La Chapelle de la Sainte-Famille

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 La Voix de Pape Francois

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Pearl
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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 14 Oct - 21:38

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- Respecter les promesses faites aux enfants
- Lutter contre la misère
- Le Pape éloge le développement local
- Autres actes pontificaux

Respecter les promesses faites aux enfants

Cité du Vatican, 14 octobre 2015 (VIS). Ce matin, à l'audience générale tenue Place St.Pierre le Saint-Père a abordé certains aspects du rapport famille Eglise, et plus particulièrement les promesses faites aux enfants et ce qu'entraîne le scandale causé aux petits: "Les scandales existent mais chacun doit faire en sorte qu'ils ne se produisent pas", a-t-il dit demandant "pardon pour les scandales qui secouent ces jours-ci Rome et le Vatican". Les promesses faites aux enfants ne doivent pas être trahies: "Je ne parle pas des promesses quotidiennes, faites pour qu'ils soient sages ou travaillent bien à l'école, mais de celles qui sont décisives pour leur vie, pour leur confiance dans autrui, qui leur permettent de concevoir Dieu comme une bénédiction. Les adultes disent facilement que les enfants sont une promesse de vie...notre avenir. Mais sommes nous toujours sérieux lors que nous préparons leur avenir?... Sommes nous sincères dans les promesses que nous leur faisons ?... L'accueil, l'attention, la confiance et l'espérance sont des promesses fondamentales qui se résument en aimer. Tout être humain doit être accueilli dans ce monde avec amour". Les enfants attendent en confiance et sans défense la manifestation de ces promesses et le contraire créé en eux le scandale. "Le scandale est d'autant plus grave et insupportable lorsqu'ils ne sont pas en mesure de le déchiffrer... Souvenons nous de Jesus disant que les enfants reflètent le regard de Dieu... Malheur à qui trahit leur confiance!". Avec respect mais franchise, a dit le Pape, j'affirme que "leur confiance spontanée en Dieu ne devrait jamais être blessée, surtout lorsque la blessure dérive d'une prétention plus ou moins consciente de se substituer à Dieu... Dès la naissance l'enfant est disposé à se sentir aimé de Dieu. Dès qu'il se sent aimé, il comprend que Dieu aime les enfants... Ce n'est qu'en voyant les enfants avec les yeux de Jésus que l'on comprend qu'ils défendent la famille et protègent l'humanité. Leur vision du monde est celle même du Fils de Dieu. Dans le baptême, l'Eglise fait de grandes promesses au enfants et engage la responsabilité des parents comme de la communauté chrétienne". Puisse l'Eglise suivre l'exemple de Marie, en suivant l'enseignement de sa maternité et de sa foi. Puisse l'exemple de Marie et de Joseph, l'homme juste, nous rendre dignes d'accueillir Jésus dans chaque enfant que Dieu nous envoie.

Lutter contre la misère

Cité du Vatican, 14 octobre (VIS). Après la catéchèse, le Saint-Père a rappelé que c'est samedi la Journée mondiale de refus de la misère, instituée par l'Abbé Joseph Wresinski (France), dont la cause est engagée à Rome. Il a invité les fidèles à s'impliquer afin que la charité du Christ atteigne nos frères et soeurs les plus pauvres et les plus isolés. Cette initiative tend à développer tous les efforts possibles pour éliminer l'extrême pauvreté et la discrimination, pour que chacun puisse exercer pleinement ses droits fondamentaux.

Le Pape éloge le développement local

Cité du Vatican, 14 octubre 2015 (VIS). Le Saint-Père a adressé une lettre à M.Piero Fassino, Maire de Turin, et à tous les participants au III Forum mondial de développement local, qui se déroule dans cette ville italienne du 13 au 16 octobre. Rappelant quelques idées récemment exprimées devant l'Assemblée des Nations-Unies sur les objectifs de développement durable, il a dit souhaiter contribuer à l'engagement des débats et des activités futures du forum pour renforcer le développement local et surtout pour inspirer la réforme des grands modèles globaux. Dans sa lettre, le Pape souligne l'importance des décisions adoptées par la communauté internationale, ainsi que le risque de tomber dans un nominalisme déclamatoire en créant un effet rassurant sur les consciences. Il souligne que la multiplicité et la complexité des questions exigent l'utilisation de moyens techniques de mesure. Cependant, cela implique le double danger de se limiter à l'exercice bureaucratique en élaborant une longue liste de bonnes intentions ou de croire qu'une seule solution théorique apriorique puisse répondre à tous les défis. ''L'action politique et économique est une activité prudente, guidée par le concept pérenne de justice et qui ne doit jamais oublier qu'avant n'importe quel plan ou programme, il y a de vrais hommes et femmes, qui, comme leurs gouvernants, vivent, luttent et souffrent, et qui doivent être protagonistes de leur destin. Le développement humain complet et le plein exercice de la dignité humaine ne peuvent être imposés. Dans cette perspective, le développement économique local semble être la réponse la plus adéquate aux défis qui nous présentent une économie globalisée et souvent cruelle dans ses résultats''. Le Pape rappelle aussi que dans son intervention à l'ONU il a évoqué comment, avec une mise en ?uvre adéquate du nouvel Agenda pour le développement, nous aurions tous un accès effectif, pratique et immédiat, aux biens matériels et spirituels indispensables. Il souligne que la seule façon d'obtenir la réalisation de ces objectifs de façon permanente est de travailler au niveau local, et que la crise mondiale actuelle a montré combien les décisions économiques qui cherchent à promouvoir le progrès de tous par la production de biens de consommation et l'augmentation permanente du profit, sont insoutenables pour l'économie globale. Des décisions qu'il dénonce comme immorales car elles ne cherchent pas à savoir ce qui est juste et réellement nécessaire pour le bien commun", mais généralement "entraînent de nouveaux besoins consuméristes et de nouveaux profits qui entravent la le progrès de l'économie globale". Il conclut en faisant l'éloge de la pensée sociale chrétienne en Italie qui, à travers d'importantes figures, et en suivant la ligne tracée par Léon XIII dans l'encyclique Rerum Novarum, a su offrir une analyse économique qui, partant de l'environnement local et territorial, a proposé des solutions et des directions pour l'économie mondiale, ainsi qu'une grande partie de la pensée sociale laïque qui, à partir de prémisses différentes, est arrivée à des propositions similaires".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 15 Oct - 15:48

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- Les Circuli Minores débattent de la seconde partie de l'Instrumentum Laboris
- Conférence sur les parents de sainte Thérèse
- Autres actes pontificaux

Les Circuli Minores débattent de la seconde partie de l'Instrumentum Laboris

Cité du Vatican, 15 octobre 2015 (VIS). Hier, au cours de la VII Congrégation générale de ce matin, les pères synodaux ont fait part du résultat de leur réflexion en Circuli Minores sur la deuxième partie de l'Instrumentum Laboris. Presque tous les groupes sont d'accord sur la nécessité pour le document final du Synode d'utiliser le langage de la théologie biblique. Le groupe francophone B estime que cela évitera les malentendus et ambiguïtés pouvant nuire à la compréhension de la vocation et de la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde. Il faudra prendre en compte la fragilité et la souffrance de la famille, mais sans exagérer des situations qui ont toujours existé. L'accent mis sur cette dimension conduit à souligner que l'Eglise accompagne tous ses fils et doit annoncer l'Evangile et l'appel à la conversion. Insistant sur l'argument, le groupe anglophone B estime que la réflexion finale devra illustrer comment la pédagogie divine du mariage et de la famille a accompagné toute l'histoire du salut jusqu'à nos jours. Mgr.Diarmiud Martin (Irlande) préconise de commencer par la Genèse, qui prévoit déjà la définition du mariage comme une union entre un seul homme et une seule femme, ayant quitté pères et pères pour s'unir. Ce rapport présente trois aspects fondamentaux du mariage, tel qu'il était au commencement, la monogamie et l'égalité des sexes, la stabilité. Mais la pédagogie divine atteint son paroxysme lorsque le Fils de Dieu entre dans l'histoire. La rencontre de Jésus avec la femme adultère (Va et ne pèche plus) dénonce ceux qui réclamaient la lapidation. C'est seulement à travers la pédagogie divine que s'explique le ministère de l'Eglise qui reflète la patience et la miséricorde de Dieu. Le projet divin se poursuit aujourd'hui et la pédagogie divine donne un contenu et le ton de l'enseignement de l'Eglise. Dans les situations difficiles il faut toujours se rappeler que Dieu ne renonce jamais à sa miséricorde. Elle révèle le vrai visage de Dieu et sa miséricorde sur tout le monde, sur toutes les souffrances, sur toutes faiblesses.

A la lumière du récit évangélique qui expose les nombreuses rencontres entre Jésus et des familles, la pédagogie divine doit continuer à être présente dans le langage de l'Eglise lorsqu'elle s'adresse aux familles dans leurs joies comme dans leurs peines. Une autre observation de ce groupe francophone est qu'elle devrait trouver une ample résonance dans la Relatio en ne parlant pas seulement de l'indissolubilité du mariage comme si elle était la seule préoccupation de l'Eglise. Il faut plutôt parler de la fidélité et de l'indissolubilité comme de dons et non simplement en des termes juridiques comme le devoir. Il convient de parler du mariage comme un appel à l'amour et à la communion. Le groupe hispanique estime qu'il faut mettre l'accent sur la graduation de mise en place des procédures. Le Cardinal José Luis Lacunza Maestrojuán (Panama) souligne que le caractère progressif à l'image de la grâce divine qui veut tenir compte de chaque personne. On la trouve dans la tradition où figurent des formules faisant croire que le mariage et la famille sont par eux mêmes absolus, alors que Jésus les rapporte au Royaume de Dieu. Il est questions des rencontres de Jésus avec différentes personnes dans différents domaines, notamment dans des contextes familiaux, Lazare et sa famille, Pierre et sa famille, etc. Jésus ouvre toujours des portes. La fidélité de Dieu est accomplie dans le sacrement du mariage, mais d'une manière humaine. La fidélité indissolubilité est un mystère qui inclue la fragilité. La théologie du mariage et de la famille est trop liée à la morale. Le Magistère devrait présenter l'Evangile de la famille de manière organique et intégrée. Au fond il y a beaucoup de valeurs positives dans d'autres types de familles.

Les différents groupes ont accordé beaucoup d'importance à la préparation des jeunes au mariage et à la nécessité de les accompagner sur ce chemin. Si le groupe francophone B, évoque la grande diminution des mariages dans les capitales européennes, le Cardinal Lacunza Maestrojuán nuance que ?lorsqu'on parle des jeunes et du mariage, cela se fait dans la perspective de la peur, ce qui n'est pas suffisant, c'est une question anthropologique: Ils vivent au jour le jour, ne s'adapte pas à la manière de penser pour toujours. Peut-être pourrions-nous penser qu'il s'agit d'un manque de sérieux: Un papier ne fait pas le mariage et peut-être l'avons-nous entouré de tant de formalités que cela ne convient pas à l'esprit des jeunes qui, souvent, identifient celles-ci comme de l'hypocrisie. De plus, dire qu'ils ont peur ou qu'ils n'osent pas, contredit l'expérience de tant de jeunes qui acceptent le risque du volontariat ou qui se lancent en politique ou dans d'autres causes''.

Le groupe francophone B a aussi fait savoir qu'il avait voté à l'unanimité la proposition selon laquelle l'annonce de l'Evangile de la famille exige aujourd'hui une intervention magistérielle qui rendrait plus cohérente et simplifierait l'actuelle doctrine théologique canonique sur le mariage, et qu'il faut travailler la définition de la famille comme sujet d'action pastorale. A ce sujet, Mgr.Durocher (Canada), souligne que les expériences pastorales partagées nous amènent à voir que dans l'Eglise, parler d'une famille, c'est parler d'une réalité humaine qui s'engage dans le temps et l'espace... Chaque famille a ses généalogies qui la rattachent à une histoire et une culture... Cette complexité est le lieu et l'occasion d'une manifestation du mystère de la miséricorde de Dieu. Nous formulons le souhait que le Synode ouvre une période de recherche patiente commune de théologiens et pasteurs, qui permette d'établir les bons repères d'une pastorale familiale, qui traduisent l'horizon de la famille en un horizon de communion. Nous avons besoin de moins d'adaptation de discipline universelle qu'une base solide pour la réflexion et l'engagement pastoral''. Le concept de la famille comme mission a aussi été évoqué. Par exemple, le groupe italianophone C parle de la valeur évangélisatrice du mariage et de la famille et demande un nouveau style de proximité de l'Eglise aux familles, une proximité contagieuse, une tendresse forte et exigeante. Les membres ont beaucoup insisté pour que la communauté chrétienne soit une famille de familles, mesurant son action pastorale avec le style de la famille et transmettant avec celle-ci une force humanisatrice à la vie du monde, en dépassant la dérive individualiste".

Les pères ont trouvé très utiles de se servir de la catéchèse du Pape François sur l'exigence d'harmoniser la valorisation de la sacramentalité du mariage et l'attention à sa dimension créaturale, écrivent les membres du groupe italianophone A, qui demandent aussi de compléter le texte de l'Instrumentum Laboris sur la présentation de la doctrine en insérant la dimension spirituelle, accueillant la sensibilité de la tradition orientale. Proposition traduite de manière concrète qui rend plus explicite le primat de la grâce, la reconnaissance du péché et la nécessité de trouver des chemins de conversion. La grâce n'agit pas seulement au moment de la célébration du sacrement, mais tout au long de la vie, parce que c'est un sacrement permanent en analogie avec l'Eucharistie. Pour sa part le Cardinal Mark Coleridge (Australie), du cercle anglophone C, n'oublie pas la nécessité d'explorer plus à fond la possibilité pour les couples qui sont civilement mariés ou qui cohabitent, de commencer un chemin vers le mariage sacramentel et d'être encouragés et accompagnés dans ce chemin, et dans le cercle anglais D, quelques évêques ont souligné que le document devrait parler plus du rôle de la femme et rappeler que beaucoup subissent des abus de la part de leur mari. Nous avons besoin d'être plus réalistes sur les problèmes du mariage, au lieu de dire simplement aux personnes qu'ils doivent se marier, affirme le texte. Dans le même cercle, un autre prélat a remarqué que parfois pour les familles exemplaires, il semble délicat de se proposer à celles qui traversent des situations difficiles parce qu'elles peuvent se sentir intimidées par celles-ci. Quelques évêques ont suggéré que le texte devrait présenter les raisons canoniques pour la séparation des époux ou l'annulation.

Un autre concept commun est celui de vocation à la vie familiale et de spiritualité familiale, pour lequel le groupe anglophone A suggère une série de bonnes pratiques qui aideraient à mieux vivre l'une et l'autre: la réception de la Parole de Dieu dans la famille, la catéchèse familiale et l'impulsion explicite, qui devrait être établies dans le document final du Synode, des prières para-liturgiques et rituelles au sein de la famille.Le Cardinal Coleridge a aussi demandé à ce que le document final présente une série d'initiatives claires ou de stratégies pour aider les familles et soutenir celles qui sont en difficulté. Ce serait quelque chose de concret et ce serait en sintonie avec le caractère essentiellement pratique de ce deuxième Synode. Par le passé, le Saint-Père utilisait souvent les textes définitifs approuvés, comme base pour une exhortation apostolique et nous avons dit que cet objectif était fructifère. Nous reconnaissons, cependant, les limites d'un document qui serait approuvé à la fin de ce Synode. Bien que tous les efforts possibles doivent être faits pour que le langage soit souple et attractif, la préoccupation principale est la clarté des explications fondées sur l'enseignement de l'Eglise sur le mariage et la famille. Visant toujours le document final, le groupe hispanophone B, s'est interrogé sur le sens du travail synodal. La doctrine est connue, écrivent ses membres, mais les exigences de la réalité et les nouveaux accents de la réflexion théologique doivent être pris en compte pour qu'il y ait réellement un apport significatif. Nous proposons une référence plus explicite à partir des textes de l'Ancien et du Nouveau Testament (l'amour nuptial de Dieu avec son peuple) et du riche magistère post-conciliaire sur la famille Le groupe italianophone sollicite en revanche un document magistériel, puisque l'institution du Synode pourrait difficilement répondre à l'exigence d'ordonner dans un document exhaustif la doctrine diversifiée et complexe sur le mariage et la famille, affirme-t-il. Il apparaît donc nécessaire, d'une part de solliciter un document magistériel qui réponde à cette exigence, et de l'autre, l'engagement de vérifier les conséquences pastorales relatives à cette thématique. A ce propos, les pères ont exprimé la nécessité de considérer la mission propre de la médiation pastorale dans la transmission de la doctrine.

Conférence sur les parents de sainte Thérèse

Cité du Vatican, 15 octobre 2015 (VIS). Demain vendredi 16 octobre, à 11 h 30' près la Salle de Presse, la Conférence épiscopale française propose un portrait des parents de sainte Thérèse de Lisieux, qui seront canonisés dimanche par le Pape François. La vie, la place et l'oeuvre de Louis et Zélie Martin seront présentées par l'Abbé Olivier Ruffray, Recteur du sanctuaire de Lisieux, par le P.Jean-Marie Simar, Recteur du sanctuaire d'Alençon, et par le P.Antonino Sangalli, postulateur de la cause.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 16 Oct - 17:50

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- Accentuer la lutte contre la faim et la malnutrition
- Le Pape se rend au "Dono di Misericordia"
- Interventions des représentants des autres confessions chrétiennes

Accentuer la lutte contre la faim et la malnutrition


Cité du Vatican, 16 octobre (VIS). A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la FAO, le Saint-Père a adressé un message à son Directeur général Mr José Graziano da Silva. Mettant d'emblée l'accent sur le trop grand nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition, il dénonce en particulier une distribution inégale des ressources et le mauvais développement de l'agriculture: Dans une époque de recherche effrénée du profit, de concentration des intérêts particuliers et de politiques inappropriées, il reste beaucoup à faire en matière de sécurité alimentaire. Pour beaucoup cela semble encore un objectif lointain... La Journée mondiale 2015 de l'alimentation aborde la protection sociale et l'agriculture pour briser le cycle de la pauvreté rurale", une question qui intéresse "les deux-tiers de la population mondiale démunis de toute protection sociale. Le fait est encore plus alarmante car la plupart de ces personnes vivent dans les zones les plus défavorisées... L'absence de protection sociale pèse principalement sur les petits agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et la forestiers contraints de vivre dans la précarité" et à travailler dans "des conditions environnementales qui sont souvent hors de leur contrôle...avec un manque de moyens... Paradoxalement, même si la production est abondante, ils rencontrent de graves difficultés dans le transport, la commercialisation, le stockage des fruits de leur travail". Face à la réalité des situations "on ne peut se contenter d'un appel général à la coopération et à la solidarité. La question serait-elle autre, serait-il encore possible de concevoir une société dans laquelle les ressources sont dans les mains de quelques-uns, tandis que les plus démunis sont obligés à recueillir des miettes?". Il en va de la paix sociale, de la stabilité et de la sécurité de l'ordre social, qui ne peut être atteint sans une attention particulière à la justice distributive, dont la violation engendre toujours la violence".

L'effet est plus grave chez les plus démunis qui, "privés de protection sociale minimum, subissent les conséquences négatives d'une crise où corruption et mauvaise gouvernance économique persistent. Ce à quoi s'ajoutent les changements climatiques qui affectent la sécurité alimentaire de ces personnes défavorisées" qui attendent "notre soutien pour pouvoir regarder l'avenir avec un minimum d'espoir... Mais la protection sociale ne peut se limiter à une augmentation des ressources ou des investissements pour améliorer la productivité agricole et un développement économique équitable. Ceci devrait se concrétiser dans l'amour social, véritable clef d'un développement authentique". La protection sociale aidera les populations les plus défavorisées à affronter et surmonter les difficultés. "Je pense en particulier au rôle que la protection sociale peut jouer dans le soutien de la famille, au sein de laquelle ses membres apprennent ce que cela signifie partager, s'entraider, se protéger les uns les autres. La vie de famille sécurisée signifie promouvoir la croissance économique de la femme, consolidant ainsi son rôle dans la société. Tout comme faciliter la prise en charge des personnes âgées et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études et formations... L'Eglise a une mission pour faire face à ces problèmes directement, à partir du point de vue technique. Cependant, les aspects humains de ces situations ne laissent pas indifférent... Chacun, autant qu'il le peut, doit donner le meilleur de soi dans un esprit de véritable service aux autres. Dans cet effort, l'action de la FAO reste essentielle, car elle dispose des moyens nécessaires pour assurer la protection sociale dans le cadre du développement durable et la promotion de ceux qui vivent de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche et le la forêt".

Le Pape se rend au "Dono di Misericordia"

Cité du Vatican, 16 octobre (VIS). Hier vers 19 h, le Saint-Père est sorti du Vatican pour visiter le nouveau centre d'accueil nocturne "Dono di Misericordia", aménagé dans des locaux de la maison générale des jésuites et géré depuis le 7 octobre par les soeurs de la Charité sous la responsabilité de l'Aumônerie apostolique. Accueilli par l'Aumônier et le Préposé général de la compagnie, par les trois religieuses chargées de la structure et quelques volontaires, il a longuement salué la trentaine de sans abris et visité dortoir, sanitaires et cuisines.

Interventions des représentants des autres confessions chrétiennes

Cité du Vatican, 16 octobre (VIS). Ce matin, au cours de la douzième congrégation les pères synodaux ont suivi les interventions des représentants des autres confessions chrétiennes, dont voici des extraits:

-Mgr.Yostinos Boulos Safar, Archevêque syro-orthodoxe de Zahlé et de la Bekaa (Liban) a fait trois observations dont la principale est que "pour l'orthodoxie...la question de la communion eucharistique me conduit à partager avec vous une certaine expérience. Dans l'Eglise orthodoxe orientale on croit au principe de l'économie...un principe qui trouve dans le sacrement de l'Eucharistie un médicament pour les âmes blessées, ainsi que d'une aide pour les personnes qui veulent récupérer leur rapport au Seigneur. Ce sacrement salvifique ne devrait pas faire partie des normes de punition, sauf dans certains cas exceptionnels. L'Eucharistie est pas une récompense mais le moyen par lequel le Seigneur Jésus guérit nos faiblesses, et nous attire à lui. Comme l'a dit François...l'Eucharistie est pas un prix pour les bons élèves, mais la force des pécheurs". Puis il a évoqué les conséquences religieuses de l'émigration due à la guerre en Syrie et en Irak. "Cela a créé de nouveaux défis pour les familles chrétiennes, qui ont fui dans les deux pays voisins ainsi que vers l'Europe. Le danger est qu'on affecte l'identité culturelle, sociale et spirituelle de ces familles".

-Mgr.Stephanos, Evêque orthodoxe de Tallinn et d?Estonie, représentant de SS Bartholomeos, Patriarche oecuménique de Constantinople: "Il semblerait qu'aujourd'hui le mariage et la filiation aient changé de signification. Dans bien des pays, le législateur met peu à peu en place de nouvelles normes en la matière. Ces mutations de la famille nous interpellent directement et créent à juste titre des inquiétudes face à ces évolutions et à ces diversifications des structures familiales qui se font au nom de l'égalité et du refus d'établir des discriminations. On peut répondre que le juridique confirme sans doute une réalité sociale nouvelle mais pour l'Eglise, le sacrement de mariage, s'il est lucidement souhaité, ne relève pas d'elle comme simple institution mais avant tout comme mystère de vie. Le mariage n'a de sens que dans la foi au Christ, à l'Evangile, dans la certitude que les actions du Christ continuent dans l'Evangile, puisque tels sont justement les sacrements. Notre première tâche est donc bien l'évangélisation... Peut-être pourra-t-on aider, jeunes ou moins jeunes, souvent incertains, parfois psychologiquement immatures...à se percevoir autrement, à se libérer d'un lien trop fusionnel, pour devenir vraiment responsables l'un de l'autre... C'est pour cette raison qu'on ne peut en aucun cas remplacer la famille naturelle par des substituts. Pour conclure je dirai que le message chrétien en matière de mariage n'est pas une loi à imposer mais un exemple à proposer. L'Eglise n'a pas à dicter les lois de l'Etat ou à les bloquer...car elle doit seulement inspirer et sanctifier, non contraindre".

-Le Métropolite Iosif (Patriarcat orthodoxe de Roumanie), a insisté sur un point tout particulièrement: "La famille étant conjugale comme l'est la communauté monastique, elle doit suivre les mêmes principes de chasteté (consécration de la sexualité), d'obéissance (au Christ et les uns aux autres dans une hiérarchie de service), et de pauvreté (mise en commun des biens possédés). La famille est appelée à réaliser la ressemblance de l'image trinitaire de Dieu...par une ascèse continue... La famille est la cellule première de l?Eglise. Aussi les époux participent ils régulièrement à l?Eucharistie en tant que membres du sacerdoce royal... Toutes les caractéristiques de la famille dérivent de sa structure eucharistique, en se fondant essentiellement sur le pardon alimenté par l?humilité qui font grandir l?amour réciproque et transfigure à court et à longue terme la personne et la vie chrétienne. La grandeur divine du mariage réside en ce que dans le mariage se trouve une représentation vivante de l?union du Logos avec la nature humaine".

-Le Rev.Walter Altmann (Conseil mondial des Eglises): "En ce qui concerne l'engagement de l'Eglise qui marche ensemble pour lire la réalité avec les yeux de la foi et avec le c?ur de Dieu, le Conseil ?cuménique des Eglises a parlé depuis son assemblée de 2013 en Corée d'un pèlerinage de justice et la paix, soulignant que nous sommes ensemble sur la route de la foi et profondément engagés dans la justice et la paix, comme les signes du règne de Dieu qui vient. Cet engagement d'exprimer les valeurs du règne de Dieu comme la justice et la paix est très significatif pour ceux qui vivent ensemble dans les différents types de vie familiale. C'est le premier cercle et le plus secret de notre vie ensemble où nous cherchons à apporter la justice et la réconciliation. De mon propre continent qu?est l'Amérique latine, et de mon expérience comme Modérateur du Conseil ?cuménique, je sais combien de femmes et d?hommes, et non moins les enfants, ont besoin que l'Eglise soit une association d'inclusion et de guérison, reconnaissant nos différences dans le lien d'amour. L?ouverture nécessaire au changement, et pour un nouvel engagement à l'appel de Dieu aujourd'hui, devrait être la marque de notre pèlerinage comme un voyage commun des Eglises".

-Le Métropolite Bishoy de Damiette (Eglise copte d'Egypte): "La première mission de l?Eglise envers les personnes à tendances homosexuelles est d'expliquer de la façon la plus tolérante et convaincante que l'homosexualité est un grand péché interdit par Dieu selon les saintes Ecritures. Par conséquent, la mission pastorale principale de l'Eglise est d'encourager ces personnes au repentir en les incitant à mener une vie pure. Si un des conjoints mariés est homosexuel, contraignant l'autre à des rapports contre nature, l'Eglise ne devrait pas forcer le conjoint innocent à poursuivre cette relation matrimoniale sexuelle avec l?autre, parce que cela blesse le conjoint innocent physiquement, physiologiquement et socialement. Notre Eglise permet le divorce dans les cas d'adultère et dans les cas de ce que nous appelons l'adultère légal, qui est tout ce qui est considéré comme un adultère, l?homosexualité, les rapports contre nature, les pressions ou contraintes sur un conjoint innocent".

-Le Rev.A.Roy Medley (Alliance baptiste mondiale): "Il n'y a aucune famille parfaite et aucun mariage parfait. Dans notre monde brisé, les familles sont non seulement une source de grande bénédiction, mais peuvent aussi être une source de grand mal comme quand un père moleste ses filles, ou des frères et s?urs se battent pour un héritage. La réalité pastorale est que les familles ont leurs bienfaits et leurs dysfonctionnements. Parmi de telles expériences les gens demande miséricorde. C?est pourquoi, dans l?hymnologie baptiste, Jésus comme ami, est un thème important. Les hymnes comme "Quel ami avons-nous en Jésus," et "Il n'y a pas d'ami comme l?humble Jésus", expriment pour nous la présence de Dieu au milieu de nos imperfections et luttes. Ils nous rappellent celui qui dans sa vocation de serviteur souffrant entre dans notre souffrance. Il est celui qui invite les pécheurs à sa table, celui qui est doux et humble de c?ur, en qui nous trouvons le repos pour nos âmes, celui que nous prions en toute confiance: Seigneur, prends pitié".

-M.Robert K.Welsh (Disciples du Christ): "Comment comprenons-nous le mariage et la vie familiale aujourd'hui? Que pouvons-nous faire pour répondre au nombre croissant de divorces et l'impact sur les enfants dans ces familles ? Ce sont des questions urgentes devant tous les chrétiens et toutes les sociétés, qui représentent des défis théologiques, pratiques et pastoraux majeurs. J'ai noté que partout dans ces paragraphes, les mariages mixtes ne sont évoqués dans ce contexte que pour les problèmes qu?ils représentent; par exemple, au niveau pastoral de l'éducation religieuse des enfants et dans leur relation à la vie liturgique. Mon espoir est que ce Synode puisse aussi identifier les mariages mixtes dans un contexte plus positif et plein d'espoir comme de grandes occasions de témoigner du cadeau de Dieu d'unité dans le Christ et de l'amour de Dieu pour toutes les personnes, particulièrement pour ces mariages entre des personnes baptisées comme chrétiens. Mon regret est toujours présent, quand j'assiste à la messe avec mon petit-fils, lorsqu?on ne me permet pas de recevoir l'Eucharistie".

-M.Tim Macquiban (Communauté méthodiste de Rome): "Parfois dans ce Synode il semble que nous nous soyons concentrés sur une seule forme de famille, de parents et d?enfants, telle que définie par le mariage sacramentel et sa vocation. Pour certains cela ne tient pas compte des différentes façons de vivre de beaucoup dans des formes différentes de famille, dans nos divers contextes et cultures. Alors que nous célébrons à juste titre la joie d?une nouvelle vie et la centralité du mariage et de la vie familiale (dans leur définition traditionnelle), ceux qui sont seuls, avec ou sans enfants, ou dans des unions civiles ou des relations de cohabitation et même ceux mariés à l'Eglise et sans enfant, peuvent facilement se sentir exclus. L'Eglise doit comprendre que cela puisse ajouter à ces difficultés une angoisse sur l'Evangile de la famille".

-Rev.Ndanganeni Petrus Phaswana (Evêque de l'Eglise luthérienne évangélique d'Afrique du sud): "Fréquemment, la politique, la religion et la culture sont instrumentalisées et utilisées pour diviser les gens et les nations ce qui a conduit à l'aliénation croissante et la désunion. Au milieu de cet isolement, il nous revient comme Eglises de proclamer et d?être témoin de ce que Dieu ne nous appelle pas à l'isolement, mais plutôt à la vie dans la communion avec le Christ et entre nous. Nous sommes appelés à surmonter cette fragmentation et à nous développer en étant des communautés où les relations peuvent être rétablies et renforcées. Nous devrions donc rester sensibles à ce que nos discussions théologiques soutiennent chaque chrétien dans les défis et les tristesses auxquels il fait face dans sa vie quotidienne".

-Le Rev.Timorthy Thornton (Communion anglicane): "La première partie de l'Instrumentum Laboris est aussi concentrée sur les aspects négatifs de la vie familiale. Il y a beaucoup de joie dans des familles et la vie familiale et beaucoup à célébrer. Toutes les familles changent. Le changement est une partie de la clé de la foi du chrétien. Tous les jours, nous sommes appelés à nous tourner vers le Christ, à nous détourner du péché et à nous tourner vers Dieu. Chaque jour nous nous ouvrons à la possibilité d?une transformation. C'est pourquoi tous les chrétiens sont plein de joie et d?espérance chaque jour".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 19 Oct - 20:28

Sommaire

- Messe de canonisations
- Appel à une décentralisation de l'Eglise et à une conversion de la papauté
- Voyage papal en Afrique
- Possession cardinalice
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Messe de canonisations

Cité du Vatican, 18 octobre 2015 (VIS). Place St.Pierre ce matin, le Pape a présidé la messe solennelle au cours de laquelle il a procédé à la canonisation du bienheureux Vincenzo Grossi, prêtre diocésain italien fondateur des Filles de l'Oratoire, de la bienheureuse Marie de l'Immaculée (María Isabel Salvat Romer), religieuse espagnole supérieure des Soeurs de la Croix, et des époux Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. En voici l'homélie:"

Les lectures bibliques nous présentent aujourd?hui le thème du service et nous appellent à suivre Jésus sur le chemin de l?humilité et de la Croix. Le prophète Isaïe décrit la figure du Serviteur du Seigneur et sa mission de salut. Il s?agit d?un personnage qui ne se vante pas de généalogies illustres, il est méprisé, évité par tous, expert en souffrance. Quelqu?un à qui on n?attribue pas d?entreprises grandioses, ni de discours célèbres, mais qui mène à son accomplissement le plan de Dieu à travers une présence humble et silencieuse et à travers sa propre souffrance. Sa mission, en effet, se réalise au moyen de la souffrance, qui lui permet de comprendre ceux qui souffrent, de porter le fardeau des fautes d?autrui et de les expier. L?exclusion et la souffrance du Serviteur du Seigneur, prolongées jusqu?à la mort, se révèlent féconde au point de racheter et de sauver les multitudes. Jésus est le Serviteur du Seigneur. Sa vie et sa mort, entièrement dans la forme du service, ont été cause de notre salut et de la réconciliation de l?humanité avec Dieu. Le Kérygme, c?ur de l?Evangile, atteste que dans sa mort et sa résurrection se sont accomplies les prophéties du Serviteur du Seigneur. Le récit de Marc décrit la scène de Jésus aux prises avec les disciples Jacques et Jean, qui, soutenus par leur mère, voulaient s?asseoir à sa droite et à sa gauche dans le Royaume, revendiquant des places d?honneur, selon leur vision hiérarchique du royaume même. La perspective dans laquelle ils se placent se révèle encore polluée par des rêves de réalisation terrestre. Jésus alors donne une première secousse à ces convictions des disciples rappelant son chemin sur cette terre: La coupe que je vais boire, vous la boire. Quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n?est pas à moi de l?accorder. Il y a ceux pour qui cela a été préparé. Avec l?image de la coupe, il assure aux deux la possibilité d?être associés jusqu?au bout à son destin de souffrance, sans toutefois garantir les places d?honneur ambitionnées. Sa réponse est une invitation à le suivre sur le chemin de l?amour et du service, repoussant la tentation mondaine de vouloir exceller et commander aux autres".

"Devant des gens qui intriguent pour obtenir le pouvoir et le succès, pour se faire voir, devant des gens qui veulent que leurs mérites personnels, leurs ?uvres personnelles soient reconnus, les disciples sont appelés à faire le contraire. Il les avertit donc: Vous le savez, ceux que l?on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres, les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Avec ces paroles, il indique le service comme style de l?autorité dans la communauté chrétienne. Celui qui sert les autres et est réellement sans prestige exerce la véritable autorité dans l?Eglise. Jésus nous invite à changer de mentalité et à passer de la convoitise du pouvoir à la joie de disparaître et de servir, à extirper l?instinct de domination sur les autres et à exercer la vertu de l?humilité. Et après avoir présenté un modèle à ne pas imiter, il s?offre lui-même comme idéal auquel se référer. Dans l?attitude du Maître, la communauté trouvera la motivation de la nouvelle perspective de vie: Car le Fils de l?homme n?est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. Dans la tradition biblique, le Fils de l?Homme est celui qui reçoit de Dieu domination, gloire et royauté. Jésus remplit d?un nouveau sens cette image et précise qu?il a le pouvoir en tant que serviteur, la gloire en tant que capable d?abaissement, l?autorité royale en tant que disponibilité au don total de sa vie. C?est en effet, par sa passion et sa mort qu?il conquiert la dernière place, atteint le maximum de grandeur dans le service, et en fait don à son Eglise".

"Il y a incompatibilité entre une manière de concevoir le pouvoir selon des critères mondains et l?humble service qui devrait caractériser l?autorité selon l?enseignement et l?exemple de Jésus. Incompatibilité entre ambitions, arrivismes et suite du Christ, incompatibilité entre honneurs, succès, réputation, triomphes terrestres et la logique du Christ crucifié. Il y a au contraire compatibilité entre Jésus expert en souffrance et notre souffrance. La Lettre aux Hébreux, qui présente le Christ comme le souverain prêtre qui partage en tout notre condition humaine, excepté le péché, nous le rappelle: Nous n?avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Jésus exerce essentiellement un sacerdoce de miséricorde et de compassion. Il a fait l?expérience directe de nos difficultés, il connaît de l?intérieur notre condition humaine. Ne pas avoir fait l?expérience du péché ne l?empêche pas de comprendre les pécheurs. Sa gloire n?est pas celle de l?ambition ou de la soif du pouvoir, mais c?est la gloire d?aimer les hommes, d?assumer et de partager leur faiblesse et de leur offrir la grâce qui guérit, de les accompagner avec une infinie tendresse, de les accompagner sur leur chemin de souffrance. Chacun de nous, en tant que baptisé, participe pour la part qui lui est propre au sacerdoce du Christ, les fidèles laïcs au sacerdoce commun, les prêtres au sacerdoce ministériel. Tous nous pouvons donc recevoir la charité qui émane de son C?ur ouvert aussi bien pour nous-mêmes que pour les autres. En devenant des canaux de son amour, de sa compassion, spécialement envers tous ceux qui sont dans la douleur, dans l?angoisse, dans le découragement et dans la solitude".

"Ceux qui aujourd?hui ont été proclamés saints ont constamment servi leurs frères avec une humilité et une charité extraordinaires, imitant ainsi le divin Maître. Saint Vincenzo Grossi a été un curé plein de zèle, toujours attentif aux besoins de ses gens, spécialement aux fragilités des jeunes. Pour tous, il rompait avec ardeur le pain de la Parole et il est devenu un bon samaritain pour les plus nécessiteux. Sainte Marie de l?Immaculée, en puisant aux sources de la prière et de la contemplation, a vécu en personne dans une grande humilité le service des derniers, avec une attention particulière aux enfants des pauvres et aux malades. Les saints époux Louis et Zélie Martin ont vécu le service chrétien dans la famille, construisant jour après jour une atmosphère pleine de foi et d?amour, et dans ce climat ont germé les vocations de leurs filles, parmi lesquelles sainte Thérèse de l?Enfant-Jésus. Puisse le témoignage lumineux de ces nouveaux saints nous pousser à persévérer sur la route du service joyeux des frères, confiant dans l?aide de Dieu et dans la protection maternelle de Marie. Du ciel qu?ils veillent maintenant sur nous et nous soutiennent de leur puissante intercession!".

Appel à une décentralisation de l'Eglise et à une conversion de la papauté

Cité du Vatican, 17 octobre 2015 (VIS). A l'occasion du 50 anniversaire de l'institution du Synode des évêques, le Saint-Père a prononcé un discours Salle Paul VI - à qui l'on doit cette initiative - devant les pères synodaux. L'introduction a été faite par le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode, tandis que le rapport commémoratif a été présenté par le Cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne et président de la Conférence épiscopale d'Autriche. Voici de larges extraits du discours du Saint-Père qui a rappelé que ce que le Seigneur nous demande se trouve déjà dans le mot synode, marcher ensemble:

"Depuis le Concile Vatican II à l'actuelle assemblée synodale sur la famille, nous avons expérimenté toujours plus intensément la nécessité et la beauté de marcher ensemble... Nous devons poursuivre sur cette route. Le monde dans lequel nous vivons et que nous sommes appelés à aimer et servir même dans ses contradictions, exige de l'Eglise le développement de ses synergies dans tous les milieux de sa mission... Dans l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium, j'ai souligné...que chaque baptisé, quels que soient sa fonction dans l'Eglise et le degré d'instruction de sa foi, est un sujet actif d'évangélisation, et il serait inadéquat de penser à un schéma d'évangélisation utilisé pour des acteurs qualifiés, où le reste du peuple fidèle serait seulement destiné à bénéficier de leurs actions... Cette conviction m'a déjà guidé quand j'ai souhaité que le Peuple de Dieu soit consulté dans la préparation du double rendez-vous synodal sur la famille... Comment serait-il possible de parler de la famille sans interpeller les familles, sans écouter leurs joies et leurs espérances, leurs douleurs et leurs angoisses? Une Eglise synodale est une Eglise de l'écoute, bien conscients qu'écouter est plus qu'entendre. C'est une écoute réciproque où chacun a quelque chose à apprendre. Peuple fidèle, collège épiscopal, Evêque de Rome: l'un à l'écoute des autres, et tous à l'écoute de l'Esprit Saint, l'Esprit de la vérité... La synodalité, comme dimension constitutive de l'Eglise, nous offre le cadre interprétatif le plus adéquat pour comprendre le ministère hiérarchique...en soi, personne ne peut être élevé au-dessus des autres. Au contraire, dans l'Eglise, il faut que chacun s'abaisse pour se mettre au service des frères sur le chemin. Jésus a constitué l'Eglise en mettant à son sommet le Collège apostolique, dans lequel l'apôtre Pierre est la roche, celui qui doit confirmer ses frères dans la foi. Mais, dans cette Eglise, comme dans une pyramide retournée, le sommet se trouve être la base. C'est pourquoi ceux qui exercent l'autorité s'appellent ministres, parce que selon la signification originaire du mot, ce sont les plus petits entre tous. Dans une Eglise synodale, le Synode des évêques est seulement la manifestation la plus évidente d'un dynamisme de communion qui inspire toutes les décisions ecclésiales. Le premier niveau d'exercice de la synodalité se réalise dans les Eglises particulières... Le Code de droit canonique consacre une grande place à ceux que l'on a coutume d'appeler les organismes de communion de l'Eglise particulière... Ces instruments, qui avancent parfois avec difficulté, doivent être valorisés comme occasion d'écoute et de partage. Le deuxième niveau est celui des provinces et des régions ecclésiastiques, des conciles particuliers et de façon spéciale des Conférences épiscopales... Dans une Eglise synodale, comme je l'ai déjà dit, il n'est pas opportun que le Pape remplace les épiscopats locaux dans le discernement de toutes les problématiques qui se posent sur leurs territoires. En ce sens, je pense qu'il devient nécessaire de procéder à une salutaire décentralisation. Le dernier niveau est celui de l'Eglise universelle. Ici, le Synode des évêques, représentant l'épiscopat catholique, devient l'expression de la collégialité épiscopale à l'intérieur d'une Eglise toute synodale".

"Je suis convaincu que dans une Eglise synodale, l'exercice du primat pétrinien recevra aussi un meilleur éclairage. Le Pape n'est pas seul, au-dessus de l'Eglise, mais au-dedans d'elle comme baptisé entre les baptisés et dans le Collège épiscopal comme évêque parmi les évêques, appelé en même temps, comme Successeur de l'apostolat de Pierre, à guider l'Eglise de Rome qui préside dans l'amour toutes les Eglises. Alors que je rappelle la nécessité et l'urgence de penser à une conversion de la papauté...je suis convaincu à ce sujet d'avoir une responsabilité particulière, constatant l'aspiration ?cuménique de la majeure partie des communautés chrétiennes et écoutant la question qui m'est posée de trouver une forme d'exercice de la primauté qui, bien que ne renonçant en aucune façon à l'essentiel de sa mission, s'ouvre à une situation nouvelle... Notre regard doit s'élargir à l'humanité. Une Eglise synodale est comme un étendard levé pour les nations, dans un monde qui, bien qu'invoquant la participation, la solidarité et la transparence dans l'administration de la chose publique, remet souvent le destin de populations entières dans les mains avides de quelques groupes de pouvoir. Comme Eglise qui marche ensemble avec les hommes et participe aux tourments de l'histoire, nous cultivons le rêve que la redécouverte de la dignité inviolable des peuples et de la fonction de service de l'autorité pourront aussi aider la société civile à se construire dans la justice et la fraternité, générant un monde plus beau et plus digne de l'homme pour les générations qui viendront après nous".

Voyage papal en Afrique

Cité du Vatican, 17 octobre (VIS). Ce matin a été rendu public le programme du voyage pastoral que le Saint-Père effectuera le mois prochain en Afrique (25 - 30 novembre):

Mercredi 15 novembre, arrivée à 17 h locales à Nairobi (Kenya). Après une rencontre privée avec le chef de l'Etat, le Saint-Père s'adressera aux corps constitués et au corps diplomatique.

Le lendemain matin il présidera à la nonciature une rencontre inter-religieuse (discours), suivie d'une messe à l'Université de Nairobi (homélie). L'après-midi le Saint-Père s'adressera d'abord au clergé et religieux puis aux séminaristes, avant de visiter le siège de l'ONU de Nairobi (discours).

Vendredi 27, il effectuera une visite au quartier pauvre de Kangemi (discours) puis rencontrera la jeunesse au stade Kasarani (discours). Après une rencontre avec l'épiscopat kenyan, il gagnera l'aéroport d'où il s'envolera vers 15 h 30' pour l'Ouganda. Après l'arrivée à Entebbe et un entretien avec le chef de l'Etat. Toujours au palais présidentiel il s'adressera aux corps constitués et au corps diplomatique, avant de conclure la journée par une visite aux catéchistes et enseignants catholiques de Munyonyo (discours).

Le lendemain, le Pape se rendra tout d'abord aux sanctuaires anglican et catholique des Martyrs de Namugongo. Après la messe (homélie), il regagnera Kampala pour une rencontre avec la jeunesse ougandaise (discours). Après une visite au foyer de charité de Nalukolongo, il rencontrera l'épiscopat puis le clergé et les religieux (discours).

Dimanche 29 le Pape quittera l'Ouganda pour la Centrafrique, où il est attendu vers 10 h locales. Après un entretien privé avec le chef de l'Etat transitoire, il s'adressera aux dirigeants centrafricains et aux diplomates en poste à Bangui. Puis il se rendra dans un camp de réfugiés et rencontrera en début d'après-midi les évêques. Suivra une rencontre avec les communautés évangéliques du pays (discours) et une messe en la cathédrale de Bangui pour le clergé, les catéchistes et les jeunes (homélie). Après avoir confessé quelques jeunes, le Pape présidera une veillée de prière (discours).

Le lendemain matin, le Saint-Père rencontrera la communauté musulmane dans la mosquée centrale de la capitale (discours), puis gagnera le stade où il célébrera une grand messe (homélie). Après quoi, il reprendra l'avion vers 12 h 30' locales à destination de Rome.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 20 Oct - 19:36

Sommaire

- Témoignages au Synode sur le rôle des femmes
- Audiences

Témoignages au Synode sur le rôle des femmes


Cité du Vatican, 20 octobre (VIS). Au cours de la seizième congrégation les pères synodaux ont entendu le témoignage de plusieurs Auditeurs femmes. Le rôle des femmes dans la famille, la société et l'Eglise, les différences culturelles, les préoccupations en matière d'éthique et médecine, la situation des familles chrétiennes, ainsi que la catéchèse familiale ont été abordés dans ces interventions:

Mme.Agnes Offiong Eroguyane, responsable de l'Organisation des femmes catholiques au Nigeria
a rappelé que les femmes africaines sont connues pour leur soin des familles, avec ou sans la contribution de leurs conjoints. Un rôle qui est encore plus fort depuis la menace du groupe terroriste Boko Haram. "Les femmes redoublent leurs efforts pour la survie de leurs familles... Sur la base de mon expérience avec les femmes, en cette période difficile, je peux dire avec fierté que si l'homme est le soutien de famille, la femme en est le c?ur. Quand le c?ur cesse de battre la famille meurt, parce que la fondation est ébranlée et la stabilité détruite. Au Nigeria, les femmes catholiques ne sont pas seulement des constructeurs de foyers, mais une force avec laquelle il faut compter quand il s'agit de spiritualité, d'économie et de progrès de l'Eglise."

Citant l'Instrumentum Laboris où il est écrit que l'Eglise doit inculquer aux familles un sentiment d'appartenance ecclésiale, qui n'exclue aucun membre, Soeur Maureen Kelleher (USA) estime nécessaire d'encourager toutes les capacités à réaliser un projet de vie au service du Royaume de Dieu. Un appel est lancé à l'Eglise, ''relever le défi de diffuser dans la famille de l'Eglise un sentiment du nous... Il faut encourager chaque personne, homme ou femme, à développer ses compétences au service du Royaume. Je demande aux dirigeants de l'Eglise de reconnaître que les femmes qui se sentent appelés au service du Royaume ne trouvent pas leur place dans notre Eglise. Malgré leurs grandes capacités elles ne peuvent pas les mettre au service des décision et de la planification pastorale... En 1974, lors du Synode sur l'évangélisation, une de nos soeurs, Soeur Marguerite-Marie, était l'une des deux religieuses désignés par l'Union des Supérieurs généraux. Aujourd'hui, quarante ans plus tard, nous ne sommes que trois.''

L'Eglise a grand besoin d'écouter les femmes, a déclaré Mme.Lucia Scaraffia, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Rome. "C'est dans l'écoute mutuelle que réside le véritable discernement... Les femmes sont de grandes expertes des relations familiales. Si nous quittons les théories abstraites, nous devons apprendre d'elles comment jeter les bases d'une nouvelle famille, qui soit ouverte au niveau des relations entre tous ses membres. Et non plus sur la base de la disponibilité des femmes au sacrifice ou de de leur capacité à assurer l'affection ou alimentation du foyer. Comme si les mères, filles, grand-mères, épouses, qui sont au coeur de la famille, ne faisaient pas partie de l'Eglise, de l'Eglise qui embrasse le monde, pense et décide. Comme si il pouvait continuer, même à l'égard de la famille prétendre qu'il n'y ait pas de femmes. Comme si l'on pouvait continuer à ignorer leur existence malgré la place révolutionnaire que Jésus a accordé aux femmes... Si les familles sont très variées de par le monde, dans toutes les femmes jouent le rôle plus important et le plus décisif pour assurer la solidité et la durée de la famille. Quand nous parlons de famille il ne faudrait pas uniquement prendre en compte le mariage. Il y a un nombre croissant de familles avec une mère célibataire et ses enfants. Ces femmes sont parfois malades ou handicapés, ou ont subi une violence. Ces femmes, ces mères ont rarement suivi des cours de théologie. Souvent elles ne sont même pas mariés, mais donnent un merveilleux exemple de comportement chrétien. Si vous, pères synodaux, ne leur prêtez pas attention vous courrez le risque de les faire se sentir encore plus misérables, parce que leur famille est très différente du modèle dont vous débattez. Vous parlez peut-être trop d'une famille abstraite, d'une famille parfaite qui n'existe pas, d'une famille qui n'a rien à voir avec les familles réelles, celles que Jésus rencontrait. Si parfaite cette famille semble ne pas avoir besoin de miséricorde, ni même d'être soumise à examen."

La question des mariages mixtes a été évoquée par le P.Garas Boulos Garay Bishay, Curé de Notre Dame de la Paix à Sharm El Sheikh (Egypte), qui a exprimé la préoccupation posée par un phénomène socio-culturel répandu dans les zones touristiques. Ces mariages mixtes se font entre femmes chrétiennes d'Europe ou de Russie avec des hommes musulmans. Or la Sharia n'autorise que les hommes à épouser des non musulmanes. "Ce phénomène, avec des mouvements de population de masse et le nombre croissant de réfugiés et les migrants a tendance à s'installer en Europe... Il aura inévitablement une incidence sur l'Occident et mérite donc d'être sérieusement considéré et traité. Ce sont des familles de double appartenance culturelle et religieuse... Il ne faut pas oublier que la loi islamique autorise la polygamie et le Coran oblige les parents à l'éducation islamique des enfants... Il s'agit d'une anthropologie culturelle et religieuse profondément différente qui peut créer de graves crises au sein du couple, et rendre les fractures irréparables notamment au dam des enfants.''

Mme.Maria Harries, qui a oeuvré pendant quarante ans dans les services sociaux catholiques australiens, a évoqué la condition des aborigènes, souvent victimes d'abus sexuels de la part du clergé. Ils sont largement marginalisés et divisés en de nombreux groupes linguistiques et de traditions familiales diverses. "La plupart d'entre eux est étrangère à l'idée de la famille, selon l'enseignement de l'Eglise. Pour certains, le système matrilinéaire signifie qu'ils ont beaucoup de mères. L'enfant grandit dans un groupe de parenté, et non pas avec une mère et un père. Les femmes jouent un rôle dynamique dans le monde des parents et attendent qu'ils soient visibles... Tous les abus sexuels sont liés à l'abus de pouvoir... La maltraitance des enfants dans les familles et les institutions prouvent notre incapacité à répondre de manière adéquate. L'attitude de l'Eglise en Australie et ailleurs a causé une douleur très profonde... Avec le Pape François nous prions de recevoir la grâce de la honte, afin de trouver des solutions locales et des formules collectives pour répondre aux victimes et à leurs familles. Nous devons écouter l'autre avec grande attention profondément. Sur la base de nos échecs et de la souffrance qui les accompagne il y a possibilité d'apprendre collectivement et peut-être même doctrinalement, de se reconnecter et d'accompagner des milliers de familles qui ont perdu confiance.''

Mme.Brenda Kim Nayoug a parlé de ce que la Corée a appelé Génération Sampo, les jeunes qui ignorent les fiançailles et le mariage et ne veulent pas procréer. ''Beaucoup de jeunes ont abandonné ces trois choses à cause des pressions sociales et des problèmes économiques. En raison du chômage beaucoup renvoient leur mariage, oubliant que le mariage est un appel de Dieu'' La vie est un long chemin au long duquel peuvent surgir bien des obstacles... L'Eglise devrait s'ouvrir et accompagner véritablement ces jeunes aux différents stades de leur vie conjugale...en leur montrant la beauté de la famille chrétienne".

Un autre thème récurrent dans les interventions a été celui de la sexualité et de l'éthique conjugale et médicale. Le pédiatre péruvien Edgar Humberto Tejada Zeballos a dit: "Il y a des couples qui croient qu'avoir un enfant est un droit, sans considérer que les enfants sont un don de Dieu... Ainsi leurs choix, plus que d'être une violation de la morale, risquent de coûter des vies innocentes. Pensons à la fécondation in vitro, dont le processus tue, détruit, congèle ou vend de nombreux embryons... On assiste également à la maternité de substitution... Cette absence de morale a pour conséquence qu'un grand nombre d'embryons est sacrifié ou utilisé en laboratoire... Dans l'Instrumentum Laboris il faudrait mentionner clairement ces menaces à la vie et la famille... Mais aussi porter ces connaissances à de nombreux chrétiens qui peut-être par ignorance commettent ces actes immoraux".

Patrizia et Massimo Pasloni, un couple romain du Chemin néocatéchuménal, avec douze enfants, actuellement en mission aux Pays-Bas, ont défini ce pays une périphérie existentielle de l'Europe. Ayant exprimé leur gratitude à l'encyclique de Paul VI Humanae Vitae, qui leur a fait comprendre que ''la paternité responsable n'est pas de décider du nombre d'enfants mais plutôt de prendre conscience de la grandeur qu'il y a à collaborer avec Dieu dans la création... Tous les jours nous voyons de grandes souffrances, des séparations, des avortements, des personnes isolées et désespérées. Le monde attend le témoignage de la famille chrétienne et nous sommes convaincus que le salut de l'humanité passe par la famille chrétienne... Nous faisons l'expérience de la communauté chrétienne qui sauve la famille et de la famille qui sauve l'Eglise.''

Soeur Berta Maria Porras Fallas (Costa Rica)
a insisté sur la nécessité d'une formation comme réalisation de la vocation. Elle a proposé trois priorités dans la pastorale des jeunes: D'abord, aimer avec discernement, envisager la formation avec discernement et discerner la mission, ensuite aborder l'amour du couple, homme et femme... Troisièmement l'amour comme offrande sexuelle.''

Enfin, le couple Marqus Odeesho, au nom des familles chrétiennes d'Irak, a raconté comment les chrétiens de Ninive ont été contraints de nuit à quitter leurs foyers, leurs emplois, leurs biens et leurs écoles. ''Ce fut une expérience difficile, et seules nous ont consolé les paroles de Jésus, Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, pour le leur est le royaume des Cieux. Puis nous avons commencé à entendre le témoignage d'autres familles déplacées... Malgré leurs souffrances et la dureté de leur sort, la proximité de l'Eglise les a aidés à éprouver leur foi... Aujourd'hui des défis restent à relever face aux enlèvements et aux attentats, aux pillages et à la terreur. Malgré ce il y a encore de nombreuses familles engagées dans le pays et dans l'Eglise, qui offrent un témoignage de foi et estiment que cette persécution portera des fruits pour l'Eglise du Christ, comme ce fut la cas dans l'Eglise primitive.''

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 23 Oct - 15:18


Sommaire 22/10


Message au congrès consacré à Matteo Ricci

Cité du Vatican, 22 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message aux participants au congrès sur le jésuite Matteo Ricci (1552 - 1610), en cours à Macerata (Italie). L'événement a été organisé par l'Université locale et l'Institut Confucius, organe pour la diffusion de la langue et de la culture chinoises. L'idée en était venue en 2013 au Vice Ministre chinois de l'éducation lors de sa visite de l'institut de Macerata. Le Pape François s'y félicite du nouvel intérêt porté sur la vie et l'oeuvre du célèbre jésuite italien, ami de la Chine, né dans cette ville des Marches. "Puisse l'évocation de cet homme d'Eglise plein de zèle missionnaire, attentif aux changements de la société, promoteur des relations entre l'Europe et l'Asie, renforcer le dialogue fructueux et respectueux tant culturel que religieux". Ce congrès survient cinq ans après la célébration du quatrième centenaire de la mort du P.Ricci. La recherche à son sujet a progressé grâce à l'exploitation de nouveaux fonds d'archives chinois. Le congrès de Macerata entend également renouveler l'approche de ses travaux, notamment les plus difficiles à interpréter. Ainsi ont été présentées des études sur le dictionnaire sino-portugais de Matteo Ricci et Michele Ruggieri, sur la linguistique, la sémiologie et la rhétorique employées. Sans oublier l'approche cartographique regardant l'aventure des jésuites en Chine, en Corée et au Japon. Quelle influence eut sur l'Europe la culture et la philosophie chinoises apportées par Matteo Ricci, sur l'illuminisme et la pensée occidentale. Et enfin les rapports entre les citations et traduction des Dialogues de Confucius par Matteo Ricci, à la lumière des trois premières éditions traduites par les jésuites.



Sommaire 23/10


- Institution d'un nouveau dicastère
- Méditation sur la miséricorde proposée par Mgr.Vokal

Institution d'un nouveau dicastère

Cité du Vatican, 23 octobre 2015 (VIS). Hier après-midi, à l'ouverture de congrégation générale du Synode, le Saint-Père a annoncé sa décision d'instituer un dicastère regroupant les compétences sur les laïcs, la famille et la vie et substituant donc le Conseil pontifical pour les laïcs, le Conseil pontifical pour la famille et l'Académie pontificale pour la vie. A cette fin, il a constitué une commission chargée de rédiger un document définissant canoniquement les compétences du nouveau dicastère, qui sera soumis en décembre au Conseil des Cardinaux en charge de réfléchir à la réforme de la Curie Romaine.

Méditation sur la miséricorde proposée par Mgr.Vokal

Cité du Vatican, 23 octobre 2015 (VIS). Ce matin, en ouverture de la congrégation générale du Synode, Mgr.Jan Vokal (République tchèque) a proposé une brève méditation sur la miséricorde. Reprenant une citation du prophète Amos, il a souligné la nécessité de nous arrêter de temps en temps, de lever les yeux au ciel, de nous rappeler que nous ne sommes les maîtres ni du monde ni de la vie. Il faut admirer le ciel, les montagnes, la mer, sentir le vent, le ruissellement de l'eau...comme aimait le faire Jean-Paul II... Nous devons nous sentir petits, ce que nous sommes, dans le grand univers que Dieu a créé et continue de créer et de raviver à chaque instant... Vivre au milieu de choses, que nous créons, de plus en plus artificielles, modifie lentement notre perception de la réalité et de notre propre nature. Sans nous en rendre compte, nous oublions où nous sommes et qui nous sommes, nous perdons le sens de notre vraie dimension. Parfois nous nous sentons omnipotents, alors que nous ne sommes pas. Parfois nous nous sentons impuissants, alors que nous ne sommes pas. Comme le prophète Amos nous le rappelle, si nous ne sommes que des brins d'herbe, notre c?ur est capable d'infini. Si nous sommes presque rien, demandons nous pourquoi? Et sentons en nous le lien mystérieux, parfois douloureux, avec qui a créé ce monde, le soleil, la lune, les étoiles... De toutes les créatures qui, à leur manière, sont plus humbles et obéissantes au Créateur que nous, les êtres humains sont les seuls capables...de percevoir la toute-puissance de Dieu, son incompréhensible grandeur. Lui qui est amour, l'amour miséricordieux, qui est compatissant comme une mère envers ses enfants... Nous sommes bien les seuls à nous rendre compte que toute la création gémit et souffre les douleurs de l'enfantement... Jean-Paul II nous laissé la prophétie. Nous sommes parvenus au temps de la miséricorde. Il a consacré à la Miséricorde Divine le deuxième dimanche de Pâques, et il est mort à la veille de cette fête. Puisse-t-il continuer à intercéder pour nous afin que nous ayons tous toujours plus de compassion, à l'image du Père céleste, le miséricordieux".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 26 Oct - 18:00

Sommaire

- Intervention finale du Pape
- Le Rapport final du Synode insiste sur la vérité et la miséricorde
- Messe de clôture du Synode sur la famille
- Le premier à vouloir faire synode avec nous est notre Père
- Le Pape au chevet du Cardinal Etchégaray
- Le Pape reçoit le Synode de l'Eglise chaldéenne
- La présence réconfortante et fraternelle des aumôniers militaires
- Audience au peuple gitan
- Décès du Cardinal Korec
- Déclaration des pères synodaux sur le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Ukraine

Intervention finale du Pape

Cité du Vatican, 24 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a conclu, cet après-midi durant la dernière congrégation, les travaux de la XIV Assemblée générale. Voici son intervention devant les pères synodaux: Pendant "les travaux du Synode, je me suis demandé ce que signifierait pour l?Eglise conclure ce Synode consacré à la famille. Certainement pas avoir épuisé toutes les questions inhérents à la famille, mais avoir au moins cherché à les éclairer à la lumière de l?Evangile, de la tradition et de l?histoire bimillénaire de l?Eglise, infusant la joie de l?espérance sans tomber dans la facile répétition de ce qui est indiscutable ou le déjà dit. Cela ne signifie sûrement pas avoir trouvé des solutions exhaustives à toutes les difficultés et aux doutes qui défient et menacent la famille, mais avoir mis ces difficultés et ces doutes sous la lumière de la Foi, les avoir examinés attentivement, les avoir affrontés sans crainte et sans se cacher la tête dans le sable".

Nous aurons "incité le monde à comprendre l?importance de l?institution de la famille et du mariage entre un homme et une femme, fondée sur l?unité et sur l?indissolubilité, et à l?apprécier comme base fondamentale de la société et de la vie humaine. Nous avons écouté et fait entendre la voix des familles et des pasteurs de l?Eglise qui sont venus à Rome en portant sur leurs épaules les poids et les espérances, les richesses et les défis des familles de toutes les parties du monde. Ceci signifie avoir donné preuve de la vivacité d'une Eglise qui n?a pas peur de secouer les consciences anesthésiées ou de se salir les mains en discutant de la famille de manière animée et franche. Cela signifie aussi avoir cherché à regarder et à lire la réalité, ou plutôt les réalités, d?aujourd?hui avec les yeux de Dieu, pour allumer et pour éclairer avec la flamme de la foi les c?urs des hommes, en un moment historique de découragement et de crise sociale, économique, morale et de négativité dominante. Avoir témoigné de ce que l?Evangile demeure pour l?Eglise la source vive d?éternelle nouveauté, contre qui veut l?enfermer dans des pierres mortes qu'on lance contre les autres... Nous avons identifié les c?urs fermés qui souvent se cachent jusque derrière les enseignements de l?Eglise ou derrière les bonnes intentions pour s?asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées. Nous avons affirmé que l?Eglise est la famille des pauvres en esprit et des pécheurs en recherche du pardon et pas seulement des justes et des saints, ou plutôt des justes et des saints quand ils se sentent pauvres et pécheurs. Nous avons cherché à ouvrir les horizons pour dépasser toute herméneutique de conspiration ou fermeture de perspective pour défendre et pour répandre la liberté des enfants de Dieu, pour transmettre la beauté de la nouveauté chrétienne, quelquefois recouverte par la rouille d?un langage archaïque ou simplement incompréhensible".

Au cours de ce Synode, "diverses opinions se sont exprimées librement, parfois de façon peu bienveillantes. Elles ont certainement enrichi et animé le dialogue, offrant une image vivante d?une Eglise qui n?utilise pas des formulaires préparés, mais qui puise à la source inépuisable de sa foi une eau vive pour désaltérer les c?urs desséchés. Et au-delà des questions dogmatiques bien définies par le Magistère nous avons vu aussi que ce qui semble normal pour un évêque d?un continent, peut se révéler étrange, presque comme un scandale pour l?évêque d?un autre continent. Ce qui est considéré violation d?un droit dans une société, peut être requis évident et intangible dans une autre. Ce qui pour certains est liberté de conscience, pour d?autres peut être seulement confusion. En réalité, les cultures sont très variées et chaque principe général...a besoin d?être inculturé, s?il veut être observé et appliqué. Le Synode de 1985...a parlé de l?inculturation comme de l?intime transformation des authentiques valeurs culturelles par leur intégration dans le christianisme, et l?enracinement du christianisme dans les diverses cultures humaines. L?inculturation n?affaiblit par les vraies valeurs mais démontre leur véritable force et leur authenticité, puisqu?elles s?adaptent sans se transformer, mais au contraire elles transforment pacifiquement et graduellement les différentes cultures. Nous avons vu, également à travers la richesse de notre diversité, que le défi que nous avons devant nous est toujours le même: Annoncer l?Evangile à l?homme d?aujourd?hui, en défendant la famille de toutes les attaques idéologiques et individualistes. Sans jamais tomber dans le danger du relativisme ou du fait de diaboliser les autres, nous avons cherché à embrasser pleinement et courageusement la bonté et la miséricorde de Dieu qui dépasse nos calculs humains et qui ne désire rien d?autre que tous les hommes soient sauvés, pour insérer et pour vivre ce Synode dans le contexte de l?Année extraordinaire de la Miséricorde que l?Eglise est appelée à vivre".

"L?expérience du Synode nous a fait aussi mieux comprendre que les vrais défenseurs de la doctrine ne sont pas ceux qui défendent la lettre mais l?esprit, non les idées mais l?homme, non les formules mais la gratuité de l?amour de Dieu et de son pardon. Cela ne signifie en aucune façon diminuer l?importance des nécessaires formules, l?importance des lois et des commandements divins, mais exalter la grandeur du vrai Dieu qui ne nous traite pas selon nos mérites et pas même selon nos ?uvres mais uniquement selon la générosité illimitée de sa miséricorde. Cela signifie dépasser les tentations constantes du frère aîné et des ouvriers jaloux. Au contraire, cela signifie valoriser davantage les lois et les commandements créés pour l?homme et non vice versa. En ce sens, le juste repentir, les ?uvres et les efforts humains prennent un sens plus profond, non comme prix du Salut qu?on ne peut pas acquérir, accompli gratuitement par le Christ sur la croix, mais comme réponse à Celui qui nous a aimés le premier et nous a sauvés au prix de son sang innocent, tandis que nous étions encore pécheurs. Le premier devoir de l?Eglise n?est pas celui de distribuer des condamnations ou des anathèmes mais il est celui de proclamer la miséricorde de Dieu, d?appeler à la conversion et de conduire tous les hommes au salut du Seigneur. Paul VI disait: Nous pouvons donc penser que chacun de nos péchés ou fuite de Dieu allume en lui une flamme d?un plus intense amour, un désir de nous reprendre et de nous réinsérer dans son plan de salut. Dieu, dans le Christ, se révèle infiniment bon. Dieu est bon. Et non seulement en lui-même, Dieu est bon pour nous. Il nous aime, nous cherche, pense à nous, nous connaît, nous inspire et nous attend: Il sera heureux le jour où nous nous retournons pour dire Seigneur, dans ta bonté, pardonne-moi. Voici, donc, notre repentir devenir la joie de Dieu. Jean-Paul II affirmait également que l?Eglise vit d?une vie authentique lorsqu?elle professe et proclame la miséricorde, lorsqu?elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice. De même Benoît XVI: La miséricorde est en réalité le noyau central du message évangélique, c?est le nom même de Dieu.Tout ce que l?Eglise dit et fait, manifeste la miséricorde que Dieu nourrit pour les hommes, donc pour nous. Lorsque l?Eglise doit rappeler une vérité méconnue, ou un bien trahi, elle le fait toujours poussée par l?amour miséricordieux, afin que les hommes aient la vie et l?aient en abondance. Sous cet éclairage, et grâce à ce temps de grâce que l?Eglise a vécu, en parlant et discutant de la famille, nous nous sentons enrichis mutuellement. Beaucoup d?entre nous ont expérimenté l?action de l?Esprit, qui est le véritable acteur et artisan du Synode. Pour nous tous, le mot famille ne résonne plus comme avant le Synode, au point qu?en elle nous trouvons déjà le résumé de sa vocation et la signification de tout le chemin synodal. En réalité, pour l?Eglise, conclure ce Synode signifie retourner à marcher ensemble, réellement, pour porter partout dans le monde, dans chaque diocèse, dans chaque communauté et dans chaque situation, la lumière de l?Evangile, l?accolade de l?Eglise et le soutien de la miséricorde de Dieu!".

Le Rapport final du Synode insiste sur la vérité et la miséricorde

Cité du Vatican, 24 octobre 2015 (VIS). Les pères synodaux ont approuvé à la majorité des deux tiers, c'est-à-dire 177 votes sur 265, le rapport final de la XIV assemblée ordinaire du Synode sur la famille, composé de 94 paragraphes votés individuellement. Le P.Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse, est revenu sur le document, en italien, dont la publication a été autorisée par le Pape François. Il a souligné que le texte fait part des nombreuses difficultés que rencontrent les familles mais aussi de leurs grandes capacités à les affronter et à y réagir, et rassemble une grande partie des mesures (amendements) présentées par les pères synodaux, reflétant ainsi la voix de toute l'assemblée. Concernant les paragraphes consacrés aux situations familiales complexes, il en a cité deux relatifs à la pastorale des familles blessées ou en situation irrégulière d'un point de vue canonique et de la discipline de l'Eglise. En particulier, les concubinages, les mariages civils, les divorcés remariés et la façon de s'approcher, d'un point de vue pastoral, de ces situations. Ces deux points ont été approuvés à 178 et 180 votes, à la limite de la majorité, mais toujours à la majorité des deux tiers. Le ton du document est positif et accueillant et a extraordinairement enrichi l'Instrumentum Laboris, a ajouté le P.Lombardi. De même, le Motu Proprio du Pape sur les procédures de réforme de la nullité du mariage a apporté une contribution efficace et décisive au thème du Synode.

Le rapport final réaffirme la doctrine de l'indissolubilité du mariage sacramentel, qui n'est pas un joug mais un don de Dieu, une vérité fondée dans le Christ et dans son lien avec l'Eglise. Il souligne, en même temps, que vérité et miséricorde convergent dans le Christ. D'où le rappel à l'accueil des familles blessées. Sans citer expressément l'accès à l'eucharistie pour les divorcés remariés, le document rappelle que ceux-ci ne sont pas excommuniés et en appelle au discernement des pasteurs pour l'analyse des situations familiales complexes. Un discernement, souligne le texte, qui s'appliquera en accord avec l'enseignement de l'Eglise, avec la confiance que la miséricorde de Dieu ne doit être refusée à personne. La situation des concubins, doit aussi être affrontée de manière constructive, en cherchant à la transformer en opportunité de chemin de conversion vers la plénitude du mariage et de la famille, à la lumière de l'Evangile. D'autres points du document traitent de l'homosexualité. Les personnes de cette tendance ne doivent pas faire l'objet de discrimination, mais le rapport affirme, en même temps, que l'Eglise est contraire aux unions entre personnes de même sexe et que les pressions extérieures exercées sur elles en rapport avec ce point, ne sont pas admises. D'autres paragraphes sont consacrés aux migrants, aux réfugiés, aux persécutés, dont les familles se désagrègent et peuvent être victimes de la traite. L'accueil est souhaité pour eux aussi, avec une insistance sur leurs droits, mais aussi sur leurs devoirs dans le pays qui les accueille. Quelques paragraphes sont consacrés aux femmes, aux hommes et aux enfants, pivots de la vie familiale, dans lesquels sont réaffirmées la protection et la valorisation de leurs rôles respectifs. Un rôle plus important des femmes est souhaité dans la formation des ministres ordonnés, tandis qu'a été soulignée la beauté de l'adoption et de l'accueil des enfants, permettant la reconstruction de liens familiaux brisés. Le Synode n'a pas non plus oublié les veufs, les handicapés, les personnes âgées et les grands-parents, qui permettent la transmission de la foi dans la famille et qui ne doivent pas être considérés comme des déchets. L'engagement dans l'Eglise et dans la société des célibataires a aussi été évoqué. Parmi les ombres projetées sur la famille à l'époque actuelle, le Synode a cité le fanatisme politico-religieux hostile au christianisme, l'individualisme croissant, l'idéologie du Gender, les conflits, les persécutions, la pauvreté, la précarité dans le travail, la corruption, les pressions économiques qui excluent la famille de l'éducation et de la culture, la globalisation de l'indifférence qui met au centre de la société l'argent et non l'homme, la pornographie et le recul démographique.

Le rapport recueille également les suggestions pour renforcer la préparation au mariage, surtout pour les jeunes que cette perspective intimide et pour lesquels une formation adéquate à l'affectivité est souhaitée, selon la vertu de la chasteté et du don de soi. Dans cette optique, est rappelé le lien entre acte sexuel et acte de procréation entre conjoints, dont les enfants sont le fruit le plus précieux puisqu'ils portent en eux la mémoire et l'espérance d'un acte d'amour. Un autre lien est souligné, celui entre vocation à la famille et vocation à la vie consacrée. L'éducation à la sexualité et à la corporéité et la promotion de la paternité responsable, selon les enseignements de l'encyclique de Paul VI Humanae Vitae, est centrale, ainsi que le rôle premier des parents à l'éducation des enfants dans la foi. Un appel est ainsi lancé par les institutions qui encouragent et appuient les politiques familiales, tandis que les catholiques engagés en politique sont encouragés à protéger la famille et la vie, parce qu'une société qui les ignore a perdu son ouverture vers l'avenir. Le Synode réaffirme ainsi la sacralité de l'existence, de la conception à la mort naturelle, et met en garde contre les graves menaces pour la famille comme l'avortement et l'euthanasie. D'autres paragraphes sont consacrés aux mariages mixtes, dont on souligne les aspects positifs pour la promotion du dialogue ?cuménique et inter-religieux. Est aussi rappelée la nécessité de protéger la liberté religieuse et le droit à l'objection de conscience au sein de la société. Une réflexion profonde est consacrée à la nécessité de modifier le langage de l'Eglise, en le rendant plus significatif, afin que l'annonce de l'Evangile de la famille réponde vraiment aux attentes les plus profondes de la personne humaine. Il ne s'agit pas seulement, en effet, de présenter une règlementation, mais d'annoncer la grâce qui donne la capacité de vivre les biens de la famille. Enfin, le rapport souligne la beauté de la famille, église domestique basée sur le mariage entre un homme et une femme, cellule fondamentale de la société à la croissance de laquelle elle contribue, porte sûre des sentiments les plus profonds, seul point de connexion dans une époque fragmentée, partie intégrante de l'écologie humaine; celle-ci doit être protégée, soutenue et encouragée, de la part des autorités également.

Le document se termine par la requête que font les pères synodaux au Pape d'évaluer l'opportunité d'offrir un document sur la famille. Le P.Lombardi explique à ce sujet: Les Pères synodaux ne disent pas que tout est fini, mais affirment offrir ce rapport au Saint-Père afin qu'il évalue s'il convient de poursuivre ce chemin avec un document qui, sur la base du document synodal, approfondisse encore le thème de la famille dans la perspective qu'il voudra bien lui donner. Nous restons en marche.

Messe de clôture du Synode sur la famille

Cité du Vatican, 25 octobre (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane le Saint-Père a célébré la messe de clôture du Synode sur la famille. En voici l'homélie: "Les trois lectures de ce dimanche nous présentent la compassion de Dieu, sa paternité, qui se révèle définitivement en Jésus... Dans le psaume, nous avons exprimé nous aussi la joie qui est un fruit du salut du Seigneur... Le croyant est une personne qui a fait l?expérience de l?action salvifique de Dieu. Et nous, pasteurs, nous avons fait l?expérience de ce que signifie semer avec peine, parfois dans les larmes, et de se réjouir pour la grâce d?une récolte qui va toujours au-delà de nos forces et de nos capacités. Le passage de l'épître aux Hébreux nous a présenté la compassion de Jésus, qui s'est lui aussi revêtu de faiblesse pour éprouver de la compassion envers qui est dans l?ignorance et dans l?erreur. Saint et innocent..., Jésus a pris part à nos faiblesses et a été mis à l?épreuve en toutes choses, comme nous, excepté le péché. Pour cela, il est médiateur de l?alliance nouvelle et définitive qui nous donne le salut... Quant à l?Evangile...il montre que, à l'instar du peuple d?Israël, grâce à la paternité de Dieu, Bartimée a été libéré grâce à la compassion de Jésus. Jésus vient de sortir de Jéricho. Bien qu?il vienne de commencer le chemin le plus important, celui qui va vers Jérusalem, il s?arrête encore pour répondre au cri de Bartimée... Que veux-tu que je fasse pour toi?, lui dit-il. Cela pourrait sembler une question inutile: Que pourrait désirer un aveugle si ce n?est la vue?... Jésus montre qu?il veut écouter nos besoins. Il désire avec chacun de nous un échange fait de vie, de situations réelles, que rien n?exclut devant Dieu. Après la guérison, le Seigneur dit à cet homme que sa foi l?a sauvé... Comme il admire la foi de Bartimée, Jésus...croit en nous, beaucoup plus que nous croyons en nous-mêmes. Un détail est intéressant: Jésus demande à ses disciples d?appeler Bartimée. Ils s?adressent à l?aveugle en utilisant deux expressions, que seul Jésus utilise dans tout le reste de l?Evangile: Aies confiance, arme-toi de courage... Seule la rencontre avec Jésus donne à l?homme la force d'affronter les situations les plus graves. La seconde expression employée est: Lève-toi!.. Les disciples ne font rien d?autre que de répéter les paroles encourageantes et libératrices de Jésus, conduisant directement à lui, sans sermons. Aujourd'hui nous sommes tout particulièrement appelés à placer l?homme au contact de la miséricorde compatissante qui sauve. Quand le cri de l?humanité devient, comme en Bartimée, encore plus fort, il n?y a pas d?autre réponse que de faire nôtres les paroles de Jésus et surtout d?imiter son c?ur. Les situations de misère et de conflit sont pour Dieu des occasions de miséricorde".

"Aujourd?hui est un temps de miséricorde! Mais il y a certaines tentations pour celui qui suit Jésus. L?Évangile de ce jour en met au moins deux en évidence. Aucun des disciples ne s?arrête, comme fait Jésus. Ils continuent à marcher, ils avancent comme si de rien n?était. Si Bartimée est aveugle, eux ils sont sourds. Son problème n?est pas leur problème. Ce peut être notre risque, devant les problèmes continuels, il vaut mieux avancer, sans nous laisser déranger. De cette façon, comme ces disciples, nous sommes avec Jésus, mais nous ne pensons pas comme Jésus. On est dans son groupe, mais on perd l?ouverture du c?ur, on perd l?émerveillement, la gratitude et l?enthousiasme et on risque de devenir ? des routiniers de la grâce ?. Nous pouvons parler de lui et travailler pour lui, mais vivre loin de son c?ur, qui est penché vers celui qui est blessé. Là est la tentation d'une sorte de spiritualité du mirage. Nous pouvons marcher à travers les déserts de l?humanité sans voir ce qu?il y a réellement, mais bien ce que nous voudrions voir. Nous sommes capables de construire des visions du monde, mais nous n?acceptons pas ce que le Seigneur nous met devant les yeux. Une foi qui ne sait pas s?enraciner dans la vie des gens demeure aride et, au lieu d?oasis, elle crée d?autres déserts. Il y a une seconde tentation, celle de tomber dans une foi programmée. Nous pouvons marcher avec le peuple de Dieu, mais nous avons déjà notre plan de marche, où tout rentre. Nous savons où aller et combien de temps y mettre. Tous doivent respecter nos rythmes et chaque inconvénient nous dérange. Nous risquons de devenir comme beaucoup de ces gens de l?Evangile qui perdent patience et rabrouent Bartimée. Peu avant, ils avaient rabroué les enfants, maintenant le mendiant aveugle, celui qui gêne ou n?est pas à la hauteur est à exclure. Jésus au contraire veut inclure, surtout celui qui est tenu aux marges et qui crie vers lui. Ceux-là, comme Bartimée, ont la foi, parce que savoir qu?on a besoin de salut est la meilleure façon de rencontrer Jésus. Et à la fin Bartimée se met à suivre Jésus en chemin. Non seulement il retrouve la vue, mais il s?unit à la communauté de ceux qui marchent avec Jésus. Chers frères synodaux, nous avons marché ensemble. Je vous remercie pour la route que nous avons partagée, le regard fixé sur le Seigneur et sur nos frères, à la recherche des sentiers que l?Evangile indique à notre temps pour annoncer le mystère d?amour de la famille. Poursuivons le chemin que le Seigneur désire. Demandons-lui un regard guéri et sauvé, qui sait répandre de la lumière, parce qu?il rappelle la splendeur qui l?a illuminé. Sans nous laisser jamais offusquer par le pessimisme et par le péché, cherchons et voyons la gloire de Dieu qui resplendit dans l?homme vivant".

Le premier à vouloir faire synode avec nous est notre Père

Cité du Vatican, 26 octobre 2015 (VIS). Au terme de la messe de clôture du Synode, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles réunis place St.Pierre. Avant la prière mariale, il les a invité "à remercier Dieu pour ces trois semaines de travail intense, animé par la prière et par un esprit de vraie communion. Cela a été laborieux, mais aussi un vrai don de Dieu, qui donnera sûrement beaucoup de fruits". Il a ensuite ajouté que "le mot synode signifie marcher ensemble"...avant d'expliquer comment dans la Parole de Dieu qui apparaît dans la prophétie de Jérémie, se reflète déjà l'expérience synodale à peine vécue, tout comme le drame des réfugiés. Cette Parole de Dieu, a-t-il ajouté, "nous dit que le premier à vouloir marcher avec nous, à vouloir faire synode avec nous, c'est justement Lui, notre Père. Son rêve, de toujours et pour toujours, est de former un peuple, de le réunir, de le guider vers la terre de la liberté et de la paix. Et ce peuple est fait de familles: il y a la femme enceinte et la jeune accouchée. C'est un peuple qui, alors qu'il marche, continue de vivre, avec la bénédiction de Dieu... Je vous confesse que cette prophétie du peuple en marche, je l'ai aussi confrontée aux images des réfugiés en marche sur les routes d'Europe, une réalité dramatique d'aujourd'hui. A eux aussi Dieu dit: Ils étaient partis en pleurs, je les ramènerai dans les consolations. Ces familles les plus souffrantes, déracinées de leurs terres, ont aussi été présentes avec nous au Synode, dans notre prière et dans nos travaux, à travers la voix de quelques uns de leurs pasteurs présents dans l'assemblée. Ces personnes en recherche de dignité, ces familles à la recherche de la paix sont encore avec nous, l'Eglise ne les abandonne pas, parce qu'elles font partie du peuple que Dieu veut libérer de l'esclavage et conduire à la liberté". Après l'angélus, le Pape a salué les pèlerins de différents pays, en particulier la Fraternité péruvienne du Seigneur des miracles de Rome, qui a porté en procession l'icône vénérée à Lima, au Pérou, ainsi que les pèlerins musiciens de la Musikverein Manhartsberg, provenant du diocèse autrichien de Vienne, et l'orchestre de Landwehr, de Fribourg en Suisse, qui ont offert la veille un concert de bienfaisance.

Le Pape au chevet du Cardinal Etchégaray

Cité du Vatican, 25 octobre 2015 (VIS). En début de soirée, le Saint-Père s'est rendu à l'hôpital Gemelli pour s'entretenir avec le Cardinal Roger Etchégaray, victime ce matin d'une fracture du fémur gauche. A la conclusion de la messe de clôture du Synode, alors que le Pape saluait les Cardinaux, le prélat français a perdu l'équilibre et a chuté. Ses conditions générales sont bonnes et il devra être opéré. L'entretien familier a duré un quart d'heure.

Le Pape reçoit le Synode de l'Eglise chaldéenne

Cité du Vatican, 26 octobre 2015 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu les membres du Synode de l'Eglise chaldéenne, accompagnés par SB le Patriarche Louis Raphaël I Sako, et leur a fait part de sa solidarité pour tous les habitants d'Irak et de Syrie, demandant que la miséricorde de Dieu soigne les blessures d'une guerre qui ravage le c?ur de cette communauté, pour que personne ne se décourage en ce moment, "où les clameurs de la violence semblent dépasser les prières ferventes pour la paix". Le Pape a rappelé que la situation dans les pays d'origine des membres du Synode est gravement compromise "par la haine fanatique du terrorisme qui continue de provoquer une forte hémorragie de fidèles qui s'éloignent des terres de leurs pères, où ils ont grandi bien enracinés dans le sillage de la tradition. Cet état de choses est en train de saper à la base la présence chrétienne vitale sur cette terre qui a vu commencer le chemin du patriarche Abraham, résonner la voix des prophètes qui appelaient Israël à l'espérance pendant l'exil, fonder les premières Eglises sur le sang de tant de martyrs, témoigner de la plénitude de l'Evangile, grandir les sociétés avec sa contribution, au cours de siècles de coexistence pacifique avec nos frères musulmans. Malheureusement, l'époque actuelle est marquée de nombreux exemples de persécutions, jusqu'au martyre".

"L'Eglise chaldéenne, qui souffre de cette situation causée par la guerre, connaît aussi les besoins des fidèles de la diaspora, qui ressentent le désir de rester fermes dans leurs racines et de s'insérer dans de nouveaux milieux. C'est pourquoi je confirme plus que jamais le soutien et la solidarité du Siège apostolique en faveur du bien commun de l'Eglise chaldéenne tout entière. Je prie afin que les chrétiens ne soient plus contraints d'abandonner l'Irak et le Moyen Orient. Je pense spécialement aux enfants de votre Eglise, avec leur riche tradition. Je vous encourage à ?uvrer inlassablement comme constructeurs d'unité dans toutes les provinces d'Irak, favorisant le dialogue et la collaboration entre tous les acteurs de la vie publique, contribuant à mettre fin aux divisions et empêchant que n'en surgissent d'autres". Le Pape a profité de la visite de l'Eglise chaldéenne pour relancer un appel à la communauté internationale, afin qu'elle adopte toutes les stratégies possibles en vue d'instaurer la paix dans les pays dévastés par la haine, "pour redonner un souffle vital à l'amour dans des lieux qui, depuis toujours, ont été le carrefour des peuples, des cultures et des nations. Que cette paix tant espérée puisse surgir à l'horizon de l'histoire, afin que les évènements douloureux causés par la violence fassent place à un climat de coexistence réciproque". Le Pape a ensuite évoqué le Synode qui a lieu ces jours-ci à Rome, "un chemin ensemble", a-t-il dit, "un moment propice de confrontation entre les différences qui enrichissent la communion fraternelle entre vous, sous le regard du Christ Bon Pasteur...qui se préoccupe du salut de son troupeau et, en particulier, de la brebis égarée. Soyez ainsi vous aussi, zélés dans la recherche de la Salus Animarum des prêtres comme des laïcs, conscients que l'exercice de la communion exige une vraie Kenosis, un abaissement et un dépouillement de soi... Vous réussirez ainsi à combler les distances qui séparent et à discerner les réponses aux urgences actuelles de l'Eglise chaldéenne tant dans la mère patrie, que parmi la diaspora. De cette façon, les réflexions qui émergeront pourront offrir des solutions profitables à vos exigences actuelles et des points de convergence pour la résolution de problématiques liturgiques et d'ordre général".

La présence réconfortante et fraternelle des aumôniers militaires

Cité du Vatican, 26 octobre 2015 (VIS). "Vous êtes venus de différents pays pour réfléchir ensemble sur quelques défis actuels du droit international humanitaire, relatifs à la protection de la dignité humaine au cours des conflits armés non internationaux et de ce que l'on appelle les nouveaux conflits armés. Il s'agit, malheureusement, d'un sujet de grande actualité, notamment si nous pensons à l'intensification de la violence et à la multiplication des foyers de guerre dans diverses parties du monde, comme l'Afrique, l'Europe et le Moyen Orient". C'est avec ces mots que le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audience les participants au IV cours de formation des aumôniers militaires, de droit international, organisé par la Congrégation pour les évêques, par le Conseil pontifical Iustitia et Pax et par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Le Pape a souligné combien la guerre coupe les relations entre frères et entre nations: "Elle défigure aussi ceux qui sont les témoins de telles atrocités. De nombreux militaires rentrent, après des opérations de guerre ou de mission pour le rétablissement de la paix, avec de véritables blessures intérieures. La guerre peut laisser en eux une marque indélébile. La guerre, en fait, laisse toujours une marque indélébile. C'est pourquoi, il est nécessaire de s'interroger sur les modalités adéquates pour soigner les blessures spirituelles des militaires qui, ayant fait l'expérience de la guerre, ont assisté à des crimes atroces. Ces personnes et leurs familles exigent une attention pastorale spécifique, une sollicitude qui leur fasse sentir la proximité maternelle de l'Eglise. Le rôle de l'aumônier militaire est de les accompagner et les soutenir dans leur chemin, en étant pour tous une présence réconfortante et fraternelle".

"Le droit humanitaire se propose de sauvegarder les principes essentiels d'humanité dans un contexte, celui de la guerre, qui est en soi déshumanisant. Celui-ci est destiné à protéger ceux qui ne participent pas au conflit, comme la population civile ou le personnel médical et religieux, et ceux qui n'y participent plus activement comme les blessés et les prisonniers... Pour pouvoir atteindre ces deux finalités d'humanisation des effets des conflits armés, le droit humanitaire mérite d'être diffusé et encouragé parmi tous les militaires et les forces armées même non étatiques, ainsi que parmi le personnel de sécurité et de police. En outre, cela implique qu'il soit ultérieurement développé, pour faire front à la nouvelle réalité de la guerre, qui aujourd'hui, malheureusement, dispose d'instruments toujours plus meurtriers... Cependant, comme chrétiens, nous sommes profondément convaincu que le but ultime, le plus digne de la personne et de la communauté humaine, est l'abolition de la guerre. C'est pourquoi nous devons toujours nous engager à construire des ponts qui unissent et non des murs qui séparent. Nous devons toujours aider à chercher une sortie pour la médiation et la réconciliation... En cette période où nous vivons une troisième guerre mondiale en morceaux, vous êtes appelés à nourrir chez les militaires et leurs familles la dimension spirituelle et éthique, qui les aide à affronter les difficultés et les questions souvent déchirantes inhérentes à ce service particulier de la patrie et de l'humanité".

Audience au peuple gitan

Cité du Vatican, 26 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Salle Paul VI le pèlerinage mondial du peuple gitan, organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, en collaboration avec les services compétents de la Conférence épiscopale italienne et du diocèse de Rome, et la Communauté de Sant'Egidio, pour commémorer le cinquantenaire de la visite de Paul VI au campement nomade de Pomezia. Evoquant les grands changements survenus depuis dans la communauté gitane, tant au niveau de l'évangélisation que du progrès soci-culturel. Il s'est félicité de l'accroissement du nombre des vocations sacerdotales, diaconales et religieuses qui consolident le lien deux traditions. A ces consacrés, il a demandé de "rester des témoins de la transparence évangélique en mesure de favoriser la naissance, la croissance et l'accomplissement de nouvelles vocations. Sachez accompagner vos gens", leur a-t-il dit, "spirituellement mais aussi dans leur quotidien de vie, au plus près de leurs joies, de leurs difficultés et préoccupations". Dénonçant ensuite des conditions précaires dans lesquelles se trouvent souvent les gitans, le Pape a affirmé qu'elles sont en contradiction avec le droit de chacun à une vie digne, à un travail digne, à l'éducation et à la santé. "Je voudrais que le peuple gitan entame une nouvelle phase de son histoire, car il est grand temps d'éliminer des préjugés séculaires comme la méfiance réciproque qui sont à la base de la discrimination, du racisme et de la xénophobie. Rien ne saurait justifier l'offense faite à la dignité comme aux droits d'autrui... Faisons en sorte que l'Evangile de la miséricorde éclaire les consciences, qu'il ouvre les coeurs et les mains à qui est dans le besoin, aux personnes marginalisées qui nous sont proches".

Puis le Saint-Père a encouragé ses hôtes à être les premiers à s'engager à construire des périphéries plus humaines et des liens de fraternité et de partage: "Vous pourrez le faire si vous êtes avant tout de bons chrétiens, évitant tout ce qui n'est pas digne de ce nom: mensonges, escroqueries, arnaques, bagarres", et il les a encouragé à suivre l'exemple du bienheureux Zéphyrin Giménez Malla. Il leur a demandé de ne pas donner aux médias et à l'opinion publique d'occasions de parler mal d'eux. "Vous êtes les protagonistes de votre présent et de votre avenir. Comme tous les citoyens, vous pouvez contribuer au bien-être et au progrès de la société en respectant les lois, en accomplissant vos devoirs et en vous intégrant par l'émancipation des nouvelles générations". Concernant les enfants, "votre trésor le plus précieux", il a mentionné que "l'instruction est sans aucun doute la base pour un sain développement de la personne. On sait qu'un mauvais niveau de scolarisation de beaucoup de vos jeunes représente aujourd'hui le principal obstacle pour l'accès au monde du travail. Vos enfants ont le droit d'aller à l'école, ne les y empêchez pas!". Il a souligné combien était nécessaire l'engagement des institutions civiles pour "garantir une formation adéquate pour les jeunes gitans, en offrant aussi la possibilité aux familles qui vivent dans des conditions plus défavorables de bénéficier d'un bon accès à l'école et au travail". Avant de conclure, le Pape a rappelé les paroles du bienheureux Paul VI, qui leur disait il y a cinquante ans, que dans l'Eglise, "vous n'êtes pas en marge mais, en quelque sorte, vous êtes au centre, vous vous trouvez au c?ur".

Décès du Cardinal Korec

Cité du Vatican, 26 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir à l'Archevêque de Bratislava et Président de la Conférence épiscopale slovaque, un télégramme de condoléances à la suite du décès, avant-hier à 91 ans du Cardinal Jan Chryzostom Korec, Evêque émérite de Nitra (Slovaquie). Il y évoque avec gratitude son long et exemplaire service de l'Eglise, sa défense de la foi chrétienne et ses années de prison. Evêque emprisonné, il ne se laissa jamais intimider et resta fidèle au siège de Pierre. Dieu accueille dans la béatitude éternelle ce serviteur qui a tant souffert! Le Pape exprime sa solidarité dans la prière à l'épiscopat slovaque, à tous les catholiques et en particulier à la communauté de Nitra, que le défunt a aimée et servie.

Déclaration des pères synodaux sur le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Ukraine

Cité du Vatican, 24 octobre (VIS). Ce midi a été publiée une Déclaration des pères synodaux sur le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Ukraine:

"Réunis autour du Saint-Père, le Successeur de Pierre, nous pères synodaux, avec les délégués fraternels et les auditeurs participant à la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode, nous pensons à toutes les familles du Moyen-Orient. Depuis des années, en raison de conflits sanglants, elles sont victimes d'atrocités innommables, et leurs conditions de vie se sont encore aggravées ces derniers temps. L'utilisation d'armes de destruction massive, des massacres, des décapitations, des enlèvements, la traite des femmes, les enfants soldats, la persécution fondée sur l'appartenance religieuse et l'origine ethnique, la dévastation des lieux de culte, la destruction du patrimoine culturel et d'innombrables autres atrocités, ont contraint des milliers de familles à fuir leurs maisons et de chercher refuge ailleurs, souvent dans des conditions extrêmement précaires. Actuellement, toutes ces personnes sont empêchées de rentrer dans leurs foyers et d'exercer leur droit de vivre dans la dignité et la sécurité. Elles ne peuvent donc pas contribuer à la reconstruction ni au bien matériel et spirituel de leurs pays respectifs. Dans ce contexte dramatique, on assiste au viol constant des principes de base de la dignité humaine et de la coexistence pacifique entre les peuples, des droits les plus fondamentaux comme le droit à la vie, le droit à la liberté religieuse ou le droit international humanitaire. C'est pourquoi nous voulons exprimer notre solidarité aux patriarches, évêques, prêtres, religieux et fidèles, ainsi quà tous les habitants du Moyen-Orient". Il faut prier et n'oublier personne, "penser à tous les otages et exiger leur libération. Nos voix se joignent à celles de tant d'innocents: Plus jamais de violence, de terrorisme, de destruction, de persécution! Que cessent immédiatement les hostilités et le trafic d'armes! La paix au Moyen-Orient doit être recherchée non dans les choix imposés par la force, mais dans des décisions politiques qui respectent les intérêts particuliers, y compris culturels et religieux, des différents peuples et des diverses réalités".

"Tout particulièrement reconnaissants à la Jordanie, au Liban, à la Turquie et à plusieurs pays européens pour leur accueil des réfugiés, nous lançons un nouvel appel à la communauté internationale à mettre de côté les intérêts particuliers et à rechercher des solutions par la diplomatie, le dialogue et le droit international. Nous rappelons l'appel du Pape François à toutes les personnes et les communautés qui se reconnaissent en Abraham: Respectons nous les uns les autres et aimons-nous comme des frères et des s?urs! Apprenons à comprendre la souffrance de l'autre! Personne ne peut justifier la violence au nom de Dieu. Travaillons ensemble pour la justice et la paix! Nous croyons que la paix est possible, qu'il est possible d'arrêter la violence en Syrie, en Irak, à Jérusalem et dans toute la Terre Sainte, une violence frappant de plus en plus de familles et de personnes innocentes, et exacerbant la crise humanitaire. La réconciliation est le fruit de la fraternité, de la justice, du respect et du pardon. Notre seul désir, qui est celui des personnes de bonne volonté membres de la grande famille humaine, est de pouvoir tous vivre en paix. Juifs, chrétiens et musulmans doivent voir dans l'autre croyant un frère à respecter et à aimer. Ce serait donner sur ces terres un beau témoignage de sérénité et de convivialité entre les fils d'Abraham. Nos pensées et nos prières s'étendent, sans distinctions, à toutes les familles plongées dans des situations similaires de par le monde, notamment en Afrique et en Ukraine". Puissent toutes ces familles, qui ont été dans nos coeurs durant les travaux de cette assemblée synodale, "retourner enfin à une vie digne et tranquille. Nous les confions à la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, qui a connu ces souffrances. Prions afin que le monde devienne au plus tôt une famille de frères et de soeurs!".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 27 Oct - 17:08

Sommaire

- Réforme de la Curie Romaine et statut du personnel laïque
- Condoléances à la suite du séisme en Asie
- Félicitations au Patriarche oecuménique
- Présentation du 51 Congrès eucharistique international
- Autres actes pontificaux

Réforme de la Curie Romaine et statut du personnel laïque

Cité du Vatican, 27 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a adressé une lettre au Cardinal Secrétaire d'Etat dans laquelle il déclare que l'actuelle période transitoire ne saurait constituer une Vacatio Legis. La Constitution Pastor Bonus est donc pleinement en vigueur, modifications successives comprises, ainsi que le Règlement général de la Curie Romaine. Par conséquent il convient d'observer les normes garantissant le fonctionnement de la Curie et des institutions reliées au Saint-Siège, qu'il s'agisse d'un traitement professionnel et économique juste de tous les collaborateurs et collaboratrices laïques. Ainsi respectera-t-on scrupuleusement ce que prévoient ces documents, mais aussi le Règlement pour le personnel dirigeant de la Curie et de l'Etat de la Cité du Vatican, et le Règlement de la Commission indépendante d'évaluation des requêtes d'embauche des laïcs près le Saint-Siège. Par conséquent, les recrutements et les déplacements de personnel devront se faire dans le respect des organigrammes, à l'exclusion de tout autre critère d'embauche et avec l'accord de la Secrétairerie d'Etat, y compris les niveaux de rétribution. Seule exception l'Institut pour les Oeuvres de religion. La Secrétairerie d'Etat veillera à l'application générale de ces dispositions.

Condoléances à la suite du séisme en Asie

Cité du Vatican, 27 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au Nonce apostolique à Islamabad un télégramme de condoléances à la suite du séisme qui a dévasté le Pakistan et l'Afghanistan. Priant pour le repos éternel des victimes, il y exprime sa solidarité avec les blessés et tous ceux qui sont frappés par cette catastrophe naturelle. Il encourage en outre les autorités et les secouristes dans leur difficile tâche.

Félicitations au Patriarche oecuménique

Cité du Vatican, 27 octobre (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message de félicitations à SS Barthélémy I de Constantinople pour le doctorat honoris causa que vient de lui décerner l'Institut universitaire Sophia de Loppiano (Italie). Cette distinction, écrit-il, est une reconnaissance de l'engagement du Patriarche oecuménique dans le développement de la culture de l'unité des chrétiens. Le Pape salue aussi le travail de l'hôte, le mouvement Focolari qui, dans le respect de son charisme propre, s'ouvre toujours à l'action de l'Esprit en étant un espace de rencontre et de dialogue entre cultures et religions.

Présentation du 51 Congrès eucharistique international

Cité du Vatican, 27 octobre 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, le Président du Comité pontifical pour les congrès eucharistiques a présenté le Congrès de Cebu, qui se déroulera du 24 au 31 janvier prochain. Mgr.Piero Marini était de Mgr.José S.Palma, Archevêque de Cebu (Philippines), et du P.Vittore Boccardi, SSS, Membre du Comité.

Tout d'abord, Mgr.Palma a rappelé l'importance du choix de l'Asie et des Philippines pour ce 51 congrès: ''Ces dernières années, si l'Asie est devenue l'un des grands moteurs de la croissance économique mondiale, du point de vue religieux, elle reste un continent à évangéliser. L'Eglise catholique n'y est qu'une petite minorité, alors même que l'Asie soit le continent où Jésus est né, a vécu, est mort et ressuscité. Le 51 Congrès eucharistique, pourrait devenir un miroir de l'Eglise en Asie, en reflétant la façon dont l'Eglise catholique exerce sa mission d'évangélisation. Comme le précédent, le congrès de Cebu accueillera des représentants de diverses Eglises et de nombreux pèlerins venus du monde entier. Y prendront part 20 cardinaux, une centaine d'évêques philippins, 50 évêques venus d'autres pays. D'ailleurs l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale philippine se tiendra à Cebu en janvier. A ce jour nous avons enregistré 8.345 demandes venus provenant de 57 pays. En outre le congrès aura 5.000 bénévoles et 600 familles pour accueillir les participants et pèlerins. L'événement se déroulera en deux parties. Tout d'abord, un Symposium théologique (20 - 22 janvier), puis le congrès proprement dit (24 - 31 janvier). La réflexion du Symposium portera sur: La vertu chrétienne de l'espérance, L'Eucharistie dans l'Evangile de Jean, La liturgie et l'inculturation, L'histoire du Novus Ordo, Evangéliser le monde civil, et Le catéchisme de l'Eucharistie dominicale. Quant au congrès, il abordera les sujets suivants: Le Christ, notre espérance de gloire, L'espérance chrétienne, L'Eucharistie comme la célébration du mystère pascal, Eucharistie et Mission, La mission et le dialogue, L'Eucharistie et le dialogue des cultures, L'Eucharistie et le dialogue avec les pauvres, L'Eucharistie et le dialogue avec les autres religions, et L'Eucharistie et Marie.

A propos du thème général choisi, Mgr.Marini a indiqué que si le message évangélique et la foi dans le Seigneur professée par les communautés chrétiennes sont importants indispensables à l'Asie, ils doivent être présentés selon la méthode de dialogue qui caractérise l'activité des Eglises particulières du continent depuis les trois dernières décennies. C'est un programme de dialogue efficace avec les cultures et les traditions religieuses. Le document base, qui rappelle que l'Eucharistie est la source et le sommet de la mission de l'Eglise, identifie également la valeur ajoutée offerte par l'Eucharistie pour une mission déterminée à cultiver le dialogue, la réconciliation et la paix dont l'Asie a soif. Par conséquent, le Congrès eucharistique der Cebu rappellera que la mission est un échange de dons entre qui propose le message de l'Evangile et qui le reçoit. Les congrès se déroulent dans les villes qui, comme Cebu, ont été berceaux du christianisme pour donner et recevoir, pour évangéliser et être évangélisés, pour parler mais aussi pour écouter. "Dans ce contexte non lié au labyrinthe du rationalisme, la célébration du mystère eucharistique se mêle à l'expérience de la pauvreté et la souffrance ".

En conclusion, le P.Boccardi a relié le Congrès de Cebu à la Journée mondiale de la jeunesse, à celle aussi de la Famille, qui sont des occasions extraordinaires pour témoigner de ce que l'Eucharistie est une source de vie pour l'Eglise, mais aussi le lieu de sa présence dans le monde. Chaque Eglise particulière, qui célèbre l'Eucharistie partout à travers le monde, est maintenant appelée à démontrer sa maturité. Chaque Eglise doit maintenant donner aux autres, dans l'écoute mutuelle, dans sa disponibilité à collaborer concrètement. ainsi la communauté des fidèles devient elle maison de Dieu et de frères ouverte au dialogue de la vie.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 28 Oct - 18:06

Sommaire

- Cinquantenaire de Nostra Aetate
- Appel à la solidarité en Hindu kush
- Fondation Gravissimum Educationis
- Evocation inter-religieuse de Nostra Aetate

Cinquantenaire de Nostra Aetate

Cité du Vatican, 28 octobre 2015 (VIS). Ce matin, malgré le mauvais temps et après avoir salué les malades Salle Paul VI, le Saint-Père a tenu l'audience générale Place St.Pierre, soulignant d'emblée qu'elle revêtait un caractère spécial, inter-religieux. Pour célébrer le cinquantenaire de la Déclaration conciliaire Nostra Aetate sur les relations entre l'Eglise catholique et les religions non chrétiennes, ont assisté à l'audience publique hebdomadaire des représentants de différentes religions qui participent au Congrès international organisé par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, en collaboration avec la Commission pour les relations religieuses avec le Judaïsme (Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens) et avec l'Université pontificale grégorienne. Après une brève prière pour les malades, dès avant la catéchèse proprement dite, et la lecture en diverses langues d'un passage de Nostra Aetate, ont pris la parole le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue, puis le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité.

Le Concile Vatican II, a rappelé le Pape, "a été un moment extraordinaire de réflexion, de dialogue et de prière pour renouveler le regard de l'Eglise catholique sur elle-même et sur le monde. Il s'agissait de lire les signes des temps était nécessaire afin d'opérer une mise à jour qui préserve la fidélité à la tradition mais aussi la fidélité à l'histoire des hommes et des femmes de notre temps. Car Dieu, qui se révèle dans la création et l'histoire, qui a parlé par les prophètes puis en plénitude dans son Fils fait homme, s'adresse au c?ur et à l'esprit de tout homme qui cherche la vérité et les moyens de la pratiquer''. Puis il a souligné que le message de Nostra Aetate est toujours actuel, qui prend en comptes l'interdépendance croissante entre les peuples, la recherche du sens de la vie, la souffrance, la mort, toutes questions qui accompagnent notre chemin, mais aussi l'origine et le destin de l'humanité, l'unité de la famille humaine, les religions en tant que recherche de Dieu ou de l'Absolu au sein des diverses cultures, le regard bienveillant de l'Eglise sur les religions qui ne rejettent rien de ce qui est vrai et beau, de l'Eglise qui apprécie les croyants de toutes les religions, leur engagement spirituel et moral, de l'Eglise, ouverte au dialogue avec tous mais fidèle aux vérités de sa foi, à commencer par le salut offert par Jésus, le seul Sauveur, et par la certitude que l'Esprit agit comme source la paix et l'amour".

Ces dernières années, a-t-il ensuite rappelé, de nombreuses initiatives, rapports institutionnels ou individuels ont renforcé les liens avec les religions non-chrétiennes. Cela a développé l'amitié et l'unité entre les communautés et les personnes. Citant au premier chef la Rencontre d'Assise du 27 octobre 1986, voulue par Jean-Paul II, le Saint-Père a souligné la grande transformation de ces 50 dernières années en matière de relations entre chrétiens et juifs. "On est passé de l'indifférence et de l'opposition à la coopération et à la bonne volonté. D'étrangers nous sommes devenus amis et frères. Le Concile et la Déclaration Nostra Aetate ont ouvert la voie, en disant oui à la redécouverte des racines juives du christianisme, en disant non à toute forme d'antisémitisme et de diffamation, de discrimination et de persécution. La connaissance, le respect et l'estime mutuelle qui caractérisent la relation avec les juifs, doivent s'appliquer également aux relations avec les autres religions... Les musulmans, comme le rappelle Vatican II, adorent le Dieu un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils en appellent à la paternité d'Abraham, vénèrent Jésus comme un prophète, honorent la Vierge Marie, attendent le jugement dernier, pratiquent la prière, l'aumône et le jeûne".

''Pour être fructueux, notre dialogue avec tous ne peut être qu'ouvert et respectueux". Le respect mutuel est la condition et le but du dialogue inter-religieux: "Nous devons respecter le droit des autres à la vie, à l'intégrité physique, aux libertés fondamentales, à savoir la liberté de conscience, de pensée, d'expression et de religion. Le monde observe les croyants. Il nous invite à coopérer les uns avec les autres et avec les hommes et les femmes de bonne volonté qui ne professent aucune religion. Il attend de nous des réponses sur de nombreux sujets, tels la paix, la faim, la misère qui afflige des millions de personnes, la crise de l'environnement, la violence, et en particulier celle commise au nom de la religion, la corruption, la décadence morale et la crise de la famille, l'économie, la finance, et surtout l'espérance. Nous, croyants, si n'avons pas avoir des recettes nous disposons d'une grande ressource, la prière. Nous devons prier. La prière est notre trésor commun...chacun selon ses traditions respectives". Le Pape a ensuite constaté que la violence et le terrorisme ont favorisé ''une attitude de suspicion voire même de condamnation des religions. Certes aucune religion est à l'abri du risque de déviations". Contre les fondamentalistes et extrémistes il faut tabler sur les valeurs positives que nous partageons et qui sont source d'espérance. ''Du dialogue basé sur la confiance peut germer l'amitié et la coopération dans de nombreux domaines, en particulier au service des pauvres, des jeunes et des personnes âgées, dans l'accueil des migrants, dans l'attention aux exclus, mais aussi dans le la défense du bien commun et de l'environnement".

Face à une telle coopération, le prochain Jubilé extraordinaire de la Miséricorde offre une occasion unique d'agir de commun dans le domaine de la charité. Dans la compassion, a souligné le Pape François, "beaucoup de non chrétiens ou de personnes en recherche de Dieu et de la vérité peuvent nous rejoindre... Dans la miséricorde, nous sommes appelés à embrasser toute la création que Dieu nous a confié pour en être les intendants non les exploiteurs ou, pire, les destructeurs". Il a conclu en encourageant à prier pour l'avenir du dialogue inter-religieux. ''Prions les uns pour les autres, car nous sommes tous frères... Sans le Seigneur, rien est possible. Avec lui, tout est possible! Que notre prière, chacun selon sa tradition, corresponde pleinement à la volonté de Dieu, qui veut que tous les hommes soient des frères, reconnus comme tels, formant la grande la famille humaine dans l'harmonie de la diversité".

Appel à la solidarité en Hindu kush

Cité du Vatican, 28 octobre (VIS). Après la catéchèse, le Saint-Père a lancé un appel en faveur des populations du Pakistan et de l'Afghanistan victimes du séisme qui vient de frapper l'Hindu kush: "Prions pour les défunts et les blessés, pour leurs familles et tous ceux qui ont tout perdu. Puissent-ils bénéficier de notre concrète solidarité".

Fondation Gravissimum Educationis

Cité du Vatican, 28 octobre 2015 (VIS). Par chirographe, le Saint-Père a accédé à la requête de la Congrégation pour l'éducation catholique en érigeant la Fondation Gravissimum Educationis, du nom de la déclaration conciliaire promulguée il y a exactement cinquante ans. Cette fondation, aux finalités scientifiques et culturelles, aura pour mission de promouvoir la diffusion de l'enseignement catholique dans le monde. L'Eglise, lit-on dans le préambule, reconnaît l'extrême importance de l'éducation et l'incidence croissante qu'elle a sur le progrès social. Ceci est étroitement lié au mandat reçu du Seigneur, qui est d'annoncer le mystère du salut à tous les hommes. La fondation, qui sera soumise au droit canonique et au droit civil de l'Etat du Vatican, est domiciliée au Vatican comme personne juridique.

Evocation inter-religieuse de Nostra Aetate

Cité du Vatican, 28 octobre 2015 (VIS). Ce midi Salle de Presse, des représentants des diverses religions non chrétiennes ayant pris part à l'audience générale, ont évoqué la déclaration conciliaire Nostra Aetate, dont le cinquantenaire est marqué par le congrès international qu'organise actuellement à Rome l'Université pontificale grégorienne. Ont apporté leur témoignage du vénérable Bellanwila Wimalaratna (bouddhisme), M.Claudio Epelman et le Rabbin David Rosen (judaïsme), Maître Chidananda Saraswati (hindouisme), M.Rasoul Rasoulipour et M.Abdellah Redouane (islam), Mme (maître) Pratibha Pragya (jaïnisme) et M.Brinder Singh Mahon (sikhisme).

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 30 Oct - 16:18



Sommaire

- Visite de la Présidente lituanienne
- Congrès mondial de Radio Maria
- Visite pastorale en Toscane
- Message à l'Assemblée européenne des religions
- Audiences

Visite de la Présidente lituanienne

Cité du Vatican, 29 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Présidente lituanienne Mme.Dalia Grybaudkaité, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Les entretiens ont d'abord permis de confirmer combien l'action de l'Eglise est appréciée au sein de la société lituanienne. Ensuite, les parties ont abordé plusieurs sujets d'intérêt commun, tels le processus d'intégration européenne, la nécessité d'une plus grande solidarité entre les pays membres afin de mieux traiter des défis comme l'afflux de migrants. Il a également été question de la paix et de la sécurité, régionale et internationale, du conflit ukrainien et de l'instabilité au proche et moyen Orient, et en particulier de la situation en Syrie et en Terre Sainte.

Congrès mondial de Radio Maria

Cité du Vatican, 29 octobre (VIS). Le Saint-Père a reçu les 300 participants au VI Congrès mondial de Radio Maria, en cours jusqu'à demain au sanctuaire marial de Collevallenza (Italie). Il s'agit d'un vaste réseau basé à Rome qui, grâce à des volontaires, touche trente millions d'auditeurs de par le monde. Le Pape a d'abord rappelé que cette station est née pour aider l'Eglise dans sa mission évangélisatrice: "En étant proche des gens et de leurs problèmes, Radio Maria apporte réconfort et encouragement, la solidarité et l'espérance qui découlent de la foi". Si elle agit avec "une capillarité et une rapidité surprenantes, elle doit maintenir un style sobre", d'autant qu'elle touche des milieux culturels très variés. Elle doit "montrer que lorsqu'on a le courage de proposer des sujets de haut profil chrétien, l'initiative est bien accueillie et touche même des personnes qui n'ont jamais été au contact du message évangélique".

Puis il a encouragé ses hôtes à poursuivre leur "mission, en fidélité à l'Evangile et au Magistère, à l'écoute de la société et des personnes, en particulier des plus défavorisés et marginalisés. Ainsi serez vous toujours plus une référence et un soutien à vos auditeurs... Vos programmes accordent une grande place à la prière, la prière qui ouvre grande la porte au Seigneur. Pour cela, vous avez pris Marie comme modèle. Il faut donc aimer avec un coeur marial afin de vivre et agir en syntonie avec l'Eglise".

Enfin, il a recommandé aux volontaires de Radio Maria de ne négliger ni l'écoute de la Parole ni la lecture de livres en mesure d'approfondir leur foi. "En faisant ce que vous proposez dans vos programmes, vous prendrez conscience d'offrir quelque chose de grand et unique, l'espérance chrétienne, qui est bien plus que la consolation spirituelle étant donné qu'elle se fonde sur la puissance de la Résurrection".

Visite pastorale en Toscane

Cité du Vatican, 29 octobre (VIS). Ce matin a été rendu public le programme de la visite pastorale que le Saint-Père effectuera en Toscane (Italie) mardi 10 novembre, dans le cadre du V Congrès de l'Eglise italienne:

Arrivé à 8 h à Prato, il se rendra aussitôt à la cathédrale, pour s'adresser ensuite au monde du travail sur la place.

Une heure plus tard il arrivera à Florence. Après une rapide visite du baptistère, il s'adressera dans la cathédrale aux délégués du congrès ecclésial national.

Après l'angélus et le salut aux malades en la basilique de l'Annonciation, il prendra son repas avec des pauvres au centre d'accueil attenant.

A 15 h 15', le Pape célébrera la messe au stade communal (homélie), puis prendra congé des autorités avant de regagner le Vatican par hélicoptère à 18 h.

Message à l'Assemblée européenne des religions

Cité du Vatican, 29 octobre 2015 (VIS). Le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, adressé un message aux participants à l'Assemblée européenne des religions, en cours à Castelgandolfo: "Dans le document de réflexion de votre assemblée, écrit-il notamment,

"vous avez souligné les multiples qui se posent aujourd'hui à l'Europe, de la peur de perdre son identité au risque du radicalisme et du fondamentalisme, à une tendance au retrait sur soi, source croissante de xénophobie et d'intolérance envers certaines religions et des minorités.

Alors que l'augmentation du flux migratoire est la conséquence de guerres et de régimes dictatoriaux, mais aussi de la crise écologique.

Comment pouvons-nous changer la peur en confiance, la discrimination en respect, l'inimitié en l'amitié, l'obsession en solidarité, un style de vie égoïste en altruiste, la culture du rebut en une culture de la bienveillance, la confrontation en rencontre et dialogue?

La véritable mission de la religion est la paix parce que religion et paix vont de pair.

Aucun chef véritablement religieux ne peut admettre la culture de la déshumanisation et de la violence, la prêcher ou la soutenir. Nous convenons tous que la paix ou à la violence, la confiance ou la peur viennent de l'homme.

La prière, la spiritualité, les gestes de justice et de paix peuvent nous aider à surmonter la vision polarisée qui fait de notre prochain un aliène. En tant que leaders religieux, il est urgent que nous agissions pour transformer la méfiance, la suspicion et l'intolérance en une nouvelle culture fondée sur le respect, la compréhension mutuelle, la non-violence, sur la solidarité et la résolution pacifique des conflits. Notre immense patrimoine spirituel doit servir à oeuvrer ensemble pour remédier à ces maux sociaux et culturels, par le dialogue et la coopération".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 30 Oct - 16:20

Sommaire

- Audience à un pèlerinage salvadorien
- Message au Groupe Sainte Marthe
- Message au CELAM
- Intentions de prière pour novembre
- Audiences
- Autres actes pontificaux
- Avis

Audience à un pèlerinage salvadorien

Cité du Vatican, 30 octobre (VIS). Le Saint-Père a reçu 500 pèlerins en provenance du Salvador, venus rendre grâce pour la béatification de Oscar Arnulfo Romero. Le Pape a défini l'évêque martyr salvadorien un ''bon berger, rempli de l'amour de Dieu et proche de ses frères, vivant le dynamisme des Béatitudes. assassiné en célébrant l'Eucharistie, le sacrifice de l'amour suprême, il a scellé de son sang l'Evangile qu'il proclamait''. Dès les débuts de l'Eglise, a poursuivi le Pape, les chrétiens ont la conviction que le sang des martyrs est leur semence... Le sang de nombreux martyrs chrétiens coule aujourd'hui encore de par le monde...avec la certitude qui portera des fruits abondants de sainteté, de justice, de réconciliation et d'amour de Dieu. Mais on ne naît pas martyr. C'est une grâce que le Seigneur donne, même si elle concerne tous les baptisés. L'Evêque Romero disait qu'il faut être prêts à mourir pour notre foi, même si le Seigneur ne nous accorde pas cet honneur... Offrir sa vie ne signifie pas seulement être tué, donner sa vie, être disposé au martyre. C'est s'y préparer dans le silence de la prière, dans l'accomplissement de ses devoirs quotidiens... Le martyr n'est pas quelqu'un de jadis, une belle image ornant nos églises... Le martyr est un frère, une s?ur, qui continue à nous accompagner dans le mystère de la communion des saints et qui, uni au Christ... Dans l'histoire récente de votre pays, le témoignage de Mgr.Romero s'est ajouté à celui d'autres frères et s?urs...formant un trésor et un espoir pour l'Eglise et la société salvadorienne. L'impact de son sacrifice est encore largement perçu aujourd'hui''. A quelques semaines de l'ouverture du Jubilé de la Miséricorde, l'exemple de Mg.Romero est ''un encouragement pour le Salvador à relancer l'annonce de l'Evangile de Jésus-Christ... Je fais miens les sentiments du bienheureux Romero, fondée sur l'espoir de temps heureux pour le Salvador". Puis, il a improvisé: "Je voudrais ajouter quelque chose que nous avons tous quelque peu oublié. Son martyre ne fut pas limité à l'instant de sa mort. Il fut bien avant un témoin qui subit des persécutions. Et je me souviens, jeune prêtre, qu'après sa mort il a été sali, diffamé, calomnié. Ainsi son martyre s'est-il prolongé, comme celui de certains de ses frères évêques et prêtres... Il s'est laissé accuser et calomnier, et a supporté les incompréhensions. Cela doit nous rendre forts de savoir que malgré tout Dieu sait. Il connaît la vérité des personnes, de ceux...qui se sont laissés lapider avec la plus dure des pierres, la langue!".

Message au Groupe Sainte Marthe


Cité du Vatican, 30 octobre (VIS). Le Saint-Père a adressé un message au Groupe Sainte Marthe, une organisation de lutte contre la traite humaine, impliquant les forces de sécurité de plusieurs pays, les diocèses, les organisations sociales et les représentants des différentes confessions religieuses, actuellement réunis à L'Escorial (Espagne).

Ce matin la Reine Sofia a inauguré la réunion à laquelle participent des cardinaux et des évêques, des agents sociaux et une cinquantaine de dirigeants de polices. En peu d'années, rappelle le Saint-Père, le Groupe a beaucoup accompli. Sa tâche essentielle est d'éradiquer les nouvelles formes d'esclavage. Depuis la réunion de l'an dernier au Vatican, des développements institutionnels importants se sont réalisés, à commencer par la réunion de maires de grandes villes qui ont signé au Vatican le 21 avril une déclaration en vue de l'éradication de formes d'esclavages à considérer comme crimes contre l'humanité. Puis il y mentionne la récente adoption de l'Agenda 2030, contenant les nouveaux objectifs du développement durable des Nations-Unies

Ces mesures tendent à éliminer le travail forcé, les formes modernes d'esclavage et la traite des êtres humains, mais aussi à assurer l'interdiction et l'élimination d'ici 2025 des pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats.

Le Pape a également cité son discours aux Nations-Unies du 25 septembre, dans lequel il a déclaré que le monde attend de tous les gouvernements des mesures immédiates, efficaces et constantes pour préserver et améliorer l'environnement, mais aussi pour éliminer dès que possible l'exclusion sociale et économique". Telle est l'ampleur de situations où nous devons éviter le risque de tomber dans de simples appels de principe destinés à rassurer les consciences. ''Aujourd'hui, les 193 pays qui adhèrent à l'ONU ont un nouvel impératif moral: Combattre la traite des êtres humains, véritable crime contre l'humanité. Il faut renforcer la collaboration entre les évêques et les autorités civiles, chacun selon sa propre mission et nature, afin de trouver les meilleures solutions. Il s'agit d'une étape décisive pour s'assurer de la volonté des gouvernements à secourir immédiatement et efficacement les victimes de ces nouveaux esclavages... Je demande au Tout-Puissant de leur donner la grâce de mener à bien cette mission, si délicate, si humaine et si chrétienne, qui consiste à guérir les plaies ouvertes et les souffrances de l'humanité. Elles sont des plaies Christ. J'offre tout mon soutien, ma prière et celle des catholiques. Avec l'aide de Dieu et une collaboration concrète, le Groupe Sainte Marthe, oeuvre remarquablement à la libération de ces victimes, à la réhabilitation de détenus et autres exclus...à offrir une aide efficace aux institutions...pour le bien commun et la promotion de la dignité humaine".

Message au CELAM

Cité du Vatican, 30 octobre (VIS). A l'occasion du 60 anniversaire de l'institution, le Pape François a fait parvenir un message au Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), rendant grâce pour le bien que le Seigneur a apporté à travers son service à l'Eglise de Dieu en Amérique latine: ''En donnant la priorité à la conversion pastorale et missionnaire, le CELAM participe toujours plus au rayonnement évangélisateur dans tous les secteurs. Il est important que nos communautés soient des maisons et des écoles de communion qui attirent par une fraternité fondée sur la reconnaissance du Père commun, et aident à garder vivante dans l'Eglise de l'Amérique latine la passion pour nos peuples, le partage de leurs souffrances, la capacité de discernement des vicissitudes historique, pour ouvrir des chemins de plus grande équité, la justice et la paix". Puis il rappelle que le prochain Jubilé de la Miséricorde ''sera un événement de grâce dans lequel le CELAM doit fournir un service fondamental d'animation, de partage et de célébration''. Enfin, le Pape accorde à tous les membres et collaborateurs du CELAM, à l'épiscopat latino-américain et caraïbe, sa bénédiction apostolique, plaçant sous la protection de Notre-Dame de Guadalupe, patronne des Amériques, tous ces projets et toutes ces intentions. Par son intercession, le Seigneur Jésus-Christ saura susciter de nouveaux disciples missionnaires et des saints dans nos Eglises, de courageux bâtisseurs de paix et de justice".

Intentions de prière pour novembre

Cité du Vatican, 30 octobre 2015 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour nocembre est: "Pour que nous sachions nous ouvrir à la rencontre personnelle et au dialogue avec tous, même avec qui a des convictions différentes".

Son intention missionnaire est: "Pour que les pasteurs de l'Eglise, avec un profond amour de leur troupeau, accompagnent le chemin des fidèles et les gardent dans l'espérance".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 30 Oct - 16:21

Avis

Cité du Vatican, 30 octobre 2015 (VIS). Lundi 2 novembre étant férié au Vatican, le prochain bulletin V.I.S. sera diffusé mardi 3.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 3 Nov - 15:26

Sommaire

- Messe en suffrage des cardinaux et évêques défunts
- Condoléances à la suite de l'incendie d'une discothèque
- Communiqué de la Salle de Presse
- En suffrage des Papes défunts
- Messe du Pape pour les défunts
- Amour et compassion plus forts que la mort
- Le Pape ouvrira la première porte sainte à Bangui
- Visite du Président macédonien
- Condoléances pour la catastrophe aérienne du Sinaï
- Audience à des entrepreneurs catholiques
- Envoyé spécial en Pologne
- Avis de l'Office des cérémonies pontificales
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Messe en suffrage des cardinaux et évêques défunts

Cité du Vatican, 3 novembre 2015 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane, le Pape a présidé la messe annuelle en suffrage des cardinaux et évêques défunts, qui ont aimé leur Eglise et pour lesquels nous demandons à Dieu qu'ils jouissent de la joie pleine. "Alors que nous demandons qu'ils reçoivent le prix des serviteurs fidèles", a rappelé le Saint-Père, souvenons nous que celui qui sert et donne peut sembler un perdant dans la société. " En réalité, ceux qui perdent leur vie la trouvent... Ils ont dépensé leur vie à l'imitation du Christ. Ainsi ont ils vaincu la mort et vivifié le monde. Les serviteurs sont des agents du salut. Qui ne vit pas pour servir ne sert pas à la vie... La méthode de Dieu est de trouver le salut en servant l'autre et en se perdant. C'est l'humble victoire que nous montre Jésus" qui a fait "de la croix un pont vers la vie. Avec lui nous pouvons vaincre nous aussi, mais à condition de choisir l'amour humble et servile comme victoire pour l'éternité... Demandons pour nous aussi, comme le recommande Paul, la grâce de tourner nos pensées vers les choses supérieures et de ne pas nous préoccuper de celles d'ici-bas".

Condoléances à la suite de l'incendie d'une discothèque

Cité du Vatican, 3 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au Président roumain un télégramme de condoléances à la suite de l'incendie ayant ravagé une discothèque de Bucarest. Priant pour les 27 jeunes décédés et les dizaines de blessés, il assure les autorités et le peuple roumain de sa solidarité spirituelle.

Communiqué de la Salle de Presse

Cité du Vatican, 3 novembre 2015 (VIS). Hier, la Salle de Presse a diffusé le communiqué suivant: Dans le cadre de l'enquête que mène depuis plusieurs mois la Gendarmerie vaticane sur des fuites d'informations et de documents confidentiels, deux personnes ont été convoquées samedi 31 octobre pour être interrogées, Mgr.Lucio Angel Vallejo Balda et Mme.Francesca Immacolata Chaouqui, ex secrétaire et membres de la Commission d'étude sur les structures économiques et administratives du Saint-Siège, instituée par le Saint-Père en juillet 2013 et dissoute après exécution de son mandat. A la suite des interrogatoires, ils ont été arrêtés et, ce matin, le Promoteur de Justice a confirmé la détention du premier et libéré la seconde, pour laquelle n'a pas été retenu nécessaire la mesure préventive étant donnée sa disposition à collaborer. Le magistrat et son adjoint doivent évaluer la position de Mgr.Vallejo Balda. La divulgation d'informations et de documents confidentiels est sanctionnée par la loi vaticane nº IX de 2013. A propos enfin des deux livres prochainement en librairie, ils résultent d'une violation de la confiance accordée par le Pape. Comme par le passé, leurs auteurs tirent profit d'actes illicites, dont la poursuite pénale par le biais de la coopération internationale est en cours d'évaluation par le Promoteur de Justice. En aucun façon ce type de publication ne concourt à la vérité et à la clarté. Au contraire, cela entraîne confusions et interprétations partiales comme tendancieuses. En aucun cas on ne peut estimer qu'ils aident le Pape dans sa mission.

En suffrage des Papes défunts

Cité du Vatican, 2 novembre 2015 (VIS). A 18 h le Pape s'est rendu dans les cryptes de la Basilique vaticane pour prier en privé pour les les pontifes défunts.

Messe du Pape pour les défunts

Cité du Vatican, 1 novembre 2015 (VIS). Cet après-midi, en la solennité de Toussaint, le Pape s'est rendu pour la seconde année au cimetière monumental du Verano pour célébrer une messe pour les défunts. Reprenant à l'homélie le sermon sur la montagne et les paroles de Jésus à la foule qui, a-t-il dit, continuent de nous montrer la voie de la véritable béatitude, le Pape a souligné combien "le chemin du Ciel est difficile à comprendre. S'il va en effet à contre-courant, qui l'emprunte deviendra peu ou prou heureux. Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux! Comment peut être heureux celui qui ne possède que le Royaume des cieux? Qui a un coeur libre et libéré de la mondanité est naturellement dans l'attente du Royaume". Qui est dans l'affliction, a dit le Seigneur, sera consolé. Il faut avoir la force de la consolation, avoir la capacité de s'émouvoir de ressentir la souffrance de l'autre. Bienheureux aussi les humbles, "à la différence des impatients que nous sommes, toujours prêts à nous plaindre. Nous avons tant de prétentions envers les autres que lorsque quelque chose nous touche nous agissons comme si nous étions patrons de ce monde. Or en réalité nous sommes tous fils de Dieu. "Bienheureux qui a faim de justice car il trouvera la miséricorde, heureux qui sait pardonner, qui éprouve de la miséricorde envers autrui, sans juger tout et tous... Tous sommes pécheurs.... Bienheureux les bâtisseurs de paix car ils seront appelés fils de Dieu. Qui sème la zizanie, trompe et se sert des autres, n'est pas heureux. Il ne peut se dire heureux, à la différence de qui cherche la paix jour après jour, s'applique avec patience à réconcilier... Telle est la voie qui porte à la sainteté, la voie de la félicité, celle qui a été ouverte et parcourue par le Christ qui est lui même la Voie. Qui chemine en sa compagnie et passe à travers lui entre dans la vie éternelle. Demandons lui la grâce de savoir pleurer, d'être humbles, d'oeuvrer par la justice et la paix, la grâce surtout de nous laisser pardonner pour devenir instrument de sa miséricorde".

Amour et compassion plus forts que la mort

Cité du Vatican, 1 novembre 2015 (VIS). Ce midi, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles réunis place St.Pierre, en rappelant que ce jour de Toussaint permet de ressentir la communion des saints, "notre grande famille formée de tous les membres de l'Eglise, encore en voyage sur cette terre ou déjà parvenus au Ciel". Evoquant l'Apocalypse, qui décrit "une multitude d'élus vêtus de blanc et marqués du sceau de Dieu", il a dit que porter ce sceau dans la vie signifie être devenu véritablement fils de Dieu en Jésus-Christ: "Sommes nous conscients de ce grand don? C'est au baptême que nous avons reçu ce sceau du Père céleste... Telle est la racine de notre vocation à la sainteté. Les saints sont ceux qui ont vécu dans la grâce leur baptême et conservé ce sceau intact en eux... Il sont des exemples à imiter, tous les saints et pas uniquement ceux qui sont sanctifiés, les saints de notre entourage". Vivre et mourir dans la fidélité au Christ et à l'Evangile implique d'accomplir "des gestes évangéliques, les seuls gestes qui échappent à la mort", comme l'amour, la compassion, l'assistance offerte à l'autre. "Une visite, un mot gentil, un sourire, des choses qui peuvent sembler insignifiantes mais qui sont éternelles aux yeux de Dieu...et qui restent plus fortes que la mort".

Le Pape ouvrira la première porte sainte à Bangui

Cité du Vatican, 2 novembre 2015 (VIS). Après la prière mariale, le Pape a rappelé la situation dramatique dans laquelle se trouve le Centrafrique: "J'en appelle à toutes les parties prenantes afin qu'elles mettent un terme au cycle de la violence. Je suis spirituellement solidaire des pères comboniens de la paroisse ND de Fatima, qui abritent de nombreuses personnes. Et j'exprime ma solidarité à toute l'Eglise et aux autres religions du pays, aux populations durement éprouvées alors qu'on tente de dépasser les divisions et de reprendre le chemin de la paix. Dimanche 29 novembre, pour encourager les centrafricains à être des témoins de miséricorde et de réconciliation, je voudrais ouvrir moi-même la porte sainte de la cathédrale de Bangui, à l'occasion de la visite pastorale que je m'apprête à effectuer dans le pays".

Visite du Président macédonien

Cité du Vatican, 31 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président macédonien M.Gjorge Ivanov, Présidente, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: S'étant félicitées de la qualité de leurs relations diplomatiques, les parties ont exprimé le voeu commun de voir couronnés les efforts de la Macédoine pour être intégrée à l'Union européenne. Elles se sont ensuite penchées sur certains problèmes internationaux, en particulier sur la persistance des graves effets socio-économiques de la crise migratoire, convenant de la nécessité d'une assistance majeure au grand nombre de personnes qui arrivent en Europe sud-orientale. En conclusion, on a souligné de concert l'urgence qu'il y a à élargir le dialogue et la coexistence entre les diverses ethnies et religions de l'ex République yougoslave de Macédoine.

Condoléances pour la catastrophe aérienne du Sinaï

Cité du Vatican, 1 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au Président de la Fédération de Russie un télégramme de condoléances à la suite de la catastrophe aérienne survenue hier au dessus du Sinaï (Egypte) qui a causé la mort de 224 personnes, majoritairement russes. Il y assure le peuple russe de ses prières pour les défunts et leurs familles, encourageant ces dernières à puiser dans le Tout Puissant force et réconfort.

Audience à des entrepreneurs catholiques

Cité du Vatican, 31 octobre 2015 (VIS). Ce matin le Saint-Père a reçu sept mille membres de l'Union chrétienne des dirigeants d'entreprise (Italie), engagée dans un développement socio-économique à l'enseigne de la doctrine sociale de l'Eglise. Les évêques italiens attachent une grande importance à la formation chrétienne que l'UCID exerce grâce à l'apostolat dans le milieu du travail et de l'entreprise. Le Pape François a encouragé ses hôtes à vivre leur esprit d'entreprise en clef missionnaire, rappelant que les entreprises peuvent devenir des espaces de sanctification si on cherche à y établir des relations fraternelles entre entrepreneurs, gestionnaires et travailleurs, en encourageant la responsabilité et la collaboration. Il a ajouté qu'il est essentiel d'accorder "une attention particulière à la qualité de vie des employés, qui sont l'atout le plus précieux d'une entreprise, en particulier pour favoriser l'harmonie entre travail et vie de famille. Je pense en particulier aux femmes dont le défi est de protéger simultanément leur droit au travail et leur vocation à la maternité et à la présence en famille. Il est également important que les entreprises s'engagent dans la défense de l'environnement, en vue d'un progrès plus sain, plus humain, plus social... L'appel à être des missionnaires dans la dimension sociale de l'Evangile dans le monde du travail, dans l'économie et les affaires, implique une ouverture évangélique aux différentes situations de pauvreté et de fragilité sociale. Elle implique aussi un encouragement de l'esprit d'entreprise mais aussi de la subsidiarité. Bien que privée, l'entreprise est une affaire de bien commun". Il n'est pas seulement question de charité car l'activité économique doit être guidée dans un esprit évangélique, c'est à dire au service de la personne et du bien commun. S'il est bon d'accroître l'esprit d'entreprise pour répondre aux défis du marché, cela ne doit pas se faire au détriment des emplois et de la création d'emploi.

Envoyé spécial en Pologne

Cité du Vatican, 31 novembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 12 octobre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Zenon Grocholewski, son Envoyé spécial au cinquième centenaire de la présence de l'icône de ND de Lask dans son sanctuaire (Lodz, Pologne 8 novembre). Il sera accompagné de Mgr.Tadeusz Ciupinski, chanoine de la collégiale de Lask, et de Mgr.Zbigniew Tracz, chanoine de la cathédrale de Lodz.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 4 Nov - 19:38

Sommaire

- Pardonner en famille
- Mise au point du P.Lombardi
- Fondation Bambino Gesù
- A propos d'une enquête en cours

Pardonner en famille

Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a tenu ce matin l'audience générale Place St.Pierre, évoquant la question du pardon en famille, "la famille étant un véritable camp d'entraînement au don du pardon réciproque, sans lequel aucn amour ne peut durer". Puis il est revenu sur le récent Synode consacré à la famille, qu'il a qualifié "d'événement de grâce". Après avoir souligné qu'il avait voulu que le document final soit rendu public afin que tous puissent apprécier le travail accompli en deux ans, le Pape a dit que ce n'était pas le moment d'en tirer les conclusions, lui même devant le méditer. "Mais en attendant la vie des familles se poursuit. Elles vont de l'avant et continuent d'écrire de belles pages de l'Evangile des familles. Dans un monde souvent aride de vie et d'amour, vous ne cessez de parler du grand don que sont le mariage et la famille".

On ne peut vivre ensemble sans se pardonner, a affirmé le Saint-Père en revenant sur sa première idée. "Sans se pardonner en famille on ne peut que mal vivre... Nous devons absolument tenir compte de nos erreurs et de nos offenses, dues à notre faiblesse comme à notre égoïsme. Il faut soigner au plus tôt ces blessures...car plus on attend plus cela devient difficile... N'attendons pas la fin de la journée pour demander pardon...car, en famille, c'est un moyen de renforcer le couple, de lui permettre de résister aux chocs de nos petites et grandes méchancetés. Mais il faut appliquer ce mode de vie à nos rapports sociaux, partout où nous nous trouvons. Nombreux son ceux, y compris des chrétiens, qui estiment que c'est exagéré... Or c'est en recevant le pardon de Dieu que nous devenons capables de pardonner à notre tour... Le Synode a ravivé notre espérance sur ce point. La capacité de pardonner est indispensable dans une société souvent dure et il est bon que la famille soit un espace d'apprentissage du pardon... Quant à l'Eglise, elle sera toujours au côté des familles afin de les aider à bâtir sur la roche dont a parlé le Christ... Les familles chrétiennes avanceront d'autant plus vie sur le chemin des Béatitudes qu'elles apprendront et enseigneront le pardon au sein de la grande famille de l'Eglise. C'est seulement ainsi qu'elle pourra témoigner de la force rénovatrice du pardon divin... C'est que nos familles peuvent faire beaucoup pour la société comme pour l'Eglise... Prions afin que les familles bâtissent de plus en plus de formules de réconciliation, afin que personne ne se sente abandonné à ses fautes".

Mise au point du P.Lombardi

Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Voici des réflexions proposées par le Directeur de la Salle de Presse à propos de la reprise du débat médiatique sur les problèmes économiques du Saint-Père:

"La publication imminente de deux livres ayant pour sujet les institutions et les activités économico-financières du Saint-Siège attise la curiosité et provoque une multiplication de commentaires. Quelques observations sont nécessaires. D'abord, une bonne partie de ce qui est publié résulte d'une fuite d'informations et de documents confidentiels. Il s'agit donc d'une démarche illégale qui doit être punie avec détermination par les autorités judiciaires vaticanes. Mais ce n'est pas ce dont nous voulons parler aujourd'hui, d'autant que l'argument est déjà l'objet d'une excessive attention. Réfléchissons plutôt au contenu des fuites. On peut déjà dire que pour la plupart d'entre elles, il s'agit d'informations déjà connues, certes avec bien moins d'ampleur et de détails. La documentation exposée est principalement liée à une collecte de données mise en mouvement par le Saint- Père lui-même, en vue de lancer une réflexion sur l'amélioration ou la réforme des structures administratives de l'Etat du Vatican et du Saint-Siège. A cet effet, la Commission d'études et de propositions relatives aux structures économico-administratives avait été instituée par le Pape en juillet 2013. Son mandat rempli, la COSEA a été dissoute en février suivant. On ne peut parler d'informations obtenues contre la volonté du Pape ou des chefs des différents organismes et institutions, mais d'informations obtenues ou fournies avec la collaboration de ces institutions, afin de contribuer aux réflexions communes sur les réformes à projeter. Bien sûr, beaucoup d'informations de cette nature doivent être étudiées, perçues et interprétées avec prudence, équilibre et attention. D'autant que des lectures différentes sont souvent possibles à partir des mêmes données. Par exemple, la situation du Fonds des retraites, sur lequel ont été exprimées des évaluations très différentes, certains évoquant avec inquiétude un profond déficit, tandis que d'autres fournissaient une lecture rassurante (communiqués officiels publiés par la Salle de Presse du Saint-Siège).

Il y a aussi le débat relatif aux objectifs et à l'utilisation des biens du Saint-Siège. Bien qu'effectivement considérables, ils sont destinés à soutenir les services gérés par le Saint-Siège ou les institutions qui lui sont liées, à Rome comme de part le monde. La propriété de ces biens est très variée, et tout le monde dispose les outils permettant de connaître leur histoire et leur évolution. Il est par exemple utile se s'informer sur les accords économiques passés entre l'Italie et le Saint-Siège dans le cadre des Accords du Latran, mais aussi sur les efforts déployés par Pie XI avec le concours d'experts et collaborateurs remarquables, afin de disposer d'une administration efficace, au point que la gestion du Vatican fut reconnue comme un exemple de sagesse et de clairvoyante, y compris sous l'aspect des investissements à l'étranger. En ce qui concerne le Denier de saint Pierre, il est nécessaire de savoir qu'il est employé de manières variables, en fonction des situations et des priorités du Saint-Père, à qui les fidèles l'ont offert pour soutenir son ministère. Les ?uvres de charité du Pape en faveur des pauvres sont certainement l'objectif essentiel. Mais les fidèles n'entendent pas contester au Pape la liberté d'évaluer par lui même les situations d'urgence ni la façon d'y répondre pour le bien de l'Eglise universelle. Or cela comprend également outre la charité du Pape, ses initiatives hors du diocèse de Rome, la diffusion de son enseignement pour les fidèles des parties du monde les plus pauvres, la Curie Romaine comme un instrument de son service, le soutien aux 180 missions diplomatiques pontificales, l'assistance aux Eglises locales dans le besoin, etc. L'histoire du Denier démontre tout cela avec clarté.

Régulièrement ces débats médiatiques refont surface, attisant curiosité ou polémique. Il faudrait faire preuve de sérieux pour approfondir ces situations délicates et les différents problèmes spécifiques. Cela permettrait de distinguer ce qui va bien, et qui est beaucoup plus courant que ce que disent les publications en cause: Des actions et démarches parfaitement licites et justifiées, des actes administratifs normaux, y compris le paiement des impôts dus. Il faudrait distinguer cela des problèmes à corriger, des points obscurs à dissiper, des véritables irrégularités ou illégalités à éliminier. C'est précisément le travail délicat et complexe entrepris à la demande du Pape avec la création de COSEA, dont les recommandations sont précisément suivies: La réorganisation des dicastères économiques, la création du poste de Réviseur général, le bon fonctionnement des institutions chargées de la surveillance des activités économiques et financières, etc. C'est là une réalité objective et incontestable. La publication en vrac d'une grande quantité d'informations de nature diverse, en grande partie liée à une phase du travail aujourd'hui dépassée, fait tendencieusement l'impasse sur l'évaluation objective des résultats atteints. Pire elle crée l'impression du contraire et fait croire que règne une confusion permanente, la non-transparence, voire même la poursuite d'intérêts individuels ou incorrects. En outre, cela ne rend pas justice au courage et à l'engagement avec lesquels le Pape et ses collaborateurs ont fait face et continuent à relever le défi que représente l'amélioration de l'utilisation des biens temporels au service du spirituel. C'est pourtant ce qui devrait être le plus apprécié et encouragé par un travail journalistique correct, capable de répondre adéquatement aux attentes de l'opinion et aux exigences de la vérité. L'objectif de la bonne administration, de l'équité et de la transparence n'a pas changé. Il progresse sans incertitudes et selon le voeu du Pape François. Il ne manque pas de personnes au Vatican pour collaborer loyalement et avec énergie".

Fondation Bambino Gesù

Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Pour la première fois depuis sa nomination par le Secrétaire d'Etat, le nouveau Conseil de la Fondation Bambino Gesù s'est réuni ce matin à Rome pour approuver les nouveaux statuts.

A propos d'une enquête en cours

Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Ce midi, le P.Lombardi a réagi aux sollicitations de certains journalistes: "A la suite d'un rapport de l'AIF déposé en février, le Promoteur de Justice du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a engagé une enquête sur des ventes de titres et autres transactions boursières à charge de M.Giampiero Nattino", un banquier italien. "Le bureau du Promoteur a requis la collaboration de la Justice italienne et de la Justice suisse par le biais de commissions rogatoires transmises par voie diplomatique le 7 août".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 5 Nov - 20:05

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- Audiences

Message au Forum chrétien mondial de Tirana

Cité du Vatican, 5 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir hier un message aux participants à la réunion du Forum chrétien mondial, qui s'est tenu à Tirana (Albanie) du 2 au 4 novembre (La discrimination, la persécution, le martyre suivre le Christ). Il y salue en particulier les membres des différentes confessions chrétiennes venus représenter des communautés qui souffrent pour leur foi: ''C'est avec une grande tristesse que je pense à la discrimination et à la persécution croissante des chrétiens, notamment au proche et moyen Orient, en Afrique et en Asie. Votre réunion montre que nous ne sommes pas indifférents à la souffrance de nos frères et s?urs chrétiens... Dans plusieurs régions du monde, témoigner du Christ va parfois jusqu'à l'effusion du sang, qui est devenu une expérience commune des catholiques, orthodoxes, anglicans, protestants, évangéliques et pentecôtistes. Cette communauté est beaucoup plus profonde et forte que les différences qui divisent encore nos Eglises et communautés ecclésiales. La Communio Martyrum est le signe le plus évident de notre cheminement commun. Dans le même temps, vos travaux donnent une voix aux victimes de l'injustice et la violence, tentant d'indiquer des voies pour sortir de cette situation tragique''. Puis le Pape dit son espoir de voir les martyrs d'aujourd'hui, appartenant à de nombreuses traditions chrétiennes, ''nous aider à comprendre que tous les baptisés sont membres du Corps du Christ, de son Eglise". Il faut comprendre "cette vérité profonde comme un appel à persévérer dans la voie ?cuménique, vers la communion pleine et visible, dans l'amour et la compréhension mutuelle''.

Le Forum a demandé aux persécuteurs de chrétiens de cesser leur violence, aux gouvernements de respecter et de protéger la liberté religieuse, et surtout de défendre les chrétiens et les autres personnes persécutées en raison de leur foi, et aux media de rendre compte nettement des violations de la liberté religieuse, de la discrimination et de la persécution des chrétiens. Une grande importance a été la question de l'éducation de la jeunesse et de la solidarité entre les chrétiens. Au cours de ces trois jours, les participants ont commencé leur journée par une prière, d'abord en la cathédrale orthodoxe de Tirana, au centre de l'Alliance évangélique d'Albanie et en la cathédrale catholique de Saint-Paul. Ils ont prié pour les 200 millions de chrétiens persécutés de par le monde. Le Forum s'est conclu le jour où les catholiques albanais fêtaient le 25 anniversaire de la première messe dans un cimetière de Scutari, célébrée par un prêtre qui a survécu à cinq décennies de répression religieuse sous le régime communiste.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 6 Nov - 15:34

Sommaire

- Visite du Gouverneur Général de Grenada
- Protéger la vie et aller au devant des nécessiteux
- Une interview du Saint-Père

- Pour une promotion commune de l'écologie humaine
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Visite du Gouverneur Général de Grenada

Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mme Cécile La Grenade, Gouverneur Général de Grenada, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: S'étant félicitées de l'excellence de leurs relations, les parties ont convenu de l'importante contribution que l'Eglise catholique apporte au développement du pays

Protéger la vie et aller au devant des nécessiteux

Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les 510 participants au congrès des centres d'Aide à la vie, qui se déroule à Sacrofano (Italie) du 6 au 8 novembre. Les encourageant à continuer leur action en faveur de la vie, de sa conception à sa fin naturelle, il a rappelé que ''dans la dynamique existentielle tout est lié. C'est pourquoi il convient de nourrir à la fois la sensibilité personnelle et sociale qu'il s'agisse d'accueillir une nouvelle vie ou d'agir face à des situations de pauvreté et d'exploitation qui affectent les plus vulnérables et les plus défavorisés. Si on est incapable de prendre en charge l'éducation des personnes fragiles comment serait-on capable de protéger un embryon humain... Or, la vie étant toute entière un don, il faut la protéger contre les diverses formes de dégradation... Tant de personnes sont éprouvées par des conditions de vie difficile qui réclament notre attention et notre engagement solidaire... Pour les disciples du Christ, aider la vie humaine blessée signifie tendre la main aux personnes dans le besoin, se tenir à leur côté, prendre soin de leur fragilité et partager leurs problèmes afin d'aider à les résoudre... Combien de familles sont vulnérables en raison de la pauvreté, de la maladie, du manque de travail et de logement! Beaucoup de personnes âgées souffrent...de la solitude! Combien de jeunes sont déboussolés, menacés par la toxicomanie et d'autres formes d'esclavage, qui attendent de retrouver confiance dans la vie... Toutes ces personnes, blessées dans leur corps ou dans leur esprit, sont l'image de l'homme de l'Evangile qui, allant de Jérusalem à Jéricho fut agressé par des brigands...connaissant ainsi l'indifférence des uns et la proximité du Bon Samaritain". Le Saint-Père a renouvelé ses encouragements aux Centres pour l'aide à la vie, en les invitant à continuer à protéger les personnes les plus vulnérables, qui ont le droit de naître comme de vivre dignement. Sans oublier, indépendamment de leur religion et de leur nationalité, le nombre important de femmes, en particulier migrantes, qui viennent à la recherche d'un soutien concret".

Une interview du Saint-Père

Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Straat Nieuws, le journal néerlandais des sans-abri, publie une interview du Pape, réalisée le 27 octobre, reprise par les 113 journaux du Réseau international des journaux de rue. En voici quelques passages portant principalement sur la question de la pauvreté.

Quel est le message de l'Eglise pour les sans-abri? Qu'est-ce que la solidarité chrétienne pratique?

Le Pape: "Je pense à deux choses. Jésus est venu au monde sans même avoir un toit, et il est devenu pauvre. L'Eglise...sait ce que veut dire ne pas avoir un toit au-dessus de soi, alors que c'est un droit que défendent les Mouvements populaires des trois T (travail, toit, terre.) L'Eglise dit que toute personne a droit à ces trois T.

Vous demandez très souvent de prendre soin des pauvres et des réfugiés. N'avez-vous pas peur de lasser les media et la société en général?

Le Pape: "Lorsqu'il s'agit d'un sujet qui n'est pas agréable...on est effectivement tous tentés de dire ça suffit. Oui. Si je me sens fatigué...j e ne me préoccupe pas et continue à parler de la vérité et de dire les choses comme elles sont.''

N'avez-vous pas peur que votre appel à la solidarité envers les sans-abri et les pauvres soit exploité politiquement? Comment l'Eglise doit elle parler pour être influente tout en restant en dehors du débat politique?

Le Pape: "On risque de faire des erreurs dans ce domaine... L'Eglise doit dire la vérité mais aussi témoignage, le témoignage de la pauvreté. Si un croyant parle de la pauvreté ou des sans-abri alors qu'il vit comme un roi, ça ne va pas. L'autre risque est de conclure des accords avec les autorités politiques...peu clairs et transparents" qui favorisent la corruption présente dans la vie publique, mais aussi politique et religieuse".

Saint François, qui avait choisi la pauvreté radicale, vendit jusqu'à son évangéliaire. Comme Pape, ne vous sentez-vous pas encouragé à vendre les trésors de l'Eglise?

Le Pape: "Il ne s'agit pas des trésors de l'Eglise mais de toute l'humanité Par exemple, si demain je dis de mettre en vente la Pietà, on me répondra que ce n'est pas possible parce qu'elle n'appartient pas a l'Eglise. Elle est dans une église, mais appartient à l'humanité. Cela vaut pour tous les trésors de l'Eglise. Par contre nous avons commencé à vendre des cadeaux qu'on me fait."

Avez-vous vous conscience que la richesse de l'Eglise puisse créer de telles attentes?

Le Pape: "Oui. Si on dressait un inventaire des biens de l'Eglise, on pourrait croire qu'elle est très riche... En 1929, le gouvernement italien avait offert au Saint-Siège un vaste territoire, et c'est Pie XI qui a refusé et accepté seulement un demi-kilomètre carré de garantir l'indépendance de l'Eglise... Le parc immobilier de l'Eglise est important mais nous l'utilisons pour maintenir les structures de l'Eglise et réaliser de nombreux travaux, des hôpitaux ou des écoles. Par exemple, j'ai fait envoyer au Congo 50.000 euros pour construire trois écoles dans les zones défavorisées. L'éducation est une chose importante pour les enfants."

Très Saint Père, pouvez-vous imaginer un monde sans pauvres?

Le Pape: "Je voudrais un monde sans pauvres, et nous devons nous battre pour cela. Mais je suis un croyant et je sais que le péché est toujours en nous. Et il y a toujours la cupidité humaine, le manque de solidarité, l'égoïsme qui créent les pauvres. Il est donc difficile d'imaginer un monde sans mal. Si on pense aux enfants exploités par le travail...ou les abus sexuels..., aux enfants tués pour le trafic d'organes! ... Je ne sais pas si on réussira à réaliser un monde un monde sans pauvres, parce que le péché est toujours là, qui conduit à l'égoïsme. Mais il faut continuer de lutter, toujours et encore."

Pour une promotion commune de l'écologie humaine

Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Chrétiens et hindous pour une promotion commune de l'écologie humaine, tel est le thème du message adressé aux hindous par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, à l'occasion de Deepavali, la fête de la lumière, célébrée cette année le 11 novembre:

"Le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux vous adresse ses plus chaleureuses salutations. Que vos célébrations à travers le monde vous accompagnent vers une expérience de bonheur et d'harmonie dans vos familles et vos communautés. Le Pape François, dans son encyclique Laudato Si', s'est récemment exprimé sur la crise environnementale et humaine de l'écologie, qui menace notre planète. C'est la raison pour laquelle, en accord avec notre tradition, il nous semble opportun de partager avec vous quelques réflexions sur la nécessité de promouvoir l'écologie humaine. Nous espérons pouvoir inspirer et offrir quelques éléments pour une redécouverte de l'interdépendance de la création. L'écologie humaine porte sur la relation et la responsabilité que les êtres humains cultivent à l'égard de la terre et sur l'attention aux vertus écologiques. Parmi celles-ci, on peut énumérer l'exploitation soutenable des ressources de la terre grâce à la mise en oeuvre de politiques qui, aux niveaux national et international, visent à favoriser l'interconnexion et l'interdépendance entre les êtres humains et la nature. Ces questions, comme nous le savons, ont une incidence directe. Non seulement sur la santé actuelle de notre terre,la maison de la famille humaine, mais aussi sur celle des générations à venir. L'égoïsme humain, tel qu'il s'exprime dans les tendances consuméristes et hédonistes de certains individus et de certains groupes, nourrit la quête insatiable de se poser en maîtres et en conquérants plutôt que comme gardiens de la nature. En regard de notre croyance religieuse ou de nos identités respectives, nous sommes tous appelés à vivre avec une conscience majeure de notre responsabilité à l'égard de la nature, à favoriser les relations humaines et, surtout, à réorganiser nos modes de vie et nos structures économiques pour répondre aux défis écologiques auxquels nous sommes confrontés. Votre religion insiste sur l'unité entre la nature, l'homme et le divin. Notre foi chrétienne nous enseigne que la terre est un don de Dieu fait à tous les êtres humains. En tant que gardiens de l'ordre de la création, nous sommes tous mandatés pour en assurer la sauvegarde de façon responsable et résolue. Il existe un lien indissociable entre paix et création, paix et êtres humains. Pour que la paix puisse prévaloir dans le monde, il faut un effort consciencieux et concerté, individuel et collectif, de la part de nous tous pour entrer dans un dialogue en vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la construction de réseaux de respect et de fraternité. La promotion de l'écologie humaine implique, à tous les niveaux, la formation et l'éducation d'une conscience et d'une responsabilité écologiques ainsi qu'une gestion judicieuse des ressources de la terre. Celles-ci commencent dans la famille, structure fondamentale pour une écologie humaine, au sein de laquelle l'homme reçoit des premières notions déterminantes concernant la vérité et le bien, dans laquelle il apprend ce que signifie aimer et être aimé et, par conséquent, ce que veut dire concrètement être une personne. Les structures éducatives et gouvernementales ont la responsabilité d'éduquer les citoyens à la juste compréhension de l'écologie humaine par rapport à l'avenir. Unis dans l'appartenance et la responsabilité mutuelles d'une même humanité, mais aussi en tant que croyants porteurs de valeurs et de convictions partagées, puissions-nous, hindous et chrétiens, unir nos voix à celles des personnes d'autres traditions religieuses et de bonne volonté pour nous efforcer de promouvoir une culture qui soit celle de l'harmonie en nous-mêmes, avec les autres, avec la nature et avec Dieu pour une écologie humaine qui favorise la croissance de l'arbre de la paix. Bien plus, prier pour une saine écologie et s'associer à la sensibilisation sur les façons de sauvegarder la création constitue une action moralement digne. Pour cela, le pape François a désigné, le 1 septembre comme Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création. Souhaitons que cette initiative contribue à sensibiliser tout le monde à la nécessité d'être de bons gardiens de la création et à promouvoir ainsi une véritable écologie humaine".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 9 Nov - 19:15

Sommaire

- Visite du Président polonais
- Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver
- Le Pape revient sur la divulgation de documents confidentiels

- Respecter le droit du travail
- Envoyé spécial en Inde
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Visite du Président polonais

Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président polonais M.Andrzej Duda, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états: Après avoir convenu du rôle positif que joue l'Eglise dans la société polonaise, les parties ont évoqué la prochaine venue du Saint-Père à Cracovie, pour la Journée mondiale de la jeunesse 2016. Elles se sont ensuite penchées sur certaines questions comme la promotion de la famille, le soutien aux classes sociales défavorisées ou la gestion du phénomène migratoire. Avant d'aborder plusieurs thèmes internationaux, tels la paix et la sécurité, le conflit ukrainien ou la crise du proche et moyen Orient.

Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver

Cité du Vatican, 8 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a consacré l'angélus dominical à expliquer comment ne devaient pas se comporter ceux qui veulent suivre Jésus et l'idéal exemplaire du chrétien, deux questions abordées dans l'Evangile du jour. "Dans la première partie -a-t-il dit-, Jésus impute aux scribes, maîtres de la loi, trois défauts qui se manifestent dans leur style de vie: orgueil, avidité et hypocrisie... Sous des apparences si solennelles se cachent malhonnêteté et injustice... Aujourd'hui aussi, nous courons le risque d'adopter de telles attitudes, par exemple, quand on sépare la prière de la justice, parce qu'on ne peut rendre un culte à Dieu et faire du tort aux pauvres. Ou quand on prétend aimer Dieu et qu'on lui oppose au contraire notre vanité, notre propre profit".

Dans la deuxième partie, l'Evangile parle de la scène au Temple de Jérusalem, précisément l'endroit où les gens jetaient leur monnaie comme offrande. Des riches jetaient beaucoup d'argent et une pauvre femme, veuve, y jeta deux piécettes. "Les riches ont donné, avec grande ostentation, de leur superflu, alors que la veuve, avec discrétion et humilité, a donné tout ce qu'elle avait pour vivre; c'est pourquoi, elle a donné plus que les autres". Le Pape a rappelé que "Jésus, aujourd'hui, nous dit aussi que la mesure de la justice n'est pas la quantité mais la plénitude. Il y a une différence entre quantité et plénitude. Tu peux avoir beaucoup d'argent mais être vide, il n'y a pas de plénitude dans ton c?ur", et il a invité à réfléchir cette semaine sur la différence entre ces deux concepts. "Ce n'est pas une question de portefeuille mais de c?ur", a-t-il ajouté. Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver de l'indispensable, et pas seulement du superflu. Nous sommes appelés à donner le temps nécessaire, et pas seulement celui que nous avons devant nous. Nous sommes appelés à donner tout de suite et sans réserve quelque talent que nous avons, mais pas après l'avoir utilisé à nos fins personnelles ou de groupe".

Le Pape revient sur la divulgation de documents confidentiels

Cité du Vatican, 8 novembre 2015 (VIS). Après l'angélus, le Pape s'est adressé à l'assistance pour revenir sur les événements de ces derniers jours au Vatican: "Chers frères et soeurs, je sais que beaucoup d'entre vous ont été troublés par les informations relatives aux documents confidentiels du Saint-Siège qui ont été volés et publiés. C'est pourquoi, je voudrais vous dire, avant tout, que le vol de ces documents est un délit. C'est un acte déplorable qui n'aide en rien. C'est moi qui avait demandé de faire cette étude, et ces documents avaient déjà été portés à ma connaissance et à celle de mes collaborateurs. Des mesures ont, d'ailleurs, déjà été prises et ont commencé à porter leurs fruits, dont certains sont visibles. C'est pourquoi, je veux vous assurer que ce triste épisode ne me détourne certainement pas du travail de réforme que nous sommes en train de mener avec mes collaborateurs et avec le soutien de vous tous. Oui, avec le soutien de toute l'Eglise, parce que l'Eglise se renouvelle avec la prière et avec la sainteté quotidienne de chaque baptisé. Je vous remercie donc et vous demande de continuer à prier pour le Pape et pour l'Eglise, sans vous laisser perturber mais en allant de l'avant avec confiance et espérance".

Respecter le droit du travail

Cité du Vatican, 7 novembre 2015 (VIS). Le droit au repos, à la juste retraite, à l'assistance maternité, parmi les autres droits liés à l'exercice du travail, "basés sur la nature même de la personne humaine et sur sa dignité transcendante", ont été au c?ur du discours du Pape François qui s'est adressé, ce matin, place St.Pierre, à 23.000 membres de l'Institut national de prévoyance sociale italien (INPS). Le Pape a insisté sur la protection du droit au repos. "Je ne pense pas seulement à ce repos qui est soutenu et légitimé par une large série de prestations sociales -a-t-il dit-, mais aussi et surtout à une dimension de l'être humain qui ne manque pas de racines spirituelles". Dieu, qui a appelé l'homme au repos, s'est aussi reposé le septième jour. C'est pourquoi, dans le langage de la foi, le repos a en même temps, une dimension humaine et divine, mais "avec une prérogative unique: celle de ne pas être une simple abstention de la fatigue et de l'engagement ordinaire, mais une occasion de vivre pleinement comme créature, élevée à la dignité filiale de Dieu. L'exigence de sanctifier le repos est alors liée à celle, re-proposée chaque semaine par le dimanche, d'un temps qui permet de s'occuper de la vie familiale, culturelle, sociale et religieuse, faisant de toutes ces occupations un espace et un temps pour Dieu et pour l'homme".

Le Pape a ensuite évoqué les situations complexes du monde du travail, du chômage à la précarité dans l'emploi. "Et si l'on vit ainsi, comment peut-on se reposer? Le repos est le droit que nous avons tous quand nous travaillons. Mais si la situation de chômage, d'injustice sociale, de travail clandestin, de précarité est si forte, comment peut-on se reposer? C'est honteux. Il y a des gens qui disent: Tu veux travailler? Très bien. Tu commences en septembre jusqu'à juillet, et ensuite, en juillet, août et une partie de septembre, tu ne manges pas, tu ne te reposes pas... Voilà ce qui se passe aujourd'hui. Et ça se passe dans le monde entier, ici aussi. Je me repose quand j'ai travaillé. Sinon, on ne peut pas se reposer". Jusqu'à il y a peu de temps encore, il était normal d'associer la retraite avec le troisième âge, où l'on pouvait profiter du repos mérité et offrir sagesse et conseil aux nouvelles générations. Cependant, "l'époque contemporaine a sensiblement changé ces rythmes. D'un côté, l'éventualité du repos a été anticipée, parfois diluée dans le temps, parfois renégociée jusqu'à des extrêmes aberrants, comme d'arriver à dénaturer l'hypothèse même d'une cessation de travail. D'un autre côté, sont aussi apparues des exigences d'assistance, tant pour ceux qui ont perdu leur travail ou n'en ont jamais eu, que pour ceux qui sont contraints à l'interrompre pour les raisons les plus diverses... On arrête de travailler et on se retrouve sans assistance sanitaire". C'est pourquoi, la tâche d'instituts comme l'INPS est de contribuer à ce que ne manquent pas les subventions indispensables pour la subsistance des travailleurs en arrêt et pour leurs familles. "Parmi vos priorités, portez une attention privilégiée au travail des femmes, et à l'assistance à la maternité qui doit toujours protéger la vie naissante et la servir quotidiennement. Que ne manquent pas non plus l'assurance vieillesse, l'assurance maladie et pour les accidents liés au travail. Que ne manque pas le droit à la retraite, et je souligne: le droit, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit".

"Du reste, travailler veut dire prolonger l'?uvre de Dieu dans l'histoire, en y contribuant d'une façon personnelle, utile et créative. En soutenant le travail, vous soutenez cette même ?uvre. En outre, en garantissant une subsistance digne à qui doit cesser son activité, vous en affirmez la réalité la plus profonde: le travail, en effet, ne peut pas être un simple engrenage du mécanisme pervers qui broie les ressources pour obtenir des profits toujours plus grands. Il ne peut donc être prolongé ou réduit en fonction du gain de quelques-uns et de formes productives qui sacrifient valeurs, relations et principes. Cela vaut pour l'économie en général... Et cela vaut, de la même façon, pour toutes les institutions sociales, dont le principe, le sujet et la fin, est et doit être la personne humaine... N'oubliez pas l'homme, c'est impératif. Aimer et servir l'homme avec conscience, responsabilité et disponibilité. Travailler pour qui travaille, sans laisser de côté qui le voudrait mais ne le peut. Le faire non comme une ?uvre de solidarité, mais comme un devoir de justice et de subsidiarité. Soutenir les plus faibles pour que personne ne manque de dignité et de liberté de vivre une vie authentiquement humaine".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 10 Nov - 16:57



Sommaire

- Ordination épiscopale à St.Jean de Latran
- Contre la corruption et contre l'exploitation
- A Florence, le Pape s'adresse à l'Eglise d'Italie
- Nouvelle mise au point du P.Lombardi

Ordination épiscopale à St.Jean de Latran

Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, fête de la dédicace de la cathédrale de Rome, le Saint-Père s'est rendu en la Basilique St.Jean de Latran, pour conférer l'ordination épiscopale à l'Abbé Angelo De Donatis, nommé Auxiliaire le 14 Septembre. A l'homélie, il a suivi essentiellement le Pontifical romain pour l'ordination des évêques, ajoutant quelques réflexions sur l'annonce de la Parole, l'accueil des pauvres et des sans défense, ainsi que sur la miséricorde. S'adressant au nouvel évêque, il lui a recommandé de ne pas craindre de prêcher en toutes occasions même inopportune, "mais toujours avec douceur, avec magnanimité et doctrine. Que tes paroles soient simples, que chacun puisse les comprendre. Et pas de longues homélies!... L'homélie, qui doit transmettre la grâce de Dieu, doit encourager les fidèles à être meilleurs... Aime comme un père et soit le frère de chacun de ceux que Dieu te confie, d'abord les prêtres, les diacres et les séminaristes, mais aussi les pauvres, les sans défense et toutes les personnes ayant besoin d'aide. Exhorte les fidèles à coopérer à l'effort apostolique et écoute les volontiers et avec patience... Ainsi se construit le Royaume de Dieu... L'Année de la miséricorde va s'ouvrir, alors je te prie d'être miséricordieux. L'Eglise et le monde ont besoin de miséricorde. Montre aux prêtres et aux séminaristes le chemin de la miséricorde. Avec des mots, mais avant tout des gestes. Reçoit la miséricorde du Père, qui a toujours une place dans ton c?ur. Ne repousse jamais personne". A la remise de l'anneau épiscopal, le Pape a recommandé à Mgr.De Donatis de se souvenir qu'avant cet anneau, il y a eu l'alliance de ses parents. Défend la famille, lui a-t-il recommandé.

Contre la corruption et contre l'exploitation

Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Vers 8 h, le Pape est arrivé par hélicoptère à Prato, ville de Toscane surnommé la Cité de Marie à cause d'une relique attribuée à la Vierge, pour s'adresser en la cathédrale au monde du travail. Après avoir évoqué les membres de la communauté chinoise décédés l'an dernier dans l'incendie d'un entrepôt clandestin. Plus que jamais, a-t-il dit, le Seigneur nous demande de ne pas être indifférents, fermés aux autres, mais de nous sentir appelés à renoncer à quelque chose pour aller au devant de quelqu'un: "Le Seigneur nous demande de sortir pour rencontrer nos contemporains. Sortir signifie risquer. Et il n'y a pas de foi sans risque. Repliée sur elle même la foi risque de ne pas répondre à l'invitation du Christ qui appelle ses disciples à prendre des initiatives et à s'engager... Le risque existe d'être happé par le tourbillon des événements et d'en oublier de chercher sa route". Le Christ demande à l'Eglise "de marcher dans les sentiers accidentés et d'y accompagner qui est perdu, de planter des tentes d'espérance où accueillir qui n'attend plus rien de l'existence... Pour un chrétiens, personne ne peut être éloigné... Continuez donc vos efforts pour que votre communauté accueille et intègre. Luttez contre la culture de l'indifférence et du rebut. En ces temps remplis de crainte et d'incertitude, soyez remerciés de soutenir les plus faibles et les familles que vous adoptez. Dans vos efforts pour une meilleure insertion des migrants, ne vous laissez pas décourager et ne cédez pas faces aux difficultés qu'entraîne la coexistence. Concluez toujours des pactes de proximité... Soyons tous animés par la vérité car on ne saurait fonder quelque chose de bon sur le mensonge et le manque de transparence. Si cette recherche est parfois difficile, elle demeure vitale... La sacralité de toute personne réclame acceptation, respect et travail. Un travail qui soit digne", ce que n'avaient pas les sept ressortissants chinois, hommes et femmes, morts il y a deux ans victimes de l'exploitation et du travail illégal. "La vie de toute communauté exige de combattre à tout prix le cancer de la corruption, de l'exploitation et de l'illégalité. Nous ne devons pas cesser de lutter pour la vérité et la justice".

A Florence, le Pape s'adresse à l'Eglise d'Italie

Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Après sa brève visite à Prato, le Pape s'est rendu à Florence hélicoptère. Après avoir été accueilli par les autorités civiles et religieuses, il a gagné le centre ville en voiture. Arrivé Place de la cathédrale, il a d'abord visité le célèbre baptistère. Avant se rendre à pieds à la cathédrale, il a admiré La Crucifixion blanche de Chagall, tableau actuellement exposé au Palazzo Strozzi. A Santa Maria del Fiore, il a rencontré les 2.500 participants au V Congrès ecclésial national italien (En Jésus-Christ, le nouvel humanisme). Accompagné par le Cardinal Archevêque de Florence, il a été d'abord salué par le Cardinal Angelo Bagnasco, Président de la Conférence épiscopale italienne. Puis il a prononcé un discours axé sur le thème du congrès, que nous reproduisons largement:

''On ne saurait parler d'un humanisme fondé sur Jésus, sans trouver en lui tout ce qui caractérise le vrai visage de l'homme. C'est la contemplation du visage de Jésus, mort et ressuscité, qui permet de reconstruire notre humanité, même fragmentée par les difficultés de la vie et marquée par le péché... Je ne veux pas exposer ici de manière abstraite un nouvel humanisme, une certaine idée de l'homme, mais simplement présenter quelques caractéristiques de l'humanisme chrétien, qui s'alimente à la pensée de Jésus-Christ. Il ne s'agit pas de sensations passagères mais de la force intérieure qui nous permet de vivre et de prendre des décisions... Le premier sentiment est l'humilité... L'obsession de préserver notre propre dignité ou notre influence ne devrait pas nous appartenir. Nous devons chercher la gloire de Dieu, qui ne peut coïncider avec la nôtre... Un autre sentiment de Jésus est l'altruisme... Alors, évitez, s'il vous plaît nous enfermer dans des structures qui nous donnent un faux normes de sécurité qui font de nous des juges implacables... Notre devoir est de travailler à faire de ce monde un espace meilleur. Notre foi est révolutionnaire par une impulsion qui vient de l'Esprit Saint". Mais il y a aussi la béatitude exprimée par le Christ. Le chrétien doit être bienheureux. "Dans les Béatitudes, le Seigneur nous montre le chemin. Nous êtres humains, en le suivant, pouvons atteindre le bonheur le plus authentiquement humain et divin... Pour les grands saints, la béatitude a à voir avec l'humiliation et la pauvreté, et parmi les plus pauvres d'entre nous, on trouve beaucoup de cette béatitude". Venons en à l'humilité et l'abnégation, qui doivent parler "à l'Eglise italienne réunie aujourd'hui pour marcher dans un esprit de synodalité. Ces vertus nous disent que nous ne devrions pas être obsédés par le pouvoir, même quand il prend le visage social, utile et fonctionnel de l'Eglise. Si l'Eglise ne suit pas les sentiments de Jésus, elle se trouve désorientée... Si l'Eglise manifeste l'humilité, l'abnégation et la béatitude, elle reconnaît l'action du Seigneur dans le monde, dans la culture, dans le vie quotidienne des gens. Je l'ai dit de nombreuses fois et je le répète: Je préfère une Eglise couverte de de la plaies, sale pour être sans cesse les rues, plutôt que qu'une Eglise malade enfermée dans le confort et cramponnée à ses sécurité... Certes, nombreuses sont les risques auxquelles nous sommes confrontés", tel le pélagienne, qui pousse l'Eglise à ne pas être humble, désintéressée et bienheureuse... Trop souvent cela nous conduit à assumer un style de contrôle, de dureté, de normalisation. La règle donne la sécurité pélagienne de se sentir supérieur, d'avoir une orientation précise... Contre les maux ou les problèmes de l'Eglise, il est inutile de chercher la solution dans le conservatisme ou le fondamentalisme dans le rétablissement de comportements formels et dépassés, qui ne seont même plus culturellement significatives. La doctrine chrétienne est pas un système fermé incapable de générer les questions nouvelles. Elle doit être vivante, connaître les difficultés, encourager les personnes. Son visage ne peut être rigide, les membres de son corps doivent bouger. Elle a pour nom Jésus-Christ". Il y a aussi le risque de "la gnose qui semble porter à la confiance par un raisonnement logique et clair, mais qui ignore l'attention au frère... La différence entre la signification chrétienne et les formes gnostiques réside dans le mystère de l'Incarnation". Sans la Parole on construit sur le sable, on cultive sans fruits, on rend tout dynamisme stérile... Alors, que devons-nous faire, qu'est ce que le Pape demande aux fidèles et aux pasteurs tous ensemble? Et je vous invite à vous tourner vers l'Ecce Homo. Je demande aux évêques d'être des bergers, de vivre la joie d'être pasteurs... Ne prêchez pas des doctrines complexes, mais soyez les hérauts du Christ mort et ressuscité pour nous. Visez à l'essentiel, au Kérygme. Rien n'est plus solide, profond et sûr que cette annonce. Tout le peuple de Dieu doit annoncer l'Evangile!... Je recommande à l'ensemble de l'Eglise italienne ce que j'ai mentionné dans l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium: L'inclusion sociale des pauvres, qui doivent avoir une place privilégiée au sein du peuple de Dieu, la rencontre et le dialogue pour promouvoir l'amitié sociale et le bien commun... Que Dieu protège l'Eglise italienne de toute les tentation du pouvoir, de l'exercice, de l'image, de l'argent du pouvoir. Seule la pauvreté évangélique est créative... L'Eglise mère reconnaît comme ses enfants les personnes abandonnées, les personnes opprimés, les personnes désespérées. Cela a toujours été une de ses forces, parce que le Seigneur n'a versé son sang pour quelques uns...mais pour tous". L'Eglise doit partager, "être un levain de dialogue, de rencontre, d'unité. Nos propres formulations de la foi sont le résultat d'un dialogue et d'une rencontre des cultures, des communautés et de diverses réalités. Nous ne devrions pas avoir un dialogue timoré, car la confrontation et la critique nous aident à éviter que la théologie se transforme en idéologie... L'Eglise doit aussi savoir comment donner une réponse claire aux enjeux du débat public. C'est l'une des formes de la contribution spécifique des croyants à la construction de la société. Les croyants sont des citoyens...et je lance un appel avant tout aux jeunes: Vous devez être forts et ne pas regarder la vie depuis le balcon. Engagez-vous, plongez-vous dans le dialogue social et politique... Les problèmes doivent être vécus comme des défis, non pas comme des obstacles... Je voudrais une Eglise italienne vivace", portatrice de l'humanisme, avec des chrétiens appelés à vivre radicalement pour affirmer la dignité de chaque personne comme fils de Dieu. Entre tous les êtres humains il existe une fraternité fondamentale que l'humanisme chrétien aide à comprendre, comme le fait que la création est notre maison commune".

Après s'être adressé au congrès ecclésial, peu avant midi, le Pape est allé en la Basilique de la Santissima Annunziata, pour réciter l'angélus avec des malades et des handicapés. Il a ensuite gagné le centre d'accueil voisin pour déjeuner avec des pauvres.

Nouvelle mise au point du P.Lombardi

Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse réagi au contenu de certains articles de la presse italienne. Il a dit qu'il est "absolument faux que ces derniers jours aient été entendus par les enquêteurs vaticans plusieurs cardinaux ou prélats (certains fournissant le chiffre de quatre!). Même chose pour l'information selon laquelle le Cardinal Giuseppe Bertello aurait été chargé de contacts avec les Autorités italiennes en rapport avec la divulgation de documents réservés".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 11 Nov - 18:29


Sommaire

- La convivialité, vertu familiale
- Audience à une délégation de Bosnie - Herzégovine
- Message aux Académies pontificales
- Messe du Pape à Florence
- En vue de la Conférence de Paris
- Autres actes pontificaux




La convivialité, vertu familiale

Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a tenu l'audience générale Place St.Pierre, proposant à l'assistance de commencer par un Ave Maria et de prier pour les délégués de l'Eglise italienne réunis à Florence pour leur congrès annuel. Sa catéchèse ensuite a porté sur une des vertus de la vie en famille, la convivialité. C'est, a-t-il dit, "la capacité à partager les biens de la vie et à être heureux de le faire. C'est une belle vertu! Sa meilleure image est la famille réunie à table pour partager le repas... La convivialité est une valeur sûre pour mesurer la santé des relations, une sorte de thermomètre. S'il y a un problème ou une blessure cachée au sein de la famille, on peut ainsi les résoudre. Malheureusement, de nos jours la famille mange presque jamais réunie, ou bien ses membres ne se parlent pas à table, regardent la télévision ou le téléphone... Le christianisme a une vocation particulière à la convivialité, tout le monde le sait. Le Seigneur Jésus a...choisi la table pour donner à ses disciples son testament spirituel, condensé dans le geste mémorial de son sacrifice". La table familiale et son expérience de convivialité conduisent à l'Eucharistie, ouvrant à la grâce universelle et à l'amour de Dieu pour le monde. ''Dans sa participation à l'Eucharistie, la famille est purifiée de la tentation de se refermer sur elle même. Elle est fortifiée dans l'amour et la fidélité... A notre époque, marquée par les nombreuses fermetures et trop de murs, la convivialité générée par la famille qui se dilate dans l'Eucharistie, devient cruciale. L'Eucharistie et les familles peuvent surmonter ces clôtures et construire des ponts de charité... Aujourd'hui, de nombreux contextes sociaux entravent la convivialité familiale. Nous devons donc trouver un moyen de récupérer cette vertu, en adaptant la convivialité aux nouvelles exigences sociales. La convivialité semble être devenue quelque chose qui s'achète et se vend. Et puis la nourriture n'est plus le symbole d'un juste partage des biens, du pain et de l'affection. Dans les pays riches, nous sommes poussés à dépenser plus du nécessaire pour la nourriture. Et ce comportement insensé détourne notre attention de la faim réelle, des corps comme des âme... L'alliance vivante et vitale des familles chrétiennes soutient et développe la convivialité dans le dynamisme de leur hospitalité quotidienne. Ainsi coopèrent-elles à la grâce de l'Eucharistie, qui est capable de créer, renforcer et renouveler la communion. Les familles chrétiennes doivent montrer l'ampleur de leur horizon, qui est l'horizon de l'Eglise, mère de toutes les personnes abandonnées et exclues. Prions afin que la convivialité familiale grandisse durant le Jubilé de la miséricorde".

Audience à une délégation de Bosnie - Herzégovine

Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Président tournant de la Bosnie - Herzégovine M.Dragan Covic, accompagné par le Comité d'organisation de la visite pastorale qu'il a effectué à Sarajevo en juin dernier. Assurant ses hôtes de l'excellent souvenir qu'il garde de son bref séjour, le Pape a salué la grande capacité de pardon dont fait preuve ce peuple qui a tant souffert. Pardonner ou même tenter de le faire, a-t-il ajouté favorise le dialogue, l'union et l'agir commun. Adressant son bon souvenir à toute la population, il a évoqué les différentes communautés ethniques et religieuses qui dialoguent pour le bien du pays. Il a tout particulièrement pensé aux jeunes, se remémorant les questions que lui avait posé la jeunesse de Sarajevo. Allez de l'avant, tous ensemble, a conclu le Pape à l'adresse de ses hôtes.

Message aux Académies pontificales

Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Les Académies pontificales, coordonnées par le Conseil pontifical pour la culture, ont tenu hier leur XXI séance publique (Ad Limina Petri, les traces du pèlerinage aux premiers siècles du christianisme). Au nom du Pape, le Cardinal Secrétaire d'Etat a remis le Prix des Académies pontificales aux jeunes chercheurs, aux artistes et institutions qui se sont distingués tout au long de l'année dans la promotion de l'humanisme chrétien. Dans son message, le Saint-Père rappelle comment dans la bulle d'indiction du Jubilé de la miséricorde il souligne l'importance du pèlerinage comme un signe distinctif de l'Année Sainte. La vie est un pèlerinage et l'être humain est un voyageur, un pèlerin qui marche vers un objectif. Pour pouvoir franchir la Porte Sainte, à Rome et partout ailleurs, chacun devra le faire selon ses propres forces. Ce sera un signe de la miséricorde est également un objectif à atteindre, qui exige engagement et sacrifice. Le pèlerinage doit donc être une incitation à la conversion". Puis, se revenant au thème de la session, le Cardinal Parolin a dit que depuis les premiers siècles, les itinéraires de pèlerins...sont bien documentés, y compris par les graffitis laissés près des tombes des martyrs. Ils attestent de la foi authentique et généreuse de qui a entrepris ce voyage avec beaucoup de courage et beaucoup de sacrifices". Le pèlerinage "est également une expérience de la miséricorde, de partage et de solidarité de personnes qui suivent le même chemin... Parmi les signes qui caractérisent l'Année Sainte, il y a l'accueil du pèlerin, de l'étranger. Que les traces laissées par les pèlerins de l'Antiquité nous rappellent l'engagement au partage qui, dans l'expérience du pèlerinage devient un parcours de conversion".

Enfin le Pape cite les noms des lauréats de l'année, auxquels le prix est attribué pour leur contribution à la recherche archéologique sur le culte des martyrs: Ex aequo l'Association archéologique de Mértola (Portugal, Professeur Virgilio Lopes), et M.Mateo Braconi pour son doctorat sur la mosaïque absidiale de Ste.Pudenzienne (Rome). En signe d'encouragement pour ses recherches historiques, le Pape a accordé la Médaille du Pontificat à Mme.Almudena Alba López (Espagne).

Messe du Pape à Florence

Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a conclu sa brève visite pastorale en Toscane par la célébration d'une messe au Stade Artemio Franchi de Florence. A la fin de la cérémonie, il a remercié les détenus de la prison voisine pour avoir confectionné l'autel. A l'homélie, à propos de la question que Jésus posa aux disciples sur le Fils de l'homme, le Pape a dit que "Jésus a se souciait de l'opinion des gens, non pour leur plaire, mais pour être en mesure de communiquer avec eux. Ne sachant pas ce que les gens pensent, le disciple est isolé. Il commence à juger les gens selon ses propres critères. La seule façon d'aider l'autre est de maintenir un contact sain avec la réalité des personnes... Quand Dieu a voulu nous parler, il s'est incarné. Les disciples de Jésus ne doivent jamais oublier qu'ils ont été choisis parmi les gens. Sachant cela il ne devraient jamais être tentés d'adopter une attitude détachée, dédaigneuse, comme si ce que les autres pensent et vivent ne les concernaient pas... Que nous soyons réunis pour célébrer la messe dans un stade nous rappelle que l'Eglise, comme Jésus, vit dans le peuple et pour le peuple. Au long de l'histoire, l'Eglise a toujours porté la même question: Qui est Jésus pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui?... Proclamer la vraie foi en Jésus-Christ, tel est le c?ur de notre identité chrétienne". Aujourd'hui comme hier, notre la joie est de "partager cette foi et répondre ensemble au Seigneur qu'il est pour nous le Christ, le Fils du Dieu vivant... Notre joie est de reconnaître en lui la présence de Dieu, envoyé par le Père, le Fils viennent à être des instruments de salut pour l'humanité... A la racine du mystère du salut il y a la volonté de Dieu miséricordieux qui ne veut pas céder à l'incompréhension, à la culpabilité et à la misère de l'homme. Son amour miséricordieux est celui que Simon Pierre a reconnu en Jésus. C'est le même visage que nous sommes appelés à reconnaître...dans sa parole, qui illumine les ténèbres de nos esprits et de nos c?urs". En fait, ''la communion entre le divin et l'humain, pleinement réalisé en Jésus est notre objectif, le point culminant de l'histoire humaine selon le projet du Père... Dieu et l'homme ne sont pas deux extrêmes. A la recherche de Dieu, l'homme reconnaît sa propre image". Il trouve l'humanité et l'esprit du Bon Samaritain. Ce n'est donc pas étonnant que l'humanisme dont Florence témoigne...ait toujours eu le visage de la charité''. Après la messe le Pape François a regagné le Vatican en hélicoptère.

En vue de la Conférence de Paris

Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). A Paris le 7 novembre, l'Observateur permanent du Saint-Siège a pris la parole dans le cadre du débat politique de la 38º Conférence générale de l'UNESCO. Après avoir exprimé l?appréciation du Saint-Siège pour l?action méritoire de l'organisation en faveur de la paix durable par l?éducation, la culture et les sciences, Mgr.Francesco Follo a confirmé que le Saint-Siège soutenait le document 38C/5 qui met si bien en exergue ces activités. Rappelant que l?UNESCO est fortement impliqué dans les préparatifs de la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, il s'est dit convaincu que, "grâce à son programme d?action global pour l?éducation en vue du développement durable, elle joue et jouera un rôle très important pour transformer l?éducation au changement climatique en un élément plus central et plus visible de la réponse internationale au changement climatique. A ce titre, le Saint-Siège salue la feuille de route de l?UNESCO pour la mise en ?uvre de ce programme, qui veut aider à comprendre l?impact du réchauffement planétaire actuel et à mieux familiariser, les jeunes notamment, au changement climatique. "Pour y parvenir, ce programme renforce la capacité des pays membres à assurer une éducation au changement climatique de qualité, encourage les approches pédagogiques novatrices visant à intégrer l?éducation au changement climatique dans les écoles et favorise la sensibilisation au changement climatique ainsi que le renforcement des programmes d?éducation non formelle grâce aux médias, réseaux et partenariats". Le dialogue implique une éducation à l?écoute. "Ce dialogue commence avec la prise de conscience qu?habiter la terre consiste à l'habiter avec respect, sobriété et simplicité... Mais c?est aussi en prendre soin... ll faut une attitude humaine qui vient du travail et d'une prise de responsabilité".

"Le manière qu'a l?homme de traiter l?environnement a une claire influence sur celle de se traiter lui-même, et vice-versa. Il y a une dimension éthique dans l?écologie et dans le travail de la personne humaine... L?homme ne transforme pas seulement la nature en l?adaptant à ses propres nécessités, mais aussi il se réalise comme homme et, dans un certain sens, il devient plus homme. Le rapport homme-nature est synthétisé par le travail. En effet, d?une part la nature est expression d?un dessein d?amour et de vérité, et de l?autre la nature est à notre disposition comme cadeau de Dieu... Dans la succession des générations, chacune a des devoirs envers la suivante, et le premier de ces devoirs est de léguer les conditions d?une vie humaine sur la terre... Nous sommes héritiers d?un patrimoine culturel et naturel que nous devons transmettre intact et enrichi, peut-être, à nos successeurs. Ici encore, l?UNESCO se distingue par son action en faveur de la préservation du pluralisme culturel et le Saint-Siège veut saluer le lancement de la campagne Unite4Heritage...dont l?objectif est de faire de la protection de la culture un pilier de la construction de la paix.. Cette terre doit être gérée avec intelligence et prévoyance. En effet, il nous reste assez d?intelligence et de prévoyance pour cesser d?être, vis à vis de notre maison commune, ceux qui la saccagent, épuisent ses ressources et se désintéressent des générations à venir. On ne possède pas la solution globale". Une conscience écologique est apparue, et il convient de "défendre les droits de ceux qui ne sont pas encore là. C'est certainement plus difficile". Il faut une écologie de l?environnement allant de pair avec une écologie de l?humain. Dans l'encyclique Laudato Si?, le Pape François invite à développer cette écologie de l?humain. L?intelligence commande, dit Benoît XVI, de respecter l?autre homme autant que la maison que nous habitons ensemble dans la suite des temps, Une écologie qui ignorerait les droits de l?homme à être un homme aujourd?hui et demain ignorerait ce qu?est une maison. Le Saint-Père dit que l?intelligence commande réciproquement que nous respections notre maison commune parce qu?en la respectant, nous prouverons notre amour du prochain. Dans tous les dangers qui nous menacent se cache un projet auquel C.S.Lewis a donné son nom, celui d?une abolition de l?homme. Il faut évidemment la refuser. Nous avons les moyens intellectuels de la refuser. La refusant, nous prouverons notre amour du prochain, quelles que soient les distances spatiales et chronologiques qui nous séparent de lui. Et comme le verbe aimer est toujours liée au verbe faire, le souci que nous aurons de notre maison commune se traduira en ce qu?il faut appeler par son nom, une authentique ?uvre de miséricorde".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 25 Nov - 16:30

Sommaire

- Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège
- Le Pape se rend au siège du IOR
- Autres actes pontificaux
- Visite du Gouverneur Général d'Antigua et Barbuda
- Message-vidéo du Pape destiné au Kenya, à l'Ouganda et à la Centrafrique
- Angélus: La puissance et la force du chrétien sont dans la croix
- Télégramme à la suite de l'attentat de Bamako
- La priorité d'éduquer
- Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège
- Possession cardinalice
- Audiences

Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège

Cité du Vatican, 24 novembre 2015 (VIS). Ce matin s'est déroulée près le Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican la première audience du procès pénal à charge de Mgr.Lucio Angel Vallejo Balda (Espagne), Mme.Francesca Inmacolata Chaouqui (Italie), M.Nicolas Maio (Italie), M.Emiliano Fittipaldi (Italie) et M.Gianluigi Nuzzi (Italie), accusés de divulgation d'informations et de documents réservés.

Les inculpés étaient tous présents, accompagnés d'avocats, commis d'office pour Mgr.Vallejo Balda, Mme.Chaouqui et M.Maio, d'office fait propre pour M.Fittipaldi et M.Nuzzi. Le représentant du Saint-Siège comme partie lésée était absent.

La Cour était composée de M.Giuseppe Dalla Torre, Président du Tribunal, de M.Piero Antonio Bonnet, Juge, de M.Paolo Papanti-Pelletier, Juge, de M.Venerando Marano, Juge suppléant. Le Ministère public était représenté par le Promoteur de Justice, M.Gian Pietro Milano, et son Adjoint, M.Roberto Zannotti.

Après la lecture des chefs d'inculpation, le Président a indiqué avoir transmis au Président de la Cour d'appel la requête de Mgr.Vallejo Balda et de M.Nuzzi, demandant à accréditer d'autres avocats propres.

Ont alors été soulevées deux exceptions préliminaires, celle de l'avocate de Mgr.Vallejo Balda sur le délai de présentation des preuves de la défense, puis de l'avocate de M.Fittipladi -après une déclaration spontanée de ce dernier- sur la non précision des faits contestés dans l'acte d'accusation. Le Promoteur de justice adjoint a répliqué à la seconde en disant que le procès n'avait pas pour but d'attaquer la liberté de la presse, l'accusé étant appelé à répondre des actes posés en vue d'obtenir les documents et informations divulgués, ce qui est indiqué dans l'acte d'accusation.

Après s'être réunie trois quart d'heure en chambre du conseil, la Cour a rejeté les deux exceptions et a fixé la prochaine audience à lundi 30 novembre à 9 h 30', lors de laquelle débuteront les interrogatoires des inculpés dans l'ordre de citation. On prévoit sur la semaine des audiences quotidiennes, et si besoin les après-midi.

Le Pape se rend au siège du IOR

Cité du Vatican, 24 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu ce matin au siège du IOR, où il s'est entretenu une vingtaine de minute avec les Membres du Conseil de Supervision. Il leur a notifié la nomination de M.Gian Franco Mammì comme nouveau Directeur Général, qui sera assisté par M.Giulio Mattietti dans l'attente de la désignation du nouveau Vice Directeur.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 24 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Steven Joseph Lopes, Evêque de l'Ordinariat personnel The Chair of Saint Peter (USA). L'Evêque élu, né en 1975 à Fremont (USA) et ordonné prêtre en 2001, était jusqu'ici Attaché de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Docteur en théologie, il succède à Mgr.Jeffrey N.Steenson, dont la renonciation a été acceptée en conformité au canon 401,2 du CIC.

Le Chanoine Paul McAleenan, Auxiliaire de l'Archevêque de Westminster (GB). L'Evêque élu, né en 1951 à Belfast (Ulster/GB) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici chanoine de la cathédrale. Il a été curé de paroisse et doyen de secteur pastoral.

Mgr.John Wilson, Auxiliaire de l'Archevêque de Westminster (GB). L'Evêque élu, né en 1968 à Sheffield (Angleterre/GB) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Martin de Porres de Wakefield.

Visite du Gouverneur Général d'Antigua et Barbuda

Cité du Vatican, 23 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Sir Rodney Williams, Gouverneur Général d'Antigua et Barbuda, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Après s'être félicitées de la qualité de leurs relations, récemment renforcées par la désignation d'un ambassadeur près le Saint-Siège, les parties ont convenu de l'importance du rôle joué par l'Eglise en faveur du respect de la personne, mais aussi dans les domaines de l'éducation et de l'assistance sociale, se promettant d'accentuer leur collaboration. On également été abordées des questions d'intérêt régional ou global, comme les flux migratoires ou les changements climatiques.

Message-vidéo du Pape destiné au Kenya, à l'Ouganda et à la Centrafrique

Cité du Vatican, 23 novembre 2015 (VIS). Ce matin, ont été diffusés au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine, les messages-vidéo du Pape François, enregistrés en vue de la visite qu'il effectuera du 25 au 30 novembre dans ces trois pays africains. Dans le message destiné au Kenya et à l'Ouganda, le Pape François dit, après avoir salué les familles de ces deux pays: "Je viens en Ministre de l'Evangile, pour proclamer l'amour de Jésus-Christ et son message de réconciliation, de pardon et de paix. Ma visite a l'intention de confirmer la communauté catholique dans son adoration de Dieu et dans son témoignage de l'Evangile, qui enseigne la dignité de chaque homme et femme, et nous envoie ouvrir nos c?urs aux autres, spécialement aux pauvres et aux nécessiteux".

"En même temps, poursuit-il, je souhaite rencontrer tout le peuple du Kenya et d'Ouganda, et offrir à tous une parole de soutien. Nous vivons à une époque où les croyants, religieux et les personnes de bonne volonté du monde entier, sont appelés à encourager la compréhension mutuelle et le respect, et à s'appuyer les uns aux autres comme des membres de notre unique famille humaine. C'est pourquoi, nous sommes tous des enfants de Dieu. Un des points culminants de ma visite sera ma rencontre avec les jeunes, qui sont la ressource la plus importante, et notre espérance la plus prometteuse pour un avenir de solidarité, de paix et de progrès".

Dans son message pour la République centrafricaine, le Saint-Père a salué tous les Centrafricains avec affection et joie, indépendamment de leur ethnie ou religion. "C'est la première fois de ma vie que je viendrai sur le continent africain, si beau et si riche de sa nature, de ses populations et de ses cultures; et je m'attends à de belles découvertes et à d'enrichissantes rencontres", dit-il, ajoutant: "Votre cher pays connaît depuis trop longtemps une situation de violence et d'insécurité dont beaucoup d'entre vous sont les victimes innocentes. Le but de ma visite est d'abord de vous apporter, au nom de Jésus, le réconfort de la consolation et de l'espérance. Je souhaite de tout c?ur que ma visite puisse contribuer, d'une manière ou d'une autre, à panser vos blessures et à ouvrir un avenir plus serein pour la Centrafrique et tous ses habitants".

"Le thème de ce voyage sera: passons sur l'autre rive. C'est un thème qui invite vos communautés chrétiennes à regarder résolument en avant, et encourage chacun à renouveler sa relation avec Dieu et avec ses frères pour édifier un monde plus juste et fraternel. J'aurai notamment la joie d'ouvrir pour vous, un peu en avance, l'Année jubilaire de la Miséricorde, qui sera pour chacun, je l'espère, l'occasion providentielle d'un authentique pardon, à recevoir et à donner, et d'un renouveau dans l'amour. C'est en messager de paix que je me rends chez vous. J'aurai à c?ur de soutenir le dialogue interreligieux pour encourager la cohabitation pacifique dans votre pays; je sais que cela est possible, car nous sommes tous frères".

Angélus: La puissance et la force du chrétien sont dans la croix

Cité du Vatican, 22 novembre 2015 (VIS). En la solennité du Christ-Roi, célébrée le dernier dimanche de l'année liturgique, le Pape a consacré la réflexion qui précède l'angélus à la différence entre la royauté de Jésus et celle du monde, évoquant le passage évangélique qui raconte sa comparution devant Pilate, où il affirme qu'il est roi d'un royaume qui n'est pas de ce monde. "Cela ne signifie pas -a dit le Pape- que le Christ soit le roi d'un autre monde, mais qu'il est le roi dans un autre monde, et pourtant il est roi dans ce monde. Deux logiques s'opposent ici: la logique mondaine, qui s'appuie sur l'ambition, la compétition, qui combat avec les armes de la peur, du rachat et de la manipulation des consciences, et la logique de l'Evangile, c'est-à-dire la logique de Jésus, qui s'exprime, au contraire, dans l'humilité et la gratuité, s'affirme silencieusement mais efficacement avec la force de la vérité. Les royaumes de ce monde gouvernent parfois de façon autoritaire, avec des rivalités, des oppressions. Le royaume du Christ est un royaume de justice, d'amour et de paix."

Jésus se révèle roi dans la crucifixion, révélant la gratuité de son amour, bien que pour certains la croix semble un échec. Mais c'est justement "dans l'échec du péché, car le péché est un échec, dans l'échec des ambitions humaines, que la croix triomphe, que se trouve la gratuité de l'amour... Pour le chrétien, parler de puissance et de force signifie faire référence à la puissance de la croix et à la force de l'amour de Jésus: un amour qui reste ferme et intègre, même face au refus, et qui apparaît comme l'accomplissement d'une vie dépensée dans un don total de soi en faveur de l'humanité".

Paradoxalement, la vérité de Jésus est l'ironie de ceux qui au Calvaire disaient: Il ne peut se sauver lui-même; parce que si Jésus était descendu de la croix, il aurait cédé à la tentation du prince de ce monde. Il ne peut se sauver lui-même justement pour pouvoir sauver les autres, justement parce qu'il a donné sa vie pour nous, pour chacun de nous. Et celui qui a compri cela, c'est le bon larron quand il demande au Crucifié de se souvenir de lui au paradis. Ce malfaiteur, condamné à mort, a vu l'amour dans l'attitude et dans l'humilité de Jésus. "La force du royaume du Christ, c'est l'amour -a ajouté le Saint-Père-. C'est pourquoi la royauté de Jésus ne nous opprime pas, mais nous libère de nos faiblesses et de nos misères, en nous encourageant à parcourir les routes du bien, de la réconciliation et du pardon...Face à toutes ces déchirures du monde et aux trop nombreuses blessures dans la chair des hommes, demandons à la Vierge Marie de nous soutenir dans notre engagement à imiter Jésus, notre roi, nous présentant son royaume par des gestes de tendresse, de compréhension et de miséricorde".

Après l?angélus, le Pape a rappelé qu'hier à Barcelone (Espagne) ont été proclamés bienheureux "Federico de Berga et 25 compagnons martyrs, assassinés en Espagne au cours de la féroce persécution contre l'Eglise au siècle dernier. Ils étaient prêtres -a-t-il expliqué-, jeunes profès en attente d'être ordonnés et frères laïques appartenant à l'ordre des Frères Mineurs capucins. Confions à leur intercession tous nos frères et s?urs qui malheureusement aujourd'hui encore sont persécutés à cause de leur foi dans le Christ". Enfin, le Pape a évoqué son voyage en Afrique qui commencera mercredi 25 et au cours duquel il se rendra au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine, et a demandé à tous de prier pour ce voyage, afin qu'il soit pour tous "un signe de proximité et d'amour". Demandons ensemble à la Vierge -a-t-il conclu- de bénir ces terres bien aimées pour qu'y règne la paix et la prospérité".

Télégramme à la suite de l'attentat de Bamako

Cité du Vatican, 22 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir à l'Archevêque de Bamako un télégramme de condoléances à la suite de l'attentat sanglant commis dans un hôtel de la capitale malienne: Il "s?associe par la prière à la peine des familles endeuillées et à la tristesse des maliens. Il confie toutes les victimes à la miséricorde de Dieu, le priant de les accueillir dans sa lumière. Il exprime sa profonde sympathie aux personnes blessées et à leurs familles, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation dans leur épreuve. Consterné par cette violence aveugle qu?il condamne fermement, il implore de Dieu la conversion des c?urs et le don de la paix, et il invoque l?abondance des bénédictions divines sur toutes les personnes touchées par ce drame".

La priorité d'éduquer

Cité du Vatican, 21 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants au congrès mondial (Eduquer, une passion sans cesse renouvelée) organisé par la Congrégation pour l'éducation catholique pour marquer le cinquantième anniversaire de la déclaration conciliaire Gravissimum Educationis (éducation catholique) et le vingt-cinquième de la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae (université catholique). Répondant à une première question, il a rappelé qu'on ne saurait parler d'éducation catholique sans parler d'humanisme, l'identité catholique étant Dieu fait homme. Et puis, éduquer chrétiennement ne se limite pas au catéchisme...car il s'agit d'insuffler chez les enfants et adolescents les valeurs intellectuelles dans toute leur réalité, y compris transcendantale... Du point de vu chrétien, la plus grave crise de l'éducation et le rejet de la transcendance". Il faut donc préparer la jeunesse à y accéder, dans sa globalité. A une seconde, faisant référence à la rupture actuelle entre école, famille et société, le Pape a reconnue l'utilité de disposer "d'une éducation d'urgence qui prenne en compte un enseignement informel, l'enseignement formel ayant été affaibli par le positivisme... Il faut donc s'ouvrir à de nouveaux horizons, créer de nouveaux modèles" à l'aune des expériences vécues, porter l'éducation à l'usage de l'esprit, du langage du coeur ou de la main tendue. C'est ainsi qu'elle deviendra inclusive. Chacun y aura sa place. Il convient pour cela de prendre des risque: "Un éducateur qui ne risquerait pas ne servirait pas l'éducation. Cela vaut pour les parents aussi et cela signifie aller de l'avant, prendre des risques raisonnablement.

Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège

Cité du Vatican, 21 novembre 2015 (VIS). Le Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a notifié aux accusés et à leurs avocats leur mise en accusation, présentée par le Bureau du Promoteur de Justice en conclusion de la phase d'instruction du procès en cours, pour divulgation illicite d'informations et de documents confidentiels, par un décret émis par le Président du Tribunal en date du 20 novembre. Nous publions ci-dessous la partie dispositive de la requête, signée par le Promoteur de Justice, M.Gian Pietro Milano, et par le Promoteur de Justice adjoint, M.Roberto Zannotti.

Le Promoteur de Justice, vu les articles 353, 355 et 359 du Code de procédure pénale, demande à S.E. le Président du Tribunal d'émettre à l'encontre des personnes suivantes, à savoir: Mgr.Lucio Angel Vallejo Balda, né à Villamediana de Iregua (Espagne) le 12 juin 1961, Mme.Francesca Inmaculada Chaouqui, née à Cosenza (Italie), le 18 décembre 1981, M.Nicolas Maio, né à Benevento, le 2 mars 1978, M.Emiliano Fittipaldi, né à Naples, le 13 novembre 1974 et M.Gianluigi Nuzzi, né à Milan, le 3 juin 1969, un acte d'accusation pour répondre:

Mgr.Angel Lucio Vallejo Balda, Mme.Francesca Inmacolata Chaouqui et M.Nicola Maio, du délit puni par l'article 248 du Code de procédure pénale (substitué par l'art.25 de la Loi n.IX du 11 juillet 2013) "puisqu'au sein de la Préfecture pour les affaires économiques et de Cosea, ils formaient une association criminelle organisée, dotée d'une composition propre et d'une structure autonome, dont les promoteurs peuvent être identifiés comme Angel Lucio Vallejo Balda et Francesca Inmacolata Chaouqui, dans le but de commettre des délits de divulgation d'informations et de documents concernant les intérêts fondamentaux du Saint-Siège et de l'Etat".

Les accusés mentionnés plus bas, du délit des articles 63 et 11, 6-bis du Code pénal (introduit par la Loi n.IX du 11 juillet 2013), "puisque, de concours, Mgr.Vallejo Balda, en qualité de Secrétaire général de la Préfecture pour les affaires économiques, Mme.Chaouqui, membre de la Cosea, MM.Fittipaldi et Nuzzi, comme journalistes, se sont illégalement procurés et ont ensuite révélé les informations et documents concernant les intérêts fondamentaux du Saint-Siège et de l'Etat; en particulier, Mgr.Vallejo Balda, Mme.Chaouqui et M.Maio, se procuraient ces informations et documents dans le cadre de leurs charges respectives à la Préfecture pour les affaires économiques et à la Cosea; alors que MM.Fittipaldi et Nuzzi sollicitaient et exerçaient des pressions, surtout sur Mgr.Vallejo Balda, pour obtenir des documents et informations confidentielles, qui ont ensuite été en partie utilisées pour la rédaction de deux livres publiés en Italie en novembre 2015". Les délits ont été commis dans la Cité du Vatican entre mars 2013 et novembre 2015.

Suite à la mise en accusation présentée par le Promoteur de Justice, le Président du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican, M.Giuseppe Della Torre a publié le décret qui fixe au 24 novembre 2015, à 10h30, la première audience du procès à l'égard des accusés Mgr.Angel Lucio Vallejo Balda, Mme.Francesca Inmacolata Chaouqui, M.Nicola Maio, M.Emiliano Fittipaldi et M.Gianluigi Nuzzi, précisant que s'ils ne comparaissent pas, ils seront jugés par contumace. Il établit en même temps la composition de la formation de jugement: M.Giuseppe Dalla Torre, Président; M.Piero Antonio Bonnet, Juge; M.Paolo Papanti-Pelletier, Juge; M.Venerando Marano, Juge suppléant. Le décret fixe au 28 novembre à 12h30, le terme pour la défense d'exposer ses preuves, et se réserve par la suite la citation des textes.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 25 Nov - 16:32

Sommaire

- Audience aux participants de la conférence sur la culture de la santé
- Sanctification du prêtre
- Le Pape s'adresse à l'épiscopat allemand
- Visite du Président ukrainien
- Audiences

Audience aux participants de la conférence sur la culture de la santé

Cité du Vatican, 19 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la conférence sur la culture de la santé, organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé pour son trentième anniversaire et à vingt ans de l'encyclique Evangelium Vitae. Dans ce document, a-t-il dit, ''se trouvent les éléments constitutifs de la culture de la Salus que sont l'hospitalité, la compassion, la compréhension et le pardon. Ce sont les attitudes habituelles de Jésus à l'attention des gens dans le besoin qui l'approchaient chaque jour, les malades, les pécheurs publics, les possédés, les marginaux, les pauvres, les étrangers... C'est ce que l'encyclique de Jean-Paul II appelle les exigences positives du commandement sur l'inviolabilité de la vie qui, avec Jésus, se révèle dans toute son ampleur et sa profondeur. Plus que jamais cela doit caractériser la pastorale de la santé... Cette proximité à l'autre, jusqu'à le ressentir comme l'un des nôtres, doit nous faire surmonter toutes les barrières", sociales, culturelles comme religieuses. Comme nous l'enseigne le Bon Samaritain de la parabole évangélique. Il faut donc surmonter également la culture négative selon laquelle, dans les pays riches comme dans les pauvres, les êtres humains sont acceptées ou rejetées selon des critères utilitaires, en particulier socio-économiques. Cette mentalité négative est liée à la médecine des désirs, une pratique de plus en plus fréquente dans les pays riches qui se caractérise par la poursuite de la perfection physique à tout prix, l'illusion de l'éternelle jeunesse. C'est une habitude qui conduit à rejeter ou à marginaliser ceux qui ne sont pas efficaces, considérés comme un fardeau, une nuisance. Se faire voisin de l'autre implique également, comme je l'ai rappelé dans l'encyclique Laudato Si', d'assumer nos responsabilités envers la création et la terre qui nous est commune, pour nous tous et les pour les générations futures. Cette conversion à l'Evangile de la Création doit nous pousser à rechercher les moyens...d'être les interprètes de la dignité humaine, d'un cri qui vient surtout des pauvres et des exclus, des malades et de toutes les personnes qui souffrent". Je souhaite, a conclu le Pape, "que ces journées d'étude et de débat, tout particulièrement consacrés à l'impact environnemental sur la santé physique, mentale, spirituelle et sociale de la personne contribuent à une nouvelle étape dans la culture de la Salus, au sens large. Je vous encourage, dans cette perspective garder à l'esprit ces populations qui souffrent des dommages causés principalement par la dégradation environnementale, qui sont des dommages permanents et souvent graves pour la santé''.

Sanctification du prêtre

Cité du Vatican, 20 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu les participants au congrès organisé par la Congrégation pour le clergé, afin de commémorer le 50 anniversaire de la promulgation des décrets conciliaires Optatam Totius et 'Presbyterorum Ordinis: "La vocation au sacerdoce étant un don que Dieu accorde à certains pour le bien de tous, laissez-moi partager avec vous quelques réflexions, à commencer par le lien entre les prêtres et les autres personnes... Le prêtre est un homme né dans un contexte humain particulier, où il a acquis les premières valeurs, absorber la spiritualité ambiante. Les prêtres ont eux aussi une histoire et ils ne surgissent pas comme des champignons soudainement dans la cathédrale le jour de l'ordination". Ils ont suivi tout un chemin de formation. "Un bon prêtre est d'abord un homme avec sa propre humanité, qui connaît sa propre histoire, ses capacités et ses limites, qui a appris à faire la paix avec soi pour atteindre la sérénité caractéristique d'un disciple du Seigneur. La formation est une nécessité pour les prêtres, afin d'apprendre à ne pas être dominé par ses défauts... Les prêtres sont des apôtres de la joie, des annonceurs de la Bonne Nouvelle par excellence... Mais les prêtres ne peuvent pas perdre leurs racines...des racines qui nous aident à nous rappeler qui nous sommes et où le Christ nous a appelés. Nous prêtres nous ne tombent pas du ciel, mais sommes appelés par Dieu parmi les hommes...Nous ne sommes pas des fonctionnaires. Au IV siècle saint Ambroise disait que là où règne la miséricorde se trouve l'esprit du Seigneur. Là où se rencontre la rigidité, il n'y a que ses ministres. Sans lui tout se fige et devient rigide, C'est un danger pour" les fidèles comme pour les prêtres. "Répondant à l'appel de Dieu, nous devenons prêtres pour servir nos frères et s?urs...constitués pour le peuple saint de Dieu. Les images du Christ que nous prenons comme référence pour le ministère des prêtres est clair: Il est le Souverain Prêtre, Dieu proche des hommes, le serviteur qui lave les pieds des plus humbles, le Bon Pasteur qui a soin du troupeau". Enfin, le prêtre doit rester avec les gens d'où il est sorti. "Le prêtre est toujours au milieu des autres. Il n'est pas le professionnel de la pastorale ou de l'évangélisation, qui arrive et fait ce qu'il a à faire avant de repartir vivre sa vie. Sa vie est parmi les gens... Ni philanthrope ni fonctionnaire, il est père ou frère''.

Le Pape s'adresse à l'épiscopat allemand

Cité du Vatican, 20 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin l'ensemble des prélats de la Conférence épiscopale allemande, venus en visite Ad Limina. Voici les passages saillants du discours qu'il a remis à ses hôtes:

Nous vivons un moment exceptionnel. Des centaines de milliers de réfugiés sont arrivés en Europe ou sont en marche à la recherche d'un refuge loin de la guerre et de la persécution. Les Eglises chrétiennes et de nombreux citoyens de votre pays leur assurent une aide précieuse... Dans l'esprit du Christ, nous devons continuer à relever le défi...en soutenant toutes les initiatives humanitaires destinées à assurer des conditions de vie correcte dans leurs pays. Les communautés catholiques en Allemagne sont très différents entre l'Est et l'Ouest, mais aussi entre le Nord et le Sud. Partout l'Eglise est engagée dans le social et le caritatif, mais aussi dans le scolaire. Nous devons nous assurer que ces institutions conservent leur profil catholique...pour la construction d'une société viable. On note par ailleurs, et c'est particulièrement notable dans les régions de tradition catholique, une forte baisse de la participation à la messe dominicale et à la vie sacramentelle... Il sont moins de dix pour cent". Le recours aux sacrements s'effondre, comme le recours au mariage catholique. Le nombre de vocations au sacerdoce ministériel et à la vie consacrée est significativement diminuée. Compte tenu de ces faits, on peut vraiment parler d'une érosion de la foi catholique en Allemagne. Que pouvons-nous faire? D'abord, vous avez à surmonter la démission qui ne fait que paralyser. Certes, on ne peut reconstruire à partir des épaves du bons vieux temps" . Il faut résolument ouvrir l'Eglise à la proclamation de l'Evangile contre une trop grande tendance à l'institutionnalisation. Trop de nouvelles installations qui à la fin sont vides les fidèles. "On est face à un nouveau pélagianisme, qui nous amène à placer notre confiance dans les structures administratives, dans des organisations parfaites. La centralisation excessive, plutôt que de l'aider, complique la vie de l'Eglise et sa dynamique missionnaire... L'impératif est désormais la conversion pastorale, à savoir faire en sorte que les structures de l'Eglise deviennent plus missionnaires, que la pastorale ordinaire soit plus expansive et ouverte, avec des agents pastoraux dans une attitude constante de sortie... Certes, les conditions sociales ne sont pas tout à fait favorable car règne une certaine mondanité. C'est une vision déformée qui étouffe la conscience de la réalité. La vie mondaine fait vivre dans un monde artificiel... En premier lieu, retournons à la prière. Prions pour les hommes et les femmes de nos villes et diocèses, et pour nous-mêmes, afin que Dieu nous envoie un rayon de l'amour divin... Essayons sans cesse de revenir à la source et de récupérer la fraîcheur originale de l'Evangile, de trouver de nouvelles routes, des méthodes créatives, d'autres formes d'expression, des signes les plus éloquents, des paroles pleines d'une nouvelle signification pour le monde d'aujourd'hui. En fait, toute ?uvre authentique d'évangélisation est nouvelle... Ouvrons donc de nouvelles voies et de nouvelles formes de catéchèse pour aider les jeunes et les familles à une redécouverte joyeuse de la foi commune de l'Eglise. Dans le contexte de la nouvelle évangélisation, il est essentiel que l'évêque soit plienement maître de la foi, transmise et vécue dans ls communion de l'Eglise universelle... En père attentionné, l'évêque doit...aider les enseignants à redécouvrir la grande importance ecclésiale de leur mission. La fidélité à l'Eglise et au Magistère ne contredit pas la liberté académique, mais exige une attitude humble de service pour les dons de Dieu. La pensée avec l'Eglise doit distinguer en particulier ceux qui éduquer et de former de nouvelles générations. En outre, la présence des facultés de théologie à l'Institut d'Etat éducation est une excellente occasion de faire avancer le dialogue avec la société. Utilisez ainsi l'Université catholique de Eichstätt avec sa Faculté de théologie et de ses différents départements scientifiques. Comme la seule université catholique dans votre pays, l'Institut est d'une grande valeur pour l'ensemble de l'Allemagne, et il serait souhaitable d'un engagement adéquat de l'ensemble Conférence épiscopale de renforcer son importance régionale et de promouvoir l'échange interdisciplinaire sur les enjeux actuels et futurs dans l'esprit de l'Evangile". Puis le Pape recommande de se retourner vers les communautés paroissiales et d'y relancer la vie sacramentelle, la Confession et l'Eucharistie avant tout. "Le prochain Jubilé extraordinaire offre la possibilité de redécouvrir le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation... Je suis convaincu que vous allez donner plus d'attention à ce sacrement, si important pour le renouveau spirituel... C'est pourquoi, il est également nécessaire de mettre en évidence le lien de plus en plus étroite entre l'Eucharistie et le sacerdoce... La collaboration des fidèles laïcs, en particulier là il n'y a pas de vocations, ne peut pas devenir un substitut du ministère sacerdotal. Aucun prêtre ne peut être absent lorsqu'est célébrée l'Eucharistie... L'Eglise ne doit pas se lasser d'être le défenseur de la vie humaine sans condition, de sa conception à la mort naturelle. On ne saurait faire aucun compromis, en nous rendant coupables de complicité envers une culture des déchets, malheureusement trop répandue".

Visite du Président ukrainien

Cité du Vatican,20 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président ukrainien M.Petro Poroshenko, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Après s'être félicitées de la qualité de leurs relations, les parties ont abordé les différents aspects de la crise interne, partageant l'espoir de voir les différentes parties privilégier un solution politique au conflit, en premier lieu la mise en application des Accords de Minsk. Il a également été question des difficultés à gérer le volet humanitaire, notamment l'accès des organisations spécialisées à la région où se déroulent les hostilités. Cela regarde l'assistance sanitaire, l'échange de prisonniers, les répercussions socio-économiques négatives sur le territoire tout entier. L'occasion a permis de souligner le rôle positif que joue l'Eglise dans la société ukrainienne, tant la contribution à la vie nationale de la communauté latine que celle de la communauté gréco-orthodoxe".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 25 Nov - 16:32


Sommaire

- Devant la Porte Sainte
- Droits de l'enfance, Vocations monastiques, Défense de la solidarité
- L'Eglise catholique au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique
- Recognitio de la Porte Sainte de St.Pierre
- Autres actes pontificaux

Devant la Porte Sainte

Cité du Vatican, 18 novembre 2015 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience générale Place St.Pierre, le Pape a évoqué la Porte Sainte à quelques jours de l'ouverture du Jubilé de la Miséricorde, et le symbole qu'elle constitue. Mais la "plus belle et la plus grande Porte Sainte est celle de la miséricorde divine. Elle accueille notre repentit et nous offre la grâce du pardon. Généreusement ouverte, il suffit d'un peu de courage pour la franchir... Pécheurs, nous devons tous profiter de l'occasion pour obtenir de Dieu sa miséricorde, de lui qui ne cesse de pardonner et de nous attendre". Le récent Synode a fortement encouragé les familles et l'Eglise toute entière à se retrouver sur le seuil de cette porte grande ouverte. L'Eglise a été encouragée à ouvrir ses propres portes afin de sortir pour aller avec le Seigneur à la rencontre des personnes qui sont désorientées et parfois même dans le doute... Il a été demandé aux familles chrétiennes d'ouvrir elles aussi leurs portes au Seigneur. Il demande à entrer, portant sa bénédiction". De même pour les portes de nos églises, de nos paroisses et de nos communautés. Il ne s'agit pas de forcer ces portes, mais de demander la permission de les franchir. Ces portes doivent toujours être ouvertes. Nous en sommes les gardiens. Maintenant, il y a trop d'endroits dans le monde où les portes sont pas fermés et verrouillés. Les portes blindées sont même devenues normales! Nous ne devons pas céder à l'idée d'appliquer ce système à notre vie, à la vie de famille...à la vie de l'Eglise. Une Eglise fermée et inhospitalière serait mortifère pour l'Evangile et aride pour le monde. Donc, pas de portes blindées dans l'Eglise.Tout doit y être ouvert!... La gestion symbolique des portes, seuils et passages de frontières, est devenue cruciale. Les portes doivent être surveillées, non murées. Il ne faut pas être forcés de les ouvrir. Par contre, on doit pouvoir demander la permission d'entrer et de recevoir l'hospitalité... Malheureusement, nombre de personnes ont perdu confiance... Elles n'ont plus la force de frapper à la porte de notre c?ur chrétien, aux portes des églises... Nous nous sommes les gardiens et serviteurs de la Porte de Dieu, qui est Jésus, dit Francisco. Jésus est la porte qui nous permet d'entrer et de sortir parce que le bercail du troupeau de Dieu est un refuge, pas une prison. Si nous nous approchons de la porte et entendons la voix de Jésus, nous sommes sûrs d'être en sécurité". le Bon Pasteur est venu pour rassembler le troupeau. Et ce n'est pas le troupeau qui choisit son gardien. "L'Eglise est la gardienne de la maison du Seigneur, non son propriétaire". Le Pape a rappelé finalement que la Sainte Famille savait ce que signifie une porte ouverte ou fermée. Les familles chrétiennes doivent donc faire du seuil de leur maison un petit signe de la grande porte de la miséricorde divine. C'est dans cet esprit que nous devons tous nous préparer à entrer dans le jubilé de la Miséricorde.

Droits de l'enfance, Vocations monastiques, Défense de la solidarité

Cité du Vatican, 18 novembre 2015 (VIS). Après la catéchèse le Pape a d'abord signalé que c'est vendredi la Journée mondiale des droits de l'enfance: "Nous avons tous le devoir de protéger les enfants et de placer leur bien être avant toute autre chose. Ils ne doivent être soumis à aucune forme d'asservissement ou de maltraitance. La communauté internationale doit veiller sur leurs conditions de vie, surtout là où ils risquent d'être recrutés par des groupes armés. Elle doit aussi aider les familles à garantir à chaque enfant son droit à la scolarité". Ensuite il a rappelé que c'est demain la fête de la Présentation de Marie au Temple: "Pour l'occasion, rendons grâce pour la vocation des femmes et des hommes qui, dans les monastères et les ermitages, consacrent leur vie à Dieu. Soyons solidaires spirituellement et matériellement de ces communautés afin qu'elles continuent leur importante mission dans la prière et le silence". Enfin, le Saint-Père a salué les pèlerins polonais et notamment des représentants de Solidarnosc: "Cela fait trente cinq ans que votre syndicat oeuvre au service du monde du travail, manuel comme intellectuel, et en défense des droits fondamentaux de la personne et de la société. Restez fidèles à cet engagement afin que l'intérêt ne prévalent pas sur la solidarité. Je vous confie tous à la protection de votre patron, le bienheureux Jerzy Popieluszko".

L'Eglise catholique au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique

Cité du Vatican, 19 novembre 2015 (VIS). Comme annoncé, le Pape effectuera du 25 au 30 novembre un voyage apostolique au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique. Voici les statistiques relatives à la présence de l'Eglise catholique dans ces pays:

Le Kenya a une superficie de 580.367 km2 pour 42.961.000 habitants dont 13.862.000 catholiques (32,3%). L'Eglise dispose de 26 circonscriptions ecclésiastiques, 925 paroisses et 6.542 centres pastoraux, avec 38 évêques, 2.744 prêtres, 5.501 séminaristes, 798 religieux, 5.505 religieuses et 11.343 catéchistes. L'Eglise anime 12.195 structures d'enseignement de tous niveaux et 513 hôpitaux et dispensaires, 21 léproseries, 117 maisons de retraite et 1.173 orphelinats ou garderies, 110 centres de consultation familiale et 203 autres structures sociales.

L'Ouganda a une superficie de 241.038 km2 pour 36.497.000 habitants dont 17.148.000 catholiques (47%). L'Eglise dispose de 20 circonscriptions ecclésiastiques, 540 paroisses et 6.900 centres pastoraux, avec 32 évêques, 2.180 prêtres, 6.984 séminaristes, 567 religieux, 3.699 religieuses et 15.864 catéchistes. L'Eglise anime 7.050 structures d'enseignement de tous niveaux et 298 hôpitaux et dispensaires, 1 léproserie, 16 maisons de retraite et 62 orphelinats ou garderies, 130 centres de consultation familiale et 56 autres structures sociales.

La Centrafrique a une superficie de 622.984 km2 pour 4.621.000 habitants dont 1.724.000 catholiques (37,3%). L'Eglise dispose de 9 circonscriptions ecclésiastiques, 119 paroisses et 2.017 centres pastoraux, avec 16 évêques, 350 prêtres, 379 séminaristes, 44 religieux, 343 religieuses et 6.279 catéchistes. L'Eglise anime 305 structures d'enseignement de tous niveaux et 52 hôpitaux et dispensaires, 10 léproseries, 11 maisons de retraite et 18 orphelinats ou garderies, 8 centres de consultation familiale et 17 autres structures sociales.

Recognitio de la Porte Sainte de St.Pierre

Cité du Vatican, 18 novembre 2015 (VIS). Hier en la Basilique vaticane s'est déroulée la cérémonie de la Recognitio de la Porte Sainte. En présence du chapitre et du Cardinal Archiprêtre les ouvriers ont abattu la maçonnerie dressée après la conclusion du grand jubilé de l'an 2000, d'où il on retiré la cassette métallique contenant les actes relatifs à cette année sainte, ainsi que la clef de la porte. Portée en procession jusqu'à l'autel de la Confession, la cassette a été ouverte dans la salle capitulaire en présence du Maître des cérémonies pontificales Mgr.Guido Marini, et du Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, Mgr.Rino Fisichella. La même cérémonie s'était déroulée lundi à St.Jean de Latran. Elle se déroulera maintenant demain à Ste.Marie majeure, et le 23 à St.Paul hors les murs.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 19 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Anthony Bernard Paul, Evêque de Melaka - Johor (surface 20.364, population 3.696.000, catholiques 39.573, prêtres 36, diacres 9, religieux 45), en Malaisie. Il succède à Mgr.Paul Tan Chee Ing, SJ, dont la renonciation a été accepté pour limite d'âge. L'Evêque élu, né en 1953 à Alor Star (Malaisie) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire diocésain et Curé de la cathédrale de ce même diocèse. Il a été curé de paroisses et Vicaire général de ce même diocèse.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 25 Nov - 16:33

Sommaire

- Prochaine visite du Pape à la Synagogue de Rome
- Conférence sur la culture de la santé
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Prochaine visite du Pape à la Synagogue de Rome

Cité du Vatican, 17 novembre 2015 (VIS). A l'invitation du Grand Rabbin de Rome, le Saint-Père se rendra à la grande synagogue dimanche 17 janvier 2016 après-midi. Elle fera donc suite à celles effectuées par Jean-Paul II et Benoît XVI. Outre les représentants du judaïsme, le Pape rencontrera la communauté juive de Rome. Le programme détaillé sera fourni ultérieurement.

Conférence sur la culture de la santé

Cité du Vatican, 17 novembre 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, a eu lieu la présentation de la XXX Conférence internationale organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, intitulée La culture de la santé (Salus) et de l'accueil au service de l'homme et de la planète (19 - 21 novembre). Y ont pris part Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical, Mgr.Jean-Marie Mate Musivi Mupendawatu, Secrétaire, le P.Augusto Chendi, MI, Sous Secrétaire, M.Antonio Maria Pasciuto, Président de l'Association italienne Médecine, environnement et santé, et Mme.Lilian Corra, président de l'Association argentine des Médecins pour l'Environnement. Tout d'abord, Mgr.Zimowski a expliqué que, inspirée par l'encyclique Laudato Si', la conférence entend individualiser des méthodes et des orientations pastorales pour répondre aux exigences, souvent urgentes, évoquées dans le document. Il a également souligné la proximité de l'événement avec la Conférence de Paris sur le climat et l'ouverture du Jubilé de la miséricorde, qui fournissent des occasions de réflexion sur l'amour d'autrui et l'action du Seigneur. Qui plus est, cette année le Conseil pontifical fête ses trente ans et le vingtième anniversaire de la publication de l'encyclique Evangelium Vitae. Le lien profond du monde de la maladie avec la Mère de Jésus fera l'objet de la la Journée mondiale du malade (11 février 2016), ainsi que de la prochaine Conférence internationale, qui se tiendra à Nazareth (Comme Marie, faisons confiance à Jésus). Revenant à la présente Conférence, le Président du Conseil pontifical a souligné la participation de 500 personnes provenant d'Afrique du Sud, Angola, Argentine, Australie, Bangladesh, Belgique, Bénin, Bolivie, Botswana, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Canada, Colombie, Congo, RD Congo, Corée du Sud, Côte-d'Ivoire, Croatie, République Dominicaine, Érythrée, Espagne, Etats-Unis d'Amérique, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Haïti, Inde, Irlande, Israël, Italie, Kenya, Liban, Malte, Mexique, Nigeria, Papouasie-Nouvelle Guinée, Pologne, Portugal, Monaco, Royaume-Uni, Roumanie, Saint-Marin, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Suisse, Taïwan, Thaïlande, Togo, Ukraine, Uruguay et Zimbabwe. En outre, l'événement comprendra des théologiens et exégètes, des médecins et autres scientifiques, des diplomates et des experts juridiques. Les travaux débuteront après une messe célébrée à l'autel de la Cathedra par le Cardinal Turkson, et par l'audience du Pape François.

Puis Mgr.Mate Musivi Mupendawatu a expliqué que les travaux de la Conférence sur les changements climatiques, la protection de la biodiversité, la pollution informative et technologique, l'expérimentation animale et les OGM, le stress, les maladies dues au climat, la médecine du travail et la législation environnementale internationale se développeront à partir de l'encyclique Laudato Si'. Il a également souligné l'attention particulière portée aux sommets mondiaux et aux défis auxquels ils sont confrontés, comme l'accès à l'eau potable, beaucoup refusée à trop de gens, la santé dans les zones urbaines et en particulier dans les périphéries des grandes villes. Il a également rappelé que les projets de développement et des initiatives d'affaires, en particulier dans les pays pauvres ont un impact sur l'environnement souvent négligé ou sous-estimé. Il est par conséquent urgent de veiller à ce que les plans de développement soient respectueux de la vie et de l'environnement et se détachent par conséquent, loin des objectifs dévastateurs fondés sur le seul profit. Il serait donc opportun de réfléchir sur les racines anthropologiques de la crise écologique en vue de la conversion écologique souhaitée, laquelle doit découler d'une plus grande sensibilité à la responsabilité de chacun, de manière à encourager une harmonie nouvelle entre la personne et l'environnement.

Enfin, Mme.Corra a cité une récente déclaration de l'Organisation mondiale de la santé indiquant que la pollution de l'air avait de fortes conséquences sur la santé, constituant par ailleurs la plus grave altération de l'environnement. Ce facteur est responsable de 80% des décès dans les pays au revenu individuel le plus bas. Elle s'est également dite particulièrement préoccupée par les effets sur la fertilité et sur le développement neurologique, et en particulier les problèmes de comportement, les facultés intellectuelles et des troubles du coefficient intellectuel.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 25 Nov - 16:34


Sommaire

- Réunion inter-dicastères
- Visite à la communauté évangélique luthérienne de Rome
- La perspective de la fin du monde ne nous dévie pas du présent
- Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violences est blasphème
- Hommage du Pape au Jesuit Refugee Service
- Après les attentats de Paris
- Communiqué du Secrétariat général du Synode des évêques
- Attribution du Prix Ratzinger 2015
- Envoyé spécial en Italie
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Réunion inter-dicastères

Cité du Vatican, 16 novembre 2015 (VIS). Ce matin Saint-Père a présidé une réunion des chefs de dicastères de la Curie Romaine.

Visite à la communauté évangélique luthérienne de Rome

Cité du Vatican, 16 novembre 2015 (VIS). Hier après midi, le Saint-Père a rencontré la communauté évangélique luthérienne de Rome à la Christuskirche, où il a été chaleureusement accueilli par le Pasteur Jens-Martin Kruse, qui, dans son discours de bienvenue, a aussi rappelé les visites de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Le Pape a répondu aux questions de trois membres de la communauté, un enfant et deux femmes. Ensuite, après les vêpres et la lecture d'un passage de Matthieu, il a prononcé une homélie improvisée dans laquelle il a souligné que les luthériens et les catholiques doivent se demander pardon mutuellement pour les persécutions des uns contre les autres et pour le scandale des divisions.

La première question à laquelle le Pape a répondu, fut celle d'un enfant qui voulait savoir ce qui lui plaisait le plus comme Pape. "ce qui me plaît le plus sincèrement c'est d'être un prêtre, un pasteur -a répondu le Saint-Père-... J'aime être Pape avec un style de curé. Le service. Cela me plaît dans le sens où je m'y sens bien, quand je visite les malades, quand je parle avec les personnes qui sont un peu désespérées, tristes. J'aime beaucoup aller dans les prisons... parler avec les prisonniers. Chaque fois que je rentre dans une prison, je me demande: Pourquoi eux et pas moi? Et là, je sens le salut de Jésus Christ, l'amour de Jésus Christ pour moi. Parce que c'est lui qui m'a sauvé. Je ne suis pas moins pécheur qu'eux, mais le Seigneur m'a pris par la main. Cela aussi je le sens. Et quand je vais en prison, je suis heureux. Etre Pape c'est être évêque, être prêtre, être pasteur. Si un Pape n'agit pas comme un évêque, si un Pape n'agit pas comme un prêtre, s'il n'agit pas comme un pasteur, il sera une personne très intelligente, très importante, il aura beaucoup d'influence sur la société, mais je pense...que dans son c?ur, il ne sera pas heureux".

La deuxième question fut celle d'une luthérienne mariée à un catholique qui regrettait de ne pouvoir participer avec son mari à la Cène du Seigneur. "Ce n'est pas facile pour moi de répondre -a dit le Pape-... Je pense à ce que le Seigneur nous a dit quand il nous a donné ce commandement: Faites cela en mémoire de moi... La Cène du Seigneur aura lieu, le banquet final de la Nouvelle Jérusalem aura lieu... Toutefois, au long du chemin, je me demande, et je ne sais pas comment répondre mais je fais mienne votre question: Partager la Cène du Seigneur est la fin d'un chemin ou c'est le viatique pour marcher ensemble? Je laisse la question aux théologiens, à ceux qui comprennent. C'est vrai que dans un certain sens, partager c'est dire qu'il n'y a pas de différence entre nous, que nous avons la même doctrine... Mais n'avons-nous pas le même baptême? Et si nous avons le même baptême, nous devons marcher ensemble... Quand vous priez ensemble, ce baptême grandit, devient fort. Quand vous enseignez à vos enfants qui est Jésus...faites de même, dans la langue luthérienne et dans la langue catholique, mais c'est la même chose. La question est: Et la Cène? Il y a des questions auxquelles seulement si l'on est sincère avec soi-même et avec le peu de lumières théologiques dont je dispose, on doit répondre de même, voyez vous. Ceci est mon corps, ceci est mon sang, a dit le Seigneur. Faites cela en mémoire de moi, et cela est un viatique qui nous aide à marcher...Je réponds à votre question par une autre: comment puis-je faire avec mon mari, pour que la Cène du Seigneur m'accompagne sur ma route? C'est un problème auquel chacun doit répondre. Mais un ami pasteur me disait: Nous croyons que le Seigneur est présent là. Il est présent. Vous croyez que le Seigneur est présent. Et quelle est la différence? Il y a des explications, des interprétations. La vie est plus grande que les explications et les interprétations. Vous faites toujours référence au baptême: une foi, un baptême, un Seigneur, comme nous dit Paul, et de là vous en assumez les conséquences. Je n'oserai jamais donner un permis de faire cela, parce que cela ne relève pas de ma compétence. Un baptême, un Seigneur, une foi. Parlez avec le Seigneur et allez de l'avant. Je ne peux en dire plus".

La dernière question, posée par la trésorière d'un projet d'aide aux familles de réfugiés, demandait comment lutter contre la misère et faire en sorte que les chrétiens ne la considèrent pas comme inévitable ou, pire encore, n'érigent pas de nouveaux murs pour se défendre de cette misère. "L'homme, dès le premier instant, si nous lisons l'Ecriture, est un grand constructeur de murs qui séparent de Dieu -a répondu le Pape-. Il y a de la fantaisie derrière les murs humains, la fantaisie de devenir comme Dieu. Pour moi, le mythe, pour le dire de façon technique, ou le récit de la Tour de Babel, est l'attitude de l'homme et de la femme qui construisent des murs, parce que construire un mur c'est dire: Nous sommes les puissants, vous êtes dehors...Construire un mur est exclure, cela va dans ce sens... Le mur est le monument de l'exclusion. Nous aussi dans notre vie intérieure, combien de fois les richesses, la vanité, l'orgueil deviennent un mur devant le Seigneur, nous éloignent du Seigneur... Comment faire pour ne pas faire de murs?Faire comme Jésus... se mettre à la place du dernier... Avec cette ?uvre de soutien aux jeunes mères, vous ne faites pas de murs, vous rendez service.. L?égoïsme humain veut se défendre, défendre son pouvoir, son égoïsme, mais en se défendant ainsi on s'éloigne de la source de richesse. Les murs, à la fin, sont comme un suicide. Ils t'enferment".

Après quoi le Pape François a récité l'office des vêpres et prononcé une brève homélie dans laquelle, citant l'évangile de Matthieu, il a parlé des questions que Jésus nous posera au jour du jugement. "Tu as été à la messe? Tu as fait une bonne catéchèse? Non. Les questions seront sur les pauvres, parce que la pauvreté est au centre de l'Evangile. Etant riche, il s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté... C'est le choix du service. Jésus est Dieu? C'est le Seigneur? C'est vrai. Mais c'est le serviteur, et le choix se fera sur cela. As-tu consumé ta vie pour toi ou pour servir? Pour te défendre des autres avec des murs ou pour les accueillir avec amour? Ce sera le dernier choix de Jésus. Je me demande: mais nous, luthériens et catholiques, de quel côté serons-nous, à droite ou à gauche? Mais il y a eu de sombres époques entre nous. Pensez aux persécutions... entre nous! Avec le même baptême! Pensez à tous ces brûlés vifs. Nous devons nous demander pardon de cela, du scandale de la division, parce que tous, luthériens et catholiques, nous sommes dans ce choix, pas ailleurs, le choix du service comme Lui nous l'a indiqué, le serviteur du Seigneur. Pour conclure, quand je vois le Seigneur serviteur qui sert, j'aime lui demander d'être le serviteur de l'unité, qu'il nous aide à cheminer ensemble. Aujourd'hui, nous avons prié ensemble. Prier ensemble, travailler ensemble pour les pauvres, pour les nécessiteux. Nous aimer ensemble, d'un véritable amour de frères. Mais Père, nous sommes différents parce que nos livres dogmatiques disent une chose et les vôtres une autre. Mais un de vos grands représentants a dit une fois qu'est arrivée l'heure de la diversité réconciliée. Demandons aujourd'hui cette grâce, la grâce de cette diversité réconciliée dans le Seigneur, c'est-à-dire de Yahvé, de ce Dieu qui est venu parmi nous pour servir et non pour être servi".

La perspective de la fin du monde ne nous dévie pas du présent

Cité du Vatican, 15 novembre 2015 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles réunis place St.Pierre. Evoquant l'Evangile du jour où Jésus, avant sa dernière Pâque, parle des derniers temps et des signes apocalyptiques que sont les guerres, les famines et autres catastrophes. Ces éléments, toutefois, ne constituent pas l'essentiel du message, "le noyau central autour duquel tourne le discours de Jésus, c'est lui-même, le mystère de sa personne et sa mort et résurrection, et son retour à la fin des temps. Notre but, c'est de rencontrer le Seigneur ressuscité... nous n'attendons pas un moment ou un lieu, mais nous allons à la rencontre d'une personne, Jésus. C'est pourquoi, le problème n'est pas de savoir quand auront lieu ces signes prémonitoires des derniers temps, mais d'être prêts à la rencontre. Il ne s'agit pas non plus de savoir comment se passeront ces choses, mais comment nous devons nous comporter, aujourd'hui, dans cette attente. Nous sommes appelés à vivre le présent, en construisant notre avenir avec sérénité et confiance en Dieu... La perspective de la fin ne nous dévie pas de la vie présente, mais nous fait regarder notre époque dans une optique d'espérance... Notre espérance a un visage, le visage du Seigneur ressuscité... Le triomphe de Jésus à la fin des temps sera le triomphe de la croix, la démonstration que le sacrifice de soi par amour du prochain, à l'imitation du Christ, est la seule puissance victorieuse et le seul point d'ancrage au milieu des bouleversements et des tragédies du monde". Le Seigneur "n'est pas seulement la ligne d'arrivée de notre pèlerinage terrestre, mais une présence constante dans notre vie... c'est pourquoi, quand il parle de l'avenir, et nous projette vers lui, c'est toujours pour nous ramener au présent. Il s'oppose aux faux prophètes, aux voyants qui disent proche la fin du monde, et aux fatalisme". Le Christ "veut soustraire ses disciples de toute époque des dates, des prévisions, des horoscopes, et concentre notre attention sur le présent de notre histoire... Cette présence de Jésus nous appelle à l'attente et à la vigilance, qui excluent autant l'impatience que l'assoupissement, autant les fuites en avant que l'emprisonnement dans l'époque actuelle et dans la mondanité".

Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violences est blasphème

Cité du Vatican, 15 novembre 2015 (VIS). Après la récitation de l'angélus, le Saint-Père a redit sa solidarité et sa compassion face aux attentats ayant ensanglanté Paris, exprimant ses condoléances fraternelles au chef de l'Etat et au peuple français. "Une telle barbarie nous laisse sans voix. Comment l'esprit humain peut-il concevoir des actes aussi horribles, dont l'exécution a choqué la France et le monde entier. Une telle offense à la dignité de la personne ne peut qu'être objet de condamnation. Redisons-le, la violence et la haine ne résolvent pas les problèmes de l'humanité. Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence est blasphème. Unissons-nous dans la prière et confions à la divine miséricorde les victimes de cette tragédie. Que Marie, mère de miséricorde, suscite chez tous des pensées sages et des propositions pacifiques. Qu'elle protège la France, la fille aînée de l'Eglise, qu'elle veille sur l'Europe et le monde. Prions en silence avant de réciter un Ave Maria". Après quoi, le Pape a rappelé qu'au Brésil, à Três Pontas, a été béatifié aujourd'hui Francisco de Paula Victor, un prêtre d'origine africaine et fils d'une esclave. Il fut un curé zélé qui "se distingua en particulier par sa grande humilité. Puisse son extraordinaire témoignage être un modèle pour les prêtres, qui sont appelés à être les humbles serviteurs du peuple de Dieu".

Hommage du Pape au Jesuit Refugee Service

Cité du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Ce matin le Pape a reçu150 membres du Jesuit Refugee Service, organisation internationale fondée il y a 35 ans par le P.Pedro Arrupe, qui ?uvre actuellement dans plus de 45 pays, et dont la mission est d'accompagner, aider et défendre les droits des réfugiés et des personnes déplacées. Comme l'a rappelé le Pape au cours de l'audience, l'ancien Préposé Général de la Compagnie de Jésus lancé cette initiative en voyant les conditions des réfugiés vietnamiens fuyant sur des Boat People, exposés aux attaques des pirates et aux dangers de la mer méridionale de Chine. Celui qui était alors supérieur des jésuites, et qui avait connu l'explosion de la bombe atomique à Hiroshima, se rendit compte de l'amplitude de ce tragique exode de réfugiés et considéra qu'il s'agissait d'un défi que les jésuites ne pouvaient ignorer, s'ils voulaient rester fidèles à leur vocation. C'est pourquoi le P.Arrube souhaita que le Service jésuite pour les réfugiés "aille à la rencontre des besoins humains et spirituels des réfugiés, et non pas seulement des besoins immédiats de nourriture et d'asile, mais aussi à l'exigence de voir respectée leur dignité humaine blessée, et d'être écoutés et réconfortés". Le Saint-Père a alors évoqué les estimations du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies qui avance le nombre de 60 millions de réfugiés dans le monde, le plus élevé depuis la seconde guerre mondiale, et a souligné que le Service jésuite aux réfugiés souhaitait être présent là où il y avait le plus besoin, dans les zones de conflit et d'après conflits, citant notamment son activité en Syrie, Afghanistan, République centrafricaine et dans la zone orientale de la République démocratique du Congo, où il accueille des personnes de foi diverse qui partagent leur mission. "Le Jesuit Refugee Service travaille pour offrir espérance et avenir aux réfugiés, avant tout à travers le service de l'éducation, qui touche un grand nombre de personnes et revêt une importance particulière. Offrir une éducation est beaucoup plus qu'enseigner des notions. C'est une intervention qui offre aux réfugiés quelque chose pour aller au-delà de la survie, maintenir vive l'espérance, croire en l'avenir et faire des projets. Donner à des enfants un banc d'école est le cadeau le plus beau que vous puissiez faire. Tous vos programme ont cet objectif ultime d'aider les réfugiés à grandir dans la confiance en soi, à développer au mieux le potentiel qu'ils ont et à les mettre en mesure de défendre leurs droits individuels et communautaires. Pour les enfants contraints à émigrer, les écoles sont des espaces de liberté. En classe, ils sont pris en charge par les enseignants et sont protégés. Malheureusement, nous savons que même les écoles ne sont pas épargnées des attaques par ceux qui sèment la violence. Au contraire, les salles de classe sont des lieux de partage, même avec des enfants de culture, d'ethnie et religions différentes, où l'on suit un rythme régulier, un ordre confortable, dans lesquelles les enfants peuvent se sentir de nouveau normaux, et leurs parents heureux de les savoir à l'école". Cependant, beaucoup d'enfants et de jeunes réfugiés ne reçoivent pas une éducation de qualité et l'accès à l'éducation reste limité, notamment pour les filles et dans l'enseignement secondaire. C'est pourquoi, au cours du prochain Jubilé de la Miséricorde, le Service s'est fixé l'objectif d'aider plus de 100.000 enfants réfugiés à aller à l'école, par une initiative d'éducation globale dont le thème est: Mettons en marche la Miséricorde, et à laquelle participe de nombreux bienfaiteurs. Le Pape a conclu son discours en invitant les personnes présentes à penser , alors qu'elles mènent leur tâche à bien, à la Sainte Famille qui a fui en Egypte pour échapper à la violence et chercher refuge en terre étrangère et a rappelé les paroles de Jésus: Bienheureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde. Pour finir, le Saint-Père a évoqué ce qui fut le chant du cygne du P.Arrupe, sa visite à ce centre d'accueil asiatique juste avant de rentrer à Rome, où il fut frappé d'yctus. Il recommanda de prier et de prier encore, alors "puisse son souvenir vous accompagner, le souvenir d'un brave homme à qui le Seigneur a donné la joie de prendre congé du onde en s'exprimant devant des réfugiés".

Après les attentats de Paris

Cité du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). A la suite des événements de Paris, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances au Cardinal Archevêque de Paris: "Informé des horribles attaques terroristes qui se sont produites dans des rues de Paris et au Stade de France, causant la mort de très nombreuses personnes et en blessant beaucoup d?autres, le Pape François s?associe par la prière à la souffrance des familles éprouvées par ce drame ainsi qu?à la douleur du peuple français. Il invoque Dieu, Père de miséricorde, afin qu?il accueille les victimes dans la paix de sa lumière et apporte réconfort et espérance aux blessés et à leurs familles. Il les assure, ainsi que toutes les personnes qui ont participé aux secours, de sa proximité spirituelle. Une fois encore, le Saint-Père condamne avec vigueur la violence, qui ne peut rien résoudre, et il demande à Dieu d?inspirer à tous des pensées de paix et de solidarité et de répandre sur les familles dans l?épreuve et sur tous les Français, l?abondance de ses bénédictions".

Par ailleurs, en milieu de journée, le Saint-Père a répondu téléphoniquement aux questions d'un journaliste de la chaîne de radio télévision de la Conférence épiscopale italienne:

Que vous inspire le carnage de Paris?: "Je suis choqué et attristé. Je ne comprends pas. De tels actes commis par des êtres humains sont difficiles à comprendre... Je prie, plein de compassion pour la France bien-aimée, solidaire des familles de victimes".

Vous avez souvent parlé d'une troisième guerre mondiale par fragments: "Ce qui s'est produit, c'est un de ces fragments. Rien ne saurait le justifier...".

Surtout pas une justification religieuse!: "Bien sûr que non, ni religieuse ni d'un quelconque autre type. Ces actes sont inhumains, et c'est pourquoi je suis aux côtés de toutes les personnes souffrantes et de la France entière".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 25 Nov - 16:36

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Avis


Cité du Vatican, 25 novembre 2015 (VIS). La diffusion régulière du bulletin VIS reprend ce jour, après une longue interruption causée par de graves problèmes techniques indépendants de notre volonté. Veuillez accepter nos excuses pour ce désagrément, avec l'expression de notre reconnaissance pour l'attention que vous portez à notre travail. Avant le bulletin de ce jour, veuillez prendre connaissances des précédents: nº 202, nº 203, nº 204, n1 205, nº 206, nº 207 et nº 208, allant du lundi 16 au mardi 24 novembre,

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