeur d'Irlande, venue lui présenter ses lettres de créance.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 11 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Prosper Balthazar Lyimo, Auxiliaire de l'Archevêque d'Arusha (Tanzanie). L'Evêque élu, né en 1964 à Kyou-Kilema (Tanzanie) et ordonné prêtre en 1997, était jusqu'ici Chancelier et Vicaire judiciaire de ce même diocèse. Diplômé en philosophie et théologie, il est Docteur en droit canonique


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 12 Nov - 20:38

Sommaire
- Les ministres de l'Eglise sont son alphabet spirituel
- Le Pape dénonce à nouveau la persécution de chrétiens
- Audiences
- Autres actes pontificaux




Les ministres de l'Eglise sont son alphabet spirituel

Cité du Vatican, 12 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre malgré le mauvais temps, le Pape a consacré sa catéchèse aux ministères dans l'Eglise: "Que demande-t-on aux ministres de l'Eglise que sont les évêques, les prêtres et les diacres, sinon d'assurer un service authentique et fécond?". A cette question, il a repris ce que dit Paul à ses disciples Timothée et Tite pour citer un véritable alphabet qui rassemble vertus normales et spirituelles: l'accueil, la sobriété, la patience, l'humilité, le sérieux et la bonté. "Tel est l'alphabet, la grammaire qui est à la base de tout ministère. Sans elles, on ne saurait rencontrer, connaître et dialoguer avec l'autre comme avec un frère. Ces dispositions permettent d'offrir un service et un témoignage valables". Elles impliquent "une conscience vive et permanente de ce que pour être évêque, prêtre et diacre il ne suffit pas d'être meilleur ou plus intelligent. Il faut posséder la force qui découle du don accordé par Dieu...pour le bien de son peuple... Avoir conscience de cela est une grâce à demander chaque jour. Si un pasteur est conscient de ce que son ministère vient de la miséricorde de Dieu il ne sera jamais autoritaire et ne considérera pas sa communauté comme sa propriété et les fidèles comme ses sujets. Savoir que tout est don et grâce aide le pasteur à ne pas tomber dans le travers de se placer au centre de l'attention ou de n'avoir confiance qu'en lui même, de céder aux tentations de la vanité, de l'orgueil et de la superbe. Malheur à l'évêque ou au prêtre qui penserait tout savoir, d'avoir réponse à tout et besoin de personne. Au contraire, la conscience d'être le premier objet de la miséricorde de Dieu doit porter le ministre de l'Eglise à l'humilité et à la compréhension d'autrui. Appelé à garder le dépôt de la foi, il doit se mettre à l'écoute des gens car il sait avoir toujours quelque chose à apprendre, y compris de personnes éloignées de la foi et de l'Eglise. Cette attitude ne peut que rénover ses rapports avec ses confrères, dans le partage, la co-responsabilité et la communion... Soyons toujours reconnaissants au Seigneur de guider son Eglise, en la personne de ses ministres, qui la font grandir sur la voie de la sainteté. Prions aussi afin que les pasteurs puissent êtres des images vivantes de la communion et de l'amour de Dieu".




Le Pape dénonce à nouveau la persécution de chrétiens

Cité du Vatican, 12 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale, après sa catéchèse, le Saint-Père a une nouvelle fois dénoncé la persécution dont sont victimes des chrétiens à cause de leur foi: "Je veux dire ma solidarité envers les communautés durement touchées par une violence absurde et sans fin. Et encourager les pasteurs et les fidèles a demeurer fermes dans l'espérance. Une nouvelle foi, j'en appelle aux responsables politiques, locaux comme internationaux, mais aussi à toutes les personnes de bonne volonté, en vue d'une vaste mobilisation des consciences en faveur des chrétiens persécutés, lesquels ont le droit de retrouver chez eux la tranquillité et la sécurité, et la liberté de professer librement leur foi".

Saluant ensuite les divers groupes, il s'est adressé aux mexicains pour leur exprimer sa proximité face aux crimes effarants qui accompagnent le trafic de drogue, avec de nouveaux enlèvements et assassinats. Il s'est dit solidaire des familles des étudiants disparus et probablement massacrés. Puis évoquant le trentième anniversaire du traité de paix entre le Chili et l'Argentine, le Saint-Père a rappelé qu'il a nécessité une grande volonté de dialogue. "Il faut être reconnaissants à Jean-Paul II et au Cardinal Antonio Samorè pour le rôle qu'ils eurent" dans ce résultat pacificateur. A cet effet, il a conseillé aux peuples en conflit de chercher des solutions de ce genre pour mettre un terme à l'horreur de la guerre.




Audiences

Cité du Vatican, 12 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Une délégation du Forum catholiques musulmans.

Un groupe d'enfants malades et de handicapés.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 12 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Saragosse (Espagne), présentée par l'Archevêque Mgr.Manuel Ureña Pastor, en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr,César Augusto Franco Martínez, Evêque de Ségovie (superficie 6.949, population 166.200, catholiques 156.200, prêtres 185, religieux 387), en Espagne. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Madrid (Espagne).

Nommé l'Abbé Antônio Tourinho Neto, Auxiliaire de l'Archevêque d'Olinda e Recife (Brésil). L'Evêque élu, né en 1964 à Jequié (Brésil) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Jequié (Brésil). Licencié en droit canonique, il a été juge ecclésiastique, membre du Presbyterium et Chancelier du diocèse de Jequié, directeur spirituel de séminaire et de mouvements, aumônier de congrégation religieuse et curé de paroisse.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 13 Nov - 21:15

Sommaire

- Visite du Président autrichien
- Un disque du choeur de la chapelle Sixtine
- Déclaration du Catholic Muslim Forum
- Audiences




Visite du Président autrichien

Cité du Vatican, 13 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président autrichien, M.Heinz Fischer, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états. S'étant félicitées de la qualité de leurs relations, les parties ont abordé des thèmes d'engagement commun, tels la défense de la liberté religieuse et des droits de l'homme, ou encore le dialogue inter-religieux et inter-culturel. Au plan international, il a tout particulièrement été question de la situation au proche et moyen Orient.




Un disque du choeur de la chapelle Sixtine

Cité du Vatican, 13 novembre 2014 (VIS). Ce matin a été présentée en Salle de Presse le disque CD Habemus Papam, qui rassemble des pièces exécutées durant le conclave 2013 par le choeur de la Sixtine. Ont pris la parole, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, Mgr.Massimo Palombella, SDB, Maître de la chapelle, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur général de Radio Vatican, et M.Mirko Gratton, Directeur de la section musique classique de la Deutsche Grammophon Italia. Ce disque, mis en vente le 11 novembre, est le premier des deux projetés selon l'accord passé en septembre entre la DG et la Sixtine. Il contient les divers accompagnements de la chapelle pontificale pour les messes et évènements du conclave et de l'élection du Pape François. Les enregistrements ont été réalisés sur le vif par Radio Vatican, ce qui explique certaines imperfections et bruits de fond. En préparation, le second disque proposera une rétrospective historique de la musique composée pour les cérémonies papales. Le choeur de la Sixtine, qui est la plus ancienne institution de ce genre au monde, s'est engagé dans l??cuménisme: Ainsi a-t-il chanté en 2012 avec le choeur de la Westminster Abbey, en 2013 avec le Tomanerchor de Leipzig, et cette année avec le choeur du Patrarcat de Moscou. En septembre, il a effectué une tournée asiatique, à Hong Kong, Macao et Taipei. La collaboration de la Sixtine avec Deutsche Grammophon, a souligné Mgr.Palombella, sanctionne son mandat de dépositaire de la grande tradition romaine et son dialogue fructueux avec la modernité. Le P.Lombardi ensuite a évoqué la vaste expérience technique de Radio Vatican (prise de son et enregistrement), acquise en particulier grâce aux nombreux concerts donnés au Vatican, généralement Salle Paul VI. Tout le monde a en mémoire, a-t-il dit, les concerts de haute tenue exécutés régulièrement sous le pontificat de Benoît XVI. Cette expérience remonte en fait au concert donné à Noël 1937 dans la Salle des bénédictions et diffusé via radio en direct vers vingt trois pays. Dirigé par le Maître Perosi, prédécesseur de Mgr.Palombella, il avait été diffusé grâce à la technologie allemande qui venait de mettre au point le système Telefunken. Depuis, Radio Vatican n'a cessé de collaborer dans le domaine de l'enregistrement musicale, notamment dans le cadre de l'Union européenne de radiodiffusion. En outre, ses activités de recherche en matière de prise de son au moyen de micros dernière génération, en font une collaboratrice du Centre d'innovation technologique de la Radio Télévision italienne.




Déclaration du Catholic Muslim Forum

Cité du Vatican, 13 novembre 2014 (VIS). Du 11 au 13 novembre, s'est tenue à Rome la troisième rencontre du Catholic Muslim Forum (ensemble au service de la société, des jeunes, du dialogue inter-religieux). Si la délégation catholique était dirigée par le Cardinal Tauran, n'ayant pu se déplacer, le Prince Ghazi bin Muhammad de Jordanie a envoyé un message d'encouragement. Il était remplacé par le Professeur Seyyed Hossein Nasr. Les travaux ont permis d'étudier les nombreux exemples de collaboration réussie en matière d'éducation et d'action socio-caritative. Les délégations ont publiée une déclaration commune:

Dans une situation tendue, émaillée de multiples conflits, il est vital d'améliorer la collaboration entre catholiques et musulmans.

Les délégations condamnent sans appel la violence, le terrorisme, l'oppression et la persécution exercées contre des innocents, mais aussi la profanation de lieux sacrés et la destruction du patrimoine culturel.

Nul ne saurait utiliser la religion pour justifier de tels actions ou en faire des actes religieux.


L'éducation de la jeunesse, en famille, à l'école ou à l'université, à l'église comme à la mosquée, doit être basée sur le respect de l'autre et de son identité. Les programmes et les ouvrages d'enseignement doivent proposer une image objective et respectueuse des diverses communautés. Les participants au Forum ont aussi réaffirmé l'importance du dialogue inter-religieux dans l'approfondissement de la compréhension mutuelle. Il faut donc surmonter préjugés, déformations de la réalité, suspicions et généralisations erronées qui empoisonnent toute bonne relation à autrui.

En outre, le dialogue doit conduire à l'action, notamment auprès des jeunes. Pour ce, il est nécessaire de multiplier les rencontres et les projets communs.

Les recevant hier 12 novembre, le Pape a encouragé les participants à cette rencontre à persévérer dans la voie du dialogue entre chrétiens et musulmans. Il leur a dit sa reconnaissance pour le travail accompli au service désintéressé de la société. Les délégations se sont félicitées des résultats de leurs assises et ont convenu de se retrouver rapidement.




Audiences

Cité du Vatican, 13 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

Le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum.

Mgr.Joseph Marino, Nonce apostolique en Malaisie et à Timor Oriental, Délégué apostolique au Brunei.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 14 Nov - 18:28

Sommaire

- Visite du Président péruvien
- La dignité de la personne avant l'application de la loi
- Programme du voyage au Sri Lanka et aux Philippines
- Dans le sillage Evangelii Gaudium
- Audiences




Visite du Président péruvien

Cité du Vatican, 14 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président péruvien, M.Ollanta Humala qui, en l'absence du Cardinal Secrétaire d'Etat, s'est ensuite entretenu avec Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états. Ayant constaté leurs bonnes relations, les parties se sont plu à rappeler le rôle capital que le christianisme a joué dans la formation de l'identité péruvienne, ainsi que le rôle joué par l'Eglise catholique a joué et continue de jouer dans le développement du progrès socio-culturel de la société. L'échange de points-de-vue a porté ensuite sur la situation socio-politique régionale, et en particulier aux efforts favorisant le développement intégral et la sauvegarde de l'environnement.




La dignité de la personne avant l'application de la loi

Cité du Vatican, 14 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est adressé ce matin aux 7.000 participants au congrès mondial des experts comptables (Rome: 10 - 13 novembre). Votre profession, a-t-il dit à ses hôtes, est un observatoire social qui permet de "saisir la dramatique situation de tant de précaires et de personnes au chômage, de tant de familles qui subissent les effets" de la crise économique, "de tant de jeunes à la recherche d'un premier emploi ou d'un travail digne. Beaucoup, notamment émigrés, sont contraints à travailler au noir et par là privés de couverture sociale. Dans ce contexte, la tentation est forte de défendre l'intérêt personnel sans se préoccuper des autres, des injustices et des illégalités. Pourtant tous doivent faire un effort, en particulier qui exerce une profession d'intérêt public. Pour une meilleur fonctionnement de la société, ceux-ci peuvent jouer un rôle constructif quotidien par le biais de leur activité, en sachant que derrière chaque dossier il y a une personne, une histoire... Le chrétien prie chaque jour et tire de la Parole l'énergie qui lui permet de faire correctement son devoir, avec compétence et sagesse, et au-delà pour écouter la personne en difficulté. Il doit être créatif en trouvant des solutions aux situations bloquées, en faisant valoir ce que réclame la dignité de la personne face aux rigidités bureaucratiques... C'est pourquoi il faut toujours mettre l'homme et sa dignité au centre de tout, et combattre tout ce qui tend à réduire les situations à leur aspect économique. Lorsque l'argent devient la finalité et la raison de toute action ou initiative, c'est la sauvage logique du profit et du non respect des gens qui prévaut. Cet irrespect entraîne l'effondrement de la solidarité... Qui exerce dans le domaine économique et financier doit faire des choix favorisant le bien être social et économique de la société, offrant à chacun la possibilité de se réaliser... Dans votre travail, vous côtoyez sociétés, individus et familles, auxquels vous offrez vos services de conseil économique et financier. Je vous encourage donc à la responsabilité et à la loyauté, à la justice et à la fraternité...surtout face aux problèmes des plus faibles et des plus pauvres. Il ne suffit pas de répondre techniquement...il faut susciter et cultiver une éthique de l'économie, de la finance et du travail... La solidarité est une exigence découlant des inter-connexions développées par la globalisation. La doctrine sociale de l'Eglise enseigne que la solidarité va de pair avec la subsidiarité. Grâce à leurs effets convergents, les processus se font au bénéfice de la personne, qui peut grandir dans la justice sans laquelle il ne saurait y avoir de paix véritable et durable".




Programme du voyage au Sri Lanka et aux Philippines

Cité du Vatican, 14 novembre 2014 (VIS). Du 12 au 19 janvier 2015, le Pape effectuera un voyage au Sri Lanka et aux Philippines. Parti le 12 de Rome, l'avion papal arrivera à Colombo, capitale srilankaise, mardi 13 janvier à 9 h locales. Après la cérémonie d'accueil, il se rendra à l'archevêché pour y rencontrer l'épiscopat. Puis il se rendra à la résidence du chef de l'état et clôturera la journée par une rencontre inter-religieuse au Bandaranaike Memorial. Le lendemain matin il célébrera la messe de canonisation du bienheureux Joseph Vaz, après quoi il se rendra au sanctuaire marial de Madhu et regagnera Colombo. Jeudi 15, après une visite à la chapelle Notre Dame de Lanka à Bolawalana, il prendra congé et s'envolera pour les Philippines. Le Pape sera accueilli à Manille en milieu d'après-midi. Le lendemain, après une visite au Président philippin, il s'adressera aux corps constitués. A la suite de quoi il concélébrera une messe en la cathédrale de Manille avec les évêques pour le clergé et les religieux du pays. Suivra une rencontre avec les familles à l'Arena Mall of Asia. Samedi 17 janvier, le Pape se rendra par avion à Tacloan où il célébrera une messe à l'aéroport avant de déjeuner avec des survivants du typhon Yolanda. L'après-midi, il bénira un centre d'accueil portant son nom, puis rencontrera en la cathédrale locale d'autres familles survivantes, avec les prêtres et séminaristes, les religieux et religieuses. Il regagnera ensuite Manille où, le lendemain il rencontrera à l'Université St.Thomas les dirigeants religieux des Philippines. L'après-midi, se sera le tour des étudiants, avant une messe au Parc Rizal. Lundi 19 janvier, le Saint-Père achèvera son séjour à 10 h locales et rentrera à Rome,où l'avion papal sera attendu vers 17 h 45' heure de Rome.




Dans le sillage Evangelii Gaudium

Cité du Vatican, 14 novembre 2014 (VIS). Le Conseil pontifical pour les laïcs organise à Rome du 20 au 22 novembre le III Congrès mondial des mouvements ecclésiaux, présenté ce matin en Salle de Presse par le Cardinal Président Stanislaw Rilko, le Secrétaire Mgr.Josef Clemens, Mme.Maria Voce, Présidente du mouvement Focolari, et M.Jean-Luc Moens, Président de Fidesco et Membre de Cor Unum. Rappelant d'abord que le magistère papal a reconnu dans les nouveaux mouvements une réponse de l'Esprit aux défis que le monde lance à l'Eglise et à sa mission. "Pour Jean-Paul II ils étaient un motif d'espérance pour l'Eglise et le monde... Et pour Benoît XVI une nouvelle irruption de l'Esprit dans la vie de l'Eglise, une manière plus forte de vivre la foi, voire une provocation salutaire faite à l'Eglise par des minorités créatives, et par là même décisives pour l'avenir de l'humanité. En cela le Pape François est dans une continuité parfaite". La nouveauté de ce congrès, qui comptera 300 participants, entre fondateurs, dirigeants et délégués d'une centaine de mouvements et communautés nouvelles de rang international, ainsi que des évêques et des prêtres, est qu'il est fruit du rassemblement de Pentecôte 2013 autour du Pape. Lors de ce rendez-vous de l'Année de la foi nous avons reçu son enseignement et considéré qu'il fallait exploiter le thème de la joie évangélique, qui est moteur de la mission. Comme l'a dit le Saint-Père, il convient de retrouver et accentuer la ferveur du mouvement d'évangélisation, au prix de semer dans les larmes, et d'être des ministres de l'Evangile capables de transmettre la joie du Christ. Le Pape "veut une Eglise qui bouge, qui aille vers les périphéries du monde et de la société, qui soit plus proche et attentive aux pauvres et aux exclus, aux personnes souffrantes ou marginalisées par une culture dominante du rebut. Telle est le défi que le peuple des mouvements entend aborder durant ce troisième congrès.




Audiences

Cité du Vatican, 14 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.

M.Franco Anelli, Recteur de l'Université catholique du Sacré Coeur (Italie).


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 17 Nov - 18:50

Sommaire

- La complémentarité, base du mariage et de la famille
- Evangéliser les cultures pour inculturer l'Evangile
- Faire fructifier les talents reçus
- Ne pas céder à la tentation de l'affrontement
- Il n'y a pas de vie humaine plus sacrée qu'une autre
- Protéger les populations des restes explosifs de guerre
- Envoyé spécial au Myanmar
- Audiences
- Autres actes pontificaux




La complémentarité, base du mariage et de la famille

Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). "La complémentarité est un mot aux multiples sens. Il peut indiquer différentes situations où un élément complète l'autre ou supplée à une carence. Cependant, la complémentarité est beaucoup plus que cela", a dit le Pape ce matin au colloque international inter-religieux sur la complémentarité entre l'homme et la femme, organisé par la Congrégation pour la doctrine de la foi et en collaboration avec les Conseils pontificaux pour la famille, pour le dialogue inter-religieux et pour l'unité des chrétiens: "Cette complémentarité est la base du mariage et de la famille, qui est la première école où nous apprenons à apprécier nos dons et ceux des autres et où nous commençons à apprendre l'art de vivre ensemble. Pour la majorité d'entre nous, la famille est le lieu principal où nous commençons à respirer valeurs et idéaux, ainsi qu'à réaliser notre potentiel de vertu et de charité. En même temps, comme nous le savons, les familles sont des lieux de tensions, entre égoïsme et altruisme, entre raison et passion, entre désirs immédiats et objectifs à long terme. Mais les familles fournissent aussi l'environnement pour résoudre ces tensions".

Evoquant la crise qui secoue actuellement le mariage et la famille, il a rappelé que dans la culture du provisoire dans laquelle nous vivons, de plus en plus de personnes renoncent au mariage comme engagement public. "Cette révolution dans les coutumes et dans la morale a souvent agité le drapeau de la liberté, mais en réalité, elle a apporté dévastation spirituelle et matérielle à d'innombrables êtres humains, en particulier aux plus vulnérables. Il est toujours plus évident que le déclin de la culture du mariage est associé à une augmentation de la pauvreté et à une série de nombreux autres problèmes sociaux qui touchent de façon disproportionnée les femmes, les enfants et les personnes âgées". Il a aussi ajouté que la crise de la famille est à l'origine d'une crise écologique humaine, "puisque les milieux sociaux, comme les milieux naturels, ont besoin d'être protégés", avant d'ajouter qu'"il est indispensable de promouvoir une nouvelle écologie humaine".

"Il faut renforcer les piliers fondamentaux qui soutiennent une nation, ses biens immatériels. La famille reste le fondement de la coexistence et une garantie contre la désagrégation sociale. Les enfants ont le droit de grandir dans une famille avec un papa et une maman capables de créer un environnement apte à leur développement et à leur maturation affective". Quant aux jeunes, a-t-il ajouté, qui "représentent l'avenir, il est important qu'ils ne se laissent pas influencer par la mentalité nocive du provisoire et qu'ils soient des révolutionnaires par leur courage de chercher un amour fort et durable". Avant de conclure, le Pape a fait part de son souhait que ce colloque "soit une source d'inspiration pour tous ceux qui cherchent à soutenir et renforcer l'union de l'homme et de la femme dans le mariage comme un bien unique, naturel, fondamental et beau pour les personnes, les familles, les conmmunautés et les sociétés", avant de rappeler sa participation à la VIII rencontre mondiale des familles à Philadelphie (USA) en septembre 2015.




Evangéliser les cultures pour inculturer l'Evangile

Cité du Vatican, (VIS). Les fruits du travail des missionnaires, l'attention à la famille, l'orientation des jeunes, la proximité envers les malades du sida et la nécessité de collaborer avec les leaders politiques pour le bien commun, étaient au c?ur du discours du Pape remis aux évêques de Zambie reçus ce matin au terme de leur visite Ad Limina: Il y rappelle d'abord le riche héritage de la foi laissé par les missionnaires qui, en dépit de la rencontre, souvent douloureuse, des anciens usages avec "la nouvelle espérance que le Christ apporte à toutes les cultures", s'est traduit en une "abondante récolte spirituelle" visible aussi dans les nombreux hôpitaux, cliniques, écoles et paroisses catholiques de Zambie, et dans la grande diversité des ministères laïcs, et de vocations au sacerdoce dans une société qui s'est vu transformée par les valeurs chrétiennes. Les grands défis auxquels les pasteurs sont confrontés actuellement touchent, en premier lieu, à la famille, car comme l'ont affirmé les prélats dans leur rencontre avec le Pape, nombreux sont les pauvres dans leur lutte pour leur survie, ceux qui tombent, victimes des vaines promesses de faux enseignements qui "semblent offrir un rapide soulagement dans un moment de désespoir". C'est pourquoi, le Pape demande aux évêques qu'avec leurs prêtres, ils forment par la catéchèse des familles chrétiennes solides, qui "connaissent, comprennent et aiment les vérités de la foi avec plus de profondeur", qui soient fortes dans la fidélité et dans leur aspiration à donner un foyer stable à leurs enfants. Il les a aussi incités à être proches des jeunes "qui veulent définir et articuler leur identité dans une époque de désorientation. Aidez-les à trouver leur objectif dans le défi et la joie de la co-création avec Dieu qu'est la vocation à la vie matrimoniale...ou à la vocation au sacerdoce et à la vie religieuse qui a été donnée à l'Eglise pour le salut des âmes. Invitez, tout particulièrement, ceux dont la foi a tiédi et qui se sentent perdus à revenir à une pratique complète de la foi. En tant que pasteurs du troupeau, n'oubliez pas de chercher les membres les plus faibles de la société zambienne, parmi lesquels les pauvres et les personnes atteintes du sida, pour que "l'immense majorité des pauvres bénéficie d'une ouverture spéciale à la foi. Ils ont besoin de Dieu et nous ne pouvons pas manquer de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, les sacrements et la proposition d'un chemin de croissance et de maturation dans la foi... Ne vous lassez pas d'être des pères aimants et solides pour vos prêtres, en les aidant à résister au matérialisme et aux règles du monde, reconnaissant en même temps leurs justes besoins . Montrez aussi dans vos diocèses que la vie religieuse est un trésor... En cette période difficile après la mort du président Sata, je vous invite à poursuivre votre travail avec les leaders politiques pour le bien commun, en approfondissant votre témoignage prophétique dans la défense des pauvres afin d'élever la vie des faibles", a conclu le Pape François, qui a encore rappelé aux prélats que "la mission évangélisatrice de l'Eglise est sans fin. Il est donc impératif d'évangéliser les cultures pour inculturer l'Evangile... Chaque culture et chaque groupe social a besoin de purification et de maturation".




Faire fructifier les talents reçus

Cité du Vatican, 16 novembre 2014 (VIS). A l'angélus, le Pape a commenté l'Evangile du jour, la parabole des talents. Rappelant que le maître n'est autre que Jésus, et que les trois serviteurs sont ses disciples, il a affirmé que les monnaies du récits sont les dons que chacun de nous reçoit de Dieu. Ce patrimoine, qui nous a été confié, "c'est la Parole, l'Eucharistie, la foi dans le Père et dans son pardon... Ce sont des biens précieux qu'il faut conserver mais aussi faire fructifier". Le trou dans lequel le mauvais serviteur a caché le talent remis par le maître "symbolise la peur du risque qui bloque la fécondité et la créativité de l'amour". Jésus ne veut pas "que nous conservions sa grâce dans un coffre fort, mais que nous en usions au profit des autres. Les biens reçus doivent être destinés aux autres pour qu'ils grandissent... Alors, que faisons nous de nos dons? ...qui avons nous touché par notre foi? Combien de personnes avons nous encouragées?... Tout espace, y compris le plus hostile, peut devenir une occasion de faire fructifier nos talents. Il n'y a pas de situation pouvant être exclue du témoignage chrétien. Jésus nous demande un témoignage ouvert et volontaire... Ceci nous encourage à ne pas cacher notre foi et notre appartenance au Christ, à ne pas enterrer la Parole, mais à faire circuler dans nos vies le message évangélique... Il en va de même pour le pardon que le Seigneur accorde dans le sacrement de la réconciliation. Il ne faut pas le tenir enfermer mais libérer sa force afin de faire tomber les murs de notre égoïsme...en rengageant le dialogue là où il n'y a plus de communication... Certes, le Seigneur ne donne pas à tous le même don, ni de la même manière. Nous connaissant personnellement il nous attribue ce qui est bon pour nous, mais en tous il existe quelque chose de commun, une immense confiance. Dieu a confiance en nous, ne le décevons pas, ne nous laissons pas détourner par la peur, rendons confiance pour confiance".




Ne pas céder à la tentation de l'affrontement

Cité du Vatican, 16 novembre 2014 (VIS). Après l'angélus, le Pape a évoqué les tensions de ces derniers jours dans certaines banlieues de Rome, entre habitants et émigrés. Ce phénomène, a-t-il dit, qui "se manifeste dans plusieurs villes européennes, dans des zones défavorisées, doit pousser les institutions nationales et locales à agir en urgence et de manière adéquate. Il s'agit d'une priorité sociale qui sinon risque de dégénérer. Il faut que la communauté chrétienne s'implique concrètement pour substituer la rencontre à l'affrontement. Avec les autorités, les habitants et les émigrés de ces banlieues doivent se rencontrer, en particulier dans les paroisses, et parler de la situation sans céder à la tentation de l'affrontement. Toute violence doit être bannie au profit du dialogue, de l'écoute, du projet commun et de l'abandon des préjugés qui seuls reconstitueront la paix sociale et la sécurité". C'est aujourd'hui la Journée mondiale des victimes de la route, qui nous rappelle dans la prière la nécessité d'un engagement constant de prévention des accidents, et celle d'une conduite prudente et respectueuse des règles de la part de automobilistes".




Il n'y a pas de vie humaine plus sacrée qu'une autre

Cité du Vatican, 15 novembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu 6.500 médecins membres de l'association des médecins catholiques italiens à l'occasion du 70 anniversaire de sa fondation, auxquels il a dit que "les conquêtes de la science et de la médecine peuvent contribuer à l'amélioration de la vie humaine dans la mesure où elles ne s'éloignent pas de la racine éthique de ces disciplines... L'attention à la vie humaine, en particulier celle en plus grande difficulté, c'est-à-dire au malade, à la personne âgée, à l'enfant, touche profondément la mission de l'Eglise. Celle-ci se sent aussi appelée à participer au débat sur la vie humaine, pour présenter son point de vue fondé sur l'Evangile. Souvent, la qualité de la vie est avant tout liée aux moyens économiques, au bien-être, à la beauté et à la jouissance de la vie physique, oubliant d'autres dimensions plus profondes, relationnelles, spirituelles et religieuses, de l'existence. En fait, à la lumière de la foi et de la raison, la vie humaine est toujours sacrée et toujours de qualité. Il n'y a pas de vie humaine plus sacrée qu'une autre...comme il n'y a pas de vie humaine qualitativement plus importante qu'une autre, en raison des seuls moyens, droits ou opportunités économiques et sociales". C'est pourquoi, par leur travail, les médecins doivent témoigner "par la parole et l'exemple, que la vie humaine est toujours sacrée, valable et inviolable, et comme telle, elle doit être aimée, défendue et soignée". Le professionalisme des médecins "enrichi par l'esprit de foi, est une raison de plus pour collaborer aussi avec ceux qui, partant de perspectives religieuses ou de pensées différentes, reconnaissent la dignité de la personne humaine comme critère de leur activité. En effet, si le serment d'Hippocrate vous engage à être toujours des serviteurs de la vie, l'Evangile vous pousse au-delà, à l'aimer toujours et de toutes façons, surtout quand elle a besoin d'attentions et de soins particuliers... La pensée dominante propose parfois une fausse compassion: celle qui prétend aider la femme en favorisant l'avortement, faire un acte de dignité en procurant l'euthanasie, faire une conquête scientifique en produisant un enfant considéré comme un droit au lieu de l'accueillir comme un don, ou utiliser des vies humaines comme cobays de laboratoire pour en sauver prétendument d'autres. La compassion évangélique en revanche est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c'est-à-dire celle du Bon Samaritain qui voit, prend pitié, s'approche et offre une aide concrète. Votre mission comme médecins vous met quotidiennement au contact avec de nombreuses formes de souffrance. Je vous encourage à devenir des bons samaritains, en prenant soin en particulier des personnes âgées, des malades et des handicapés. La fidélité à l'Evangile de la vie et à son respect comme don de Dieu, demande souvent de faire des choix courageux et à contre-courant qui, dans des circonstances particulières, touchent à l'objection de conscience. Et à tant de conséquences sociales que cette fidélité comporte. Nous vivons une époque d'expérimentations touchant la vie". Mais attention, "jouer avec la vie...est un péché contre le Créateur, contre Dieu qui a créé les choses telles qu'elles sont".




Protéger les populations des restes explosifs de guerre

Cité du Vatican, 15 novembre 2014 (VIS). Le 10 novembre à Genève, Mgr.Silvano M. Tomasi, Observateur permanent auprès des Nations-Unies et des institutions européennes, est intervenu à la VIII conférence des Etats adhérents au V protocole sur les restes explosifs de guerre de la convention sur l'interdiction et la limitation de l'usage de certaines armes conventionnelles qui peuvent être considérées comme excessivement nocives et aux effets indiscriminés. Le protocole V établit les obligations et les meilleures pratiques pour défendre la population civile des dangers liés à la présence sur le terrain d'engins explosifs, restes de guerres.

"Pour leur crédibilité et pour maintenir les portes ouvertes aux négociations et à l'adoption d'autres instruments à l'avenir, il est important que tous les Etats parties prennent au sérieux l'application de cet instrument dans ses dimensions préventives ou curatives. Les récents conflits au proche et moyen Orient, en Afrique, en Afrique septentrionale et en Europe, nous rappellent nos responsabilités quant aux restes d'engins explosifs abandonnés. Au-delà de la sécurité des civils, nous assistons à une déstabilisation nationale et régionale en raison du manque de sécurité et de contrôle des stocks, que la communauté internationale n'est pas en mesure de prévenir, ni suffisamment préparée à cela... Il est vrai que la principale responsabilité revient à l'état touché. Cependant, la coopération internationale est aussi un devoir. Presque tous les conflits actuels impliquent des acteurs nationaux, régionaux et internationaux, étatiques ou non. Il convient aussi de rappeler que la majorité des pays en conflit est constituée de pays en développement qui n'ont pas toujours les moyens suffisants pour dépasser les conséquences du conflit armé sur leur sol... La collaboration entre les états, organisations internationales et ONG dans les différentes zones de désarmement est bien consolidée. La CCW, comprise dans le protocole V, a toujours permis la participation de la société civile et de ses organisations. Nous tirons tous profit du professionnalisme et de la compétence de ces organisations. Nous pensons qu'elles doivent continuer à avoir une place et une voix ici, ainsi qu'un rôle à jouer dans la coopération internationale et dans la prévention et pour remédier aux dommages causés par les restes explosifs de guerre. Les guerres et les conflits armés sont toujours un échec de la politique et de l'humanité. Le droit humanitaire internationale doit maintenir cette dimension humaine fondamentale pour rendre possible la coexistence au niveau national et international. Quand la communauté internationale ne réussit pas à maintenir la paix, elle ne devrait pas accepter un second échec. Le V protocole est une modeste tentative pour empêcher que, le conflit une fois terminé, des personnes innocentes deviennent victimes. L'exécution de celui-ci n'est pas seulement une obligation juridique, mais avant tout un devoir moral envers les personnes et un devoir politique pour rétablir la paix".




Envoyé spécial au Myanmar

Cité du Vatican, 15 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 16 octobre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde), son Envoyé spécial au 500 anniversaire de l'évangélisation du Myanmar (Rangoun, 21 - 23 novembre). Il sera accompagné par l'abbé Marian Soe Naing, SDB, et par le P.Peter Sein Hlaing, OO, Professeurs au grand séminaire de Rangoun.




Audiences

Cité du Vatican, 17 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Ivan Jurkovic, Nonce apostolique en Russie et en Ouzbékistan.

M.Mehmet Pagaci, nouvel Ambassadeur de Turquie, venu lui présenter ses lettres de créance.

Mgr.Lazzaro You Heung-sik, Evêque de Daejeon (Corée).

M.Daniel Baremboim.

Onze prélats de la Conférence épiscopale zambienne en visite Ad Limina:

Mgr.Ignatius Chama, Arcievêque de Kasama et Administrateur apostolique de Mpika.

Mgr.Patrick Chisanga, OFM.Conv, Evêque de Mansa.

Mgr.Telesphore George Mpundu, Archevêque de Lusaka.

Mgr.George Cosmas Zumaire Lungu, Evêque de Chipata, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Benjamin Phiri.

Mgr.Clement Mulenga, SDB, Evêque de Kabwe.

Mgr.Raymond Mpezele, Evêque de Livingstone.

Mgr.Evans Chinyama Chinyemba, OMI, Evêque de Mongu.

Mgr.Moses Hamungole, Evêque de Monse.

Mgr.Alick Banda, Evêque de Ndola.

Mgr.Charles Joseph Sampa Kasonde, Evêque de Solwezi.

Samedi dernier, 15 novembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Paul-André Durocher, Archevêque de Gatineau et Président de la Conférence épiscopale canadienne, accompagné de Mgr.David Douglas Crosby, Evêque de Hamilton et Vice Président, et de M.Bede Hubbard, Sous Secrétaire.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 17 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Cristóbal Ascencio García, Evêque d'Apatzingán (superficie 13.102, population 404.000, catholiques 373.000, prêtres 59, religieuses 126), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1955 à El Josefino de Allende (Mexique) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.François de Tepatitlán di Morelos (Mexique). Licencié en droit canonique, il a été recteur de grand séminaire et juge ecclésiastique. Il succède à Mgr.Miguel Patiño Velásquez, MSF, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé Juan Carlos Ares, Auxiliaire de l'Archevêque de Buenos Aires (Argentine). L'Evêque élu, né en 1963 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Curé de la paroisse Notre Dame de Balvanera à Buenos Aires. Il a été aumônier de scouts, membre du Presbyterium et Vice Directeur du département de l'enseignement catholique diocésain.

Nommé l'Abbé Martín Fassi, Auxiliaire de l'Evêque de San Isidro (Argentine). L'Evêque élu, né en 1960 à San Isidro (Argentine) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Missionnaire à Cuba, il a été enseignant de séminaire et curé de paroisse.

Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Guadalajara (Mexique), présentée par Mgr.Miguel Romano Gómez, en conformité au canon 401,2.

Samedi dernier, 15 novembre, il avait:

Nommé le P.Francisco Javier Pistilli Scorzara, Schön., Evêque d'Encarnación (superficie 16.525, population 611.000, catholiques 502.000, prêtres 52, diacres 1, religieux 110), au Paraguay. L'Evêque élu, né en 1965 à Asunción (Paraguay) et ordonné prêtre en 1997, était jusqu'ici Supérieur régional de son institut pour l'Argentine, l'Uruguay, le Paraguay et le Nigeria. Il a exercé plusieurs responsabilités au sein de l'Institut des Pères de Schönstatt, et succède à Mgr.Ignacio Gogorza Izaguirre, SCI.Béth, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque d'Encarnación (Paraguay), présentée pour limite d'âge par Mgr.Claudio Silvero Acosta, SCI.Béth.

Nommé le P.Heinz Wilhelm Steckling, OMI, Evêque de Ciudad del Este (superficie 29.562, population 795.000, catholiques 783.200, prêtres 111, diacres 1, religieux 198), au Paraguay. L'Evêque élu, né en 1947 à Werl (Allemagne), a prononcé ses v?ux religieux et a été ordonné prêtre en 1974, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de son ordre à Asunción. Diplômé en théologie, il a exercé diverses fonctions au sein de son ordre. Consulteur de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples et du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, il a été Membre des Synodes de 1999 et 2008.

Nommé Mgr.Stephen Tjephe, Evêque de Loikaw (superficie 11.670, population 346.000, catholiques 74.868, prêtres 93, religieux 235), au Myanmar. Auxiliaire de ce même diocèse, il en était jusqu'ici Administrateur apostolique.

Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Gliwice (Pologne), présentée pour limite d'âge par Mgr.Gerard Kusz.

Nommé le P.Lorenzo Lorusso, OP (Italie), Sous Secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 18 Nov - 16:03

Sommaire

- Visite du Président sénégalais
- Conférence internationale sur l'autisme
- Les civils, premières victimes des armes conventionnelles
- Le cinquantenaire de Unitatis Redintegratio




Visite du Président sénégalais

Cité du Vatican, 18 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président sénégalais, M.Macky Sall, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états. Après s'être félicitées de leurs bonnes relations, les parties ont évoqué la précieuse contribution que l'Eglise catholique apporte à la société sénégalaise en matière d'éducation et de santé, mais aussi son engagement en faveur de la paix et de la réconciliation nationale. L'échange de points-de-vue a ensuite porté sur des questions internationales, et plus particulièrement sur les crises régionales en Afrique.




Conférence internationale sur l'autisme

Cité du Vatican, 18 novembre 2014 (VIS). Le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé organise à Rome du 20 au 22 novembre sa XXIX Conférence internationale, consacrée cette fois à l'autisme. Elle a été présentée ce matin en Salle de Presse par Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical, accompagné de Mgr.Jean-Marie Mate Musivi Mupendawatu, Secrétaire, du P.Augusto Chendi, MI, Sous Secrétaire, et de M.Stefano Vicari, Responsable du service de neuropsychiatrie de l'hôpital Bambino Gesù. Rappelant que l'autisme a été identifié en 1911 par le psychiatre suisse Eugen Bleuler, Mgr.Zimowski a expliqué l'intérêt de son dicastère pour ce syndrome, abordé dans la préparation de trois messages pour la Journée mondiale de l'autisme (2 avril chaque année). Les nombreux problèmes, pratiques, éthiques et spirituelles auxquels font face les patients, leurs familles et le personnel traitant méritent que des experts en débattent. L'intérêt pour la conférence 2014, qui s'est manifesté dès son annonce, est confirmé par 650 adhésions (57 pays). Les participants, qui échangeront leurs expériences et idées dans le domaine médical mais aussi social et pastoral, feront le point sur la recherche scientifique, sur les aspects juridiques et sociaux. Le but majeur est de trouver les meilleurs instruments de soin, y compris spirituels pour les personnes touchées directement ou indirectement par l'autisme. Au-delà des soins médicaux, il faut animer l'espérance des personnes et soutenir qui vit les cas les plus difficiles, corps médical compris. La conférence proprement dite sera suivie samedi matin par un temps de prière et de témoignages en la Salle Paul VI, qui précédera la venue du Pape.




Les civils, premières victimes des armes conventionnelles

Cité du Vatican, 18 novembre (VIS). Le 13 novembre, l'Observateur permanent auprès des Nations-Unies à Genève est intervenu lors de la rencontre annuelle des états adhérant à la Convention sur l'interdiction ou limitation des armes conventionnelles pouvant être considérées comme excessivement nocives ou aux effets in-discriminés. Mgr.Silvano Tomasi a d'abord soulevé la question des systèmes d'armes mortelles autonomes, pour lesquelles est nécessaire une approches globale, scientifique, juridique, culturelle, économique, éthique et humanitaire. Le Saint-Siège ayant exprimé sa position lors de la rencontre informelle, Mgr.Tomasi n'y est pas revenu, mais a réaffirmé la volonté de voir renouvelé le mandat correspondant, étend donné l'importance de conserver trace des déclarations, documents, débats et discussions. Puis il est passé aux armes explosives en zones habitées: "Comment protéger les populations de la croissante urbanisation face à l'accroissement du risque de conflits urbains?... Il est clair que les premières victimes de ces conflits sont les civils, souvent sans protection, comme le montrent des millions de réfugiés...fuyant des centres urbains totalement ou partiellement détruits, la dissolution de toute vie sociale et économique organisée, le développement de la haine et de la vengeance. Tout ceci rend difficile voire impossible le rétablissement de l paix et la concorde nationale". La troisième observation regarde l'usage des drones armés. Le Saint-Siège est intervenu l'an dernier sur ce sujet car l'adoption d'un mandat relatif aux systèmes d'armes mortelles autonomes ne peut dispenser la convention de débattre de la complexe question des drones armés. On assiste en effet à une prolifération de cette technologie... Ne pas traiter au bon moment certains problèmes peut avoir de graves conséquences, désastreuses, au point de les rendre insolubles... Le conférence peut encore s'intéresser aux drones avant qu'ils ne deviennent une véritable source de déstabilisation, alors que la communauté internationale a plus que jamais besoin de stabilité, de coopération et de paix".




Le cinquantenaire de Unitatis Redintegratio

Cité du Vatican 18 novembre 2014 (VIS). Le 21 novembre 1964, les pères conciliaires adoptèrent par 2.137 voix contre 11, le Décret Unitatis Redintegratio sur l'oecuménisme, base de départ du dialogue entre l'Eglise catholique et les autres confessions chrétiennes. Pour l'occasion, le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens organise une commémoration qui débutera jeudi par des vêpres en la Basilique St.Paul hors les Murs, auxquelles prendront part des représentants des diverses confessions présentes à Rome. Tous rendront grâce pour les fruits obtenus sur le chemin de l'oecuménisme et demanderont à Dieu de continuer à favoriser le processus. Le lendemain, près l'Université Grégorienne, des théologiens de toutes confessions échangeront leurs appréciations de Unitatis Redintegratio et débattront des enjeux et des perspectives du dialogue. Sous la houlette de M.Giovanni Maria Vian, Directeur de L'Osservatore Romano, interviendront le Cardinal Kurt Koch, Président du conseil pontifical, l'Evêque Irenej Backa, du Patriarcat orthodoxe de Serbie, M.Timothy George, de l'Alliance baptiste mondiale, M.William Henn, catholique, M.Teny Pirry Simonian, du Patriarcat arménien de Cilice, et Mme.Friederike Nussel, luthérienne. La commémoration clôturera la session plénière du Conseil pontifical consacrée aux principes et attentes du dialogue oecuménique, car il est nécessaire de s'interroger sur ce que le décret conciliaire peut encore produire pour inspirer l'engagement de l'Eglise catholique dans un monde oecuménique en changement

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 19 Nov - 15:16



Sommaire

- Tous appelés à la sainteté


- Appel contre la violence et reconnaissance envers la vie contemplative


- Coopération et développement dans la pastorale des migrants
- Autres actes pontificaux




Tous appelés à la sainteté


Cité du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a consacré sa catéchèse à la vocation universelle à la sainteté: Comment y parvenir, s'est-il demandé. "En quoi consiste cette vocation?... Avant tout, il ne s'agit pas de quelque chose qu'on obtiendrait soi-même, grâce à nos qualités et mérites. C'est un don que fait le Seigneur lorsqu'il nous revêt de lui-même et nous rend semblable à lui... La sainteté est ce qu'il y a de plus beau dans l'Eglise, se retrouver en communion avec Dieu dans la plénitude de sa vie et de son amour... Elle n'est donc pas la prérogative de quelques uns. Personne n'est exclu de ce don caractérisant tout chrétien... Pour être saints, pas besoin d'être évêque ou prêtre, car nous y sommes tous appelés... C'est en vivant au quotidien avec amour le témoignage chrétien qu'on est appelé à devenir saint, chacun dans sa condition et son âge", consacré ou laïc, marié ou célibataire, parent ou grand-parent, enfant ou éducateur, etc. "Tout porte à la sainteté si la vie est vécue en communion avec le Seigneur et dans le service des frères". Mais tous devons faire notre examen de conscience: Comment avons-nous jusqu'ici répondu à l'invitation à la sainteté que nous adresse le Seigneur? Partager chaque jour notre joie et l'offrir à ceux que nous côtoyons. "Si on comprend cela, tout change et prend un sens nouveau et beau, jusque dans les choses les plus simples de l'existence. Chaque petit pas vers la sainteté rend la personne meilleure, libérée de l'égoïsme et du replis sur soi. En s'ouvrant sur nos frères et leurs besoins...nous marchons vers la sainteté. Mais on n'avance pas seul, chacun pour soi. On marche vers elle en compagnie, au sein de l'Eglise, aimée et sanctifiée par le Seigneur".




Appel contre la violence et reconnaissance envers la vie contemplative

Cité du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a lancé un vibrant appel afin que soit mis fin à la spirale de haine et de violence qui ensanglante la terre sainte, avec hier encore un attentat meurtrier dans une synagogue de Jérusalem. Assurant prier pour toutes les victimes de cette violence inacceptable, il en a appelé à des décisions courageuses de réconciliation: "Si bâtir la paix est difficile, vivre sans elle est un tourment!". Puis il a rappelé que c'est vendredi la Journée Pro Orantibus, consacrée aux communautés contemplatives, occasion de rendre grâce à Dieu pour tous ceux qui prient et oeuvrent dans le silence des monastères et des ermitages. Il a appelé les fidèles à les aider à accomplir leur importante mission.




Coopération et développement dans la pastorale des migrants

Cité du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Coopération et développement dans la pastorale des migrants, tel est le thème abordé au VII Congrès mondial (Rome 17 - 21 novembre) organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants (300 participants de 93 pays). Lors de l'inauguration, à laquelle ont pris part le Ministre italien de l'intérieur et le directeur général de l'OMI, le Cardinal Antonio Maria Veglio a dressé un état des enjeux migratoires et souligné les urgences qui sollicitent la communauté internationale. Le Président du Conseil pontifical a en particulier relevé le danger représenté par une hostilité croissante des populations face à l'arrivée de migrants, rappelant que l'approche pastorale devrait notamment combattre préjugés et favoriser la coopération, en mettant l'accent sur l'aspect positif du phénomène. Le Ministre Angelino Alfano a parlé de priorité politique nationale mais aussi de la nécessité que l'Europe agisse de concert dans la sauvegarde des vies humaines. Ensuite, M.Willian Lacy Swing a parlé de l'absolue priorité d'accueillir tous les migrants qui nécessite toutefois une meilleure coopération entre les pays de l'Union européenne. L'intervention de Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les relations avec les états, qui a été lue, a souligné l'engagement constant de l'Eglise auprès des populations contraintes à l'exil, rappelant l'urgence qu'il y a à enrayer la criminalité et à combattre la violence accompagnant certains formes de migration. Enfin, Mgr.Joseph Kalathiparambil, Secrétaire du Conseil pontifical, a abordé la question de la diaspora, en particulier la migration des travailleurs qui caractérise de nombreux pays. Dans le contexte de la mondialisation, a-t-il souligné, nombre de personnes tendent à partir chercher de meilleures perspectives de vie dans un pays plus développé. "Principalement en quête de meilleures possibilités d'emploi et de meilleures conditions de vie, ces migrants laissent souvent leurs familles et leurs proches dans l'espoir de leur envoyer des fonds pour améliorer leur situation économique et sociale, et de trouver un jour un moyen de les faire émigrer eux aussi". Il a également évoqué la tutelle de la dignité de la personne migrante, notamment des femmes et des mineurs, du respect des cultures et des convictions religieuses, mais aussi du potentiel que représentent les jeunes comme ponts entre les différentes sociétés et communautés ecclésiales.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Hilario González García, Evêque de Linares (superficie 33.453, population 407.000, catholiques 360.000, prêtres 42, religieuses 58), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1965 à Monterrey (Mexique) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Recteur dui grand séminaire de Monterrey. Licencié en théologie, il a été préfet d'études, aumônier de communautés religieuses et Secrétaire de la Commission oecuménisme et dialogue de la Conférence épiscopale mexicaine. Il succède à Mgr.Ramón Calderón Batres, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

M.René Brülhart (Suisse), Président de l'Autorité de contrôle financier, jusqu'ici Directeur de la même AIF.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 20 Nov - 15:13

Sommaire


- Les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône
- Activité du Conseil ordinaire du Synode des évêques
- Nouvelle évangélisation et joie missionnaire
- Autres actes pontificaux




Les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône

Cité du Vatican, 20 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est rendu ce matin au siège de la FAO, où se tient depuis hier la seconde Conférence internationale sur l'alimentation. Il a été accueilli par le Directeur général et son Adjoint, M.José Graziano da Silva et M.Oleg Chestnov, ainsi que par l'Observateur permanent du Saint-Siège près cette organisation, Mgr.Luigi Travaglino. Après avoir également salué Mme.Margaret Chan, Directrice générale de l'OMS, il a prononcé le discours suivant devant l'assemblée:

"Je me félicite de ce que des représentants d'états et d'organisations internationales, de la société civile, du monde agricole et de l'entreprise se rencontrent pour réfléchir aux moyens d'assurer à tous l'alimentation nécessaire, mais aussi aux changements à apporter aux politiques alimentaires. Une unité de principes et d'actions, envisagée dans un esprit de fraternité, devrait être décisive pour trouver de justes solutions. Pour sa part, l'Eglise est toujours attentive à tout ce qui touche au bien-être spirituel et matériel des personnes, en particulier des marginaux et exclus, dont on doit garantir sécurité et dignité.

A l'instar d'une famille, l'avenir de chaque peuple est plus que jamais lié à celui des autres. Or les relations entre pays sont trop souvent marquées par des préjugés réciproques, qui dégénèrent parfois en une agression économique qui mine les rapports amicaux et marginalise qui est déjà marginalisé dans sa recherche du pain quotidien ou d'un travail décent. C'est cela le quart-monde dans lequel on atteint les limites de mesures basées sur une souveraineté nationale considérée comme absolue, où les intérêts nationaux sont fréquemment conditionnés par quelque groupe de pouvoir. La lecture du document de travail destiné à mettre au point des normes plus efficaces dans l'alimentation du monde en témoigne. J'espère donc que, dans la formulation des propositions négociées, les états prennent en compte que le seul droit à l'alimentation ne peut la garantir si on ne tient pas compte du sujet réel, de la personne souffrant de la faim ou de malnutrition. On parle beaucoup de droits tout en oubliant par trop les devoirs, sans se préoccuper vraiment de qui souffre de ces carences. Malheureusement, la lutte contre la faim et la malnutrition est souvent bloquée par la priorité du marché et la dictature du profit, qui réduisent les aliments à une marchandise sujette à la spéculation. Tandis qu'on parle de nouveaux droits, l'affamé est au coin de la rue à demander d'être inclus dans la société et d'avoir le pain quotidien. C'est la dignité qu'il demande, non l'aumône.

Ces principes ne peuvent rester théoriques. Les individus et les peuples attendent la mise en oeuvre d'une justice de partage et de distribution, d'une justice qui ne se limite pas à la loi. L'activité et les projets de développement des organisations internationales devraient tenir compte des attentes quotidiennes des gens, qui veulent le respect en toute circonstance des droits fondamentaux de la personne, et en l'occurrence de qui souffre de la faim. Cela permettrait aux interventions humanitaires d'urgence ou aux plans de développement -intégral et réel- de donner de bien meilleurs résultats.

Si l'attention à la production alimentaire, à la disponibilité des aliments et à leur accès, comme l'attention aux changements climatiques et au commerce agricole doivent certes répondre à des méthodes techniques, l'homme doit être prioritaire. La première préoccupation doit regarder les personnes qui manquent du pain quotidien, qui en sont réduits à lutter pour survivre au point de ne plus se préoccuper de vie sociale ni de rapports familiaux. Inaugurant ici-même en 1992 la première Conférence sur l'alimentation, Jean-Paul II avait mis en garde la communauté internationale contre le "paradoxe de l'abondance": Il y a de quoi nourrir tout le monde mais tous ne parviennent pas à manger, alors même que le surplus et le rebut, la surconsommation et l'usage détourné d'aliments sont monnaie courante. Malheureusement, ce paradoxe est plus que jamais actuel. Il y a peu de sujets comme la faim auxquels on applique tant de sophismes, dont on manipule les données et les statistique en fonction de la sécurité nationale, par corruption ou référence feinte à la crise. Tel est le premier obstacle à franchir. Le second consiste à résoudre le manque de solidarité, un mot devenu presque suspect, qu'inconsciemment certains semblent vouloir gommer du dictionnaire. Nos sociétés souffrent d'un individualisme croissant mais aussi de division, ce qui conduit les plus faibles à perdre leur dignité de vie mais aussi à la manifestation de révoltes contre les institutions. Lorsque la solidarité fait défaut au sein d'une société, le monde entier s'en ressent. La solidarité rend les individus capables de rencontrer l'autre et de tisser des liens fraternels dépassant toutes les différences, et par conséquent de rechercher ensemble le bien commun. Dans la mesure où ils sont conscients de leur responsabilité envers le dessein de la création, les hommes sont capables du respect des autres, plutôt que de se combattre au dam de la planète. Conçus comme communautés de personnes et de peuples, les états doivent être prêts à s'entraider sur la base des principes et des lois internationales. Gravée dans le coeur de l'homme, la loi naturelle constitue une source infinie d'inspiration. Son langage est universel car elle parle d'amour, de justice et de paix, toutes choses inséparables. A l'instar des personnes, les états et les institutions internationales sont appelés à adopter et à diffuser l'amour, la justice et la paix. Et ce dans un esprit d'écoute et de dialogue, qui est également indispensable à la perspective de nourrir la famille humaine toute entière.

Toute femme et tout homme, tout enfant comme toute personne âgée doivent partout disposer d'une alimentation correcte. Il est du devoir de tout état attentif au bien-être des citoyens de souscrire sans réserve aux principes que nous avons évoqués, et de s'engager à leur application pratique avec persévérance. L'Eglise catholique s'engage à offrir sa contribution par une attention constante envers les pauvres où qu'ils soient. C'est dans ce but que le Saint-Siège agit auprès des organisations internationales, et qu'il s'implique par le biais de documents et de déclarations. Il entend ainsi aider à retenir et adopter des critères en mesure de développer un système mondial juste. Au plan éthique, ces critères doivent être fondés sur la vérité, la liberté, la justice et la solidarité. Et au plan juridique, ils doivent lier entre eux droit à l'alimentation et droit à la vie, droit à une existence digne, droit à une protection légale qui n'est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l'obligation morale du partage des richesses. Si on croit dans le principe de l'unité de la famille humaine, fondée sur la paternité du Créateur, et dans la fraternité des êtres humains, on ne saurait admettre le moindre conditionnement politique ou économique en matière de disponibilité alimentaire. Et à propos de ce type de pressions, je pense à notre mère la terre: Si nous sommes libres de conditionnements politiques et économiques, nous éviterons sa destruction. Attention donc aux conférences qui se tiendront au Pérou et en France pour envisager une bonne gestion de la planète. Je me souviens d'un vieil homme que disait que Dieu pardonne toujours. Certes, il pardonne offenses et mauvaises actions, l'homme aussi pardonne parfois, mais la terre ne pardonne jamais. Nous devons choyer la terre afin d'éviter qu'elle anéantisse l'humanité. Plus encore, aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, quant à l'accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l'élimination de la faim dans le monde. Voulant partager avec vous ces réflexions, je demande au Tout Puissant, riche en miséricorde, de bénir, quelques soient les responsabilités, tous ceux qui se mettent au service de qui souffre de faim et de malnutrition, et qui savent leur manifester concrètement leur attention. Puisse aussi la communauté internationale entendre l'appel de cette conférence et y voir l'expression de la conscience commune de l'humanité. Il faut donner à manger aux affamés afin de sauver la vie sur cette planète".

Après cette intervention, le Pape François est allé saluer le personnel de la FAO, qu'il a félicité pour son esprit solidaire et une efficacité qui, a-t-il dit, "va bien au-delà des documents, et voit les visages réels ainsi que les situations dramatiques dans lesquelles se trouvent les personnes souffrant de la faim, mais aussi de la soif. L'eau n'est pas gratuite, comme on le pense généralement. L'accès à l'eau constitue un énorme problème, qui pourrait déboucher sur une guerre!". Il a redit que les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône.




Activité du Conseil ordinaire du Synode des évêques

Cité du Vatican, 20 novembre 2014 (VIS). Le Conseil ordinaire du Synode des évêques s'est réuni les 18 et 19 novembre pour évaluer les résultats de la récente assemblée extraordinaire et préparer l'assemblée ordinaire d'octobre prochain. Afin de souligner que le Synode exprime la collégialité de l'Eglise, mais aussi l'importance du thème de la famille, le Pape a présidé la réunion d'ouverture. Outre le Cardinal Lorenzo Baldisseri et Mgr.Fabio Fabene, Secrétaire général et Sous Secrétaire du dicastère, y ont pris part les Cardinaux Schönborn, Napier, Turkson, Pell, Wuerl et Tagle, ainsi que Mgr.Bruno Forte et Mgr.Salvatore Fisichella, et à titre d'invité Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille. Le Cardinal Baldisseri a d'emblée souligné le climat de liberté, de sincérité et de communion fraternelle ayant caractérisé les travaux de la récente assemblée, ce qui a favorisé la réflexion générale. Puis il a dit que les nuances qui caractérisent le document final reflètent bien les résultats du débat synodal. Le présent conseil a ensuite envisagé le travail à effectuer d'une assemblée à l'autre. C'est d'autant plus important que ce cas de figure ne s'est jamais présenté. Les conférences épiscopales, qui en quelque sorte prennent le relais, vont approfondir les questions posées et solliciter les diverses instances ecclésiales locales à réfléchir. Seront aussi suggérées des améliorations de la communication afin de faciliter la perception de la thématique. Les Lineamenta vont être aussi mis au point et adressés début décembre aux conférences épiscopales, de manière a avoir le temps nécessaire à l'élaboration de l'Instrumentum Laboris avant l'été 2015.




Nouvelle évangélisation et joie missionnaire

Cité du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui s'est ouvert à Rome le troisième Congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés, organisé par le Conseil pontifical pour les laïcs (après ceux de1998 et 2006). Faisant écho à l'appel du Pape à la conversion missionnaire (Evangelii Gaudium), il rassemble 300 membres d'associations en provenance d'une quarantaine de pays qui vont réfléchir à la joie de l'Evangile au service de la mission. Les travaux ont été ouverts par le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical, qui a évoqué le magistère des trois derniers Papes consacré à ce que Jean-Paul II appelait la nouvelle saison de l'agrégation des laïcs, avant de revenir sur une floraison ecclésiale en laquelle le magistère a reconnu une réponse au défi de la nouvelle évangélisation. Jean-Paul II a suivi de près le rapide développement des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés, et les a guidés d'une parole claire et lumineuse. Il a indiqué une nouvelle étape, celle de la maturité ecclésiale. Le caractère multiforme et l'unité des charismes et ministères sont inséparables de la vie de l'Eglise car l'Esprit veut la variété des courants laïcs au service du corps unique qu'est l'Eglise. Les charismes nouveaux qu'ils expriment ne sont pas un patrimoine replié sur lui au profit d'un groupe. Don de l'Esprit, ils doivent être intégrés dans le corps ecclésial comme attirés par le Christ qui représente le centre d'où part l'élan évangélisateur.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Peter Andrew Comensoli, Evêque de Broken Bay (superficie 2.763, population 930.000, catholiques 395.000, prêtres 109, diacres 6, religieux 155), en Australie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sydney (Australie)


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 21 Nov - 21:11

Sommaire

- L'émigration, une aspiration à l'espérance
- Message vidéo au IV Festival de la doctrine sociale
- Les chrétiens veulent avancer ensemble
- Session publique des Académies pontificales
- Audiences
- Autres actes pontificaux
- Nouveau Vice Directeur de L'Osservatore Romano




L'émigration, une aspiration à l'espérance

Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). ''L?émigration reste une aspiration à l?espérance malgré les évènements dramatique enregistrés ces dernières années". Recevant les participants au VII Congrès mondial de la pastorale des migrants, le Pape a évoqué les raisons qui poussent de nombreux habitants des zones sous développées de la planète à chercher ailleurs un avenir meilleur pour leurs familles, au risque de désillusions et d?échecs provoqués en grande partie par la crise économique qui touche, à des degrés divers, tous les pays du monde. Pendant trois jours, le congrès a étudié les dynamiques de la coopération et du développement dans la pastorale des migrations, en particulier, les inégalités, la pauvreté, l?accroissement démographique, le manque croissant d?emploi dans certains secteurs du marché du travail, les catastrophes liées aux changements climatiques, les guerres et les persécutions, le désir des jeunes générations de se déplacer à la recherche de nouvelles opportunités. Le congrès a aussi examiné comment la connexion entre coopération et développement met en avant les différents intérêts des états et des migrants, d?une part, et les opportunités dont ils pourraient bénéficier, d?autre part. En fait, a-t-il poursuivi, "les pays d?accueil tirent des avantages à employer des immigrés pour les besoins de la production et du bien-être national, remédiant aussi souvent au vide créé par la crise démographique. Les pays desquels partent les migrants, quant à eux, enregistrent une certaine atténuation du problème de la pénurie d?emploi, et tirent surtout des bénéfices des versements d?argent faits au profit des familles restées dans la patrie". Mais ces bénéfices s?accompagnent de problèmes comme l?appauvrissement des pays d?origine dû à la fuite des cerveaux, la fragilité des enfants qui grandissent sans l?un ou l?autre de leurs parents, et le risque de rupture des mariages à cause des absences prolongées. En revanche, dans les pays d?accueil, les émigrés ont des difficultés d?insertion dans les tissus urbains déjà problématiques, et des difficultés d?intégration et de respect des conventions culturelles et sociales. "C?est pourquoi les agents pastoraux jouent un rôle précieux d?invitation au dialogue, à l?accueil et à la légalité, de médiation avec les personnes du pays d?accueil. Dans les pays d?origine, en revanche, la proximité avec les familles et les jeunes ayant des parents qui ont migré peut atténuer les retombées négatives liées à leur absence". Mais les implications de la sollicitude pastorale de l?Eglise en matière de coopération, de développement et de migrations, comme l?a réaffirmé le congrès, vont au-delà.

C?est là que l?Eglise a son mot à dire pour que "la communauté chrétienne s?efforce d?accueillir continuellement les immigrés et partager avec eux les dons de Dieu, en particulier le don de la foi. Celle-ci soutient des projets d?évangélisation et d?accompagnement des migrants au long de leur voyage, du pays d?origine à travers les pays de transit, jusqu?au pays d?accueil, avec une attention particulière pour répondre à leurs exigences spirituelles par la catéchèse, la liturgie et la célébration des sacrements. Malheureusement les migrants vivent souvent des situations de désillusion, de découragement et de solitude, parfois même de marginalisation...partagés entre déracinement et intégration. C?est ici aussi que l?Eglise cherche à être un espace d?espérance. Elle élabore des programmes de formation et de sensibilisation, hausse la voix pour défendre les droits des migrants, offre son assistance même matérielle, sans exclusion, afin que chacun soit traité comme enfant de Dieu. Dans la rencontre avec les migrants, il est important d?adopter une perspective intégrale, de manière à mettre en valeur leurs capacités au lieu d?y voir seulement un problème à résoudre... Cela requiert à tous les niveaux un minimum de participation à la vie de la communauté humaine. Cela est d?autant plus nécessaire dans la communauté chrétienne où personne n?est étranger, et où chacun mérite d?être accueilli et soutenu. L?Eglise, en plus d?être une communauté de fidèles qui reconnaît Jésus Christ dans le prochain, est une mère sans limite et sans frontière. Elle est mère de tous et s?efforce de nourrir la culture de l?accueil et de la solidarité, où personne n?est inutile, pas à sa place ou à rejeter... C?est pourquoi, les migrants, avec leur humanité avant même leurs valeurs culturelles, élargissent le sens de la fraternité humaine. En même temps, leur présence est un rappel aux besoins d?éradiquer les inégalités, les injustices et les oppressions. Ainsi, les migrants peuvent devenir des partenaires dans la construction d?une identité plus riche pour les communautés qui les accueillent, ainsi que pour les personnes qui les accueillent, en participant au développement de sociétés inclusives, créatives et respectueuses de la dignité de tous". Le Saint-Père a conclu son intervention en invoquant sur les participants au congrès la protection de Marie et de Joseph, "qui ont fait l?expérience de la difficulté de l?exil d'Egypte".




Message vidéo au IV Festival de la doctrine sociale

Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est adressé par vidéo au participants au IV Festival de la doctrine sociale de l'Eglise en cours à Vérone (Italie). Il y offre quelques réflexions: "La crise socio-économique inquiète et désoriente, au point que certains pense qu'on ne peut rien y faire. Il y a une grande tentation de replis du soi qui risque d'être un prétexte pour ne pas entendre le cri des pauvres ni voir la souffrance de qui a perdu sa dignité en perdant son emploi. Les personnes qui ne pensent qu'à soigner leurs propres blessures finissent par se travestir. Là est le piège, le risque d'une indifférence qui rend aveugle, sourd et muet, auto-référentiel au point de ne voir que ce qui se reflète dans notre miroir de Narcisse. Or nous sommes appelés à nous dépasser et à répondre aux problèmes réels...en prenant des initiatives... Dans le domaine économique il est urgent d'agir pour éviter que l'argent domine tout. C'est alors une globalisation dangereuse qui contrôle tout, dans laquelle l'argent devient patron. En l'occurrence, prendre l'initiative signifie avoir le courage de ne sa se laisser prendre au jeu de l'argent. Le profit à tout prix rend esclave. On a besoin d'un nouveau mode de voir les choses... Le problème réel n'est pas tant l'argent que les hommes. On ne peut réclamer à l'argent ce que seules les personnes peuvent faire. En lui même il ne créé pas le progrès. Ce sont les hommes qui doivent agir", relancer l'entreprise, innover technologiquement mais aussi par le biais de la participation et de la responsabilisation, par le dépassement de la passivité et de l'assistanat. "Prendre l'initiative signifie également considérer l'amour comme une réelle force de changement... Libérer les talents, c'est le début du changement, qui permet de dépasser les jalousies et les rivalités, les incompréhensions et les préjugés". Et puis, pour aller de l'avant il faut investir sans hésiter sur les jeunes, en ayant toute confiance en eux. Aller de l'avant ne peut se contenter d'initiatives individuelles et éparpillées. "Il y a besoin d'un projet partagé, qui ait une finalité, un parcours vers un but à atteindre. Il faut agir en peuple, avancer tous ensemble et trouver en cela un sens de plénitude".




Les chrétiens veulent avancer ensemble

Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu hier après-midi le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, en clôture de son assemblée plénière consacrée aux perspectives oecuméniques à cinquante ans des documents conciliaires Unitatis Redintegratio, Orientalium Ecclesiarum et Lumen Gentium. Ces textes, "bien reçus ont permis, sur la base de donnés tirées de l'Ecriture comme de la Tradition, de modifier le comportement des catholiques envers les autres Eglises et communautés ecclésiales. L'hostilité et l'indifférence qui avaient creusé des fossés apparemment infranchissables et provoqué de profondes blessures appartiennent au passé. Nous sommes dans un processus de guérison qui permet d'accueillir nos frères et soeurs dans l'unité profonde qui vient de notre baptême... Cet anniversaire nous invite également à rendre grâce pour les fruits récoltés durant ce demi-siècle, et notamment comment apprécier le bon et le vrai dans la vie des autres chrétiens...ou approfondir les contacts entre communautés en développant de nouvelles formes de collaboration. Les traductions oecuméniques de l'Ecriture, les actions communes en défense de la vie et de la dignité de la personne, la protection de la nature ou la lutte contre les injustices" en sont le résultat. Ceci dit, "on ne saurait céder au doute ou à la résignation. Continuons d'avoir confiance en Dieu...dans notre approche des enjeux oecuméniques. Cultivons un oecuménisme spirituel...pour avancer ensemble dans la voie de l'Evangile. L'oecuménisme spirituel qui trouve son point d'orgue dans la Semaine de prière pour l'unité, vit et se développe à travers de multiples canaux: Un réseau mondial de prière et de méditation partagées qui, de la paroisse à la rencontre mondiale oxygène le corps ecclésial, mais aussi de gestes communs de charité, et de textes échangés fait croire la connaissance, le respect et l'estime réciproques... Unitatis Redintegratio invite à...témoigner du Christ jusqu'au sacrifice de la vie. Ces témoignages de sang n'ont jamais manqué durant ces cinquante années, jusqu'à nos jours... Les persécuteurs du Christ et de ses disciples ne font pas de différence confessionnelle car il les persécutent tous parce qu'ils sont chrétiens". Puis le Pape a souligné l'existence" d'un fort désir d'aller de l'avant ensemble, de prier et...de rendre service aux plus faibles. L'Esprit nous conduit dans ce cheminement commun qui nous apprend à se connaître afin que nous vivions pleinement dans la communion... La recherche de la pleine unité des chrétiens reste une priorité pour l'Eglise catholique et une préoccupation quotidienne du Pape. Cette unité est avant tout un don de Dieu, un action de l'Esprit à laquelle nous sommes tous appelés à collaborer".




Session publique des Académies pontificales

Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Hier, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme au Cardinal Ravasi, Président du Conseil de coordination des Académies pontificales à l'occasion de leur IX Session publique. Le thème de la manifestation, préparé par l'Académie internationale mariale est: Marie, icône de la beauté infinie de Dieu. L'exhortation apostolique Marialis Cultus et le magistère marial de Paul VI. Evoquant le grand amour de son prédécesseur pour la Vierge Marie, Mater Ecclesiae, le Saint-Père y rappelle ses encycliques Mense Maio et Christi Matri, et ses exhortations Signum Magnum, Recurens Mensis October et Marialis Cultus, publiée il y a quarante ans: A la veille du cinquantième anniversaire de la clôture de Vatican II, volontairement fixée au 8 décembre par Paul VI, les Académies ont désiré voir et entendre l'homélie historique de 1965 dans laquelle ce Pape a voulu indiquer Marie comme Mère de Dieu et Mère spirituelle de l'Eglise toute entière. "Dans les moments délicats et déterminants pour l'Eglise et l'humanité, Paul VI s'est toujours tourné vers Marie, encourageant le peuple de Dieu à solliciter son intercession et sa protection, à lui demander la paix... Dans on exhortation Evangelii Gaudium, j'ai moi aussi confié le cheminement de l'Eglise à la maternelle protection de Marie, rappelant à tous qu'il y a une manière mariale de conduire l'évangélisation. Chaque fois que nous admirons Marie, nous retrouvons la force révolutionnaire de la tendresse. En elle on comprend que, comme l'humilité, il ne s'agit pas de faiblesse car en réalité ce sont les vertus des forts. Ceux-ci n'ont pas besoin de malmener les autres pour se sentir importants... Donc, nous ne devons cesser d'apprendre de Marie, d'admirer sa beauté et de nous laisser conduire à la source...de la beauté de Dieu, révélée à l'humanité par le Christ, fils du Père et fils de Marie". Le Pape a conclu son message en formant des voeux de succès pour le travail des académies pontificales, remettant leur prix 2014 à l'association mariale interdisciplinaire italienne qui publie la revue Theotokos. "Puisse-t-il être un encouragement pour une oeuvre pastorale". La médaille du pontificat a été attribuée au Centre marial de diffusion culturel des Serviteurs de Marie au Mexique.




Audiences

Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Enrico Dal Covolo, Recteur de l'Université pontificale du Latran.

Mgr.Anthony Sablan Apuron, Evêque d'Agaña (USA - Guam).




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Ariel Lascarro Tapia, Evêque de Magangué (superficie 20.165, population 838.000, catholiques 677.000, prêtres 70, religieux 30), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1967 à Carmen de Bolivar (Colombie) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Bon Secours de Bocagrande (Colombie). Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, responsable diocésain des vocations, délégué à l'Enfance missionnaire et à l'animation biblique, Vicaire diocésain pour la pastorale.

Nommé l'Abbé Moisés Carlos Atisha Contreras, Scolope, Evêque de San Marcos de Arica (superficie 16.512, population 198.400, catholiques 140.000, prêtres 37, diacres 29, religieux 30), au Chili. L'Evêque élu, né en 1969 à Santiago de Cile (Chili), a émis ses voeux religieux et a été ordonné prêtre en 1994. Jusqu'ici Curé de l'Ascension à Santiago de Cile. Il a été directeur spirituel dans un collège et Secrétaire de la Commission pour la pastorale des jeunes de la Conférence épiscopale chilienne.

Nommé l'Abbé Jorge Martín Torres Carbonell, Auxiliaire de l'Evêque de Lomas de Zamora (Argentine). L'Evêque élu, né en 1954 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici Curé du sanctuaire de San Cayetan de Buenos Aires. Il a été responsable diocésain de la pastorale des jeunes, Doyen du Presbyterium et Vicaire épiscopal.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Luis Carlos Gleisner Wobbe à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de La Serena (Chili).

Nommé les Cardinaux André Vingt-Trois (France), Luis Antonio G.Tagle (Philippines), Raymundo Damasceno Assis (Brésil) et Wilfrid Fox Napier, OFM (Afrique du Sud), Présidents Délégués de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.

Nommé le Cardinal Péter Erdö (Hongrie), Rapporteur général de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.

Nommé Mgr.Bruno Forte (Italie), Secrétaire spécial de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.




Nouveau Vice Directeur de L'Osservatore Romano

Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat a nommé M.Giuseppe Fiorentino (Italie), Vice Directeur de L'Osservatore Romano, dont il était jusqu'ici un des Rédacteurs.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 24 Nov - 14:53

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- A l'exemple de saint Kuriakose Elias et de sainte Euphrasia
- Royaume de Dieu, proximité et tendresse
- A l'exemple des nouveaux saints
- Chaque chrétien est appelé à être missionnaire
- Rompre l'isolement des autistes et de leurs familles
- Nouvelles communautés, charisme, communion et respect de la liberté
- Décès du Cardinal Angelini
- Visite privée du Président italien
- Audiences
- Autres actes pontificaux




A l'exemple de saint Kuriakose Elias et de sainte Euphrasia

Cité du Vatican 24 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a rencontré ce matin les fidèles indiens de l'Eglise syro-malabare venus pour la canonisation de saint Kuriakose Elias Chavara de la Ste.Famille et de sainte Euphrasia Eluvathingal su Sacré C?ur, remerciant les fidèles du Kérala de sa force apostolique: "Continuez à témoigner ainsi de votre foi. Le Kérala est un creuset fertile de vocations, sacerdotales et religieuses... Puissent ces moments de fête et d'intense spiritualité vous aider à admirer les merveilles accomplies par le Seigneur dans la vie et l??uvre des nouveaux saints...qui nous rappellent que l'amour de Dieu est la source et la finalité de toute sainteté, tandis que l'amour du prochain est la plus lumineuse manifestation de l'amour envers le Seigneur. Le P.Kuriakose Elias fut un religieux actif et contemplatif à la fois, qui dépensa sa vie au service de son Eglise en se sanctifiant dans la sanctification de l'autre". Quant à S?ur Euphrasie, "elle vécut en profonde union à Dieu. La vie de sainteté de celle qu'on surnommait Mère priante, demeure un exemple et un encouragement pour tous... Puissent-ils vous aider à faire fructifier leur trésor et leur leçon de vie évangélique. Suivez leurs traces, et de manière particulière leur amour de Jésus Eucharistie et de l'Eglise, afin d'avancer dans la voie de la sainteté".




Royaume de Dieu, proximité et tendresse

Cité du Vatican, 23 novembre 2014 (VIS). Au cours de la messe célébrée ce matin Place St.Pierre en la solennité du Christ Roi, le Saint-Père a canonisé les bienheureux Giovanni Antonio Fraina (1803 - 1888), Kuriakose Elias Chavara de la Ste.Famille (1805 - 1871), Ludovico da Casoria (1814 - 1885), Nicola da Longobardi (1650 - 1709), Euphrasia Eluvathingal du Sacré C?ur (1877 - 1952) et Amato Ronconi (env.1226-env.1292). Dans son homélie, il a rappelé que le royaume de Jésus est un "règne de vérité et de vie, un règne de sainteté et de grâce, un règne de justice, d'amour et de paix", et a évoqué les lectures du jour qui montrent comment le Seigneur a régné, comment il règne au fil de l'histoire et ce qu'il nous demande. Jésus a régné "avec proximité et tendresse envers nous", comme le dit le prophète Ezéchiel dans la première lecture lorsqu'il décrit l'attitude du berger avec son troupeau en utilisant les verbes chercher, passer en revue, réunir, conduire au pré, faire reposer, chercher la brebis égarée, ramener la brebis perdue, panser les blessures, soigner la brebis malade, prendre soin, paître. "Nous qui dans l'Eglise sommes appelés à être pasteurs, nous ne pouvons pas nous détacher de ce modèle, si nous ne voulons pas devenir des mercenaires. A ce propos, le peuple de Dieu possède un flair infaillible pour reconnaître les bons pasteurs et les distinguer des mercenaires". Après sa victoire, c'est-à-dire après sa résurrection, Jésus dirige son royaume mais non pas comme un roi au sens du monde. "Pour lui, régner n'est pas commander, mais obéir au Père, s'en remettre à lui, pour que s'accomplisse son dessein d'amour et de salut". L'Evangile nous dit aussi ce que le règne de Jésus attend de nous: "il nous rappelle que la proximité et la tendresse sont une règle de vie pour nous aussi, et nous serons jugés sur cela... Le salut ne commence pas par la confession de la royauté du Christ, mais par l'imitation des ?uvres de miséricorde grâce auxquelles il a réalisé son règne. Qui les accomplit montre qu'il a accueilli la royauté de Jésus, parce qu'il a laissé la place dans son c?ur à la charité de Dieu. Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour, sur la proximité et sur la tendresse envers nos frères...Jésus, par sa victoire, nous a ouvert son royaume, mais il revient à chacun de nous d'y entrer, déjà à partir de cette vie, le Royaume commence maintenant, en étant concrètement proches de nos frères qui ont besoin de pain, de vêtements, d'accueil, de solidarité, de catéchèses".

"Aujourd'hui, l'Eglise nous offre comme modèles de nouveaux saints qui, grâce à leur dévouement généreux envers Dieu et leurs frères, ont servi, chacun dans son milieu, le royaume de Dieu et en sont devenus héritiers. Chacun d'eux a répondu avec une créativité extraordinaire au commandement de l'amour de Dieu et du prochain. Ils se sont dépensés sans compter au service des derniers, aidant les indigents, les malades, les personnes âgées, les pèlerins. Leur prédilection pour les petits et les pauvres était le reflet et la mesure de leur amour inconditionné pour Dieu. En effet, ils ont cherché et découvert la charité dans la relation forte et personnelle avec Dieu, de laquelle provient le véritable amour pour le prochain...Avec le rite de canonisation, nous avons confessé une fois encore le mystère du règne de Dieu et honoré le Christ Roi, Pasteur plein d'amour pour son troupeau. Que les nouveaux saints, par leur exemple et leur intercession, fassent grandir en nous la joie de cheminer sur la voie de l'Evangile, la décision de l'assumer comme la boussole de notre vie".




A l'exemple des nouveaux saints

Cité du Vatican, 23 novembre 2014 (VIS). Après avoir conclu la messe de canonisation, le Saint-Père a récité l'angélus avec l'assemblée et salué les différentes délégations. A la délégation italienne, il a dit que les quatre nouveaux saints nés dans les provinces de Vicenza, Naples, Cosenza et Rimini, devraient aider le peuple italien à raviver son esprit de concorde et d'unité. Malgré un moment difficile, les italiens doivent envisager l'avenir avec confiance, certains que Dieu ne les abandonne pas. Aux indiens, dont deux nouveaux saints proviennent du Kérala, "une terre de foi et de vocations sacerdotales et religieuses", il a dit son espoir d'une relance missionnaire. Inspirés par leur exemple de concorde et de réconciliation, les chrétiens de l'Inde doivent poursuivre leur chemin de solidarité et de coexistence fraternelle.




Chaque chrétien est appelé à être missionnaire

Cité du Vatican, 22 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants au quatrième congrès missionnaire national organisé par la Conférence épiscopale italienne. Devant quelque 800 personnes, le Pape a rappelé que chaque génération est appelée à être missionnaire...dès le début...comme quand André et Jean ont rencontré le Seigneur et...sont ensuite repartis enthousiastes. La première chose qu'ils ont fait a été de devenir missionnaires. Ils se sont rendus chez leurs frères et amis pour leur dire: Nous avons rencontré le Seigneur, nous avons trouvé le Messie!". Après ces paroles improvisées, le Pape François a cité son exhortation apostolique Evangelii Gaudium dans laquelle il évoque une Eglise en sortie et rappelle qu'une Eglise missionnaire ne peut être qu'en sortie, ne doit pas avoir peur d'aller à la rencontre des autres, de découvrir des nouveautés, de parler de la joie de l'Evangile...non pour faire du prosélytisme, mais pour dire ce que nous avons et voulons partager sans forcer personne, avec tous, sans distinction... Les Eglises locales en Italie ont beaucoup fait... Je répète ce que m'a dit un cardinal brésilien: Quand je vais en Amazonie -parce que sa mission est de visiter les diocèses amazoniens- je vais au cimetière et je vois les tombes des missionnaires. Il y en a beaucoup. Et je pense: Ceux-ci pourraient être canonisés immédiatement. C'est cela l'Eglise; ce sont les Eglises d'Italie".

"Je vous remercie de ce que vous faites à divers titres...et vous demande de vous engager avec passion pour maintenir vivant cet esprit. Je vois ensemble des évêques, des prêtres et tant de laïcs. La mission est le devoir de tout chrétien, non de quelques-uns... L'Eglise italienne -a répété le Pape- a donné de nombreux prêtres et laïcs Fidei Donum, qui choisissent de dépenser leur vie pour construire l'Eglise dans les périphéries du monde, parmi les pauvres et les marginaux... Je vous encourage à ne pas vous laisser voler l'espérance et le rêve de changer le monde avec...le levain de l'Evangile, en commençant par les périphéries humaines et existentielles. Sortir signifie dépasser la tentation de parler entre nous en oubliant tous ceux qui attendent de nous une parole de miséricorde, de consolation, d'espérance. L'Evangile de Jésus se réalise dans l'histoire. Jésus lui-même a été un homme de la périphérie, de cette Galilée éloignée des centres de pouvoir de l'Empire romain et de Jérusalem... Pourtant, sa parole a été le début d'un tournant dans l'histoire, le début d'une révolution spirituelle et humaine, la bonne nouvelle du Seigneur mort et ressuscité pour nous". Le Pape a alors encouragé les présents à accroître l'esprit missionnaire et l'enthousiasme de la mission, sans se décourager devant les difficultés et surtout "en commençant par les enfants. Dans leur catéchèse, les enfants doivent recevoir une catéchèse missionnaire. Parfois, même dans l'Eglise, nous sommes gagnés par le pessimisme, qui risque de priver de l'annonce de l'Evangile tant d'hommes et de femmes. Allons de l'avant avec l'espérance! Les nombreux missionnaires martyrs de la foi et de la charité nous indiquent que la victoire est seulement dans l'amour et dans une vie dépensée pour le Seigneur et pour le prochain, à commencer par les pauvres. Les pauvres sont les compagnons de voyage d'une Eglise en sortie, parce que ce sont les premiers que celle-ci rencontre. Les pauvres sont aussi vos évangélisateurs, parce qu'ils vous indiquent quelles sont les périphéries où l'Evangile doit encore être proclamé et vécu. Sortir, c'est ne pas rester indifférents à la misère, à la guerre, à la violence de nos villes, à l'abandon des personnes âgées, à l'anonymat de tant de gens nécessiteux et à la distance avec les plus faibles. Sortir et ne pas tolérer que dans nos villes chrétiennes il y ait tant d'enfants qui ne sachent pas faire le signe de la croix. Cela est sortir. Sortir c'est être des artisans de paix, cette paix que le Seigneur nous donne chaque jour et dont le monde a tant besoin. Les missionnaires ne renoncent jamais au rêve de la paix même au milieu des difficultés et des persécutions, qui reviennent aujourd'hui en force".




Rompre l'isolement des autistes et de leurs familles

Cité du Vatican 22 novembre 2014 (VIS). Le Pape François a reçu les participants à la conférence sur l'autisme organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, en présence de malades et familiers. Remerciant les organisateurs, il a rappelé que ce syndrome, qui préoccupe les responsables politiques, interpelle aussi l'Eglise et ses communautés... Un effort conjugué de solidarité est nécessaire pour développer la prise en charge et le suivi" des autistes et de leurs familles, "et rompre l'isolement dans lequel ils sont souvent plongés... Mais il ne doit pas s'agir d'un accompagnement impersonnel. Mais ce service "entend avant tout se mettre à l'écoute des profondes exigences d'un syndrome qu'il est souvent difficile d'identifier au sein de la famille... Il convient de créer des réseaux territoriaux de services complets, facilement accessibles et prenant en compte les parents, la famille et les amis, le personnel soignant, les enseignants et les agents pastoraux qui aident l'entourage à ne pas tomber dans le sentiment de l'impuissance et la frustration... Il faut aussi encourager le travail des chercheurs en vue de trouver des thérapies capables de soutenir les autistes, d'atténuer les effets et de les prévenir. Tout ceci devant être conduit dans le respect des personnes et de leur dignité, en fonction de leurs besoins et capacités".




Nouvelles communautés, charisme, communion et respect de la liberté

Cité du Vatican, 22 novembre 2014 (VIS). Garder la fraîcheur de votre charisme, respecter la liberté des personnes et chercher toujours la communion, sont les trois indications données par le Pape François aux participants au troisième congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés, organisé par le Conseil pontifical pour les laïcs sur le thème: La joie de l'Evangile, une joie missionnaire. "Les mouvements et nouvelles communautés que vous représentez -leur a dit le Pape- sont désormais parvenus à la phase de la maturité ecclésiale qui requiert une attitude vigilante de conversion permanente afin de rendre encore plus vivant et fécond l'élan évangélisateur... Conversion et mission sont étroitement unis. En effet, sans une véritable conversion du c?ur et de l'esprit on n'annonce pas l'Evangile, mais si nous ne nous ouvrons pas à la mission...la foi devient stérile".

Sur la première indication, la fraîcheur du charisme, le Saint-Père a rappelé qu'avec le temps "grandit la tentation de s'en contenter, de s'enfermer dans des schémas rassurants mais stériles. Cependant, la réalité est plus importante que l'idée. Si une certaine institutionnalisation du charisme est nécessaire pour sa survie, il ne faut pas croire que les structures externes puissent garantir l'action de l'Esprit Saint. La nouveauté de vos expériences ne consiste pas en des méthodes et des formes qui sont importantes aussi, mais dans votre disposition à répondre avec un enthousiasme renouvelé à l'appel du Seigneur".

Une autre question est soulevée quant à la façon d'accueillir et d'accompagner les hommes d'aujourd'hui, notamment les jeunes. "L'homme d'aujourd'hui vit de sérieux problèmes d'identité et a des difficultés à faire des choix. C'est pourquoi il a une propension à se laisser conditionner, à déléguer aux autres les décisions importantes de la vie. Il faut résister à la tentation de se substituer à la liberté des personnes, à les diriger sans attendre qu'elles mûrissent vraiment. Un progrès moral ou spirituel obtenu en se servant de l'immaturité des gens est un succès apparent destiné à échouer. L'éducation chrétienne exige au contraire un accompagnement patient qui sache respecter le rythme de chacun, comme le fait le Seigneur avec chacun de nous. La patience est la seule voie pour aimer vraiment et amener les personnes à une relation sincère avec le Seigneur".

Enfin, les mouvements ne doivent jamais oublier que le bien le plus précieux, le sceau de l'Esprit Saint, est la communion. "Pour que le monde croie que Jésus est le Seigneur, il faut qu'il voit la communion entre les chrétiens, mais si l'on ne voit que divisions, rivalités et médisances, quelle qu'en soit la cause, comment peut-on évangéliser? Rappelez-vous de cet autre principe: l'unité prévaut sur le conflit, parce que notre frère vaut beaucoup plus que nos positions personnelles; pour lui, le Christ a versé son sang. Ensuite, la vraie communion ne peut exister dans un mouvement ou une nouvelle communauté si elle ne s'intègre pas dans la communion plus grande qui est notre Sainte Mère Eglise hiérarchique. Le tout est supérieur à la partie, et la partie n'a de sens que si elle est liée au tout. La communion consiste aussi à affronter ensemble et unis les questions les plus importantes, comme la vie, la famille, la paix, la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes, la liberté religieuse et d'éducation".




Décès du Cardinal Angelini

Cité du Vatican 22 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à la famille du Cardinal Fiorenzo Angelini, décédé la nuit précédente à 98 ans. Evoquant la longue carrière du défunt, il souligne le rôle qu'il a joué au sein de l'Action catholique dans le diocèse de Rome, mais aussi sa grande oeuvre au service des hôpitaux, puis comme premier Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. Saluant notamment les soeurs Réparatrice de la Ste.Face, il invoque sur le défunt cardinal la protection de Marie, Salus Populi Romani.




Visite privée du Président italien

Cité du Vatican 22 novembre 2014 (VIS). Hier soir, le Directeur de la Salle de Presse a confirmé que le Président italien M.Giorgio Napolitano venait de se rendre auprès du Saint-Père, en visite strictement privée.




Audiences

Cité du Vatican, 24 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les chefs de dicastères de la Curie Romaine.

Il recevra en début d'après-midi, le Président égyptien M.Abdel Fattah Al Sisi.

Samedi dernier, 22 novembre, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 24 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, jusqu'ici Président du Conseil pontifical Cor Unum.

Mgr.Donald J.Hying, Evêque de Gary (superficie 4.680, population 809.000, catholiques 189.000, prêtres 129, diacres 64, religieux 123), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Milwaukee (USA), il succède à Mgr.Dale J.Melczek, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Victor Hlolo Phalana, Evêque de Klerksdorp (superficie 34.800, population 1.500.000, catholiques 27.000, prêtres 24, diacres 4, religieux 11), en Afrique du Sud. L'Evêque élu, né en 1961 à Erasmus (Afrique du Sud) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Pretoria (Afrique du Sud). Licencié en spiritualité et en théologie, il a été professeur de séminaire et directeur spirituel, curé de paroisse et administrateur de la cathédrale de Pretoria.

Samedi dernier, 22 novembre, il avait:

Nommé Mgr.Kieran O'Reilly, SMA, Archevêque métropolitain de Cashel and Emly (superficie 3.082, population 83.710, catholiques 82.118, prêtres 139, religieux 196), en Irlande. Jusqu'ici Evêque de Killaloe (Irlande), il succède à Mgr.Dermot Clifford, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Jean-Pierre Batut, Evêque de Blois (superficie 6.422, population 340.729, catholiques 185.100, prêtres 98, diacres 9, religieux 121), en France. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lyon (France), il succède à Mgr.Maurice Le Bègue de Germiny, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé William Nolan, Evêque de Galloway (superficie 9.332, population 520.000, catholiques 47.700, prêtres 39, diacres 3, religieux 41), en Ecosse (GB). L'Evêque élu, né en 1954 à Motherwell (Ecosse / GB) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été Vice Recteur du Collège pontifical écossais de Rome, curé de paroisse, juge ecclésiastique, chargé de la formation permanente du clergé diocésain et Président du Presbyterium. Il succède à Mgr.John Cunningham, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé Stephen Marmion Lowe, Evêque de Hamilton in New Zealand (superficie 49.700, population 678.000, catholiques 96.500, prêtres 49, religieux 73), en Nouvelle Zélande. L'Evêque élu, né en 1962 à Hokitika (Nouvelle Zélande) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici curé de paroisse et directeur d'études au séminaire national Holy Cross. Il succède à Mgr.Denis George Brown, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé John Yaw Afoakwa, Evêque d'Obuasi (superficie 6.350, population 1394.910, catholiques 106.260, prêtres 84, religieux 31), au Ghana. L'Evêque élu, né en 1955 à Akrokerry (Ghana) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici recteur de collège et aumônier de clinique. Diplômé en sociologie religieuse, il a été professeur et aumônier de collège, directeur diocésain pour la catéchèse et pour les communications sociales, membre du Presbyterium et consulteur du diocèse.

Nommé Mgr.Henryk Wejman, Auxiliaire de l'Archevêque de Czczecin - Kamien (Pologne). L'Evêque élu, né en 1959 à Recz (Pologne) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Doyen de la Faculté de théologie de Czczecin. Docteur en théologie, il a été professeur de séminaire puis d'université, curé de paroisse et membre du Presbyterium.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Louis Kébreau, SDB, à la charge pastorale du diocèse de Cap-Haïtien (Haïti), auquel succède comme Archevêque son Coadjuteur Mgr.Max Leroy Mésidor.

Nommé le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne (Autriche) son Envoyé spécial au XXV anniversaire du retour à la liberté de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine (Kiev 10 décembre).


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 26 Nov - 5:40


Sommaire


- Le Pape va prier à St.Marie Majeure
- Le Pape s'adresse au Parlement européen
- Visite du Pape au Conseil de l'Europe
- Visite du Président égyptien
- Vers une conférence sur Haïti
- Audiences




Le Pape va prier à St.Marie Majeure

Cité du Vatican 25 novembre 2014 (VIS). Hier en fin d'après-midi, après avoir donné l'absoute à la fin de la messe de funérailles du Cardinal Angelini, le Saint-Père s'est rendu en la basilique Ste.Marie Majeure. Il a prié une petite demi heure devant l'icône de la Salus Populi Romani et déposé un bouquet aux couleurs du drapeau européen.




Le Pape s'adresse au Parlement européen

Cité du Vatican 25 novembre 2014 (VIS). L'avenir de l'Europe dépendra de sa capacité à redécouvrir le lien vital existant entre dignité et transcendance, au risque de perdre son âme. Tel a été le point d'orgue du long discours prononcé par le Pape, ce matin à Strasbourg (France), devant le Parlement européen. Organe législatif de l'Union européenne (28 état et 508 millions d'habitants), il est la seule institution communautaire élue au suffrage universel direct (751 députés). L'avion papal a atterri vers 10 h et le Saint-Père a été accueilli au nom du gouvernement français par la Ministre de l'écologie, les autorités locales et deux Vice Présidents du Parlement européen. Il s'est aussitôt rendu en ville au siège de cette institution, où l'attendait le Président Martin Schultz, entouré des délégués du Bureau de l'assemblée et des présidents des huit Groupes parlementaires. Il a écrit sur le livre d'or: "Puisse le Parlement européen demeurer un lieu où chacun concourt à ce que, consciente de son passé, l'Europe envisage avec confiance son avenir et vive le présent remplie d'espérance".

Après le discours du Président, le Pape François s'est adressé à l'assemblée réunie en session solennelle. Voici les passages saillants de son intervention: "Ma visite a lieu plus d?un quart de siècle après celle accomplie par Jean- Paul II. Beaucoup de choses ont changé depuis lors, en Europe et dans le reste du monde. Les blocs opposés qui divisaient alors le continent n?existent plus, et le désir que l?Europe, se donnant souverainement des institutions libres, puisse un jour se déployer aux dimensions que lui ont données la géographie et plus encore l?histoire, se réalise lentement. A côté d?une Union européenne plus grande, il y a aussi un monde plus complexe, et en fort mouvement. Un monde toujours plus interconnecté et globalisé, et donc de moins en moins eurocentrique. A une Union plus étendue, plus influente, semble cependant s?adjoindre l?image d?une Europe un peu vieillie et comprimée, qui tend à se sentir moins protagoniste dans un contexte qui la regarde souvent avec distance, méfiance, et parfois avec suspicion. En m?adressant à vous comme pasteur, je désire adresser à tous les citoyens européens un message d?espérance et d?encouragement, fondé sur la conviction de ce que les difficultés peuvent devenir de puissantes promotrices d?unité. Elles peuvent servir à vaincre toutes les peurs que l?Europe et le monde traversent. Quant à l?espérance dans le Seigneur, elle transforme le mal en bien, et la mort en vie. C'est là un encouragement à revenir aux solides convictions des pères fondateurs de l?Union européenne, qui ont souhaité un avenir fondé sur la capacité de travailler ensemble afin de dépasser les divisions, et favoriser la paix et la communion entre tous les peuples du continent. Au centre de cet ambitieux projet politique il y avait la confiance en l?homme, non pas tant comme citoyen, ni comme sujet économique, mais en l?homme comme personne dotée d?une dignité transcendante. Je tiens avant tout à souligner le lien étroit qui existe entre les mots dignité et transcendante.

La dignité est le mot-clé qui a caractérisé la reconstruction après la seconde guerre. Notre histoire récente se caractérise par l?indubitable caractère central de la dignité humaine contre les violences multiples et les discriminations qui, même en Europe, n?ont pas manqué dans le cours des siècles. La perception de l?importance des droits humains naît justement comme aboutissement d?un long chemin, fait de multiples souffrances et sacrifices, qui a contribué à former la conscience du caractère précieux, de l?unicité qu?on ne peut répéter de toute personne humaine individuelle. Cette conscience culturelle trouve son fondement, non seulement dans les événements de l?histoire, mais surtout dans la pensée européenne, caractérisée par une riche convergence de sources lointaines, de la Grèce à Rome, des fonds celtes, germaniques et slaves au christianisme qui l?a profondément pétrie, donnant lieu justement au concept de personne. Aujourd?hui, la promotion des droits de l'homme joue un rôle central dans l?engagement de l?Union européenne, en vue de favoriser la dignité de la personne, en son sein comme dans ses rapports avec les autres pays. Il s?agit d?un engagement important et admirable, puisque trop de situations subsistent encore dans lesquelles les êtres humains sont traités comme des objets dont on peut programmer la conception, la configuration et l?utilité, et qui ensuite peuvent être jetés quand ils ne servent plus, parce qu?ils deviennent faibles, malades ou vieux... Promouvoir la dignité de la personne signifie reconnaître qu?elle possède des droits inaliénables dont elle ne peut être privée au gré de certains, et encore moins au bénéfice d?intérêts économiques. Mais il convient de faire attention à ne pas tomber dans des équivoques qui peuvent naître d?un malentendu sur le concept de droits humains et de leur abus paradoxal. Il y a en effet aujourd?hui la tendance à une revendication toujours plus grande des droits individuels, je dirais même privatifs. C'est une tendance qui cache une conception de la personne détachée de tout contexte social et anthropologique...toujours plus insensible aux réalités du contexte. Le concept de devoir, pourtant essentiel et complémentaire, semble dissocié de celui de droit, de sorte qu?on finit par affirmer les droits individuels sans tenir compte que tout être humain est lié à un contexte social dans lequel droits et devoirs des uns et des autres sont connexes... C'est pourquoi je considère qu?il est plus que jamais vital d?approfondir aujourd?hui une culture des droits humains qui puisse sagement relier la dimension individuelle, ou mieux, personnelle, à celle de bien commun, de ce nous-tous formé d?individus, de familles et de groupes intermédiaires qui s?unissent en communauté sociale. En effet, si le droit de chacun n?est pas harmonieusement ordonné au bien plus grand, il finit par se concevoir comme sans limites et, par conséquent, devenir source de conflits et de violences. Parler de la dignité transcendante de l?homme signifie donc faire appel à sa nature, à sa capacité innée de distinguer le bien du mal, à cette boussole inscrite dans nos c?urs et que Dieu a imprimée dans l?univers créé. Cela signifie surtout regarder l?homme non pas comme un absolu, mais comme un être relationnel. Une des maladies que je vois la plus répandue aujourd?hui en Europe est la solitude, précisément de celui qui est privé de liens. On la voit particulièrement chez les personnes âgées, souvent abandonnées à leur destin, comme aussi chez les jeunes privés de points de référence et d?opportunités pour l?avenir. On la voit chez les nombreux pauvres qui peuplent nos villes. On la voit dans le regard perdu des migrants qui sont venus ici en recherche d?un avenir meilleur. Cette solitude a été ensuite accentuée par la crise économique, dont les effets perdurent encore, avec des conséquences dramatiques du point de vue social. On peut constater qu?au cours des dernières années, à côté du processus d?élargissement de l?Union européenne, s?est accrue la méfiance des citoyens vis-à-vis des institutions considérées comme distantes, occupées à établir des règles perçues comme éloignées de la sensibilité des peuples, sinon complètement nuisibles. D?un peu partout on a une impression générale de fatigue et de vieillissement, d?une Europe grand-mère et non plus féconde et vivante. Par conséquent, les grands idéaux qui ont inspiré l?Europe semblent avoir perdu leur force attractive, en faveur de la technique bureaucratique de ses institutions.

A cela s?ajoutent des styles de vie un peu égoïstes, caractérisés par une opulence désormais insoutenable et souvent indifférente au monde environnant, surtout aux plus pauvres. On constate avec regret une prévalence des questions techniques et économiques au centre du débat politique, au détriment d?une authentique orientation anthropologique. L?être humain risque d?être réduit à un simple engrenage qui le traite à la manière d?un bien de consommation à utiliser, de sorte que lorsque la vie n?est pas utile au fonctionnement de ce mécanisme elle est éliminée sans trop de scrupule, comme dans le cas des malades en phase terminale, des personnes âgées abandonnées et sans soin, ou des enfants tués avant de naître.

Quelle grande méprise lorsque l?absolutisme de la technique prévaut et finit par produire une confusion entre la fin et les moyens. Résultat inévitable de la culture du déchet et le consumérisme exagéré... Prendre soin de la fragilité veut dire force et tendresse, lutte et fécondité, au milieu d?un modèle fonctionnel et privatisé qui conduit inexorablement à cette culture du déchet. Prendre soin de la fragilité de la personne et des peuples signifie garder la mémoire et l?espérance, prendre en charge la personne présente dans sa situation la plus marginale et angoissante et être capable de l?oindre de dignité... Pour répondre à cette question, permettez-moi de recourir à une image. Au Vatican une des fresques de Raphaël représente l'Ecole d?Athènes. Au centre se trouvent Platon et Aristote. Le premier a le doigt qui pointe vers le haut, vers le monde des idées, nous pourrions dire vers le ciel. Le second tend la main vers celui qui regarde, vers la terre, la réalité concrète. Cela me parait être une image qui décrit bien l?Europe et son histoire, faite de la rencontre continuelle entre le ciel et la terre, où le ciel indique l?ouverture à la transcendance, à Dieu, qui a depuis toujours caractérisé l?homme européen, et la terre qui représente sa capacité pratique et concrète à affronter les situations et les problèmes. L?avenir de l?Europe dépend de la redécouverte du lien vital et inséparable entre ces deux éléments. Une Europe qui n?a plus la capacité de s?ouvrir à la dimension transcendante de la vie est une Europe qui lentement risque de perdre son âme, ainsi que cet esprit humaniste qu?elle aime et défend cependant.

En ce sens j?estime fondamental, non seulement le patrimoine que le christianisme a laissé dans le passé pour la formation socioculturelle du continent, mais surtout la contribution qu?il veut donner, aujourd?hui et dans l?avenir, à sa croissance. Cette contribution n?est pas un danger pour la laïcité des états ni pour l?indépendance des institutions de l?Union, mais au contraire un enrichissement. Les idéaux qui l?ont formée dès l?origine le montrent bien: La paix, la subsidiarité et la solidarité réciproque, un humanisme centré sur le respect de la dignité de la personne. Je désire donc renouveler la disponibilité du Saint Siège et de l?Eglise catholique, par le biais de la Commission des conférences épiscopales européennes, pour entretenir un dialogue profitable, ouvert et transparent avec les institutions de l?Union européenne. De même, je suis convaincu qu?une Europe capable de mettre à profit ses propres racines religieuses, sachant en recueillir la richesse et les potentialités, peut être plus facilement immunisée contre les nombreux extrémismes qui déferlent dans le monde d?aujourd?hui, et aussi contre le grand vide d?idées auquel nous assistons en Occident, parce que c?est l?oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence. Nous ne pouvons pas ne pas rappeler les nombreuses injustices et persécutions qui frappent quotidiennement les minorités religieuses, en particulier chrétiennes, en divers endroits du monde. Des communautés et des personnes sont l?objet de violences barbares, chassées de leurs maisons et de leurs patries, vendues comme esclaves, décapitées, crucifiées et brûlées vives, dans le silence honteux et complice de beaucoup
.

[justify]La devise de l?Union européenne est Unité dans la diversité, mais l?unité ne signifie pas uniformité politique, économique, culturelle ou de pensée... J?estime que l?Europe est une famille des peuples, lesquels pourront sentir les institutions de l?Union proches dans la mesure où elles sauront sagement conjuguer l?idéal de l?unité à laquelle on aspire, à la diversité propre de chacun, valorisant les traditions particulières, prenant conscience de son histoire et de ses racines, se libérant de nombreuses manipulations et phobies... D?autre part, les particularités de chacun constituent une richesse authentique dans la mesure où elles sont mises au service de tous. Il faut toujours se souvenir de l?architecture propre de l?Union européenne, basée sur les principes de solidarité et de subsidiarité, de sorte que l?aide mutuelle prévale, et que l?on puisse marcher dans la confiance réciproque. Dans cette dynamique d?unité-particularité, se pose à vous eurodéputés, l?exigence de maintenir vivante la démocratie des peuples d?Europe. Une conception uniformisante de la mondialisation touche la vitalité du système démocratique, affaiblissant le débat riche, fécond et constructif des organisations et des partis politiques entre eux. On court ainsi le risque de vivre dans le règne de l?idée, de la seule parole, de l?image, du sophisme? et de finir par confondre la réalité de la démocratie avec un nouveau nominalisme politique. Maintenir vivante la démocratie en Europe demande d?éviter les manières globalisantes de diluer la réalité, les purismes angéliques, les totalitarismes du relativisme, les fondamentalismes anti-historiques, les éthiques sans bonté, les intellectualismes sans sagesse. Maintenir vivante la réalité des démocraties est un défi actuel, en évitant que leur force réelle soit écartée face à la pression d?intérêts multinationaux non universels, qui les fragilisent et les transforment en systèmes uniformisés de pouvoir financier au service d?empires inconnus. C?est un défi qu?aujourd?hui l?histoire vous lance.

Donner espérance à l?Europe ne signifie pas seulement reconnaître le caractère central de la personne humaine. Cela implique aussi d?en favoriser les capacités. Il s?agit donc d?y investir ainsi que dans les domaines où ses talents se forment et portent du fruit. Le premier domaine est sûrement celui de l?éducation, à partir de la famille, cellule fondamentale et élément précieux de toute société. La famille unie, féconde et indissoluble porte avec elle les éléments fondamentaux pour donner espérance à l?avenir. Sans cette solidité, on finit par construire sur le sable, avec de graves conséquences sociales. D?autre part, souligner l?importance de la famille non seulement aide à donner des perspectives et l?espérance aux nouvelles générations, mais aussi aux nombreuses personnes âgées, souvent contraintes à vivre dans des conditions de solitude et d?abandon parce qu?il n?y a plus la chaleur d?un foyer familial en mesure de les accompagner et de les soutenir. A côté de la famille, il y a les institutions éducatives, les écoles et les universités... Les jeunes d?aujourd?hui demandent à pouvoir recevoir une formation adéquate et complète pour regarder l?avenir avec espérance, plutôt qu?avec désillusion.

L?Europe a toujours été en première ligne en faveur de l?écologie. Notre terre a en effet besoin de soins continus et d?attentions. Chacun a une responsabilité personnelle dans la protection de la création, don précieux que Dieu a mis entre les mains des hommes. Cela signifie, d?une part, que la nature est à notre disposition, que nous pouvons en jouir et en faire un bon usage. Mais, d?autre part, cela signifie que nous n?en sommes pas les propriétaires. Gardiens, mais non propriétaires. Par conséquent, nous devons l?aimer et la respecter, tandis qu?au contraire, nous sommes souvent guidés par l?orgueil de dominer, de posséder, de manipuler, d?exploiter; nous ne la gardons pas, nous ne la respectons pas, nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont il faut prendre soin. Respecter l?environnement signifie cependant non seulement se limiter à éviter de le défigurer, mais aussi l?utiliser pour le bien. Je pense surtout au secteur agricole, appelé à donner soutien et nourriture à l?homme. On ne peut tolérer que des millions de personnes dans le monde meurent de faim, tandis que des tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque jour de nos tables. En outre, respecter la nature, nous rappelle que l?homme lui-même en est une partie fondamentale. A côté d?une écologie environnementale, il faut donc une écologie humaine, faite du respect de la personne, que j?ai voulu rappeler aujourd?hui en m?adressant à vous. Le deuxième domaine dans lequel fleurissent les talents de la personne humaine, c?est le travail. Il est temps de favoriser les politiques de l?emploi, mais il est surtout nécessaire de redonner la dignité au travail, en garantissant aussi d?adéquates conditions pour sa réalisation. Cela implique, d?une part, de repérer de nouvelles manières de conjuguer la flexibilité du marché avec les nécessités de stabilité et de certitude des perspectives d?emploi, indispensables pour le développement humain des travailleurs. D?autre part, cela signifie favoriser un contexte social adéquat, qui ne vise pas l?exploitation des personnes, mais à garantir, à travers le travail, la possibilité de construire une famille et d?éduquer les enfants.

De même, est-il nécessaire d?affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la Mer Méditerranéenne devienne un grand cimetière... L?absence d?un soutien réciproque au sein de l?Union européenne risque d?encourager des solutions particularistes aux problèmes, qui ne tiennent pas compte de la dignité humaine des immigrés, favorisant le travail d?esclave et des tensions sociales continuelles. L?Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l?immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l?accueil des migrants. Elle doit adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d?origine dans le développement socio-politique et dans la résolution des conflits internes causes principales du phénomène, au lieu des politiques d?intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits.

La conscience de sa propre identité est nécessaire à l'Europe pour dialoguer de manière prospective avec les états qui ont demandé d?entrer pour faire partie de l?Union européenne à l?avenir. Je pense surtout à ceux de l?aire balkanique pour lesquels l?entrée dans l?Union européenne pourra répondre à l?idéal de paix dans une région qui a grandement souffert des conflits dans le passé. Enfin, la conscience de sa propre identité est indispensable dans les rapports avec les autres pays voisins, particulièrement avec ceux qui bordent la Méditerranée, dont beaucoup souffrent à cause de conflits internes et de la pression du fondamentalisme religieux ainsi que du terrorisme international. C'est à vous les législateurs que revient le devoir de protéger et de faire grandir l?identité européenne, afin que les citoyens retrouvent confiance dans les institutions de l?Union et dans le projet de paix et d?amitié qui en est le fondement. Sachant que plus grandit le pouvoir de l?homme plus s?élargit le champ de ses responsabilités, personnelles et communautaires. Je vous exhorte donc à travailler pour que l?Europe redécouvre sa bonne âme.

Un auteur anonyme du II siècle a écrit que les chrétiens représentent dans le monde ce qu?est l?âme dans le corps. Le rôle de l?âme est de soutenir le corps, d?en être la conscience et la mémoire historique. Et une histoire bimillénaire lie l?Europe et le christianisme. Une histoire non exempte de conflits et d?erreurs, mais toujours animée par le désir de construire pour le bien. Nous le voyons dans la beauté de nos villes, et plus encore dans celle des multiples ?uvres de charité et d?édification commune qui parsèment le continent. Cette histoire, en grande partie, est encore à écrire. Elle est notre présent et aussi notre avenir. Elle est notre identité. Et l?Europe a fortement besoin de redécouvrir son visage pour grandir, selon l?esprit de ses pères fondateurs, dans la paix et dans la concorde, puisqu?elle-même n?est pas encore à l?abri de conflits. L?heure est venue de construire ensemble l?Europe qui tourne, non pas autour de l?économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine, des valeurs inaliénables. L?Europe doit assumer avec courage son passé et regarder avec confiance son avenir pour vivre pleinement et avec espérance son présent. Le moment est venu d?abandonner l?idée d?une Europe effrayée et repliée sur elle-même, pour susciter et promouvoir l?Europe protagoniste, porteuse de science, d?art, de musique, de valeurs humaines et aussi de foi. L?Europe qui contemple le ciel et poursuit des idéaux, l?Europe qui regarde, défend et protège l?homme, l?Europe qui chemine sur une terre sûre et solide, sera une précieuse référence pour toute l?humanité!".




Visite du Pape au Conseil de l'Europe

Cité du Vatican 25 novembre 2014 (VIS). Après sa visite au Parlement européen, le Saint-Père a gagné vers midi en voiture le siège du Conseil de l'Europe, institution distincte de l'Union européenne regroupant 47 états. Après l'accueil du Secrétaire Général M.Thorbjorn Jagland, de Mme.Anne Brasseur, Présidente de l?assemblée, et des membres du Comité ministériel, il a gagné l´hémicycle pour s'adresser à l'ensemble des composantes du Conseil, son Assemblée Parlementaire, les Représentants des pays membres, les Juges de la Cour européenne des droits de l?homme. Voici l'intégralité de son discours:

"Presque toute l?Europe est présente en cette enceinte, avec ses peuples, ses langues, ses expressions culturelles et religieuses, qui constituent la richesse de ce continent... Je vous remercie tous de tout c?ur pour l?engagement que vous prodiguez et pour la contribution que vous offrez à la paix en Europe, par la promotion de la démocratie, des droits humains et de l?état de droit. Dans l?intention de ses fondateurs, le Conseil de l?Europe, qui célèbre cette année son 65 anniversaire, répondait à une tension vers un idéal d?unité qui, à plusieurs reprises, a animé la vie du continent depuis l?Antiquité. Cependant, au cours des siècles, des poussées particularistes ont souvent prévalu, caractérisées par la succession de diverses volontés hégémoniques. Qu?il suffise de penser que dix ans avant ce 5 mai 1949, où a été signé à Londres le traité qui a institué le Conseil de l?Europe, commençait le plus cruel et le plus déchirant conflit dont ces terres se souviennent et dont les divisions se sont poursuivies pendant de longues années, alors que ce qu?on a appelé le rideau de fer coupait en deux le continent de la Baltique au Golfe de Trieste. Le projet des Pères fondateurs était de reconstruire l?Europe dans un esprit de service mutuel, qui aujourd?hui encore, dans un monde plus enclin à revendiquer qu?à servir, doit constituer la clef de voûte de la mission du Conseil de l?Europe, en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine.

D?autre part, la voie privilégiée vers la paix...est de reconnaître dans l?autre non un ennemi à combattre, mais un frère à accueillir. Il s?agit d?un processus continu, qu?on ne peut jamais considérer pleinement achevé. C?est justement l?intuition qu?ont eue les fondateurs, qui ont compris que la paix était un bien à conquérir continuellement, et qu?elle exigeait une vigilance absolue. Ils étaient conscients que les guerres s?alimentent dans le but de prendre possession des espaces, de figer les processus et de chercher à les arrêter. Par contre, ils recherchaient la paix qui peut s?obtenir seulement par l?attitude constante d?initier des processus et de les poursuivre. De cette manière, ils affirmaient la volonté de cheminer en murissant dans le temps, parce que c?est justement le temps qui gouverne les espaces, les éclaire et les transforme en une chaîne continue de croissance, sans voies de retour. C?est pourquoi, construire la paix demande de privilégier les actions qui génèrent de nouveaux dynamismes dans la société et impliquent d?autres personnes et d?autres groupes qui les développeront, jusqu?à ce qu?ils portent du fruit dans des événements historiques importants. Pour cela, ils ont créé cet organisme stable.

Quelques années après, Paul VI eut à rappeler que les institutions mêmes qui, sur le plan juridique et dans le concert des nations, ont pour rôle et pour mérite de proclamer et de conserver la paix, n'atteignent le but prévu que si elles sont continuellement à l'?uvre, si elles savent à chaque instant engendrer la paix, faire la paix. Un chemin constant d?humanisation est nécessaire, de sorte qu?il ne suffit pas de contenir les guerres, de suspendre les luttes, une paix imposée ne suffit pas, non plus qu'une paix utilitaire et provisoire. Il faut tendre vers une paix aimée, libre, fraternelle, et donc fondée sur la réconciliation des esprits. C?est-à-dire poursuivre les processus sans anxiété mais certainement avec des convictions claires et avec ténacité. Pour conquérir le bien qu'est la paix, il faut avant tout y éduquer, en éloignant une culture du conflit qui vise à la peur de l?autre, à la marginalisation de celui qui pense ou vit de manière différente. Il est vrai que le conflit ne peut être ignoré ou dissimulé, il doit être assumé. Mais si nous y restons bloqués, nous perdons la perspective, les horizons se limitent et la réalité elle-même demeure fragmentée. Quand nous nous arrêtons à la situation conflictuelle, nous perdons le sens de l?unité profonde de la réalité, nous arrêtons l?histoire et nous tombons dans les usures internes des contradictions stériles.

Malheureusement, la paix est encore trop souvent blessée. Elle l?est dans de nombreuses parties du monde, où font rage des conflits de diverses sortes. Elle l?est aussi ici en Europe, où des tensions ne cessent pas. Que de douleur et combien de morts encore sur ce continent, qui aspire à la paix, mais pourtant retombe facilement dans les tentations d?autrefois! Pour cela, l??uvre du Conseil de l?Europe dans la recherche d?une solution politique aux crises en cours est importante et encourageante. Mais la paix est aussi mise à l?épreuve par d?autres formes de conflit, tels que le terrorisme religieux et international, qui nourrit un profond mépris pour la vie humaine et fauche sans discernement des victimes innocentes. Ce phénomène est malheureusement très souvent alimenté par un trafic d?armes en toute tranquillité. L?Eglise considère que la course aux armements est une plaie extrêmement grave de l?humanité et lèse les pauvres d?une manière intolérable. La paix est violée aussi par le trafic des êtres humains, qui est le nouvel esclavage de notre temps et qui transforme les personnes en marchandises d?échange, privant les victimes de toute dignité. Assez souvent, nous notons combien ces phénomènes sont liés entre eux. Le Conseil de l?Europe, à travers ses commissions et ses groupes d?experts, exerce un rôle important et significatif dans le combat contre ces formes d?inhumanité. Cependant, la paix n?est pas la simple absence de guerres, de conflits et de tensions. Dans la vision chrétienne, elle est, en même temps, don de Dieu et fruit de l?action libre et raisonnable de l?homme qui entend poursuivre le bien commun dans la vérité et dans l?amour. Cet ordre rationnel et moral s'appuie précisément sur la décision de la conscience des êtres humains à la recherche de l'harmonie dans leurs rapports réciproques, dans le respect de la justice pour tous.Comment donc poursuivre l?objectif ambitieux de la paix?

La voie choisie par le Conseil de l?Europe est avant tout celui de la promotion des droits humains, auxquels est lié le développement de la démocratie et de l?état de droit. C?est un travail particulièrement précieux, avec d?importantes implications éthiques et sociales, puisque d?une juste conception de ces termes et d?une réflexion constante sur eux dépendent le développement de nos sociétés, leur cohabitation pacifique et leur avenir. Cette recherche est l?une des plus grandes contributions que l?Europe a offerte et offre encore au monde entier. C?est pourquoi je ressens ici le devoir de rappeler l?importance de l?apport et de la responsabilité de l?Europe dans le développement culturel de l?humanité. Je voudrais le faire en partant d?une image que j?emprunte à un poète italien du XX siècle, Clemente Rebora, qui décrit un peuplier, avec ses branches élevées vers le ciel et agitées par le vent, son tronc solide et ferme, ainsi que ses racines profondes qui s?enfoncent dans la terre. En un certain sens, nous pouvons penser à l?Europe à la lumière de cette image.

Au cours de son histoire, l'Europe a toujours tendu vers le haut, vers des objectifs nouveaux et ambitieux, animée par un désir insatiable de connaissance, de développement, de progrès, de paix et d?unité. Mais l?élévation de la pensée, de la culture, des découvertes scientifiques est possible seulement à cause de la solidité du tronc et de la profondeur des racines qui l?alimentent. Si les racines se perdent, lentement le tronc se vide et meurt et les branches, autrefois vigoureuses et droite, se plient vers la terre et tombent. Ici, se trouve peut-être l?un des paradoxes les plus incompréhensibles pour une mentalité scientifique qui s?isole. Pour marcher vers l?avenir, il faut le passé, de profondes racines sont nécessaires et il faut aussi le courage de ne pas se cacher face au présent et à ses défis. Il faut de la mémoire, du courage, une utopie saine et humaine. D?autre part, fait observer Rebora, le tronc s?enfonce là où il y a davantage de vrai. Les racines s?aliment de la vérité, qui constitue la nourriture, la sève vitale de n?importe quelle société qui désire être vraiment libre, humaine et solidaire. En outre, la vérité fait appel à la conscience, qui est irréductible aux conditionnements, et pour cela est capable de connaître sa propre dignité et de s?ouvrir à l?absolu, en devenant source des choix fondamentaux guidés par la recherche du bien pour les autres et pour soi et lieu d?une liberté responsable... Sans cette recherche de la vérité, chacun devient la mesure de soi-même et de son propre agir, ouvrant la voie à l?affirmation subjective des droits, de sorte qu?à la conception de droit humain, qui a en soi une portée universelle, se substitue l?idée de droit individualiste. Cela conduit à être foncièrement insouciant des autres et à favoriser la globalisation de l?indifférence qui naît de l?égoïsme, fruit d?une conception de l?homme incapable d?accueillir la vérité et de vivre une authentique dimension sociale. Un tel individualisme rend humainement pauvre et culturellement stérile, puisqu?il rompt de fait les racines fécondes sur lesquelles se greffe l?arbre. De l?individualisme indifférent naît le culte de l?opulence, auquel correspond la culture de déchet dans laquelle nous sommes immergés. Nous avons, de fait, trop de choses, qui souvent ne servent pas, mais nous ne sommes plus en mesure de construire d?authentiques relations humaines, empreintes de vérité et de respect mutuel. Ainsi, aujourd?hui nous avons devant les yeux l?image d?une Europe blessée, à cause des nombreuses épreuves du passé, mais aussi à cause des crises actuelles, qu?elle ne semble plus capable d?affronter avec la vitalité et l?énergie d?autrefois. Une Europe un peu fatiguée et pessimiste, qui se sent assiégée par les nouveautés provenant des autres continents. Europe, où est ta vigueur? Où est cette tension vers un idéal qui a animé ton histoire et l?a rendue grande? Où est ton esprit d?entreprise et de curiosité? Où est ta soif de vérité, que jusqu?à présent tu as communiquée au monde avec passion? De la réponse à ces questions, dépendra l?avenir du continent. D?autre part, un tronc sans racines peut continuer d?avoir une apparence de vie, mais à l?intérieur il se vide et meurt. L?Europe doit réfléchir pour savoir si son immense patrimoine humain, artistique, technique, social, politique, économique et religieux est un simple héritage de musée du passé, ou bien si elle est encore capable d?inspirer la culture et d?ouvrir ses trésors à l?humanité entière. Dans la réponse à cette interrogation, le Conseil de l?Europe avec ses institutions a un rôle de première importance. Je pense particulièrement au rôle de la Cour européenne des Droits de l?Homme, qui constitue en quelque sorte la conscience de l?Europe pour le respect des droits humains. Je souhaite que cette conscience murisse toujours plus, non par un simple consensus entre les parties, mais comme fruit de la tension vers ces racines profondes, qui constituent les fondements sur lesquels les fondateurs de l?Europe contemporaine ont choisi de construire.

A côté des racines qu?il faut...maintenir vivantes par l?exercice quotidien de la mémoire, puisqu?elles constituent le patrimoine génétique de l?Europe, il y a les défis actuels du continent qui nous obligent à une créativité continue. Pour être fécondes ces racines doivent se projettent vers les utopies de l?avenir. Je me permets d?en mentionner seulement deux, le défi de la multi-polarité et le défi de la transversalité. L?histoire de l?Europe peut nous amener à concevoir celle-ci naïvement comme une bipolarité, ou tout au plus comme une tri-polarité (pensons à l?antique conception Rome ? Byzance ? Moscou), et à nous mouvoir à l?intérieur de ce schéma, fruit de réductionnismes géopolitiques hégémoniques, dans l?interprétation du présent et dans la projection vers l?utopie de l?avenir. Aujourd?hui, les choses ne se présentent pas ainsi et nous pouvons légitimement parler d?une Europe multipolaire. Les tensions, aussi bien celles qui construisent que celles qui détruisent, se produisent entre de multiples pôles culturels, religieux et politiques. L?Europe aujourd?hui affronte le défi de globaliser de manière originale cette multi-polarité. Les cultures ne s?identifient pas nécessairement avec les pays qui ont diverses cultures, dont certaines s?expriment dans des pays différents. Il en est de même des expressions politiques, religieuses et associatives. Globaliser de manière originale la multi-polarité comporte le défi d?une harmonie constructive, libérée d?hégémonies qui, bien qu?elles semblent pragmatiquement faciliter le chemin, finissent par détruire l?originalité culturelle et religieuse des peuples. Parler de la multipolarité européenne signifie parler de peuples qui naissent, croissent et se projettent vers l?avenir. La tâche de globaliser la multi-polarité de l?Europe, nous ne pouvons pas l?imaginer avec l?image de la sphère, dans laquelle tout est égal et ordonné, mais qui en définitive est réductrice puisque chaque point est équidistant du centre. L'image du polyèdre est meilleure car l?unité harmonique du tout conserve la particularité de chacune des parties. Aujourd?hui, l?Europe est multipolaire dans ses relations et ses tensions ; on ne peut ni penser ni construire l?Europe sans assumer à fond cette réalité multipolaire.

L?autre défi que je voudrais mentionner est la transversalité. Je pars d?une expérience personnelle: Dans mes rencontres...j?ai pu remarquer que les hommes politiques jeunes affrontent la réalité avec une perspective différente par rapport à leurs collègues européens plus âgés. Ils disent peut-être des choses apparemment similaires, mais l?approche est différente... Cette donnée empirique indique une réalité de l?Europe contemporaine que l?on ne peut ignorer sur le chemin de la consolidation continentale et de sa projection. Il faut tenir compte de cette transversalité qui se retrouve dans tous les domaines. Cela ne peut se faire sans recourir au dialogue, même inter-générationnel. Si nous voulions définir aujourd?hui le continent, nous devrions parler d?une Europe en dialogue, qui fait en sorte que la transversalité d?opinions et de réflexions soit au service des peuples unis dans l?harmonie. Emprunter ce chemin de communication transversale comporte non seulement une empathie générationnelle mais aussi une méthodologie historique de croissance. Dans le monde politique actuel de l?Europe, le dialogue uniquement interne aux organismes politiques, religieux, culturels, de sa propre appartenance se révèle stérile. L?histoire aujourd?hui demande pour la rencontre, la capacité de sortir des structures qui contiennent sa propre identité afin de la rendre plus forte et plus féconde dans la confrontation fraternelle de la transversalité. Une Europe qui dialogue seulement entre ses groupes d?appartenance fermés reste à mi-chemin. On a donc besoin de l?esprit de jeunesse qui accepte le défi de la transversalité.

Dans cette perspective, j?accueille positivement la volonté du Conseil de l?Europe d?investir dans le dialogue inter-culturel, y compris dans sa dimension religieuse, par les Rencontres sur la dimension religieuse du dialogue interculturel. Il s?agit d?une occasion propice pour un échange ouvert, respectueux et enrichissant entre personnes et groupes de diverses origine, tradition ethnique, linguistique et religieuse, dans un esprit de compréhension et de respect mutuel. Ces rencontres semblent particulièrement importantes dans le contexte actuel multiculturel, multipolaire, à la recherche de son propre visage pour conjuguer avec sagesse l?identité européenne formée à travers les siècles avec les instances provenant des autres peuples qui se manifestent à présent sur le continent. C?est dans cette logique qu?il faut comprendre l?apport que le christianisme peut fournir aujourd?hui au développement culturel et social européen dans le cadre d?une relation correcte entre religion et société. Dans la vision chrétienne, raison et foi, religion et société sont appelées à s?éclairer réciproquement, en se soutenant mutuellement et, si nécessaire, en se purifiant les unes les autres des extrémismes idéologiques dans lesquelles elles peuvent tomber. La société européenne tout entière ne peut que tirer profit d?un lien renouvelé entre les deux domaines, soit pour faire face à un fondamentalisme religieux qui est surtout ennemi de Dieu, soit pour remédier à une raison réduite, qui ne fait pas honneur à l?homme. Les thèmes d?actualité, dans lesquels je suis convaincu qu?il peut y avoir un enrichissement mutuel, où l?Eglise catholique, via notamment le Conseil des Conférences épiscopales d?Europe peut collaborer avec le Conseil de l?Europe et offrir une contribution fondamentale, sont très nombreux. Avant tout, à la lumière de tout ce que je viens de dire, il y a le domaine d?une réflexion éthique sur les droits humains, sur lesquels votre Organisation est souvent appelée à se pencher. Je pense particulièrement aux thèmes liés à la protection de la vie humaine, questions délicates qui ont besoin d?être soumises à un examen attentif, qui tienne compte de la vérité de tout l?être humain, sans se limiter à des domaines spécifiques médicaux, scientifiques ou juridiques.

De même, et ils sont nombreux, les défis du monde contemporains qui requièrent une étude et un engagement commun, à commencer par l?accueil des migrants, qui ont besoin d?abord et avant tout de l?essentiel pour vivre, mais principalement que leur dignité de personnes soit reconnue. Il y a ensuite le grave problème du travail, surtout en ce qui concerne les niveaux élevés de chômage des jeunes dans beaucoup de pays. C'est une vraie hypothèque pour l?avenir mais aussi pour la question de la dignité du travail. Je souhaite vivement que s?instaure une nouvelle collaboration sociale et économique, affranchie de conditionnements idéologiques, qui sache faire face au monde globalisé, en maintenant vivant ce sens de solidarité et de charité réciproques qui a tant caractérisé le visage de l?Europe grâce à l?action généreuse de centaines d?hommes et de femmes, dont certains sont considérés saints par l?Eglise catholique, qui se sont dépensés pour développer le continent, tant à travers l?activité d?entreprise qu?à travers des ?uvres éducatives, d?assistance et de promotion humaine. Surtout ces dernières représentent un point de référence important pour les nombreux pauvres qui vivent en Europe. Combien il y en a dans nos rues! Ils demandent non seulement le pain pour survivre, ce qui est le plus élémentaire des droits, mais ils demandent aussi à redécouvrir la valeur de leur propre vie, que la pauvreté tend à faire oublier, et à retrouver la dignité conférée par le travail.

Enfin, parmi les thèmes qui sollicitent notre réflexion et notre collaboration, il y a la protection de l?environnement, de notre bien-aimée terre qui est la grande ressource que Dieu nous a donnée et qui est à notre disposition non pour être défigurée, exploitée et avilie, mais pour que nous puissions y vivre avec dignité, en jouissant de son immense beauté. Paul VI a défini l?Eglise comme experte en humanité. Dans le monde, à l?imitation du Christ, malgré les péchés de ses enfants, elle ne cherche rien d?autre que de servir et de rendre témoignage à la vérité. Rien d?autre que cet esprit ne nous guide dans le soutien du chemin de l?humanité. Dans cette disposition d?esprit, le Saint-Siège entend continuer sa propre collaboration avec le Conseil de l?Europe, qui revêt aujourd?hui un rôle fondamental pour forger la mentalité des futures générations européennes. Il s?agit de développer ensemble une réflexion dans tous les domaines, afin que s?instaure une sorte de nouvelle agora, dans laquelle chaque instance civile et religieuse puisse librement se confronter avec les autres, même dans la séparation des domaines et dans la diversité des positions, animée exclusivement par le désir de vérité et par celui d?édifier le bien commun. La culture, en effet, naît toujours de la rencontre réciproque, destinée à stimuler la richesse intellectuelle et la créativité de ceux qui y prennent part. Outre le fait que c?est la réalisation du bien, cela est beau. Je souhaite que l?Europe, en redécouvrant son patrimoine historique et la profondeur de ses racines, en assumant sa vivante multi-polarité et le phénomène de la transversalité en dialogue, retrouve cette jeunesse d?esprit qui l?a rendue féconde et grande".




Visite du Président égyptien
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Cité du Vatican, 25 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier après-midi le Président égyptien M.Abdel Fattah Al-Sisi, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat. Ces entretiens cordiaux ont permis de parler de la situation du pays, et de saluer la présence solidaire de l'Eglise au sein de la société égyptienne dans cette phase de transition politique. Les parties ont dit leur espoir de ce que, dans le cadre des droits constitutionnels garantis, y compris en matière religieuse, la coexistence pacifique s'affme entre les différentes composantes de la population, et que le dialogue inter-religieux se poursuive. L'échange de points-de-vue a ensuite porté sur des questions d'intérêt commun comme le rôle que joue l'Egypte dans la recherche de la paix et de la stabilité au proche Orient comme en Afrique du nord. Les parties sont tombées d'accord pour réaffirmer que le dialogue et la négociation constituent l'unique voie praticable en vue de mettre un terme au conflit qui menace les peuples et aux violences qui causent la perte de vies humaines.




Vers une conférence sur Haïti

Cité du Vatican, 25 novembre 2014 (VIS). Le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum, se rend aujourd'hui en Haïti, pays dévasté il y a cinq ans par un séisme ayant causé la mort de 230.000 morts. Jusqu'au 29, il entend exprimer à la population la sollicitude spirituelle de l'Eglise en cette phase de reconstruction. Ainsi, à Leogane, inaugurera-t-il l'école Notre-Dame des Anges, construite grâce à l'aide du Saint-Père et confiée à la Compagnie de Jésus. Le Saint-Père a décidé d'organiser le 10 janvier prochain au Vatican une conférence pour réaffirmer l'engagement de l'Eglise au service de ce pays et relancer l'intérêt international sur sa reconstruction. Elle sera organisée par Cor Unum et le Commission pontificale pour l'Amérique latine, en collaboration avec l'Episcopat haïtien. Demain, le Cardinal Sarah rencontrera la Caritas locale, ses dirigeants et son personnel engagés dans des opérations de terrain, ainsi que les autres institutions humanitaires catholiques active en Haïti. Le lendemain, après l'inauguration de Notre-Dame des Anges, il rencontrera les autorités du pays et en particulier le Président Martelly. Enfin, vendredi, le Cardinal rencontrera les évêques haïtiens, le clergé et les religieux qui prennent part à l'effort de reconstruction matérielle mais aussi mentale et spirituelle.




Audiences

Cité du Vatican, 25 novembre 2014 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a reçu M.Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur de l'Islamic Educational Cultural


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 26 Nov - 20:38

Sommaire

- Avec les journalistes dans l'avion papal
- Une Eglise en marche vers le Royaume des cieux
- Prier pour le voyage du Pape en Turquie
- Visite du Pape au Conseil de l'Europe
- Message au Congrès international de la pastorale des métropoles
- En bref
- Autres actes pontificaux




Avec les journalistes dans l'avion papal

Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Dans l'avion le ramenant hier de Strasbourg, le Saint-Père a répondu aux questions de journalistes:

Devant le Parlement européen vous avez utilisé un discours aux accents pastoraux pouvant être compris comme politiques, quelques peu social-démocrates. Seriez-vous un Pape social-démocrate?: "Non, je ne suis pas un Pape social-démocrate, et je ne saurais me classifier. Ce que je me permets de dire vient de l'Evangile, d'un message porté par la Doctrine sociale de l'Eglise. Si j'ai touché des aspects sociaux ou politiques, ce n'est qu'en vertu de la Doctrine sociale, issue de l'Evangile et de la tradition chrétienne. Ainsi, l'identité des peuples a une valeur évangélique. N'est-ce pas?".

Les rues de Strasbourg étaient presque vides et les gens se disaient déçus. Ne regrettez-vous pas de ne pas être allé à la cathédrale, qui fête son millénaire? Quand ferez-vous un voyage en France, et où?: "Cela n'est pas encore programmé. A Paris certainement, peut-être à Lourdes. J'ai proposé de visiter une ville qui n'a jamais accueilli de Pape. On a pensé aller à la cathédrale de Strasbourg, mais cela aurait impliqué faire une visite en France. Tel était le problème".

Dans le discours au Conseil de l'Europe, j'ai été frappé par le concept de transversalité et votre remarque sur ce que avez dit de vos rencontre avec des hommes politiques européens jeunes. Vous avez insisté sur la nécessité d'un pacte inter-générationnel à côté de la transversalité. Et puis, par curiosité personnelle, est-il vrai que vous soyez dévot de saint Joseph?: "Depuis toujours, et chaque fois que je lui ai demandé quelque chose, il me l'a donnée. La transversalité est importante et j'ai effectivement constaté que les jeunes voient les choses de manière transversales, qu'ils ne craignent pas de sortir de leur contexte pour dialoguer. C'est ce qu'il faut développer, le dialogue inter-générationnel également, et puis sortir pour aller vers d'autres réalités. L'Europe en a besoin".

Dans ce même discours, vous avez parlé des péchés des fils de l'Eglise. Comment avez-vous réagi à l'affaire des prêtres pédophiles de Grenade (Espagne) que, d'une certaine façon, vous avez permis de révéler?: "J'ai lu une lettre qui m'était adressée et j'ai appelé son auteur. Je lui ai dit d'aller dès le lendemain chez son évêque. J'ai par ailleurs écrit à l'évêque d'entreprendre une enquête. Ça été un choc, une grande souffrance pour moi. La vérité est la vérité, et nous ne pouvons pas la cacher".

Vous avez de nouveau parlé du terrorisme comme d'une menace d'esclavage. Telle est la caractéristique des actes de l'IS qui menace toute une région, et même Rome et votre personne. Pensez-vous qu'avec de tels extrémistes quelque dialogue soit possible, ou bien que ce n'est que temps perdu?: "Rien n'est jamais perdu d'avance. Même si on ne devait pas avoir un dialogue, il ne faut jamais fermer la porte, même si c'est pratiquement impossible. Vous parlez de menace. C'est exact, le terrorisme menace. Quant à l'esclavage, c'est une plaie sociale qui remonte à loin. L'esclavagisme, la traite des êtres humains, le commerce des enfants sont des drames devant lesquels on ne doit pas fermer les yeux. C'est une réalité contemporaine, tout comme le terrorisme. Mais il existe aussi la menace d'un terrorisme d'état, lorsque le gouvernement national se donne le droit de massacrer des terroristes, provoquant ainsi la mort de tant d'innocents. Cette autre anarchie très dangereuse. Il faut combattre le terrorisme mais je le redis, si on entend arrêter un agresseur injuste, il faut agir avec le consentement internationale".

Lorsque vous voyagez, intimement c'est le Successeur de Pierre, l'Evêque de Rome ou l'ancien Archevêque de Buenos Aires qui voyagez?: "En fait je n'en sais rien, et je ne me suis jamais posé la question. Je vais y penser... La mémoire de l'Archevêque de Buenos Aires n'existe plus car je suis maintenant l'Evêque de Rome et le Successeur de Pierre. C'est dans cette réalité et avec cette mémoire que je voyage désormais. Je suis romain et c'est aujourd'hui l'Europe qui me préoccupe".




Une Eglise en marche vers le Royaume des cieux

Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a consacré sa catéchèse à une " vérité fondamentale dont le Concile Vatican II avait bien conscience et que nous ne devons pas oublier. L'Eglise n'est pas une réalité statique, immobile, une fin en soi, mais est continuellement en chemin dans l'histoire, vers le but ultime et merveilleux qu'est le Royaume des cieux dont l'Eglise sur terre est le germe et le commencement: "Lorsque nous nous dirigeons vers cet horizon, nous nous apercevons que notre imagination s'arrête, se révélant à peine capable de deviner la splendeur du mystère qui dépasse nos sens. Spontanément, quelques questions nous viennent à l'esprit: quand aura lieu ce passage final? Comment sera la nouvelle dimension dans laquelle l'Eglise entrera? Que sera alors l'humanité? Et la création qui nous entoure?". Ces questions ne sont pas nouvelles puisque les disciples de Jésus les avaient déjà posées à leur époque". Puis le Saint-Père a expliqué que face à ces questions, la Constitution conciliaire Gaudium et Spes affirme que "nous ignorons le temps de l'achèvement de la terre et de l'humanité, nous ne connaissons pas le mode de transformation du cosmos. Elle passe, certes, la figure de ce monde déformée par le péché. Mais, nous l'avons appris, Dieu nous prépare une nouvelle terre où règnera la justice et dont la béatitude comblera et dépassera tous les désirs de paix qui montent au c?ur de l'homme? Nous serons complètement remplis de la joie, de la paix et de l'amour de Dieu, sans aucune limite, face à face avec lui". Il a ensuite souligné combien "il est beau de percevoir la continuité et la communion de fond qui existe entre l'Eglise qui est dans le ciel et celle qui est encore en chemin sur la terre, sans oublier que nous sommes toujours invités à offrir nos bonnes ?uvres, nos prières et l'eucharistie pour soulager les âmes qui sont encore en attente de la béatitude sans fin. Dans la perspective chrétienne, la distinction n'est plus entre ceux qui sont déjà morts et ceux qui ne le sont pas encore, mais entre qui est en Christ et qui ne l'est pas encore! Voilà quel est l'élément déterminant, vraiment décisif pour notre salut et pour notre bonheur... En même temps, l'Ecriture nous enseigne que l'accomplissement de ce dessein merveilleux ne peut pas ne pas concerner aussi tout ce qui nous entoure et qui vient de la pensée et du c?ur de Dieu? Ce que l'on peut attendre, comme accomplissement d'une transformation qui en réalité est déjà en cours depuis la mort et la résurrection du Christ, c'est donc une nouvelle création. Non pas un anéantissement du cosmos et de tout ce qui nous entoure, mais un accompagnement de toute chose à sa plénitude d'être, de vérité et de beauté. C'est le dessein que Dieu, le Père, Fils et Saint Esprit, veut réaliser et réalise depuis toujours. Ainsi lorsque nous pensons à ces étonnantes réalités qui nous attendent, nous nous rendons compte combien notre appartenance à l'Eglise est vraiment un don merveilleux qui porte en lui une très grande vocation".




Prier pour le voyage du Pape en Turquie

Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a salué les groupes, notamment ceux de langue arabe venant d'Irak et de la région: "La violence, les souffrances et la gravité du péché doivent nous conduire à s'en remettre totalement à la justice de Dieu, qui jugera chacun selon ses actes. Soyez forts et accrochez-vous à l'Eglise et à votre foi de manière à purifier le monde par votre confiance. Que votre espérance et votre pardon, votre amour et votre patience soient votre témoignage. Puisse le Seigneur vous protéger et vous soutenir". Rappelant l'imminence de son voyage de trois jours en Turquie, il a demandé à l'assemblée de prier pour que la "visite de Pierre à son frère André donne des fruits de paix, de dialogue entre les religions et de concorde au sein du peuple turc".




Visite du Pape au Conseil de l'Europe

Cité du Vatican 25 novembre 2014 (VIS). Après sa visite au Parlement européen, le Saint-Père a gagné vers midi en voiture le siège du Conseil de l'Europe, institution distincte de l'Union européenne regroupant 47 états. Après l'accueil du Secrétaire Général M.Thorbjorn Jagland, de Mme.Anne Brasseur, Présidente de l?assemblée, et des membres du Comité ministériel, il a gagné l´hémicycle pour s'adresser à l'ensemble des composantes du Conseil, son Assemblée Parlementaire, les Représentants des pays membres, les Juges de la Cour européenne des droits de l?homme. Voici l'intégralité de son discours:

"Presque toute l?Europe est présente en cette enceinte, avec ses peuples, ses langues, ses expressions culturelles et religieuses, qui constituent la richesse de ce continent... Je vous remercie tous de tout c?ur pour l?engagement que vous prodiguez et pour la contribution que vous offrez à la paix en Europe, par la promotion de la démocratie, des droits humains et de l?état de droit. Dans l?intention de ses fondateurs, le Conseil de l?Europe, qui célèbre cette année son 65 anniversaire, répondait à une tension vers un idéal d?unité qui, à plusieurs reprises, a animé la vie du continent depuis l?Antiquité. Cependant, au cours des siècles, des poussées particularistes ont souvent prévalu, caractérisées par la succession de diverses volontés hégémoniques. Qu?il suffise de penser que dix ans avant ce 5 mai 1949, où a été signé à Londres le traité qui a institué le Conseil de l?Europe, commençait le plus cruel et le plus déchirant conflit dont ces terres se souviennent et dont les divisions se sont poursuivies pendant de longues années, alors que ce qu?on a appelé le rideau de fer coupait en deux le continent de la Baltique au Golfe de Trieste. Le projet des Pères fondateurs était de reconstruire l?Europe dans un esprit de service mutuel, qui aujourd?hui encore, dans un monde plus enclin à revendiquer qu?à servir, doit constituer la clef de voûte de la mission du Conseil de l?Europe, en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine.

D?autre part, la voie privilégiée vers la paix...est de reconnaître dans l?autre non un ennemi à combattre, mais un frère à accueillir. Il s?agit d?un processus continu, qu?on ne peut jamais considérer pleinement achevé. C?est justement l?intuition qu?ont eue les fondateurs, qui ont compris que la paix était un bien à conquérir continuellement, et qu?elle exigeait une vigilance absolue. Ils étaient conscients que les guerres s?alimentent dans le but de prendre possession des espaces, de figer les processus et de chercher à les arrêter. Par contre, ils recherchaient la paix qui peut s?obtenir seulement par l?attitude constante d?initier des processus et de les poursuivre. De cette manière, ils affirmaient la volonté de cheminer en murissant dans le temps, parce que c?est justement le temps qui gouverne les espaces, les éclaire et les transforme en une chaîne continue de croissance, sans voies de retour. C?est pourquoi, construire la paix demande de privilégier les actions qui génèrent de nouveaux dynamismes dans la société et impliquent d?autres personnes et d?autres groupes qui les développeront, jusqu?à ce qu?ils portent du fruit dans des événements historiques importants. Pour cela, ils ont créé cet organisme stable.

Quelques années après, Paul VI eut à rappeler que les institutions mêmes qui, sur le plan juridique et dans le concert des nations, ont pour rôle et pour mérite de proclamer et de conserver la paix, n'atteignent le but prévu que si elles sont continuellement à l'?uvre, si elles savent à chaque instant engendrer la paix, faire la paix. Un chemin constant d?humanisation est nécessaire, de sorte qu?il ne suffit pas de contenir les guerres, de suspendre les luttes, une paix imposée ne suffit pas, non plus qu'une paix utilitaire et provisoire. Il faut tendre vers une paix aimée, libre, fraternelle, et donc fondée sur la réconciliation des esprits. C?est-à-dire poursuivre les processus sans anxiété mais certainement avec des convictions claires et avec ténacité. Pour conquérir le bien qu'est la paix, il faut avant tout y éduquer, en éloignant une culture du conflit qui vise à la peur de l?autre, à la marginalisation de celui qui pense ou vit de manière différente. Il est vrai que le conflit ne peut être ignoré ou dissimulé, il doit être assumé. Mais si nous y restons bloqués, nous perdons la perspective, les horizons se limitent et la réalité elle-même demeure fragmentée. Quand nous nous arrêtons à la situation conflictuelle, nous perdons le sens de l?unité profonde de la réalité, nous arrêtons l?histoire et nous tombons dans les usures internes des contradictions stériles.

Malheureusement, la paix est encore trop souvent blessée. Elle l?est dans de nombreuses parties du monde, où font rage des conflits de diverses sortes. Elle l?est aussi ici en Europe, où des tensions ne cessent pas. Que de douleur et combien de morts encore sur ce continent, qui aspire à la paix, mais pourtant retombe facilement dans les tentations d?autrefois! Pour cela, l??uvre du Conseil de l?Europe dans la recherche d?une solution politique aux crises en cours est importante et encourageante. Mais la paix est aussi mise à l?épreuve par d?autres formes de conflit, tels que le terrorisme religieux et international, qui nourrit un profond mépris pour la vie humaine et fauche sans discernement des victimes innocentes. Ce phénomène est malheureusement très souvent alimenté par un trafic d?armes en toute tranquillité. L?Eglise considère que la course aux armements est une plaie extrêmement grave de l?humanité et lèse les pauvres d?une manière intolérable. La paix est violée aussi par le trafic des êtres humains, qui est le nouvel esclavage de notre temps et qui transforme les personnes en marchandises d?échange, privant les victimes de toute dignité. Assez souvent, nous notons combien ces phénomènes sont liés entre eux. Le Conseil de l?Europe, à travers ses commissions et ses groupes d?experts, exerce un rôle important et significatif dans le combat contre ces formes d?inhumanité. Cependant, la paix n?est pas la simple absence de guerres, de conflits et de tensions. Dans la vision chrétienne, elle est, en même temps, don de Dieu et fruit de l?action libre et raisonnable de l?homme qui entend poursuivre le bien commun dans la vérité et dans l?amour. Cet ordre rationnel et moral s'appuie précisément sur la décision de la conscience des êtres humains à la recherche de l'harmonie dans leurs rapports réciproques, dans le respect de la justice pour tous.Comment donc poursuivre l?objectif ambitieux de la paix?

La voie choisie par le Conseil de l?Europe est avant tout celui de la promotion des droits humains, auxquels est lié le développement de la démocratie et de l?état de droit. C?est un travail particulièrement précieux, avec d?importantes implications éthiques et sociales, puisque d?une juste conception de ces termes et d?une réflexion constante sur eux dépendent le développement de nos sociétés, leur cohabitation pacifique et leur avenir. Cette recherche est l?une des plus grandes contributions que l?Europe a offerte et offre encore au monde entier. C?est pourquoi je ressens ici le devoir de rappeler l?importance de l?apport et de la responsabilité de l?Europe dans le développement culturel de l?humanité. Je voudrais le faire en partant d?une image que j?emprunte à un poète italien du XX siècle, Clemente Rebora, qui décrit un peuplier, avec ses branches élevées vers le ciel et agitées par le vent, son tronc solide et ferme, ainsi que ses racines profondes qui s?enfoncent dans la terre. En un certain sens, nous pouvons penser à l?Europe à la lumière de cette image.

Au cours de son histoire, l'Europe a toujours tendu vers le haut, vers des objectifs nouveaux et ambitieux, animée par un désir insatiable de connaissance, de développement, de progrès, de paix et d?unité. Mais l?élévation de la pensée, de la culture, des découvertes scientifiques est possible seulement à cause de la solidité du tronc et de la profondeur des racines qui l?alimentent. Si les racines se perdent, lentement le tronc se vide et meurt et les branches, autrefois vigoureuses et droite, se plient vers la terre et tombent. Ici, se trouve peut-être l?un des paradoxes les plus incompréhensibles pour une mentalité scientifique qui s?isole. Pour marcher vers l?avenir, il faut le passé, de profondes racines sont nécessaires et il faut aussi le courage de ne pas se cacher face au présent et à ses défis. Il faut de la mémoire, du courage, une utopie saine et humaine. D?autre part, fait observer Rebora, le tronc s?enfonce là où il y a davantage de vrai. Les racines s?aliment de la vérité, qui constitue la nourriture, la sève vitale de n?importe quelle société qui désire être vraiment libre, humaine et solidaire. En outre, la vérité fait appel à la conscience, qui est irréductible aux conditionnements, et pour cela est capable de connaître sa propre dignité et de s?ouvrir à l?absolu, en devenant source des choix fondamentaux guidés par la recherche du bien pour les autres et pour soi et lieu d?une liberté responsable... Sans cette recherche de la vérité, chacun devient la mesure de soi-même et de son propre agir, ouvrant la voie à l?affirmation subjective des droits, de sorte qu?à la conception de droit humain, qui a en soi une portée universelle, se substitue l?idée de droit individualiste. Cela conduit à être foncièrement insouciant des autres et à favoriser la globalisation de l?indifférence qui naît de l?égoïsme, fruit d?une conception de l?homme incapable d?accueillir la vérité et de vivre une authentique dimension sociale. Un tel individualisme rend humainement pauvre et culturellement stérile, puisqu?il rompt de fait les racines fécondes sur lesquelles se greffe l?arbre. De l?individualisme indifférent naît le culte de l?opulence, auquel correspond la culture de déchet dans laquelle nous sommes immergés. Nous avons, de fait, trop de choses, qui souvent ne servent pas, mais nous ne sommes plus en mesure de construire d?authentiques relations humaines, empreintes de vérité et de respect mutuel. Ainsi, aujourd?hui nous avons devant les yeux l?image d?une Europe blessée, à cause des nombreuses épreuves du passé, mais aussi à cause des crises actuelles, qu?elle ne semble plus capable d?affronter avec la vitalité et l?énergie d?autrefois. Une Europe un peu fatiguée et pessimiste, qui se sent assiégée par les nouveautés provenant des autres continents. Europe, où est ta vigueur? Où est cette tension vers un idéal qui a animé ton histoire et l?a rendue grande? Où est ton esprit d?entreprise et de curiosité? Où est ta soif de vérité, que jusqu?à présent tu as communiquée au monde avec passion? De la réponse à ces questions, dépendra l?avenir du continent. D?autre part, un tronc sans racines peut continuer d?avoir une apparence de vie, mais à l?intérieur il se vide et meurt. L?Europe doit réfléchir pour savoir si son immense patrimoine humain, artistique, technique, social, politique, économique et religieux est un simple héritage de musée du passé, ou bien si elle est encore capable d?inspirer la culture et d?ouvrir ses trésors à l?humanité entière. Dans la réponse à cette interrogation, le Conseil de l?Europe avec ses institutions a un rôle de première importance. Je pense particulièrement au rôle de la Cour européenne des Droits de l?Homme, qui constitue en quelque sorte la conscience de l?Europe pour le respect des droits humains. Je souhaite que cette conscience murisse toujours plus, non par un simple consensus entre les parties, mais comme fruit de la tension vers ces racines profondes, qui constituent les fondements sur lesquels les fondateurs de l?Europe contemporaine ont choisi de construire.

A côté des racines qu?il faut...maintenir vivantes par l?exercice quotidien de la mémoire, puisqu?elles constituent le patrimoine génétique de l?Europe, il y a les défis actuels du continent qui nous obligent à une créativité continue. Pour être fécondes ces racines doivent se projettent vers les utopies de l?avenir. Je me permets d?en mentionner seulement deux, le défi de la multi-polarité et le défi de la transversalité. L?histoire de l?Europe peut nous amener à concevoir celle-ci naïvement comme une bipolarité, ou tout au plus comme une tri-polarité (pensons à l?antique conception Rome ? Byzance ? Moscou), et à nous mouvoir à l?intérieur de ce schéma, fruit de réductionnismes géopolitiques hégémoniques, dans l?interprétation du présent et dans la projection vers l?utopie de l?avenir. Aujourd?hui, les choses ne se présentent pas ainsi et nous pouvons légitimement parler d?une Europe multipolaire. Les tensions, aussi bien celles qui construisent que celles qui détruisent, se produisent entre de multiples pôles culturels, religieux et politiques. L?Europe aujourd?hui affronte le défi de globaliser de manière originale cette multi-polarité. Les cultures ne s?identifient pas nécessairement avec les pays qui ont diverses cultures, dont certaines s?expriment dans des pays différents. Il en est de même des expressions politiques, religieuses et associatives. Globaliser de manière originale la multi-polarité comporte le défi d?une harmonie constructive, libérée d?hégémonies qui, bien qu?elles semblent pragmatiquement faciliter le chemin, finissent par détruire l?originalité culturelle et religieuse des peuples. Parler de la multipolarité européenne signifie parler de peuples qui naissent, croissent et se projettent vers l?avenir. La tâche de globaliser la multi-polarité de l?Europe, nous ne pouvons pas l?imaginer avec l?image de la sphère, dans laquelle tout est égal et ordonné, mais qui en définitive est réductrice puisque chaque point est équidistant du centre. L'image du polyèdre est meilleure car l?unité harmonique du tout conserve la particularité de chacune des parties. Aujourd?hui, l?Europe est multipolaire dans ses relations et ses tensions ; on ne peut ni penser ni construire l?Europe sans assumer à fond cette réalité multipolaire.

L?autre défi que je voudrais mentionner est la transversalité. Je pars d?une expérience personnelle: Dans mes rencontres...j?ai pu remarquer que les hommes politiques jeunes affrontent la réalité avec une perspective différente par rapport à leurs collègues européens plus âgés. Ils disent peut-être des choses apparemment similaires, mais l?approche est différente... Cette donnée empirique indique une réalité de l?Europe contemporaine que l?on ne peut ignorer sur le chemin de la consolidation continentale et de sa projection. Il faut tenir compte de cette transversalité qui se retrouve dans tous les domaines. Cela ne peut se faire sans recourir au dialogue, même inter-générationnel. Si nous voulions définir aujourd?hui le continent, nous devrions parler d?une Europe en dialogue, qui fait en sorte que la transversalité d?opinions et de réflexions soit au service des peuples unis dans l?harmonie. Emprunter ce chemin de communication transversale comporte non seulement une empathie générationnelle mais aussi une méthodologie historique de croissance. Dans le monde politique actuel de l?Europe, le dialogue uniquement interne aux organismes politiques, religieux, culturels, de sa propre appartenance se révèle stérile. L?histoire aujourd?hui demande pour la rencontre, la capacité de sortir des structures qui contiennent sa propre identité afin de la rendre plus forte et plus féconde dans la confrontation fraternelle de la transversalité. Une Europe qui dialogue seulement entre ses groupes d?appartenance fermés reste à mi-chemin. On a donc besoin de l?esprit de jeunesse qui accepte le défi de la transversalité.

Dans cette perspective, j?accueille positivement la volonté du Conseil de l?Europe d?investir dans le dialogue inter-culturel, y compris dans sa dimension religieuse, par les Rencontres sur la dimension religieuse du dialogue interculturel. Il s?agit d?une occasion propice pour un échange ouvert, respectueux et enrichissant entre personnes et groupes de diverses origine, tradition ethnique, linguistique et religieuse, dans un esprit de compréhension et de respect mutuel. Ces rencontres semblent particulièrement importantes dans le contexte actuel multiculturel, multipolaire, à la recherche de son propre visage pour conjuguer avec sagesse l?identité européenne formée à travers les siècles avec les instances provenant des autres peuples qui se manifestent à présent sur le continent. C?est dans cette logique qu?il faut comprendre l?apport que le christianisme peut fournir aujourd?hui au développement culturel et social européen dans le cadre d?une relation correcte entre religion et société. Dans la vision chrétienne, raison et foi, religion et société sont appelées à s?éclairer réciproquement, en se soutenant mutuellement et, si nécessaire, en se purifiant les unes les autres des extrémismes idéologiques dans lesquelles elles peuvent tomber. La société européenne tout entière ne peut que tirer profit d?un lien renouvelé entre les deux domaines, soit pour faire face à un fondamentalisme religieux qui est surtout ennemi de Dieu, soit pour remédier à une raison réduite, qui ne fait pas honneur à l?homme. Les thèmes d?actualité, dans lesquels je suis convaincu qu?il peut y avoir un enrichissement mutuel, où l?Eglise catholique, via notamment le Conseil des Conférences épiscopales d?Europe peut collaborer avec le Conseil de l?Europe et offrir une contribution fondamentale, sont très nombreux. Avant tout, à la lumière de tout ce que je viens de dire, il y a le domaine d?une réflexion éthique sur les droits humains, sur lesquels votre Organisation est souvent appelée à se pencher. Je pense particulièrement aux thèmes liés à la protection de la vie humaine, questions délicates qui ont besoin d?être soumises à un examen attentif, qui tienne compte de la vérité de tout l?être humain, sans se limiter à des domaines spécifiques médicaux, scientifiques ou juridiques.

De même, et ils sont nombreux, les défis du monde contemporains qui requièrent une étude et un engagement commun, à commencer par l?accueil des migrants, qui ont besoin d?abord et avant tout de l?essentiel pour vivre, mais principalement que leur dignité de personnes soit reconnue. Il y a ensuite le grave problème du travail, surtout en ce qui concerne les niveaux élevés de chômage des jeunes dans beaucoup de pays. C'est une vraie hypothèque pour l?avenir mais aussi pour la question de la dignité du travail. Je souhaite vivement que s?instaure une nouvelle collaboration sociale et économique, affranchie de conditionnements idéologiques, qui sache faire face au monde globalisé, en maintenant vivant ce sens de solidarité et de charité réciproques qui a tant caractérisé le visage de l?Europe grâce à l?action généreuse de centaines d?hommes et de femmes, dont certains sont considérés saints par l?Eglise catholique, qui se sont dépensés pour développer le continent, tant à travers l?activité d?entreprise qu?à travers des ?uvres éducatives, d?assistance et de promotion humaine. Surtout ces dernières représentent un point de référence important pour les nombreux pauvres qui vivent en Europe. Combien il y en a dans nos rues! Ils demandent non seulement le pain pour survivre, ce qui est le plus élémentaire des droits, mais ils demandent aussi à redécouvrir la valeur de leur propre vie, que la pauvreté tend à faire oublier, et à retrouver la dignité conférée par le travail.

Enfin, parmi les thèmes qui sollicitent notre réflexion et notre collaboration, il y a la protection de l?environnement, de notre bien-aimée terre qui est la grande ressource que Dieu nous a donnée et qui est à notre disposition non pour être défigurée, exploitée et avilie, mais pour que nous puissions y vivre avec dignité, en jouissant de son immense beauté. Paul VI a défini l?Eglise comme experte en humanité. Dans le monde, à l?imitation du Christ, malgré les péchés de ses enfants, elle ne cherche rien d?autre que de servir et de rendre témoignage à la vérité. Rien d?autre que cet esprit ne nous guide dans le soutien du chemin de l?humanité. Dans cette disposition d?esprit, le Saint-Siège entend continuer sa propre collaboration avec le Conseil de l?Europe, qui revêt aujourd?hui un rôle fondamental pour forger la mentalité des futures générations européennes. Il s?agit de développer ensemble une réflexion dans tous les domaines, afin que s?instaure une sorte de nouvelle agora, dans laquelle chaque instance civile et religieuse puisse librement se confronter avec les autres, même dans la séparation des domaines et dans la diversité des positions, animée exclusivement par le désir de vérité et par celui d?édifier le bien commun. La culture, en effet, naît toujours de la rencontre réciproque, destinée à stimuler la richesse intellectuelle et la créativité de ceux qui y prennent part. Outre le fait que c?est la réalisation du bien, cela est beau. Je souhaite que l?Europe, en redécouvrant son patrimoine historique et la profondeur de ses racines, en assumant sa vivante multi-polarité et le phénomène de la transversalité en dialogue, retrouve cette jeunesse d?esprit qui l?a rendue féconde et grande".




Message au Congrès international de la pastorale des métropoles

Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir hier un message au Cardinal Archevêque de Barcelone (Espagne) à l'occasion du Congrès international de pastorale des métropoles qui se tient à la Sagrada Damilia. Félicitant les organisateurs de cette intéressante initiative, il rappelle qu'il s'agit pour les participants de réfléchir de manière créative à la mission évangélisatrice des grands centres urbains en expansion, où se manifeste une crainte de ne plus ressentir la miséricorde de Dieu: L'Eglise a le devoir de faire parvenir partout la Bonne Nouvelle, sans crainte de la diversité et du pluralisme, mais aussi sans discrimination. Il est utile d'aller vers les périphéries en changeant nos habitudes. Comme une mère soucieuse du bien de ses enfants, l'Eglise doit faire des efforts et même des sacrifices afin que la lumière évangélique ne manque à personne, pour que chacun se sente accepté et intégré à une communauté, dans un esprit de vraie solidarité envers le plus besogneux surtout. Puisse le Seigneur éclairer les congressistes, conclut le Pape, et bénir leur action pastorale.




En bref

LE CARDINAL TAURAN, PRESIDENT DU CONSEIL PONTIFICAL pour le dialogue inter-religieux, participe le 25 et le 26 novembre à Téhéran (Iran) à la IX réunion avec le Centre pour le dialogue inter-religieux de l'Islamic Culture and Relations Organization, dont le thème est: Chrétiens et musulmans, un dialogue constructif pour le bien de la société. Construire signifie bâtir une maison commune aux murs solides mais aussi dotée de fondations. Le musulmans et les chrétiens doivent donc mettre en commun leurs valeurs religieuses en réponse aux extrémismes et aux violences et en vue de développer en toute circonstance le dialogue. Ceci dit, on ne saurait taire ou rester indifférent face à la violence extrême et diffuse du terrorisme qui, notamment, persécute les minorités ethniques ou religieuses du moyen Orient. En aucun cas la religion ne peut servir de prétexte à ces crimes.

MGR.DOMINIQUE MAMBERTI, SECRETAIRE POUR LES RELATIONS avec les états, est intervenu le 25 novembre à Sydney lors de l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale australienne, pour faire un exposé de la diplomatie du Saint-Siège face à la situation des chrétiens du proche et moyen Orient. Au-delà de sa mission spirituelle, elle a pour tâche de défendre les droits de l'Eglise et la liberté religieuse plus en général, de défendre les droits de l'homme et la dignité de la personne, de favoriser une vision morale des problèmes internationaux, la réconciliation et la paix, la défense également de l'environnement. Les diplomates du Pape sont appelés à intervenir chaque fois qu'on sollicite sa médiation. Sans proposer de solutions pratiques, ils encouragent la prise de conscience internationale face aux agressions comme aux besoins d'aide humanitaire.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 26 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Célestin Hakizimana, Evêque de Gikongoro (superficie 2.057, population 582.159, catholiques 248.471, prêtres 51, religieuses 70), au Rwanda. L'Evêque élu, né en 1963 près de Kigali (Rwanda) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Secrétaire général de la Conférence épiscopale rwandaise. Docteur en théologie, il a été vicaire paroissial et chargé de l'enseignement catholique diocésain.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 27 Nov - 14:57

Sommaire

- Pour un renouveau de la vie consacrée
- Les enjeux de la pastorale urbaine
- Audience aux Pauliniens
- Activité du Pape en décembre 2014 et en janvier 2015
- Chrétiens et musulmans contre la violence d'essence religieuse
- Audiences




Pour un renouveau de la vie consacrée

Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique vient de se réunir pour réfléchir à l'état de la vie religieuse cinquante ans après les documents conciliaires Lumen Gentium et Perfectae Caritatis. Recevant les 80 participants, le Pape a repris le thème des assises, Du vin nouveau dans des outres neuves: "Vous vous êtes proposés de tester la qualité et le degré de maturation du vin produit par la longue saison du renouveau" de la vie religieuse, mais aussi de vérifier si les contenants institutionnels sont ou non "adaptés pour recevoir votre vin nouveau et pour sa maturation. N'ayons pas peur d'abandonner nos vieilles outres, c'est à dire de changer nos habitudes et les structures qui ne sont plus adaptées à l'avancement du Royaume, qui offrent une fausse sécurité, qui éloigne le peuple des fidèles et nous empêchent souvent d'entendre l'appel de qui attend la Bonne Nouvelle. Ne vous cachez pas les faiblesses de la vie religieuse, la résistance de certains secteurs au changement, une force d'attraction réduite et le nombre des abandons, la fragilité de certaines formations, un poids de la gestion au dam de la vie spirituelle, une faible capacité à accéder aux diversités culturelles et générationnelles, un déséquilibre dans l'exercice de l'autorité et la gestion des biens. La pauvreté doit être notre préoccupation car, comme le disait saint Ignace, elle est la mère et de mur de la vie consacrée. Elle donne la vie mais sépare de la mondanité. Soyez plutôt attentifs aux signes de l'Esprit qui propose de nouveaux horizons et ouvre de nouveaux sentiers, toujours selon la règle évangélique et les charismes de vos fondateurs". Puis il a énuméré plusieurs critères comme le caractère évangélique des choix, la fidélité charismatique et le primat du service, l'attention aux plus faibles et le respect de la dignité de la personne. Le Pape a enfin encouragé ses hôtes à continuer de favoriser le progrès, afin de "le vin nouveau puisse rajeunir l'Eglise et réjouir le coeurs de qui a besoin de votre aide. "Certes, la substitution des vieilles outres ne saurait être automatique car il faut maintenir ce qui continue de donner des fruits. "Poursuivez donc dans la voie du renouveau engagé il y a cinquante ans en évaluant à la lumière de la Parole toute nouveauté, toujours à l'écoute des besoins de l'Eglise et du monde contemporain".




Les enjeux de la pastorale urbaine

Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu les participants à la seconde phase du Congrès international de pastorale des métropoles qui s'est ouvert à Barcelone (Espagne) le 24 novembre, devant qui il a tenu à citer quatre enjeux: On a besoin dans ces nouveaux espaces urbains de nouveaux axes d'action. "On ne peut rester désorientés et risquer de se tromper de route ou de porte, de nous perdre nous mêmes sans répondre aux attentes des fidèles et de tous ceux qui cherchent un sens à la vie... L'Eglise n'est plus la seule référence de la culture...capable de définir la forme culturelle comme les valeurs... Nous ne sommes plus les seuls à faire la culture, et pas même les plus écoutés! Il faut donc changer de mentalité pastorale, non pas pour une pastorale relativiste qui, pour survivre dans le contexte culturel, perdrait son horizon évangélique... Ce ne serait plus de la pastorale, car il ne s'agirait plus de l'intérêt de l'homme...auquel on cacherait Jésus et la vérité sur lui même. Cette voie porterait l'homme à la solitude et à la mort. Il faut rejeter la voie commode du relativisme pastoral! Pour constituer une pastorale évangélisatrice, il faut du courage et de l'audace... Les hommes d'aujourd'hui et la société ont besoin d'une Bonne Nouvelle que nous ne devons pas avoir honte d'exposer... Mais le dialogue pastoral doit être exempt des relativismes qui affadissent l'identité chrétienne. Il doit tendre à attendrir le coeur de l'autre... Nous avons pour cela besoin d'être contemplatifs mais sans rejeter l'apport des sciences sociales permettant de percevoir le phénomène urbain", besoin de découvrir les "cités invisibles" que sont les groupes et les territoires humains, leurs symboles et langages, leurs rites et leur conception de la vie. Si la situation change selon les continents, on ne doit pas méconnaître ou mépriser d'autres expériences, chrétiennes ou non. L'Esprit sème partout. Mais il faut partout être particulièrement attentifs aux pauvres et au émigrés. "L'Eglise ne saurait ignorer leur appel ou entrer dans le jeu de systèmes injustes, mesquins et intéressés qui tenteraient de les rendre invisibles".




Audience aux Pauliniens

Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les diverses réalités regroupées dans la Société de St.Paul et dans les Filles de St.Paul, qui oeuvrent dans le domaine de la communication. Fondée par le bienheureux Giacomo Alberione, la famille paulinienne comprend cinq congrégations religieuses, quatre instituts séculiers et une association de coopérants. Rappelant leur centenaire, le Saint-Père a encouragé ses hôtes à rénover leur engagement à vivre la foi et à la communiquer. Il les a encouragé à poursuivre l'oeuvre de leur fondateur "en ayant de larges horizons. N'oublions pas que l'évangélisation est fondamentalement liée à l'annonce de l'Evangile à qui ne connaît pas Jésus ou l'a jusqu'ici repoussé.... Chacun à le droit de recevoir l'Evangile, tandis que les chrétiens ont le devoir de l'annoncer à tous sans exception. Cet élan catholique doit porter jusqu'au périphéries existentielles. Tel est votre ADN du fait que "votre fondateur s'est inspiré à saint Paul et à sa mission. Le Concile Vatican II nous présenté l'Eglise comme un peuple en marche... Or la marche symbolise l'espérance. La finalité des actions de tout chrétien ici bas est de gagner la vie éternelle. Enracinée dans l'annonce de son amour, cette mission nous empêche de rester prisonniers des structures de ce monde. Elle tient éveillé notre esprit, capables que nous sommes de projets qui s'accompliront dans la béatitude du Seigneur".




Activité du Pape en décembre 2014 et en janvier 2015

Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Voici la liste des cérémonies présidées par le Saint-Père en décembre 2014 et janvier 2015:

DECEMBRE

Lundi 8: Solennité de l'Immaculée Conception, à 16 h prière Place d'Espagne.

Vendredi 12: Basilique vaticane, à 18 h messe pour l'Amérique latine.

Dimanche 14: Visite de la paroisse St.Joseph all'Aurelio, à 16 h.

Mercredi 24: Messe de minuit, à 2 h 30' en la Basilique vaticane.

Jeudi 25: Solennité de Noël, à midi bénédiction Urbi et Orbi depuis la loge centrale de la Basilique vaticane.

Mercredi 31: Premières vêpres et Te Deum de fin d?année, à 17 h en la Basilique vaticane.

JANVIER

Jeudi 1: Solennité de la Mère de Dieu et XLVIII Journée mondiale de la paix, à 10 h messe en la Basilique vaticane.

Mardi 6: Solennité de l'Epiphanie, à 30 h messe en la Basilique vaticane.

Dimanche 11: Fête du baptême du Seigneur, à 9 h 30' en la Chapelle Sixtine, messe et baptêmes d'enfants.

Lundi 12 au lundi 19: Voyage apostolique au Sri Lanka et aux Philippines.

Dimanche 25: Solennité de la conversion de saint Paul, vêpres à 17 h 30' en la Basilique St.Paul Hors les murs.




Chrétiens et musulmans contre la violence d'essence religieuse

Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Hier et avant-hier à Téhéran (Iran), s'est tenue la IX réunion entre le Centre pour le dialogue inter-religieux de l'Islamic Culture and Relations Organization et le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Présidaient conjointement M.Abuzar Ibrahim Turkaman et le Cardinal Jean-Louis Tauran. Voici les six points de leur déclaration finale:

Les vingt ans de notre dialogue ont permis d'améliorer notre connaissance et notre compréhension les uns des autres.

Les participants à cette réunion réaffirment que le dialogue entre chrétiens et musulmans joue un rôle capital dans l'élaboration d'une société meilleure.

Don divin, la spiritualité est également le fruit d'une démarche humaine portant à la vérité.

Une spiritualité saine permet à tous de reconnaître la présence et l'action de Dieu, dans l'homme et dans le monde.

Les media sont appelés à favoriser le caractère positif des relations entre musulmans et chrétiens.

Les participants condamnent en outre toute forme d'extrémisme et de violence, et tout particulièrement lorsque les actes sont commis au nom de la religion.

Ils entendent se retrouver à Rome en 2016, après une réunion préparatoire prévue pour l'an prochain.




Audiences

Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Michael A.Blume, Nonce apostolique en Ouganda.

Mgr.Ramiro Moliner Inglés, Nonce apostolique en Albanie.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 28 Nov - 20:21

Sommaire

- Le Pape en Turquie pour favoriser le dialogue et la paix
- Indulgences pour l'Année de la vie consacrée
- Avis




Le Pape en Turquie pour favoriser le dialogue et la paix

Cité du Vatican, 28 novembre 2014 (VIS). Pour son sixième voyage apostolique, le Saint-Père a quitté ce matin Rome à destination d'Ankara. A l'instar de ses prédécesseurs, il entend lui imprimer un caractère principalement oecuménique car la Turquie a une place à part au plan géographique, mais aussi pour les Papes. A l'annonce de son élection, les autorités turques définirent Jean XXIII "le premier Pape turc de l'histoire". Il est vrai que Angelo Roncalli avait laissé un souvenir très positif de son séjour de 1935 à 1944 comme Délégué apostolique. En 1967 ensuite, Paul VI fut le premier à y effectuer un voyage officiel, en corollaire à sa visite historique en Terre Sainte. Ce fut le tour de Jean-Paul II en 1979 puis de Benoît XVI en 2006.

Après trois heures de vol, l'avion papal a atterri dans la capitale turque à 13 h locales (midi heure de Rome). Après la brève cérémonie d'accueil, il s'est rendu au centre d'Ankara pour s'incliner devant le tombeau de Mustafa Kemal, dit Atatürk, le Père des Turcs (2881 - 1936), premier Président de la République et créateur de l'état moderne. Après avoir déposé une couronne de fleur et signé le livre d'or du mausolée, le Pape a gagné le nouveau palais présidentiel, où il s'est entretenu en privé avec le chef de l'Etat M.Recep Tayyip Erdogan. Au livre d'or du mausolée, le Pape François a écrit: "Mes voeux les plus sincères afin que la Turquie, pont entre deux continents, ne soit pas qu'un carrefour mais aussi un espace de rencontre, de dialogue et de paix entre hommes et femmes de toute ethnie, culture et religion". Dans celui de la présidence: "Puisse le Tout Puissant concéder paix et prospérité au peuple turc. Puisse ce pays être tout entier une aire de coexistence pacifique entre cultures et populations, dans laquelle chacun se sente protégé dans sa dignité et soit libre de professer sa foi librement". Avant de s'entretenir avec le nouveau Premier Ministre, il s'est adressé aux corps constitués:

Saluant dans la Turquie un creuset de civilisations "et un pont naturel entre deux continents et entre différentes expressions culturelles, le Pape a dit que cette terre est particulièrement chère aux chrétiens pour avoir donné le jour à saint Paul, qui y a fondé diverses communautés, pour avoir hébergé les sept premiers conciles de l?Église, et pour la présence, près d?Ephèse, de ce qu?une vénérable tradition considère comme la maison où la mère de Jésus aurait vécu. Mais les raisons de la considération et de l?estime que je porte à la Turquie sont aussi à chercher "dans la vitalité de son présent, dans l?ardeur au travail et la générosité de son peuple, dans son rôle dans le concert des nations. C?est pour moi un motif de joie d?avoir l?opportunité de poursuivre avec vous un dialogue d?amitié, d?estime et de respect, dans le sillage de celui entrepris par mes prédécesseurs... Nous avons besoin d?un dialogue qui approfondisse la connaissance et valorise avec discernement les nombreuses choses qui nous unissent, et en même temps nous permette de considérer les différences avec un esprit sage et serein, pour pouvoir aussi en tirer un enseignement. Il faut poursuivre avec patience l?engagement à construire une paix solide, fondée sur le respect des droits fondamentaux et des devoirs liés à la dignité de l?homme. De cette manière, les préjugés et les fausses craintes peuvent se dépasser et s?ouvre au contraire un espace à l?estime, à la rencontre, au développement des énergies les meilleures au bénéfice de tous.

A cette fin, il est fondamental que les citoyens musulmans, juifs et chrétiens, tant dans les dispositions des lois que dans leur application concrète, jouissent des mêmes droits et respectent les mêmes devoirs. De cette manière, ils se reconnaîtront plus facilement comme frères et compagnons de route, en éloignant toujours davantage les incompréhensions et en favorisant la collaboration et l?entente. La liberté religieuse et la liberté d?expression, efficacement garanties à tous, stimuleront la floraison de l?amitié, en devenant un éloquent signe de paix. Le proche et le moyen Orient, l?Europe et le monde attendent cette floraison. Le Moyen-Orient, en particulier, est depuis trop longtemps le théâtre de guerres fratricides, qui semblent naître l?une de l?autre, comme si l?unique réponse possible à la guerre et à la violence devait toujours être une nouvelle guerre et une autre violence. Pendant combien de temps encore cette région devra-t-elle souffrir du manque de paix? Nous ne pouvons pas nous résigner à la continuation des conflits comme si une amélioration de la situation n?était pas possible. Avec l?aide de Dieu, nous pouvons et nous devons toujours renouveler le courage de la paix. Cette attitude conduit à utiliser avec loyauté, patience et détermination tous les moyens de négociation, et à atteindre ainsi des objectifs concrets de paix et de développement durable. Pour atteindre un tel objectif, une contribution importante peut venir du dialogue inter-religieux et interculturel, de manière à bannir toute forme de fondamentalisme et de terrorisme, qui humilie gravement la dignité de tous les hommes et instrumentalise la religion.

Pour cela il faut opposer au fanatisme et au fondamentalisme, aux phobies irrationnelles qui encouragent incompréhensions et discriminations, la solidarité de tous les croyants, ayant pour piliers le respect de la vie humaine, de la liberté religieuse qui est liberté de culte et liberté de vivre selon l?éthique religieuse, l?effort de garantir à tous le nécessaire pour une vie digne, et la protection de l?environnement naturel. C?est de cela qu?ont besoin, avec une urgence particulière, les peuples et les états du proche et moyen Orient, pour pouvoir finalement inverser la tendance et poursuivre avec succès un processus de pacification par le rejet de la guerre et de la violence, ainsi que par la recherche du dialogue, du droit et de la justice. Malheureusement nous sommes encore témoins de graves conflits. En Syrie et en Irak, en particulier, la violence terroriste ne semble pas s?apaiser. On enregistre la violation des lois humanitaires les plus élémentaires à l?encontre des prisonniers et de groupes ethniques entiers. Il y a eu, et ont lieu encore, de graves persécutions aux dépens de groupes minoritaires, notamment chrétiens et les Yézidis. Des centaines de milliers de personnes ont été contraintes à abandonner leurs maisons et leur patrie pour pouvoir sauver leur vie et rester fidèles à leur credo. La Turquie, en accueillant généreusement un grand nombre de réfugiés, est directement impliquée à ses frontières par les effets de cette dramatique situation, et la communauté internationale a l?obligation morale de l?aider à prendre soin des réfugiés. Avec la nécessaire assistance humanitaire, on ne peut pas rester indifférent face à ce qui a provoqué ces tragédies. En répétant qu?il est licite d?arrêter l?injuste agresseur, cependant toujours dans le respect du droit international, je veux aussi rappeler qu?on ne peut confier la résolution du problème à la seule réponse militaire. Un engagement commun fort, fondé sur la confiance réciproque, est nécessaire, qui rende possible une paix durable et permette de destiner finalement les ressources, non aux armements, mais aux vraies luttes dignes de l?homme, celle contre la faim et les maladies, celle pour le développement durable et la sauvegarde de la création, contre de nombreuses formes de pauvreté et de marginalité qui ne manquent pas dans le monde moderne.

La Turquie, par son histoire, en raison de sa position géographique et à cause de l?importance qu?elle revêt dans la région, a une grande responsabilité. Ses choix et son exemple possèdent une portée spéciale et peuvent être d?une aide importante en favorisant une rencontre de civilisations et en indiquant des voies praticables de paix et d?authentique progrès. Que le Très Haut bénisse et protège la Turquie et l?aide à être un artisan de paix efficace et convaincu!".

Indulgences pour l'Année de la vie consacrée

Cité du Vatican, 28 novembre 2014 (VIS).A l'occasion de l'Année de la vie consacrée, qui débute dimanche (jusqu'au 2 février 2016), la Pénitencerie apostolique publie un décret dictant les conditions de réception d'indulgences plénières. Pouvant servir en suffrage des âmes du purgatoire, elles s'obtiendront à Rome par la participation aux cérémonies fixées par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, après un moment de recueillement conclu par la récitation du Pater, du Credo ou de toute forme d'invocation légitime à la Vierge Marie. Et dans les diocèses, au cours des cérémonies locales ad hoc, en visitant la cathédrale, toute église ou lieu désigné par l'évêque, récitant la liturgie des heures ou selon la procédure décrite pour Rome. Les religieux malades ou empêchés pour des raisons légitimes seront dispensés de ces conditions s'ils confient leur maladie ou leurs souffrances à l'intercession de Marie et prient comme convenu. Afin de faciliter la réception de la grâce divine par le biais de l'Eglise, on recommande aux prêtres pénitenciers et à tous ceux qui en ont reçu faculté d'être généreusement disponibles pour les confessions et l'administration de la communion aux malades.




Avis

Cité du Vatican, 28 novembre 2014 (VIS). En raison du voyage du Saint-Père en Turquie, le VIS diffusera exceptionnellement son bulletin demain samedi et dimanche 30 novembre.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Sam 29 Nov - 13:10

Sommaire

- Condamnation de la violence et de sa justification religieuse
- Visite de la Mosquée bleue et de Ste.Sophie
- Envoyé spécial en Ukraine




Condamnation de la violence et de sa justification religieuse

Cité du Vatican, 29 novembre 2014 (VIS). Hier après-midi, après un entretien avec le Premier Ministre turc M.Shmet Davutoglu, le Pape François a quitté le palais présidentiel pour le siège du Bureau des affaires religieuses, la plus haute instance sunnite en Turquie. Bien que l'état soit laïc, 98% des citoyens sont musulmans (68% sunnites et 30% chiites). Après l'entretien avec le Président du Diyanet M.Mehmet Gormez, il a prononcé un discours devant les Autorités religieuses et civiles du pays:

"Lorsqu'ils voyagent pour accomplir une part de leur mission, les Papes rencontrent aussi les autorités et les communautés des autres religions. Sans cette ouverture à la rencontre et au dialogue, une visite papale ne répondrait pas pleinement à ses finalités... Je suis heureux de rappeler de façon spéciale la rencontre que Benoît XVI a eue, en ce même lieu, en novembre 2006. Les bonnes relations et le dialogue entre leaders religieux revêtent en effet une grande importance. Ils représentent un message clair adressé aux communautés respectives, pour exprimer que le respect mutuel et l?amitié sont possibles, malgré les différences. Cette amitié, en plus d?être une valeur en soi, acquiert une signification spéciale et une importance supplémentaire en un temps de crises comme le nôtre, crises qui deviennent dans certaines régions du monde de véritables drames pour des populations entières. Il y a en effet des guerres qui sèment mort et destructions, tensions et confits inter-ethniques et inter-religieux, faim et pauvreté. Ceci afflige des centaines de millions de personnes, provoque des dégâts dans l?environnement naturel, l?air, l?eau, la terre. La situation au proche et moyen Orient est vraiment tragique, spécialement en Irak et en Syrie. Tous souffrent des conséquences des conflits, et la situation humanitaire est angoissante. Je pense à tant d?enfants, à tant de mamans, aux personnes âgées, aux personnes déplacées et aux réfugiés, victimes de violences de toutes sortes. A cause surtout d?un groupe extrémiste et fondamentaliste, des communautés entières, spécialement mais pas seulement, les chrétiens et les yézidis, ont subi et souffrent encore des violences inhumaines à cause de leur identité ethnique et religieuse. Ils ont été chassés de leurs maisons, ils ont dû tout abandonner pour sauver leur vie et ne pas renier leur foi. La violence a frappé aussi des édifices sacrés, des monuments, des symboles religieux et le patrimoine culturel, comme si on voulait effacer toute trace, toute mémoire de l?autre.

En qualité de chefs religieux, nous avons l?obligation de dénoncer toutes les violations de la dignité et des droits humains. La vie humaine, don de Dieu Créateur, possède un caractère sacré. Par conséquent, la violence qui cherche une justification religieuse mérite la plus forte condamnation, parce que le Tout Puissant est le Dieu de la vie et de la paix. Le monde attend, de la part de tous ceux qui prétendent l?adorer, qu?ils soient des hommes et des femmes de paix, capables de vivre comme des frères et des s?urs, malgré les différences ethniques, religieuses, culturelles ou idéologiques. A la dénonciation, il faut faire suivre le travail commun pour trouver des solutions adéquates. Cela demande la collaboration de toutes les parties : gouvernants, leaders politiques et religieux, représentants de la société civile, et tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté. En particulier, les responsables des communautés religieuses peuvent offrir la précieuse contribution des valeurs présentes dans leurs traditions respectives. Nous, musulmans et chrétiens, nous sommes dépositaires d?inestimables trésors spirituels, parmi lesquels nous reconnaissons des éléments qui nous sont communs..., l?adoration du Dieu miséricordieux, la référence au patriarche Abraham, la prière, l?aumône, le jeûne, tous éléments qui, vécus d?une manière sincère, peuvent transformer la vie et donner une base sûre à la dignité et à la fraternité des hommes. Reconnaître et développer cette communauté spirituelle dans le dialogue inter-religieux nous aide aussi à promouvoir et à défendre dans la société les valeurs morales, la paix et la liberté. La reconnaissance commune de la sacralité de la personne humaine soutient la compassion commune, la solidarité et l?aide active envers ceux qui souffrent le plus. A ce sujet, je voudrais exprimer mon appréciation pour tout ce que le peuple turc, les musulmans et les chrétiens, font envers les deux millions de personnes qui fuient leur pays à cause des conflits. C?est un exemple concret de la manière de travailler ensemble pour servir les autres, un exemple à encourager et à soutenir.

J?ai appris avec satisfaction les bonnes relations et la collaboration entre le Diyanet et le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Je souhaite qu?elles se poursuivent et qu?elles se consolident, pour le bien de tous, parce que chaque initiative de dialogue authentique est signe d?espérance pour un monde qui a tant besoin de paix, de sécurité et de prospérité. Monsieur le Président, j?exprime de nouveau, à vous-même et à vos collaborateurs, ma reconnaissance pour cette rencontre, qui remplit mon c?ur de joie. Je vous suis tous reconnaissant aussi de votre présence et de vos prières que vous aurez la bonté d?offrir pour mon service. Pour ma part, je vous assure que je prierai aussi pour vous. Que le Seigneur nous bénisse tous".




Visite de la Mosquée bleue et de Ste.Sophie

Cité du Vatican, 29 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a quitté Ankara pour Istanbul, la seule ville bâtie sur deux continents, sur les rives du Bosphore qui relie la Mer noire à la Méditerranée. Accueilli par le Gouverneur et par le Patriarche oeuménique, il a gagné en voiture la Mosquée bleue, bâtie du XVII siècle par le Sultan Ahmed I en s'inspirant de Ste.Sophie. Cet édifice grandiose devint le plus vaste lieu de culte du monde musulman. Son surnom vient de son parement intérieur recouvert de 21.000 carreaux de faïence. Accueilli par le Grand Mufti, comme Benoît XVI en 2006, il a été invité à prier à l'issue de la visite. Après s'être recueilli en silence, il s'est déplacé de quelques centaines de mètres pour se rendre à Ste.Sophie, aujourd'hui musée. La structure actuelle de l'ancienne basilique impériale byzantine remonte au VI siècle. Lors de son inauguration en 537 l'empereur Justinien déclara que l'oeuvre d'art la plus somptueuse depuis la Création, s'exclamant avoir dépassé Salomon et son Temple de Jérusalem. Après la conquête turque de 1453 elle devint mosquée, et en 1935 un musée par volonté de Atatürk. Le monument, qui a été sauvé de l'effondrement au milieu du XIX siècle par les architectes suisses Gaspare et Giuseppe Fossati, a reçu la visite de Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. Le Pape a été guidé par le directeur du Musée Ste.Sophie et, après une visite d'une quarantaine de minutes, a signé le livre d'or: "Sainte sagesse de Dieu (en grec), combien est belle ta demeure" (en latin). Après cette seconde visite, le Pape s'est rendu au siège de la représentation apostolique où, après le salut du Président de la Conférence épiscopale turque, il s'est entretenu avec les délégations des communautés catholiques d'Istanbul (rites latin, arménien, syrien et chaldéen).




Envoyé spécial en Ukraine

Cité du Vatican, 29 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 18 novembre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne (Autriche), son Envoyé spécial au 25 anniversaire de la liberté retrouvée de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine (Kiev, 10 décembre). Il sera accompagné par l'abbé Yurij Kolasa, Vicaire pour les ukrainiens d'Autriche, et par l'Abbé Ihor Sfibian, Chef de la Commission oécuménique de l'Archevêché de Kiev.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 1 Déc - 6:54


Sommaire

- Messe à Istanbul pour les communautés catholiques
- Priere en commun au Phanar
- Divine liturgie de la solennité de St.André en présence du Pape François
- Déclaration commune du Patriarche oecuménique et du Pape



Messe à Istanbul pour les communautés catholiques

Cité du Vatican, 30 novembre 2014 (VIS). En début d'après-midi hier, le Saint-Père s'est rendu en la cathédrale catholique d'Istanbul (depuis 1846), qui conserve dans l'atrium une statue de Benoît XV offerte en 1919 par les turcs pour remercier le Pape d'avoir tenté de bloquer la première guerre mondiale: "Au bienfaiteur des peuple sans distinction de nationalité ou de religion, l'Orient reconnaissant". L'intervention papale n'empêcha malheureusement les "jeunes turc" de perpétrer des massacres de minorités ethniques et religieuses, au premier plan desquelles la population arménienne de Turquie. Le Pape François a présidé une messe catholique inter-rites, au cours de laquelle ont également été utilisées plusieurs langues. Outre les dignitaires des Eglises orientales catholiques présentes en Turquie, y ont assisté avec le Patriarche oecuménique de Constantinople les prélats des autres Eglises orthodoxes d'Orient, et les représentants des autres communautés chrétiennes d'Istanbul. Voici l'homélie du Saint-Père:

"A l'homme assoiffé de salut, Jésus se présente comme la source où puiser, le rocher d?où le Père fait jaillir des fleuves d?eau vive pour tous ceux qui croient en lui. Avec cette prophétie, proclamée publiquement à Jérusalem, Jésus annonce à l?avance le don de l?Esprit que recevront ses disciples après sa glorification, après sa mort et sa résurrection. Ame de l?Eglise, l'Esprit donne la vie, suscite les différents charismes qui enrichissent le peuple de Dieu et surtout, crée l?unité entre les croyants. D'une multitude il fait un seul corps, le corps du Christ. Toute la vie et la mission de l?Eglise dépendent de l?Esprit qui réalise toute chose. La profession de foi...n'est possible que parce qu?elle est suggérée par l?Esprit: Personne n?est capable de dire que Jésus est Seigneur sinon dans l?Esprit Saint. Quand nous prions, c?est parce que l?Esprit suscite en nous la prière, dans notre c?ur. Quand nous brisons le cercle de notre égoïsme, que nous sortons de nous-mêmes et nous approchons des autres pour les rencontrer, les écouter, les aider, c?est l?Esprit de Dieu qui nous a poussés. Quand nous découvrons en nous une capacité inconnue de pardonner, d?aimer celui qui ne nous aime pas, c?est l?Esprit qui nous a saisis. Quand nous passons outre les paroles de convenance et que nous nous adressons aux frères avec cette tendresse qui réchauffe le c?ur, nous avons été certainement touchés par l?Esprit qui suscite les différents charismes dans l?Eglise... Cela constitue une immense richesse parce qu'il est l?Esprit d?une unité qui ne signifie pas uniformité. Seul l?Esprit peut susciter la diversité, la multiplicité et, en même temps, opérer l?unité. Quand nous voulons faire la diversité, et que nous nous arrêtons sur nos particularismes et sur nos exclusivismes, nous apportons la division. Lorsque nous voulons faire l?unité selon nos desseins humains, nous finissons par apporter l?uniformité et l?homologation. Si au contraire, nous nous laissons guider par l?Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais conflit, parce que Lui nous pousse à vivre la variété dans la communion de l?Eglise.

La multitude des membres et des charismes trouve son principe harmonisant dans l?Esprit du Christ, que le Père a envoyé et qu?il continue d?envoyer, pour accomplir l?unité entre les croyants. L?Esprit fait l?unité de l?Eglise, son unité dans la foi, son unité dans la charité, son unité dans la cohésion intérieure. L?Eglise et les Eglises sont appelées à se laisser guider par l?Esprit, en se plaçant dans une attitude d?ouverture, de docilité et d?obéissance... C'est là une perspective d?espérance, mais en même temps laborieuse, puisqu?il y a toujours en nous la tentation de résister à l?Esprit Saint, parce qu?il bouleverse, parce qu?il secoue, il fait marcher, il pousse l?Eglise à avancer. Et il est toujours plus facile et plus commode de se caler dans ses propres positions statiques et inchangées. En réalité, l?Eglise se montre fidèle à l?Esprit dans la mesure où elle n?a pas la prétention de le régler ni de le domestiquer. Et l?Eglise se montre aussi fidèle à l?Esprit quand elle laisse de côté la tentation de se regarder elle-même. Et nous, chrétiens, nous devenons d?authentiques disciples-missionnaires, capables d?interpeller les consciences, si nous abandonnons un style défensif pour nous laisser conduire par l?Esprit. Il est fraîcheur, imagination, nouveauté.

Nos défenses peuvent se manifester par le retranchement excessif sur nos idées, sur nos forces, mais au risque de glisser vers le pélagianisme, dans une attitude d?ambition et de vanité. Ces mécanismes défensifs nous empêchent de comprendre vraiment les autres et de nous ouvrir à un dialogue sincère avec eux. Mais l?Eglise, née de la Pentecôte, reçoit le feu de l?Esprit, qui ne remplit pas tant la tête d?idées mais incendie le c?ur. Elle est alors investie du vent de l?Esprit qui ne transmet pas un pouvoir, mais habilite à un service d?amour, à un langage que chacun est en mesure de comprendre. Sur notre chemin de foi et de vie fraternelle, plus nous nous laisserons guider avec humilité par l?Esprit du Seigneur, plus nous dépasserons les incompréhensions, les divisions et les controverses et plus nous serons signes crédibles d?unité et de paix. Signes crédibles que Notre Seigneur est ressuscité, est vivant. C'est avec cette joyeuse certitude que je vous salue tous avec affection, chers frères et s?urs, ainsi que le Patriarche syro-catholique, le Président de la Conférences épiscopale de Turquie, le Vicaire apostolique Mgr.Pelâtre, les autres évêques et exarques, les prêtres et les diacres, les personnes consacrées et les fidèles laïcs, appartenant aux différentes communautés et aux différents rites de l?Église catholique. Je désire saluer avec une fraternelle affection le Patriarche de Constantinople, SS Barthélémy I, le Métropolite syro-orthodoxe, le Vicaire Patriarcal arménien apostolique et les représentants des Communautés protestantes, qui ont voulu prier avec nous durant cette célébration. Je leur exprime ma reconnaissance pour ce geste fraternel. J?envoie une pensée affectueuse au Patriarche arménien apostolique Mesrob II, en l?assurant de ma prière. Frères et s?urs, tournons notre pensée vers la Vierge Marie, la Sainte Mère de Dieu. Avec elle qui a prié dans le cénacle avec les Apôtres dans l?attente de la Pentecôte, prions le Seigneur pour qu?il envoie l'Esprit dans nos c?urs et nous rende témoins de son Evangile dans le monde entier".




Priere en commun au Phanar

Cité du Vatican, 30 novembre 2014 (VIS). Hier, après la messe en la cathédrale catholique d'Istanbul, le Saint-Père a gagné le Phanar, le siège du Patriarcat oecuménique de Constantinople, point de convergence de 300 millions d'orthodoxes regroupés en diverses Eglises orthodoxes autonomes. Incarnant l'unité et le primat de l'orthodoxie, le Patriarche oecuménique est le premier inter pares. Il a directe juridiction sur Istanbul et quatre autres diocèses de Turquie, le Mont Athos, la Crète, Patmos et le Dodécanèse. Depuis le milieu du XV siècle, le patriarcat n'est plus contigu à la basilique Ste.Sophie. En 1601, il a été autorité par le Sultan à s'installer au quartier du Phanar. Le Pape François y a été accueilli par SS Barthélémy I en l'église St.Georges, où ils ont prié pour l'unité. Après l'allocution du Patriarche oecuménique, le Pape a prononcé le discours suivant:

"La tombée du soir porte toujours avec lui un sentiment mêlé de gratitude pour la journée vécue, et d?anxieuse confiance devant la nuit qui arrive. Ce soir mon âme est remplie de gratitude envers Dieu qui m?accorde de me trouver ici pour prier avec votre Sainteté et avec cette Eglise s?ur, au terme d?une intense journée de visite apostolique. Et en même temps, mon âme est en attente du jour que nous avons liturgiquement commencé, la fête de l'Apôtre André, le fondateur et le patron de cette Eglise. A travers les paroles du prophète Zacharie, le Seigneur nous offre une fois encore le fondement de notre tension entre un aujourd?hui et un demain, le rocher solide sur lequel nous pouvons ensemble porter nos pas avec joie et avec espérance, Ce fondement sur le roc est la promesse du Seigneur: Voici que je sauve mon peuple, de l?Orient et de l?Occident dans la loyauté et la justice.

Oui, cher Frère vénéré Barthélémy, alors que je vous exprime un merci sincère pour votre accueil fraternel, je sens que notre joie est plus grande parce que la source est au-delà. Elle n?est pas en nous, elle n?est pas dans notre engagement ni dans nos efforts, même s?il y en a, comme il se doit, mais elle est dans la confiance commune en la fidélité de Dieu, qui pose le fondement de la reconstruction de son temple qu'est l?église. Voilà une semence de paix, voilà une semence de joie. Cette paix et cette joie que le monde ne peut donner, mais que le Seigneur Jésus a promises à ses disciples, et qu?il leur a données, une fois ressuscité, dans la puissance de l'Esprit.

André et Pierre ont écouté cette promesse et reçu ce don. Ils étaient frères de sang, mais la rencontre avec le Christ les a transformés en frères dans la foi et dans la charité. Et en cette joyeuse soirée, en cette prière des vigiles, je voudrais dire surtout: Nous sommes frères dans l?espérance, et l?espérance ne déçoit pas! Quelle grâce, Sainteté, de pouvoir être frères dans l?espérance du Seigneur ressuscité! Quelle grâce et quelle responsabilité de pouvoir marcher ensemble dans cette espérance, avec le soutien des saints frères André et Pierre! Quelle grâce de savoir que cette commune espérance ne déçoit pas, parce qu?elle est fondée, non pas sur nous ni sur nos pauvres forces, mais sur la fidélité de Dieu. C'est dans cette joyeuse espérance, remplie de gratitude et d?attente impatiente, que j?adresse à Votre Sainteté, à toutes les personnes présentes, et à l?Eglise de Constantinople, mes v?ux cordiaux et fraternels pour la fête du Saint Patron. Et je vous demande une faveur, celle de me bénir ainsi que l?Eglise de Rome". Après cette allocution, le Pape François et son hôte le Patriarche Barthélémy ont récité le Pater ensemble, en grec et en latin. S'étant retirés au second étage du Phanar, il ont eu un nouvel entretien




Divine liturgie de la solennité de St.André en présence du Pape François

Cité du Vatican, 30 novembre 2014 (VIS). La dernière journée du voyage du Saint-Père en Turquie a débuté tôt par sa rencontre près la représentation pontificale d'Istanbul avec le Grand Rabbin de Turquie Isaak Halerva, à la tête d'une communauté de 25.000 fidèles. Lors de l'Inquisition espagnole de la fin du XV siècle et jusqu'au début du XIX un très grand nombre de juifs trouvèrent refuge dans l'empire ottoman. Mais cette communauté s'est drastiquement réduite au profit de l'émigration vers les Amériques et vers Israël au XIX et XX siècle. Benoît XVI avait rencontré le Grand Rabbin en 2006.

Après quoi, le Pape est retourné au Phanar pour participer à la divine liturgie célébrée par le Patriarche en la solennité de saint André apôtre. A l'issue de la cérémonie, il a prononcé le discours suivant: "Souvent, comme Archevêque de Buenos Aires, j?ai participé à la divine liturgie des communautés orthodoxes locales. Mais, me trouver aujourd?hui en cette église patriarcale St.Georges...est vraiment une grâce particulière que le Seigneur me donne. Nous rencontrer, échanger l?accolade de paix, prier l?un pour l?autre sont des dimensions essentielles de ce chemin vers le rétablissement de la pleine communion à laquelle nous tendons. Tout ceci précède et accompagne constamment cette autre dimension essentielle de ce chemin qu?est le dialogue théologique. Un authentique dialogue est toujours une rencontre entre des personnes avec un nom, un visage, une histoire, et pas seulement une confrontation d?idées. Cela vaut surtout pour nous chrétiens, parce que, pour nous, la vérité est la personne de Jésus-Christ. L?exemple de saint André, qui a accueilli l?invitation du Maître à venir et voir, nous montre avec clarté que la vie chrétienne est une expérience personnelle, une rencontre transformante avec celui qui nous aime et veut nous sauver. De même, l?annonce chrétienne se répand grâce à des personnes qui, amoureuses du Christ, ne peuvent pas ne pas transmettre la joie d?être aimées et sauvées. Encore une fois, l?exemple de l?apôtre André est éclairant. Après avoir suivi Jésus là où il habitait et s?être entretenu avec lui, il trouva d?abord Simon son frère et lui dit: Nous avons trouvé le Messie! Et il l?amena à Jésus. Il est clair, par conséquent, que même le dialogue entre chrétiens ne peut se soustraire à cette logique de la rencontre personnelle.

Ce n?est donc pas un hasard si le chemin de réconciliation et de paix entre catholiques et orthodoxes a été, en quelque sorte, inauguré par une rencontre, par une accolade entre nos vénérés prédécesseurs, le Patriarche Athénagoras et le Pape Paul VI, il y a cinquante ans, à Jérusalem, événement que votre Sainteté et moi-même avons voulu récemment commémorer en nous rencontrant dans la ville où le Seigneur est mort et ressuscité. Par une heureuse coïncidence, ma visite a lieu quelques jours après la célébration du cinquantième anniversaire de la promulgation du décret du Concile Vatican II sur la recherche de l?unité entre tous les chrétiens, Unitatis Redintegratio. Il s?agit d?un document fondamental par lequel a été ouverte une voie nouvelle pour la rencontre entre les catholiques et les frères d?autres Eglises et Communautés ecclésiales. Par ce décret, l?Eglise catholique reconnaît que les Eglises orthodoxes ont de vrais sacrements, principalement, en vertu de la succession apostolique: Ce sont le Sacerdoce et l?Eucharistie... En conséquence, on affirme que, pour garder fidèlement la plénitude de la tradition chrétienne et pour conduire à terme la réconciliation des chrétiens d?Orient et d?Occident, il est de la plus grande importance de conserver et de soutenir le très riche patrimoine des Eglises d?Orient, non seulement en ce qui concerne les traditions liturgiques et spirituelles, mais aussi les disciplines canoniques, entérinées par les saints pères et par les conciles, qui règlent la vie de ces Eglises. J?estime important de rappeler le respect de ce principe comme condition essentielle et réciproque au rétablissement de la pleine communion, qui ne signifie ni soumission l?un à l?autre, ni absorption, mais plutôt accueil de tous les dons que Dieu a donnés à chacun pour manifester au monde entier le grand mystère du salut réalisé par le Christ, par l?Esprit. Je veux assurer à chacun de vous que, pour arriver au but désiré de la pleine unité, l?Eglise catholique n?entend pas imposer une quelconque exigence, sinon celle de la profession de foi commune, et que nous sommes prêts à chercher ensemble, à la lumière de l?enseignement de l?Ecriture et de l?expérience du premier millénaire, les modalités par lesquelles garantir la nécessaire unité de l?Eglise dans les circonstances actuelles. L?unique chose que désire l?église catholique, et que je recherche comme Evêque de Rome, de l?Eglise qui préside dans la charité, c?est la communion avec les Eglises orthodoxes. Cette communion sera toujours le fruit de l?amour qui a été répandu dans nos c?urs par l?Esprit qui nous a été donné, amour fraternel qui donne expression au lien spirituel et transcendant qui nous unit comme disciples du Seigneur.

Dans le monde d?aujourd?hui se lèvent avec force des voix que nous ne pouvons pas ne pas entendre, et qui demandent à nos Eglises de vivre jusqu?au bout le fait d?être disciples du Seigneur Jésus-Christ. La première de ces voix est celle des pauvres. Dans le monde, il y a trop de femmes et trop d?hommes qui souffrent de grave malnutrition, du chômage croissant, du fort pourcentage de jeunes sans travail et de l?augmentation de l?exclusion sociale, qui peut conduire à des activités criminelles et même au recrutement des terroristes. Nous ne pouvons pas rester indifférents devant les voix de ces frères et s?urs. Ils nous demandent, non seulement de leur donner une aide matérielle, nécessaire en de nombreuses circonstances, mais surtout que nous les aidions à défendre leur dignité de personne humaine, de sorte qu?ils puissent retrouver les énergies spirituelles pour se relever et être de nouveau protagonistes de leur histoire. Il nous demandent aussi de lutter, à la lumière de l?Evangile, contre les causes structurelles de la pauvreté, l?inégalité, le manque d?un travail digne, d?une terre et d?une maison, la négation des droits sociaux et des droits du travail. Comme chrétiens nous sommes appelés à vaincre ensemble cette mondialisation de l?indifférence qui aujourd?hui semble avoir la suprématie, et à construire une nouvelle civilisation de l?amour et de la solidarité.

Une seconde voix qui crie fort est celle des victimes des conflits en tant de parties du monde. Cette voix nous l?entendons très bien résonner d?ici, parce que des nations voisines sont marquées par une guerre atroce et inhumaine. Je pense avec une grande douleur à toutes les victimes de l'attentat insensé qui vient de frapper à mort des musulmans nigérians priant en la mosquée de Kano. Troubler la paix d?un peuple, commettre ou consentir toute espèce de violence, spécialement sur les personnes faibles et sans défense, est un péché très grave contre Dieu, parce que c?est ne pas respecter l?image de Dieu qui est dans l?homme. La voix des victimes des conflits nous pousse à avancer rapidement sur le chemin de la réconciliation et de la communion entre catholiques et orthodoxes. D?ailleurs, comment pouvons-nous annoncer de manière crédible le message de paix qui vient du Christ, si, entre nous, continuent d?exister des rivalités et des querelles?

Une troisième voix qui nous interpelle est celle des jeunes. Aujourd?hui, malheureusement, beaucoup de jeunes vivent sans espérance, vaincus par le découragement et la résignation. Beaucoup de jeunes, de plus, influencés par la culture dominante, cherchent la joie uniquement dans la possession de biens matériels et dans la satisfaction des émotions du moment. Les nouvelles générations ne pourront jamais acquérir la vraie sagesse ni maintenir vivante leur espérance si nous ne sommes pas capables de valoriser et de transmettre l?authentique humanisme, qui surgit de l?Evangile et de l?expérience millénaire de l?Eglise. Ce sont justement les jeunes orthodoxes, catholiques et protestants qui se rencontrent dans les rassemblements internationaux organisés par la communauté de Taizé, qui aujourd?hui nous demandent de faire des pas en avant vers la pleine communion. Et cela non parce qu?ils ignorent la signification des différences qui nous séparent encore, mais parce qu?ils savent voir au-delà, ils sont capables de recueillir l?essentiel qui déjà nous unit en vue de la sainteté. Cher frère Barthélémy, nous sommes en chemin vers la pleine communion et déjà nous pouvons vivre des signes éloquents d?une unité réelle, bien qu?encore partielle. Cela nous conforte et nous soutient dans la poursuite de ce chemin. Nous sommes sûrs que le long de cette route nous sommes soutenus par l?intercession d?André et de son frère Pierre, considérés par la tradition comme les fondateurs des Eglises de Constantinople et de Rome. Invoquons de Dieu le grand don de la pleine unité et la capacité de l?accueillir dans nos vies. Et n?oublions jamais de prier les uns pour les autres".




Déclaration commune du Patriarche oecuménique et du Pape

Cité du Vatican, 30 novembre 2014 (VIS). Après avoir salué et béni l'assistance depuis le balcon du Phanar, Barthélémy I et le Pape François ont lu puis signé une importante Déclaration commune, dont voici le texte:

"Nous, le Pape François et le Patriarche ?cuménique Barthélémy I, exprimons notre profonde gratitude à Dieu pour le don de cette nouvelle rencontre qu?il nous accorde, en présence des membres du Saint Synode, du clergé et des fidèles du Patriarcat ?cuménique, de célébrer ensemble la fête de saint André, le premier appelé et le frère de l?Apôtre Pierre. Faire mémoire des apôtres, qui proclamèrent la bonne nouvelle de l?Evangile au monde, renforce en nous le désir de continuer à cheminer ensemble dans le but de dépasser, avec amour et confiance, les obstacles qui nous divisent. Lors de notre rencontre à Jérusalem de mai dernier, au cours de laquelle nous avons rappelé l?accolade historique entre nos vénérables prédécesseurs Paul VI et Athenagoras, nous avons signé une déclaration conjointe. Aujourd?hui, en l?heureuse occasion d?une nouvelle rencontre fraternelle, nous voulons réaffirmer ensemble nos intentions et nos préoccupations communes:

Nous exprimons notre sincère et ferme intention, dans l?obéissance à la volonté de Notre Seigneur Jésus-Christ, d?intensifier nos efforts pour la promotion de la pleine unité entre tous les chrétiens et surtout entre catholiques et orthodoxes. Nous voulons de plus, soutenir le dialogue théologique promu par la Commission mixte internationale, qui, instituée il y a exactement 35 ans par le Patriarche ?cuménique Dimitrios et par le Pape Jean-Paul II, ici, au Phanar, traite actuellement les questions plus difficiles qui ont marqué l?histoire de nos divisions et qui demandent une étude attentive et approfondie. Dans ce but, nous assurons de notre prière fervente comme Pasteurs de l?Eglise, demandant aux fidèles de s?unir à nous dans l?invocation commune que tous soient un afin que le monde croie.

Nous exprimons notre préoccupation commune pour la situation en Irak, en Syrie et dans tout le proche et moyen Orient. Nous sommes unis dans le désir de paix et de stabilité et dans la volonté de promouvoir la résolution des conflits par le dialogue et la réconciliation. Reconnaissant les efforts déjà faits pour offrir une assistance à la région, nous en appelons en même temps à tous ceux qui ont la responsabilité du destin des peuples afin qu?ils intensifient leur engagement pour les communautés qui souffrent et leur permettent, y compris aux communautés chrétiennes, de rester sur leur terre natale. Nous ne pouvons pas nous résigner à Orient sans les chrétiens qui y ont professé le nom de Jésus pendant deux mille ans. Beaucoup de nos frères et de nos s?urs sont persécutés et ont été contraints par la violence à laisser leur maisons. Il semble vraiment que la valeur de la vie humaine se soit perdue et que la personne humaine n?aie plus d?importance et puisse être sacrifiée à d?autres intérêts. Et tout cela, tragiquement, rencontre l?indifférence de beaucoup. Comme nous le rappelle Paul: Un membre souffre-t-il que tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l?honneur que tous les membre se réjouissent avec lui. C?est la loi de la vie chrétienne et en ce sens nous pouvons dire qu?il y a aussi un ?cuménisme de la souffrance. Comme le sang des martyrs a été semence de force et de fécondité pour l?Eglise, ainsi le partage des souffrances quotidiennes peut être aussi un instrument efficace d?unité. La terrible situation des chrétiens et de tous ceux qui souffrent au proche et moyen Orient demande non seulement une prière constante, mais aussi une réponse appropriée de la part de la communauté internationale.

Les grands défis que le monde a devant lui dans la situation actuelle demandent la solidarité de toutes les personnes de bonne volonté. Nous reconnaissons donc aussi l?importance de la promotion d?un dialogue constructif avec l?Islam, basé sur le respect mutuel et sur l?amitié. Inspirés par des valeurs communes et affermis par un authentique sentiment fraternel, musulmans et chrétiens sont appelés à travailler ensemble par amour de la justice, de la paix et du respect de la dignité et des droits de chaque personne, spécialement dans les régions où eux-mêmes, un temps, vécurent pendant des siècles dans une coexistence pacifique et maintenant souffrent ensemble tragiquement des horreurs de la guerre. De plus, comme leaders chrétiens, nous exhortons tous les leaders religieux à poursuivre et à renforcer le dialogue inter-religieux et à accomplir tout effort pour construire une culture de paix et de solidarité entre les personnes et entre les peuples. Nous nous souvenons aussi de tous les peuples qui souffrent à cause de la guerre. En particulier, nous prions pour la paix en Ukraine, un pays d?antique tradition chrétienne, et nous lançons un appel aux parties engagées dans le conflit à rechercher le chemin du dialogue et du respect du droit international pour mettre fin au conflit et permettre à tous les Ukrainiens de vivre en harmonie. Nos pensées sont également tournées vers tous les fidèles de nos Eglises de par le monde, que nous saluons, les confiant au Christ notre Sauveur, afin qu?ils puissent être des témoins infatigables de l?amour de Dieu. Nous faisons monter notre prière fervente vers Dieu pour qu?il accorde le don de la paix, dans l?amour et dans l?unité, à toute la famille humaine. Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps et de toute manière. Que le Seigneur soit avec vous tous". Après cet acte solennel ils ont rejoint leurs suites pour le déjeuner.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 1 Déc - 20:59

Sommaire

- Sauvegardez la longue tradition chrétienne de votre pays
- Entretien avec les journalistes sur le vol du retour
- Le Pape dénonce les conditions de vie des réfugiés
- Intentions de prière pour décembre
- Audiences
- Autres actes pontificaux




Sauvegardez la longue tradition chrétienne de votre pays

Cité du Vatican, 1 décembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu les membres de la Conférence épiscopale suisse au terme de leur visite Ad Limina et leur a remis son discours. Il y évoque la longue tradition chrétienne de la Suisse et leur responsabilité de maintenir la foi vive. "Sans une foi vivante au Christ ressuscité, les belles églises et les monastères y deviendraient peu à peu des musées, toutes les ?uvres louables et les institutions perdraient leur âme en laissant seulement des environnements vides et des gens abandonnés a écrit le Pape. La mission qui vous est confiée est de paître le troupeau, en marchant selon les circonstances devant, au milieu et derrière -a écrit le Pape. Le peuple de Dieu ne peut subsister sans ses pasteurs, évêques et prêtres. Le Seigneur a fait à l'Eglise le don de la succession apostolique, au service de l'unité de la foi et de sa transmission complète". Le Pape encourage ensuite ses hôtes à poursuivre leurs efforts pour la formation des séminaristes, qui est "un enjeu pour l'avenir de l'Eglise. Je vous invite aussi à veiller sur vos prêtres et à leur consacrer du temps, surtout s'ils se sont éloignés et ont oublié le sens de la paternité épiscopale ou pensent ne pas en avoir besoin. Un dialogue humble, vrai et fraternel permet souvent un nouveau départ". Il leur demande ensuite de soutenir l'engagement des laïcs en distinguant bien le travail de sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce de service, et les a encouragés à poursuivre la formation de foi, baptême, liturgie, paroisse, famille et vie et à choisir avec soin les personnes pour permettre aux laïcs une réelle intégration dans l'Eglise. "L'Eglise provient de la Pentecôte. A la Pentecôte, les apôtres sortirent du Cénacle et se mirent à parler dans toutes les langues pouvant ainsi manifester à tous les hommes par la force de l'Esprit Saint leur foi vivante au Christ ressuscité. Le Rédempteur nous invite toujours de nouveau à prêcher l'Evangile à tous. Il faut annoncer la bonne Nouvelle, non se plier aux fantaisies des hommes". Accordant sa bénédiction apostolique, le Saint-Père leur a souhaité "de cultiver avec zèle et patience le champ de Dieu, en gardant la passion de la vérité", et les a encouragés à "aller de l'avant tous ensemble, confiant l'avenir de l'évangélisation du pays à la Vierge Marie et à l'intercession de saint Nicolas de Flüe, de saint Maurice et de ses compagnons".




Entretien avec les journalistes sur le vol du retour

Cité du Vatican, 1 décembre 2014 (VIS). Comme de coutume, au cours du vol de retour de son voyage en Turquie, le Pape François a répondu aux questions des journalistes qui l'accompagnaient. Celles-ci ont essentiellement concerné les relations entre islam et christianisme et l'?cuménisme. Le Saint-Père a dit que le Coran est un livre de paix et que l'on ne peut assimiler l'islam au terrorisme mais que les leaders musulmans politiques, religieux ou académiques devaient condamner ensemble les attentats terroristes pour que le peuple l'entende de leur bouche. Il a aussi révélé que dans la mosquée bleue il avait surtout prié pour la paix. Evoquant également la christianophobie, en comparaison à l'islamophobie, il a évoqué les nombreux martyrs chrétiens d'aujourd'hui au Moyen Orient et les populations contraintes d'abandonner leur maison. C'est de ce martyre qui touche les différentes confessions chrétiennes que naît l'?cuménisme du sang.

Evoquant le proche et moyen Orient et la situation en Syrie, il a condamné le trafic et la vente d'armes, rappelant que derrière les guerres se cachent toujours des problèmes politiques, économiques et des intérêts commerciaux qui mettent au centre le dieu argent et non la personne humaine. Il a ajouté qu'il lui semblait vivre une troisième guerre mondiale par fragments disséminés en divers endroits et a rappelé son souhait d'aller en Irak même si ce n'était pas possible actuellement parce que cela constituait un problème pour les autorités au niveau de la sécurité. Il a souligné que l'ouverture de la frontière turco-arménienne était une question très importante, mais qu'il était conscient des problèmes géopolitiques que cela impliquait, et a invité à prier et contribuer pour que cette ouverture devienne réalité.

Puis le Saint-Père a abordé en profondeur la question de l'?cuménisme soulignant qu'il s'agissait d'un chemin qu'il fallait poursuivre ensemble, en favorisant l'?cuménisme spirituel c'est à dire prier, travailler et faire des ?uvres de charité ensemble. Il a ajouté que le chemin se poursuivait bien avec l'orthodoxie grâce aux sacrements et à la succession apostolique et qu'il était fondamental de répondre à la question posée par Jean-Paul II demandant aux orthodoxes de les aider à trouver un point d'accord sur la primauté acceptable aussi pour ces Eglises. Il a formulé le souhait de se rendre à Moscou pour rencontrer le patriarche Cyrille mais pas dans l'immédiat à cause des difficultés en Ukraine. Il a encore rappelé que lorsque l'Eglise se regarde au lieu de regarder le Christ, lorsqu'elle croit être la lumière et non celle qui porte la lumière, cela crée des divisions. Enfin, il a souhaité que les chrétiens puissent célébrer Pâques à la même date.

Une des dernières questions a évoqué le récent Synode sur la famille et le Pape a souhaité rappeler que le Synode est un parcours, un chemin et que l'on ne peut considérer de façon isolée l'opinion d'une personne ou le brouillon d'un document. Le Synode n'est pas un parlement mais un espace protégé pour que l'Esprit puisse parler.




Le Pape dénonce les conditions de vie des réfugiés

Cité du Vatican, 30 novembre 2014 (VIS). Hier, dans la cathédrale catholique d'Istanbul, le Pape François a rencontré une centaine de jeunes, réfugiés chrétiens et musulmans, provenant principalement de Turquie, de Syrie et d?Irak, actuellement hôtes de l?oratoire salésien local: J'ai voulu, leur a-t-il dit, "vous manifester ma participation à votre souffrance. Et j?espère que ma visite, avec la grâce du Seigneur, pourra vous donner un peu de consolation dans une situation...qui est la triste conséquence de conflits exacerbés. La guerre, qui est toujours un mal et jamais la solution des problèmes, en crée d?autres. Les réfugiés, comme vous, se trouvent souvent privés, parfois pour longtemps, des biens fondamentaux : une habitation digne, l?assistance sanitaire, l?éducation, le travail. Ils ont dû abandonner non seulement des réalités matérielles, mais surtout la liberté, la proximité des membres de la famille, leur milieu vital et les traditions culturelles. Les conditions dégradantes dans lesquelles de nombreux réfugiés doivent vivre sont intolérables! Pour cela, il faut tout mettre en ?uvre pour éliminer les causes de cette réalité. Je lance un appel à une plus grande convergence internationale destinée à résoudre les conflits qui ensanglantent vos terres d?origine, à contrecarrer les autres causes qui poussent les personnes à laisser leur patrie et à promouvoir les conditions pour qu?elles puissent y rester ou y retourner. J?encourage tous ceux qui ?uvrent généreusement et honnêtement pour la justice et la paix à ne pas perdre courage. Je m?adresse aux dirigeants politiques, afin qu?ils tiennent compte du fait que la grande majorité de leurs populations aspire à la paix, même si parfois elle n?a plus la force ni la voix pour la demander.

De nombreuses organisations font beaucoup pour les réfugiés, et je suis heureux en particulier de l'action de beaucoup d?institutions catholiques... Aux Autorités turques, je désire exprimer une vive reconnaissance pour le grand effort accompli dans l?assistance aux réfugiés, spécialement aux réfugiés syriens et irakiens, et pour l?engagement concret en vue de chercher à satisfaire leurs exigences. Je souhaite que le soutien nécessaire de la communauté internationale ne fasse pas non plus défaut. Chers jeunes, ne vous découragez pas. Avec l?aide de Dieu, continuez à espérer dans un avenir meilleur, malgré les difficultés et les obstacles que vous affrontez maintenant. L?Eglise catholique, à travers le travail des Salésiens aussi, vous est proche, et en plus d?autres aides, elle vous offre la possibilité de prendre soin de votre instruction et de votre formation... Dieu n?oublie jamais aucun de ses enfants. Les plus petits et les plus souffrants sont plus proches de son c?ur de père. Pour ma part, avec toute l?Eglise, je continuerai à m?adresser avec confiance au Seigneur, en lui demandant d?inspirer ceux qui occupent des postes de responsabilité, afin qu?ils promeuvent la justice, la sécurité et la paix sans hésitation et de manière vraiment concrète. À travers ses organisations sociales et caritatives, l?Eglise restera à vos côtés et continuera à soutenir votre cause à la face du monde".

Avant de gagner l'aéroport d'Istanbul, le Saint-Père a fait halte à l'hôpital où le Patriarche arménien apostolique Mesrob II se trouve dans le coma. L'avion papal est arrivé à Rome à 18 h 40' heure locale, et avant de rentrer au Vatican, le Pape s'est arrêté quelques instants pour prier à Ste.Marie Majeure.




Intentions de prière pour décembre

Cité du Vatican, 1 décembre 2014 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour décembre est: "Pour que la naissance du Rédempteur apporte paix et espérance à tous les hommes de bonne volonté".

Son intention missionnaire est: "Pour que les parents soient de véritables évangélisateurs qui transmettent à leurs enfants le don précieux de la foi".




Audiences

Cité du Vatican, 1 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Jude Thaddeus Okolo, Nonce apostolique en République Dominicaine et Délégué apostolique à Porto Rico.

Mgr.Jean-Marie Speich, Nonce apostolique au Ghana.

M.Marco Vinicio Vargas Pereira, Ambassadeur du Costa Rica, pour la présentation de ses lettres de créance.

Le Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Camerlingue.

Mgr.Stephan Burger, Archevêque de Freiburg im Breisgau (Allemagne).

Les prélats de la Conférence épiscopale suisse en visite Ad Limina:

Mgr.Felix Gmür, Archevêque de Bâle, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Martin Gächter et Mgr.Denis Theurillat.

Mgr.Vitus Huonder, Evêque de Coire, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Marian Eleganti.

Mgr.Charles Morerod, OP, Evêque de Lausanne, Genève et Fribourg, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Pierre Farine et Mgr.Alain de Raemy.

Mgr.Valerio Lazzeri, Evêque de Lugano.

Mgr.Markus Büchel, Evêque de St.Gall.

Mgr.Jean-Marie Lovey, CRB, Evêque de Sion.

Dom Urban Federer, OSB, Abbé territorial de Einsiedeln.

Mgr.Joseph Roduit, Abbé territorial de St.Maurice.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 2 Déc - 21:28

Sommaire


- Pour l'éradication de l'esclavage moderne
- Déclaration commune pour l'éradication de l'esclavage moderne




Pour l'éradication de l'esclavage moderne


Cité du Vatican, 2 décembre 2014 (VIS). En cette Journée pour l'éradication de l'esclavage moderne, le siège de l'Académie pontificale des sciences a accueilli la cérémonie au cours de laquelle le Pape et des leaders d'autres grandes religions ont signé la déclaration commune, rédigée le 17 mars au Vatican lors de la constitution du Global Freedom Network, dont l'objectif est l'éradication de ce fléau d'ici 2020. Voici l'intervention du Saint-Père: Pour la première fois au monde, "en vertu de nos religions, nous sommes réunis pour une initiative historique concrète, pour nous engager à oeuvrer ensemble à l'éradication de toutes les formes de l'esclavage moderne, physique, économique, sexuelle ou psychologique qui plongent des dizaines de millions de personnes de tout âge dans l'humiliation et la déshumanisation. Tout être humain et image de Dieu, qui est amour et liberté... C'est pourquoi toute personne est libre et appelée à vivre dans l'égalité et la fraternité. Les hommes étant tous égaux, on doit leur reconnaître une liberté et une dignité unique. Toute discrimination constitue un délit, et parfois même un crime aberrant. C'est pourquoi, au nom de tous et de chacun de nous et chacun en vertu de sa foi, nous déclarons que la traite des êtres humains, le travail forcé notamment des mineurs, la prostitution, la mutilation et le vol d'organes constituent des crimes contre l'humanité... Ainsi encourageons nous nos communautés à rejeter toute privation de la liberté individuelle aux fins d'exploitation d'autrui. Malgré les grands efforts déployés, l'esclavage moderne constitue un fléau ignoble à grand échelle, y compris sous sa forme touristique... Il se réalise souvent derrière des portes fermées, mais aussi dans les rues, dans des usines, aux champs , etc. Dans les pays riches comme dans les pauvres la situation empire. Nous appelons tous les croyants, les gouvernements, le monde de l'entreprise, toutes les personnes de bonne volonté de par le monde à s'unir pour lutter contre ce fléau d'aujourd'hui. Soutenus par nos idéaux religieux et les valeurs humaines que nous partageons, nous devons et pouvons tous ensemble...mettre en commun nos énergies. Puisse le Seigneur nous accorder la grâce de convertir notre prochain mais aussi nous mêmes, et d'aller au secours de tous ceux qui, sans exception, croisent notre route: Du vieillard abandonné au travailleur déprécié, du réfugié tombé dans les griffes de la criminalité au mineurs traînant dans les rues comme esclave sexuel, ou à l'enfant mutilé et privés d'un organe. Toutes ces personnes en appellent à notre conscience, comme en écho à la voix de Dieu. Jésus nous a dit que chaque fois que nous ferions le bien d'un de nos frères c'est à lui que nous le ferions. Merci chers amis d'être là pour cet engagement transversal, qui nous engage chacun selon le reflet que nous avons de Dieu, convaincus de ce que l'être humain image du Dieu vivant ne peut être soumis à l'esclavage".




Déclaration commune pour l'éradication de l'esclavage moderne

Cité du Vatican, 2 décembre 2014 (VIS). Voici le déclaration inter-religieuse pour l'éradication de l'esclavage moderne, signée ce matin au Vatican, suivie des noms de ses signataires:

"Nous, soussignés, sommes réunis ici aujourd?hui dans le cadre d?une initiative historique visant à susciter une action spirituelle et concrète de la part de toutes les confessions et personnes de bonne volonté partout dans le monde, afin d?éradiquer de manière définitive l?esclavage moderne dans le monde d?ici 2020. Aux yeux de Dieu (et de nos différentes religions), chaque être humain est une personne libre, qu?il soit garçon ou fille, femme ou homme, destinée à exister pour le bien de tous en toute égalité et fraternité. L?esclavage moderne, sous ses formes de la traite des êtres humains, du travail forcé ou de la prostitution, du trafic d?organes, comme de toute attitude allant à l?encontre de la conviction selon laquelle tous les êtres humains sont égaux et bénéficient du même droit à la liberté et la dignité, est un crime contre l?humanité.

Nous nous engageons aujourd?hui à faire tout ce qui est en notre pouvoir, au sein de nos communautés religieuses et au-delà, pour travailler ensemble pour la liberté de tous ceux qui sont réduits en esclavage et victimes de traite, afin de leur redonner un avenir. Aujourd?hui, nous avons la possibilité, la conscience, la sagesse, l?innovation et la technologie pour atteindre cet impératif humain et moral".

Souscriptions:

de SS le Pape François, chef de l'Eglise catholique romaine.

de SS Mme.Mata Amritanandamayi, représentante de l?hindouisme (Inde).

de la Vénérable Sr.Chân Không, représentant du Grand Maître du bouddhisme Zen Bhikkhuni Thich Nhat Hanh (Thaïlande).

du Vénérable Datuk K Sri Dhammaratana, Grand Prêtre bouddhiste de Malaisie.

de M.le Rabbin Abraham Skorka, Recteur du séminaire rabbinique latino-américain (Argentine).

de M.le Rabbin David Rosen, Président de l'International Council of Christians and Jews (Israël).

du Dr.Abbas Abdalla Abbas Soliman, représentant le Grand Imam Mohamed Ahmed El-Tayeb de l'Université Al-Azhar (Egypte).

du Grand Ayatollah Mohammad Taqi al-Modarresi (Irak).

du Scheik Naziyah Razzaq Jaafar, représentant du Grand Ayatollah Sheikh Basheer Hussain al Najafi (Pakistan).

du Scheik Omar Abboud (Argentine).

de SG Justin Welby, Archevêque de Canterbury et primat de l'Eglise anglicane.

de SE le Métropolitain de France Emmanuel, représentant SS le Patriarche oecuménique.


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 3 Déc - 17:40

Sommaire

- Le Pape évoque son voyage en Turquie
- Déclaration du Directeur de la Salle de Presse
- Autres actes pontificaux




Le Pape évoque son voyage en Turquie

Cité du Vatican, 3 décembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre malgré la pluie, le Pape a évoqué son récent voyage en Turquie, un pays cher aux chrétiens pour avoir donné le jour à saint Paul, où se sont tenus les sept premiers conciles et où se trouve la maison de Marie. Il a tout d'abord recommandé aux fidèles de prier pour que ce pèlerinage porte des fruits, notamment dans le dialogue avec les orthodoxes et les musulmans, et dans l'avancement de la paix parmi les peuples. Dans un pays à très grande majorité musulman où la constitution fixe la laïcité de l'Etat, il a déclaré que c'est l'oubli de Dieu et non sa glorification qui engendre la violence. C'est pourquoi, a-t-il dit, "j'ai insisté sur l'importance d'un engagement solidaire des chrétiens et des musulmans en faveur de la paix et de la justice...ressentant profondément le besoin d'invoquer le Seigneur...père miséricordieux de l'humanité toute entière". Avec les représentants différentes confessions chrétiennes, le Patriarche oecuménique, le Vicaire du Patriarche arménien apostolique, le Métropolite syro-orthodoxe et des leaders protestants, ainsi que les représentants des différents rites de l'Eglise catholique présents dans le pays, j'ai "invoqué l'Esprit qui fait l'unité de l'Eglise dans la foi, la charité et l'unité...mais aussi dans la richesse de ses traditions... La prière est indispensable au dialogue oecuménique qui doit se dérouler sous la conduite de l'Esprit" ainsi qu'à la croissance d'un peuple de Dieu qui doit être ouvert et obéissant à Dieu. La solennité de l'Apôtre André, célébrée en commun le 30 novembre, a consolidé les relations fraternelles entre le Patriarche de Constantinople et l'Evêque de Rome. Ensemble nous avons réaffirmé notre engagement à rétablir la pleine communion entre catholiques et orthodoxes. Notre déclaration commune marque une nouvelle étape dans cette voie". Puis le Saint-Père a dit son émotion d'avoir pu conclure la divine liturgie par une bénédiction commune. La dernière rencontre rapportée fut sa visite à de jeunes réfugiés du proche et moyen Orient accueillis par les salésiens d'Istanbul. "Il était important pour moi de pouvoir exprimer à ces personnes la solidarité de l'Eglise, de leur dire combien l'accueil est important pour elle comme pour le peuple turc. Prions donc pour tous les réfugiés du monde, et afin que les causes de leur exil soient éliminées, et avec elle un sort aussi douloureux... Que le Tout Puissant protège le peuple turc et ses dirigeants. Puissent ainsi les diverses religions bâtir ensemble un avenir de paix et que la Turquie soit un espace de coexistence entre religions et cultures. Que Marie intercède auprès de l'Esprit afin de relancer la ferveur missionnaire de l'Eglise auprès de tous les peuple dans le respect et le dialogue".

Avant de se rendre sur la place, le Pape avait salué les participants à la rencontre inter-religieuse, organisée par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux présidé par le Cardinal Tauran: "Merci à tous d'être venus. Votre visite renforce notre fraternité. Merci pour votre travail et tout ce que vous faîtes pour la paix et pour mieux nous comprendre. Le dialogue est le chemin de la paix".




Déclaration du Directeur de la Salle de Presse

Cité du Vatican, 3 décembre 2014 (VIS). Hier en début de soirée, sollicité par des journalistes, le Directeur de la Salle de Presse a fait la déclaration suivante: Ce matin, le Promoteur de Justice du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican, M.Gian Piero Milano, a reçu à sa demande le Procureur Général de la République Dominicaine, M.Francisco Domíngez Brito, dans le cadre de ses contacts en Pologne et au Vatican. La rencontre, qui entre dans le cadre de la coopération entre juridictions à propos de l'enquête relative à l'ex Nonce Wesolowski, a été utile vu la complexité de l'enquête et l'éventualité d'une commission rogatoire internationale du tribunal vatican destinée à obtenir de nouveaux éléments. Par ailleurs, la magistrature vaticane a procédé à un premier interrogatoire de l'accusé. Le terme de sa détention préventive étant dépassé, et en raison de sa santé, Mgr.Wesolowski a été autorisé à une certaine liberté de mouvement à l'intérieur de la Cité du Vatican. Ses communications avec l'extérieur sont par ailleurs contrôlées.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 3 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le P.Ivan Pereira, OFM.Cap, Evêque de Jammu - Srinagar (superficie 222.236, population 13.849.892, catholiques 18.161, prêtres 61, religieux 214), en Inde. L'Evêque élu, né en 1964 près de Vasai (Inde) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Directeur diocésain de l'enseignement catholique. Diplômé en sciences de l'éducation, il a été curé de paroisse, recteur de petit séminaire, président de l'association des prêtres du Nord de l'Inde. Il succède à Mgr.Peter Celestine Elampassery, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Odelir José Magri, MCCJ, Evêque de Chapecó (superficie 15.663, population 772.000, catholiques 635.000, prêtres 85, religieux 223), au Brésil, jusqu'ici Evêque de Sobral (Brésil).

Mgr.Zanoni Demettino Castro, Auxiliaire de l'Archevêque de Feira de Santana (Brésil), jusqu'ici Evêque de Sao Mateus (Brésil).

Mgr.Waldemar Passini Delbello, Coadjuteur de l'Evêque de Feira de Luziâna (Brésil), jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Goiânia (Brésil).


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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 4 Déc - 16:00

Sommaire

- Visite du Président mozambicain
- Se pencher sur nos frères en difficulté
- Noël s'approche Place St.Pierre
- Audiences
- Autres actes pontificaux




Visite du Président mozambicain

Cité du Vatican, 4 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président mozambicain, M.Armando Emílio Gebuza, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états: Après s'être félicitées de la qualité de leurs relations, les parties ont salué l'importante contribution de l'Eglise locale au développement du pays, par le biais principalement de ses institutions éducatives et sanitaires. Ayant également reconnu le rôle que l'Eglise catholique joue en faveur de la paix et de la réconciliation nationale, les parties ont abordé plusieurs questions d'intérêt régional, comme le désarmement, la lutte contre la pauvreté et l'injustice sociale.


Se pencher sur nos frères en difficulté

Cité du Vatican, 4 décembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu les 2.000 membres de la Fédération internationale d'organismes chrétiens de volontariat, qu'il a qualifié d'image d'une Eglise qui sait se pencher sur nos frères en difficulté. Ses membres, a-t-il ajouté, unissent l'expérience professionnelle à la dimension du service gratuit des pauvres, en parfaite adhésion aux valeurs évangéliques. Vos actions envers les personnes en difficulté, a affirmé le Saint-Père, "sont une annonce vivante de la tendresse du Christ qui ne cesse d'accompagner la marche de l'humanité... On a tellement besoin de témoigner de la gratuité. Aujourd'hui la pauvreté a bien des aspects, et les pauvres des aspirations très variées. Certains qui veulent agir s'organisent, pratiquant à leur tour une solidarité interne... La solidarité envers les pauvres signifie penser et agir en communauté, en terme de priorité de la personne sur toute autre chose, de lutter contre l'accaparement des biens par quelques uns et contre les causes structurelles de la pauvreté, de l'injustice, du chômage, de la négation des droits sociaux comme le droit au logement. La solidarité envers les pauvres s'écarte de l'altruisme qui réduit l'autre à un rôle passif".

Face à un système économique qui saccage la nature et provoque des désastres et détruit la biodiversité, "nous devons rappeler que la création n'est pas notre propriété, qu'elle ne peut être exploitée par peu et sans mesure. La nature est un don de Dieu qu'il nous faut soigner et utiliser avec respect et au profit de tous". Et dans les pays en guerre, le Pape a rappelé que les volontaires FOCSIV, agissent pour désarmer les esprits en rapprochant les personnes, en bâtissant des ponts culturels et religieux. La foi aide à agir dans les pays les plus difficiles, où la violence a pris la place de la raison". Puis il a salué la qualité du travail que ses hôtes accomplit dans les camps de réfugiés... Devant à tant de misère, le disciple du Christ ne recule pas, ne détourne pas les yeux. Il cherche à prendre en charge les souffrances des gens selon les principes évangéliques... Les réfugiés entendent fuir dangers et conditions de vie insupportables... Les phénomènes migratoires réclament des conditions spécifiques d'accueil qui les sauvent des dangers de la mer et de trafiquants sans scrupules. Ceci doit aller de pair avec la collaboration entre états en vue de réguler efficacement les flux... D'authentiques témoins de la charité, de véritables agents de la paix, de la justice et de la solidarité" ne sauraient réussir sans...une rencontre avec Dieu dans la prière... Dans les moments difficiles, de découragement, de solitude et d'incompréhension, la force de votre mouvement sera la prière".


Noël s'approche Place St.Pierre

Cité du Vatican, 4 novembre 2014 (VIS). Ce matin est arrivé Place St.Pierre un sapin de Noël de 25 m (à double tronc) de haut offert par la Région Calabre. Après avoir été décoré, il sera illuminé le 19 décembre en fin d'aprés-midi, en même temps que la crèche, dont le thème est cette année l'opéra. Offert par la fondation Arena di Verona, ses 25 personnages sont inspirés du monde lyrique.




Audiences

Cité du Vatican, 4 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Severino Poletto, Archevêque de Turin (Italie).

Mgr.Michael W.Banach, Nonce apostolique en Papouasie - Nouvelle Guinée et aux Salomon.

Mgr.Giovanni d'Aniello, Nonce apostolique au Brésil.

M.Juan Pablo Cafiero, Ambassadeur d'Argentine, en visite de congé.




Autres actes pontificaux

Cité du Vatican 4 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Patrick Michael O'Reagan, Evêque de Sale (superficie 44.441, population 405.000, catholiques 120.340, prêtres 39, diacres 5, religieux 34), en Australie. L'Evêque élu, né en 1958 à Bathurst (Australie) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Licencié en théologie et en liturgie, doyen de la cathédrale, il a été curé de paroisse, membre du National Liturgical Council, enseignant, responsable du diaconat permanent et de de la formation continue du clergé.


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