La Chapelle de la Sainte-Famille

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 La Voix de Pape Francois

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Pearl
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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 26 Nov - 16:22

Arrivée du Pape François au Kenya
Rencontre inter-religieuse à Nairobi
Première messe du Pape sur le sol africain
Protection du centre historique de Rome
Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège


jeudi 26 novembre 2015

Arrivée du Pape François au Kenya

Cité du Vatican, 26 novembre 2015 (VIS). Arrivé au Kenya hier à 17 h locales (15 h heure de Rome) le Pape a prononcé à Nairobi son premier discours, s'adressant au chef de l'Etat, aux corps constitués, au corps diplomatique et au monde de l'économie et de la culture rassemblés dans les jardins du palais présidentiel:

Le Kenya, a-t-il dit, "est une nation jeune et vigoureuse, une société d’une riche diversité qui joue un rôle important dans la région. De plusieurs manières, votre expérience de forger une démocratie est partagée par beaucoup d’autres nations africaines. Comme le Kenya, elles travaillent aussi à bâtir, sur de solides fondations de respect mutuel, de dialogue et de coopération, une société multi-ethnique vraiment harmonieuse, juste et inclusive. Le Kenya est également une nation de jeunes". Or les jeunes sont les ressources les plus précieuses d'un pays. Les protéger, investir en eux et leur tendre une main secourable, sont la meilleure façon de lui assurer un avenir digne de la sagesse et des valeurs spirituelles chères à leurs aînés". Les Kenyans apprécient à leur juste valeur les trésors que Dieu leur a offert, notamment les richesses naturelles de leur pays, qui ont besoin d'une culture de la sauvegarde. "La grave crise environnementale qui menace notre monde demande une sensibilité toujours croissante à la relation entre les êtres humains et la nature. Nous avons la responsabilité de transmettre la beauté de la nature dans son intégralité aux futures générations, et l’obligation de bien administrer les dons reçus. Ces valeurs sont profondément enracinées dans l’âme africaine. Dans un monde qui continue d’exploiter plutôt que de protéger notre maison commune, elles doivent inspirer les efforts des dirigeants nationaux à promouvoir des modèles responsables de développement économique. Il existe un lien évident entre la protection de la nature et la construction d’un ordre social juste et équitable. Il ne peut y avoir aucun renouvellement de notre relation avec la nature sans un renouvellement de l’humanité elle-même".

"Dans la mesure où nos sociétés connaissent des divisions, qu’elles soient ethniques, religieuses ou économiques, tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté sont appelés à travailler pour la réconciliation et la paix, le pardon et l’ apaisement. Dans l’œuvre de construction d’un ordre démocratique solide, par le renforcement de la cohésion et de l’intégration, de la tolérance et du respect des autres, la poursuite du bien commun doit être le premier objectif. L’expérience montre que la violence, le conflit et le terrorisme se nourrissent de la peur, de la méfiance ainsi que du désespoir provenant de la pauvreté et de la frustration. Enfin, la lutte contre ces ennemis de la paix et de la prospérité doit être menée par des hommes et des femmes qui croient fermement et rendent un témoignage sincère aux grandes valeurs spirituelles et politiques qui ont inspiré la naissance de la nation. La promotion et la préservation de ces grandes valeurs sont confiées de manière spéciale à vous, les dirigeants de la vie politique, culturelle et économique. C’est une grande responsabilité, un vrai appel au service du peuple kenyan tout entier. L’Evangile nous dit qu’à ceux à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé. Dans cet esprit, je vous encourage à travailler avec intégrité et transparence pour le bien commun, et à promouvoir l’esprit de solidarité à chaque niveau de la société. Je vous demande en particulier de montrer un vrai souci des besoins des pauvres, des aspirations des jeunes ainsi que d’une juste distribution des ressources naturelles et humaines dont le Créateur a doté votre pays. Je vous assure des efforts inlassables de la communauté catholique, par ses œuvres éducatives et caritatives, pour offrir sa contribution spécifique dans ces domaines".


Rencontre inter-religieuse à Nairobi

Cité du Vatican, 26 novembre 2015 (VIS). Ce matin à Nairobi, le Saint-Père a présidé une rencontre œcuménique et inter-religieuse, à laquelle ont pris part des représentants des diverses confessions chrétiennes, des religions non-chrétiennes et des traditions religieuses du Kenya. Voici le discours qu'il a prononcé:

L'Eglise, a-t-il dit, a de l'estime pour les membres de toutes les religions. Elle désire "renforcer les liens d’amitié qui existent déjà entre nous...et qui nous placent devant des défis, devant des interrogations également. Le dialogue œcuménique et inter-religieux n’est pas un luxe. Ce n’est pas quelque chose de supplémentaire ou d’optionnel, mais une nécessité essentielle...dont notre monde, blessé par des conflits et des divisions, a de plus en plus besoin". Les religions et leur mise en pratique influencent "la compréhension du monde environnant. Elles sont pour nous source d’illumination, de sagesse et de solidarité, et de cette façon, elles enrichissent la société dans laquelle nous vivons. En prenant soin de la croissance spirituelle de nos communautés, en formant les esprits et les cœurs à la vérité et aux valeurs enseignées par nos traditions religieuses, nous devenons une bénédiction pour les communautés dans lesquelles vivent nos gens. Dans une société démocratique et pluraliste comme celle-ci, la coopération entre les leader religieux et leurs communautés devient un important service du bien commun". C'est pourquoi "dans un monde toujours plus interdépendant, nous voyons toujours plus clairement la nécessité de la compréhension inter-religieuse, de l’amitié et de la collaboration dans la défense de la dignité conférée par Dieu à chaque individu et aux peuples, et leur droit à vivre dans la liberté et le bonheur. En promouvant le respect de cette dignité et de ces droits, les religions jouent un rôle essentiel dans la formation des consciences, dans le fait d’insuffler aux jeunes les profondes valeurs spirituelles de nos traditions respectives et dans la préparation de bons citoyens, capables d’infuser dans la société civile l’honnêteté, l’intégrité et une vision du monde qui valorise la personne humaine par rapport au pouvoir et au profit". Notre conviction commune est que le Dieu "que nous cherchons à servir est un Dieu de paix. Il ne doit jamais être utilisé pour justifier la haine et la violence. Je sais qu’est vivant en vous le souvenir laissé par les attaques barbares à Westgate Mall, à Garissa University College et à Mandera. Trop souvent des jeunes deviennent des extrémistes au nom de la religion pour semer discorde et peur, et pour déchirer le tissu même de notre société. Il est important que nous soyons reconnus comme des prophètes de paix, des artisans de paix qui invitent les autres à vivre dans la paix, dans l’harmonie et le respect réciproque. Puisse le Tout-Puissant toucher les cœurs de ceux qui commettent cette violence et accorde sa paix à nos familles et à nos communautés".


Cette année marque le cinquantième anniversaire de la clôture du concile Vatican II, où l’Eglise catholique s’est engagée dans le dialogue œcuménique et inter-religieux au service de la compréhension et de l’amitié. J’entends réaffirmer cet engagement, qui naît de notre conviction de l’universalité de l’amour de Dieu et du salut qu’il offre à tous. Le monde justement s’attend à ce que les croyants travaillent ensemble avec les personnes de bonne volonté pour affronter les nombreux problèmes qui se répercutent sur la famille humaine. En regardant l’avenir, prions afin que tous les hommes et toutes les femmes se considèrent comme des frères et des sœurs, pacifiquement unis dans et à travers leurs différences. Prions pour la paix".


Première messe du Pape sur le sol africain


Cité du Vatican, 26 novembre 2015 (VIS). Conclue la rencontre inter-religieuse, le Saint-Père s'est rendu au campus universitaire de la capitale keyniane pour célébrer une messe, là messe où Jean-Paul II l'avait célébré en 1980, 1985 et 1995. Voici les passages saillants de son homélie:

Le Seigneur nous dit qu’il ferait jaillir de l’eau dans le désert, dans une terre assoiffée, qu'il ferait en sorte que les enfants de son peuple fleurissent comme de l’herbe, comme des saules luxuriants. Nous savons que cette prophétie s’est accomplie par l’effusion du Saint Esprit à la Pentecôte. Mais nous voyons aussi qu’elle s’accomplit partout où l’Evangile est prêché et où de nouveaux peuples deviennent membres de la famille de Dieu qu'est l’Eglise. Aujourd’hui nous nous réjouissons parce qu’elle s’est accomplie sur cette terre... La prophétie d’Isaïe nous invite...à nous rendre compte combien nos familles sont importantes dans le projet de Dieu. La société kenyane a longtemps été bénie par une solide vie familiale, par un profond respect de la sagesse des personnes âgées et par l’amour envers les enfants. La santé de toute société dépend de la santé des familles. Pour leur bien et celui de la communauté, la foi dans la parole de Dieu nous appelle à soutenir les familles dans leur mission à l’intérieur de la société, à accueillir les enfants comme une bénédiction pour notre monde, et à défendre la dignité de tout homme et de toute femme, puisque nous sommes tous frères et sœurs dans l’unique famille humaine. Par obéissance à la Parole, nous sommes aussi appelés à résister aux pratiques qui favorisent l’arrogance des hommes qui blessent ou méprisent les femmes, et qui menacent la vie des innocents non encore nés. Nous sommes appelés à nous respecter, à nous encourager mutuellement, et à nous tourner vers qui est dans le besoin. Les familles chrétiennes portent donc cette mission spéciale" face à l’avancée "des nouveaux déserts créés par une culture du matérialisme et de l’indifférence envers les autres".


Ici, où les nouvelles générations sont formées, je lance un appel aux jeunes kenyans: "Que les grandes valeurs de la tradition africaine, la sagesse et la vérité de la Parole de Dieu, ainsi que le généreux idéalisme de votre jeunesse, vous guident dans l’engagement à former une société qui soit toujours plus juste, inclusive et respectueuse de la dignité humaine. Que les besoins des pauvres vous soient toujours à cœur. Rejetez tout ce qui conduit au préjugé et à la discrimination, parce que ces choses ne sont pas de Dieu... Dieu est le rocher sur lequel nous sommes appelés à construire". Quand Jésus ressuscité affirme que tout pouvoir lui a été donné au ciel et sur la terre, "il nous dit qu'étant le Fils de Dieu, il est ce rocher. Il n’y en a pas d’autre que lui. Unique Sauveur de l’humanité, il veut attirer à lui les hommes et les femmes de toute époque et de tout lieu, afin de pouvoir les conduire au Père. Il veut que tous nous construisions notre vie sur le fondement solide de sa Parole... Telle est la tâche que le Seigneur attribue à chacun de nous. Il nous demande d’être des disciples missionnaires, des hommes et des femmes qui rayonnent la vérité, la beauté et la puissance de l’Evangile qui transforme la vie. Des hommes et des femmes qui soient des canaux de la grâce de Dieu, qui permettent à sa miséricorde, à sa bienveillance et à sa vérité de devenir les éléments constructifs d'une maison qui demeure solide.., qui soit un foyer où les frères et sœurs vivent enfin en harmonie et dans le respect réciproque, dans l’obéissance à la volonté du vrai Dieu... Que Jésus, le Bon Pasteur, le rocher sur lequel nous construisons nos vies, vous guide ainsi que vos familles sur la voie du bien et de la miséricorde... Qu’il bénisse de sa paix tous les habitants du Kenya. Soyez forts dans la foi! N’ayez pas peur puisque vous appartenez au Seigneur".


Protection du centre historique de Rome

Cité du Vatican, 26 novembre 2015 (VIS). Ce matin a été signé au Vatican un protocole d'accord entre le Ministère italien des biens culturels et le Governorat de la Cité du Vatican pour la protection et la mise en valeur du centre historique de Rome, défini par l'UNESCO comme site transfrontalier car incluant dans le tissu urbain des propriétés et zones extra-territoriales du Saint-Siège, inscrites au Patrimoine mondial des Nations-Unies. Un organisme permanent de coopération a été institué entre les deux parties.

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« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).
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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Sam 28 Nov - 8:58

V.I.S. - Vendredi 27 novembre 2015

Rencontre avec le clergé, les séminaristes et les religieux

Cité du Vatican, 27 novembre 2015 (VIS). Hier après la messe, le Pape a regagné la nonciature de Nairobi pour déjeuner et se reposer. Après quoi il s'est rendu à la Saint Mary’s School pour s'adresser au clergé, aux séminaristes et religieux. Renonçant à lire le long discours préparé, il a improvisé en espagnol, ses paroles étant traduites au fur et à mesure en anglais. En voici la synthèse:


Merci beaucoup de votre présence. Le Seigneur vous a tous choisi. Il a dit à chacun, viens avec moi. Depuis notre baptême nous avons entrepris ce voyage... Dans le sacerdoce et dans la vie consacrée vous entrez par la porte qu'est le Christ... Certes il y a ceux qui veulent entrer par la fenêtre. Ce n'est pas juste. Ceci dit, si vous connaissez quelqu'un qui est passé par la fenêtre, embrassez le et expliquez lui qu'il est préférable d'aller et de servir Dieu d'une autre manière pour continuer le travail que Jésus a pas commencé, lui qui est la porte à franchir... Il y a ceux qui ne savent pas pourquoi Dieu les appelle, mais qui se sentent appelés. Qu'ils se tranquillisent, Dieu leur fera comprendre pourquoi ils sont appelés. Il y en a d'autres qui veulent suivre le Seigneur par l'intérêt... La tentation existe de le suivre par ambition, ambition de l'argent, ambition du pouvoir... Dans la vie consacrée à suivre Jésus, la propre ambition ne doit pas être en cause, ni la recherche des richesses de ce monde, ni d'y être une personne importante. Il faut suivre Jésus jusqu'à la dernière étape de sa vie terrestre, la Croix... Et cela je vous le dis sérieusement, parce que l'Eglise n'est pas une entreprise, pas une ONG. L'Eglise est un mystère. Le Suivez-moi, c'est le mystère du regard de Jésus sur chacun de nous qui nous parle. C'est donc clair, l'appelant est Jésus qui entre par la porte et non la fenêtre... Il est évident que lorsque Jésus nous choisit, il ne fait pas de nous des saints. Nous continuons à être les pécheurs... Y a-t-il ici un prêtre, un religieux ou une religieuse qui ne se sente pas pécheur?... Nous sommes tous pécheurs... Il faut savoir pleurer. Quand un prêtre, un religieux, une religieuse ne pleure pas, il y a quelque chose de mal. Pleurer pour l'infidélité, pleurer pour la souffrance du monde, pour les gens rejetés, les vieillards abandonnés, les enfants assassinés... Chaque fois, je me demande pourquoi tel enfant souffre. Et je n'ai pas la réponse, sinon de regarder Jésus sur la croix. Il y a des situations dans la vie qui nous portent à pleurer et à regarder le Crucifié. La Croix est la seule réponse à certaines injustices, à certaines douleurs, à certaines situations de la vie... Je voudrais vous dire une dernière chose: Tous ceux qui sont laissés choisir Jésus doivent servir le peuple de Dieu, en servant les plus pauvres, les plus marginalisés, les enfants et les personnes âgées... Non pour servir qui n'a aucune conscience, vit dans l'orgueil, vit du péché, vivent pour soi plutôt que de servir Jésus. Que choisir de laisser Jésus choisissent de servir et non pour être servi... S'il vous plaît, jamais se faire servir dans l'Eglise! Ne pas utiliser les autres, mais les servir... Je vous remercie beaucoup de m'avoir écouté, même ceux penseront que je vous ai donné des conseils sans même vous dire merci de tout ce que vous faîtes. Alors oui, comme la cerise sur le gâteau, je veux vraiment vous remercier! Merci d'avoir le courage de suivre Jésus, merci pour chaque fois que vous vous sentez pécheurs...et pour toutes les fois que vous aidez quelqu'un à mourir en paix. Merci de donner de l'espoir dans la vie. Merci de vous laisser aider, corriger et pardonner chaque jour. Je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi, parce que je besoin".


Le Pape au siège de l'ONU de Nairobi

Cité du Vatican, 27 novembre 2015 (VIS). Hier à Nairobi, le Saint-Père s'est rendu à l’Office des Nations-Unies pour l'Afrique (UNON), institué en 1996 et qui abrite le Programme pour l’Environnement et le Programme pour l'Habitat, ainsi les agences régionales africaines et d'autres organismes internationaux. Il a prononcé le discours qui suit devant les 3.000 personnes de l'assemblée, reprenant les axes de sa récente encyclique sur l'environnement dans la perspective de la Conférence de Paris. Mais il ne s'est pas limité à évoquer ces questions et a repris les axes pour la lutte contre la pauvreté interdépendante de celle contre la surexploitation des richesses et le dérèglement climatique. C'est pourquoi il a replacé son propos également dans la perspective de la X Conférence ministérielle de l'OMC qui se tiendra à Nairobi et des accords sur la propriété intellectuelle, l'accès aux soins et aux médicaments, les trafics d'animaux ou de pierres précieuses:

En route vers cette salle, a dit le Pape François, "j’ai été invité à planter un arbre dans le parc du Centre des Nations-Unies. J’ai accepté d’accomplir ce geste symbolique et simple, chargé de sens dans beaucoup de cultures. Planter un arbre, c’est d’abord une invitation à continuer de lutter contre des phénomènes tels que la déforestation et la désertification. Cela nous rappelle l’importance de protéger et d’administrer de façon responsable ces poumons de la planète pleins de biodiversité comme nous pouvons bien l’apprécier dans ce continent avec le bassin du fleuve Congo, espace important pour toute la planète et pour l’avenir de l’humanité. C’est pourquoi, i faut toujours soutenir la tâche des organismes internationaux et des organisations de la société civile qui sensibilisent les populations et coopèrent en utilisant aussi des mécanismes de pression légitimes, pour que chaque gouvernement accomplisse son propre devoir de préserver l’environnement ainsi que les ressources naturelles de son pays, sans se vendre à des intérêts illégitimes locaux ou internationaux. En outre, planter un arbre nous invite à continuer d’avoir confiance, d’espérer et surtout de consentir à des efforts pour inverser toutes les situations d’injustice et de détérioration dont nous souffrons aujourd’hui. Dans quelques jours s'ouvre à Paris une importante rencontre sur le changement climatique, où la communauté internationale se confrontera de nouveau à cette problématique. Ce serait triste et j’ose le dire, catastrophique, que les intérêts particuliers l’emportent sur le bien commun et conduisent à manipuler l’information pour protéger leurs projets. Dans ce contexte international, devant une alternative que nous ne pouvons ignorer, améliorer ou détruire l’environnement, chaque initiative, petite ou grande, individuelle ou collective, prise pour sauvegarder la création indique le bon chemin de cette créativité généreuse et digne, qui révèle le meilleur de l’être humain".

"Le climat est un bien commun, de tous et pour tous. Le changement climatique est donc un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité, dont la réponse doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. Car l’exploitation abusive et la destruction de l’environnement sont en même temps accompagnées par un processus implacable d’exclusion. La Conférence de Paris doit être un pas important dans le processus de développement d’un nouveau système énergétique, qui dépende le moins possible des combustions fossiles, vise l’efficacité énergétique et se structure grâce à l’utilisation d’énergie au contenu en carbone réduit ou nul. Nous sommes face au grand engagement politique et économique qui consiste à reconsidérer et à corriger les dysfonctionnements et les distorsions du modèle de développement actuel. L’Accord de Paris peut envoyer un signal clair dans cette direction, à condition que, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire à l’Assemblée Générale de l’ONU, nous évitions la tentation de tomber dans un nominalisme de déclarations à effet tranquillisant sur les consciences. Nous devons veiller à ce que nos institutions soient réellement efficaces. C’est pourquoi j’espère que la COP21 débouchera sur la conclusion d’un accord global et ‘transformateur’ fondé sur les principes de solidarité, de justice, d’équité et de participation, et qui oriente vers la réalisation de trois objectifs, à la fois complexes et interdépendants: L’allègement de l’impact du changement climatique, la lutte contre la pauvreté et le respect de la dignité humaine. Malgré de nombreuses difficultés, s’affirme la tendance à concevoir la planète comme une patrie, et l’humanité comme un peuple qui habite une maison commune. Aucun pays ne peut agir en marge d'une responsabilité commune. Si nous voulons réellement un changement positif, nous devons humblement assumer notre interdépendance. Le problème naît lorsque nous croyons qu’interdépendance est synonyme d’imposition ou de soumission de quelques-uns aux intérêts des autres. Du plus faible au plus fort. Un dialogue sincère et ouvert est nécessaire, avec la coopération responsable de tous, autorités politiques et communauté scientifique, entreprises et société civile. Les exemples positifs ne manquent pas qui nous démontrent comment une vraie collaboration entre la politique, la science et l’économie est capable d’obtenir d’importants résultats".

"Nous sommes conscients, cependant, que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer. Cette profonde prise de conscience nous conduit à espérer que, si l’humanité de la période post-industrielle pourrait laisser le souvenir de l’une des plus irresponsables de l’histoire, l’humanité du début du XXI siècle pourra rester dans les mémoires pour avoir assumé avec générosité ses graves responsabilités. Pour cela, il est nécessaire de mettre au service des peuples l’économie et la politique où l'être humain, en harmonie avec la nature, structure tout le système de production et de distribution pour que les capacités et les nécessités de chacun trouvent une place appropriée dans l'être social. Il ne s’agit pas d’une utopie, au contraire, il s’agit d’une perspective réaliste qui place la personne humaine et sa dignité comme point de départ et vers laquelle tout doit confluer. Le changement de direction dont nous avons besoin, il n’est pas possible de le réaliser sans un engagement substantiel à travers l’éducation et la formation. Rien ne sera possible si les solutions politiques et techniques ne sont accompagnées d’un processus d’éducation qui promeuve de nouveaux styles de vie. Un nouveau type de culture. Cela exige une formation destinée à susciter chez les enfants, les femmes et les hommes, les jeunes et les adultes, l’assimilation d’une culture de protection, la protection de soi-même, la protection de l’autre, la protection de l’environnement, en lieu et place de la culture de détérioration et de rejet. Le rejet de soi, de l’autre, de l’environnement. La promotion de la conscience d’une origine commune, d’une appartenance mutuelle et d’un avenir partagé par tous permettrait le développement de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie. C’est un grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui supposera de longs processus de régénération, qu’il est encore temps de promouvoir. Ils sont nombreux les visages, les histoires, les conséquences évidentes chez des milliers de personnes que la culture de la détérioration et du rejet a conduit à sacrifier aux idoles du profit et de la consommation. Nous devons nous protéger d’un triste signe de la mondialisation de l’indifférence, qui nous fait lentement nous habituer à la souffrance de l’autre, comme si elle était normale, ou pire encore, qui nous conduit à la résignation face aux formes extrêmes et scandaleuses de rebut et d’exclusion sociale, comme sont les nouvelles formes d’esclavage, le trafic des personnes, le travail forcé, la prostitution, le trafic d’organes. L’augmentation du nombre de migrants fuyant la misère, accrue par la dégradation environnementale, est tragique. Ces migrants ne sont pas reconnus comme réfugiés par les conventions internationales et ils portent le poids de leurs vies à la dérive, sans aucune protection légale. Ce sont de nombreuses vies, de nombreuses histoires, de nombreux rêves qui se noient dans notre présent. Nous ne pouvons pas rester indifférents face à cela. Nous n’en avons pas le droit".

"Parallèlement à la négligence de l’environnement, depuis un certain temps, nous sommes témoins d’un rapide processus d’urbanisation qui, malheureusement, conduit souvent à une croissance démesurée et désordonnée de beaucoup de villes qui sont devenues insalubres et inefficaces. Et ce sont aussi des endroits où se répandent des symptômes préoccupants d’une tragique rupture des liens d’intégration et de communion sociale, qui conduit à l’augmentation de la violence et à l’émergence de nouvelles formes d’agressivité sociale, au narcotrafic et à la consommation croissante de drogues chez les plus jeunes, à la perte d’identité, au déracinement et à l’anonymat social. Je voudrais exprimer mon encouragement à tous ceux qui, au niveau local et international, travaillent pour que le processus d’urbanisation devienne un instrument efficace en vue du développement et de l’intégration, afin de garantir pour tous, et surtout aux personnes qui vivent dans les quartiers marginaux, des conditions de vie dignes, garantissant les droits fondamentaux à une terre, à un toit et au travail. Il est nécessaire de promouvoir des initiatives de planification urbaine et de protection des espaces publics qui aillent dans ce sens et prévoient la participation des habitants, essayant de combattre les nombreuses inégalités et les poches de pauvreté urbaine, non seulement économiques, mais aussi et surtout sociales et environnementales. La prochaine Conférence Habitat-III, prévue à Quito en octobre 2016, pourrait être un moment important pour identifier les façons de répondre à ces problématiques. Dans quelques jours, cette ville accueillera la X Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du Commerce. En 1971, face à un monde toujours plus interdépendant, et anticipant de quelques années la présente réalité de la globalisation, Paul VI réfléchissait sur la manière dont les relations commerciales entre les états pourraient être un élément fondamental pour le développement des peuples ou, au contraire, cause de misère et d’exclusion. Même en reconnaissant tout l’effort réalisé dans ce domaine, il semble qu’on ne soit pas encore arrivé à un système commercial international équitable et totalement au service de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Les relations commerciales entre les états, une part indispensable des relations entre les peuples, peuvent tant servir à porter préjudice à l’environnement qu’à l’assainir et le rendre sûr pour les générations futures. Je forme le vœu que les délibérations de la prochaine Conférence de Nairobi ne soient pas un simple équilibre des intérêts en conflit, mais un vrai service à la sauvegarde de la maison commune et au développement intégral des personnes, surtout des plus défavorisées. En particulier, je veux m’unir aux préoccupations de nombreuses réalités engagées dans la coopération au développement et dans l’assistance sanitaire, dont les congrégations religieuses qui aident les plus pauvres et exclus, préoccupations qui concernent les accords sur la propriété intellectuelle et l’accès aux médicaments ainsi qu’aux soins essentiels de santé. Les Traités de libre commerce régionaux sur la protection de la propriété intellectuelle, en particulier dans le domaine pharmaceutique et biotechnologique, non seulement ne doivent pas limiter les facultés déjà accordées aux états par les accords multilatéraux, mais, au contraire, devraient être un instrument pour assurer un minimum d’assistance sanitaire et d’accès aux traitements de base pour tous. Les discussions multilatérales, à leur tour, doivent donner aux pays les plus pauvres le temps, la flexibilité et les exceptions nécessaires à une adaptation ordonnée, et non traumatisante, aux normes commerciales. L’interdépendance et l’intégration des économies ne doivent pas provoquer le moindre préjudice aux systèmes de santé et de protection sociale existants. Au contraire, elles doivent favoriser leur création et leur fonctionnement. Certaines questions de santé, telles que l’élimination du paludisme et de la tuberculose, le traitement des maladies dites orphelines et les domaines négligés de la médecine tropicale, réclament une attention politique prioritaire, avant tout autre intérêt commercial ou politique".


"L’Afrique offre au monde une beauté et une richesse naturelle qui nous conduisent à louer le Créateur. Ce patrimoine africain et de toute l’humanité est constamment menacé par un risque de destruction, en raison d’égoïsmes humains en tout genre et de l’abus de situations de pauvreté et d’exclusion. Dans le contexte des relations économiques entre les états et les peuples, on ne peut cesser de parler des trafics illégaux qui croissent dans un environnement de pauvreté, et qui, à leur tour, alimentent la pauvreté et l’exclusion.

Le commerce illégal de diamants et de pierres précieuses, de métaux rares ou de valeur stratégique, du bois et de matériel biologique, ainsi que de produits d’origine animale, comme dans le cas du trafic d’ivoire et le massacre des éléphants qui lui est relatif, alimente l’instabilité politique, le crime organisé et le terrorisme.

Cette situation est aussi un cri des hommes et de la terre qui doit être entendu par la communauté internationale. Lors de ma récente visite au siège de l’ONU à New York, j’ai pu exprimer le souhait et l’espérance que le travail des Nations-Unies et de tous les développements multilatéraux puissent être le gage d’un avenir sûr et heureux pour les générations à venir. Et il le sera si les représentants des états savent laisser de côté des intérêts sectoriels et idéologiques, et chercher sincèrement le service du bien commun. Je renouvelle le soutien de la communauté catholique, et le mien, consistant à continuer de prier et de collaborer pour que les résultats de la coopération régionale qui s’exprime aujourd’hui dans l’Union Africaine et par les nombreux accords africains de commerce, de coopération et de développement, soient mis en œuvre avec vigueur et en tenant toujours compte du bien commun des enfants de cette terre. La bénédiction du Très Haut soit avec tous et chacun d’entre vous ainsi qu’avec vos peuples".


Visite au bidonville de Kangemi

Cité du Vatican, 27 Novembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père s’est rendu à l’église St.Joseph Ouvrier qui se trouve dans un des quartiers les plus pauvres de la ville de Kangemi: "Je me sens comme chez moi, en partageant ce moment avec des frères et des sœurs qui, je n’ai pas honte de le dire, ont une place de choix dans ma vie et dans mes options. Je suis ici pour vous assurer que vos joies et vos espérances, vos angoisses et vos tristesses, ne me sont pas indifférentes. Je connais les difficultés que vous traversez quotidiennement! Comment ne pas dénoncer les injustices que vous subissez?''. Il a évoqué la sagesse des quartiers populaires. ''Une sagesse –a-t-il dit- qui jaillit de la résistance obstinée de ce qui est authentique, des valeurs évangéliques que la société opulente, endormie par la consommation effrénée, semble avoir oubliées. Vous êtes capables de tisser des liens d’appartenance et de cohabitation, qui transforment l’entassement en expérience communautaire où les murs du moi sont rompus et les barrières de l’égoïsme dépassées... La culture des quartiers populaires imprégnée de cette sagesse particulière a des caractéristiques très positives, qui sont un apport pour le monde où il nous revient de vivre. Elle s’exprime par des valeurs telles que la solidarité, donner sa vie pour l’autre, préférer la naissance à la mort, donner une sépulture chrétienne aux morts, offrir une place au malade dans sa propre maison, partager le pain avec l’affamé : quand il y en a pour dix il y en a pour douze, la patience et le courage face aux adversités, etc. Valeurs qui se fondent sur la vérité que chaque être humain est plus important que le dieu argent. Merci de nous rappeler qu’il y a un autre type de culture possible''. Le Pape a demandé de revendiquer ces valeurs ''qui ne sont pas cotées en Bourse, des valeurs qui ne sont pas objet de spéculation, ni n’ont pas de prix sur le marché. Je vous félicite, je vous accompagne et je veux que vous sachiez que le Seigneur ne vous oublie jamais. Le chemin de Jésus commence dans les périphéries, il part des pauvres et avec les pauvres, et va vers tous''.

''Reconnaître ces manifestations de vie honnête qui grandissent chaque jour au milieu de vous", a-t-il poursuivi, n’implique, "en aucune manière, d’ignorer l’atroce injustice de la marginalisation urbaine. Ce sont des blessures provoquées par les minorités qui concentrent le pouvoir, la richesse et gaspillent de façon égoïste, tandis que des majorités toujours croissantes sont obligées de se réfugier dans des périphéries abandonnées, contaminées, marginalisées. Cela s’aggrave lorsque nous voyons l’injuste distribution de la terre, peut-être pas dans ce quartier, mais sûrement dans d’autres, qui conduit dans beaucoup de cas des familles entières à payer des loyers exorbitants pour des logements qui se trouvent dans des conditions inadéquates. Je connais aussi le grave problème de l’accaparement de terres par des promoteurs privés sans visage qui vont jusqu’à vouloir s’approprier la cour des écoles de vos enfants.

Cela se passe parce qu’on oublie que Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu'elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne''.

Le Pape a ensuite souligné le grave problème du manque d’accès aux infrastructures et aux services de base: ''Je veux parler des toilettes, égouts, drainages, collecte des déchets, éclairage, routes mais aussi des écoles, hôpitaux, centres de loisir et de sport, des ateliers d’art. Je veux citer en particulier l’eau potable. L’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Ce monde a une grave dette sociale envers les pauvres qui n’ont pas accès à l’eau potable, parce que c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. Priver une famille d’eau, sous quelque prétexte bureaucratique, est une grande injustice, surtout lorsqu’on se fait du profit avec cette nécessité.

Cette situation d’indifférence et d’hostilité que subissent les quartiers populaires s’aggrave lorsque la violence se généralise et que les organisations criminelles, au service d’intérêts économiques ou politiques, utilisent des enfants et des jeunes comme chair à canon pour leurs affaires entachées de sang. Je connais aussi les souffrances des femmes qui luttent héroïquement pour préserver leurs enfants de ces dangers. Je demande à Dieu que les autorités empruntent avec vous la voie de l’inclusion sociale, de l’éducation, du sport, de l’action communautaire et de la protection des familles parce que c’est l’unique garantie d’une paix juste, véritable et durable''.


''Ces réalités que j’ai énumérées ne sont pas une combinaison fortuite de problèmes isolés. Elles sont même une conséquence de nouvelles formes de colonialisme qui veut encore que les pays africains soient les pièces d'un mécanisme, les parties d'un engrenage gigantesque. De fait, les pressions ne manquent pas pour que soient adoptées des politiques de marginalisation, comme celle de la réduction de la natalité, qui veulent légitimer ainsi le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser ''.

Le Pape a ainsi proposer de revenir sur l’idée d’une intégration urbaine respectueuse. ''Ni éradication, ni paternalisme, ni indifférence, ni pur confinement. Nous avons besoin de villes intégrées et pour tous. Nous avons besoin de dépasser la pure déclaration de droits qui, en pratique, ne sont pas respectés, de réaliser des actions systématiques améliorant l’habitat populaire et de planifier de nouvelles urbanisations de qualité pour héberger les futures générations. La dette sociale, la dette environnementale envers les pauvres des villes se paie en rendant effectif le droit sacré aux trois T: terre, toit, et travail. Ce n’est pas de la philanthropie, c’est une obligation morale pour tous''.

Il a aussi lancé un appel à tous les chrétiens, en particulier les pasteurs, ''à renouveler l’impulsion missionnaire, à prendre l’initiative face à tant d’injustices, à s’impliquer dans les problèmes des voisins, à les accompagner dans leurs luttes, à préserver les fruits de leur travail communautaire et à célébrer ensemble chaque victoire, petite ou grande. Je sais qu’ils font beaucoup, mais je leur demande de se souvenir qu’il ne s’agit pas d’une tâche de plus; c’est peut-être la plus importante, parce que les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Evangile''.

Avant de conclure, il a demandé de prier, travailler et s’engager tous ensemble ''pour que toute famille ait un toit digne, ait accès à l’eau potable, ait des toilettes, ait de l’énergie sûre pour s’éclairer, cuisiner, puisse améliorer ses logements… afin que tout quartier ait des routes, des places, des écoles, des hôpitaux, des espaces de sport, de loisir et d’art ; afin que les services de base arrivent à chacun d’entre vous; afin qu’on écoute vos réclamations et votre demande d’opportunités; afin que tous puissent jouir de la paix et de la sécurité qu’ils méritent conformément à leur dignité humaine infinie''.


Le Pape quitte le Kenya pour l'Angola


Cité du Vatican, 27 novembre 2015 (VIS). Ayant achevé son séjour kenyan par la visite au bidonville de Kangemi, le Saint-Père a gagné le stade de Karasani, à 22 km de Nairobi où l'attendaient la jeunesse du pays. Répondant à des questions, sur le tribalisme, les enfants soldats ou abandonnés, il a préféré improviser, encourageant les jeunes à ne pas céder devant les difficultés de la vie et à rechercher tout ce qui peut l'enrichir, à commencer par l'éducation et le travail. Nous publierons demain ce texte. Après quoi il s'est entretenu de manière informelle avec les évêques et a regagné la nonciature pour déjeuner. Accueilli à 15 h 30' locales sur l'aéroport par le Président Uhuru Kenyatta, le Pape a pris l'avion à destination de Kampala. Après l'accueil du chef de l'Etat ougandais, M.Yoweri Kaguta, il s'adressera au palais présidentiel aux autorités et au corps diplomatique. La journée s'achèvera par une rencontre avec les catéchistes et enseignants au sanctuaire de Munyonyo.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Sam 28 Nov - 14:53


Arrivée en Ouganda

Cité du Vatican, 28 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père est arrivé hier en Ouganda, accueilli à l'aéroport d'Entebbe par le chef de l'Etat ougandais, M.Yoweri Kaguta Museweni qui était déjà en charge lors de la visite de Jean-Paul II en 1993. Après quoi, au palais présidentiel, il s'est adressé aux autorités et au corps diplomatique.

"Je suis heureux d’être en Ouganda. Ma visite dans votre pays vise avant tout à commémorer le cinquantième anniversaire de la canonisation des Martyrs de l’Ouganda par mon predecesseur Paul VI. Mais j’espère que ma présence ici sera aussi vue comme un signe d’amitié, d’estime et d’encouragement à tous les citoyens de ce grand pays. Les martyrs, catholiques et anglicans, sont de véritables héros nationaux qui témoignent des principes de la devise nationale (Pour Dieu et pour mon Pays). Ils nous rappellent le rôle important que la foi, la rectitude morale et l’engagement pour le bien commun ont joué, et continuent de jouer dans la vie culturelle, économique et politique de ce pays. Ils nous rappellent aussi que, malgré nos différentes croyances et convictions, nous sommes tous appelés à rechercher la vérité, à travailler pour la justice et la réconciliation, comme à nous respecter, nous protéger et à nous aider mutuellement en tant que membres de la même famille humaine. Ces hauts idéaux sont particulièrement requis chez des hommes et des femmes comme vous, qui sont chargés d’assurer la bonne gestion, le développement humain intégral, une large participation à la vie nationale, ainsi qu’une distribution sage et juste des biens dont le Créateur a si généreusement doté cette terre. Ma visite vise aussi à attirer l’attention sur l’Afrique dans son ensemble, sur sa promesse, ses espérances, ses luttes et ses succès. Le monde regarde l’Afrique comme le continent de l’espérance. L’Ouganda a été comblé par Dieu d’abondantes ressources naturelles, que vous êtes appelés à administrer en tant que des gestionnaires responsables. Mais surtout, la nation a notamment été bénie de familles fortes, de jeunes et de personnes âgées, mémoire vivante de chaque peuple".


"En Afrique de l’Est, l’Ouganda a fait montre d’un extraordinaire souci de l’accueil des réfugiés, en les aidant à rebâtir leurs vies dans la sécurité et dans le sens de la dignité dérivant d’une vie gagnée par un travail honnête. Notre monde, en proie aux guerres, à la violence et à de diverses formes d’injustice, expérimente un mouvement sans précédent de peuples. La façon dont nous les traitons est un test de notre humanité, de notre respect de la dignité humaine et surtout de notre solidarité envers nos frères et sœurs dans le besoin. Même si ma visite est brève, j’espère encourager les nombreux efforts en cours pour prendre soin des pauvres, des malades et de ceux qui sont, de quelque manière, en difficulté. C’est par ces petits signes que nous voyons la vraie âme d’un peuple. De tant de manières, notre monde devient de plus en plus petit, cependant au même moment nous voyons avec préoccupation la globalisation d’une ‘‘culture de rejet’’ qui nous rend aveugles par rapport aux valeurs spirituelles, endurcit nos cœurs face aux besoins des pauvres, et prive nos jeunes d’espérance... Je prie pour tous les ougandais, dignes des valeurs qui ont forgé l’âme de ce pays en invoquant l’abondance des bénédictions du Seigneur".


Rencontre avec les catéchistes et les enseignants ougandais


Cité du Vatican, 28 novembre 2015 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le Saint-Père a gagné par la route le sanctuaire des Martyrs de l'Ouganda à Munyonyo pour une rencontre avec les catéchistes et les enseignants du pays. Accueilli par les franciscains conventuels du sanctuaire, qui construisent la nouvelle église, l'Archevêque de Kampala et des représentants des autres confessions chrétiennes, il a planté un arbre dans l'atrium. Puis il a béni la statue de saint André Kaggywa, érigée sur le lieu de son martyre subi avec quatre autres catéchistes en mai 1886. Il est devenu le patron des catéchistes du pays.

Rappelant que Jésus, le Maître, est notre premier et plus grand maître, le Pape a d'abord remercié ses hôtes pour les sacrifices qu'ils accomplissent avec leurs familles: "Vous enseignez ce que Jésus a enseigné, vous instruisez les adultes et vous aidez les parents à faire grandir leurs enfants dans la foi et vous portez à tous la joie et l’espérance de la vie éternelle. Merci pour votre dévouement, pour l’exemple que vous donnez, pour la proximité au peuple de Dieu dans sa vie quotidienne et pour toutes les manières dont vous semez et cultivez la foi... Merci spécialement d’enseigner aux enfants et aux jeunes comment prier... Bien que gratifiant, votre travail n’est pas facile. Persévérez! Et je demande aux évêques et aux prêtres de vous aider par une formation doctrinale, spirituelle et pastorale, en mesure de rendre vos actions toujours plus efficaces... Même si c'est lourd, si les ressources sont insuffisantes et les obstacles apparaissent trop grands, souvenez vous que votre œuvre est sainte et l’Esprit présent".

"La communauté chrétienne d'Ouganda s’est accrue de façon remarquable grâce au témoignage des martyrs. Ils ont rendu témoignage à la vérité qui rend libre. Ils ont été disposés à verser leur sang pour demeurer fidèles à ce qu’ils savaient être bon, beau et vrai... A Munyonyo, le Roi Mwanga a fait éliminer en 1885 des disciples du Christ. Il n’a pas réussi dans cette tentative, comme le Roi Hérode n’a pas réussi à tuer Jésus. La lumière a brillé dans les ténèbres et les ténèbres n’ont pas prévalu... Après avoir vu le témoignage courageux de saint André Kaggwa et de ses compagnons, les chrétiens en Ouganda sont devenus encore plus convaincus des promesses du Christ. Puisse saint André, votre Patron, et puissent tous les catéchistes ougandais martyrs obtenir pour vous la grâce d’être de sages maîtres, des hommes et des femmes dont les paroles soient pleines de grâce, d’un témoignage convainquant de la splendeur de la vérité de Dieu et de la joie de l’Evangile! Allez sans peur dans chaque ville et village répandre la bonne semence de la Parole de Dieu, et ayez confiance dans sa promesse...d’une récolte abondante".


Rentré à Kampala, le Pape a reçu hier soir à la nonciature le Président du Sud Soudan, M.Salva Kiir Mayardit. Le P.Lombardi a déclaré que par ce geste il a voulu témoigner de son attention envers la difficile situation du plus jeune pays d'Afrique. Devenu indépendant en 2011, le Sud Soudan compte parmi ses fondateurs Mgr.Cesare Mazzolari, mort avant la déclaration d'indépendance. Malgré les idéaux ayant inspiré cette naissance, la paix n'est toujours pas conclue entre les deux ethnies du pays.
Publié VIS Archive 01 - 28.11.15 0 commentaires


Cité du Vatican, 28 novembre 2015 (VIS). Après s'être recueilli dans la partie anglicane du sanctuaire de Namugongo, où il a dévoilé une plaque commémorative sur la chapelle restaurée et avoir prié sur le site du martyre, le Pape a gagné en voiture la partie catholique du mémorial, où l'attendaient une foule de fidèles et une quarantaine d'évêques (25 martyrs, dont 4 de confession anglicane, martyrisés entre 1884 et 1887). Le Saint-Père a d'abord prié dans l'église consacrée en 1969 par Paul VI venu canoniser les martyrs de l'Ouganda, avant de célébrer la messe devant le sanctuaire. Voici son homélie:

"Depuis l’âge apostolique jusqu’à nos jours, un grand nombre de témoins est sorti pour proclamer Jésus et manifester la puissance de l’Esprit Saint. Aujourd’hui, nous rappelons avec gratitude le sacrifice des martyrs ougandais, dont le témoignage d’amour pour le Christ et son Eglise a justement rejoint les extrémités de la terre. Nous rappelons aussi les martyrs anglicans, dont la mort pour le Christ rend témoignage à l’œcuménisme du sang. Tous ces témoins ont cultivé le don de l’Esprit Saint dans leur vie et ont librement donné le témoignage de leur foi en Jésus Christ, même au prix de leur vie, et beaucoup dans un si jeune âge. Nous aussi, nous avons reçu le don de l’Esprit, pour nous faire fils et filles de Dieu, mais aussi pour porter témoignage à Jésus et le faire connaître et aimer en tout lieu. Nous avons reçu l’Esprit lorsque nous sommes renés dans le Baptême, et lorsque nous avons été fortifiés par ses dons dans la Confirmation. Chaque jour, nous sommes appelés à approfondir la présence de l’Esprit Saint dans notre vie, à raviver le don de son amour divin de façon à être à notre tour source de sagesse et de force pour les autres. Le don de l’Esprit est donné pour être partagé. Il nous unit les uns aux autres comme fidèles et membres vivants du Corps mystique du Christ. Nous ne recevons pas le don de l’Esprit seulement pour nous-mêmes, mais pour nous édifier les uns les autres dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour. Je pense aux saints Joseph Mkasa et Charles Lwanga, qui, après avoir été instruits dans la foi par les autres, ont voulu transmettre le don qu’ils avaient reçu. Ils l’ont fait dans des temps dangereux. C’est non seulement leur vie qui a été menacée, mais aussi la vie des plus jeunes confiés à leurs soins. Puisqu’ils avaient cultivé leur foi et avaient fait grandir leur amour pour Dieu, ils n’ont pas eu peur de porter le Christ aux autres, même au prix de leur vie. Leur foi est devenue témoignage. Aujourd’hui, vénérés comme martyrs, leur exemple continue d’inspirer beaucoup de personnes de par le monde car ils continuent à proclamer Jésus-Christ et la puissance de la Croix".

"Si, comme les martyrs, nous ravivons chaque jour le don de l’Esprit qui habite en nos cœurs, nous deviendrons alors certainement ces disciples-missionnaires que le Christ nous appelle à être. Pour nos familles et nos amis sûrement, mais aussi pour ceux que nous ne connaissons pas, spécialement pour ceux qui pourraient être peu bienveillants et même hostiles à notre égard. Cette ouverture envers les autres commence dans la famille, dans nos maisons, où on apprend la charité et le pardon, et où dans l’amour de nos parents, on apprend à connaître la miséricorde et l’amour de Dieu. Elle s’exprime aussi dans le soin envers les personnes âgées et les pauvres, les veuves et les orphelins. Comme la mère et les sept fils du Second livre des Maccabées s’encouragèrent les uns les autres au moment de la grande épreuve...nous devons nous assister les uns les autres, nous protéger les uns les autres, et nous conduire les uns les autres à la plénitude de la vie. Je pense ici avec gratitude aux évêques, prêtres, hommes et femmes consacrées et catéchistes qui, de bien des façons, ont offert leur aide aux familles chrétiennes. Puisse l’Eglise de ce pays, spécialement au moyen des communautés paroissiales, continuer d’accompagner les jeunes couples dans leur préparation au mariage, encourager les époux à vivre le lien conjugal dans l’amour et dans la fidélité, et soutenir les parents dans leur tâche de premiers maîtres de la foi des enfants. Comme les apôtres et les martyrs de l’Ouganda avant nous, nous avons reçu le don de l’Esprit pour devenir des disciples-missionnaires appelés à sortir vers les autres et à porter l’Evangile à tous. Cela peut parfois nous conduire aussi aux confins du monde, comme missionnaires en terres lointaines. C’est essentiel pour l’expansion du Royaume, et je vous demande toujours une réponse généreuse à cette exigence. Toutefois, nous n’avons pas besoin de voyager pour être des disciples-missionnaires. En réalité, nous avons seulement besoin d’ouvrir les yeux aux nécessités que nous rencontrons dans nos maisons et dans nos communautés locales pour nous rendre compte de toutes les opportunités qui nous attendent. En cela aussi, les martyrs de l’Ouganda nous indiquent la voie. Leur foi a cherché le bien de tous, incluant même le Roi, qui les a condamnés pour leur credo chrétien. Leur réponse a entendu opposer à la haine l’amour, et de cette manière rayonner la splendeur de l’Evangile... Le témoignage des martyrs montre à tous ceux qui ont écouté leur histoire, à l’époque et aujourd’hui, que les plaisirs mondains et le pouvoir terrestre ne donnent pas une joie et une paix durables. C’est plutôt la fidélité à Dieu, l’honnêteté et l’intégrité de la vie et l’authentique préoccupation pour le bien des autres qui nous apportent cette paix que le monde ne peut offrir. Cela ne diminue pas notre souci de ce monde, comme si nous regardions seulement vers la vie future. Au contraire, cela offre un but à la vie en ce monde et nous aide à rejoindre ceux qui sont dans le besoin, à coopérer avec les autres pour le bien commun et à construire une société plus juste, qui promeut la dignité humaine, sans exclure personne, qui défend la vie, don de Dieu, et protège les merveilles de la nature, la création et notre terre. C’est là l’héritage reçu des martyrs ougandais: Des vies marquées par la puissance de l’Esprit, des vies qui témoignent encore aujourd’hui du pouvoir transformant de l’Evangile. On ne s’approprie pas cet héritage comme un souvenir de circonstance ou en le conservant dans un musée comme si c’était un joyau précieux. Nous l’honorons vraiment et nous honorons tous les Saints, lorsque plutôt nous portons le témoignage qu’ils ont rendu au Christ dans nos maisons et à nos voisins, dans nos lieux de travail et dans la société civile, soit que nous restions dans nos maisons ou que nous nous rendions jusqu’au coin le plus reculé du monde. Puissent les martyrs ougandais, avec Marie, Mère de l’Eglise, intercéder pour nous, et puisse l’Esprit Saint allumer en nous le feu de l’amour divin!".


Le Pape François encourage la jeunesse kenyane


Cité du Vatican, 28 novembre 2015 (VIS). Le dernier rendez-vous du Saint-Père au Kenya était une rencontre avec la jeunesse au stade Kasarani, où il a renoncé au discours préparé pour répondre plus spontanément aux questions des jeunes. En voici quelques passages:

"Il existe une question à la base de toutes les questions: Pourquoi existent les divisions, la guerre, la mort, le fanatisme? Pourquoi cette pulsion auto-destructrice? Dans les premières pages de la Bible, après toutes ces merveilles que Dieu a faites, un frère tue son frère. L'esprit du Mal mène à la destruction et à la désunion, conduit au tribalisme, à la corruption, à la drogue, au fanatisme destructeur... Comment un fanatisme idéologique conduit à nous priver d'un frère, d'un ami? Ma première réponse est que l'homme perd le meilleur de son humanité lorsqu'il oublie de prier, parce qu'il se sent tout-puissant et ne ressent pas le besoin de demander de l'aide du Seigneur face de tant de tragédies... La vie est pleine de difficultés, mais il y a deux façons d'envisager les problèmes, rester bloqué face à la difficulté, au mal...ou choisir l'opportunité de se battre, de transformer le mal... Quant au tribalisme, il détruit une nation... Or nous sommes tous une seule nation. C'est donc un travail de tous les jours, d'écouter des autres, d'ouvrir son cœur à l'autre, de serrer la main de l'autre... En famille, entre amis et personnes rencontrées...

Une autre question est celle de la corruption. ... La corruption est comme le sucre, douce et facile, et puis tout fini mal. C'est le pays qui se retrouve diabétique. Chaque fois que nous acceptons un pot de vin, cela détruit notre coeur et notre personnalité et à la fin notre pays... La corruption est également dans le cœur de beaucoup d'hommes et de femmes blessés... La corruption est un mode de vie, un chemin de la mort". A propos des enfants soldats, "que peut-on faire pour prévenir le recrutement de nos proches, pour les récupérer? Pour répondre à cela, nous devons savoir pourquoi un jeune, pleine de rêves...se détourne de sa famille, ses amis, de sa tribu et de son pays, pour mépriser sa vie et apprendre à tuer. Et cela est une question que vous devez demander à toutes les autorités: Si un jeune homme ou une femme n'a pas de travail, ne peut pas étudier, que pouvez-vous faire? ... La première chose que nous devons faire pour empêcher un jeune d'être recruté est l'éducation et le travail. Si un jeune est au chômage, quel avenir l'attend? ... Etre recruté est un danger social qui va au-delà de nous, au-delà même du pays, car il dépend d'un système international qui est injuste, car le dieu argent est le centre de l'économie et non la personne... Et puis, comment pouvons-nous voir la main de Dieu dans les tragédies de la vie?... Comment puis-je voir la main de Dieu dans le tragédie de ma vie?... Il n'y a pas de réponse, il n'y a qu'un moyen, se tourner vers le Fils de Dieu. Dieu l'a livré pour nous sauver tous. Dieu lui-même est devenu une tragédie... Quand vous n'obtenez ce que vous attendez ou ne comprenez pas quelque chose, quand vous êtes désespéré, tout ressemble à la Croix. Cet échec apparent de Dieu, cette destruction de Dieu, est un défi pour notre foi, notre l'espérance... Et que dire aux jeunes qui ne connaissent pas l'amour de leurs familles? Est-il possible de sortir de cette expérience? Partout il y a des enfants abandonnés, à la naissance ou par défaut d'amour des parents. Voilà pourquoi la famille est si importante... Il n'y a qu'un seul remède pour sortir de cela, offrir ce qu'on ne reçoit pas. Si vous ne recevez pas de la compréhension, soyez compréhensifs avec les autres. Si vous ne recevez pas d'amour, aimez les autres. Si vous souffrez de la solitude, allez vers ceux qui sont seuls".

Message vidéo au V Festival de la doctrine sociale

Cité du Vatican, 28 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi a été diffusé un Message vidéo que le Pape a adressé au V Festival de la doctrine sociale de l'Eglise (Le défi de la réalité): "Notre vie est faite de beaucoup de choses, de nombreux problèmes qui nous pousse à ne pas voir ou à ignorer les problèmes des gens autour de nous. L'indifférence semble être un médicament qui nous protège de la participation, il devient un moyen de se sentir plus confiant. Ceci est l'indifférence. Mais cet éloignement égoïste nous rend tristes... Or le défi de la réalité exige une capacité de dialogue, celle de construire des ponts plutôt que des murs, de prendre du temps pour le dialogue... Je vous invite donc à affronter ce défi, de transmettre une mystique du vivre ensemble et de la rencontre..., de bâtir une véritable expérience de fraternité... La réalité nous exhorte au changement car il faut réagir à la société de consommation, à l'idolâtrie de l'argent, au trop grand nombre d'inégalités et d'injustices, mais aussi à la pensée dominante qui sont autant de fardeaux dont nous voulons libérer notre dignité. Engageons nous plutôt à partager, sachant que la solution à des problèmes concrets n'est pas l'argent mais la fraternité, qui prend soin de l'autre.... Il y a également le défi écologique, qui demande à entendre le cri de la Terre Mère, de respecter les créatures et la création. C'est est un grand défi pour l'avenir de l'homme. L'homme et la création sont inextricablement liées... Le thème de la prise en charge de la terre, qui est notre maison commune, est capital. Certains pensent que nous pouvons avoir prise et générer des effets concrets... Mais le sujet concerne certainement les choix politiques, économiques, stratégiques sur le développement, même su rien ne peut remplacer notre engagement personnel: La sobriété, une consommation consciente, un mode de vie qui accueille la création comme un don et exclut les formes de possession d'éviction... Ayons courage! Les défis de la réalité sont nombreux, notre tâche et la joie de les transformer en opportunités. Je renouvelle mes salutations cordiales à tous les participants au Festival de la doctrine sociale et, en particulier, aux nombreux bénévoles qui se donnent généreusement".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Dim 29 Nov - 14:58

Sommaire

- A la jeunesse ougandaise
- Ouvrir les paroisses aux pauvres
- Le Pape s'adresse au clergé ougandais
- Le Pape François est arrivé en Centrafrique

A la jeunesse ougandaise

Cité du Vatican, 29 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi à Kampala, le Saint-Père s'est adressé à des délégations diocésaines de la jeunesse ougandaise rassemblée sur l'ancien aérodrome de Kololo, reliées par écran aux jeunes ayant pris part à la messe célébrée au sanctuaire de Namugongo. Déclarant le discours préparé comme lu, il a improvisé en espagnol:

"En écoutant le témoignage de Winnie et Emmanuel, je me suis demandé si une expérience négative pouvait servir à quelque chose? Tous deux ont souffert d'expériences négatives. Winnie pensait qu?il n?y avait pas d?avenir pour elle, et qu'il est toujours possible d?ouvrir un horizon, de l?ouvrir avec la force de Jésus. Et tous ensemble nous pouvons imaginer la souffrance d?Emmanuel, quand il voyait que ses compagnons étaient torturés et assassinés. Il a été courageux et s?est confié à Jésus. Et il s?est échappé... Alors vous tous, êtes-vous prêts à transformer toutes les choses négatives en choses positives? Etes-vous prêts à transformer la haine en amour..., la guerre en paix?.. Ayez conscience que vous êtes un peuple de martyrs. Dans vos veines coule le sang des martyrs!.. L?un de vous pourrait me demander s'il y a une baguette magique? Si tu veux que Jésus change ta vie, demande lui de l?aide. Cela s?appelle prier... Est-ce que vous priez?... La prière est l?arme la plus forte que possède un jeune. Jésus nous aime... Il aime tout le monde et il veut tous nous aider... Alors laissez entrer Jésus dans vos vies. Quand Jésus entre dans nos vies, il nous aide à lutter, à lutter contre tous les problèmes...à lutter avec la prière... Nous sommes tous dans l?Eglise, nous lui appartenons. Elle est une mère qui a pour mère Marie... Je vous remercie de vous engager à changer le négatif en positif, à vouloir combattre le mal, avec Jésus à vos côtés. Et surtout, je vous remercie de vouloir ne jamais cesser de prier".

Voici maintenant le texte préparé pour l'occasion: "L?espérance chrétienne n?est pas simplement de l?optimisme. C?est beaucoup plus car elle enfonce ses racines dans la vie nouvelle que nous avons reçue en Jésus-Christ. Paul dit que l?espérance ne nous déçoit pas, parce que dans le baptême l?amour de Dieu a été répandu dans nos c?urs par l?Esprit. L?espérance nous rend capables de compter sur les promesses du Christ, sur la force de son pardon, de son amitié, de son amour, qui ouvre les portes à une vie nouvelle. Vraiment quand vous vous heurtez à un problème, à un échec, quand vous avez un temps d?arrêt, ancrez votre c?ur dans cet amour parce qu?il a le pouvoir de changer la mort en vie et de repousser tout mal... Je voudrais vous inviter, avant tout, à prier pour que ce don grandisse en vous et que vous puissiez recevoir la grâce de devenir des messagers d?espérance. Il y a beaucoup de personnes autour de nous qui éprouvent une profonde inquiétude et même du désespoir. Jésus dissipe ces nuages, si nous le lui permettons. J?aimerais aussi partager avec vous quelques pensées au sujet de certains obstacles que vous pourriez rencontrer sur la route de l?espérance. Vous tous, vous désirez un avenir meilleur, un travail, la santé et le bien-être, et c?est une bonne chose. Pour le bien du peuple et de l?Eglise, vous désirez partager avec les autres vos dons, les aspirations et l?enthousiasme, et c?est une chose très bonne. Mais parfois, quand vous voyez la pauvreté, quand vous rencontrez l?absence d?opportunité, quand vous faites l?expérience des échecs de la vie, un sentiment de désespoir peut surgir et grandir. Vous pouvez être tentés de perdre l?espérance... Nous tous, Pape compris, devrions ressembler à "l'enfant qui tend la main pour qu'on l'aide, C?est en effet "seulement lorsque nous sommes petits et humbles que nous n?avons pas peur d?appeler à l?aide le Père... Nous avons besoin d?apprendre à replacer notre espérance en Dieu, conscients qu?il est toujours là présent, pour nous. Il nous infuse confiance et courage. Mais ce serait une erreur de ne pas partager cette belle expérience avec les autres. Nous nous tromperions si nous ne devenions pas des messagers d?espérance pour les autres". Les jeunes souhaitent grandir dans l?amitié du Christ, et "c?est la peur d?échouer dans l?engagement pris à aimer, surtout dans ce grand et sublime idéal qu?est le mariage chrétien. On peut avoir peur de ne pas réussir à être une bonne épouse et une bonne mère, un bon époux et un bon père". Si on continue à reculer devant le premier obstacle, on ne fait que refléter nos propres faiblesses et nos peurs. Alors, ne cédez pas face à elles! "Parfois ces peurs proviennent du Diable, qui ne veut pas que vous soyez heureux... Appelez Dieu à l?aide, ouvrez-lui votre c?ur et il vous soulèvera, il vous prendra entre ses bras, et il vous montrera comment aimer. Je demande en particulier aux jeunes couples de cultiver la confiance que Dieu veut bénir votre amour et vos vies par sa grâce, dans le sacrement du Mariage. Au c?ur du mariage chrétien, il y a le don de l?amour de Dieu, non l?organisation de fêtes somptueuses qui obscurcissent souvent la profonde signification spirituelle d?une joyeuse célébration avec les proches et les amis". Enfin, nous ne devons pas craindre d?être différents, "d?aller à contre-courant dans une société qui nous pousse constamment à embrasser des modèles de satisfaction et de consommation étrangers aux valeurs profondes de la culture africaine. Que diraient les Martyrs de l?Ouganda au sujet de la mauvaise utilisation des moyens modernes de communication, où les jeunes sont exposés à des images et à des visions déformées de la sexualité, qui dégradent la dignité humaine, conduisant à la tristesse et au vide intérieur? Quelles seraient les réactions des Martyrs ougandais devant la croissance de l?avidité et de la corruption dans la société? Certainement, ils vous demanderaient d?être des modèles de vie chrétienne, confiants que l?amour du Christ, la fidélité à l?Evangile et la sage utilisation des dons que Dieu vous a donnés ne puissent qu?enrichir, purifier et élever la vie de ce pays. Ils continuent à vous montrer la route. N?ayez pas peur de faire en sorte que la lumière de la foi resplendisse dans vos familles, dans les écoles et dans les lieux de travail. N?ayez pas peur d?entrer humblement en dialogue avec les autres, qui peuvent voir les choses de façons différentes". A vous voir je suis rempli d?espérance, pour vous, pour votre pays et pour l?Eglise. "Je vous demande de prier pour que l?espérance que vous avez reçue de l?Esprit Saint continue d?inspirer vos efforts pour grandir en sagesse, en générosité et en bonté. N?oubliez pas d?être des messagers de cette espérance! Et n?oubliez pas que Dieu vous aidera à surmonter chaque obstacle...que vous rencontrerez au long de la vie. Mettez votre espérance dans le Christ qui vous rendra capables de trouver le véritable bonheur. Et s?il vous est difficile de prier et d?espérer, n?ayez pas peur de vous tourner vers Marie, parce qu?elle est notre Mère, la Mère de l?espérance. Enfin, s?il vous plaît, n?oubliez pas de prier pour moi. Que Dieu vous bénisse!".

Ouvrir les paroisses aux pauvres

Cité du Vatican, 29 novembre 2015 (VIS). Après sa rencontre avec la jeunesse, le Saint-Père s'est rendu à la Maison de la Charité de Nalukolongo fondée en 1978 par le Cardinal Nsubuga, qui y est enterré. Gérée par les S?urs du Bon Samaritain, l'institution accueille une centaine de personnes pauvres de tout âge et religion, auxquels il s'est adressé en rappelant d'abord que Nalukolongo a toujours été lié à l?engagement social et caritatif de l?Eglise: "Ici, dans les premiers temps, des enfants ont été rachetés de l?esclavage et des femmes ont reçu une éducation religieuse... Jésus est présent ici car il a promis de demeurer au milieu des pauvres et des malades, des prisonniers et des déshérites, de toutes les personnes qui souffrent... Depuis cette maison de la charité je voudrais adresser un appel à toutes les paroisses et communautés présentes en Ouganda comme dans le reste de l?Afrique, un appel à ne pas oublier les pauvres. L?Evangile nous impose de sortir vers les périphéries de la société et de trouver le Christ dans celui qui souffre et dans celui qui se trouve dans le besoin. Le Seigneur nous dit sans équivoque qu?il nous jugera sur cela. Il est triste que nos sociétés permettent que le personnes âgées soient rejetées ou oubliées. Il est déplorable que les jeunes soient exploités par l?esclavage actuel du trafic d?êtres humains. Si nous regardons attentivement le monde qui nous entoure il semble qu?en de nombreux endroits l?égoïsme et l?indifférence se répandent. Combien de nos frères et s?urs sont victimes de la culture actuelle de l?use et jette, que génère le mépris surtout vis-à-vis des enfants non encore nés, des jeunes et des personnes âgées. Comme chrétiens, nous ne pouvons pas rester à regarder. Quelque chose doit changer. Nos familles doivent devenir des signes encore plus évidents de l?amour patient et miséricordieux de Dieu, non seulement pour nos enfants et nos personnes âgées, mais aussi pour tous ceux qui se trouvent dans le besoin. Nos paroisses ne doivent pas fermer les portes et les oreilles au cri des pauvres. Il s?agit de la voie maîtresse du disciple chrétien. C?est de cette manière que nous rendons témoignage au Seigneur, qui est venu non pour être servi mais pour servir. Nous montrons ainsi que les personnes comptent plus que les choses et que ce que nous sommes est plus important que ce que nous possédons. En effet, précisément en ceux que nous servons, le Christ se révèle lui-même chaque jour et prépare l?accueil que nous espérons recevoir un jour dans son Royaume éternel. Chers amis, à travers des gestes simples, à travers des actes simples et dévoués qui honorent le Christ dans les plus petits de ses frères et s?urs, nous faisons entrer la force de son amour dans le monde et nous le changeons réellement. Encore une fois je vous remercie pour votre générosité et pour votre charité. Je me souviendrai de vous dans mes prières et je vous demande, s?il vous plaît de prier pour moi. Je vous confie tous à la tendre protection de Marie".

Le Pape s'adresse au clergé ougandais

Cité du Vatican, 29 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a conclu sa journée d'hier par une réunion avec les évêques d'Ouganda, suivie d'une rencontre avec les prêtres, les religieux et les séminaristes en la cathédrale de Kampala. Confiant à l'évêque en charge de la vie consacrée le discours préparé, il s'est adressé spontanément en espagnol à l'assemblée, s'excusant de ne pas parler en anglais:

Moïse recommandait à son peuple de ne pas oublier tout ce que Dieu a fait pour lui. La première chose que je veux dire est que vous avez, vous demandez la grâce de mémoire... Le sang des catholiques de l'Ouganda est mêlé au sang des martyrs. Il ne faut pas l'oublier. L'oubli est le plus dangereux des ennemis de la mémoire... L'Eglise ougandaise ne devra jamais oublier ses martyrs. Martyr signifie témoin. L'Eglise se doit d'être fidèle à cette mémoire, doit continuer à être un témoin de l'Evangile... Pour être des témoins, la fidélité est nécessaire. La fidélité à la mémoire, à la vocation, au zèle apostolique. Restez sur la voie de la sainteté. Fidèles à vos prédécesseurs, soyez missionnaires. En Ouganda des diocèses disposent de nombreux prêtres d'autres de peu. Fidélité signifie aussi de mettre à disposition d'un évêque des missionnaires provenant d'autres diocèses. Ce n'est pas facile. Mais fidélité signifie aussi persévérer dans la vocation. Et je tiens à remercier d'une façon particulière pour leur exemple de fidélité" tous ceux qui se mettent au service "aux pauvres, aux malades, aux nécessiteux. Le Christ est parmi eux. L'Ouganda, qui a été baignée du sang des martyrs," doit continuer à répondre à de nouveaux défis et à de nouvelles missions, "pour ne pas perdre la grande richesse d'être la Perle de l'Afrique et finir en musée... Donc, l'Ouganda doit continuer d'être missionnaire. Mémoire signifie fidélité, et la fidélité n'est possible que par la prière. Si un religieux, une religieuse, un prêtre cesse de prier ou ne prie pas assez sous prétexte d'avoir beaucoup de travail, il commence à perdre la mémoire, et donc sa fidélité. Prière signifie aussi l'humiliation, l'humiliation d'aller régulièrement se confesser... Mémoire face à de nouveaux défis, la fidélité à la mémoire et la prière", tels sont les trois piliers que la Perle de l'Afrique doit continuer d'offrir pour donner la force à cette Eglise d'aller de l'avant".

Voici le texte préparé et remis à Mgr.John Baptist Kaggwa:

" Alors que nous approchons du Jubilé de la Miséricorde, je voudrais vous...demander qui êtes-vous, comme prêtres ou futurs prêtres, comme religieux ou personnes consacrées?... Des hommes et des femmes dont les vies ont été transformées par une rencontre personnelle avec Jésus-Christ...qui vous a demandé de le suivre d?un c?ur sans partage au service de son peuple saint. L?Eglise d'Ouganda est riche d'un grand nombre de témoins, fidèles laïcs, catéchistes, prêtres et religieux, qui ont tout laissé par amour de Jésus...parfois jusqu'au martyre. Que ce soit dans le ministère sacerdotal, que ce soit dans la consécration religieuse, vous êtes appelés à poursuivre ce grand héritage, surtout par des actes simples d?humble service. Jésus désire se servir de vous pour toucher les c?urs de nouvelles personnes. Il veut se servir de votre bouche pour proclamer sa parole de salut, de vos bras pour embrasser les pauvres qu?il aime, de vos mains pour construire une communauté d?authentique disciples missionnaires. Veuille Dieu que nous n?oublions jamais que notre oui à Jésus est un oui à son peuple. Nos portes, les portes de nos églises, mais surtout les portes de nos c?urs, doivent rester constamment ouvertes au peuple de Dieu, à notre peuple. C?est pour cela que nous somme ce que nous sommes... Qu?êtes-vous prêts à faire de plus pour vivre votre vocation spécifique?". Le peuple de Dieu aspire à une vie nouvelle, au pardon et à la paix. "Malheureusement, dans le monde il y a de nombreuses situations préoccupantes qui nécessitent nos prières... Je prie avant tout pour le bien-aimé peuple burundais, afin que le Seigneur suscite chez ses dirigeants comme dans toute sa société des sentiments et des propositions de dialogue et de collaboration, de réconciliation et de paix. Si notre tâche est d?accompagner les personnes qui souffrent...nous devons permettre que la puissance de guérison de Dieu passe à travers nous. En premier lieu nous devons permettre que...sa miséricorde nous purifie, de sorte que nous puissions porter cette miséricorde aux autres, spécialement à ceux qui se trouvent dans les nombreuses périphéries géographiques et existentielles. Nous savons combien cela peut être difficile. Il y a tant de travail à accomplir... Or la vie moderne offre beaucoup de distractions qui peuvent brouiller nos consciences, dissiper notre zèle, et même nous attirer dans cette mondanité spirituelle qui ronge les fondements de la vie chrétienne. L?engagement à la conversion, qui est le c?ur de l?Evangile, doit s'incarner chaque jour dans le combat contre des habitudes et des façons de penser qui alimenter la paresse spirituelle. Nous avons besoin d?examiner nos consciences, que ce soit comme individu ou comme communauté... Nous entrons dans le temps de l?Avent, qui est le temps d?un nouveau départ".

"L?Afrique est le continent de l?espérance, et ce pour de bonnes raisons. L?Eglise y est bénie par une abondante moisson de vocations religieuses. Je voudrais tout particulièrement encourager les séminaristes et jeunes religieux présents. L?appel du Seigneur est une source de joie et un appel à servir... Puisse le feu de l?Esprit purifier vos c?urs, de manière à être les témoins crédibles de l?espérance offerte par l?Evangile... Notre rencontre de ce soir est le couronnement de cette très belle journée, au cours de laquelle j?ai pu me rendre en pèlerin au sanctuaire des martyrs de Namugongo, et où j?ai pu rencontrer de très nombreux jeunes qui sont l?avenir du pays et de l?Eglise. Je quitterai l?Afrique avec une grande confiance dans la moisson de grâce que Dieu prépare parmi vous. Je demande à chacun de vous de prier pour une abondante effusion de zèle apostolique, pour une joyeuse persévérance dans l?appel reçu, et surtout pour le don d?un c?ur pur et toujours ouvert aux besoins de tous nos frères et s?urs. De cette manière l?Eglise en Ouganda se montera digne de son héritage pour affronter l?avenir avec la ferme espérance dans les promesses du Christ. Je me souviendrai de vous tous dans mes prières, et je vous demande de prier pour moi".

Le Pape François est arrivé en Centrafrique

Cité du Vatican, 29 novembre 2015 (VIS). Ayant quitté l'Ouganda, le Pape François est arrivé à 10 h locale (heure de Rome) en Centrafrique. A Bangui il a été accueilli par le chef de l'Etat provisoire Mme.Catherine Samba-Panza, Vice Présidente de l'association des Femmes juristes d'Afrique et ancienne Mairesse de la capitale durant la guerre civile. Transféré au Palais de la Renaissance, il s'est adressé aux autorités et au corps diplomatique:

"Alors que la République Centrafricaine s?achemine progressivement, malgré les difficultés, vers la normalisation de sa vie socio-politique, je foule pour la première fois cette terre, dans les pas de Jean-Paul II. C?est en pèlerin de la paix que je viens, et c?est en apôtre de l?espérance que je me présente. Voilà pourquoi j?ai plaisir à saluer l?effort accompli par les diverses autorités nationales et internationales, en commençant par Madame le Chef de l?Etat de la Transition, pour conduire le pays à ce stade. Mon souhait le plus ardent est que les différentes consultations nationales qui vont se tenir dans quelques semaines permettent au pays d?entamer sereinement une nouvelle étape de son histoire. Pour éclairer l?horizon, la devise du pays, Unité Dignité Travail...exprime les aspirations de chaque centrafricain et, par conséquent, constitue une boussole sûre pour qui est chargé de conduire les destinées du pays. Ce sont trois mots lourds de sens, dont chacun représente autant un chantier qu?un programme jamais achevé, une tâche à remettre sans cesse sur le métier. L?unité est une valeur cardinale pour l?harmonie des peuples. Elle permet de vivre et de construire à partir de la merveilleuse diversité du monde, en évitant la tentation de la peur de l?autre, de ce qui ne nous est pas familier, de ce qui n?appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques ou à notre confession religieuse. L?unité exige, tout au contraire, de créer et de promouvoir une synthèse des richesses que chacun porte en lui. L?unité dans la diversité, c?est un défi constant, qui appelle à la créativité, à la générosité, à l?abnégation et au respect d?autrui. La dignité est une valeur morale synonyme d?honnêteté, de loyauté, de grâce et d?honneur, qui caractérise les hommes et les femmes conscients de leurs droits comme de leurs devoirs et qui les conduit au respect mutuel. Chaque personne a une dignité... La Centrafrique est le pays où chacun est une personne. Tout doit donc être fait pour sauvegarder le statut et la dignité de la personne. Et celui qui a les moyens d?une vie décente, au lieu d?être préoccupé par les privilèges, doit chercher à aider les plus pauvres à accéder eux aussi à des conditions respectueuses de la dignité humaine, notamment à travers le développement de leur potentiel humain, culturel, économique et social. Par conséquent, l?accès à l?éducation et aux soins, la lutte contre la malnutrition et le combat pour garantir à tous un logement décent doivent figurer au premier plan d?un développement soucieux de la dignité humaine. En définitive, la dignité de l?être humain, c?est de travailler à la dignité de ses semblables. Et puis c?est par le travail que vous pouvez améliorer la vie de vos familles. Paul a dit que les enfants n?ont pas à amasser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. L?effort des parents exprime leur amour pour les petits. Vous les centrafricains, pouvez améliorer cette merveilleuse terre, en exploitant judicieusement ses nombreuses ressources. Votre pays se trouve dans une région considérée comme l?un des deux poumons de l?humanité, à cause de sa richesse exceptionnelle en biodiversité. À ce sujet, me référant à l?encyclique Laudato Si?, je voudrais particulièrement attirer l?attention de chacun, citoyens, responsables, partenaires internationaux et multinationales, sur la grave responsabilité qui est la leur dans l?exploitation des ressources naturelles, dans les choix et les projets de développement, qui d?une manière ou d?une autre affectent la planète entière. Le travail de construction d?une société prospère doit être une ?uvre solidaire... Il est superflu de souligner l?importance capitale que revêtent le comportement et la gestion des pouvoirs publics. Celles-ci doivent être les premières à incarner avec cohérence dans leur vie les valeurs de l?unité, de la dignité et du travail, en étant des modèles pour leurs compatriotes".

"L?histoire de l?évangélisation de cette terre et l?histoire socio-politique de ce pays attestent l?engagement de l?Eglise dans le sens de ces valeurs de l?unité, de la dignité et du travail. En faisant mémoire des pionniers de l?évangélisation en République Centrafricaine, je salue mes frères évêques qui en ont présentement la charge. Avec eux, je renouvelle la disponibilité de cette Eglise particulière à contribuer toujours plus à la promotion du bien commun, notamment à travers la recherche de la paix et de la réconciliation. Je ne doute donc pas que les Autorités centrafricaines actuelles et futures se préoccuperont sans relâche de garantir à l?Église des conditions favorables à l?accomplissement de sa mission spirituelle. Elle pourra ainsi contribuer toujours davantage à promouvoir tout homme et tout l?homme, pour reprendre l?heureuse formule de Paul VI, qui, il y a bientôt cinquante ans, fut le premier Pape des temps modernes à venir en Afrique pour l?encourager et la confirmer dans le bien à l?orée d?une aube nouvelle. Je voudrais à présent saluer l?effort accompli par la communauté internationale, ici représentée par le Corps Diplomatique et les membres de différentes missions d?Organisations internationales. Je l?encourage vivement à aller toujours plus loin sur le chemin de la solidarité, souhaitant que son engagement, uni à l?action des Autorités centrafricaines, aide le pays à progresser notamment dans la réconciliation, le désarmement, le maintien de la paix, l?assistance sanitaire et la culture d?une saine gestion à tous les niveaux. Pour finir, j?aimerais redire ma joie de visiter ce merveilleux pays, situé au c?ur de l?Afrique, abritant un peuple profondément religieux, doté d?un si riche patrimoine naturel et culturel. J?y vois un pays comblé des bienfaits de Dieu! Puisse le peuple centrafricain, ainsi que ses dirigeants et tous ses partenaires, apprécier à leur juste valeur ces bienfaits, en travaillant sans cesse pour l?unité, la dignité humaine et la paix fondée sur la justice. Que Dieu vous bénisse tous".

Conclue la cérémonie de bienvenue, le Saint-Père a gagné le camp de réfugiés installé près de la paroisse St.Sauveur. Pressé par une foule en liesse, il a encouragé les réfugiés à tout faire pour gagner la paix, et à prier. "Mais sans amour, sans amitié, sans tolérance ni pardon, la paix est impossible... Vous devez tous vivre en paix quelques soient votre ethnie, votre culture, votre religion ou votre statut social. Soyez tous des frères! Redites avec moi Nous sommes tous frères", a-t-il invité trois fois à répéter les réfugiés de St.Sauveur.

Après quoi, il s'est rendu à la nonciature pour déjeuner avec les évêques centrafricains. Cet après-midi il prononcera un discours à la Faculté de théologie de Bangui devant es communautés protestantes du pays.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 1 Déc - 20:11


30/11/2015


Rencontre avec les communautés évangéliques

Cité du Vatican, 30 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape a rencontré les communautés évangéliques centrafricaines à la Faculté de théologie évangélique de Bangui, fondée en 1974 par l'Association des évangéliques en Afrique, pour répondre aux exigences des Eglises évangéliques du continent, et par laquelle sont passés quelque 650 leaders, accomplissant leur service dans les églises et institutions évangéliques de 21 pays africains. Le Pape a été reçu par le Doyen de la Faculté et trois membres de la Plate-forme inter-religieuse qui a soutenu le processus de pacification nationale, par l'Archevêque de Bangui, le Président de l'Alliance des Eglises évangéliques centrafricaines et l'Imam de Bangui:
"Nous sommes tous ici pour servir le même Seigneur ressuscité qui nous rassemble aujourd'hui. Et grâce au même baptême reçu, nous sommes invités à annoncer la joie de l'Evangile aux hommes et femmes de ce cher pays de Centrafrique", a dit le Saint-Père au début de son discours, après avoir reçu les salutations du doyen de la FATEB et du président de l'AEC. "Depuis trop longtemps -a-t-il ajouté- votre peuple est marqué par les épreuves et la violence qui causent beaucoup de souffrance. L'annonce de l'Evangile n'en est donc que plus nécessaire et urgente, parce que c'est le Christ dans sa chair qui souffre dans ses membres bien-aimés: les pauvres de son peuple, les malades, les personnes âgées, et les laissés-pour-compte, les enfants orphelins ou abandonnés à leur sort, sans guide ni éducation. C'est aussi tous ceux dont l'âme et le corps ont été meurtris par la violence et la haine, ceux à qui la guerre a tout pris, le travail, la maison, les êtres chers... Dieu ne fait pas de distinction parmi ceux qui souffrent. J'ai souvent appelé cela l'œcuménisme du sang. Toutes nos communautés sans distinction souffrent d'injustice et de haine aveugle que le démon déchaîne. Dans ces circonstances, je voudrais vous faire part de ma proximité et de ma sollicitude pour le Pasteur Nicolas, dont la maison a récemment été pillée et incendiée, tout comme le siège de sa communauté. Dans ce contexte difficile, le Seigneur ne cesse de nous manifester sa tendresse, sa compassion et sa miséricorde. Cette souffrance commune et cette mission commune sont une occasion providentielle de progresser ensemble sur le chemin de l'unité, et sont aussi un moyen spirituel indispensable. Comment le Père pourrait-il repousser la grâce de l'unité, bien qu'imparfaite, de ses enfants qui souffrent ensemble et qui, en diverses occasions, s'unissent pour servir leurs frères?".
Le Pape a ensuite rappelé que la division des chrétiens est un scandale, parce qu'elle est avant tout "contraire à la volonté du Seigneur. C'est aussi un scandale face à la haine et à la violence qui déchirent l'humanité, face aux nombreuses oppositions qui s'élèvent contre l'Evangile du Christ. C'est pourquoi, tout en appréciant l'esprit de respect mutuel et de collaboration qui existe entre les chrétiens dans votre pays, je vous encourage à poursuivre sur ce chemin, en servant ensemble dans la charité. C'est un témoignage du Christ, qui construit l'unité". Enfin, il a souhaité que dans la perspective d'une pleine communion que nous désirons, il faudra ajouter à la persévérance et la charité, "le service de la prière et de la réflexion en commun, en vue d'une meilleure connaissance réciproque, d'une plus grande confiance et amitié. Je vous assure que je vous accompagnerai de mes prières sur ce chemin fraternel de service, de réconciliation et de miséricorde, un long chemin mais rempli de joie et d'espérance. Je demande au Seigneur Jésus -a-t-il conclu- de vous bénir tous, vos communautés et aussi notre Eglise. Et je vous demande tous de prier pour moi. Merci".


Le chemin de la résistance passe par le pardon

Cité du Vatican, 30 novembre 2015 (VIS). Après avoir célébré la messe, le Pape a quitté la cathédrale de Bangui pour saluer les jeunes qui l'attendaient dehors et participer à veillée de prière. Il a improvisé quelques mots en italien, laissant de côté le discours qu'il avait préparé pour cette occasion et que nous reproduisons en deuxième partie. Devant un des jeunes, il a rappelé que leur symbole était la banane, parce qu'elle était résistante et qu'il avait évoqué aussi les nombreuses difficultés qu'ils rencontraient en cette période de guerre et de divisions.
La banane, a dit le Pape "est un symbole de vie car elle grandit toujours, se reproduit toujours, donne toujours des fruits très énergétiques. La banane est aussi résistante. Je crois que tout cela exprime clairement le chemin qui se présente à vous en cette période difficile de guerre, de haine, de division: le chemin de la résistance. Votre ami disait que certains d'entre vous veulent s'en aller. Fuir les défis de la vie n'est jamais une solution! Il faut résister, garder la valeur de la résistance, de la lutte pour le bien! Ceux qui fuient n'ont pas le courage de donner leur vie. La banane donne la vie et se reproduit, et donne plus de vie parce qu'elle résiste, parce qu'elle reste, parce qu'elle est là. Certains me demanderont: Mais Père, que pouvons-nous faire? Comment résister? Je vous dirai deux ou trois choses qui pourront vous être utiles pour que vous puissiez résister. D'abord, la prière. La prière est puissante! La prière vainc le mal! La prière nous rapproche de Dieu qui est Tout-Puissant. En deuxième lieu, œuvrer pour la paix. La paix n'est pas un document qui se signe et reste là. La paix se fait tous les jours. La paix est un travail artisanal, qui se fait avec les mains, qui se fait avec sa vie. On me dira: Père, comment peut-on être un artisan de paix? Avant tout, en ne détestant personne. Et si quelqu'un vous fait du mal, essayer de lui pardonner. Pas de haine! Beaucoup de pardon! Disons-le ensemble: Pas de haine, beaucoup de pardon. Si vous n'avez pas de haine dans vos cœurs, si vous pardonnez, vous serez vainqueurs. Parce que vous vaincrez la bataille la plus difficile de la vie, vainqueurs dans l'amour. Et par l'amour vient la paix".
Voulez-vous être des perdants ou des gagnants dans la vie? leur a demandé le Pape. "On ne gagne qu'en suivant le chemin de l'amour. Peut-on aimer son ennemi? Oui. Peut-on pardonner à qui nous fait du mal? Oui. Par l'amour et le pardon tu vaincras. Avec l'amour vous serez des gagnants de la vie et vous donnerez toujours la vie. L'amour ne nous rend jamais perdants. Chers jeunes centrafricains, je suis très heureux de vous connaître. Aujourd'hui, nous avons ouvert cette porte. Cela signifie la Porte de la miséricorde de Dieu. Ayez confiance en Dieu! Parce qu'il est miséricordieux, il est amour, il est capable de nous donner la paix. C'est pourquoi je vous ai dit, au début, de prier; il faut prier pour résister, pour aimer, pour ne pas détester, pour être des artisans de la paix". Après sa brève allocution, le Pape a donné le sacrement de la réconciliation à plusieurs jeunes dans l'atrium de la cathédrale et a ensuite béni les personnes présentes.
Voici le discours préparé par le Pape: "Chers jeunes, chers amis, bonsoir! J’ai la grande joie de vous retrouver ce soir, alors que nous commençons une nouvelle année liturgique avec le temps de l’Avent. N’est-ce pas pour chacun de nous l’occasion d’un nouveau départ, l’occasion de passer sur l’autre rive... Au cours de notre rencontre, je pourrai donner le sacrement de la réconciliation à quelques-uns d’entre vous. Aussi, je voudrais vous inviter à réfléchir sur la grandeur de ce sacrement dans lequel Dieu vient à notre rencontre d’une façon personnelle. Chaque fois que nous le lui demandons, il vient avec nous pour nous faire passer sur l’autre rive, sur cette rive de notre vie où Dieu nous pardonne, déverse en nous son amour qui guérit, apaise et relève! Le Jubilé de la Miséricorde, que je viens d’avoir la joie d’ouvrir particulièrement pour vous, chers amis Centrafricains et Africains, nous rappelle justement que Dieu nous attend, les bras ouverts, comme nous le rappelle la belle image du Père accueillant le fils prodigue. En effet, le pardon reçu nous console et il nous permet de repartir le cœur confiant et en paix, capables de vivre davantage en harmonie avec nous-mêmes, avec Dieu et avec les autres. Ce pardon reçu nous permet aussi de pardonner à notre tour. Nous en avons toujours besoin, et particulièrement dans des situations de conflits, de violences comme celles que vous connaissez encore trop souvent. Je redis ma proximité à tous ceux parmi vous qui sont touchés par le deuil, la séparation, les blessures infligées par la haine et la guerre. Dans ce contexte, pardonner à celui qui nous a fait du mal est humainement bien difficile. Mais Dieu nous offre force et courage pour devenir ces artisans de réconciliation et de paix, dont votre pays a tant besoin. Le chrétien, disciple du Christ, marche sur les pas de son maître, qui sur la croix a demandé à son Père de pardonner à ceux qui le crucifiaient. Comme cette attitude est éloignée des sentiments qui habitent trop souvent notre cœur… Méditer cette attitude et cette parole de Jésus: Père, pardonne-leur, peut nous aider à convertir notre regard et notre cœur. Pour beaucoup, c’est un scandale que Dieu soit venu se faire l’un de nous. C’est un scandale qu’il soit mort sur une croix. Oui, c’est un scandale: le scandale de la croix. La croix continue à faire scandale. Mais c’est l’unique chemin sûr: celui de la Croix, celui de Jésus venu partager notre vie pour nous sauver du péché. Chers amis, cette croix nous parle de la proximité de Dieu: il est avec nous, il est avec chacun de vous dans vos joies comme dans vos épreuves".
"Chers jeunes, le bien le plus précieux que nous pouvons avoir dans la vie est notre relation avec Dieu. En êtes-vous convaincus? Etes-vous conscients de la valeur inestimable que vous avez aux yeux de Dieu? Savez-vous que vous êtes aimés et accueillis par lui, inconditionnellement, comme vous êtes? En consacrant du temps à la prière, à la lecture de l’Ecriture, particulièrement de l’Evangile, vous le connaîtrez mieux et vous vous connaîtrez aussi vous-mêmes. En effet, les conseils de Jésus peuvent éclairer aussi aujourd’hui vos sentiments et vos choix. Vous êtes enthousiastes et généreux, en quête d’un grand idéal, chercheurs de vérité et de beauté. Je vous encourage à garder l’esprit vigilant et critique face à toute compromission contraire au message de l’Evangile. Merci pour votre dynamisme créatif dont l’Eglise a besoin ! Cultivez-le! Soyez des témoins de la joie que donne la rencontre avec Jésus. Qu’elle vous transforme, qu’elle rende votre foi plus forte, plus solide pour surmonter les peurs, afin d’entrer toujours plus dans le projet d’amour de Dieu sur vous. Dieu veut le bonheur de tous ses enfants. Ceux qui se laissent regarder par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Et, en retour, regarder l’autre comme un frère, accepter qu’il soit différent et découvrir qu’il est un don pour moi. C’est ainsi que la paix se construit chaque jour. Cela demande de prendre le chemin du service et de l’humilité, d’être attentif aux besoins de l’autre. Pour entrer dans cette logique, il faut avoir un cœur qui sait s’abaisser et partager sa vie avec ceux qui sont le plus dans le besoin. Là est la vraie charité. Et ainsi grandit la solidarité en commençant par de petites choses, et les germes de division disparaissent. Ainsi le dialogue entre les croyants porte du fruit, la fraternité se vit jour après jour, et elle élargit le cœur en ouvrant un avenir. De cette manière, vous pouvez faire beaucoup de bien pour votre pays et je vous y encourage.... Le Seigneur est vivant, et il marche à vos côtés. Quand les difficultés semblent s’accumuler, quand la douleur, la tristesse dominent autour de vous, il ne vous abandonne pas. Il nous a laissé le mémorial de son amour, l’Eucharistie et les sacrements pour avancer sur le chemin en y trouvant la force d’aller de l’avant chaque jour. Et cela doit être la source de votre espérance et de votre courage pour passer sur l’autre rive, avec Jésus, en ouvrant des chemins nouveaux pour vous et votre génération, pour vos familles, pour votre pays. Je prie pour que vous ayez cette espérance. Soyez ancrés en elle et vous la donnerez aux autres, à notre monde abîmé par les guerres, les conflits, le mal, le péché. N’oubliez pas, le Seigneur est avec vous. Il a confiance en vous. Il souhaite que vous soyez ses disciples-missionnaires, soutenus par la prière de la Vierge Marie et par celle de toute l’Eglise dans les moments difficiles et les épreuves. Chers jeunes de Centrafrique, allez, je vous envoie!".


Ouverture de la Porte Sainte à Bangui, capitale spirituelle du monde
Cité du Vatican, 30 novembre 2015 (VIS).

"Aujourd'hui, Bangui devient la capitale spirituelle du monde. L'Année sainte de la Miséricorde commence en avance sur cette terre. Une terre qui souffre depuis plusieurs années de la guerre et de la haine, de l'incompréhension, du manque de paix. Mais sur cette terre de souffrance se trouvent aussi tous les pays qui portent en ce moment la croix de la guerre". Ce sont les paroles que le Pape François a prononcées hier après-midi à la cathédrale Notre-Dame de l'Immaculée Conception de Bangui, avant d'ouvrir la Porte Sainte et le Jubilé de la Miséricorde. Bangui devient ainsi, a ajouté le Pape, la capitale spirituelle de la prière pour la miséricorde du Père. "Nous voulons tous la paix, la miséricorde, la réconciliation, le pardon, l'amour. Pour Bangui, pour toute la République centrafricaine, pour le monde entier, pour les pays qui souffrent de la guerre, demandons la paix!", s'est exclamé le Saint-Père, invitant à répéter à voix haute: "Tous ensemble demandons l'amour et la paix". Le Pape a aussi élevé la voix en langue sango de la République centrafricaine, pour demander "Doyé Siriri" (amour et paix). C'est par cette prière qu'a commencé l'Année sainte, après le rite d'ouverture de la Porte de la Miséricorde. "Ouvrez les portes de justice; c'est la porte du Seigneur; je rentre dans ta maison Seigneur", a dit le Pape, avant d'entrer seul et en premier dans la cathédrale où l'attendaient les prêtres, les religieux, les religieuses et les séminaristes du pays pour participer à la messe et entendre son homélie dans laquelle il a rappelé que tous, sans exception, attendaient "la grâce, la charité de la paix" et a lancé un nouvel appel à ceux qui prennent injustement les armes de ce monde: "Déposez ces instruments de mort; armez-vous plutôt de justice, d'amour et de miséricorde, garanties d'une paix authentique".
Voici le texte intégral de l'homélie prononcée par le Saint-Père:
"En ce premier dimanche de l’Avent, temps liturgique de l’attente du Sauveur et symbole de l’espérance chrétienne, Dieu a conduit mes pas, jusqu’à vous, sur cette terre, alors que l’Eglise universelle s’apprête à inaugurer l’Année jubilaire de la Miséricorde. Et je suis particulièrement heureux que ma visite pastorale coïncide avec l’ouverture dans votre pays de cette Année jubilaire. Depuis cette cathédrale, par le cœur et la pensée, je voudrais rejoindre avec affection tous les prêtres, les personnes consacrées, les agents pastoraux de ce pays, spirituellement unis à nous en ce moment. A travers vous, j’aimerais saluer aussi tous les Centrafricains, les malades, les personnes âgées, les blessés de la vie. Certains d’entre eux sont peut-être désespérés et n’ont même plus la force d’agir, attendant simplement une aumône, l’aumône du pain, l’aumône de la justice, l’aumône d’un geste d’attention et de bonté. Mais comme les apôtres Pierre et Jean montant au Temple, qui n’avaient ni or ni argent à donner au paralytique dans le besoin, je viens leur offrir la force et la puissance de Dieu qui guérissent l’homme, le remettent debout et le rendent capable de commencer une nouvelle vie, en passant sur l’autre rive. Jésus ne nous envoie pas tout seuls sur l’autre rive, mais il nous invite plutôt à effectuer la traversée avec lui, en répondant, chacun, à une vocation spécifique. Il nous faut donc être conscients que ce passage sur l’autre rive ne peut se faire qu’avec lui, en nous libérant des conceptions de la famille et du sang qui divisent, pour construire une Eglise-Famille de Dieu, ouverte à tous, soucieuse de ceux qui sont le plus dans le besoin. Cela suppose la proximité avec nos frères et sœurs, cela implique un esprit de communion. Ce n’est pas d’abord une question de moyens financiers; il suffit juste de partager la vie du peuple de Dieu, en rendant compte de l’espérance qui est en nous, en étant témoins de l’infinie miséricorde de Dieu qui, comme le souligne le psaume responsorial de ce dimanche, est bon et montre aux pécheurs le chemin. Jésus nous enseigne que le Père céleste fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Après avoir fait nous-mêmes l’expérience du pardon, nous devons pardonner. Voici notre vocation fondamentale: Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait! L’une des exigences fondamentales de cette vocation à la perfection, c’est l’amour des ennemis, qui prémunit contre la tentation de la vengeance et contre la spirale des représailles sans fin. Jésus a tenu à insister sur cet aspect particulier du témoignage chrétien. Les agents d’évangélisation doivent donc être d’abord et avant tout des artisans du pardon, des spécialistes de la réconciliation, des experts de la miséricorde. C’est ainsi que nous pouvons aider nos frères et sœurs à passer sur l’autre rive, en leur révélant le secret de notre force, de notre espérance, de notre joie, qui ont leur source en Dieu, parce qu’elles sont fondées sur la certitude qu’il est dans la barque avec nous. Comme il l’a fait avec les apôtres lors de la multiplication des pains, c’est donc à nous que le Seigneur confie ses dons afin que nous allions les distribuer partout, en proclamant sa parole qui rassure: Voici venir des jours où j’accomplirai la promesse de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda".
"Dans les textes liturgiques de ce dimanche, nous pouvons découvrir certaines caractéristiques de ce salut de Dieu annoncé, qui se présentent comme autant de points de repères pour nous guider dans notre mission. D’abord, le bonheur promis par Dieu est annoncé en terme de justice. L’Avent, c’est le temps pour préparer nos cœurs afin de pouvoir accueillir le Sauveur, c’est-à-dire le seul Juste et le seul Juge capable de réserver à chacun le sort qu’il mérite. Ici comme ailleurs, tant d’hommes et de femmes ont soif de respect, de justice, d’équité, sans trouver à l’horizon des signes positifs. A ceux-là, il vient faire don de sa justice. Il vient féconder nos histoires personnelles et collectives, nos espoirs déçus et nos souhaits stériles. Et il nous envoie annoncer surtout à ceux qui sont opprimés par les forts de ce monde comme à ceux qui ploient sous le poids de leurs propres péchés : Juda sera délivré, Jérusalem habitera en sécurité, et voici le nom qu’on lui donnera: Le Seigneur-est-notre-Justice. Oui, Dieu est Justice! Voilà pourquoi, nous, chrétiens, nous sommes appelés à être dans le monde les artisans d’une paix fondée sur la justice. Le salut de Dieu attendu a également le goût de l’amour. En effet, en nous préparant pour célébrer le mystère de Noël, nous nous réapproprions le cheminement du peuple de Dieu pour accueillir le Fils venu nous révéler que Dieu n’est pas seulement justice mais qu’il est aussi et par-dessus tout Amour. Partout, même et surtout là où règnent la violence, la haine, l’injustice et la persécution, les chrétiens sont appelés à témoigner de ce Dieu qui est Amour. En encourageant les prêtres, les personnes consacrées et les laïcs qui, dans ce pays, vivent parfois jusqu’à l’héroïsme les vertus chrétiennes, je reconnais que la distance qui nous sépare de l’idéal si exigeant du témoignage chrétien, est parfois grande. Voilà pourquoi je fais miennes sous forme de prière ces paroles de saint Paul: Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous, et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant. A cet égard, le témoignage des païens sur les chrétiens de l’Eglise primitive doit rester présent à notre horizon comme un phare: Voyez comme ils s’aiment, ils s’aiment vraiment".
"Enfin, le salut de Dieu annoncé revêt le caractère d’une puissance invincible qui l’emportera sur tout. En effet, après avoir annoncé à ses disciples les signes terribles qui précéderont sa venue, Jésus conclut: Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Et si Paul parle d’un amour de plus en plus intense et débordant, c’est que le témoignage chrétien doit refléter cette force irrésistible dont il est question dans l’Evangile. C’est donc aussi au sein de bouleversements inouïs que Jésus veut montrer sa grande puissance, son inégalable gloire et la puissance de l’amour qui ne recule devant rien, ni devant les cieux ébranlés, ni devant la terre en feu, ni devant la mer en furie. Dieu est plus fort que tout. Cette conviction donne au croyant sérénité, courage et la force de persévérer dans le bien face aux pires adversités. Même lorsque les forces du mal se déchaînent, les chrétiens doivent répondre présents, la tête relevée, prêts à recevoir des coups dans cette bataille où Dieu aura le dernier mot. Et ce mot sera d’amour! A tous ceux qui utilisent injustement les armes de ce monde, je lance un appel: déposez ces instruments de mort; armez-vous plutôt de la justice, de l’amour et de la miséricorde, vrais gages de paix. Disciples du Christ, prêtres, religieux, religieuses ou laïcs engagés en ce pays au nom si suggestif, situé au cœur de l’Afrique et qui est appelé à découvrir le Seigneur comme le véritable centre de tout ce qui est bon, votre vocation est d’incarner le cœur de Dieu parmi vos concitoyens. Daigne le Seigneur nous établir tous fermement dans une sainteté sans reproche devant Dieu notre Père, pour le jour où notre Seigneur viendra avec tous les saints. Ainsi soit-il!".


Convergence avec la communauté musulmane

Ce matin à Bangui, le Saint-Père s'est rendu à la mosquée centrale de Koudoukou par rencontrer les autorités et la communauté musulmane de la Centrafrique: Chrétiens et musulmans, nous sommes frères, a-t-il affirmé d'emblée. "Nous devons donc nous considérer comme tels, nous comporter comme tels. Nous savons bien que les derniers événements et les violences qui ont secoué votre pays n’étaient pas fondés sur des motifs proprement religieux. Celui qui dit croire en Dieu doit être aussi un homme, une femme, de paix. Chrétiens, musulmans et membres des religions traditionnelles ont vécu pacifiquement ensemble pendant de nombreuses années. Nous devons donc demeurer unis pour que cesse toute action qui, de part et d’autre, défigure le Visage de Dieu et a finalement pour but de défendre par tous les moyens des intérêts particuliers, au détriment du bien commun. Ensemble, disons non à la haine, à la vengeance, à la violence, en particulier à celle qui est perpétrée au nom d’une religion ou de Dieu. Dieu est paix, Salam. En ces temps dramatiques, les responsables religieux chrétiens et musulmans ont voulu se hisser à la hauteur des défis du moment. Ils ont joué un rôle important pour rétablir l’harmonie et la fraternité entre tous. Je voudrais les assurer de ma gratitude et de mon estime. Et nous pouvons aussi nous rappeler les nombreux gestes de solidarité que chrétiens et musulmans ont eu à l’égard de leurs compatriotes d’une autre confession religieuse, en les accueillant et en les défendant au cours de cette dernière crise, dans votre pays, mais aussi en d’autres parties du monde".
En Centrafrique, "on ne peut que souhaiter que les prochaines consultations donnent au pays des responsables nationaux qui sachent unir les citoyens, se comportant en symboles de l’unité de la nation plutôt qu'en représentants d’une faction. Je vous encourage vivement à faire de votre pays une maison accueillante pour tous ses enfants, sans distinction d’ethnie, d’appartenance politique ou de confession religieuse. La République Centrafricaine, située au cœur de l’Afrique, grâce au concours de tous ses enfants, pourra alors donner une impulsion en ce sens à tout le continent. Elle pourra l’influencer positivement et aider à éteindre les foyers de tension qui y sont présents et qui empêchent les Africains de bénéficier de ce développement qu’ils méritent et auquel ils ont droit. Je vous invite à prier et à travailler pour la réconciliation, la fraternité et la solidarité, sans oublier les personnes qui ont le plus souffert de ces événements. Que Dieu vous bénisse et vous protège tous!".

Les chrétiens doivent oeuvrer en Centrafrique

Ce matin à Bangui, le Pape a célébré une grand messe au stade Barthélémy Boganda, des écrans géants ayant été installés à l'extérieur pour la foule qui n'avait pu entrer. Il a engagé son homélie en reprenant la phrase de Paul, Comme il est beau de voir courir les messagers de la Bonne Nouvelle: "C’est pour nous un appel à rendre grâce pour le don de la foi que nous avons reçu de ces messagers qui nous l’ont transmis. C’est aussi un appel à nous émerveiller devant l’œuvre missionnaire qui a porté...la joie de l’Evangile sur cette terre bien aimée. Il est bon, surtout lorsque les temps sont difficiles, lorsque les épreuves et les souffrances ne manquent pas, lorsque l’avenir est incertain et que l’on se sent fatigué, craignant de ne plus y arriver, il est bon de se réunir autour du Seigneur, ainsi que nous le faisons aujourd’hui, pour se réjouir de sa présence, de la vie nouvelle et du salut qu’il nous propose, comme une autre rive vers laquelle nous devons tendre. Cette autre rive c’est, bien sûr, la vie éternelle, le ciel où nous sommes attendus. Ce regard porté vers le monde à venir a toujours soutenu le courage des chrétiens, des plus pauvres, des plus petits, dans leur pèlerinage terrestre. Cette vie éternelle n’est pas une illusion, elle n’est pas une fuite du monde. Elle est une puissante réalité qui nous appelle et qui nous engage à la persévérance dans la foi et dans l’amour. Mais l’autre rive, plus immédiate, que nous cherchons à rejoindre, c'est le salut que procure la foi... Rendons grâce au Seigneur pour sa présence et pour la force qu’il nous donne dans le quotidien de nos vies lorsque nous sommes confrontés à la souffrance physique ou morale...ou pour les actes de solidarité et de générosité dont il nous rend capables, pour la joie et l’amour qu’il fait briller dans nos familles, dans nos communautés, malgré, parfois, le dénuement, la violence qui nous entoure ou la crainte du lendemain, pour l’audace de créer des liens d’amitié, de dialoguer avec celui qui ne nous ressemble pas, de pardonner à celui qui nous a fait du mal, de nous engager dans la construction d’une société plus juste et plus fraternelle où personne n’est abandonné. En tout cela, le Christ ressuscité nous prend par la main, et nous entraîne à sa suite. Et je veux rendre grâce avec vous au Seigneur de miséricorde pour tout ce qu’il vous a donné d’accomplir de beau, de généreux, de courageux, dans vos familles et dans vos communautés, lors des événements que connaît votre pays depuis plusieurs années".
Mais "nous sommes comme au milieu du fleuve, et il nous faut décider courageusement, dans un engagement missionnaire renouvelé, de passer sur l’autre rive. Tout baptisé doit sans cesse rompre avec ce qu’il y a encore en lui de l’homme ancien, de l’homme pécheur, toujours prêt à se réveiller à la suggestion du démon et combien il est agissant en notre monde et en ces temps de conflits, de haine et de guerre, pour l’entraîner à l’égoïsme, au repli sur soi et à la méfiance, à la violence et à l’instinct de destruction, à la vengeance, à l’abandon et à l’exploitation des plus faibles… Nous savons aussi combien nos communautés, appelées à la sainteté, ont encore de chemin à parcourir. Certainement nous avons tous à demander pardon au Seigneur pour trop de résistances et de lenteur à rendre témoignage de l’Evangile. Puisse l’Année jubilaire qui vient de commencer dans votre pays, en soit l’occasion. Quant à vous, vous devez surtout regarder vers l’avenir, et, forts du chemin déjà parcouru, décider résolument de franchir une nouvelle étape dans l’histoire chrétienne de votre pays, vous élancer vers de nouveaux horizons, avancer plus au large, en eau profonde... Alors, chacun dans son cœur peut se poser la question si importante de son lien personnel avec Jésus, examiner ce qu’il a déjà accepté, ou encore refusé, pour répondre à son appel afin de le suivre de plus près. Le cri des messagers retentit plus que jamais à nos oreilles, alors même que les temps sont difficiles. Il retentit par toute la terre, et jusqu’au bout du monde...et ici, aujourd’hui, en cette terre de Centrafrique. Il retentit dans nos cœurs, dans nos familles, dans nos paroisses, partout où nous vivons, et il nous invite à la persévérance dans l’enthousiasme de la mission, une mission qui a besoin de nouveaux messagers, encore plus nombreux, encore plus donnés, encore plus joyeux, encore plus saints. Et nous sommes tous appelés à être, chacun, ce messager que notre frère, quelle que soit son ethnie, sa religion, sa culture, attend, souvent sans le savoir. Comment, en effet, ce frère croira-t-il au Christ, se demande Paul, si la Parole n’est ni entendue ni proclamée? Nous aussi, à l’exemple de l’Apôtre, nous devons être remplis d’espérance et d’enthousiasme pour l’avenir. L’autre rive est à portée de main, et Jésus traverse le fleuve avec nous. Il est ressuscité des morts. Dès lors les épreuves et les souffrances que nous vivons sont toujours des occasions qui ouvrent à un avenir nouveau si nous acceptons de nous attacher à sa personne. Chrétiens de Centrafrique, chacun de vous est appelé à être, par la persévérance de sa foi et par son engagement missionnaire, artisan du renouveau humain et spirituel de votre pays. Que la Vierge Marie, qui après avoir partagé les souffrances de la passion partage maintenant la joie parfaite avec son Fils, vous protège et vous encourage sur ce chemin".


Message du Pape au Patriarche œcuménique Barthélémy I

Comme de coutume, à l'occasion de la fête de saint André, patron du Patriarcat œcuménique de Constantinople, une délégation du Saint-Siège, présidée par le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, s'est rendue à Istanbul pour se joindre aujourd'hui à la commémoration liturgique en la cathédrale patriarcale du Phanar. Le Patriarcat envoie de même chaque année une délégation à Rome, le 29 juin, en la fête des Apôtres Pierre et Paul. La délégation du Saint-Siège s'est entretenue avec SS Barthélémy I et la commission synodale chargée des relations avec l'Eglise catholique. Elle a aussi remis au Patriarche un message du Saint-Père qui a été lu à la fin de la divine liturgie.
Dans ce texte, le Pape François évoque notamment le cinquantième anniversaire de la Déclaration commune catholique-orthodoxe (7 décembre 1965) décidant d'éliminer les excommunications réciproques de 1054. "La mémoire des phrases réciproques d'excommunication, jointe aux paroles offensives, à des reproches infondés et des gestes condamnables des deux parties, qui accompagnèrent les tristes événements de cette période, furent, pendant de nombreux siècles, un obstacle au rapprochement dans la charité des catholiques et des orthodoxes -écrit le Pape-. Soucieux de la volonté de Notre Seigneur Jésus-Christ qui pria le Père, la veille de sa Passion, pour que les disciples soient un, le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras I, jetèrent ces souvenirs douloureux dans l'oubli. Dès lors, la logique de l'antagonisme, de la méfiance et de l'hostilité, symbolisée par les excommunications réciproques, fut remplacée par la logique de l'amour et de la fraternité, représentée par notre étreinte fraternelle. En vue d'avancer sur le chemin vers la pleine communion que nous désirons, nous avons besoin de nous inspirer continuellement de ce geste de réconciliation et de paix de nos vénérés prédécesseurs Paul VI et Athénagoras I. A tous les niveaux et dans tous les contextes de la vie de l'Eglise, les relations entre catholiques et orthodoxes doivent refléter davantage la logique de l'amour qui ne laisse pas de place à l'esprit de rivalité".
"L'humanité doit redécouvrir le mystère de la miséricorde, le pont qui relie Dieu et les hommes, en ouvrant nos cœurs à l'espérance d'être aimés pour toujours malgré nos péchés", poursuit le Pape. "C'est pourquoi, j'ai convoqué un Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, un temps propice pour contempler la miséricorde du Père révélé pleinement par son Fils, Jésus Christ, et à être nous-mêmes un signe efficace de l'amour de Dieu à travers le pardon réciproque et les œuvres de miséricorde. Il est providentiel que l'anniversaire de cette Déclaration conjointe historique entre catholiques et orthodoxes, relative à la suppression des excommunications de 1054, soit commémoré à la veille de l'Année de la Miséricorde. Après le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras I, aujourd'hui les catholiques et les orthodoxes doivent demander pardon à Dieu et entre eux pour les divisions que les chrétiens ont provoquées dans le Corps du Christ. Je vous demande, de même qu'à tous les fidèles du Patriarcat œcuménique, de prier pour que ce Jubilé extraordinaire porte les fruits spirituels que nous souhaitons. Je vous assure de mes prières pour les événements qui auront lieu dans votre Eglise l’année prochaine, surtout pour le Grand Synode pan-orthodoxe. Que cette occasion importante pour toutes les Eglises orthodoxes soit source d'abondantes bénédictions pour la vie de l'Eglise!", conclut le Saint-Père.

Intentions de prière pour décembre


L'intention de prière générale du Saint-Père pour décembre est:

"Pour que nous puissions tous faire l'expérience de la miséricorde de Dieu, qui ne se lasse jamais de pardonner".

Son intention missionnaire est:

"Pour que les familles, en particulier celles qui souffrent, trouvent dans la naissance de Jésus un signe de profonde espérance".


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1/12/2015

Le fondamentalisme est commun à toutes les religions

Comme à son habitude, durant le vol de retour vers Rome hier, le pape a parlé avec les journalistes dans l'avion.

Suit une sélection de questions et réponses:


Qu'avez-vous éprouvé face à tant de témoignages d'exclusion et de corruption racontés par les familles pauvres du bidonville de Kangemi et les jeunes au Kenya?

''Les 80% de la richesse du monde seraient entre les mains de 17% de la population. Je ne sais pas si c'est vrai, mais...il est certain que le coeur du système économique mondial est le dieu argent.

si les choses continuent comme ça, le monde n'avancera pas... J'ai ressenti de grandes souffrances, par exemple à l'hôpital pédiatrique de Bangui... Et soins intensifs ils n'ont même pas le matériel pour l'oxygène. Le médecin m'a dit que la plupart de ces enfants allaient mourir parce qu'ils sont mal nourris et souffrent du paludisme... Qu'en pensent ceux qui détiennent 80% de la richesse du monde?''

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Quel fut le moment le plus fort de cette visite en Afrique?

''J'ai été surpris par l'Afrique. Dieu nous surprend, mais l'Afrique aussi m'a plusieurs fois surpris... Les africains ont un grand sens de l'hospitalité...même si chaque pays a sa propre identité. Le Kenya est plus moderne, plus développé. L'Ouganda a l'identité des martyrs...qui ont le courage de donner leur vie pour un idéal. Et la Centrafricaine démontre un grand désir de paix, de réconciliation et de pardon''.

A propos de Vatileaks, le Saint-Père a dit que "la presse professionnelle, laïque ou religieuse, doit avant tout être professionnelle. Pour moi il est important qu'il s'agisse de vrais professionnels, parce que la dénonciation des injustices et de la corruption est un travail utile... Ils disent là il y a de la corruption, les responsables doivent faire quelque chose, juger, constituer un tribunal. Mais la presse spécialisée doit éviter les trois péchés les plus communs que sont la désinformation ou ne dire les choses qu'à moitié, la calomnie et...la diffamation, qui nuit à la réputation d'une personne...qui a éventuellement mal fait dans le passé... Voici les trois défauts qui compromettent le professionnalisme de la presse. Or, nous avons besoin de professionnalisme''.

Et à propos de la plate-forme constituée par l'Archevêque de Bangui et d'autres dignitaires religieux, ne pensez-vous pas que c'est un risque d'intervenir en politique?


: ''Cela ne signifie pas faire de la politique. Agir pour un prêtre, un pasteur, un imam, un rabbin, fait partie de sa vocation. C'est faire de la politique que de prêcher les valeurs réelles? L'une des plus grandes valeurs est la fraternité entre nous... Le fondamentalisme est une maladie que l'on trouve dans toutes les religions. Nous, catholiques, avons nos fondamentalistes. Ils sont nombreux et croient qu'ils ont la vérité absolue, salissant les autres au moyen de la diffamation et de la calomnie, faisant ainsi beaucoup de mal... Le fondamentalisme religieux est pas religieux. Pourquoi? Parce que Dieu y est absent. Le fondamentalisme est idolâtrie comme l'argent. Alors agir comme ces dignitaires religieux en Centrafirque c'est faire de la politique dans le sens de convaincre les fondamentalistes religieux''.

Un journaliste italien a demandé pourquoi avaient été nommés deux des accusés de Vatileaks, Mgr.Vallejo Balda et Mme.Francesca Inmacolata Chaouqui:

''Je pense quune erreur a été commise. Mgr Vallejo Balda était déjà le Secrétaire de la Préfecture pour les affaires économiques. Je ne suis pas sûr de savoir comment il est arrivé à ce poste, mais je ne crois pas me tromper si je dis - mais je ne suis pas sûr- qui a présenté Mme.Chaouqui comme une personne qui connaissait le monde des relations commerciales... ils ont travaillé ensemble dans la COSEA. Après la fin des travaux de la commission il resté en poste au Vatican tandis que Mme.Chaouqui s'est retirée... On dit qu'elle était en colère parce qu'elle n'était pas resté... Le tribunal nous dira la vérité sur leurs intentions. Pour moi ce qui a été publié n'a pas été une surprise. Ça ne m'a pas empêché de dormir, parce qu'on savait le travail entrepris par la Commission des Cardinaux pour identifier la corruption et tout ce qui ne fonctionne pas. Et là, je veux dire quelque chose à propos de la corruption. Treize jours avant la mort de Jean-Paul II, le Cardinal Ratzinger avait parlé de la saleté dans l'Eglise... Il fut le premier à la dénoncer...et lors de la messe Pro Eligendo Pontife, en tant que Doyen, a repris cette question. Nous l'avons choisi pour sa liberté de dire ces choses. Dès lors on savait que la corruption était dans l'air....
En ce qui concerne la corruption au Vatican, j'ai fourni aux juges des accusations concrètes, car ce qui importe pour la défense c'est la formulation des chefs d'inculpation. Je n'ai pas lu les charges techniques, et j'aurais aimé que tout soit réglé avant le 8 décembre... Mais je crois que cela ne sera pas possible...parce que les avocats de la défense doivent avoir le temps de se préparer".

Le Sida continue de ravager l'Afrique. La prévention étant la clef, il a été demandé au Pape s'il n'était pas temps de changer la position de l'Eglise sur l'utilisation des préservatifs.

"La question semble trop limitée et même partielle. Oui, c'est une des méthodes. Mais je crois qu'au plan moral l'Eglise se trouve devant une perplexité: Le cinquième ou le sixième commandement? Défendre la vie ou que le rapport sexuel soit ouvert à la vie? Mais ce n'est pas la question. Le problème est plus grande. Cette question me fait penser à celle faite à Jésus Dis-moi, Maître, est-il permis de guérir le jour du Sabbat?... Mais sont obligatoires la malnutrition, l'exploitation des personnes, le travail forcé, le manque d'eau potable? Ce sont les vrais problèmes. Nous ne demandons pas si vous pouvez utiliser un bandage ou un autre pour une petite blessure. La grande plaie est l'injustice sociale, l'injustice environnementale, l'injustice, l'exploitation et la malnutrition... Quand donc tout le monde sera guéri, quand aucune de ces maladies tragiques causées par l'homme, par l'injustice sociale ou l'avidité de l'argent? Voila la question qui m'intéresse devant tous ces gens qui meurent de faim, de manque d'eau, d'un toit... Est-il permis de guérir le jour du Sabbat? Pourquoi continuer à fabriquer des armes et en faire commerce?... Je ne veux pas réfléchir s'il est bon ou non de guérir le jour du sabbat. Je dis à l'humanité de faire justice, et quand tout le monde sera guéri, quand il y aura pas d'injustice dans ce monde, nous pouvons parler du Sabbat.

Le Pape a-t-il prévu d'aller en avril prochain en Arménie?:

"L'an dernier, j'ai promis aux trois patriarches arméniens...mais je ne sais si ce sera possible le faire...à cause de conflits.... Les guerres en cours sont des guerres d'ambition, je parle des guerres qui ne sont pas celles faites pour se défendre d'un agresseur. Je parle des guerres qui sont une industrie... La guerre est une affaire pour les ventes d'armes.

Les terroristes ont leurs armes... Qui les leur fournit pour faire la guerre? Il y a tout un réseau d'intérêts derrière, fait d'argent ou de pouvoir. Le pouvoir impérialiste ou le pouvoir économique..

. Les guerres ne sont pas le fait de Dieu, qui est le Dieu de la paix''.


La Conférence de Paris sur les changements climatiques sera-t-elle le début d'une solution au problème de l'environnement:

''Je ne suis pas sûr, mais je peux vous dire c'est maintenant ou jamais. Chaque année, les problèmes sont plus sérieux... Nous sommes suicidaires, et ce n'est pas un mot trop fort. Et je suis sûr que presque tout les participants à la Cop21 ont cette conscience et veulent faire quelque chose. Je fais confiance à ces gens vont faire quelque chose... Ils ont cette volonté et je prie pour cette conférence".


Un journaliste américain a demandé ce qu'avaient à dire au monde l'islam et les enseignements de Mahomet?:

"On peut parler avec eux car ils ont des valeurs. Beaucoup de valeurs constructives. La prière et le jeûne, par exemple... Vous ne pouvez pas supprimer une religion, car certains groupes...sont fondamentalistes.

Il est vrai que dans l'histoire il y a toujours eu des guerres de religion... Nous aussi devons présenter des excuses...pour la guerre de Trente Ans, la St.Barthélemy... Il faudrait présenter des excuses pour l'extrémisme fondamentaliste de nos Guerres de religion''.


La visite au Mexique et à d'autres pays d'Amérique latine a alors été évoquée:

''Je vais aller au Mexique. Visiter d'abord la Vierge, Mère de l'Amérique... Si il n'y avait pas la Vierge de Guadalupe, je ne serais pas allé à Mexico...mais visiter trois ou quatre villes qui ont jamais été visitées par mes prédécesseurs. Mais je vais au Mexique, pour la Vierge. Ensuite, je vais aller au Chiapas, dans le sud, à la frontière avec le Guatemala...puis à Morella; et presque certainement à Ciudad Juarez. On m'a invité à aller en 2017 à Aparecida, patronne de l'Amérique lusophone et à partir de là dans un autre pays voisin du Brésil... Mais je ne sais pas, il n'y pas encore de plans''.


Que diriez-vous à ceux qui pensent que l'Afrique est seulement déchirée par les guerres et en pleine de destruction?


''L'Afrique est une victime.
L'Afrique a toujours été exploitée par d'autres puissances. Des africains ont été amenés en Amérique et vendus comme esclaves. Il y a des puissances qui veulent seulement s'emparer des grandes richesses de l'Afrique... Peut-être est-elle le continent le plus riche... Mais ils ne pensent pas contribuer à sa croissance. Plutôt que de donner à tout le monde a un emploi , ils poursuivent son exploitation!

L'Afrique est un martyr, martyr de l'exploitation de l'histoire. Ceux qui disent que de l'Afrique viennent toutes les catastrophes et toutes les guerres ne peuvent pas comprendre les dégâts que causent à l'humanité certaines formes de développement. Par conséquent, j'aime l'Afrique parce qu'elle est et a été la victime de certaines puissances".


Le Cardinal Parolin à la Conférence de Paris


Cité du Vatican, 1 décembre 2015 (VIS). Le Secrétaire d’Etat, représente le Saint-Siège à la XXI Conférence des Etats parties à la Convention des Nations-Unies sur le climat, qui se déroule à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Le Cardinal Pietro Parolin a pris la parole hier, transmettant tout d'abord aux participants le salut et les encouragements du Saint-Père: Jeudi dernier à Nairobi, dans son discours au Centre de l’ONU pour l'Afrique, "le Pape François s’est abondamment référé à la COP-21, en souhaitant qu’elle conduise à l’adoption d’un accord global et décisif, fondé sur les principes de solidarité, de justice, d’équité et de participation, avec les trois objectifs complexes et interdépendants de réduire les impacts du changement climatique, combattre la pauvreté et promouvoir la dignité de la personne humaine. Il serait tragique, a-t-il ajouté, que les intérêts particuliers l’emportent sur le bien commun et conduisent notamment à manipuler l’information. Un tel accord devrait s'appuyer sur trois piliers. Le premier consiste en l’adoption d’une orientation éthique claire qui inspire les motivations et finalités de l’Accord à mettre en œuvre. Nous le savons bien, les personnes les plus vulnérables aux impacts du changement climatique sont les plus pauvres, mais aussi les générations futures qui en subiront les conséquences les plus graves, souvent sans en être responsables. De plus, ce phénomène ne connaît ni frontières, ni barrières politiques ou sociales qui permettraient de s’en isoler. Cela doit renforcer la conscience que nous avons d’être une seule famille humaine et la certitude qu’il n’y a pas d’espace pour ce qu’on a appelé la globalisation de l’indifférence. Face à l’urgence d’une situation qui exige la plus large collaboration possible pour l’établissement d’un plan commun, il est important que cet Accord soit axé sur la reconnaissance, autant de l’impératif éthique d’agir dans le cadre d’une solidarité globale que de la responsabilité, commune mais différenciée, de chacun selon ses capacités et sa condition".
"Le second pilier concerne le fait que l’Accord devrait non seulement spécifier les modalités de sa mise en œuvre, mais aussi et surtout transmettre des signaux clairs pour orienter les comportements de tous les acteurs concernés, à commencer par les gouvernements, mais aussi les autorités locales, le monde des entrepreneurs, la communauté scientifique et la société civile, et ce, afin d’atteindre les trois objectifs indiqués par le Saint-Père. Cela requiert de s’engager avec conviction dans la voie d’une économie à basse émission de carbone et dans celle d’un développement humain intégral. La dynamique de ce parcours dépendra de la façon dont tous les acteurs s’engageront et collaboreront dans ce domaine qui offre lui-même de nombreuses possibilités de déployer le génie humain capable de promouvoir la dignité humaine. En ce sens, les pays mieux dotés de ressources et capacités devraient donner le bon exemple en apportant des ressources aux pays ayant plus de besoins, afin de promouvoir des politiques et des programmes de développement durable. Je pense, par exemple, à la promotion des énergies renouvelables et de la dématérialisation, ainsi qu’au développement de l’efficacité énergétique; ou bien à une gestion adéquate des forêts, du transport et des déchets; au développement d’un modèle circulaire de l’économie; à la mise en œuvre de programmes appropriés, durables et diversifiés de sécurité alimentaire et de lutte contre le gaspillage de nourriture; à des stratégies de lutte contre les spéculations et contre les subsides inefficaces et parfois injustes; au développement et au transfert de technologies appropriées. Il s’agit là de différents aspects dont la mise en œuvre efficace devrait être inspirée par le nouvel Accord".
"Le troisième pilier concerne la vision de l’avenir. La COP-21 ne représente ni un aboutissement, ni un point de départ, mais une étape cruciale d’un parcours qui ne se termine certainement pas en 2015. Un Accord d’une ample perspective temporelle comme celle que nous évoquons devrait prévoir des processus de révision des engagements et de suivi transparents, efficaces et dynamiques, en mesure de rehausser progressivement le niveau d’ambition et de garantir un contrôle adéquat. En outre, il est nécessaire de prendre sérieusement en considération la mise en œuvre de modèles de production et de consommation durables, et l’adoption de comportements et styles de vie nouveaux. On touche ici aux domaines fondamentaux de l’éducation et de la formation, qui malheureusement sont parfois relégués à la marge des négociations relatives aux accords internationaux. Les solutions techniques sont nécessaires mais resteront insuffisantes si nous n’abordons pas au fond l’éducation aux styles de vie durables et à une conscience responsable. Le style de vie actuel, avec sa culture de marginalisation, est insoutenable et ne doit pas avoir droit de cité dans nos modèles d’éducation et de développement. Il s’agit d’un grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui supposera de longs processus de régénération. Le Saint-Père nous encourage tous afin que la COP-21 puisse se conclure par l’adoption d’un Accord global et transformateur qui ait une orientation éthique claire, qui transmette des signaux forts à tous les acteurs impliqués et qui adopte une vision à long terme intégrant les trois objectifs que nous avons évoqués: Alléger les impacts du changement climatique, combattre la pauvreté, promouvoir la dignité de l’être humain".


Congrès historique sur Vatican II

Ce matin en Salle de Presse du Saint a eu lieu la présentation du Congrès international d'études intitulé Vatican II et ses protagonistes à la lumière des archives "(9 - 11 décembre), organisée par le Comité pontifical des sciences historiques.Ont pris la parole le P.Bernard Ardura, O.Praem, Président de ce dicastère, et M.Philippe Chenaux, Membre. Le P.Ardura a d'abord expliqué que le congrès, qui fait suite à celui de 2012, a été préparé en collaboration avec le Centre de recherche et d'études sur le Concile. Il s'était alors agi de rassembler archivistes et universitaires pour faire le point de la situation sur l'état de conservation, le catalogage et la disponibilité des témoignages de pères conciliaires. Cette fois, l'événement s'intéresse aux protagonistes du Concile "en évoquant également les différents réseaux d'opinion ont joué un rôle dans la formation des convictions de nombreux pères conciliaires, tant au niveau des conférences épiscopales que de la pensée plus générale. Par exemple, des notes personnelles des pères peuvent-ils permettre de suivre l'évolution de leur opinion face aux lignes directrices mises en œuvre dans les seize documents élaborés par le Concile. Le congrès entend tenir compte non seulement de la diversité mais aussi des divergences exprimées lors du Concile. L'unanimité fortement souhaitée par Paul VI pour l'approbation des documents conciliaires a largement laissé dans l'ombre les positions exprimées par une minorité bien organisé. C'est pourquoi certains des ses acteurs seront présentés lors de ces journées.
Puis M.Cheneaux a souligné que la difficulté pour l'historien consiste dans l'interprétation de l'évolution de la majorité entre le début et la fin du Concile. Pour l'expliquer sans tomber dans l'hypothèse du complot, il est essentiel de recourir à la catégorie de l'expérience conciliaire. Comme l'a dit à plusieurs reprises Jean-Paul II, Vatican II revêtait une signification unique et irremplaçable pour tous les participants. Pour beaucoup d'évêques, il était non seulement une expérience extraordinaire de la communion sous la guide du Saint Esprit, mais aussi une école de mise à jour théologique. Comment les pères conciliaires ont vécu ces assises? Quelle a été leur expérience personnelle de l'événement? Dans quelle mesure cette expérience a-t-elle conditionnée leur compréhension de l'Eglise, et leur façon d'être évêque? Devrait-on parler d'une simple évolution ou bien d'une véritable conversion? Ce sont là quelques-unes des questions que ce second congrès tentera d'éclairer. La résolution de la grande ''énigme interprétative'' de Vatican II passe par une reconstruction précise et méticuleuse du travail de ses acteurs. La première session sera consacrée le 10 décembre aux protagonistes révélés par les archives. La deuxième session sera consacrée aux réseaux de contacts et d'opinions. Le 11, la troisième session, qui traitera de l'évolution au cours du Concile, approfondira la pensée des participants. Lors de la séance d'ouverture, le 9 décembre, après l'introduction du P.Ardura, interviendront le Cardinal Laurent Monsegwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa, qui évoquera le Cardinal Malula et sa vision africaine du Concile, l'Evêque orthodoxe Filaret de Lviv et Galice, qui parlera de Vatican II et l'Eglise orthodoxe russe. Suivront les interventions des professeurs John O'Malley (USA), Michael Quisinsky (Université de Fribourg) et celle de M.Cheneaux. La séance conclusive du 11 décembre commémorera le cinquantième anniversaire de la conclusion du Concile. La table ronde présidée par le P.Ardura rassemblera le Cardinal Georges Cottier, OP, Théologien émérite de la Maison pontificale, et les représentants d'autres Eglises: L'Evêque Filaret, Alexeï Dikarev, Directeur adjoint du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, SG l'Archevêque David Moxon, Représentant de l'Archevêque de Canterbury près du Saint-Siège, et le Professeur Philippe Cheneaux. Sera lu un message du Grand Rabbin de Rome, M.Riccardo Di Segni.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 3 Déc - 7:48

2/12/2015

Le Pape revient sur son voyage africain

Cité du Vatican, 2 décembre 2015 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience générale Place St.Pierre, le Pape a évoqué son tout récent voyage africain: Le Kenya tout d'abord, qui ''est un pays représentant bien le défi mondial de notre temps, la protection de la création par la réforme du modèle de développement. Pour être équitable, il doit être inclusif et durable... Tout cela se reflète dans Nairobi, la plus grande ville d'Afrique orientale, où richesse et pauvreté coexistent. Mais ce scandale n'est malheureusement pas limité à l'Afrique. Il est partout. La coexistence de la richesse et de la pauvreté est un scandale, une honte pour l'humanité". Rappelant qu'il a tenu à encourager les kenyans à avoir soin des richesses de leur pays, de la richesse naturelle comme spirituelle, composée des ressources de la terre comme des nouvelles générations, mais aussi des valeurs qui constituent la sagesse du peuple. Dans un contexte aussi dramatique, j'ai eu la joie d'apporter les mots d'espérance de Jésus. Soyez forts dans la foi et n'ayez pas pas peur, tel était le thème de la visite. Une expérience de tous les jours, si simple et si humble, si noble et si digne..., si tragiquement et héroïquement témoignée par les jeunes tués à l'Université de Garissa le 2 avril, parce qu'ils étaient chrétiens. Que leur sang soit semence de paix et de fraternité au Kenya, pour l'Afrique et pour le monde". En Ouganda, la visite du Pape était placée sous le signe des Martyrs à cinquante ans de leur canonisation par Paul VI. Pour cette raison, le thème choisi était Vous serez mes témoins. ''Toute la visite en Ouganda s'est déroulée dans la ferveur d'un témoignage animée par l'Esprit. Témoignage explicite des catéchistes,...témoignage des familles et de leur charité...qui luttent pour...servir les pauvres, les handicapés, les malades. Témoignage des jeunes qui, malgré les difficultés, conservent l'espérance et essayent de vivre l'Evangile en allant vers les autres. Autres témoins rencontrés, les prêtres, les religieux, les hommes et femmes consacrés courageux qui renouvellent quotidiennement leur oui au Christ et se consacrent avec joie au service du peuple de Dieu... Un témoignage multiforme, animé par l'Esprit, qui est le levain de la société toute entière, comme en témoigne le travail efficace accompli contre le Sida et dans l'accueil des réfugiés''. La troisième étape du voyage était la République Centrafricaine, le cœur géographique et spirituel du continent. Ma visite, a expliqué, le Pape, "était en fait mon premier objectif, parce que ce pays tente de sortir d'une période très difficile faite de conflits violents et de beaucoup de souffrances parmi la population. Donc, je voulais y ouvrir à Bangui, avec une semaine d'avance, la première Porte Sainte du Jubilé de la miséricorde, comme signe de la foi et de l'espoir des centrafricains et au-delà pour toutes les populations africaines qui ont le plus besoin de secours et de réconfort... L'invitation de Jésus à ses disciples, Passons de l'autre côté, en était le thème.... Cet Allez de l'autre côté signifie tourner le dos à la guerre, à la division, à la pauvreté, et choisir la paix, la réconciliation et le développement. Mais cela suppose un passage qui doit prendre forme dans les esprits, les attitudes et les intentions des personnes". C'est pourquoi, a précisé le Saint-Père, est cruciale la contribution de toutes les communautés religieuses, l'alliance entre chrétiens de toutes les confessions. Ce partage de la prière et de l'engagement pour la paix implique aussi la communauté musulmane. "Lors de la dernière messe, au stade de Bangui, j'ai voulu...renouveler notre engagement à suivre Jésus, notre espérance, notre paix...qui a le visage de la miséricorde. Ce dernière messe fut merveilleuse, pleine de jeunes! Plus de la moitié de la population de la République Centrafricaine a moins de dix-huit ans. C'est une promesse pour que le pays aille de l'avant!". Le Pape est ensuite revenu sur les missionnaires qui ont quitté leurs pays quand ils étaient jeunes. Il a raconté avoir rencontré à Bangui une religieuse italienne de 81 ans, ici depuis ses 24 ans". Les enfants l'appellent grand-mère! Une autre, qui était sage-femme a fait naître 3.280 enfants. ''Une vie entière pour la vie, pour la vie des autres... Et cette religieuse n'est pas seule, il y en a beaucoup. Beaucoup de sœurs, tant de prêtres, tant de moines qui ont offert leur vie pour annoncer Jésus-Christ''.
''Je voudrais dire un mot aux jeunes: Pensez à ce que vous faites de votre vie. Pensez à cette religieuse et beaucoup comme elle qui ont donné leur vie et à ces milliers qui ont trouvé la mort. Le missionnaire ne fait pas du prosélytisme: La religieuse m'a dit que les femmes musulmanes s'adressaient à elle parce qu'elles savaient que, bonnes infirmières, elles les traitaient bien" sans prétendre les convertir. "Le témoignage missionnaire est la grande valeur héroïque de l'Eglise. Proclamer Jésus-Christ dans et par nos vies! Je lance cet appel aux jeunes: Pensez à ce que vous voulez faire dans votre vie... Demandez au Seigneur de vous faire sentir sa volonté. Mais s'il vous plaît, n'excluez pas la possibilité d'être des missionnaires, pour apporter l'amour, l'humanité, la foi dans d'autres pays. Pas de prosélytisme, jamais!... La foi est prêchée avant tout par l'exemple, ensuite en paroles".

Motivations et attentes du Jubilé de la miséricorde


Cité du Vatican, 2 décembre 2015 (VIS). La revue catholique italienne Credere publie ce jour une interview du Saint-Père, dans laquelle il explique les motivations et les attentes du Jubilé de la miséricorde, ainsi que son expérience personnelle de la miséricorde divine. En voici de larges extraits:
''Le thème de la miséricorde a fortement été accentué dans l'Eglise à partir de Paul VI. Jean-Paul II y est revenu dans l'encyclique Dives in Misericordia, instituant avec la canonisation de sainte Faustine Kowalska la fête de la Divine Miséricorde, fixée à l'octave de Pâques. Dans ce sillage, j'ai ressenti comme un désir du Seigneur de montrer sa miséricorde hommes. Il s'est donc agi pour moi de suivre une tradition relativement récente pour une attention qui a toujours existé... Il est évident que le monde a besoin de la miséricorde, besoin de compassion, c'est à dire souffrir avec avec. Nous sommes habitués aux mauvaises nouvelles, à la cruauté et aux pires atrocités qui offensent le nom et la vie de Dieu. Le monde a besoin de découvrir que Dieu est Père, qu'il y a la miséricorde, que la cruauté n'est pas plus une solution que la condamnation. Si l'Eglise suit parfois une ligne dure ou tenté de la suivre en soulignant les normes morales, beaucoup de gens sont laissés de côté. ... Je vois l'Eglise comme un hôpital de campagne après la bataille: Combien de personnes souffrent, sont blessées ou tuées!... Nous devons soigner, guérir, soutenir... Nous sommes tous pécheurs, et tous portons nos croix. J'ai senti que Jésus veut ouvrir la porte de son cœur, que le Père veut montrer sa tendre miséricorde, nous envoyant l'Esprit... C'est l'année du pardon, de la réconciliation. D'un côté, nous voyons la production et le commerce des armes qui tuent les personnes innocentes d'une manière la plus cruelle possible, de l'autre l'exploitation des personnes, des enfants. Un sacrilège est en cours contre l'humanité. L'homme est sacré, car image du Dieu vivant. Et le Père dit de nous arrêter pour aller vers lui".
Plusieurs fois le Pape François a dit se sentir pécheur. Comment vit-il la miséricorde de Dieu? : ''Je suis un pécheur, j'en suis sûr, un pécheur que le Seigneur a regardé avec pitié. Comme je l'ai dit aux prisonniers en Bolivie, je suis un homme pardonné. Dieu me regarda avec compassion et m'a pardonné. Même maintenant, je fais des erreurs et commets des péchés. Je me confesse tous les quinze ou vingt jours, parce que je ressens toujours le besoin de la miséricorde de Dieu... J'ai eu ce sentiment à dix-sept ans, d'une manière spéciale le 21 septembre 1953, quand j'ai ressenti le besoin d'entrer dans une église me confesser... C'est devenu évident. J'ai décidé de devenir prêtre...et c'est un prêtre malade leucémie qui m'a accompagné pendant un an. Il est mort l'année suivante. Après l'enterrement, je pleurais à chaudes larmes, je me sentais complètement perdu, comme si Dieu m'avait abandonnée. C'est là que j'ai suis rencontré la miséricorde de Dieu, qui est désormais étroitement liée à ma devise épiscopale... La traduction littérale serait en étant miséricordieux et en choisissant".
Le Jubilé de la miséricorde peut-il être l'occasion de redécouvrir la maternité de Dieu? Y a-t-il un aspect féminin de l'Eglise qui doive être reévalué?
''Oui, dans le livre d'Isaïe, Dieu affirme que si une mère en arrivait à oublier son enfant, lui ne nous oubliera pas. Voici la dimension maternelle de Dieu. Tout le monde ne comprend pas l'expression Maternité de Dieu, qui n'appartient pas au langue populaire... C'est pourquoi je préfère utiliser le mot tendresse, typique d'une mère, la tendresse de Dieu. Dieu est père et mère.''
La miséricorde dans la Bible nous fait découvrir un Dieu plus miséricordieux qu'on ne pourrait le croire. Cette tendresse envers l'homme peut-elle favoriser un changement d'attitude envers l'autre?
"Certes, cela conduira à être un plus tolérant, plus patient, plus attentif... Durant le Synode de 1994, j'avais dit qu'il fallait mettre en route une révolution de tendresse... Aujourd'hui cette tendresse nous devons la faire grandir comme résultante de l'Année de miséricorde: La tendresse de Dieu est pour chacun de nous. Chacun de nous a le droit de dire: Je suis malheureux, mais Dieu m'a aime, alors je dois aussi aimer les autres de la même manière."
Evoquant le célèbre Discours de la lune, lorsque Jean XXIII recommanda aux fidèles de rentrer chez eux avec une caresse aux enfants. C'est devenu une icône de l'Eglise de la tendresse, qui aide les communautés chrétiennes à se développer et à se renouveler: "Quand je vois les malades, les personnes âgées, je reçois une caresse spontanée, car c'est le premier geste que font les parents sur leur nouveau-né. C'est un Je t'aime, je veux tu ailles bien."

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 3 Déc - 14:55

Visite du Premier Ministre des Samoa

Cité du Vatican, 3 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Tuilaepa Lupesoliai Sailele Malielegaoi, Premier Ministre des Samoa, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états: Ayant évoqué certains aspects de la vie socio-économique du pays, les parties ont convenu de l'utilité de la contribution offerte par l'Eglise catholique, notamment en matière éducative. Les conversations ont également permis un échange d'opinions sur certaines questions régionales ou internationales, en particulier sur la Conférence de Paris et les problèmes climatiques qui menacent plusieurs états insulaires du Pacifique.


Nouvel élan pour la Missio Ad Gentes


Cité du Vatican, 3 décembre 2015 (VIS). Saint-Père a reçu ce matin les participants à l'assemblée plénière de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, consacrée à la Missio Ad Gentes en référence au décret conciliaire Ad Gentes et à l'encyclique Redemptoris Missio. Après avoir salué les 160 personnes présentes, évoqué son voyage en Afrique, où il a trouvé à la fois le dynamisme spirituel et pastoral de jeunes Eglises et les graves difficultés dans lesquelles vit une grande partie de la population: ''Presque partout où c'est nécessaire, il y a une présence de l'Eglise prêt à panser les plaies de qui est plongé dans le besoin, corps blessé et crucifié de Jésus. Combine d'œuvres de charité et de promotion humaine! Combien de bons samaritains, qui œuvrent tous les jours dans les missions! Evangélisatrice par nature, l'Eglise commence toujours par s'évangéliser elle-même. Disciple du Seigneur, elle écoute sa Parole, d'où elle tire ses raisons d'espérer...fondées sur la grâce du Saint Esprit. Seulement alors l'Eglise est en mesure de maintenir sa fraîcheur et son zèle apostolique... Comme indiqué par le décret Ad Gentes, L'Eglise pèlerine est missionnaire par nature depuis son origine...selon le dessein du Père... L'Eglise est au service de la mission... Ce n'est pas l'Eglise qui fait la mission mais la mission qui fait l'Eglise. Par conséquent, la mission est pas l'outil mais le point de départ et la finalité''.
"Ces derniers mois, la Congrégation a réalisé une enquête sur la vitalité des jeunes Eglises, afin de savoir comment trouver des moyens de rendre plus efficace l'action missionnaire, en tenant compte de l'ambiguïté à laquelle se heurte parfois l'expérience de la foi. Le monde sécularisé, même lorsqu'il se montre accueillant aux valeurs évangéliques de l'amour et de la justice, de la paix et de la sobriété pas preuve de la même ouverture envers la personne de Jésus. On ne le croit ni le Messie ni le Fils de Dieu. Le Christ est tout au plus considéré comme un homme éclairé.... Le message est donc distingué du messager, le don du donateur. Dans cette situation de séparation, la Missio Ad Gentes sert de moteur et d'horizon de la foi... La mission est une force capable de transformer l'intérieur de l'Eglise, avant même d'irriguer la vie des peuples et cultures. Par conséquent, chaque paroisse doit suivre cet esprit de mission. Ainsi, l'Esprit transformera les fidèles en disciples, les disciples en missionnaires. Il les libérera de toute crainte ou préjugé pour les envoyer dans toutes les directions, jusque...vers les jeunes Eglises".
Le Pape a ensuite rappelé que ni Paul ni Barnabé n'étaient couverts par un dicastère missionnaire. Ils ont annoncé la Parole, créé différentes communautés et versé leur sang pour l'Evangile''. Au cours du temps, il a été nécessaire de relier les Eglises de fondation récente avec l'Eglise universelle, d'où la fondation il y a quatre siècles de la Congrégation De Propaganda Fide, qui à partir de 1967 a pris le nom de Congrégation pour l'évangélisation des peuples, chargée d'animer partout l'élan missionnaire et de maintenir un état permanent de mission... L'Eglise, doit être toujours en mesure d'entendre le cri des pauvres et à distance...et de proclamer la joie de l'Evangile". En conclusion il a remercié l'assemblée de son travail et de son encouragement à la coopération missionnaire de toutes les Eglises car, si l'horizon d'une Eglise se limite à lui-même, elle est en danger d'atrophie... La vie de l'Eglise doit se développer en sortant, en prenant des initiatives... A mains égards, la mission Ad Gentes est à l'aube d'un nouveau jour. En témoigne le fait que les jeunes Eglises savent désormais donner et pas seulement recevoir... Preuve en est aussi leur disponibilité à prêter certains de leurs prêtres aux Eglises sœurs...voisines comme d'autres parties du monde... Tout le monde doit prier et agir pour que l'Eglise se conforme de plus en plus au modèle des Actes des Apôtres''.


Présentation de l'évangéliaire de la Miséricorde

Cité du Vatican, 3 décembre 2015 (VIS). Ce matin a été présenté au Pape l'évangéliaire de la Miséricorde, commandé par la Conférence épiscopale italienne dans son édition typique italienne et les illustrations du mosaïste slovène Marko Ivan Rupnik, qui est l'auteur du décor de la chapelle Redemptoris Mater du Vatican. Conçu pour le Jubilé extraordinaire, l'ouvrage liturgique est préfacé par Mgr.Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 4 Déc - 19:04


Visite du Président philippin

Cité du Vatican, 4 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président philippin M.Benigno S.Aquino III, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états: Il a été question du dialogue entre les différentes composantes de la société philippine et du processus de paix à Mindanao, dont on espère que les parties en cause réussiront à garantir une paix stable et durable. On a également évoqué certains aspects de la situation régionale et internationale, en particulier la Conférence de Paris.


Le Pape encourage le Conseil pour l'économie

Hier après-midi, le Pape a pris part à une réunion du Conseil pour l'économie pour remercier ses membres du travail qu'ils accomplissent et les encourager à poursuivre leur action de contrôle des structures financières et administratives du Saint-Siège. Il a confirmé le rôle central du Conseil dans le processus de réforme qui le voit personnellement impliqué. Au nom de l'organisme, son Coordinateur le Cardinal Marx a remercié le Saint-Père et réaffirmé l'engagement du Conseil à réaliser les réformes qu'il a voulu. Le Conseil s'est investi dans l'évaluation et la projection de mesures destinées à la transparence et à une meilleure gestion des ressources dont dispose le Saint-Siège.

Première prédication d'Avent

Ce matin en la chapelle Redemptoris Mater, en présence du Saint-Père, le P.Raniero Cantalamessa, OFM.Cap, Prédicateur de la Maison pontificale, a prononcé la première des trois méditations d'Avent: "Le Christ, lumière des peuples". Les thèmes des prédications sont tirés de Vatican II, dont on célèbre le cinquantenaire de la clôture.

Présentation du Jubilé


Ce matin en Salle de Presse Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, Mgr.José Octavio Ruiz Arenas, Secrétaire, et Mgr.Graham Bell, Sous Secrétaire du dicastère, ont illustré les modalités d'organisation du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde (8 décembre 2015 - 20 novembre 2016) ainsi que les divers événements prévoyant la participation des pèlerins à Rome. Ainsi Mgr.Fisichella a-t-il d'abord annoncé que Via della Conciliazione est ouvert depuis trois jours ouvert le point d'information pour les pèlerins. Outre les informations sur le programme du Jubilé, on peut s'inscrire pour franchir la Porte Sainte, retirer les billets (gratuits) pour les différentes cérémonies ou délivrer le certificat de participation au Jubilé. Seul et exclusivement le Conseil pontifical est habilité à certifier les parcours effectués à pied. Ce centre sera ouvert tous les jours de 7 h 30' à 18 h 30'. Puis il a parlé des bénévoles fournissant assistance à tous les pèlerins, depuis Via della Conciliazione comme sur la Place Saint-Pierre ou auprès des autres basiliques et églises jubilaires de Rome. Ils seront entre 800 et 1.000 lors des grands événements. Un dépliant a été préparé par le Conseil pontifical en une dizaine de langues.
La cérémonie d'ouverture du Jublié, précédent le rite de la Porte Sainte de Saint-Pierre aura lieu Place St.Pierre mardi 8 à partir de 9 h 30'. Avant la messe célébrée par le Pape seront lus des extraits des quatre constitutions conciliaires (Dei Verbum, Lumen Gentium, Sacrosanctum Concilium et Gaudium et Spes), et deux passages du décret Unitatis Redintegratio sur l'œcuménisme et de la déclaration Dignitas Humanae sur la liberté religieuse. Ce 8 décembre est le cinquantième anniversaire de la clôture du concile Vatican II. La procession eucharistique sera précédée par l'évangéliaire de la Miséricorde, une œuvre d'art portant sur la couverture le logo jubilaire en mosaïque. Après la messe, l'ouverture de la Porte Sainte sera une cérémonie simple, transmise par télévision en mondovision. Le Pape a voulu que des laïcs prennent part au cortège qui franchira la porte de la basilique. La procession ira jusqu'à la Confession, où sera célébré le rite conclusif de la messe. Il récitera ensuite l'angélus, comme d'habitude de la fenêtre du palais apostolique. Le soir se déroulera un spectacle intitulé Fiat lux, avec projection de photographies sur la façade et la coupole de St.Pierre, tiré du répertoire de certains des plus grands photographes. Il s'agit d'images inspirées par la compassion, l'humanité, la nature et le changement climatique.
Dimanche 13 décembre pour la première fois dans l'histoire des Jubilés, les portes saintes seront ouvertes dans toutes les cathédrales du monde. Le Pape ouvrira à 9 h 30' la Porte Sainte de la cathédrale de Rome, St.Jean de Latran. Vendredi 18, le Saint-Père fera un geste symbolique en ouvrant une porte de la Miséricorde au centre d'accueil Don Luigi Di Liegro de la Caritas de Rome. Chaque vendredi le chapelet sera récité Place St.Pierre devant la statue de saint Pierre, animée à tour de rôle par les paroisses de Rome dédiées à la Vierge Marie et les instituts religieux présents à Rome ayant une dévotion particulière à la Mère de Dieu. Mgr. Fisichella a également parlé de l'assistance médicale aux pèlerins, avec notamment des postes de secours aux quatre basiliques papales. En outre, dans la Basilique vaticane et d'autres églises ont été préparés des confessionnaux, y compris accessibles aux fauteuils roulants et adaptés pour la confession des sourds. Un livret tactile est également disponible pour les aveugles. Le site officiel du Jubilé (www.im.va) en sept langues, permet de poursuivre les grands événements qui auront lieu à Rome aussi pour ceux qui ne peuvent pas être physiquement présents. Pour passer à travers la Porte Sainte et à faire du bénévolat, il est possible de s'inscrire dans les sections appropriées du site. Dans le site "vatimecum créé par le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, les pèlerins trouveront les indications relatives aux services lde restauration et de logement à Rome à prix contrôlés.
En conclusion, le Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation a signalé l'initiative des Missionnaires de la Miséricorde, prêtres des différentes parties du monde chargés par leurs évêques de ce service particulier. Le Mercredi des Cendres, ils ont reçu mandat du Saint-Père d'être prédicateurs et confesseurs de la miséricorde, avec le pouvoir de pardonner les péchés réservée au Siège. Ces Missionnaires de la Miséricorde sont nommés exclusivement par le Pape et aucun évêque dans son diocèse n'est autorisé à conférer ces pouvoirs à des prêtres. Le Jubilé sera certainement vécu avec intensité par les pèlerins, que ce soit à Rome ou dans les Eglises particulières, ou il sera possible de franchir la Porte Sainte. Pour cette occasion, le Saint-Père a accordé tous les évêques du monde pour donner la bénédiction papale à la messe de l'ouverture et de la fermeture Porte Sainte à la fin de l'Année Sainte. Ce jubilé sera une expérience de la miséricorde pour se sentir plus proche de l'amour de Dieu, Père accueille tout le monde et n'exclut personne.





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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 7 Déc - 19:05


7/12/2015

Message pour la 53e Journée mondiale de prière pour les vocations


Cité du Vatican, 7 décembre 2015 (VIS). "L'Eglise, mère des vocations", est le thème de la 53 Journée mondiale de prière pour les vocations qui aura lieu le 17 avril 2016, quatrième dimanche après Pâques. Dans le texte, signé au Vatican le 29 novembre, premier dimanche de l'Avent, le Saint-Père rappelle que toute vocation dans l'Eglise trouve son origine dans le regard de compassion de Jésus, et souligne que l'appel de Dieu se réalise par la médiation communautaire. "Le chemin vocationnel -écrit-il- se fait aux côtés des autres frères et sœurs que le Seigneur nous offre: c'est une con-vocation".
Voici le texte du Message: "Chers frères et sœurs, comme je voudrais, au cours du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, que tous les baptisés puissent expérimenter la joie d’appartenir à l’Eglise! Puissent-ils redécouvrir que la vocation chrétienne, ainsi que les vocations particulières, naissent au sein du peuple de Dieu et sont des dons de la miséricorde divine. L’Eglise est la maison de la miséricorde, et constitue le terreau où la vocation germe, grandit et porte du fruit. Pour cette raison, je vous invite tous, en cette 53 Journée mondiale de prière pour les vocations, à contempler la communauté apostolique, et à être reconnaissants pour le rôle que joue la communauté dans le parcours vocationnel de chacun. Dans la Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’ai fait mémoire des paroles de saint Bède le Vénérable concernant la vocation de saint Matthieu: Miserando atque eligendo (Jésus regarda Matthieu avec un amour miséricordieux, et le choisit). L’action miséricordieuse du Seigneur pardonne nos péchés et nous ouvre à la vie nouvelle qui se concrétise dans l’appel à sa suite et à la mission. Toute vocation dans l’Église a son origine dans le regard plein de compassion de Jésus. La conversion et la vocation sont comme les deux faces d’une même médaille et elles se rappellent sans cesse à nous, dans notre vie de disciple missionnaire. Dans son exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, le bienheureux Paul VI a décrit les étapes du processus d’évangélisation. L’une d’entre elles est l’adhésion à la communauté chrétienne, dont on reçoit le témoignage de la foi et la proclamation explicite de la miséricorde du Seigneur. Cette incorporation communautaire comprend toute la richesse de la vie ecclésiale, particulièrement les sacrements. Et l’Eglise n’est pas seulement un lieu où l’on croit, mais elle est aussi objet de notre foi; c'est pourquoi, dans le Credo, nous disons: Je crois en l’Eglise... L’appel de Dieu nous arrive à travers la médiation de la communauté. Dieu nous appelle à faire partie de l’Eglise et, après un certain temps de maturation en elle, il nous donne une vocation spécifique. Le parcours vocationnel se fait avec les frères et les sœurs que le Seigneur nous donne: c’est une con-vocation. Le dynamisme ecclésial de l’appel est un antidote à l’indifférence et à l’individualisme. Il établit cette communion dans laquelle l’indifférence a été vaincue par l’amour, parce qu’il exige que nous sortions de nous-mêmes, en mettant notre existence au service du dessein de Dieu et en faisant nôtre la situation historique de son peuple saint".
"En cette journée consacrée à la prière pour les vocations, je désire exhorter tous les fidèles à prendre leurs responsabilités dans le souci et le discernement des vocations. Quand les apôtres cherchèrent quelqu’un pour remplacer Judas Iscariote, saint Pierre rassembla cent-vingt frères; et, pour le choix des sept diacres, tout le groupe des disciples fut convoqué. Saint Paul donna à Tite des critères spécifiques pour le choix des Anciens. Egalement aujourd’hui, la communauté chrétienne est toujours présente à la germination des vocations, à la formation de ceux qui sont appelés et à leur persévérance. La vocation naît dans l’Eglise. Dès le début de l’éveil d’une vocation, un sens adéquat de l’Eglise est nécessaire. Personne n’est appelé uniquement pour une région déterminée, ou pour un groupe ou un mouvement ecclésial, mais pour l’Eglise et pour le monde. Un signe clair de l’authenticité d’un charisme est son ecclésialité, sa capacité de s’intégrer harmonieusement dans la vie du peuple saint de Dieu, pour le bien de tous. En répondant à l’appel de Dieu, le jeune voit s’élargir son horizon ecclésial; il peut découvrir les multiples charismes et réaliser ainsi un discernement plus objectif. De cette manière, la communauté devient la maison et la famille où naît la vocation. Le candidat regarde alors, dans la gratitude, cette médiation communautaire comme un élément auquel il ne peut renoncer pour son avenir. Il apprend à connaître et à aimer ses frères et sœurs qui parcourent un chemin différent du sien; et ces liens renforcent en tous la communion. La vocation grandit dans l’Eglise. Durant le processus de formation, les candidats aux diverses vocations ont besoin de connaître toujours mieux la communauté ecclésiale, en dépassant la vision limitée que nous avons tous au départ. A cette fin, il est opportun de faire des expériences apostoliques en compagnie d’autres membres de la communauté, par exemple: communiquer le message chrétien aux côtés d’un bon catéchiste; faire l’expérience de l’évangélisation des périphéries avec une communauté religieuse; découvrir le trésor de la contemplation en passant un temps dans un monastère; mieux connaître la mission ad gentes au contact de missionnaires; et, avec des prêtres diocésains, approfondir l’expérience de la pastorale en paroisse et dans le diocèse. Pour ceux qui sont déjà en formation, la communauté ecclésiale demeure toujours le milieu éducatif fondamental, objet de toute notre gratitude".
"La vocation est soutenue par l’Eglise. Le parcours vocationnel dans l’Eglise ne s’arrête pas après l’engagement définitif, mais il continue dans la disponibilité au service, dans la persévérance et par la formation permanente. Celui qui a consacré sa vie au Seigneur est disposé à servir l’Eglise là où elle en a besoin. La mission de Paul et de Barnabé est un exemple de cette disponibilité ecclésiale. Envoyés en mission par l’Esprit Saint et par la communauté d’Antioche, ils retournèrent dans cette même communauté et racontèrent ce que le Seigneur avait fait par eux. Les missionnaires sont accompagnés et soutenus par la communauté chrétienne qui demeure une référence vitale, en tant que patrie visible offrant sécurité à ceux qui accomplissent leur pèlerinage vers la vie éternelle. Parmi les opérateurs pastoraux, les prêtres revêtent une importance particulière. A travers leur ministère, se rend présente la parole de Jésus qui a dit: Je suis la porte des brebis… Je suis le bon pasteur. Le souci pastoral des vocations est une part fondamentale de leur ministère pastoral. Les prêtres accompagnent ceux qui sont à la recherche de leur vocation, comme aussi ceux qui ont déjà offert leur vie au service de Dieu et de la communauté. Tous les fidèles sont appelés à prendre conscience du dynamisme ecclésial de la vocation, afin que les communautés croyantes puissent devenir, à l’exemple de la Vierge Marie, ce sein maternel qui accueille le don de l’Esprit Saint. La maternité de l’Eglise s’exprime par la prière persévérante pour les vocations et par l’action éducative et l’accompagnement de ceux qui perçoivent l’appel de Dieu. Elle se réalise aussi dans le choix fait avec soin des candidats au ministère ordonné et à la vie consacrée. Enfin, l’Eglise est mère des vocations par son soutien continu de ceux qui ont consacré leur vie au service des autres. Demandons au Seigneur d’accorder une profonde adhésion à l’Eglise à toutes les personnes qui sont en cheminement vocationnel; et que l’Esprit Saint renforce chez les pasteurs et chez tous les fidèles la communion, le discernement, ainsi que la paternité et la maternité spirituelles. Père de miséricorde, qui as donné ton Fils pour notre salut et qui nous soutiens sans cesse par les dons de ton Esprit, donne-nous des communautés chrétiennes vivantes, ferventes et joyeuses, qui soient sources de vie fraternelle et qui suscitent chez les jeunes le désir de se consacrer à Toi et à l’évangélisation. Soutiens-les dans leur application à proposer une catéchèse vocationnelle adéquate et différents chemins de consécration particulière. Donne la sagesse pour le nécessaire discernement vocationnel, afin qu’en tous resplendisse la grandeur de ton Amour miséricordieux. Marie, Mère et éducatrice de Jésus, intercède pour chaque communauté chrétienne, afin que, rendue féconde par l’Esprit Saint, elle soit source de vocations authentiques au service du peuple saint de Dieu".


Abattons les obstacles et les barrières qui empêchent notre conversion

Cité du Vatican, 6 décembre 2015 (VIS). "Pourquoi devrions-nous nous convertir? La conversion concerne les athées qui veulent devenir croyants, les pécheurs qui veulent devenir justes, mais nous, nous n'en avons pas besoin, nous sommes déjà chrétiens! Nous sommes donc bien comme cela. Mais cela n'est pas vrai. En pensant ainsi, nous ne nous rendons pas compte que c'est justement de cette présomption d'être chrétiens, tous bons, que tout va bien, que nous devons nous convertir, de cette supposition qu'en somme, les choses vont bien ainsi et que nous n'avons pas besoin de conversion". Voici ce que le Pape a dit aux fidèles réunis Place St.Pierre lors de la prière de l'angélus dominical: "La voix du Baptiste crie encore dans les déserts actuels de l'humanité que sont -quels sont les déserts d'aujourd'hui?- les esprits fermés et les cœurs endurcis, et qui nous conduisent à nous demander si nous sommes bien sur la bonne route, si nous vivons une vie selon l'Evangile. Aujourd'hui, comme alors, il nous prévient avec les paroles du prophète Isaïe: Préparez les chemins du Seigneur! C'est une invitation pressante à ouvrir nos cœurs et à accueillir le salut que Dieu nous offre sans cesse, presque avec entêtement, parce qu'il nous veut tous libres de l'esclavage du péché... Le salut est offert à chaque homme et à chaque peuple, sans exclusion, à chacun de nous. Personne ne peut dire: Je suis saint, je suis parfait, je suis déjà sauvé. Non. Nous devons toujours accueillir cette offre du salut. L'Année de la miséricorde est là pour ça: pour avancer encore plus sur cette route du salut, cette route que nous a enseigné Jésus. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés par Jésus Christ, l'unique médiateur". Le Pape a enfin rappelé que "chacun de nous est appelé à faire connaître Jésus à ceux qui ne le connaissent pas. Il ne s'agit pas de faire du prosélytisme. Non, il s'agit d'ouvrir une porte. Gare à moi, si je n'annonce pas l'Evangile!", et il les a encouragés à réfléchir à la question: "Suis-je vraiment amoureux de Jésus? Suis-je convaincu que Jésus m'offre et me donne le salut? Et si je suis amoureux, je dois le faire savoir! Nous devons être courageux -a-t-il conclu- abaisser les montagnes de l'orgueil et de la rivalité, remplir les fossés creusés par l'indifférence et l'apathie, redresser les sentiers de nos paresses et de nos compromis".



Pas d'unité sans pardon

Cité du Vatican, 6 décembre 2015 (VIS). A l'issue de l'angélus, le Pape a salué les pèlerins présents sur la place. Il a affirmé qu'il suivait avec une grande attention les travaux de la Conférence sur le climat à Paris. "Quelle sorte de monde voulons-nous transmettre à ceux qui viendront après nous, aux enfants qui grandissent?", a-t-il dit avant d'ajouter: "Pour le bien de la maison commune, de nous tous et des futures générations, à Paris, chaque effort doit viser à atténuer les impacts des changements climatiques et, en même temps, à contrecarrer la pauvreté et faire fleurir la dignité humaine. Prions pour que l'Esprit Saint éclaire ceux qui sont appelés à prendre des décisions très importantes, et leur donne le courage de garder comme critère de choix le plus grand bien de la famille humaine tout entière". Le Pape a évoqué le cinquantième anniversaire de la Déclaration commune du Pape Paul VI et du Patriarche œcuménique Athénagoras, qui a effacé de la mémoire les sentences d'excommunications réciproques entre l'Eglise de Rome et celle de Constantinople en 1054. "Il n'y a pas de véritable chemin vers l'unité sans demande de pardon à Dieu et entre nous pour le péché de la division" et il a demandé de prier pour le Patriarche œcuménique Bartholomaios et les autres chefs des Eglises orthodoxes, "pour que les relations entre catholiques et orthodoxes s'inspirent toujours de l'amour fraternel". Il a aussi évoqué les missionnaires franciscains polonais Michael Tomaszek, Zbigniew Stralkowski et le père italien Alessandro Dordi, proclamés bienheureux samedi à Chimbote au Pérou. "Que la fidélité de ces martyrs qui ont suivi le Christ, nous donne à tous la force, spécialement aux chrétiens persécutés dans diverses parties du monde, de témoigner avec courage l'Evangile".


Le Pape allume l'arbre de Noël à Assise


Cité du Vatican, 7 décembre 2015 (VIS). Dimanche après-midi, le Saint-Père s'est connecté en direct, depuis le Vatican, avec la ville italienne d'Assise pour allumer l'arbre de Noël que les franciscains ont installé cette annèe sur la place de la basilique inférieure St.François. "Jésus est toujours avec nous, même dans les moments difficiles", a dit le Pape rappelant les frères et sœurs qui se sont noyés dans la mer. "Ils sont avec le Seigneur maintenant. Il est venu pour nous donner l'espérance, et nous devons prendre cette espérance. Il est venu pour nous dire qu'il est plus fort que la mort, qu'il est plus grand que toute méchanceté. Il est venu pour nous dire qu'il est miséricordieux". C'est par ses mots que le Saint-Père a invité tous les fidèles à ce que ce Noël ouvre le cœur à la miséricorde et au pardon, "bien qu'il ne soit pas facile de pardonner ces tragédies". Le Pape a salué le travail accompli par les garde-côtes italiens, soulignant le grand exemple de solidarité des citoyens du sud de l'Italie pour accueillir les réfugiés, et a dit quelques mots pour les réfugiés: "Levez la tête, le Seigneur est proche. Et avec lui, la force le salut, l'espérance. Le cœur, peut-être, douloureux; mais la tête haute, dans l'espérance du Seigneur".


Eduquez à la plénitude de l'humanité


Cité du Vatican, 5 décembre 2015 (VIS). Une éducation à la plénitude de l'humanité, est ce qui doit caractériser les écoles catholiques, a dit ce matin, le Pape François, aux membres de l'Association des parents des écoles catholiques d'Italie reçus en audience, Salle Clémentine. "Parler d'éducation catholique équivaut à parler d'humain, d'humanisme...d'une éducation inclusive, une éducation qui fasse de la place à tous et ne sélectionne pas de façon élitiste les destinataires de son engagement". Votre association, a-t-il poursuivi, "est au service de l'école et de la famille, et contribue à la tâche délicate de jeter des ponts entre l'école et le territoire, entre l'école et la famille, entre l'école et les institutions civiles... En tant que parents, vous êtes dépositaires du devoir et du droit primaire et incontournable d'éduquer les enfants, en aidant de façon positive et constante l'école dans sa mission. Vous avez le droit d'exiger une éducation convenable pour vos enfants, une éducation complète et ouverte aux valeurs humaines et chrétiennes les plus authentiques. Il vous revient aussi, cependant, de faire en sorte que l'école soit à la hauteur de la mission éducative qui lui est confiée, en particulier quand l'éducation qu'elle propose se dit être catholique. Je prie le Seigneur pour que l'école catholique ne prenne jamais pour acquis le sens de cet adjectif!... Quelles sont les exigences pour qu'une école puisse se dire vraiment catholique?", a demandé le Pape, proposant entre autres la "transmission d'une culture complète, non idéologique", ou "le fait de favoriser l'harmonie des diversités". Mais, "comment mettre cela en œuvre concrètement? Ce n'est pas un défi facile". Le Pape a invité les parents d'élèves des écoles catholiques à construire des ponts entre l'école et la société et à "ne jamais fuir devant l'exigence de construire une communauté éducative dans laquelle, avec les enseignants, les différents opérateurs et les élèves, vous pouvez être aussi des protagonistes du processus éducatif".
"Ne soyez pas hors du monde, mais vivez comme le levain dans la pâte. L'invitation que je vous adresse est simple mais audacieuse: sachez faire la différence par la qualité de la formation. Sachez trouver des façons et des moyens de ne pas passer inaperçus dans les coulisses de la société et de la culture. Non pas en faisant du bruit, non pas avec des projets plein de rhétorique, mais sachez vous distinguer avec une attention constante aux personnes, en particulier les derniers, ceux qui sont rejetés, mis de côté, oubliés. Sachez vous faire reconnaître non par la façade, mais par une cohérence éducative enracinée dans la vision chrétienne de l'homme et de la société". Le Pape a ajouté qu'à une époque où la crise économique a entraîné la fermeture d'écoles privées, "la tentation du nombre est plus forte, et avec elle, celle du découragement. Je vous répète malgré tout: la différence se fait par la qualité de votre présence, et non par la quantité de ressources que vous êtes en mesure d'utiliser. Ne bradez jamais les valeurs humanistes et chrétiennes dont vous êtes les témoins dans les familles, à l'école, dans la société. Apportez généreusement votre contribution pour que l'école catholique ne devienne jamais un pis-aller ou une alternative insignifiante parmi les différentes institutions de formation. Collaborez afin que l'éducation catholique ait le visage du nouvel humanisme... Faites en sorte que les écoles catholiques soient vraiment ouvertes à tous".



Mise au point du P.Lombardi


Cité du Vatican, 7 décembre 2015 (VIS). Ce matin, la Salle de Presse a diffusé la note suivante:
"Depuis le début du procès relatif à la diffusion de documents confidentiels, de nombreux commentaires ont été publiés dans la presse sur l'ordonnancement judiciaire de l'Etat de la Cité du Vatican, de son Tribunal et des procédures suivies. Etant donné que nombre de ces observations sont inappropriées et même souvent parfaitement injustifiées, il est nécessaire de fournir un certain nombre de considérations qui aideront à avoir une vision plus claire et une évaluation correcte de cet aspect fondamental de l'affaire.
Tout d'abord, il devrait être évident que dans l'Etat de la Cité du Vatican est en vigueur un système judiciaire complètement autonome et séparé de l'ordonnancement italien. Il est pour cela doté d'organes judiciaires propres en mesure d'assumer les différents degrés de jugement, ainsi que d'une législation pénale distincte. Celle-ci dispose de toutes les garanties procédurales caractéristiques des systèmes contemporains les plus évolués, puisqu'elle prévoit et applique pleinement tous les principes fondamentaux comme la pré-constitution par loi du juge naturel, la présomption d'innocence, la défense au moyen d'avocats propres ou d'office, la liberté pour le collège des juges de se former une conviction sur la base des preuves, le débat public et contradictoire accusation défense, la possibilité de faire appel de la sentence si motivé et même de recourir en cassation. La notion du juste procès dans des délais raisonnables a même été introduite dans le code de procédure en 2013.
Les personnes en charge de la fonction judiciaire, d'investigation comme de jugement, sont sélectionnées par cooptation car elles ne peuvent être recrutées par concours public ouvert aux citoyens de l'Etat, comme c'est le cas dans d'autres états. Les juges sont donc choisis parmi des professionnels reconnus de haut niveau, de grande réputation et de longue expérience. Facilement accessibles sur Internet, leurs curriculum atteste de leur qualité, d'autant qu'ils sont tous professeurs exerçant dans les universités italiennes.
A propos des avocats, on prétend qu'il existerait une violation du droit à la défense des inculpés, auxquels il ne serait pas consenti d'être assistés par des avocats de leur choix. Il convient d'éviter une équivoque de fond devant ce qui est une hypothèse: Les règles en vigueur et appliquées au Vatican par les Autorités judiciaires sont parfaitement en conformité avec celles de la majeure part des tribunaux du monde. L'admission d'un défenseur à opérer auprès d'un tribunal requiert une habilitation spécifique à exercer la profession, qui ne peut être accordée que sur la présentations de titres et de conditions fixés par l'ordonnancement judiciaire. Il n'est donc nullement surprenant que les avocats habilités en Italie ne puissent opérer dans l'Etat de la Cité du Vatican, pas plus qu'ils ne peuvent le faire en Allemagne ou en France, par exemple. Un raisonnement contraire impliquerait d'ailleurs qu'un inculpé étranger pourrait prétendre être assisté en Italie par un avocat étranger au simple titre qu'il jouit de sa confiance. Ce type de solution n'est pas consenti. Quant aux conditions fixées par le Tribunal du Vatican, elles ne constituent donc aucunement une limitation du droit de la défense mais une affirmation supplémentaire de ses compétences et de son autonomie.
Les Avocats, inscrits dans un registre spécifique, facilement consultable, sont des professionnels admis à l'exercice de la défense auprès du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican. Parmi eux sont choisis les avocats d'office ou les avocats propres. Il s'agit de professionnels qualifiés qui ne sont pas seulement admis auprès des Tribunaux de l'Eglise et du Saint-Siège, mais aussi auprès des juridictions italiennes. Ils sont en outre titulaires d'une licence en droit canonique et d'un diplôme de spécialisation de trois ans près le Tribunal de la Rote Romaine. On est donc en présence de professionnels qui, outre leur habilitation italienne, possèdent des connaissances supplémentaires les rendant aptes à la défense auprès d'un ordonnancement judiciaire nécessitant la connaissance du droit canonique.
On voit donc que toutes les conditions sont réunies pour avoir une confiance totale dans le sérieux et la compétence de qui est chargé de garantir le juste déroulement d'un procès pénal qui, pour diverses raisons, attire l'attention d'un large public".



Nouvelle audience du procès vatican

Cité du Vatican, 7 décembre 2015 (VIS). Ce matin à 9 h 30', près le Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican, s'est déroulée une nouvelle audience du procès pénal pour la divulgation d'informations et de documents confidentiels. Les accusés étaient tous présents, accompagnés de leurs avocats respectifs (qui sont actuellement pour tous les cinq des avocats commis d'office: Maître Bellardini pour Mgr.Vallejo Balda, Maître Sgrò pour Mme.Chaouqui, Maître Baffioni pour M.Maio, Maître Musso pour M.Fittipaldi et Maître Palombi pour M.Nuzzi). La cour...a écouté la présentation orale des défenseurs quant aux exceptions et requêtes avancées par écrit avant le délai fixé (5 décembre). L'avis du Promoteur de justice a été entendu sur chacune des exceptions soulevées. Les juges se sont donc retirés en chambre de conseil, peu après 10 h 30', pendant une heure environ. Ils ont ensuite communiqué leurs décisions, opportunément et précisément motivées. L'audience s'est conclue avant midi.
A été refusée l'exception, soulevée par la défense de Mme.Chaouqui, pour défaut de compétence du Tribunal, s'agissant de faits qui se sont déroulés en Italie et d'une personne s'étant déclarée réfugiée politique en Italie. Le collège a expliqué que les lois actuellement en vigueur attribuent sans aucun doute la compétence au Tribunal SCV et a relevé que Mme.Chaouqui s'est présentée et soumise aux enquêteurs et devant ce Tribunal, reconnaissant de fait cette juridiction.
A également été refusée la demande, présentée par la défense de Mgr.Vallejo Balda, d'une expertise psychologique de l'accusé. Le Promoteur de justice a expliqué que la loi vaticane admet des demandes d'expertise psychiatriques, mais non d'expertises psychologiques, et que les aspects importants de la personnalité et du comportement de l'accusé pourront être mis en évidence au cours des débats.
Ont en revanche été acceptées toutes les autres demandes, notamment une expertise informatique demandée par la défense de Mme.Chaouqui, sur la documentation disponible dans l'ordinateur et les portables, expertise qui devra être réalisée par un expert commis d'office accompagné d'un expert d'une partie. Le Promoteur de justice s'y était déclaré favorable.
L'acquisition de différents éléments de documentation et de preuve, présentée par certains avocats de la défense (textes de courriel auxquels l'instruction fait référence, textes de SMS, articles publiés dans divers journaux, une expertise psychiatrique concernant Mgr.Vallejo Balda faite par le passé et qu'il détient...). Le Promoteur de justice a donné son avis favorable pour toutes ces demandes.
La cour a considéré opportun d'admettre toutes les demandes de témoins ultérieurs, présentés par les défenses et pour diverses raisons (dont certaines ecclésiastiques, comme les Cardinaux Santos Abril et Parolin, Mgr.Krajewski, Mgr.Abbondi, et des personnalités du monde journalistique et de la communication, comme M.Benotti, M.Mieli, M.Mondani, Mme.Brazzale, M.Bernardi), bien que le Promoteur de justice ait donné un avis défavorable pour certains cas.


Du Conseil pour l'économie


Cité du Vatican, 7 décembre 2015 (VIS). Poursuivant la mise en pratique des nouveaux critères de la gestion financière vaticane, en conformité avec les standards internationaux, le Conseil pour l'économie a suivi la recommandation de son comité d'audit et désigné la PwC comme réviseur extérieur du bilan consolidé du Saint-Siège 2015. Cette importante société d'expertise financière de réputation internationale oeuvrera en contact étroit avec le Secrétariat pour l'économie.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 7 Déc - 19:06

Avis

Cité du Vatican, 7 décembre 2015 (VIS). Demain, solennité de l'Immaculée et jour férié au Vatican, le bulletin VIS ne sera pas diffusé demain. Le prochain sera diffusé mercredi 9 décembre

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 15 Déc - 20:22

Sommaire

- Présentation du Message pour la Journée mondiale de la paix
- Message pour la 49 Journée mondiale de la paix
- Promulgation de décrets
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Présentation du Message pour la Journée mondiale de la paix

Cité du Vatican, 15 décembre 2015 (VIS). Ce matin, près la Salle de Presse, s'est déroulée la présentation du Message du Saint-Père pour la prochaine Journée mondiale de la paix (1 Janvier 2016), intitulé Gagne sur l'indifférence et remporte la paix. Ont pris la parole le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, Mme.Flaminia Giovanelli et M.Vittorio Alberti, respectivement Secrétaire et Official du même dicastère. Etaient présents des réfugiés en provenance de Syrie, de Somalie, du Kenya et de la Côte-d'Ivoire, pris en charge par le Centre Astalli de Rome. L'Archevêque de Monreale Mgr.Michele Pennisi et l'Abbé Luigi Ciotti, fondateur du Groupe Abele et de l'Association Libera, ont contribué à la présentation par un témoignage écrit. Le Cardinal Turkson a d'abord expliqué que, dans un climat d'indifférence très répandue, le Pape veut aborder le problème de la mondialisation de l'indifférence, de l'indifférence à Dieu étendue aux êtres humains et à la création. L'homme qui se sent auto-suffisant pense qui ne doit rien à personne sinon à lui-même et que des droits et non des droits doivent lui être attribués. ''Après avoir démontré que la paix est menacée par l'indifférence à tous les niveaux, le message propose une réflexion biblique et théologique qui nous permet de comprendre la nécessité de surmonter l'indifférence et de nous ouvrir à la compassion, à la miséricorde et à l'engagement, et donc à la solidarité''. Cette dernière est définie comme une vertu morale et une attitude que ceux qui ont des responsabilités en matière d'éducation ou de formation comme les familles, les enseignants, les agents de la culture et les media sont appelés à cultiver''.

Le document réaffirme ensuite la confiance dans l'homme, qui a la capacité de vaincre le mal par le bien, puis indique les multiples formes de solidarité dans la société en faveur des victimes des conflits armés, des pauvres et des migrants. Il se termine par un appel du Saint-Père au monde, dans l'esprit du Jubilé de la Miséricorde, en vue d'un engagement concret pour aider à améliorer la réalité dans laquelle vivent la famille, le voisinage ou le cadre du travail. Mais l'indifférence n'est pas le thème central de l'espoir dans la capacité des êtres humains à ne pas céder à la résignation et l'indifférence et, dans ce sens, le Pape cite quelques événements marquants de 2015 comme la COP 21 ou le Sommet d'Addis-Abeba pour trouver des fonds pour le développement durable du monde, mais aussi l'adoption de l'Agenda 2030 pour le développement durable, et le 50 anniversaire de la publication de Nostra Aetate et Gaudium et Spes, deux documents de Vatican II qui ont ouvert la porte au dialogue avec les religions non-chrétiennes et avec l'ensemble de la famille humaine.

Puis Mme.Flaminia Giovanelli a souligné la continuité de l'enseignement du Pape François avec ses prédécesseurs Benoît XVI et Jean-Paul II, le premier ayant reconnu dans la question anthropologique la question sociale actuelle, notant le problème du nihilisme, le second ayant rendu visible la voie de la miséricorde comme moyen de combattre l'indifférence. Puis M.Vittorio Alberti dit que si la paix exige une victoire et une conquête, c'est parce qu'il existe un contraste. L'indifférence affecte la sphère publique, politique comme culturelle, et le Pape désigne clairement la corruption comme source de ce cancer social. Quand il était Cardinal, il avait parlé de faiblesse de la transcendance, de démission, de repli sur soi-même...comme source de la corruption. Les autres mots clefs du Message sont la capacité de la personne, l'apathie, l'indifférence et l'engagement concret pour aider à améliorer la réalité. Mais l'amélioration au nom de quoi? Si on ne croie pas qu'il y existe un au-delà on ne pense pas que les choses ont un sens. Alors où puis-je trouver la confiance et la force de l'engagement, pour contraster la corruption et surmonter l'indifférence?... C'est peut-être le passage le plus spectaculaire de ce message, cette indifférence à être traité avec miséricorde. Face à Palmyre détruite ou à la corruption qui se répand, on se sent écrasé parce qu'on crois pas qu'ensemble il est possible changer cet état de choses. Tel est le nihilisme... La miséricorde n'est pas seulement un fait moral, mental et intellectuel. Il s'agit de la liberté de pensée dont le Pape nous donne les clefs pour lutter contre la profonde indifférence. Il offre une base culturelle pour lutter contre la corruption dans le contexte plus large de la crise actuelle, qui est d'abord culturelle. Le manque de respect est la plus grande souffrance parce que...épuisant la transcendance, elle éteint rêves ou idéaux. Le Pape François nous dit que nous avons besoin d'une réponse culturelle, d'une philosophie de l'histoire au nom de laquelle lutter contre la corruption.

Enfin l'Archevêque de Monreale a rappelé qu'il est crucial pour la crédibilité de l'Eglise de témoigner de première ligne de la miséricorde envers les personnes les plus vulnérables de la société. Le Pape cite prisonniers et souhaite que dans l'Eglise et la société civile prennent en compte l'article de la constitution italienne qui prévoit que les condamnations ne peuvent être contraires au sens de l'humanité. Elles doivent viser à la rééducation du condamné. La peine de prison n'a de sens que si, tout en réaffirmant les exigences de la justice et décourageant la criminalité, elle sert à rénover la personne, à lui donner une chance de réfléchir pour changer sa vie et se réinsérer pleinement dans la société. La communauté chrétienne est appelée à éduquer, à aider et à réhabiliter, pour faire en sorte de chaque personne se sentir digne d'être aimée et encouragée dans la vie sociale. Quant à Don Ciotti, il a souligné que dans la perspective du Saint-Père la paix est à l'opposé du quiétisme ou de la tranquillité. La vraie paix commence par un réveil spirituel, qui a des implications et des exigences... Cela met en cause notre être citoyens... Habiter les périphéries est la première étape pour construire une paix fondée sur une civilisation plus humaine et une société de la proximité, où les gens ne sont pas instrument de profit et où le bien-être de quelques-uns n'induit pas que la pauvreté, le désespoir et la mort de tant d'autres personnes.

Message pour la 49 Journée mondiale de la paix

Cité du Vatican, 15 décembre 2015 (VIS). Voici le texte du Message pour la Journée mondiale de la Paix 2016, intitulé Gagne sur l?indifférence et remporte la paix!:

"Dieu n?est pas indifférent! Dieu accorde de l?importance à l?humanité, Dieu ne l?abandonne pas! Au début de l?année nouvelle, je voudrais accompagner de cette profonde conviction les v?ux d?abondantes bénédictions et de paix, sous le signe de l?espérance, pour l?avenir de tout homme et de toute femme, de toute famille, peuple et nation du monde, ainsi que des chefs d?Etat et de Gouvernement et des Responsables des religions. En effet, ne perdons pas l?espérance de voir en 2016 chacun, engagé fermement et avec confiance, à différents niveaux, à réaliser la justice et à ?uvrer pour la paix. Oui, celle-ci est don de Dieu et ?uvre des hommes. La paix est don de Dieu, mais don confié à tous les hommes et à toutes les femmes qui sont appelés à le réaliser.

Préserver les raisons de l?espérance. Les guerres et les actions terroristes, avec leurs tragiques conséquences, les séquestrations de personnes, les persécutions pour des motifs ethniques ou religieux, les prévarications, ont marqué l?année passée du début à la fin, se multipliant douloureusement en de nombreuses régions du monde, au point de prendre les traits de ce qu?on pourrait appeler une troisième guerre mondiale par morceaux. Mais certains événements des années passées et de l?année qui vient de s?achever m?invitent, dans la perspective de l?année nouvelle, à renouveler l?exhortation à ne pas perdre l?espérance dans la capacité de l?homme, avec la grâce de Dieu, à vaincre le mal et à ne pas s?abandonner à la résignation et à l?indifférence. Les événements auxquels je me réfère représentent la capacité de l?humanité à ?uvrer dans la solidarité au-delà des intérêts individuels, de l?apathie et de l?indifférence vis-à-vis des situations critiques. Parmi ceux-ci je voudrais rappeler l?effort fait pour favoriser la rencontre des leaders mondiaux, dans le cadre de la COP 21, afin de chercher de nouvelles voies pour affronter les changements climatiques et sauvegarder le bien être de la Terre, notre maison commune. Et cela renvoie à deux événements précédents au niveau global: Le Sommet d?Addis Abeba pour réunir des fonds pour le développement durable du monde, et l?adoption par les Nations-Unies de l?Agenda 2030 pour le développement durable, visant à assurer, avant cette date, une existence plus digne à tous, surtout aux populations pauvres de la planète.

2015 a été aussi une année spéciale pour l?Eglise, parce qu?elle a été marquée par le 50ème anniversaire de la publication de deux documents du Cconcile Vatican II qui expriment de manière très éloquente le sens de la solidarité de l?Eglise avec le monde. Le Pape Jean XXIII, au début du Concile, a voulu ouvrir tout grand les fenêtres de l?Eglise pour que la communication entre elle et le monde soit plus ouverte. Les deux documents, Nostra aAtate et Gaudium et Spes, sont des expressions emblématiques de la nouvelle relation de dialogue, de solidarité et d?accompagnement que l?Eglise veut introduire à l?intérieur de l?humanité. Dans la déclaration Nostra aetate l?Eglise a été appelée à s?ouvrir au dialogue avec les expressions religieuses non chrétiennes. Dans la donstitution pastorale Gaudium et Spes, puisque "les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, l?Eglise désire instaurer un dialogue avec la famille humaine sur les problèmes du monde, en signe de solidarité et de respectueuse affection. Dans cette même perspective, avec le Jubilé de la Miséricorde, je veux inviter l?Eglise à prier et à travailler pour que tout chrétien puisse mûrir un c?ur humble et compatissant, capable d?annoncer et de témoigner la miséricorde, de pardonner et de donner, de s?ouvrir à ceux qui vivent dans les périphéries existentielles les plus différentes, que le monde moderne a souvent créées de façon dramatique sans tomber dans l?indifférence qui humilie, dans l?habitude qui anesthésie l?âme et empêche de découvrir la nouveauté dans le cynisme destructeur. Il y a de multiples raisons pour croire en la capacité de l?humanité à agir ensemble, en solidarité, dans la reconnaissance de sa propre interconnexion et interdépendance, ayant à c?ur les membres les plus fragiles et la sauvegarde du bien commun. Cette attitude de co-responsabilité solidaire est à la racine de la vocation fondamentale à la fraternité et à la vie commune. La dignité et les relations interpersonnelles nous constituent comme êtres humains, voulus par Dieu à son image et ressemblance. En tant que créatures dotées d?une inaliénable dignité, nous existons en relation avec nos frères et s?urs, envers lesquels nous avons une responsabilité, et avec lesquels nous agissons en solidarité. En dehors de cette relation, nous serions des êtres moins humains. C?est justement ainsi que l?indifférence constitue une menace pour la famille humaine. Alors que nous nous mettons en marche vers une année nouvelle, je voudrais inviter chacun à reconnaître ce fait, pour vaincre l?indifférence et conquérir la paix.

Certaines formes d?indifférence. Il est certain que l?attitude de l?indifférent, de celui qui ferme le c?ur pour ne pas prendre en considération les autres, de celui qui ferme les yeux pour ne pas voir ce qui l?entoure ou qui s?esquive pour ne pas être touché par les problèmes des autres, caractérise une typologie humaine assez répandue et présente à chaque époque de l?histoire. Cependant, de nos jours, cela a dépassé nettement le domaine individuel pour prendre une dimension globale et produire ce phénomène de la globalisation de l?indifférence. La première forme d?indifférence dans la société humaine est l?indifférence envers Dieu, dont procède l?indifférence envers le prochain et envers la création. Et ceci est l?un des graves effets d?un faux humanisme et d?un matérialisme pratique, combinés à une pensée relativiste et nihiliste. L?homme pense être l?auteur de lui-même, de sa propre vie et de la société, il se sent auto-suffisant, et il cherche non seulement à se substituer à Dieu, mais à le faire disparaître complètement. Par conséquent, il pense ne rien devoir à personne, excepté à lui-même, et il prétend avoir seulement des droits. Contre cette auto-compréhension erronée de la personne, Benoît XVI rappelait que ni l?homme ni son développement sont capables de se donner à soi-même leur propre signification ultime. Et avant lui, Paul VI avait affirmé qu?il n?est d?humanisme vrai qu?ouvert à l?Absolu, dans la reconnaissance d?une vocation, qui donne l?idée vraie de la vie humaine. L?indifférence envers le prochain prend différents visages. Il y a celui qui est bien informé, écoute la radio, lit les journaux ou regarde la télévision, mais il le fait de manière tiède, presque dans une condition d?accoutumance. Ces personnes connaissent vaguement les drames qui affligent l?humanité mais elles ne se sentent pas impliquées, elles ne vivent pas la compassion. Cela, c?est l?attitude de celui qui sait mais, qui garde son regard, sa pensée et son action tournés vers lui-même. Malheureusement, nous devons constater que l?augmentation des informations, propre à notre époque, ne signifie pas, en soi, une augmentation d?attention aux problèmes, si elle n?est pas accompagnée d?une ouverture des consciences dans un sens solidaire. Bien plus, elle peut entraîner une certaine saturation qui anesthésie et, dans une certaine mesure, relativise la gravité des problèmes. Certains se satisfont simplement en accusant les pauvres et les pays pauvres de leurs maux, avec des généralisations indues, et prétendent trouver la solution dans une éducation qui les rassure et les transforme en êtres apprivoisés et inoffensifs. Cela devient encore plus irritant si ceux qui sont exclus voient croître ce cancer social qui est la corruption profondément enracinée dans de nombreux pays, dans les gouvernements, dans l?entreprise et dans les institutions, quelle que soit l?idéologie politique des gouvernants. Dans d?autres cas, l?indifférence se manifeste comme un manque d?attention vis-à-vis de la réalité environnante, surtout la plus lointaine. Certaines personnes préfèrent ne pas chercher, ne pas s?informer, et vivent leur bien-être et leur confort, sourdes au cri de douleur de l?humanité souffrante. Presque sans nous en apercevoir, nous sommes devenus incapables d?éprouver de la compassion pour les autres, pour leurs drames. Et prendre soin d?eux ne nous intéresse pas, comme si ce qui leur arrive était d?une responsabilité extérieure à nous, qui ne nous revient pas. Quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu?ils subissent? Alors notre c?ur tombe dans l?indifférence. Alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j?oublie ceux qui ne vont pas bien.

En vivant dans une maison commune, nous ne pouvons pas ne pas nous interroger sur son état de santé, comme j?ai cherché à le faire dans Laudato Si?. La pollution des eaux et de l?air, l?exploitation sans discernement des forêts, la destruction de l?environnement, sont souvent le fruit de l?indifférence de l?homme envers les autres, parce que tout est lié. Comme, aussi, le comportement de l?homme avec les animaux a une influence sur ses relations avec les autres, pour ne pas parler de celui qui se permet de faire ailleurs ce qu?il n?ose pas faire chez lui. Dans ces cas, et dans d?autres, l?indifférence provoque surtout une fermeture et un désengagement, et finit ainsi par contribuer à l?absence de paix avec Dieu, avec le prochain et avec la création.

La paix menacée par l?indifférence globalisée. L?indifférence envers Dieu dépasse la sphère intime et spirituelle de la personne individuelle, et elle investit la sphère publique et sociale. Comme l?affirmait Benoît XVI, il existe un lien intime entre la glorification de Dieu et la paix des hommes sur la terre. En effet, sans une ouverture transcendante, l?homme devient facilement la proie du relativisme et, ensuite, il réussit difficilement à agir selon la justice et à s?engager pour la paix. L?oubli et la négation de Dieu qui conduisent l?homme à ne plus reconnaître aucune norme au-dessus de lui et à se prendre lui-même comme seule norme, ont produit des cruautés et des violences sans mesure. Au niveau individuel et communautaire l?indifférence envers le prochain, fille de l?indifférence envers Dieu, prend l?aspect de l?inertie et du désengagement qui alimentent la prolongation de situations d?injustice et de grave déséquilibre social. Ces situations, à leur tour, peuvent conduire à des conflits, ou en tout cas, générer un climat d?insatisfaction qui risque de déboucher tôt ou tard sur des violences et de l?insécurité. En ce sens, l?indifférence et le désengagement qui en est la conséquence constituent un manque grave au devoir que toute personne a de contribuer, dans la mesure de ses capacités et de son rôle dans la société, au bien commun, en particulier à la paix, qui est l?un des biens les plus précieux de l?humanité. Quand, ensuite, l?indifférence envers l?autre, envers sa dignité, ses droits fondamentaux et sa liberté, investit le niveau institutionnel, dans une culture imprégnée de profit et d?hédonisme, elle favorise et parfois justifie des actions et des politiques qui finissent par constituer des menaces à la paix. Un tel comportement d?indifférence peut aussi en arriver à justifier certaines politiques économiques déplorables, annonciatrices d?injustices, de divisions et de violences, en vue de l?obtention de son propre bien être ou de celui de la nation. Souvent, en effet, les projets économiques et politiques des hommes ont pour fin la conquête ou le maintien du pouvoir et des richesses, même au prix de piétiner les droits et les exigences fondamentales des autres. Quand les populations voient leurs propres droits élémentaires niés, comme la nourriture, l?eau, l?assistance sanitaire ou le travail, elles sont tentées de se les procurer par la force.

De plus, l?indifférence vis à vis de l?environnement naturel, qui favorise la déforestation, la pollution et les catastrophes naturelles qui déracinent des communautés entières de leur milieu de vie en les contraignant à la précarité et à l?insécurité, crée de nouvelles pauvretés, de nouvelles situations d?injustice aux conséquences souvent néfastes en termes de sécurité et de paix sociale. Combien de guerres ont été conduites et combien seront encore faites à cause du manque de ressources ou pour répondre à l?insatiable recherche de ressources naturelles?

De l?indifférence à la miséricorde: La conversion du c?ur. Quand, il y a un an, dans le Message 2015, j?évoquais la première icône biblique de la fraternité humaine, celle de Caïn et Abel, c?était pour attirer l?attention sur la manière dont cette première fraternité a été trahie. Caïn et Abel sont frères. Ils proviennent tous deux du même sein, ils sont égaux en dignité et créés à l?image et ressemblance de Dieu, mais leur fraternité de créatures est rompue. Non seulement Caïn ne supporte pas son frère Abel, mais il le tue par envie. Le fratricide devient alors la forme de trahison, et le refus par Caïn de la fraternité d?Abel est la première rupture dans les relations familiales de fraternité, de solidarité et de respect réciproque. Dieu intervient alors, pour appeler l?homme à la responsabilité à l?égard de son semblable, comme il a fait lorsqu?Adam et Eve, les premiers parents, ont rompu la communion avec le Créateur. Le Seigneur dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère? Le Seigneur reprit: Qu?as-tu fait! Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol. Caïn dit ne pas savoir ce qui est arrivé à son frère, il dit ne pas être son gardien. Il ne se sent pas responsable de sa vie, de son sort. Il ne se sent pas impliqué. Il est indifférent envers son frère, bien qu?ils soient liés par l?origine commune. Quelle tristesse! Quel drame fraternel, familial, humain. C?est la première manifestation de l?indifférence entre frères. Dieu, au contraire, n?est pas indifférent. Le sang d?Abel a grande valeur à ses yeux et il demande à Caïn d?en rendre compte. Donc Dieu se révèle depuis les débuts de l?humanité comme Celui qui s?intéresse au sort de l?homme. Quand plus tard, les fils d?Israël se trouvent en esclavage en Egypte, Dieu intervient à nouveau. Il dit à Moïse: J?ai vu, j?ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte. J?ai entendu son cri devant ses oppresseurs, oui, je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer de la main des égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse et vaste, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel. Il est important de noter les verbes qui décrivent l?intervention de Dieu: Il observe, il entend, il connaît, il descend, il libère. Dieu n?est pas indifférent. Il est attentif et il agit.

De la même façon, en son Fils Jésus, Dieu est descendu parmi les hommes, il s?est incarné et il s?est montré solidaire de l?humanité, en toute chose, excepté le péché. Jésus s?identifie avec l?humanité, étant l?aîné d?une multitude de frères. Il ne se contente pas d?enseigner aux foules, mais il se préoccupe d?elles, spécialement quand il les voyait affamées ou sans travail. Son regard n?était pas tourné seulement vers les hommes, mais aussi vers les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les plantes et les arbres, petits et grands. Il embrassait le créé tout entier. Il voit, certainement, mais il ne se limite pas à cela, parce qu?il touche les personnes, il parle avec elles, agit en leur faveur et fait du bien à celui qui est dans le besoin. Non seulement, mais il se laisse émouvoir et il pleure. Et il agit pour mettre fin à la souffrance, à la tristesse, à la misère et à la mort. Jésus nous enseigne à être miséricordieux comme le Père. Dans la parabole du Bon Samaritain, il dénonce l?omission d?aide devant l?urgente nécessité de ses semblables. Il le vit et passa outre. En même temps, à l?aide de cet exemple, il invite ses auditeurs, et en particulier ses disciples, à apprendre à s?arrêter devant les souffrances de ce monde pour les soulager, devant les blessures des autres pour les soigner, avec les moyens dont on dispose, à commencer par son temps, malgré les nombreuses occupations. L?indifférence, en effet, cherche souvent des prétextes dans l?observance des préceptes rituels, dans la quantité de choses qu?il faut faire, dans les antagonismes qui nous tienne éloignés les uns des autres, dans les préjudices de tout genre qui nous empêchent de nous faire proche.

La miséricorde est le c?ur de Dieu. Elle doit donc être aussi le c?ur de tous ceux qui se reconnaissent membres de l?unique grande famille de ses enfants, un c?ur qui bat fort partout où la dignité humaine, reflet du visage de Dieu dans ses créatures il est en jeu. Jésus nous avertit: L?amour pour les autres, pour les étrangers, les malades, les prisonniers, les sans-domicile-fixe, même les ennemis, est l?unité de mesure de Dieu pour juger nos actions. De cela dépend notre destin éternel. Il n?y a pas à s?étonner que Paul invite les chrétiens de Rome à se réjouir avec ceux qui se réjouissent et à pleurer avec ceux qui pleurent, ou qu?il recommande à ceux de Corinthe d?organiser des collectes en signe de solidarité avec les membres souffrants de l?Eglise. Et saint Jean écrit: Si quelqu?un, jouissant des biens de ce monde, voit son frère dans la nécessité et lui ferme ses entrailles, comment l?amour de Dieu demeurait-il en lui? Voilà pourquoi il est déterminant pour l?Eglise et pour la crédibilité de son annonce de vivre et de témoigner elle-même de la miséricorde. Son langage et ses gestes doivent transmettre la miséricorde pour pénétrer le c?ur des personnes et les inciter à retrouver le chemin du retour au Père. La vérité première de l?Eglise est l?amour du Christ. De cet amour, qui va jusqu?au pardon et au don de soi, l?Eglise se fait servante et médiatrice auprès des hommes. En conséquence, là où l?Eglise est présente, la miséricorde du Père doit être manifeste. Dans nos paroisses, les communautés, les associations et les mouvements, en bref, là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde.

Ainsi, nous aussi, nous sommes appelés à faire de l?amour, de la compassion, de la miséricorde et de la solidarité un vrai programme de vie, un style de comportement dans nos relations les uns avec les autres. Cela demande la conversion du c?ur, c?est à dire que la grâce de Dieu transforme notre c?ur de pierre en un c?ur de chair, capables de s?ouvrir aux autres avec une solidarité authentique. Cela en effet, est beaucoup plus qu?un sentiment de compassion vague ou d?attendrissement superficiel pour les maux subis par tant de personnes, proches ou lointaines. La solidarité est la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun, c?est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous, parce que la compassion jaillit de la fraternité. Ainsi comprise la solidarité constitue l?attitude morale et sociale qui répond le mieux à la prise de conscience des plaies de notre temps et de l?incontestable interdépendance qui existe toujours plus, spécialement dans un monde globalisé, entre la vie de l?individu et de sa communauté dans un lieu déterminé et celle des autres hommes et femmes dans le reste du monde.

Promouvoir une culture de solidarité et de miséricorde pour vaincre l?indifférence. La solidarité comme vertu morale et attitude sociale, fruit de la conversion personnelle, exige un engagement d?une multiplicité de sujets, qui ont une responsabilité de caractère éducatif et formateur. Ma première pensée va aux familles, appelées à une mission éducative première et incontournable. Elles constituent le premier lieu où se vivent et se transmettent les valeurs de l?amour et de la fraternité, de la convivialité et du partage, de l?attention et du soin de l?autre. Elles sont aussi le milieu privilégié pour la transmission de la foi, en commençant par ces simples gestes de dévotion que les mères enseignent à leurs enfants. Pour ce qui concerne les éducateurs et les formateurs qui, à l?école ou dans les différents centres de socialisation infantile et juvénile, ont la tâche exigeante d?éduquer des enfants et des jeunes, ils sont appelés à être conscients que leur responsabilité regarde les dimensions morales, spirituelles et sociales de la personne. Les valeurs de la liberté, du respect réciproque et de la solidarité peuvent être transmises dès le plus jeune âge. S?adressant aux responsables des institutions qui ont des tâches éducatives, Benoît XVI a affirmé: Que chaque structure éducative puisse être un lieu d?ouverture au transcendant et aux autres, un lieu de dialogue, de cohésion et d?écoute, où le jeune se sente valorisé dans ses propres potentialités et ses richesses intérieures, et apprenne à estimer vraiment ses frères. Que ce lieu puisse enseigner aussi à goûter la joie qui jaillit du fait de vivre, jour après jour, dans la charité et dans la compassion envers le prochain, et dans la participation active à la construction d?une société plus humaine et fraternelle. Les agents culturels et des media aussi une responsabilité dans le domaine de l?éducation et de la formation, spécialement dans la société contemporaine, où l?accès aux instruments d?information et de communication est toujours plus répandu. C?est leur tâche de se mettre par-dessus tout au service de la vérité et non d?intérêts particuliers. Les moyens de communication en effet, non seulement informent, mais ils façonnent aussi l?esprit de leurs destinataires et ils peuvent donc contribuer de façon notable à l?éducation des jeunes. Il est important de retenir que le lien entre éducation et communication est très étroit: L?éducation advient en effet par les moyens de communication, qui influent sur la formation de la personne d?une manière positive ou négative. Les agents culturels et des media devraient être aussi vigilants afin que la manière dont ils obtiennent et diffusent les informations soit toujours juridiquement et moralement licite.

La paix, fruit d?une culture de solidarité, de miséricorde et de compassion. Conscients de la menace d?une globalisation de l?indifférence, nous ne pouvons pas ne pas reconnaître que, dans le scenario décrit ci-dessus, s?insèrent aussi de nombreuses intiatives et actions positives qui témoignent la compassion, la miséricorde et la solidarité dont l?homme est capable. Je voudrais rappeler quelques exemples d?engagement louable, qui montrent comment chacun peut vaincre l?indifférence lorsqu?il choisit de ne pas détourner le regard de son prochain, et qui constituent de bonnes pratiques sur le chemin vers une société plus humaine. Il y a beaucoup d?organisations non grouvernementales et de groupes caritatifs, à l?intérieur de l?Eglise et en dehors d?elle, dont les membres, à l?occasion d?épidémies, de calamités ou de conflits armés, affrontent difficultés et dangers pour soigner les blessés et les malades et pour enterrer les défunts. A côté d?elles, je voudrais mentionner les personnes et les associations qui portent secours aux migrants qui traversent des déserts et sillonnent des mers à la recherche de meilleures conditions de vie. Ces actions sont des oeuvres de miséricorde corporelle et spirituelle, sur lesquelles nous serons jugés à la fin de notre vie.

Ma pensée va aux journalistes et aux photographes qui informent l?opinion publique sur les situations difficiles qui interpellent les consciences, et à ceux qui s?engagent pour la défense des droits humains, en particulier ceux des minorités ethniques et religieuses, des peuples indigènes, des femmes et des enfants, et de tous ceux qui vivent dans des conditions de plus grande vulnérabilité. Parmi eux, il y a aussi beaucoup de prêtres et de missionnaires qui, comme des bons pasteurs, restent à côté de leurs fidèles et les soutiennent malgré les dangers et les difficultés, en particulier durant les conflits armés. Combien de familles, ensuite, au milieu de nombreuses difficultés sociales et de travail, s?engagent concrètement pour éduquer leurs enfants à contre-courant, au prix de beaucoup de sacrifices, aux valeurs de la solidarité, de la compassion et de la fraternité! Combien de familles ouvrent leurs c?urs et leurs maisons à celui qui est dans le besoin, comme aux réfugiés et aux migrants! Je veux remercier de façon particulière toutes les personnes, les familles, les paroisses, les communautés religieuses, les monastères et les sanctuaires, qui ont répondu rapidement à mon appel à accueillir une famille de réfugiés. Enfin, je voudrais mentionner les jeunes qui s?unissent pour réaliser des projets de solidarité et tous ceux qui ouvrent leurs mains pour aider le prochain dans le besoin dans leurs villes, dans leurs pays ou dans d?autres régions du monde. Je veux remercier et encourager tous ceux qui s?engagent dans des actions de ce genre, même si elles ne font pas l?objet de publicité. Leur faim et soif de justice sera rassasiée, leur miséricorde leur fera trouver miséricorde et, en tant qu?artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu.

La paix dans le signe du Jubilé de la Miséricorde. Dans l?esprit du Jubilé de la Miséricorde, chacun est appeler à reconnaître comment l?indifférence se manifeste dans sa propre vie, et à adopter un engagement concret pour contribuer à améliorer la réalité dans laquelle il vit, à partir de sa propre famille, de son voisinage ou de son milieu de travail. Les états sont aussi appelés à des gestes concrets, à des actes de courage à l?égard des personnes les plus fragiles de leurs sociétés, comme les prisonniers, les migrants, les chômeurs et les malades. Pour ce qui concerne les détenus, dans beaucoup de cas, il semble urgent d?adopter des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de vie dans les prisons, accordant une attention spéciale à ceux qui sont privés de liberté en attente de jugement, ayant à l?esprit la finalité de rééducation de la sanction pénale et évaluant la possibilité d?insérer dans les législations nationales des peines alternatives à la détention carcérale. Dans ce contexte, je désire renouveler l?appel aux autorités étatiques pour l?abolition de la peine de mort, là où elle est encore en vigueur, et à considérer la possibilité d?une amnistie. En ce qui concerne les migrants, je voudrais inviter à repenser les législations sur les migrations, afin qu?elles soient animées par la volonté de l?accueil, dans le respect des devoirs et des responsabilités réciproques, et puissent faciliter l?intégration des migrants. Dans cette perspective, une attention spéciale devrait être portée aux conditions de séjour des migrants, se rappelant que la clandestinité risque de les entraîner vers la criminalité.

Je désire, en outre, en cette Année jubilaire, formuler un appel pressant aux responsables des états à accomplir des gestes concrets en faveur de nos frères et s?urs qui souffrent à cause du manque de travail, de terre et de toit. Je pense à la création de postes de travail décent, pour lutter contre la plaie sociale du chômage, qui écrase un grand nombre de familles et de jeunes et a des conséquences très importantes sur le maintien de la société tout entière. Le manque de travail entame lourdement le sens de la dignité et de l?espérance, et peut être compensé seulement partiellement par des subsides, également nécessaires, destinés aux chômeurs et à leurs familles. Une attention spéciale devrait être donnée aux femmes, malheureusement encore discriminées dans le domaine du travail, et à certaines catégories de travailleurs, dont les conditions sont précaires ou dangereuses et dont les rétributions ne sont pas proportionnées à l?importance de leur mission sociale. Enfin, je voudrais inviter à accomplir des actions efficaces pour améliorer les conditions de vie des malades, garantissant à tous l?accès à des soins médicaux et aux médicaments indispensables à la vie, y compris la possibilité de soins à domicile. Tournant leur regard au-delà de leurs propres frontières, les responsables des états sont aussi appelés à renouveler leurs relations avec les autres peuples, permettant à tous une participation effective et une inclusion à la vie de la communauté internationale, afin que la fraternité se réalise également à l'intérieur de la famille des nations. Dans cette perspective, je désire adresser un triple appel à s'abstenir d'entraîner les autres peuples dans des conflits ou des guerres qui en détruisent non seulement les richesses matérielles, culturelles et sociales, mais aussi et pour longtemps l'intégrité morale et spirituelle, à l'effacement ou à la gestion soutenable de la dette internationale des pays les plus pauvres, à l'adoption de politiques de coopération qui, au lieu de se plier à la dictature de certaines idéologies, soient respectueuses des valeurs des populations locales et qui, dans chaque cas, ne portent pas atteinte au droit fondamental et inaliénable des enfants à naître à la vie. Je confie ces réflexions, ainsi que mes meilleurs v?ux pour la nouvelle année, à l'intercession de Marie, la Très Sainte, Mère attentive aux besoins de l'humanité, afin qu'elle obtienne de son Fils Jésus, Prince de la Paix, d?exaucer nos supplications et de bénir notre engagement quotidien pour un monde fraternel et solidaire".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 16 Déc - 17:32

Sommaire

- Le salut ne s'achète pas
- Note de la Salle de Presse
- In memoriam
- Autres actes pontificaux

Le salut ne s'achète pas

Cité du Vatican, 16 décembre 2015 (VIS). Le Pape François a ouvert ses réflexions de l'audience générale de ce matin, tenue Place St.Pierre, en rappelant l'ouverture dimanche dernier de la porte sainte de St.Jean de Latran et de toutes les autres cathédrales du monde. Ainsi l'Année sainte extraordinaire de la Miséricorde peut-elle être vécue dans tous les diocèses, même si Rome reste le signe visible de la communion universelle, et "devenir une expérience pour tous les fidèles, un geste de communion ecclésiale universelle et un signe de l'amour miséricordieux du Père". Toutefois, a-t-il noté ''la miséricorde et le pardon ne doivent pas rester simplement de beaux mots, mais être mis en pratique dans la vie quotidienne. Aimer et pardonner sont le signe visible et concret de ce que la foi a transformé nos c?urs, ce qui nous permet d'exprimer la vie même de Dieu, d'aimer et de pardonner comme Dieu nous aime et nous pardonne. Ceci est un programme de vie qui ne peut connaître interruptions ou exceptions, un programme qui nous encourage à aller toujours plus loin, avec la certitude d'être soutenus par la présence paternelle de Dieu''. Puis le Saint-Père a expliqué que ''ce grand signe de vie chrétienne se décline en beaucoup d'autres, caractéristiques du Jubilé... Le salut ne s'achète pas. Dieu est libre de demander et d'accorder à tous les fidèles... C'est pourquoi...on n'a pas à payer le passage de la Porte Sainte... La Porte Sainte est gratuite, comme Jésus qui est gratis. Passer la Porte Sainte est le signe de notre confiance dans le Seigneur Jésus, qui n'est pas venu pour juger, mais pour sauver. C'est le signe d'une vraie conversion. Lorsque nous traversons cette porte, il est bon de se rappeler que nous devons également garder la porte de nos c?urs ouverts. Quel effet aurait l'Année Sainte si la porte de notre c?ur restait barrée au Christ...qui nous pousse à aller vers les autres et leur apporter son amour. Comme la Porte Sainte qui reste ouverte, car elle est le signe de l'acceptation que Dieu nous accorde, notre porte personnelle doit toujours rester ouverte pour n'exclure personne''. Le Pape a également rappelé que la confession est un autre signe important du Jubilé. ''Pour recevoir le sacrement par lequel nous sommes réconciliés avec Dieu, il est nécessaire d'avoir une expérience directe de sa miséricorde... Mais comment pourrions-nous demander à Dieu de nous pardonner si nous ne sommes pas en mesure de pardonner? Bien sûr, le pardon n'est pas chose facile, d'autant qu'il ne peut venir de nos propres forces. Si nous nous disposons à recevoir la miséricorde de Dieu nous serons en mesure de pardonner''. Enfin, avant de conclure, il a encouragé tout le monde à vivre le Jubilé de la Miséricorde en commençant par ces signes qui contiennent la grande force de l'amour divin.

Note de la Salle de Presse

Cité du Vatican, 16 décembre 2015 (VIS). La Salle de Presse a diffusé ce matin la note suivante: Le rapport du Moneyval du 8 décembre confirme que ces deux dernières années le Saint-Siège et l'Etat de la Cité du Vatican ont accompli des progrès notables en matière de prévention du recyclage et du financement du terrorisme. Preuve que le système fonctionne le blocage par le Tribunal vatican de 11,2 millions d'Euro, tel qu'il résulte des enquêtes en cours. Comme l'indique l'Office du juge d'instruction, ces enquêtes sont techniquement complexes et requièrent des analyses approfondies, d'autant qu'elles ont un important volet international ou transnational du fait de délits commis hors du territoire vatican par des personnes qui n'y résident pas. Le Saint-Siège dispose d'un réseau international lui permettant de collaborer en la matière avec d'autres états, que ce soit au niveau de l'AIF ou du Tribunal. Ce qui ressort d'ailleurs des données et des statistiques du rapport Moneyval. Ayant requis la collaboration judiciaire d'autres états, le Tribunal en a largement bénéficié, ce que confirme le même rapport. En conclusion le Saint-Siège reçoit l'appel du Moneyval à renforcer ultérieurement les capacités de la Gendarmerie à conduire des enquêtes plus incisives et celles du Tribunal à punir les délits de recyclage et de financement du terrorisme dans le cadre du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 17 Déc - 20:16

Sommaire

- Le Pape accueille quatre nouveaux Ambassadeurs
- Audience à des adolescents de l'Action catholique italienne
- En faveur des personnes en pauvreté extrême
- Audiences

Le Pape accueille quatre nouveaux Ambassadeurs

Cité du Vatican, 17 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les lettres de créance de quatre nouveau Ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, Mme.Fatoumata Balde pour la Guinée, Mme.Veronika Erte pour la Lettonie, Mme.Smita Purushottam pour l'Inde, et M.Muhammad Abdul Ghaffar pour le Bahrein. Voici le discours collectif qu'il leur a adressé: "Il y a deux jours, a été publié le Message pour la prochaine Journée mondiale de la paix, pour laquelle j'ai choisi le thème Vaincre l'indifférence et gagner la paix. Je suis heureux de partager aujourd'hui avec vous l'attention à ce défi si important pour le monde, travailler ensemble pour promouvoir une culture de la solidarité, capable de contrer la mondialisation de l'indifférence qui est malheureusement l'une des tendances négatives de notre époque. Il existe de nombreuses formes sous lesquelles cette indifférence se manifeste, et plusieurs les causes qui contribuent à la nourrir... C'est le fruit d'un humanisme déséquilibré, dans lequel l'homme a pris la place de Dieu et, par conséquent devenu à son tour victime de diverses formes d'idolâtrie. Même la grave crise écologique que nous vivons peut être rapportée à ce déséquilibre anthropologique".

"L'indifférence envers Dieu, envers les autres et envers l'environnement sont liés et se nourrissent l'une l'autre, de sorte que... la seule réponse possible doit englober le tout, un nouvel humanisme qui replace l'être humain en bonne relation avec le Créateur, avec ses semblables et avec la création. Il faut donc promouvoir une culture de la solidarité et du partage, ce qui nécessite l'engagement de ceux qui ont des responsabilités dans les domaines politiques, sociaux, culturels et éducatifs. Un rôle décisif doivent également jouer les media, qui de nos jours conditionnent fortement les choix personnels et sociaux. Il est donc nécessaire de continuer à investir sur la qualification professionnelle et l'éthique des journalistes. Dans le même temps, il demeure essentiel de continuer à investir dans l'école, qui ne doit pas vivre en vase clos, mais en contact permanent avec les familles et le contexte social, pour travailler ensemble au renforcement une alliance éducative très affaiblie dans nombre de pays. Tout cela est nécessaire pour vaincre l'indifférence et construire la paix... L'Eglise catholique, conformément à sa mission, avec le Jubilé de la Miséricorde vise à diffuser dans le monde l'esprit de pardon et de réconciliation, en appelant les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté à s'ouvrir à la grâce de Dieu et à pratiquer...des ?uvres spirituelles comme matérielles de miséricorde... Les états sont eux aussi appelés à des actes concrets, des actes de courage en faveur des plus vulnérables... En cette Année jubilaire, je tiens à lancer un appel pressant aux dirigeants afin que les états fassent des gestes concrets en faveur de nos frères et s?urs qui souffrent par manque de travail, de terre et de toit. Au niveau international, j'espère sincèrement que chaque pays est engagé à raviver ses relations avec les autres, en coopérant activement à la croissance de la fraternité entre les peuples... Le Saint-Siège est honoré d'être en mesure d'établir avec chacun de vous...un dialogue ouvert et respectueux en vue d'une collaboration constructive".

Audience à des adolescents de l'Action catholique italienne

Cité du Vatican, 16 décembre 2015 (VIS). Comme chaque année à l'approche de Noël, le Saint-Père a reçu ce midi une soixantaine d'adolescents de l'Action catholique italienne. Cette fois, en ce jour de ses 79 ans, ils lui ont offert un gâteau d'anniversaire. Commentant le thème de leur formation annuelle, En voyageant vers toi, il a rappelé que nous sommes tous en route vers le Seigneur, même si nombre d'entre nous n'y pense pas: "Mais que signifie être en voyage vers le Seigneur? Cela signifie parcourir la voie du bien non celle du mal, la voie du pardon non de la vengeance, la voie de la paix non de la guerre, la voie de la solidarité non de l'égoïsme". Puis il a signalé une initiative en faveur des migrants qui va intéresser le diocèse d'Agrigento (Sicile) et "illustrer de manière exemplaire l'accueil du à ces frères et soeurs qui arrivent pleins d'espérance, mais aussi de blessures et de manques, à la recherche du pain et de la paix... Bravo pour l'enthousiasme que vous y apporterez, y compris dans la prière. Je vous conseille de manifester aussi votre solidarité par de petites privations personnelles en vue de partager le nécessaire avec des adolescents qui en sont privés". Il a signalé avoir salué hier à l'audience générale un couple de migrants venus lui présenter leur enfant de cinq mois né dans une embarcation au large de la Sicile. "Si nombre d'enfants nous arrivent, il y en a trop qui n'y parviennent pas".

En faveur des personnes en pauvreté extrême

Cité du Vatican, 17 décembre 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse a eu lieu la présentation d'un manuel pour la mise en ?uvre des principes directeurs des Nations-Unies sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme. Y ont pris part Mgr.Bernardo Johannes Bahlmann, OFM, évêque d'Obidos (Brésil),M.Michel Roy, Secrétaire général de la Caritas Internationalis, le P.Michael A.Perry, OFM, Ministre général des Frères Minores, Mme.Francesca Restifo, Franciscans International Advocacy Director, et M.Jean Tonglet, Membre de ADT Quart Monde et Délégué aux relations avec le Saint-Siège.

Après que Mgr.Bahlmann ait parlé de la déforestation amazonienne et de ses catastrophiques conséquences sur les populations locales comme pour l'ensemble de la planète, le P.Perry a rappelé que les franciscains vivent en contact étroit avec les communautés touchées par la pauvreté dans diverses parties du monde, tentant d'établir un lien étroit entre le respect de leurs droits et de l'environnement. Puis Mme.Francesca Restifo, qui a expliqué le contenu et les objectifs du manuel, a dit que l'élimination de l'extrême pauvreté n'est pas qu'un devoir moral. Elle est aussi une obligation légale en vertu des droits de l'homme. L'extrême pauvreté est non seulement une question économique mais aussi un phénomène multidimensionnel qui inclut le manque de revenus et l'incapacité de base à vivre dans la dignité. C'est elle qui affecte de manière significative la capacité des gens à exercer leurs droits... Ces principes directeurs sont le premier instrument des Nations-Unies consacré à ce type de personnes...et nous avons immédiatement saisi le potentiel de ce document et ressenti la nécessité de traduire dans un langage accessible à tous... L'extrême pauvreté n'est pas inévitable, au moins en partie. C'est une situation créée, favorisée et perpétuée par les actions et les omissions des états et d'autres agents économiques. Mais les moyens d'éradiquer existent et sont accessibles... Ils se fondent sur les droits humains et fournissent un cadre pour éradiquer l'extrême pauvreté à long terme... Il y a d'abord la reconnaissance de ce que les personnes vivant dans la pauvreté sont titulaires de droits et doivent être les acteurs de leur propre changement... Le but de ce manuel est d'aider les acteurs locaux à mieux comprendre les conséquences de l'extrême pauvreté, en termes de droits de l'homme, et de proposer une série d'actions concrètes pour exiger le respect de leurs droits. Notre objectif est de traduire leurs défis individuels dans une action collective. Pour atteindre ce but il convient d'abord d'entendre les besoins de ceux qui travaillent avec les personnes vivant la pauvreté extrême... Nous avons eu deux années de consultation et de collaboration capillaire avec les communautés locales et un échange constant d'idées et d'informations. Nous avons consulté les militants qui opèrent dans des bidonvilles et des zones rurales ayant un accès limité aux services de base, avec les populations autochtones qui perdent leurs terres et leurs moyens de subsistance à cause d'opérations de grandes multinationales, et avec ceux qui travaillent directement sur le terrain pour protéger les femmes, les enfants, les migrants et les réfugiés". Puis Mme.Restifo a résumé la deuxième partie du manuel qui énonce quelques principes fondamentaux, tels que l'importance de gagner la confiance des personnes en extrême pauvreté, l'évaluation des risques en cas de réclamation de leurs droits, et la participation active à toutes les étapes du processus. La troisième partie fournit des suggestions et des mesures concrètes pouvant être prises pour aider les autorités à respecter leurs obligations en matière de droits de l'homme. Ces propositions sont valables pour les pays en voie de développement comme pour les pays industrialisés". Ceci étant, a-t-elle souligné, "il n'existe pas de ligne de démarcation claire entre la pauvreté et l'extrême pauvreté, même si la première comporte la violation de multiples droits interdépendants civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Quant à l'extrême pauvreté, elle touche plusieurs aspects de l'existence humaine et crée souvent un cercle vicieux d'impuissance, de stigmatisation, de discrimination, d'exclusion et de privation matérielle...des éléments qui se nourrissent les uns les autres. Certaines personnes peuvent être pauvres tout en étant intégrées dans un tissu social. Même intégrées, elles ne bénéficient pas de possibilités égales".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 18 Déc - 19:51



Le Seigneur n'impose rien par la force

Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les délégations des communes bavaroises de Hirschau, Schnaittenbach et Freudenberg qui ont offert le sapin de Noël dressé Place St.Pierre, celle de la province autonome de Trente (Italie) qui, avec le diocèse, a fourni la crèche monumentale, et de la fondation Lene Thun de Bozen-Bolzano, qui a pris en charge les décorations. Après avoir rappelé que les voeux symbolisés par ces décorations de Noël sont déposés devant la mangeoire de Bethléem, le Pape a dit que l'Enfant Jésus est venu habiter parmi nous non pour y être de passage ou partager un peu de notre temps, mais pour partager notre vie et recevoir nos voeux. Aujourd'hui comme hier il entend vivre avec et pour nous. Notre monde, qui à Noël devient le sien, lui tient à coeur. C'est ce que la crèche nous rappelle. Dans son immense miséricorde, Dieu s'est penché sur l'humanité pour demeurer à ses côtés. La crèche nous dit que le Seigneur n'impose rien par la force. Il n'a pas changé l'histoire de façon grandiose pour nous sauver mais est venu en toute simplicité et humilité... Les sources franciscaines témoignent de ce que saint François voulait que la crèche fasse voir et exprime l'absence de ce qui est nécessaire à un nouveau-né. Mais la crèche, qui exprime aussi l'honneur de la simplicité, exalte la pauvreté et salue la pauvreté et l'humilité. Devant elle il nous faut admirer la miséricorde divine incarnée afin d'attendrir nos regards et solliciter nos coeurs... N'est-il pas beau que la crèche contienne un personnage qui s'incline pour aider un vieillard! Il ne se contente pas de contempler Dieu mais l'imite en étant miséricordieux envers qui est dans le besoin.


Migrants et réfugiés, menace ou opportunité?

Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). Migrants et réfugiés, menace ou opportunité?'', tel est thème de la XIII réunion de la Commission bilatérale Grand Rabbinat d'Israël Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec l'hebraïsme juifs, tenue à Jérusalem près la Konrad Adenauer Stiftung. A la suite de quoi a été publiée une déclaration conjointe qui s'ouvre par une évocation du Cardinal Jorge Mejia, qui est décédé récemment, et des voeux de prompt rétablissement du premier Co-Président le Grand Rabbin Shear Yashuv Cohen. La délégation juive a exprimé sa satisfaction du nouveau document Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables, diffusé par la Commission pontificale à l'occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration de Vatican II Nostra Aetate. C'est , à l'attention des fidèles catholiques, une réflexion théologique sur la relation de l'Eglise avec le peuple juif. Conduite par le Rabbin Rasson Arousi et le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, la réunion s'est principalement penchée sur la crise humanitaire posé au monde par l'exode de centaines de milliers de réfugiés qui demandent l'asile. Elle a aussi abordé un certain nombre de questions comme le dilemme entre l'obligation d'accepter et d'aimer l'étranger comme soi-même, ou les responsabilités de la société et de la communauté, la mission religieuse spécifique, le défi de l'émigration, qui pose une question sur l'existence humaine, sur l'expérience et les exigences morales de respecter la dignité humaine. Au cours de la réunion, il a été rappelé que les juifs et les chrétiens sont appelés à faire face à ces problèmes et à faire tous les efforts possibles pour veiller à ce que le caractère divin à l'image de la personne soit respecté et promu parmi les populations migrantes et réfugiées. De même, juifs et les chrétiens devraient considérer les immigrés comme une ressource, comme porteurs d'un potentiel de contribution à la croissance et au développement positif de la société. Enfin, la Commission a pris connaissance des efforts israéliens pour remédier à la situation des réfugiés et des victimes du conflit au moyen Orient.


Communiqué de la Salle de Presse

Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). Le 14 décembre dernier a été déposé au Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican le rapport relatif à l'examen toxicologique des prélèvements effectués sur le corps de Mgr.Jozef Wesolowski. Les résultats confirment pleinement ce qui découlait de l'examen autoptique, soit que le décès résultait d'une cause naturelle, en l'occurrence un infarctus aigu du myocarde, et ce à l'exclusion de toute autre cause extérieure. Les diverses observations ont été exécutées, dans le respect des indications dérivant des lignes guide et des protocoles reconnus dans le domaine international, par le collège de médecins légistes désigné après le décès du prélat par le Promoteur de Justice.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Dim 27 Déc - 7:47

Avis

Cité du Vatican, 23 décembre 2015 (VIS). La diffusion du bulletin VIS reprendra lundi 4 janvier prochain, avec la couverture de la période allant du 24 décembre au 4 janvier 2016. Un Noël heureux pour chacun de nos lecteurs francophones.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 4 Jan - 17:48

Sommaire

- Te Deum: Le bien l'emporte toujours
- Aux Pueri Cantores: N'oublions pas les saints cachés
- Autres actes pontificaux
- Le Pape évoque les migrants cubains en difficulté
- Eglise domestique, école authentique de l'Evangile
- La vie de famille et la joie du pardon
- Condoléances pour l'accident au Nigeria
- Télégramme à la suite d'attentats aux Philippines
- Message aux jeunes de la rencontre européenne de Taizé
- Ne jamais se lasser de solliciter le pardon divin
- Message Urbi et Orbi: Seule la miséricorde de Dieu peut libérer du mal l'humanité
- Messe de la nuit de Noël: Faire connaître le Prince de la paix



Te Deum: Le bien l'emporte toujours

Cité du Vatican, 31 décembre 2015 (VIS). Jeudi à 17 h, en la Basilique vaticane, le Saint-Père a présidé les premières vêpres de la solennité de sainte Marie Mère de Dieu. Après quoi ont eu lieu le salut au Saint Sacrement, le Te Deum d'action de grâces pour la conclusion de l'année civile, et la bénédiction eucharistique. Le Pape François s'est ensuite rendu à pied à la crèche de la Place St.Pierre, pour la bénir: Reparcourir les jours de l'année écoulée, a-t-il dit, "peut être perçu comme un souvenir de faits et d'événements qui conduisent à des moments de joie et de douleur, ou bien en cherchant à comprendre si nous avons perçu la présence de Dieu qui renouvelle et soutient tout avec son aide. Nous sommes appelés à vérifier si les événements du monde se sont réalisés selon la volonté de Dieu, ou bien si nous avons suivi en priorité les projets des hommes souvent remplis d'intérêts privés, d'une soif insatiable de pouvoir et de violence gratuite. Cependant, aujourd'hui, notre regard a besoin de se tourner de façon particulière sur les signes que Dieu nous a laissés, pour toucher du doigt la force de son amour miséricordieux. Nous ne pouvons pas oublier que de nombreuses journées ont été marquées par la violence, la mort, par des souffrances indicibles de tant d'innocents, de réfugiés contraints de laisser leur patrie, d'hommes de femmes et d'enfants sans maison, nourriture, ni subsistance. Cependant, combien de grands gestes de bonté, d'amour et de solidarité ont rempli les journées de cette année, même si elles n'ont pas fait la une des journaux télévisés. Les belles choses ne font pas de bruit. Ces signes d'amour ne peuvent pas et ne doivent pas être éclipsés par l'arrogance du mal. Le bien l'emporte toujours, même si parfois il peut sembler faible et caché. Notre ville de Rome n'est pas étrangère à cette condition du monde entier. Je voudrais faire parvenir à tous ses habitants l'invitation sincère d'aller au-delà des difficultés du moment présent. L'engagement de récupérer les valeurs fondamentales du service, de l'honnêteté et de la solidarité permet de dépasser les graves incertitudes qui ont dominé la scène cette année, et qui sont des symptômes d'un sens médiocre de dévouement au bien commun. Que ne manque jamais l'apport positif du témoignage chrétien pour consentir à Rome, selon son histoire, et avec l'intercession maternelle de Marie, Salus Populi Romani, d'être une interprète privilégiée de foi, d'accueil, de fraternité et de paix".

Aux Pueri Cantores: N'oublions pas les saints cachés

Cité du Vatican, 31 décembre 2015 (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Saint-Père a rencontré les participants au 40 congrès international organisé par la Fédération internationale des Pueri Cantores, qui a lieu à Rome du 28 décembre 2015 au 1 janvier 2016. Au cours de cette rencontre, les jeunes choristes ont eu l'opportunité de poser quelques questions au Pape qui leur a dit son amour pour le chant, expliquant toutefois avec amusement qu'il ne savait pas chanter. Il a partagé des anectodes de son enfance avec les jeunes et a souligné combien le chant éduque l'âme et fait du bien à l'âme. "La vie chrétienne est un chemin -a-t-il dit-, non un chemin triste, mais un chemin de joie. C'est pour cela qu'elle chante. Elle chante et marche...et ainsi ton âme se réjouira encore plus de la joie de l'Evangile".

Une autre question lui a été posée pour savoir s'il ne se mettait jamais en colère, et quelles étaient ses bonnes intentions pour la nouvelle année. Le Saint-Père a répondu par une parabole. "Un jour, un jeune garçon s'est approché de Jésus et lui a dit: Jésus bon maître. Jésus l'a regardé et lui a dit: Non, seul Dieu est bon. Et nous, sommes-nous méchants? Non, à moitié, nous sommes un peu tout...Nous avons toujours cette blessure du péché originel qui fait que nous ne sommes pas toujours très bons... Mais rappelez-vous que seul Dieu est bon, et que si tu veux trouver la bonté, regarde le Seigneur, lui est toute bonté, tout amour, toute miséricorde". Il a alors évoqué les nombreux saints cachés de la vie quotidienne, des personnes bonnes qui sont proches du Seigneur, mais il a aussi évoqué toutes ces autres personnes qui passent leur vie à se fâcher. "Se mettre en colère -a-t-il ajouté- est une chose qui fait mal, non seulement à l'autre personne, mais elle fait mal à toi-même, elle t'empoisonne. Il y a des gens, vous en connaissez sûrement, qui ont une âme amère, toujours plein d'amertume, qui vivent fâchés. On a l'impression qu'ils se lavent les dents tous les matins avec du vinaigre... c'est une maladie". Il a ajouté à ses bonnes intentions de prier davantage pour "conduire le peuple de Dieu d'abord avec la prière qui est le premier service" et a demandé aux personnes présentes de prier aussi davantage "parce que l'Eglise avance avec la prière des saints. Priez pour l'Eglise!".

Il a également été demandé au Pape si le monde allait continuer à être toujours ainsi, plein d'histoires tristes et dramatiques. "Le monde peut s'améliorer -a-t-il répondu-. Mais il y a une chose dont on n'aime pas parler, mais qu'il faut dire: dans le monde, il y a une lutte entre le bien et le mal, disent les philosophes, la lutte entre le diable et Dieu... la Bible dit que cela continuera jusqu'à la fin... et nous avons tous en nous un champ de bataille, une lutte entre le bien et le mal". Il a aussi ajouté que dans le monde, il existe beaucoup de choses bonnes mais que l'on n'en fait pas de publicité, que l'on ne montre pas à la télévision par exemple. Il existe, a-t-il conclu, une attraction pour le mal: Il semble qu'il soit plus plaisant de regarder les mauvaises choses plutôt que les belles et grandes choses. Le diable est à l'?uvre, c'est vrai, mais Dieu aussi: il y a tant de personnes saintes!...Ne nous laissons pas tromper! Dans le monde, il y a des choses mauvaises, mauvaises, mauvaises qui sont le travail du diable contre Dieu. Mais il y a aussi des choses saintes, des choses grandes qui sont l'?uvre de Dieu. Il y a tant de saints cachés. N'oublions pas les saints cachés, ceux que nous ne voyons pas".

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 28 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Brian McGee, Evêque d'Argyll and The Isles (superficie 31.080, population 77.400, catholiques 10.179, prêtres 25, diacres 1, religieux 32), en Grande-Bretagne (Ecosse). L'Evêque élu, né en 1965 à Greenock (GB/Ecosse) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Paisley (GB/Ecosse). Il a été curé de paroisses, directeur spirituel et vicaire épiscopal.

Le 24 décembre, il avait nommé l'Abbé Wojciech Tomasz Osial, Auxiliaire de l'Evêque de Lowicz (Pologne). L'Evêque élu, né en 1970 à Lowicz (Pologne) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici responsable diocésain pour la catéchèse et notaire de la curie épiscopale de ce même diocèse. Docteur en catéchétique, il a été professeur de séminaire et d'université, visiteur diocésain et membre du Presbyterium.

Le Pape évoque les migrants cubains en difficulté

Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Après la prière mariale, le Saint-Père a consacré quelques mots aux "nombreux migrants cubains qui se trouvent en difficulté en Amérique centrale, et dont beaucoup sont victimes du trafic des êtres humains. J'invite les pays de la région -a-t-il dit- à renouveler avec générosité tous les efforts nécessaires pour trouver une solution rapide à ce drame humanitaire''. Il a ensuite salué les familles présentes, qu'il a remercié de leur témoignage, ainsi que les pèlerins venus des différentes parties du monde. Il les a tous remercié de leurs v?ux et de leurs prières.

Eglise domestique, école authentique de l'Evangile

Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Au terme de la messe de la Sainte Famille, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a évoqué la rencontre des familles à Philadelphie en septembre dernier, toutes les familles qu'il a rencontré au cours de ses voyages apostoliques et celles du monde entier: ''Je voudrais toutes les saluer avec affection et reconnaissance, spécialement en cette période où la famille est soumise à des incompréhensions et des difficultés de tous types qui l'affaiblissent. L'Evangile d'aujourd'hui invite les familles à percevoir la lumière d'espérance qui émane de la maison de Nazareth, dans laquelle s'est développée dans la joie, l'enfance de Jésus? Le noyau familial de Jésus, Marie et Joseph, est pour tout croyant, et en particulier pour les familles, une authentique école de l'Evangile. Nous admirons ici l'accomplissement du dessein divin de faire de la famille une communauté particulière de vie et d'amour. Nous apprenons ici que tout noyau familial chrétien est appelé à être une Eglise domestique, pour faire resplendir les vertus évangéliques et devenir ferment de bien dans la société. Les caractéristiques de la Sainte Famille sont le recueillement et la prière, la compréhension mutuelle et le respect, l'esprit de sacrifice, le travail et la solidarité''.

''A partir de l'exemple et du témoignage de la Sainte Famille, chaque famille peut tirer de précieuses indications pour son style et ses choix de vie, et peut trouver force et sagesse pour le chemin de chaque jour. La Vierge et saint Joseph enseignent à accueillir les enfants comme un don de Dieu, à les engendrer et les éduquer, coopérant de façon merveilleuse avec l'?uvre du Créateur et donnant au monde, en chaque enfant, un nouveau sourire. C'est dans une famille unie que les enfants porteront à maturité leur existence, en vivant l'expérience efficace de l'amour gratuit, de la tendresse, du respect réciproque, de la compréhension mutuelle, du pardon et de la joie'. La joie véritable dont on fait l'expérience en famille -a-t-il conclu- n'est pas le fruit du hasard ou fortuit. Cette joie est le fruit de l'harmonie profonde entre les personnes, qui fait goûter la beauté d'être ensemble, de nous soutenir les uns les autres dans le chemin de la vie. Mais à la base de la joie se trouve toujours la présence de Dieu, son amour accueillant, miséricordieux et patient envers tous. Si l'on n'ouvre pas la porte de la famille à la présence de Dieu et à son amour, la famille perd son harmonie, les individualismes prennent le dessus et la joie s'éteint. Au contraire, la famille qui vit la joie..., la communique spontanément, est sel de la terre et lumière du monde, levain pour toute la société''.

La vie de famille et la joie du pardon

Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). En la fête de la Sainte Famille, le Saint-Père a présidé à 10 h la messe en la Basilique vaticane, réservée aux familles romaines et aux pèlerins venus à l'occasion du Jubilé des familles. Il a prononcé l'homélie suivante:

''Les lectures bibliques que nous avons écoutées nous ont présenté l?image de deux familles qui accomplissent leur pèlerinage vers la maison de Dieu. Elkana et Anne portent leur fils Samuel au temple de Silo et le consacrent au Seigneur. De la même manière, Joseph et Marie, pour la Pâque, se font pèlerins à Jérusalem avec Jésus. Nous avons souvent sous les yeux les pèlerins qui se rendent aux sanctuaires et aux lieux chers à la piété populaire. En ces jours, beaucoup se sont mis en chemin pour rejoindre la Porte Sainte ouverte dans toutes les cathédrales du monde et aussi dans de nombreux sanctuaires. Mais la chose la plus belle mise en relief aujourd?hui par la Parole de Dieu est que toute la famille accomplit le pèlerinage. Papa, maman et les enfants, ensemble, se rendent à la maison du Seigneur pour sanctifier la fête par la prière. C?est un enseignement important qui est offert aussi à nos familles. Nous pouvons même dire que la vie de la famille est un ensemble de petits et de grands pèlerinages. Par exemple, comme cela nous fait du bien de penser que Marie et Joseph ont enseigné à Jésus à réciter les prières! Et cela est un pèlerinage, le pèlerinage de l?éducation à la prière. Et cela nous fait aussi du bien de savoir que durant la journée ils priaient ensemble, et qu?ensuite le samedi, ils allaient ensemble à la synagogue pour écouter l'Ecriture, la Loi et les Prophètes et louer le Seigneur avec tout le peuple. Et certainement durant le pèlerinage vers Jérusalem, ils ont prié en chantant avec les paroles du Psaume: Quelle joie quand on m?a dit: Nous irons à la maison du Seigneur! Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem!".

"Comme il est important pour nos familles de marcher ensemble et d?avoir un même but à atteindre! Nous savons que nous avons un parcours commun à accomplir; une route où nous rencontrons des difficultés mais aussi des moments de joie et de consolation. Dans ce pèlerinage de la vie, nous partageons aussi le moment de la prière. Qu?y-a-t-il de plus beau pour un papa et une maman que de bénir leurs enfants au début de la journée et à sa conclusion? Tracer sur leur front le signe de la croix comme le jour du baptême. N?est-ce pas peut-être la prière la plus simple des parents pour leurs enfants? Les bénir, c?est à dire les confier au Seigneur, comme l?ont fait Elkana et Anne, Joseph et Marie, pour qu?il soit leur protection et leur soutien dans les différents moments de la journée. Comme il est important pour la famille de se retrouver aussi pour un bref moment de prière avant de prendre ensemble les repas, pour remercier le Seigneur de ces dons, et pour apprendre à partager ce qui est reçu avec celui qui est davantage dans le besoin. Ce sont de tout-petits gestes qui expriment cependant le rôle de formation que possède la famille dans le pèlerinage de tous les jours. Au terme de ce pèlerinage, Jésus retourne à Nazareth et il était soumis à ses parents. Cette image contient aussi un bel enseignement pour nos familles. Le pèlerinage, en effet, ne finit pas quand on arrive au but du sanctuaire, mais quand on revient à la maison et qu?on reprend la vie de tous les jours, mettant en acte les fruits spirituels de l?expérience vécue. Nous savons ce que Jésus avait fait cette fois. Au lieu de revenir à la maison avec les siens, il s?était arrêté à Jérusalem dans le Temple, causant une grande peine à Marie et à Joseph qui ne le trouvaient plus. Pour cette escapade, Jésus a dû aussi probablement faire des excuses à ses parents. L?Evangile ne le dit pas, mais je crois que nous pouvons le supposer. La question de Marie, d?ailleurs, manifeste une certaine réprobation, rendant évidente sa préoccupation et son angoisse ainsi que celle de Joseph. Revenant à la maison, Jésus s?est certainement soumis à eux pour montrer toute son affection et son obéissance. Ces moments qui, avec le Seigneur, se transforment en opportunité de croissance, en occasion de demander pardon et de le recevoir, de montrer l?amour et de l?obéissance, font aussi partie du pèlerinage de la famille".

"Au cours de l?Année de la Miséricorde, que chaque famille chrétienne puisse devenir un lieu privilégié de ce pèlerinage où s?expérimente la joie du pardon. Le pardon est l?essence de l?amour qui sait comprendre l?erreur et y porter remède. Pauvres de nous si Dieu ne nous pardonnait pas! C?est à l?intérieur de la famille qu?on s?éduque au pardon, parce qu?on a la certitude d?être compris et soutenus malgré les erreurs qui peuvent se commettre. Ne perdons pas confiance dans la famille! C?est beau de s?ouvrir toujours le c?ur les uns aux autres, sans rien cacher. Là où il y a l?amour, là aussi il y a compréhension et pardon. Je confie à vous toutes, chères familles, ce pèlerinage domestique de tous les jours, cette mission si importante, dont le monde et l?Eglise ont plus que jamais besoin''.

Condoléances pour l'accident au Nigeria

Cité du Vatican, 28 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances au Nonce apostolique au Nigeria, à la suite de l'explosion meurtrière d'un camion survenue dans une centrale de gaz de Nnewi. Il assure les familles et de sa solidarité et prie pour les nombreuses personnes tuées, les blessées et la nation tout entière.

Télégramme à la suite d'attentats aux Philippines

Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances au No, à la suite des attentats commis sur l'île de Mindanao, dans le sud du pays: "Profondément attristé par l'assassinat de personnes innocentes", il exprime sa solidarité aux familles des victimes, assure de "ses prières pour la sécurité et la protection de tous les peuples de la région et pour que le dialogue, la tolérance et la paix permettent à chacun de pouvoir vivre libre de toute peur. Le Pape demande aussi à tous les croyants de repousser la violence au nom de Dieu qui est amour, et invoque d'abondants dons divins de consolation, miséricorde et force sur toutes les personnes touchées par cette tragédie''.

Message aux jeunes de la rencontre européenne de Taizé

Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Le Pape François a adressé un message aux participants de la 38 rencontre européenne organisée par la Communauté de Taizé, qui se déroulera à à Valence (Espagne) du lundi 28 décembre 2015 au vendredi 1 janvier 2016. Le Saint-Père y encourage les quelque 30.000 participants prévus à "avoir le courage de la miséricorde qui est" profitable à toute existence personnelle, "mais permet aussi de s'approcher des personnes en détresse. Vous le savez, l?Eglise est présente pour toute l'humanité, et là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde... Cela s'applique particulièrement aux nombreux migrants qui ont tant besoin de votre accueil... Puissiez-vous au cours de ces belles journées...découvrir encore mieux le Christ, visage de la miséricorde du Père".

Ne jamais se lasser de solliciter le pardon divin

Cité du Vatican, 26 décembre 2015 (VIS). ''Nous célébrons aujourd'hui la fête de saint Etienne. Le souvenir du premier martyr suit immédiatement la solennité de Noel", a dit le Pape ce midi à l'angélus: ''Hier, nous avons contemplé l'amour miséricordieux de Dieu qui a pris chair pour nous, et aujourd'hui, nous voyons la réponse cohérente du disciple de Jésus, qui donne sa vie. Hier est né sur terre le Sauveur, et aujourd'hui, naît au ciel, son fidèle témoin. Hier, comme aujourd'hui, apparaissent les ténèbres du refus de la vie, mais la lumière de l'amour qui vainc la haine et inaugure un monde nouveau, brille encore plus fort. Il y a un aspect particulier, dans le récit du jour des Actes des apôtres, qui rapproche saint Etienne du Seigneur. C'est son pardon avant de mourir lapidé. Cloué sur la croix, Jésus avait dit: Père pardonne-leur car il ne savent pas ce qu'ils font. De même, Etienne s'est agenouillé et a crié à voix haute: Seigneur ne leur compte pas ce péché. Etienne est donc martyr, ce qui signifie témoin, parce qu'il fait comme Jésus. En effet, le vrai témoin est celui qui se comporte comme lui, celui qui prie, qui aime, qui donne, mais surtout qui pardonne, parce que le pardon, comme le dit le mot lui-même, est l'expression la plus haute du don". Mais "à quoi sert-il de pardonner? Est-ce seulement une bonne action ou cela donne-t-il des résultats? Nous trouvons justement une réponse dans le martyr d'Etienne. Parmi ceux pour qui il a imploré le pardon, se trouvait un jeune homme du nom de Saül qui persécutait l'Eglise et cherchait à la détruire. Peu après, Saül devint Paul, le grand saint, l'apôtre des gentils. Il avait reçu le pardon d'Etienne. Nous pouvons dire que Paul naît de la grâce de Dieu et du pardon d'Etienne. Nous aussi nous naissons du pardon de Dieu. Non seulement dans le baptême, mais chaque fois que nous sommes pardonnés, notre c?ur renaît, est régénéré. Chaque pas en avant dans la vie de foi porte au début l'empreinte du signe de la miséricorde divine. C'est seulement quand nous sommes aimés que nous pouvons aimer à notre tour. Souvenons-nous en, cela nous fera du bien. Si nous voulons avancer dans la foi, il faut, avant tout, recevoir le pardon de Dieu, rencontrer le Père qui est prêt à tout pardonner, toujours, et qui en pardonnant guérit le c?ur et ravive l'amour. Nous ne devons jamais nous lasser de demander le pardon divin, parce que c'est seulement quand nous nous savons pardonnés que nous apprenons à pardonner''.

Enfin le Pape a admis qu'il n'était pas chose facile de pardonner et que cela était même "très difficile". Il a expliqué que pour imiter Jésus et excuser les petits ou grands torts que nous subissons chaque jour, il fallait commencer par la prière, comme le faisait Etienne. "Par la prière, nous pouvons affronter le ressentiment que nous éprouvons, en confiant qui nous a fait du mal à la miséricorde de Dieu... Ensuite, on découvre que cette lutte intérieure pour pardonner purifie du mal, et que la prière et l'amour nous libèrent des chaînes intérieures de la ranc?ur... A travers le pardon, nous vainquons le mal par le bien, nous transformons la haine en amour et rendons ainsi le monde plus propre". Il a conclu en confiant à la Vierge Marie tous ceux qui "comme saint Etienne subissent des persécutions au nom de la foi, nos martyrs d'aujourd'hui", et pour qu'elle oriente notre prière à recevoir et donner le pardon".

Message Urbi et Orbi: Seule la miséricorde de Dieu peut libérer du mal l'humanité

Cité du Vatican, 25 décembre 2015 (VIS). Aujourd'hui à midi, en la solennité de la Nativité du Seigneur, le Pape a prononcé, depuis le balcon central de la Basilique vaticane, son traditionnel message de Noël avant de donner sa bénédiction Urbi et Orbi:

''Chers frères et s?urs, joyeux Noël! Christ est né pour nous, exultons en ce jour de notre salut! Ouvrons nos c?urs pour recevoir la grâce de ce jour, qu?il est lui-même: Jésus est le jour lumineux qui est apparu à l?horizon de l?humanité. Jour de miséricorde, dans lequel Dieu le Père a révélé à l?humanité son immense tendresse. Jour de lumière qui dissipe les ténèbres de la peur et de l?angoisse. Jour de paix, où il devient possible de se rencontrer, de dialoguer, et surtout de se réconcilier. Jour de joie: une grande joie pour les petits et les humbles, et pour tout le peuple. En ce jour, de la Vierge Marie, est né Jésus, le Sauveur. La crèche nous fait voir le signe que Dieu nous a donné: un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Comme les bergers de Bethléem, nous aussi allons voir ce signe, cet événement qui se renouvelle dans l?Eglise chaque année. Noël est un événement qui se renouvelle dans chaque famille, dans chaque paroisse, dans chaque communauté qui accueille l?amour de Dieu incarné en Jésus Christ. Comme Marie, l?Eglise montre à tous le signe de Dieu: L?Enfant qu?elle a porté dans son sein et a enfanté, mais qui est le Fils du Très-Haut, parce qu'il vient de l?Esprit Saint. C?est pourquoi il est le Sauveur, parce qu?il est l?Agneau de Dieu qui prend sur lui le péché du monde. Avec les bergers, prosternons-nous devant l?Agneau, adorons la Bonté de Dieu faite chair, et laissons des larmes de repentir remplir nos yeux et laver notre c?ur. Nous en avons tous besoin. Lui seul, Lui seul peut nous sauver. Seule la Miséricorde de Dieu peut libérer l?humanité de nombreuses de formes de mal, aux visages monstrueux, que l?égoïsme engendre en elle. La grâce de Dieu peut convertir les c?urs et ouvrir des voies de sortie de situations humainement insolubles".

"Là où naît Dieu, naît l?espérance. Lui apporte l?espérance. Là où naît Dieu, naît la paix. Et là où naît la paix, il n?y a plus de place pour la haine et pour la guerre. Pourtant même là où est venu au monde le Fils de Dieu fait chair, des tensions et des violences continuent et la paix reste à don à invoquer et à construire. Qu?Israéliens et Palestiniens puissent reprendre un dialogue direct et arriver à une entente qui permette aux deux peuples de vivre en harmonie, dépassant un conflit qui les a longuement opposés, avec de graves répercussions sur toute la région. Au Seigneur, nous demandons que l?entente intervenue au sein des Nations-Unies parvienne le plus tôt possible à faire taire le vacarme des armes en Syrie et à remédier à la très grave situation humanitaire de la population épuisée. Il est aussi urgent que l?accord sur la Libye obtienne le soutien de tous, afin que soient dépassées les graves divisions et les violences qui affligent le pays. Que l?attention de la communauté internationale soit unanimement dirigée à faire cesser les atrocités qui, aussi bien dans ces pays qu?en Irak, au Yémen et dans l?Afrique subsaharienne, fauchent encore de nombreuses victimes, causent d?effroyables souffrances et n?épargnent pas non plus le patrimoine historique et culturel de peuples entiers. Ma pensée va aussi à tous ceux qui ont été touchés par d?atroces actions terroristes, particulièrement par les récents attentats survenus sous les cieux d?Egypte, à Beyrouth, Paris, Bamako et Tunis. A nos frères, persécutés dans de nombreuses parties du monde à cause de la foi, que l?Enfant-Jésus donne consolation et force. Ce sont nos martyrs d?aujourd?hui. Nous demandons paix et concorde pour les chères populations de la République démocratique du Congo, du Burundi et du Sud Soudan afin que, par le dialogue, se renforce l?engagement commun pour l?édification de sociétés civiles animées d?un esprit sincère de réconciliation et de compréhension réciproque. Que Noël apporte aussi une paix véritable à l?Ukraine, offre soulagement à ceux qui subissent les conséquences du conflit et inspire la volonté de porter à leur achèvement les accords pris, pour rétablir la concorde dans le pays tout entier. Que la joie de ce jour illumine les efforts du peuple colombien pour que, animé par l?espérance, il continue avec ardeur à poursuivre la paix désirée".

"Là où naît Dieu, naît l?espérance, et là où naît l?espérance, les personnes retrouvent la dignité. Pourtant, encore aujourd?hui de nombreux hommes et femmes sont privés de leur dignité humaine et, comme l?Enfant Jésus, souffrent du froid, de la pauvreté et du refus des hommes. Que notre proximité rejoigne aujourd?hui ceux qui sont le plus sans défense, surtout les enfants-soldats, les femmes qui subissent des violences, les victimes de la traite des personnes et du narcotrafic. Que notre réconfort ne manque pas à tous ceux qui fuient la misère ou la guerre, voyageant dans des conditions trop souvent inhumaines et risquant souvent leur vie. Que soient récompensés avec d?abondantes bénédictions tous ceux qui, simples personnes et états, s?emploient avec générosité à secourir et à accueillir les nombreux migrants et réfugiés, les aidant à construire un avenir digne pour eux et pour leurs proches et à s?intégrer à l?intérieur des sociétés qui les reçoivent. En ce jour de fête, que le Seigneur redonne espérance à tous ceux, si nombreux, qui n?ont pas de travail. Qu'il soutienne l?engagement de tous ceux qui ont des responsabilités publiques dans le domaine politique et économique pour qu?ils mettent tout en ?uvre afin de poursuivre le bien commun et protéger la dignité de toute vie humaine. Là où naît Dieu, fleurit la miséricorde. Elle est le don le plus précieux que Dieu nous fait, particulièrement en cette année jubilaire, durant laquelle nous sommes appelés à découvrir la tendresse que Notre Père céleste a envers chacun de nous. Que le Seigneur donne particulièrement aux détenus d?expérimenter son amour miséricordieux qui soigne les blessures et vainc le mal. Et ainsi aujourd?hui ensemble, exultons dans le jour de notre salut. En contemplant la crèche, fixons notre regard sur les bras ouverts de Jésus qui nous montrent l?étreinte miséricordieuse de Dieu, tandis que nous écoutons les vagissements de l?Enfant qui nous susurre: A cause de mes frères et de mes proches, je dirai Paix sur toi!''.

Messe de la nuit de Noël: Faire connaître le Prince de la paix

Cité du Vatican, 24 décembre 2015 (VIS). En la solennité de la Nativité, à 21 h 30' en la Basilique vaticane, le Pape François a présidé la messe de la nuit au cours de laquelle il a prononcé l'homélie suivante:

''En cette nuit, resplendit une grande lumière. Sur nous tous brille la lumière de la naissance de Jésus. Comme les paroles du prophète Isaïe que nous avons écoutées sont vraies et actuelles: Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l?allégresse! Notre c?ur était déjà rempli de joie par l?attente de ce moment, mais maintenant, ce sentiment est multiplié et surabonde, parce que la promesse s?est accomplie, finalement elle s?est réalisée. Joie et allégresse nous assurent que le message contenu dans le mystère de cette nuit vient vraiment de Dieu. Il n?y a pas de place pour le doute; laissons-le aux sceptiques qui, pour interroger seulement la raison, ne trouvent jamais la vérité. Il n?y a pas de place pour l?indifférence qui domine dans le c?ur de celui qui ne réussit pas à aimer parce qu?il a peur de perdre quelque chose. Toute tristesse est bannie, parce que l?Enfant Jésus est le véritable consolateur du c?ur. Aujourd?hui, le Fils de Dieu est né: tout change. Le Sauveur du monde vient pour se faire participant de notre nature humaine; nous ne sommes plus seuls ni abandonnés. La Vierge nous offre son Fils comme principe d?une vie nouvelle. La lumière vient éclairer notre existence, souvent enfermée dans l?ombre du péché. Découvrons aujourd'hui d?une façon nouvelle qui nous sommes! En cette nuit, nous est rendu manifeste le chemin à parcourir pour rejoindre le but. Maintenant, toute peur et toute frayeur doivent cesser, parce que la lumière nous indique la route vers Bethléem. Nous ne pouvons demeurer inertes. Il ne nous est pas permis de rester arrêtés. Nous devons aller voir notre Sauveur déposé dans une mangeoire. Le motif de notre joie et allégresse est que cet enfant est né pour nous. Il nous est donné à nous, comme l?annonce Isaïe. A un peuple qui depuis deux mille ans parcourt toutes les routes du monde pour rendre chaque homme participant de cette joie, est confiée la mission de faire connaître le Prince de la paix et devenir son instrument efficace au milieu des nations. Quand nous entendons parler de la naissance du Christ, restons en silence et laissons parler cet Enfant; imprimons dans notre c?ur ses paroles sans détourner notre regard de son visage. Si nous le prenons dans nos bras et si nous nous laissons embrasser par lui, il nous apportera la paix du c?ur qui n?aura jamais de fin. Cet enfant nous enseigne quelle est la chose vraiment essentielle dans notre vie. Il naît dans la pauvreté du monde, parce qu?il n?y a pas de place à l?hôtellerie pour lui et sa famille. Il trouve abri et soutien dans une étable, et il est déposé dans une mangeoire pour animaux. Pourtant, de ce rien, émerge la lumière de la gloire de Dieu. A partir de là, pour les hommes au c?ur simple, commence le chemin de la libération véritable et du rachat éternel".

"De cet enfant, qui porte imprimés sur son visage les traits de la bonté, de la miséricorde et de l?amour de Dieu le Père, jaillit pour nous tous, ses disciples, comme l?enseigne l?apôtre Paul, l?engagement à renoncer à l?impiété et à la richesse du monde, pour vivre de manière raisonnable, avec justice et piété. Dans une société souvent éprise de consommation et de plaisir, d?abondance et de luxe, d?apparence et de narcissisme, lui nous appelle à un comportement sobre, c?est à dire simple, équilibré, cohérent, capable de saisir et de vivre l?essentiel. Dans un monde qui est trop souvent dur avec le pécheur et mou avec le péché, il faut cultiver un fort sens de la justice, de la recherche et de la mise en pratique de la volonté de Dieu. Dans une culture de l?indifférence qui finit souvent par être impitoyable, que notre style de vie soit au contraire plein de piété, d?empathie, de compassion, de miséricorde, puisées chaque jour au puits de la prière. Comme pour les bergers de Bethléem, que nos yeux puissent aussi être pleins d?étonnement et d?émerveillement, contemplant dans l?Enfant-Jésus le Fils de Dieu. Et, devant lui, que jaillisse de nos c?urs l?invocation: Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde, et donne-nous ton salut".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 5 Jan - 14:10

Sommaire

- Confirmation de la visite du Pape à Greccio
- Autres actes pontificaux
- Avis

Confirmation de la visite du Pape à Greccio

Cité du Vatican, 5 janvier 2016 (VIS). Hier soir, le Vice Directeur de la Salle de Presse a confirmé que le Pape François venait d'effectuer une visite privée à Greccio (Italie centrale): En début de soirée, a précisé le P.Ciro Benedettini, le Saint-Père s'est rendu en voiture à Rieti où il a été accueilli par l'évêque local. Peu après 14 h, accompagné de Mgr.Domenico Pompili, il a gagné Greccio, où il a d'abord salué les participants à la rencontre diocésaine annuelle des jeunes. Puis il s'est déplacé au sanctuaire franciscain pour prier devant la représentation de la première crèche vivante instituée par saint François. Après s'être entretenu avec la communauté, il a regagné Rome en milieu d'après-midi.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 5 janvier 2016 (VIS). Le 3 janvier dernier, le Saint-Père a nommé l'Abbé Célestin-Marie Gaoua, Evêque de Sokodé (superficie 12.610, population 1.300.000, catholiques 153.000, prêtres 65, religieuses 87), au Togo. L'Evêque élu, né en 1957 à Wahala (Togo) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire national de Tchitchao (Togo). Prête Fidei Donum, il a été curé de paroisses et recteur de petit séminaire. Il succède à Mgr.Ambroise Kotamba Djoliba, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Avis

Cité du Vatican, 5 janvier 2015 (VIS). En raison de la solennité de l'Epiphanie, le bulletin VIS ne sera pas diffusé demain et reprendra jeudi 7 janvier.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 7 Jan - 20:17

Sommaire

- Messe de la solennité de l'Epiphanie
- Angélus de l'Epiphanie
- Spirituellement solidaires de nos frères chrétiens d'Orient
- Autres actes pontificaux

Messe de la solennité de l'Epiphanie

Cité du Vatican, 7 janvier 2015 (VIS). Hier matin en la Basilique vaticane, le Saint-Père a célébré la messe de la solennité de l'Epiphanie, qui conclue le cycle liturgique de Noël. Voici l'homélie du Pape François: "Les paroles que le prophète Isaïe adressait à la ville sainte de Jérusalem nous appellent à nous lever, à sortir, sortir de nos fermetures, sortir de nous-mêmes, et à reconnaître la splendeur de la lumière qui illumine nos existences. Debout, Jérusalem, resplendis! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s?est levée sur toi. Cette lumière, c?est la gloire du Seigneur. L?Eglise ne doit pas croire qu?elle brille de sa propre lumière. Saint Ambroise le rappelle dans une belle expression, en utilisant la lune comme métaphore de l?Eglise: L?Eglise est véritablement comme la lune, elle brille non pas de sa propre lumière, mais de celle du Christ. Elle tire sa splendeur du Soleil de justice, de sorte que l?on peut dire: Ce n?est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi. Le Christ est la vraie lumière qui éclaire, et dans la mesure où l?Eglise demeure ancrée en lui, dans la mesure où l?Eglise se laisse éclairer par lui, elle parvient à éclairer la vie des personnes et des peuples. C?est pourquoi les Pères reconnaissaient dans l?Eglise le Mysterium Lunae. Nous avons besoin de cette lumière qui vient d?en haut pour correspondre de manière cohérente à la vocation que nous avons reçue. Annoncer l?Evangile n?est pas un choix que nous pourrions faire parmi tant d?autres, ce n?est pas non plus une profession. Pour l?Eglise, être missionnaire ne signifie pas faire du prosélytisme. Pour l?Église, être missionnaire revient à exprimer sa nature même: Etre illuminée par Dieu et réfléchir sa lumière. C?est cela son service. Il n?y a pas d?autre voie. La mission est sa vocation de faire resplendir la lumière du Christ est son service. Combien de personnes attendent de nous cet engagement missionnaire, parce qu?elles ont besoin du Christ, elles ont besoin de connaître le visage du Père".

"Les Mages, dont parle l?Evangile de Matthieu, sont un témoignage vivant du fait que les semences de vérité sont présentes partout, parce qu?elles sont un don du créateur qui appelle chacun à le reconnaître comme Père bon et fidèle. Les Mages représentent les hommes de partout dans le monde, qui sont accueillis dans la maison de Dieu. Devant Jésus il n?existe plus aucune division de race, de langue ni de culture. Dans cet Enfant, toute l?humanité trouve son unité. Et l?Eglise a la tâche de reconnaître et de faire apparaître de manière plus claire le désir de Dieu que chacun porte en soi. C?est le service de l?Eglise, avec la lumière qu?elle réfléchit, faire apparaître le désire de Dieu que chacun porte en soi. Comme les Mages beaucoup de personnes, aussi de nos jours, vivent avec le c?ur inquiet qui continue à interroger sans trouver de réponses certaines. C?est l?inquiétude de l?Esprit Saint qui se meut dans les c?urs. Elles sont encore à la recherche de l?étoile qui indique la route vers Bethléem. Combien d?étoiles y a-t-il dans le ciel! Et pourtant, les Mages en ont suivi une autre, nouvelle, qui brillait pour eux beaucoup plus. Ils avaient scruté longtemps le grand livre du ciel pour trouver une réponse à leurs interrogations ils avaient le c?ur inquiet, et finalement la lumière était apparue. Cette étoile les a changés. Elle leur a fait oublier leurs intérêts quotidiens, et ils se sont mis tout de suite en chemin. Ils ont écouté une voix qui, de l?intérieur, les poussait à suivre cette lumière la voix de l?Esprit qui opère chez toutes les personnes, et elle les a guidés jusqu?à ce qu?ils trouvent le roi des juifs dans une pauvre maison de Bethléem. Tout cela est un enseignement pour nous. Aujourd?hui, répéter la question des Mages nous fera du bien: Où est le roi des juifs qui vient de naître? Nous avons vu son étoile à l?Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. Nous sommes sollicités, surtout à une époque comme la nôtre, à nous mettre à la recherche des signes que Dieu offre, sachant qu?ils demandent notre engagement pour les déchiffrer, et comprendre ainsi sa volonté. Nous sommes interpellés à aller à Bethléem pour trouver l?Enfant et sa Mère. Suivons la lumière que Dieu nous offre. Le bréviaire nous dit de manière poétique que les Mages virent une petite lumière, la lumière qui émane du visage du Christ, plein de miséricorde et de fidélité. Et, une fois arrivés devant lui, adorons-le de tout notre c?ur, et présentons-lui nos dons, notre liberté, notre intelligence, notre amour. La vraie sagesse se cache dans le visage de cet Enfant. C?est là, dans la simplicité de Bethléem, que se trouve résumée la vie de l?Eglise. C?est là la source de cette lumière, qui attire à elle toute personne dans le monde, et oriente le chemin des peuples sur la voie de la paix".

Angélus de l'Epiphanie

Cité du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Hier, solennité de l'Epiphanie, le Pape a récité l'angélus et s'est adressé aux fidèles rassemblés Place St.Pierre: Dans l'Evangile d'aujourd'hui, leur a-t-il dit, "l'histoire des Mages, venus d'Orient à Bethléem pour adorer le Messie, donne à l'Epiphanie une dimension d'universalité. Tel est la respiration de l'Eglise, qui veut que tous les peuples de la terre puissent rencontrer Jésus, et faire ainsi l'expérience de son amour miséricordieux. Son espoir est qu'ils trouvent la miséricorde divine et l'amour de Jésus. Le Christ est à peine né. Et s'il ne peut pas encore parler, toutes les nations représentées par les Mages peuvent déjà le voir, le reconnaître et l'adorer... Ces mages, qui étaient des hommes prestigieux, venus des régions lointaines et de cultures variées, avaient marché vers la terre d'Israël pour adorer le roi qui était né. L'Eglise a toujours vu en eux l'image de l'humanité, et" la fête de l'Epiphanie tend à indiquer "à chaque homme et chaque femme que cet enfant est né pour le salut de tous. Dans la nuit de Noël Jésus s'est d'abord manifesté aux bergers, des hommes humbles et méprisés" qui furent "les premiers à apporter un peu de chaleur dans la froide grotte de Bethléem... Très différents les uns des autres, bergers et mages sont unis par le ciel... Les bergers et les mages nous enseignent que pour rencontrer Jésus il faut savoir regarder vers le ciel, ne pas être clos sur soi-même, dans notre égoïsme. Il faut avoir le c?ur et l'esprit ouvert à l'horizon de Dieu, qui nous surprend toujours, savoir comment accueillir ses messages et y répondre rapidement et généreusement... L'expérience des Mages nous encourage à ne pas nous contenter de la médiocrité...mais de rechercher le sens des choses en observant avec passion le grand mystère de la vie. Il nous enseigne à ne passe scandaliser de la petitesse et de la pauvreté, à reconnaître la majesté qui se cache dans l'humilité et à nous mettre à genoux devant elle. Puisse la Vierge Marie, qui a accueilli les Mages à Bethléem, nous aider à regarder au-delà de nous-mêmes, à suivre l'étoile de l'Evangile à la rencontre de Jésus".

Spirituellement solidaires de nos frères chrétiens d'Orient

Cité du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Après la prière mariale, le Pape a demandé à l'assistance d'exprimer notre solidarité spirituelle envers nos frères et soeurs les chrétiens d'Orient, orthodoxes comme catholiques, qui célèbrent Noël demain. Tous nos voeux de paix et de bien. L'Epiphanie, a-t-il ajouté, est aussi "la Journée mondiale de l'enfance missionnaire...des enfants qui, par leurs prières et leurs sacrifices, aident les plus démunis de leur pairs en étant missionnaires et témoins de la fraternité et du partage". Puis il a en particulier salué les familles, les groupes et les associations venues d'Italie et d'autres pays, notamment des fidèles des diocèses d'Acerra, de Modène et de Terlizzi, l'Ecole d'art sacré de Florence et les jeunes du camp international Lions Club. Et enfin les participants au traditionnel défilé historique et folklorique de l'Epiphanie. "Permettez-moi de mentionner aussi la procession des Rois Mages qui a lieu dans de nombreuses villes de Pologne avec une large participation de familles et d'associations, ainsi que la crèche vivante organisée au Capitole de Rome par l'UNITALSI et les Frères Mineurs, qui implique des handicapés".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 11 Jan - 19:09


Sommaire

- Audience annuelle au Corps Diplomatique
- Baptêmes dans la Chapelle Sixtine
- L'importance de fêter le jour de notre baptême
- Programme du Pape en janvier et février 2016
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Audience annuelle au Corps Diplomatique

Cité du Vatican, 11 janvier 2016 (VIS). Comme à l'accoutumée en début d'année, le Pape s'est adressé ce matin au corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (180 états plus l'Union européenne, l'Ordre de Malte et l'OLP. Le Saint-Siège est observateur permanent près l'ONU et ses agences, et observateur permanent près la Communauté caraïbe depuis le 4 jun dernier).

Après les voeux exprimés par le nouveau Doyen, l'Ambassadeur d'Angola, M.Armindo Fernandes do Espírito Santo Vieira, le Saint-Père a prononcé le discours suivant: "Ce rendez-vous annuel m?offre l?opportunité de vous présenter mes v?ux pour la nouvelle année, me permettant de réfléchir avec vous sur la situation de notre monde, béni et aimé de Dieu, pourtant tourmenté et affligé par nombre de maux... L?occasion m?est offerte aussi d?adresser une pensée particulière à tous ceux qui participent pour la première fois à cette rencontre, relevant avec satisfaction que, au cours de l?année passée, le nombre d?ambassadeurs résidant à Rome s?est accru (86, s'étant ajoutées en 2015 les représentations du Belize, du Burkina Faso et de la Guinée Equatoriale). Il s?agit d?une indication significative de l?attention avec laquelle la communauté internationale suit l?activité diplomatique du Saint-Siège. Les accords internationaux souscrits ou ratifiés au cours de l?année qui vient de s?achever en sont une preuve supplémentaire. Je désire, en particulier, citer ici les ententes spécifiques en matière fiscale signées avec l?Italie et les Etats-Unis d?Amérique, qui témoignent de l?engagement accru du Saint-Siège en faveur d?une plus grande transparence dans les questions économiques. Non moins importants sont les accords de caractère général, en vue de réguler des aspects essentiels de la vie et de l?activité de l?Eglise dans les différents pays, comme l?entente signée à Díli avec le Timor-Oriental. Je désire également rappeler l?échange des instruments de ratification de l?Accord avec le Tchad sur l?état juridique de l?Eglise catholique, comme celui signé et ratifié avec la Palestine. Il s?agit de deux accords qui, avec le Memorandum d?entente entre la Secrétairerie d?Etat et le Ministère des Affaires étrangères du Koweit, montrent, entre autre, comment le vivre-ensemble pacifique entre des personnes appartenant à des religions différentes est possible, là où la liberté religieuse est reconnue et où la possibilité effective de collaborer à l?édification du bien commun, dans le respect réciproque de l?identité culturelle de chacun, est garantie".

"D?autre part, chaque expérience religieuse authentiquement vécue ne peut que promouvoir la paix. Noël, que nous venons de célébrer et où nous avons contemplé la naissance d?un enfant sans défense, appelé conseiller merveilleux, Dieu-fort, Père à jamais, Prince de la Paix, nous le rappelle. Le mystère de l?Incarnation nous montre le vrai visage de Dieu, pour qui puissance ne signifie pas force et destruction, mais bien amour ; justice ne signifie pas vengeance, mais bien miséricorde. C?est dans cette perspective que j?ai voulu proclamer le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, inauguré exceptionnellement à Bangui au cours de mon voyage apostolique au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique. Dans un pays longuement éprouvé par la faim, la pauvreté et les conflits, où la violence fratricide des dernières années a laissé des blessures profondes dans les âmes, déchirant la communauté nationale et engendrant misère matérielle et morale, l?ouverture de la Porte Sainte de la cathédrale de Bangui a voulu être un signe d?encouragement à élever le regard, à reprendre la route et à retrouver les raisons du dialogue. Là où l?on a abusé du nom de Dieu pour commettre l?injustice, j?ai voulu rappeler, avec la communauté musulmane centrafricaine, que celui qui dit croire en Dieu doit être aussi un homme, une femme de paix, et donc de miséricorde, puisqu?on ne peut jamais tuer au nom de Dieu. Seule une forme idéologique et déviée de la religion peut penser rendre justice au nom du Tout Puissant, en massacrant délibérément des personnes sans défense, comme cela est arrivé dans les attentats terroristes sanglants des mois derniers en Afrique, en Europe et au Moyen Orient".

"La miséricorde a été comme le fil conducteur de mes voyages apostoliques de l?année passée. Je me réfère surtout à la visite à Sarajevo, ville profondément blessée par la guerre dans les Balkans et capitale d?un pays, la Bosnie-Herzégovine, qui revêt une signification spéciale pour l?Europe et pour le monde entier. Un tel carrefour de cultures, nations et religions s?efforce, avec des résultats positifs, de construire toujours de nouveaux ponts, de valoriser ce qui unit et de regarder les différences comme des opportunités de croissance dans le respect de tous. Cela est possible grâce au dialogue patient et confiant, qui sait faire siennes les valeurs de la culture de chacun et accueillir le bien provenant des expériences d?autrui. Ma pensée va ensuite au voyage en Bolivie, Equateur et Paraguay, où j?ai rencontré des peuples qui ne se rendent pas face aux difficultés et affrontent avec courage, détermination et esprit de fraternité les nombreux défis qui les tourmentent, à commencer par la pauvreté diffuse et les inégalités sociales. Au cours du voyage à Cuba et aux Etats-Unis d?Amérique, j?ai pu embrasser deux pays qui ont été longuement divisés et qui ont décidé d?écrire une nouvelle page de l?histoire, en entreprenant un chemin de rapprochement et de réconciliation. A Philadelphie, à l?occasion de la Rencontre mondiale des familles, comme aussi au cours du voyage au Sri Lanka et aux Philippines et avec le récent Synode des Évêques, j?ai rappelé l?importance de la famille, qui est la première et la plus importante école de miséricorde, où l?on apprend à découvrir le visage affectueux de Dieu et où notre humanité grandit et se développe. Malheureusement, nous connaissons les nombreux défis que la famille doit affronter en ce temps, où elle est menacée par les efforts croissants de certains pour redéfinir l?institution même du mariage à travers le relativisme, la culture de l?éphémère et un manque d?ouverture à la vie. Il y a aujourd?hui une peur diffuse face au caractère définitif que la famille exige et en font les frais surtout les plus jeunes, souvent fragiles et désorientés, et les personnes âgées qui finissent par être oubliées et abandonnées. Au contraire, de la fraternité vécue en famille, naît la solidarité dans la société, qui nous porte à être responsable les uns des autres. Cela est possible seulement si dans nos maisons, de même que dans nos sociétés, nous ne laissons pas se sédimenter les peines et les ressentiments, mais donnons place au dialogue, qui est le meilleur antidote à l?individualisme si largement répandu dans la culture de notre temps. Un esprit individualiste est un terrain fertile pour la maturation de cette attitude d?indifférence envers le prochain, qui porte à le traiter comme simple objet d?achat et de vente, qui pousse à se désintéresser de l?humanité des autres et finit par rendre les personnes craintives et cyniques. Ces sentiments ne sont-ils pas ceux que nous éprouvons souvent devant les pauvres, les marginaux, les derniers de la société? Et combien de derniers avons-nous dans nos sociétés! Parmi ceux-ci, je pense surtout aux migrants, avec leur poids de difficultés et de souffrances qu?ils affrontent chaque jour dans la recherche, parfois désespérée, d?un lieu où vivre en paix et avec dignité".

"Je voudrais donc aujourd?hui réfléchir avec vous à la grave urgence migratoire que nous sommes en train d?affronter, pour en discerner les causes, proposer des solutions, vaincre l?inévitable peur qui accompagne un phénomène aussi massif et imposant qui, au cours de 2015, a surtout concerné l?Europe, mais aussi différentes régions de l?Asie et le nord et le centre de l?Amérique. Ne crains pas, ne t?effraie pas, car le Seigneur ton Dieu sera avec toi où tu iras. C?est la promesse que Dieu fait à Josué et qui montre combien le Seigneur accompagne chaque personne, surtout celle qui est dans une situation de fragilité comme celle qui cherche refuge dans un pays étranger. En vérité, toute la Bible nous raconte l?histoire d?une humanité en marche, parce que le fait d?être en mouvement est connaturel à l?homme. Son histoire est faite de nombreuses migrations, parfois muries comme conscience du droit à une liberté choisie, souvent dictées par des circonstances extérieures. De l?exil du paradis terrestre jusqu?à Abraham en marche vers la terre promise, du récit de l?Exode à l'exil de Babylone, l'Ecriture raconte peines et souffrances, désirs et espérances, qui sont communs à ceux des centaines de milliers de personnes en marche de nos jours, avec la même détermination que Moïse pour atteindre une terre dans laquelle coule le lait et le miel, où pouvoir vivre libres et en paix. Aujourd?hui comme alors, nous entendons le cri de Rachel qui pleure ses enfants qui ne sont plus. C?est la voix des milliers de personnes qui pleurent en fuyant des guerres horribles, des persécutions et des violations des droits humains, ou l?instabilité politique ou sociale, qui rendent souvent impossible la vie dans sa patrie. C?est le cri de tous ceux qui sont contraints de fuir pour éviter les barbaries indicibles pratiquées envers des personnes sans défense, comme les enfants et les personnes handicapées, ou le martyre pour la seule appartenance religieuse. Comme alors, nous entendons la voix de Jacob qui dit à ses fils: Descendez là-bas et achetez-y du blé pour nous. Ainsi nous ne mourrons pas, nous vivrons. C?est la voix de tous ceux qui fuient la misère extrême, à cause de l?impossibilité de nourrir la famille ou d?accéder à des soins médicaux et à l?instruction, de la dégradation sans perspective de quelque progrès, ou aussi à cause des changements climatiques et des conditions climatiques extrêmes. Malheureusement, on sait que la faim est encore une des plaies les plus graves de notre monde, avec des millions d?enfants qui meurent chaque année à cause d?elle. C?est douloureux de constater pourtant que souvent ces migrants ne rentrent pas dans les systèmes internationaux de protection sur la base des accords internationaux".

"Comment ne pas voir dans tout cela le fruit de la culture du rejet qui met en péril la personne humaine, sacrifiant des hommes et des femmes aux idoles du profit et de la consommation? Il est grave de s?habituer à ces situations de pauvreté et de besoin, aux drames de nombreuses personnes et de les faire devenir normalité. Les personnes ne sont plus perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger, surtout celles qui sont pauvres ou avec un handicap, si elles ne servent pas encore comme les enfants à naître, ou ne servent plus comme les personnes âgées. Nous sommes devenus insensibles à toute forme de gaspillage, à commencer par le gaspillage alimentaire, qui est parmi les plus déplorables, quand il y a de nombreuses personnes et familles qui souffrent de la faim et de la malnutrition. Le Saint-Siège souhaite que le premier Sommet humanitaire mondial convoqué en mai prochain par les Nations-Unies puisse réussir, dans le triste tableau actuel de conflits et de catastrophes, dans son intention de mettre la personne humaine et sa dignité au c?ur de chaque réponse humanitaire. Il faut un engagement commun qui renverse résolument la culture du déchet et de l?offense à la vie humaine afin que personne ne se sente dédaigné ou oublié et que d?autres vies ne soient pas sacrifiées à cause du manque de ressources et, par-dessus tout, de volonté politique. Malheureusement, aujourd?hui comme alors, nous entendons la voix de Juda qui suggère de vendre son propre frère. C?est l?arrogance des puissants qui instrumentalisent les faibles, les réduisant à des objets pour des fins égoïstes ou pour des calculs stratégiques et politiques. Là où une migration régulière est impossible, les migrants sont souvent contraints de choisir de se tourner vers qui pratique la traite ou la contrebande d?êtres humains, même étant en grande partie conscients du danger de perdre durant le voyage les biens, la dignité et jusqu?à la vie. Dans cette perspective, je renouvelle encore l?appel à arrêter le trafic des personnes, qui exploite les êtres humains, spécialement les plus faibles et sans défense. Et les images des enfants morts en mer, victimes de l?absence de scrupules des hommes et de l?inclémence de la nature, resteront toujours imprimées de façon indélébile dans nos esprits et dans nos c?urs. Celui qui peut survivre et aborder un pays qui l?accueille porte de manière indélébile les cicatrices profondes de ces expériences, outre celles liées aux horreurs qui accompagnent toujours guerres et violences. Comme alors, aujourd?hui aussi on entend l?ange répéter Lève-toi. Prends l?enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu?à ce que je t?avertisse. C?est la voix qu?entendent les nombreux migrants qui ne laisseraient jamais leur propre pays s?ils n?y étaient pas contraints. Parmi eux, il y a de nombreux chrétiens qui d?une façon toujours plus massive ont abandonné au cours des dernières années leurs terres, qu?ils ont pourtant habitées depuis les origines du christianisme. Le psalmiste nous répète qu'au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion. C?est la plainte de tous ceux qui retourneraient volontiers dans leurs propres pays, s?ils y trouvaient des conditions idoines de sécurité et de subsistance. Là aussi, ma pensée va aux chrétiens du Moyen Orient, désireux de contribuer, comme citoyens à part entière, au bien-être spirituel et matériel de leurs nations respectives.

On aurait pu affronter une grande partie des causes des migrations depuis longtemps déjà. On aurait pu ainsi éviter beaucoup de malheurs ou, du moins, en adoucir les conséquences les plus cruelles. Encore aujourd?hui, et avant qu?il ne soit trop tard, on pourrait faire beaucoup pour arrêter les tragédies et construire la paix. Mais cela signifierait remettre en cause des habitudes et des pratiques établies, en commençant par les questions liées au commerce des armes, au problème de l?approvisionnement de matières premières et d?énergie, aux investissements, aux politiques financières et de soutien au développement, jusqu?à la grave plaie de la corruption. Nous sommes conscients ensuite que, sur le thème de la migration, il convient d?établir des projets à moyen et à long terme qui aillent plus loin que la réponse d?urgence. Ceux-ci devraient d?un côté aider effectivement l?intégration des migrants dans les pays d?accueil, et en même temps favoriser le développement des pays de provenance par des politiques solidaires, mais qui ne soumettent pas les aides à des stratégies et à des pratiques idéologiquement étrangères ou contraires aux cultures des peuples auxquels elles s?adressent. Sans oublier d?autres situations dramatiques, parmi lesquelles je pense en particulier à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, que j?aborderai en me rendant à Ciudad Juarez le mois prochain, je voudrais dédier une pensée spéciale à l?Europe. En effet, au cours de l?année passée, elle a été concernée par un flux important de réfugiés, dont beaucoup ont trouvé la mort en essayant de l?atteindre, qui n?a pas de précédent dans son histoire récente, pas même à la fin de la seconde guerre mondiale. Beaucoup de migrants venant de l?Asie et de l?Afrique, voient dans l?Europe un point de référence pour des principes comme l?égalité devant le droit et les valeurs inscrites dans la nature même de tout homme, dont l?inviolabilité de la dignité et de l?égalité de chaque personne, l?amour du prochain sans distinction d?origine ni d?appartenance, la liberté de conscience et la solidarité envers ses semblables. Mais les débarquements massifs sur les côtes du vieux continent semblent faire vaciller le système d?accueil construit avec peine sur les cendres du second conflit mondial, qui constitue encore un phare d?humanité auquel se référer. Devant l?importance des flux et les inévitables problèmes connexes, de nombreuses questions sont sorties sur les possibilités réelles de réception et d?adaptation des personnes, sur la modification de la structure culturelle et sociale des pays d?accueil, comme aussi sur le remodelage de certains équilibres géopolitiques régionaux. De même, les craintes concernant la sécurité sont importantes, considérablement augmentées par la menace déferlante du terrorisme international. La vague migratoire actuelle semble miner les bases de cet esprit humaniste que l?Europe aime et défend depuis toujours. Cependant, on ne peut pas se permettre de perdre les valeurs et les principes d?humanité, de respect pour la dignité de toute personne, de subsidiarité et de solidarité réciproque, bien qu?ils puissent, à certains moments de l?histoire, constituer un fardeau difficile à porter. Je souhaite donc rappeler ma conviction que l?Europe, aidée par son grand patrimoine culturel et religieux, a les instruments pour défendre le caractère central de la personne humaine et pour trouver le juste équilibre entre le double devoir moral de protéger les droits de ses propres citoyens, et celui de garantir l?assistance et l?accueil des migrants".

"Je ressens aussi le d?exprimer ma gratitude pour toutes les initiatives prises pour favoriser un accueil digne des personnes, dont, parmi d?autres, le Fonds Migrants et Réfugiés de la Banque de Développement du Conseil de l?Europe, et aussi pour l?engagement des pays qui ont eu une attitude généreuse de partage. Je fais référence avant tout aux pays proches de la Syrie, qui ont donné des réponses immédiates d?assistance et d?accueil: Surtout le Liban, où les réfugiés constituent un quart de la population globale, et la Jordanie, qui n?a pas fermé ses frontières bien qu?elle héberge déjà des centaines de milliers de réfugiés. De même, il ne faut pas oublier les efforts d?autres pays engagés en première ligne, parmi lesquels spécialement la Turquie et la Grèce. Je souhaite exprimer une reconnaissance particulière à l?Italie, dont l?engagement décisif a sauvé beaucoup de vies en Méditerranée et qui prend encore en charge sur son territoire un nombre très important de réfugiés. Je souhaite que le traditionnel sens de l?hospitalité et de la solidarité qui distingue le peuple italien ne s?affaiblisse pas par les inévitables difficultés du moment, mais, à la lumière de sa tradition multi-millénaire qu?il soit capable d?accueillir et d?intégrer l?apport social, économique et culturel que les migrants peuvent offrir. Il est important que les pays qui sont en première ligne ne soient pas laissés seuls, et il est de même indispensable d?engager un dialogue franc et respectueux entre tous les pays impliqués dans la question provenance, transit et accueil pour que, avec une plus grande audace créative, on recherche des solutions nouvelles et durables. Dans la conjoncture actuelle, on ne peut pas penser, en effet, des solutions poursuivies de façon individualiste par chaque État, car les conséquences des choix de chacun retombent inévitablement sur la Communauté internationale tout entière. Il est connu, en effet, que les migrations constitueront un élément fondamental de l?avenir du monde, plus qu?elles ne l?ont fait jusqu?à présent, et que les réponses pourront être seulement le fruit d?un travail commun, qui soit respectueux de la dignité humaine et des droits des personnes. L?Agenda de Développement adopté en septembre dernier par les Nations-Unies pour les quinze prochaines années, qui affronte beaucoup des problèmes qui poussent à la migration, comme aussi d?autres documents de la Communauté internationale pour gérer la question migratoire, pourront trouver une application cohérente aux attentes s?ils savent remettre la personne au centre des décisions politiques à tous les niveaux, voyant l?humanité comme une seule famille et les hommes comme des frères, dans le respect des différences réciproques et des convictions de conscience. Dans le traitement de la question migratoire, on ne pourra pas négliger, en effet, les aspects culturels connexes, en commençant par ceux qui sont liés à l?appartenance religieuse. L?extrémisme et le fondamentalisme trouvent un terrain fertile, non seulement dans une instrumentalisation de la religion à des fins de pouvoir, mais aussi dans le vide d?idéaux et dans la perte d?identité ? aussi religieuse ? que connaît dramatiquement l?Occident. D?un tel vide nait la peur qui pousse à voir l?autre comme un danger et un ennemi, à se refermer sur soi-même en se retranchant sur des positions préconçues. Le phénomène migratoire pose donc un sérieux problème culturel, auquel on ne peut se dispenser de répondre. L?accueil peut donc être une occasion propice pour une nouvelle compréhension et ouverture d?horizon, tant pour celui qui est accueilli, lequel a le devoir de respecter les valeurs, les traditions et les lois de la communauté qui l?héberge, que pour cette dernière, appelée à valoriser tout ce que chaque immigré peut offrir à l?avantage de toute la communauté. Dans ce cadre, le Saint-Siège renouvelle son engagement dans le domaine ?cuménique et inter-religieux pour instaurer un dialogue sincère et loyal qui, valorisant la particularité et l?identité propre à chacun, favorise une cohabitation harmonieuse entre toutes les composantes sociales".

"L'année 2015 a vu la conclusion d?importantes ententes internationales, qui font beaucoup espérer pour l?avenir. Je pense avant tout à l?Accord sur le nucléaire iranien qui, je l?espère, contribue à favoriser un climat de détente dans la région, comme aussi la conclusion de l?accord attendu sur le climat, au cours de la Conférence de Paris. Il s?agit d?une entente significative qui représente un résultat important pour la Communauté internationale tout entière et qui met en lumière une forte prise de conscience collective à propos de la grave responsabilité que chacun, individus et nations, a de préserver la création, en promouvant une culture de protection qui imprègne toute la société. Il est maintenant fondamental que les engagements pris ne soit pas seulement une bonne intention, mais constituent pour tous les états une obligation effective à réaliser les actions nécessaires pour sauvegarder notre terre bien-aimée, au profit de l?humanité tout entière, surtout des générations à venir. L?année qui vient de commencer s?annonce pleine de défis et beaucoup de tensions se sont déjà manifestées. Je pense surtout aux graves divergences survenues dans la région du Golfe persique, comme aussi à la préoccupante expérience militaire menée dans la péninsule coréenne. Je souhaite que les oppositions laissent place à la voix de la paix et à la bonne volonté de chercher des ententes. Dans cette perspective, je relève avec satisfaction que des gestes significatifs et particulièrement encourageants ne manquent pas. Je fais référence en particulier au climat de cohabitation pacifique dans lequel se sont déroulées les récentes élections en Centrafrique et qui constitue un signe positif de la volonté de poursuivre le chemin entrepris vers une pleine réconciliation nationale. Je pense, en outre, aux nouvelles initiatives engagées à Chypre pour assainir une division de longue date, et aux efforts entrepris par le peuple colombien pour dépasser les conflits du passé et obtenir la paix ardemment désirée depuis longtemps. Ensuite, nous regardons tous avec espérance les pas importants entrepris par la communauté internationale pour atteindre une solution politique et diplomatique de la crise en Syrie, qui mette fin aux souffrances de la population, qui durent depuis trop longtemps. De même, les signes provenant de la Libye sont encourageants, ils font espérer un engagement renouvelé pour faire cesser les violences et retrouver l?unité du pays. D?autre part, il apparaît de plus en plus évident que seule une action politique commune et coordonnée pourra contribuer à endiguer le déferlement de l?extrémisme et du fondamentalisme, avec leurs aspects d?origine terroriste, qui font d?innombrables victimes, tant en Syrie, en Libye, que dans d?autres pays tels que l?Irak et le Yémen".

"Que cette Année Sainte de la Miséricorde soit aussi une occasion de dialogue et de réconciliation orienté vers l?édification du bien commun au Burundi, en République Démocratique du Congo et au Sud Soudan. Qu?elle soit surtout un temps propice pour mettre définitivement un terme au conflit dans les régions orientales de l?Ukraine. Le soutien que la Communauté internationale, chaque État et les organismes humanitaires, pourront offrir au pays à de multiples points de vue afin qu?il résolve la crise actuelle, est d?une importance fondamentale. Mais le défi qui, plus que tout autre, nous attend est celui de vaincre l?indifférence pour construire ensemble la paix, qui demeure un bien à poursuivre sans cesse. Malheureusement, parmi les nombreux lieux du monde qui la désirent ardemment, il y a la terre que Dieu a aimée et choisie pour montrer à tous le visage de sa miséricorde. Mon souhait est que cette nouvelle année puisse guérir les blessures profondes qui séparent Israéliens et Palestiniens et permettre la cohabitation pacifique de deux peuples qui, j?en suis sûr, du fond du c?ur, ne demandent rien d?autre que la paix! Au niveau diplomatique, le Saint-Siège ne cessera jamais de travailler pour que la voix de la paix puisse être entendue jusqu?aux extrémités de la terre. Je renouvelle donc l?entière disponibilité de la Secrétairerie d?Etat à collaborer avec vous pour favoriser un dialogue constant entre le siège apostolique et les pays que vous représentez au profit de toute la communauté internationale, avec la profonde certitude que cette année jubilaire pourra être l?occasion propice pour que la froide indifférence de nombreux c?urs soit vaincue par la chaleur de la miséricorde, don précieux de Dieu, qui transforme la crainte en amour et nous rend artisans de paix. Avec ces sentiments je renouvelle à chacun de vous, à vos familles, à vos pays, mes v?ux les plus fervents d?une année pleine de bénédictions".

Baptêmes dans la Chapelle Sixtine

Cité du Vatican, 10 janvier 2016 (VIS). "Laissez-leur la foi en héritage", voici ce qu'a dit, ce matin, le Pape François aux parents, parrains et marraines des 26 nouveaux-nés (13 garçons et 13 filles) qu'il a baptisés dans la Chapelle Sixtine au cours de la messe célébrée en la solennité du baptême du Seigneur. Dans sa brève homélie, le Saint-Père a expliqué à l'assemblée que Marie et Joseph ont amené Jésus au Temple quarante jours après sa naissance pour le présenter à Dieu, comme aujourd'hui les parents ont amené leur enfant à recevoir le baptême, à recevoir la foi, qui a été demandée à la première question posée au début du rite. "Ainsi -a-t-il dit- la foi se transmet d'une génération à l'autre, comme une chaîne au fil du temps. Ces enfants, les années passant, prendront votre place avec un autre enfant, vos petits-enfants, et demanderont, de même, la foi, la foi que le baptême nous donne, la foi que l'Esprit Saint porte aujourd'hui dans le c?ur, dans l'âme, dans la vie de vos enfants. Vous avez demandé la foi. Quand le cierge allumé vous sera remis, l'Eglise vous dira de protéger la foi de ces enfants. Et, à la fin, n'oubliez pas que le plus grand héritage que vous pourrez donner à vos enfants est la foi. Veillez à ce qu'elle ne soit pas perdue, à la faire grandir et à la laisser en héritage. C'est ce que je vous souhaite aujourd'hui, en ce jour joyeux pour vous. Je vous souhaite d'être capables de faire grandir ces enfants dans la foi, et que le plus grand héritage qu'ils recevront de vous soit vraiment la foi". Le Pape a conclu en disant aux mères présentes dans la chapelle de ne pas hésiter à donner à manger à leur enfant s'il pleure de faim, en toute liberté".

L'importance de fêter le jour de notre baptême

Cité du Vatican, 10 janvier 2016 (VIS). Après la messe célébrée en la Chapelle Sixtine, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a demandé à toutes les personnes présentes de prier pour les 26 nouveaux-nés qu'il venait de baptiser, et ensuite évoqué l'Evangile du jour qui "nous présente Jésus, dans les eaux du Jourdain, au centre d'une merveilleuse révélation divine". Puis il a cité les paroles de Luc: Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu?après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s?ouvrit. L?Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel: Toi, tu es mon Fils bien-aimé. En toi, je trouve ma joie. Dans cet événement, attesté par les quatre Evangiles, nous passons du baptême de Jean-Baptiste, basé sur le symbole de l'eau, au baptême de Jésus, dans l'Esprit et le feu. En effet, l'Esprit Saint, dans le baptême chrétien, est l'auteur principal, celui qui brûle et détruit le péché originel, en restituant au baptisé la beauté de la grâce divine. Il est celui qui nous libère de la domination des ténèbres, c'est à dire du péché, et nous transfère dans le royaume de la lumière, c'est à dire de l'amour, de la vérité et de la paix: c'est cela le royaume de la lumière... L'Esprit, reçu pour la première fois le jour de notre baptême, nous ouvre le c?ur à la vérité, à toute la vérité. L'Esprit pousse notre vie sur le sentier laborieux mais joyeux de la charité et de la solidarité envers nos frères. L'Esprit nous donne la tendresse du pardon divin et nous remplit de la force invincible de la miséricorde du Père. N'oublions pas que l'Esprit Saint est une présence vivante et vivifiante pour qui l'accueille, prie avec nous et nous remplit de joie spirituelle". Enfin, le Pape a invité l'assistance à remercier pour ce don reçu et à chercher la date de notre baptême parce qu'il est très important de la connaître pour la fêter. "C'est la date de notre renaissance comme fils de Dieu. C'est pourquoi, voici le devoir à faire à la maison pour cette semaine: chercher la date de mon baptême. Fêter ce jour significatif et réaffirmer notre adhésion à Jésus, avec l'engagement de vivre en chrétiens, membres de l'Eglise et d'une humanité nouvelle, où nous sommes tous frères". Il a conclu par une bénédiction spéciale à tous les enfants qui ont été récemment baptisés, mais aussi aux jeunes et aux adultes qui ont reçu, il y a peu, les sacrements de l'initiation chrétienne ou qui s'y préparent. Que la grâce de Dieu les accompagne toujours!".

Programme du Pape en janvier et février 2016

Cité du Vatican, 11 janvier 2016 (VIS). Voici les cérémonies que présidera le Pape François en janvier et février 2016:

JANVIER

Lundi 25: Solennité de la conversion de saint Paul, vêpres en la Basilique St.Paul Hors les Murs à 17 h 30'.

FEVRIER

Mardi 2: Fête de la Présentation et XX Journée mondiale de la vie consacrée, Basilique vaticane à 17 h 30', messe de clôture de l'Année de la vie consacrée.

Mercredi 10: Basilique vaticane à 17 h, messe du Mercredi des cendres. Envoi des missionnaires de la miséricorde.

Vendredi 12 - jeudi 18: Voyage apostolique au Mexique.

Lundi 22: Basilique vaticane à 10 h, messe du Jubilé de la Curie Romaine.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 13 Jan - 18:58

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- Nouveau cycle de catéchèse consacré à la miséricorde dans la Bible
- Prier pour les victimes d'Istanbul

Nouveau cycle de catéchèse consacré à la miséricorde dans la Bible

Cité du Vatican, 13 décembre 2016 (VIS). Le Pape François a entamé ce matin à l'audience générale, tenue Salle Paul VI, un nouveau cycle de catéchèse consacré à la miséricorde dans la Bible. Son but est de mieux comprendre que la miséricorde est à l'écoute de ce que Dieu lui-même nous enseigne dans sa parole. Ainsi a-t-il repris un passage du livre de l'Exode dans lequel le Seigneur se définit comme miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté et fidélité. Dans d'autres textes, a-t-il ajouté, "si on retrouve cette formule, avec quelques variations, l'accent tombe porte toujours sur la miséricorde et l'amour de Dieu qui ne se lasse pas de pardonner". Puis il a analysé un à un les passages de l'Ecriture qui parlent de Dieu. Le mot miséricorde évoque une attitude de tendresse bienveillance'' comme celle d'une mère avec son fils. D'ailleurs, a-t-il expliqué, "le terme hébreu utilisé dans la Bible rappelle le sein maternel, suggérant un Dieu qui est doux et ému comme une mère qui prend son enfant, pour aimer, le protéger, ou l'aider, prête à tout lui donner, elle-même comprise. Un amour qui pourrait être définie viscéral... Le Seigneur est miséricordieux parce qu'il a de la compassion et de la grandeur. Il se penche sur qui est faible et pauvre, toujours prêt à accueillir, à comprendre, à pardonner. Il est comme le père dans la parabole du fils prodigue...qui se précipite sur lui pour l'embrasser...tant est grand son amour et sa joie d'avoir retrouvé son enfant''.

Ce Dieu miséricordieux se dit également lent à la colère, comme s'il voulait compter jusqu'à dix avant de décider, c'est à dire à une respiration profonde et longue, sans impatience... Dieu sait attendre et ses temps ne sont pas ceux des hommes impatients. Il est comme le bon fermier qui attend et laissez le bon grain croître, malgré les mauvaises herbes... Enfin, le Seigneur se proclame grand dans l'amour et la fidélité. En cela tout est résumé: Dieu est grand et puissant, mais cette grandeur et cette puissance est déployée dans l'amour, pour nous, que nous sommes si petits, si impuissant. Ici, le mot amour indique l'affection, la grâce et la bonté. L'amour ne dépend pas du mérite humain mais d'une immense gratitude. De la sollicitude divine que rien ne saurait arrêter, pas même le péché... La fidélité de Dieu ne manque jamais...parce que le Seigneur, qui ne dort pas, est toujours attentif à nous d'apporter à la vie. Il est toujours fidèle, entièrement disponible. Telle est la certitude de notre foi. Dans ce Jubilé de la Miséricorde nous nous confions entièrement à lui pour sentir la joie d'être aimé par ce Dieu de miséricorde et de compassion, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité''.

Prier pour les victimes d'Istanbul

Cité du Vatican, 13 janvier 2016 (VIS). Au terme de sa catéchèse hebdomadaire, le Pape a demandé à l'assistance de prier pour les victimes de l'attentat accompli hier matin à Istanbul (Turquie), de demander à Dieu le repos éternel pour les mort, la guérison pour les blessés et le réconfort pour les familles et personnes touchées par ce nouvel acte terroriste. Puisse le Miséricordieux rendre la société solidaire et convertir les violents.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 14 Jan - 21:42


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- Message pour le jubilé des adolescents
- En faveur de personnes en difficulté
- Accueil de réfugiés au Vatican
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Message pour le jubilé des adolescents

Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été rendu public le message du Pape (du 6 janvier) pour le jubilé des adolescents (Rome 23 - 25 avril), intitulé Grandir en étant miséricordieux comme le Père. L?Année Sainte de la Miséricorde, écrit-il, "vous concerne vous aussi, chers jeunes garçons et filles. Je m?adresse à vous pour vous inviter à y prendre part, à en devenir les acteurs, vous découvrant enfants de Dieu. Je voudrais vous appeler un par un, je voudrais vous appeler par votre nom, comme fait Jésus chaque jour, parce que vous savez bien que vos noms sont inscrits dans les cieux, sont connus du Père qui est le c?ur miséricordieux d?où naît toute réconciliation et toute douceur. Le Jubilé est une année entière où chaque moment est dit saint afin que notre existence devienne entièrement sainte. C?est une occasion où nous redécouvrons que vivre en frères est une grande fête, la plus belle que nous puissions rêver, la fête sans fin que Jésus nous a enseigné à chanter dans son Esprit. Le Jubilé est la fête à laquelle Jésus invite vraiment chacun, sans distinctions et sans exclure personne. Pour cela j?ai désiré vivre aussi avec vous des journées de prière et de fête. Je vous attends nombreux, donc, au mois d?avril".

"Grandir en étant miséricordieux signifie apprendre à être courageux dans l?amour concret et désintéressé, signifie devenir grands aussi bien au physique qu?à l?intérieur. Vous vous préparez à devenir des chrétiens capables de choix et de gestes courageux, en mesure de construire chaque jour, aussi dans les petites choses, un monde de paix. Vous êtes à un âge d?incroyables changements, où tout semble possible et impossible en même temps. Je vous encourage vivement Demeurez sur le chemin de la foi avec une ferme espérance dans le Seigneur. Là se trouve le secret de notre chemin. Lui nous donne le courage d?aller à contre-courant. Croyez-moi, cela fait du bien au c?ur, mais il faut du courage pour aller à contre-courant et lui nous donne ce courage. Avec lui nous pouvons faire de grandes choses. Il nous fera sentir la joie d?être ses disciples, ses témoins. Misez sur les grands idéaux, sur les grandes choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jouez votre vie pour de grands idéaux. Je ne peux oublier ceux d'entre-vous qui vivent dans des contextes de guerre, d?extrême pauvreté, de lutte quotidienne, d?abandon. Ne perdez pas l?espérance, le Seigneur a un grand rêve à réaliser avec vous. Vos amis de votre âge qui vivent dans des conditions moins dramatiques que la vôtre, se souviennent de vous et s?engagent pour que la paix et la justice puissent appartenir à tous. Ne croyez pas aux paroles de haine et de terreur qui sont souvent répétées. Construisez au contraire des amitiés nouvelles. Offrez votre temps, préoccupez-vous toujours de celui qui vous demande de l?aide. Soyez courageux et à contre-courant, soyez des amis de Jésus, qui est le Prince de la paix, tout en lui parle de miséricorde. Rien en lui ne manque de compassion".

"Je sais que vous ne pourrez pas tous venir à Rome, mais le Jubilé est vraiment pour tous et sera célébré aussi dans votre diocèses. Vous êtes tous invités à ce moment de joie. Ne préparez pas seulement les sacs et les banderoles, préparez surtout votre c?ur et votre esprit. Méditez bien les désirs que vous remettrez à Jésus dans le sacrement de la Réconciliation et dans l?Eucharistie que nous célébrerons ensemble. Quand vous traverserez la Porte Sainte, rappelez-vous que vous vous engagez à rendre sainte votre vie, à vous nourrir de l?Evangile et de l?Eucharistie, qui sont la Parole et le Pain de la vie, pour pouvoir construire un monde plus juste et plus fraternel. Que le Seigneur bénisse chacun de vos pas vers la Porte Sainte. Je prie pour vous l?Esprit Saint, afin qu?il vous guide et vous éclaire. Que la Vierge Marie, qui est mère de tous, soit pour vous, pour vos familles et pour tous ceux qui vous aident à grandir en bonté et en grâce, une vraie porte de la miséricorde".

En faveur de personnes en difficulté

Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). L?Aumônerie apostolique offre cet après-midi à Rome un spectacle de cirque à un groupe personnes en difficulté (sans-abri, réfugiés, pauvres, détenus) et aux volontaires qui les assistent. Le spectacle du Rony Roller Circus s'ouvrira par une chanson dédiée au Pape François, composée par un espagnol sans-abri. L'an dernier, le Saint-Père avait salué les gens du voyage comme dispensateurs de beauté. Le spectacle offert aujourd'hui, réalisé par des artistes du cirque, veut divertir, encourager et montrer aussi qu'il y a de multiples moyens de surmonter les difficultés de la vie. Un rafraîchissement sera offert après le spectacle. En parallèle, les hôtes pourrons bénéficier d'une visite médicale assurée par le Service de santé du Vatican.

Accueil de réfugiés au Vatican

Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). A l'angélus du 6 septembre dernier, le Pape avait invité les paroisses romaines à accueillir des familles de réfugiés. Dans ce sens, la paroisse Ste.Anne du Vatican avait trouvé un logement à une famille syrienne. A son tour, la paroisse de la Basilique vaticane vient de libérer un appartement, lui aussi proche du Vatican, pour accueillir une érythréenne et trois de ses enfants en provenance de Norvège. D'ici peu, la Communauté de Sant'Egidio pense réussir à faire venir les deux autres, qui se trouvent actuellement dans un camp en Ethiopie. Ce logement abrite également une autre mère et son enfant.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 18 Jan - 14:45

Sommaire

- Visite du Prince de Monaco
- Audience à une délégation ?cuménique finlandaise
- Le Pape remercie la Police italienne du service rendu au Saint-Siège
- Visite du Pape François à la grande synagogue de Rome
- Jésus répond à nos promesses de joie
- Prier pour les victimes des attentats d'Indonésie et du Burkina Faso
- Vers un nouvel humanisme du travail
- Premier "vendredi de la miséricorde"
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Visite du Prince de Monaco

Cité du Vatican, 18 décembre 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin, accompagné de son épouse, SAS le Prince Albert II de Monaco, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Après s'être félicités de leurs bonnes relations et avoir convenu de la place historique qu'occupe l'Eglise catholique à Monaco, les parties ont évoqué des questions d'intérêt partagé, telle la protection de l'environnement, l'aide humanitaire ou le progrès des peuples. Certains points focalisant l'attention de la communauté internationale ont ensuite été abordés, la paix et la sécurité, la prise en charge des migrants et, plus généralement, la situation du bassin méditerranéen, du proche et moyen orient.

Audience à une délégation ?cuménique finlandaise

Cité du Vatican, 18 janvier 2016 (VIS). Comme de coutume, une délégation ?cuménique finlandaise, guidée par l'Evêque luthérien d'Helsinki Irja Askola, est venu rendre visite à l'évêque de Rome, à l'occasion de la fête de saint Henri d'Upsala, patron de la Finlande: "Votre pèlerinage ?cuménique est un signe éloquent du fait que, comme luthériens, orthodoxes et catholiques, vous avez découvert ce qui vous rapproche et ensemble, vous désirez témoigner de Jésus Christ qui est le fondement de l'unité", leur a dit le Pape manifestant sa joie pour cette visite. "Nous remercions le Seigneur, en particulier, pour les résultats auxquels on est parvenu dans le dialogue entre luthériens et catholiques. Je rappelle le document commun: Justification in the Life of the Church. Sur cette base, le dialogue se poursuit sur un chemin prometteur, vers une interprétation partagée, au niveau sacramentel, d'Eglise, eucharistie et ministère. Les pas importants qui ont été effectués ensemble nous permettent de construire une base solide de communion de vie dans la foi et dans la spiritualité, et les rapports sont davantage empreints d'un esprit de confrontation sereine et de partage fraternel". Bien que dans ce dialogue quelques différences persistent dans la doctrine et la praxis, cela ne doit pas décourager les protagonistes mais au contraire "nous encourager à poursuivre ensemble le chemin vers une unité toujours plus grande, dépassant aussi les vieilles conceptions et réticences. Dans un monde souvent lacéré par les conflits et marqué par la sécularisation et l'indifférence, nous sommes tous appelés à nous engager à confesser Jésus Christ, en devenant davantage des témoins crédibles d'unité et des artisans de paix et de réconciliation", a conclu le Pape.

Le Pape remercie la Police italienne du service rendu au Saint-Siège

Cité du Vatican, 18 janvier 2016 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu le personnel du détachement de la Police italienne qui assure la surveillance extérieure à la cité du Vatican et l'accompagne dans ses visites pastorales en territoire italien, aux côtés d'agents de la Gendarmerie vaticane et de la Garde suisse. Dans son discours, il leur a dit que sa rencontre avec le personnel de l'Inspection prenait cette fois un sens particulier parce qu'il se plaçait dans le contexte de l'Année sainte de la miséricorde, événement d'importance spirituelle, qui a déjà vu en ces premiers jours affluer à Rome de nombreux pèlerins provenant du monde entier. C'est pourquoi, les dirigeants, fonctionnaires et agents de sécurité publique sont appelés "à un engagement plus grand pour que les célébrations et les événements liés au Jubilé extraordinaire se déroulent de façon régulière et profitable. L'ordre extérieur sur lequel vous veillez avec une particulière attention, ne manquera pas de favoriser l'ordre intérieur, empreint de sérénité et de paix. Nous avons à peine conclu le temps de Noël, mais en de nombreux lieux comme la place St.Pierre, la crèche est encore exposée et nous invite à garder au-dedans de nous, sur l'exemple de la Vierge, le mystère que nous avons célébré. Marie nous a offert Jésus comme commencement d'une vie nouvelle. Cet Enfant est le vrai consolateur des c?urs, la véritable lumière qui éclaire notre vie, vainquant l'obscurité du péché. En Lui, nous avons contemplé le visage de la miséricorde de Dieu le Père, et nous avons accueilli l'invitation renouvelée à nous convertir à l'amour et au pardon. Que cette expérience spirituelle nous accompagne pendant toute l'Année sainte! Que le Jubilé de la miséricorde soit pour tous un temps fort de l'esprit, temps de réconciliation avec Dieu et avec nos frères".

Visite du Pape François à la grande synagogue de Rome

Cité du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Hier, sur les pas de Jean-Paul II et de Benoît XVI, le Pape François s'est rendu à la grande synagogue de Rome pour saluer la communauté juive de la capitale italienne, la plus ancienne du monde. Le Saint-Père a été reçu par le président de la communauté de Rome, Mme.Ruth Dureghello, le président de l'Union des communautés juives italiennes, M.Renzo Gattegna et le grand Rabbin de Rome, M.Riccardo Di Segni, qui ont tous prononcé des discours de bienvenue.

"Todà rabbà" (merci), a dit le Pape après avoir entendu leurs discours, qui a ensuite évoqué l'importance qu'il a toujours donné à la relation entre les juifs et les chrétiens, et ce depuis qu'à Buenos Aires, il rencontrait la communauté juive argentine et suivait de très près ses fêtes et cérémonies. "Dans le dialogue judéo-chrétien -a-t-il souligné- il y a un lien unique et particulier, en vertu des racines juives du christianisme: juifs et chrétiens doivent donc se sentir frères, unis par le même Dieu et par un riche patrimoine spirituel commun, sur lequel ils peuvent se baser et continuer à construire l'avenir". Il a rappelé que le 13 avril 1986, saint Jean-Paul II, en visite dans cette même synagogue, avait utilisé la belle expression de "frères aînés, et en effet vous êtes -a-t-il ajouté- nos grands frères et nos grandes s?urs dans la foi. Nous appartenons tous à une unique famille, la famille de Dieu, qui nous accompagne et nous protège comme son peuple". Puis il a également rappelé qu'en 2015, on a commémoré le 50 anniversaire de la déclaration Nostra Aetate du concile Vatican II, qui a rendu possible le dialogue systématique entre l'Eglise catholique et le judaisme, transformant la relation entre chrétiens et juifs. "D'ennemis et étrangers -a-t-il souligné- nous sommes devenus amis et frères... Oui à la redécouverte des racines hébraïques du christianisme; non à toute forme d'antisémitisme, et condamnation de toute insulte, discrimination et persécution qui en dérivent". Le Saint-Père a souligné la dimension théologique de ce dialogue par lequel "les chrétiens, pour se comprendre eux-mêmes, ne peuvent pas ne pas faire référence aux racines hébraïques, et l'Eglise, tout en professant le salut par la foi dans le Christ, reconnaît l'irrévocabilité de l'ancienne Alliance et l'amour constant et fidèle de Dieu pour Israël. A côté de ces questions théologiques, nous ne devons pas perdre de vue les grands défis que le monde d'aujourd'hui doit affronter. Celui d'une écologie intégrale est désormais prioritaire, et comme chrétiens et juifs, nous pouvons et devons offrir à l'humanité entière le message de la Bible sur la protection de la création. Conflits, guerres, violences et injustices ouvrent des blessures profondes dans l'humanité et nous incitent à renforcer l'engagement pour la paix et la justice. La violence de l'homme sur l'homme est en contradiction avec toute religion digne de ce nom, et en particulier avec les trois grandes religions monothéistes. La vie est sacrée, en tant que don de Dieu. Le cinquième commandement du Décalogue dit: Tu ne tueras point. Dieu est le Dieu de la vie, et veut toujours l'encourager et la défendre, et nous créés à son image et ressemblance, nous sommes tenus de faire de même. Tout être humain, comme créature de Dieu, est notre frère, indépendamment de son origine ou de son appartenance religieuse... Ni la violence, ni la mort n'auront le dernier mot devant Dieu qui est le Dieu de l'amour et de la vie. Nous devons le prier avec insistance afin qu'il nous aide à pratiquer en Europe, en Terre Sainte, au Moyen Orient, en Afrique et dans toute partie du monde la logique de la paix, de la réconciliation, du pardon, de la vie".

A cette cérémonie étaient aussi présents les derniers survivants italiens de la Shoah, et le Pape a évoqué devant eux combien "le peuple juif, dans son histoire, a fait l'expérience de la violence et de la persécution, jusqu'à l'extermination des juifs européens pendant la Shoah. Six millions de personnes, par leur seule appartenance au peuple juif, ont été victimes de la barbarie la plus inhumaine, perpétrée au nom d'une idéologie qui voulait substituer l'homme à Dieu. Le 16 octobre 1943, plus de mille hommes, femmes et enfants de la communauté juive de Rome ont été déportés à Auschwitz. Je désire aujourd'hui les évoquer de tout c?ur, de façon particulière: leurs souffrances, leurs angoisses, leurs larmes ne doivent jamais être oubliées. Le passé doit nous servir de leçon pour le présent et pour l'avenir. La Shoah nous enseigne que la plus grande vigilance est de mise, pour pouvoir intervenir, de façon intempestive, dans la défense de la dignité humaine et de la paix. Je voudrais faire part de ma proximité à chaque témoin de la Shoah encore vivant, et j'adresse un salut particulier à vous tous qui êtes ici présents. Ces cinquante dernières années -a conclu le Pape- la compréhension réciproque, la confiance mutuelle et l'amitié ont grandi et se sont approfondies. Prions ensemble le Seigneur afin qu'il guide notre chemin vers un avenir bon, meilleur. Dieu a pour nous des projets de salut".

Jésus répond à nos promesses de joie

Cité du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui, Journée mondiale des migrants et des réfugiés, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre parmi lesquels se trouvaient sept mille personnes appartenant à différentes communautés ethniques venues passer la Porte Sainte et écouter les paroles du Saint-Père. Avant la prière mariale, celui-ci a évoqué l'Evangile du jour qui raconte le premier miracle de Jésus, la transformation de l'eau en vin au cours de noces à Cana. "Les miracles sont donc des signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne Nouvelle et qui ont pour but de susciter ou renforcer la foi en Jésus. Dans le miracle accompli à Cana, nous pouvons entrevoir un acte de bienfaisance de la part de Jésus envers les époux, un signe de la bénédiction de Dieu sur le mariage. L'amour entre l'homme et la femme est donc une bonne route pour vivre l'Evangile, c'est-à-dire pour s'engager avec joie sur la route de la sainteté. Mais le miracle de Cana ne concerne pas seulement les époux. Toute personne est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. La foi chrétienne est un don que nous recevons avec le baptême et qui nous permet de rencontrer Dieu. La foi traverse les temps de joie et de douleur, de lumière et d'obscurité, comme dans toute expérience authentique d'amour. Le récit des noces de Cana nous invite à redécouvrir que Jésus ne se présente pas à nous comme un juge prêt à condamner nos fautes, ni comme un commandant qui nous impose de suivre aveuglément ses ordres. Il se manifeste comme le Sauveur de l'humanité, comme un frère, comme notre grand frère, Fils du Père...comme celui qui répond aux attentes et aux promesses de joie qui habitent dans le c?ur de chacun de nous".

Est-ce vraiment ainsi que je connais le Seigneur?, a demandé le Pape. "Est-ce que je le sens proche de moi, de ma vie?... Il s'agit de se rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à faire de la place dans l'intimité de notre c?ur. Sur ce chemin de foi avec lui, nous ne sommes pas seuls, nous avons reçu le don du sang du Christ. Les grandes amphores de pierre que Jésus fait remplir d'eau pour la transformer en vin sont le signe du passage de l'ancienne à la nouvelle alliance. A la place de l'eau utilisée pour la purification rituelle, nous avons reçu le sang de Jésus, versé de façon sacramentelle dans l'Eucharistie et de façon sanglante dans la Passion et sur la Croix. Les sacrements qui jaillissent du mystère pascal, diffusent en nous une force surnaturelle et nous permettent de goûter à la miséricorde infinie de Dieu. Que la Vierge Marie, modèle de méditation des paroles et des gestes du Seigneur, nous aide à redécouvrir avec foi la beauté et la richesse de l'Eucharistie et des autres sacrements, qui rendent présent l'amour fidèle de Dieu pour nous. Nous pourrons ainsi aimer toujours plus le Seigneur Jésus, notre époux, et aller à sa rencontre avec les lampes allumées de notre foi joyeuse, devenant ainsi ses témoins dans le monde".

Prier pour les victimes des attentats d'Indonésie et du Burkina Faso

Cité du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Après l'angélus, le Pape a tout particulièrement salué les membres des communautés ethniques présents sur la place: "Chers migrants et réfugiés, chacun de vous porte en lui une histoire, une culture, de précieuses valeurs, et souvent malheureusement aussi des expériences de misère, d'oppression, de peur. Votre présence est un signe d'espérance en Dieu. Ne vous laissez pas voler l'espérance et la joie de vivre qui jaillissent de l'expérience de la divine miséricorde, grâce aussi aux personnes qui vous accueillent et vous aident. Je vous invite maintenant à tous prier pour les victimes des attentats survenus ces jours derniers en Indonésie et au Burkina Faso. Que le Seigneur les reçoive dans sa maison et soutienne l'effort de la communauté internationale pour construire la paix", a-t-il conclu en récitant avec l'assistance un Ave Maria.

Vers un nouvel humanisme du travail

Cité du Vatican, 16 janvier 2016 (VIS). Education, partage et témoignage ont été les trois mots clé suggérés par le Pape aux membres du Mouvement chrétien des travailleurs pour vivre la vocation du travail, une vocation qui "nous appelle à imiter activement l'infatigable ?uvre du Père et de Jésus qui, dit l'Evangile, agissent toujours". Face à quelque 7.000 membres de cette organisation, le Saint-Père a souligné l'importance de l'éducation qui "ne vise pas seulement à un enseignement de techniques ou un partage de notions, mais à nous rendre plus humains ainsi que la réalité qui nous entoure. Cela vaut en particulier pour le travail car il convient de former à un nouvel humanisme du travail". Vivant dans un monde où l'exploitation des travailleurs existe encore et ou la dignité de la personne est souvent offensée jusqu'à l'esclavage, "e nouvel humanisme du travail doit avoir pour centre l'homme et non le profit. L'économie sert l'homme et ne se sert pas de l'homme". L'éducation est fondamentale pour "ne pas céder aux tromperies de ceux qui voudraient faire croire que le travail, l'engagement quotidien, le don de soi et l'étude n'ont pas de valeur. J'ajouterais qu'aujourd'hui, dans le monde du travail et dans tout milieu, il est urgent d'éduquer à suivre la route, lumineuse et exigeante, de l'honnêteté, fuyant les raccourcis des favoritismes et des recommandations. Ces tentations, petites ou grandes, existent toujours, mais il s'agit toujours d'actes de vente moraux, indignes de l'homme: Ils doivent être repoussés pour habituer le c?ur à rester libre. Autrement, ils entraînent une mentalité fausse et nocive qui doit être combattue, celle de l'illégalité qui conduit à la corruption de la personne et de la société. L'illégalité est comme une pieuvre que l'on ne voit pas: elle est cachée, immergée, mais avec ses tentacules efficaces elle attrape et empoisonne, polluant et faisant tant de mal".

Quant au partage, le Pape a rappelé que le travail n'est pas seulement une vocation individuelle, mais l'opportunité d'entrer en relation avec les autres. N'importe quelle forme de travail suppose une conception d'une relation que l'être humain peut ou doit établir avec son semblable. Le travail doit unir les personnes et non les éloigner en les rendant fermées et distantes... C'est l'occasion de partager notre quotidien, de nous intéresser à celui qui est à nos côtés, pour recevoir comme un don et comme une responsabilité la présence des autres". Evoquant l'initiative du mouvement, appelée Projets de service civile, qui permet aux membres de se rapprocher de personnes et de situations nouvelles, faisant leurs les problèmes et les espérances, le Saint-Père a souligné l'importance que les autres ne soient pas seulement "les destinataires de quelque attention, mais de véritables projets. Tout le monde fait des projets pour soi, mais projeter pour les autres permet de faire un pas en avant: cela met l'intelligence au service de l'amour, rendant la personne plus intègre et la vie plus heureuse, parce que capable de donner". Enfin, le témoignage. "L'apôtre Paul encourageait à témoigner de la foi par l'activité, en dépassant la paresse et l'indolence, et a laissé une règle très forte et claire: Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Aujourd'hui, au contraire, il y a des personnes qui voudraient travailler, mais qui n'y parviennent pas, et ont donc des difficultés pour se nourrir. Vous rencontrez tant de jeunes qui ne travaillent pas. Comme vous l'avez dit, ce sont vraiment les nouveaux exclus de notre époque et ils sont privés de leur dignité. La justice humaine exige l'accès au travail pour tous. La miséricorde divine nous interpelle aussi: face aux personnes en difficulté et aux situations difficiles, je pense aussi aux jeunes pour qui se marier ou avoir des enfants pose un problème parce qu'ils n'ont pas de travail suffisamment stable ou de maison, il ne sert à rien de faire de beaux discours. Il faut, au contraire, transmettre l'espérance, réconforter par la présence, soutenir par une aide concrète".

Premier "vendredi de la miséricorde"

Cité du Vatican, 18 janvier 2016 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père s'est rendu dans une maison de retraite de la périphérie de Rome, réalisant ainsi son premier "vendredi de la miséricorde". Accompagné par Mgr.Fisichella, en charge du Jubilé, il a salué chacun des 33 hôtes. Avant de rentrer au Vatican, il a également fait halte au foyer Iris où vivent 6 malades en état végétatif, assistés par leurs familles. Par ces deux visites, le Pape a voulu contraster une fois de plus la culture de rebut en soulignant l'importante place qu'occupent les personnes âgées et la grande valeur qu'est en toute circonstance la dignité de la personne.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 19 Jan - 20:48

Sommaire
- Le Cardinal Parolin dialogue avec la Global Foudation
- Au premier Forum des intellectuels arabes
- In memoriam

Le Cardinal Parolin dialogue avec la Global Foudation

Cité du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). Hier le Cardinal Pietro Parolin a pris part à la table ronde organisée par la Global Foundation, dont le thème était: Rejeter la mondialisation de l'indifférence en vue d'une économie mondiale plus inclusive et durable. L'initiative, a déclaré le Secrétaire d'Etat, souligne l'engagement de cette organisation à être un "espace privilégié pour le dialogue entre les principaux acteurs économiques et politiques, ainsi qu'un catalyseur d'idées pour construire un système économique au service du développement économique global". Dans son bref discours, le Cardinal a rappelé que depuis le début de son pontificat, le Pape François n'a jamais cessé de dénoncer parmi les nombreux problèmes qui affligent le monde, les graves conséquences de l'indifférence et du manque de responsabilité. Il a également invité le monde à corriger de manière libre et responsable une économie qui sinon conduit à l'exclusion et provoque des inégalités. Le Cardinal Parolin a donc invité riches et pauvres, personnages puissants comme simples citoyens, responsables politiques comme entrepreneurs à mettre la puissance créatrice de l'intelligence humaine au service du bien commun, et ce dans un esprit de solidarité et de miséricorde''. Puis il a rappelé tout ce qui a été fait durant les premières années du troisième millénaire pour aider les gens à échapper à la pauvreté extrême, précisant que le Pape est toujours plus convaincu qu'il faut faire beaucoup plus. En temps de crise et de difficultés économiques, on ne peut oublier la priorité que constitue la solidarité internationale. Il va de soi que cette grande ?uvre passe par la création et par la redistribution de richesses. L'utilisation équitable des ressources naturelles comme le recours à la technologie sont indispensables à une économie qui cherche à être moderne mais doit surtout être solidaire et durable. Ce sera possible, ainsi que l'affirmaient le juriste romain Ulpien et saint Augustin que lorsque la justice constitue la volonté constante et perpétuelle de donner à chacun son droit. Comme l'a rappelé le Pape dans son discours à l'ONU (25 septembre dernier), prononcé dans le cadre de l'Agenda pour le développement durable 2030, "le monde attend de tous ses dirigeants des mesures efficaces, pratiques, constantes, concrètes et immédiates, des moyens certains pour préserver et améliorer l'environnement naturel, pour surmonter au plus tôt le phénomène de l'exclusion sociale et économique". Le secrétaire d'Etat a conclu en soulignant l'importance de la réunion organisée par la fondation, qui représente "un outil important pour accroître partout la sensibilisation aux graves problèmes de dégradation environnementale et d'exclusion sociale environnemental... Il est nécessaire de stimuler et renforcer l'action entamée, qui commence à montrer des résultats solides...pour le développement d'une économie de plus en plus au service de notre maison commune''.

Au premier Forum des intellectuels arabes

Cité du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). "Dialogue inter-religieux et extrémisme. Raisons et remèdes", tel est le titre du premier Forum des intellectuels arabes réunis à Abu Dhabi les 17 et 18 janvier à l'initiative du Centre d'études stratégiques et de recherche des Emirats arabes Unis. Le seul rapporteur non-musulman y était le P.Miguel Angel Ayuso Guixot, Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Il est intervenu durant la première session, abordant quatre points clef: l'extrémisme, la culture de la rencontre, le rôle fondamental des chefs religieux, la nécessité d'un dialogue sincère et l'importance de la prière. Soulignant que ses propos n'étaient pas dus à des considérations socio-économiques, politiques ou culturelles, il a préféré rappeler les paroles du Pape à la communauté internationale quant à la façon de construire une paix qui pourrait lutter contre l'extrémisme. Il a d'abord cité le récent discours au Corps diplomatique, lorsque le Saint-Père avait dit que l'extrémisme et le fondamentalisme trouvent un terreau fertile, non seulement dans l'exploitation de la religion pour des raisons de pouvoir, mais aussi dans le vide d'idéaux et la perte d'identité. Perdre son identité religieuse en particulier, laisse la place à une peur de l'autre qui conduit à voir l'autre comme une menace et un ennemi. Mais le plus grand défi auquel nous sommes tous confrontés est de surmonter l'indifférence afin de travailler ensemble pour la paix... Il faut donc développer une culture de rencontre, qui commence par le dialogue inter-religieux, l'engagement mutuel en faveur de la paix et de la justice".

Revenant sur le rôle clef de chefs religieux, le Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux a souligné que les tendances extrémistes, indépendamment de leur origine, sont l'une des menaces les plus dangereuses pour la paix et la sécurité du monde. Elles sont en outre incompatibles avec l'éthique religieuse authentique. Par conséquent les chefs religieux et les leaders d'opinion doivent identifier les porteurs de fausses croyances et...soutenir des campagnes de sensibilisation. Ainsi pourra-t-on prévenir l'extrémisme dans la société et de jeter des bases de modération". En tant que leaders religieux, avait déclaré le Saint-Père, nous sommes tenus de signaler toutes les violations de la dignité humaine et des droits de la personne. Don de Dieu, la vie humaine possède un caractère sacré. Toute violence qui recherche une justification religieuse mérite la condamnation la plus ferme parce que le Tout-Puissant est le Dieu de la vie et de la paix''. Evoquant enfin la nécessité d'un dialogue sincère entre religions, le prélat a souligné que ce qui unit les croyants c'est un mode de concevoir la vie. Chacun de nous témoigne de son identité et dialogue avec autrui. Ce dialogue pourra ensuite déboucher sur des questions théologiques. L'important est de marcher ensemble sans trahir notre propre identité, sans déguisement, sans hypocrisie. S'ils le veulent, les croyants ont le moyen de résoudre tous les problèmes qui affligent l'humanité, de la faim à la corruption, de la guerre à la décadence morale. Leur grande ressource est la prière".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 21 Jan - 20:25


Sommaire

- Modification du rite pascal du lavement des pieds
- Pèlerinage aux sanctuaires, expression de la foi du peuple de Dieu
- Message au Forum de Davos
- Clôture de l?Année de la vie consacrée
- Légat aux Philippines
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Modification du rite pascal du lavement des pieds

Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le 20 décembre dernier, Saint-Père s'est adressé au Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à propos du rite pascal du lavement des pieds. Après réflexion, et en vue de l'améliorer pour qu'il exprime pleinement la portée du geste du Seigneur au Cénacle, il entend modifier la rubrique afférente du Missel Romain. Désormais les personnes désignées pourront être également choisi dans toutes les composantes du peuple de Dieu et non plus strictement parmi ses membres masculins. Il conviendra aussi de mieux expliquer le rite. Ainsi, ce jour, le Cardinal Préfet a-t-il publié un décret ad hoc approuvé le 6 janvier, qui développe celui du 30 novembre 1955 relatif à la réforme de la Semaine Sainte et, en l'espèce, à la messe In Coena Domini. Pour corriger le rite du Mandatum selon l'inspiration du Pape François, en vertu de s facultés qui lui sont concédées par le Saint-Père, ce dicastère introduit dans le rite romain du temps de Pâques la liberté de choix des pasteurs pour constituer un groupe de fidèles représentatif du peuple de Dieu. Hommes, femmes ou enfants, les personnes désignées pour le lavement des pieds pourront également être de tout âge, enfants et personnes âgées, malades, laïcs, clerc, religieux et consacrés. Le pasteurs auront également charge de bien instruire les fidèles choisis afin qu'ils prennent part au rite de manière consciente, active et fructueuse.

Pèlerinage aux sanctuaires, expression de la foi du peuple de Dieu

Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). ''Aller en pèlerinage dans les sanctuaires est une des expressions les plus éloquentes de la foi du peuple de Dieu... Cette religiosité populaire est une simple forme d?évangélisation qui a toujours besoin d?être encouragée et valorisée sans en minimiser l?importance'', a dit le Pape François qui recevait ce matin quelque 3.000 participants au jubilé des responsables de pèlerinages et des recteurs de sanctuaires. ''Il serait une erreur de penser que celui qui va en pèlerinage vit une spiritualité non personnelle mais de masse. En réalité, le pèlerin porte sa propre histoire, sa foi, les lumières et les ombres de sa vie. Chacun a dans son c?ur un désir spécial et une prière particulière. Qui entre dans un sanctuaire a aussitôt l?impression de se trouver chez lui, écouté, compris et soutenu... C?est pourquoi le mot-clé que je souhaite aujourd?hui souligner avec vous est accueil. Par l?accueil, tout se joue, pour ainsi dire. Un accueil affectueux, festif, cordial et patient... Jésus a parlé de l?accueil mais l?a surtout pratiqué. Quand on nous dit que les pécheurs, par exemple Matthieu ou Zachée, accueillaient Jésus chez eux et à leur table, c?est d?abord parce qu?ils se sont sentis accueillis par Jésus et cela avait changé leur vie''. Puis le Pape François a rappelé que le pèlerin arrivant dans un sanctuaire est souvent fatigué. Il a faim et soif. ''Et souvent cette condition physique reflète aussi leur état intérieur. C?est pourquoi cette personne a besoin d?être bien accueillie tant sur le plan matériel que spirituel... Quel qu?il soit, jeune ou vieux, riche ou pauvre, malade et troublé ou touriste curieux, il doit trouver l?accueil dû, parce qu?en chacun il y a un c?ur qui cherche Dieu, parfois sans s?en rendre pleinement compte''. Il a aussi souligné que les prêtres doivent offrir en ces lieux un accueil particulier comme ministres du pardon de Dieu parce que le sanctuaire est ''la maison du pardon, où chacun rencontre la tendresse du Père qui a miséricorde de tous, sans exclusion. Qui s?approche du confessionnal le fait parce qu?il regrette son péché... Les prêtres qui exercent leur ministère dans les sanctuaires doivent avoir le c?ur imprégné de miséricorde. Leur attitude doit être celle d?un père''.

Message au Forum de Davos

Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). A l'occasion de l'ouverture hier à Davos (Suisse) du Forum économique mondial 2016, le Saint-Père a fait parvenir un message (30 décembre dernier) au Président exécutif de ce grand rendez-vous économique annuel, M.Klaus Schwab. Le thème choisi par la fondation World Economic Forum est Maîtriser la quatrième révolution industrielle. Formant des v?ux pour la fécondité d'une rencontre qui cherche à encourager la responsabilité sociale et environnementale à travers un dialogue constructif entre gouvernements, représentants de la société civile, secteurs politiques, financiers et culturels, le Pape écrit: "L?aurore de la quatrième révolution industrielle a été accompagnée par le sentiment croissant d?une inévitable et drastique réduction des emplois. Les dernières études conduites par l?International Labour Organization montrent que le chômage touche des centaines de millions de personnes. La financiarisation et la technologisation des économies, globales et nationales, ont produit un profond changement dans le domaine du travail. La diminution des possibilités d?avoir un emploi utile et digne, associée à la réduction de la protection sociale, a provoqué une augmentation inquiétante des inégalités et de la pauvreté dans différents pays. Il y a clairement besoin de créer de nouveaux modèles de faire des affaires qui, tout en promouvant le développement des technologies avancées, soient aussi capables de les utiliser pour créer du travail digne pour tous, pour maintenir et renforcer les droits sociaux, et pour protéger l?environnement. L?homme doit guider le développement technologique, sans se laisser dominer par lui!".

"Je lance une fois de plus un appel général: N?oubliez pas les pauvres! C?est le premier défi qui se trouve devant vous en tant que responsables du monde des affaires. Celui qui a les moyens d?une vie décente, au lieu d?être préoccupé par les privilèges, doit chercher à aider les plus pauvres à accéder eux aussi à des conditions respectueuses de la dignité humaine, notamment à travers le développement de leur potentiel humain, culturel, économique et social. Nous ne devons jamais permettre que la culture du bien être nous anesthésie, au point de nous rendre incapables d?éprouver de la compassion devant le cri de souffrance de autres. Nous ne pleurons plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité étrangère qui n?est pas de notre ressort. Pleurer devant le drame des autres ne veut pas dire seulement partager leurs souffrances, mais aussi et surtout réaliser que nos propres actions sont cause d?injustice et d?inégalité. « Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et s?urs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l?aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu?ils sentent la chaleur de notre présence, de l?amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu?ensemble, nous puissions briser la barrière d?indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l?hypocrisie et l?égoïsme. Quand on réalise cela, on devient plus pleinement humain, puisque la responsabilité envers nos frères et s?urs est une part essentielle de notre commune humanité. N?ayez pas peur d?ouvrir vos esprits et vos c?urs aux pauvres. De cette manière, vous donnerez libre cours à vos talents économiques et techniques, et découvrirez la joie d?une vie pleine, que le consumérisme ne peut de lui-même apporter. Face aux profonds changements actuels, les responsables mondiaux ont le défi de garantir que la prochaine quatrième révolution industrielle, le résultat des innovations robotiques, scientifiques et technologiques, ne conduisent pas à la destruction de la personne humaine pour être remplacée par une machine sans c?ur, ou à la transformation de notre planète en un jardin vide pour le plaisir de quelques élus. Au contraire, nous avons une précieuse occasion de guider et de gouverner le processus actuellement en cours, et de construire des sociétés inclusives basées sur le respect de la dignité humaine, la tolérance, la compassion et la miséricorde. Je vous presse donc de reprendre votre conversation sur la manière de construire l?avenir de la planète, notre maison commune, et je vous demande de faire un effort uni pour rechercher un développement durable et intégral".

"Comme je l?ai souvent dit, et je le répète maintenant volontiers, les affaires sont une noble vocation, orientée à produire de la richesse et à améliorer le monde pour tous, surtout si on comprend que la création de postes de travail est une partie incontournable de son service du bien commun. Ainsi, elles ont une responsabilité pour aider à surmonter la crise complexe de la société et de l?environnement, et pour combattre la pauvreté. Cela permettra d?améliorer les conditions de vie précaires de millions de gens et comblera le fossé social qui provoque de nombreuses injustices et ronge les valeurs fondamentales de la société, comme l?égalité, la justice et la solidarité. De cette manière, par le moyen privilégié du dialogue, le World Economic Forum peut devenir une plate-forme pour la défense et la protection de la création, pour la réussite d?un progrès plus sain, plus humain, plus social, plus intégral, dans le respect aussi des objectifs environnementaux, et le besoin de maximiser les efforts pour éradiquer la pauvreté, tel que cela a été défini dans l?Agenda 2030 pour le Développement Durable et dans le Paris Agreement under the United Nations Framework Convention on Climate Change".

Clôture de l?Année de la vie consacrée

Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique informe des prochains événements pour la clôture de l?Année de la vie consacrée auxquels participeront, du 28 janvier au 2 février à Rome, plus de 4000 consacrés du monde entier. Sous le thème: Vie consacrée en communion. Le fondement commun dans la variété des formes, ces journées de rencontre s?alterneront avec des veillées de prière et des moments d?approfondissement de la spécificité de chaque forme, ''avec un regard prophétique vers l?avenir'', dit le communiqué publié par la Congrégation. Les objectifs de cette rencontre sont de mieux connaître la grande mosaïque de la vie consacrée, de vivre la communion en redécouvrant l?unique appel dans la variété de ses formes (Ordo Virginum, vie monastique, instituts apostoliques, instituts séculiers, nouveaux instituts et nouvelles formes de vie consacrée), de commencer ensemble le chemin en ce grand Jubilé de la miséricorde qui remet une fois de plus à tous les consacrés, le mandat spécifique de sa vocation d?être des visages de la miséricorde du Père, des témoins et des constructeurs d?une fraternité vécue avec authenticité. Le premier événement aura lieu le 28 janvier, avec une veillée en la Basilique vaticane, présidée par Mgr.José Rodríguez Carballo, Secrétaire de la Congrégation, et à laquelle participera le Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet du dicastère. Le 29 janvier, tous les consacrés et consacrées se réuniront Salle Paul VI, tandis que les 30 et 31, en cinq lieux de Rome, chaque forme de vie consacrée se réunira pour approfondir sa réflexion sur quelques aspects spécifiques de sa vocation, et tous se retrouveront le 1 février pour une audience avec le Saint-Père et assister à l?oratorio Sur les pas de la beauté, dirigé par Mgr.Marco Frisina. Ces rencontre se termineront le 2 février avec un pèlerinage jubilaire le matin et une célébration eucharistique l?après-midi pour la XX Journée mondiale de la vie consacrée, présidée par le Saint-Père.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 22 Jan - 17:10

Sommaire

- Visite du Président de la Republique dominicaine
- Recommandations aux juges matrimoniaux
- Message pour la 50 Journée mondiale des communications sociales
- Présentation du Message pour la Journée des communications sociales
- Promulgation de décrets
- Audiences
- Nota bene

Visite du Président de la Republique dominicaine

Cité du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président de la Dominique M.Charles Angelo Savarin, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Ayant pris acte de la qualité de leurs relations et du caractère fructueux des rapports Eglise Etat, les parties ont salué la contribution de cette dernière, tant dans la promotion de la dignité de la personne que dans la formation des jeunes ou l'assistance aux plus défavorisés. Elles ont ensuite évoqué certains problèmes internationaux comme régionaux, en particulier les changements climatiques et les catastrophes naturelles qui causent de graves dégâts mais aussi des pertes humaines dans l'île caraïbe.

Recommandations aux juges matrimoniaux


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce matin aux membres de la Rote Romaine à l'occasion de l'inauguration de leur année judiciaire, redisant l'importance de son ministère pour le Successeur de Pierre: ''L'Eglise est inséparable de la famille dans sa proclamation du dessein de Dieu. Créateur et Rédempteur de l'homme, il charge l'Eglise de dire la sacralité et la beauté de l'institution familiale. C'est une mission toujours actuelle, tout particulièrement de notre temps''. Définissant la Rote comme tribunal de la famille, le Saint-Père a souligné une autre de ses prérogatives: Elle est la cour de la vérité du lien sacré. Et ces deux aspects sont complémentaires. L'Eglise, en effet, peut montrer la miséricorde et l'amour indéfectible de Dieu pour les familles, en particulier lorsqu'elles sont blessées par le péché et les épreuves de la vie. En même temps, elle doit proclamer la vérité essentielle du mariage selon le dessein de Dieu. Ce service est principalement confiée au Pape et les évêques". Puis il a évoqué les récents synodes sur la famille qui ont permis un ''sage et profond discernement grâce auquel l'Eglise, entre autres choses, a indiqué le monde qu'il ne peut y avoir de confusion entre la famille aimée Dieu et toute autre union''. L'activité de la Rote est "à la fois de juger et de contribuer à un apprentissage continu, de favoriser aussi l'Opus Veritatis. Quand l'Eglise, à travers votre service, déclare la vérité sur le mariage pour le bien des fidèles, elle tient compte des circonstances malheureuses de la vie... L'objectif est de sortir de l'erreur pour toujours vivre dans l'amour miséricordieux du Christ et de l'Eglise''.

"Dans divers domaines, l'Eglise contribue à accompagner l'être humain toute sa vie... Si la famille peut se dire Eglise domestique, l'Eglise est d'une certaine façon la famille de Dieu... Et parce qu'elle est mère et maîtresse, l'Eglise sait que, parmi les chrétiens, certains ont une foi solide, formé par la charité, renforcée par une bonne catéchèse et nourrie par la prière et la vie sacramentelle, tandis que d'autres ont une foi faible ou négligente, sont sans formation ni éducation, ou bien les ont oubliées... C'est pourquoi il faut réaffirmer clairement que la qualité de la foi est une condition essentielle du consentement matrimonial, qui, selon la doctrine de toujours, ne peut être vicié qu'au plan naturel car l'Habitus Fidei est infusé au moment du baptême... Il est pas rare que le couple soit influencé par l'Instinctus Naturae au moment du mariage, ce qui limite la plénitude de connaissance de Dieu par les époux... Ainsi les carences dans la formation de la foi, et l'erreur concernant l'unité, l'indissolubilité et la dignité sacramentelle du mariage, peuvent vicier un consentement matrimonial alors seulement déterminé par la volonté. C'est précisément pourquoi les erreurs affectant la nature sacramentelle du mariage doivent être pesées avec grand soin... Avec un sens renouvelé de sa responsabilité, l'Eglise doit continuer à proposer le mariage avec tous ses éléments essentiels: enfants, unité, indissolubilité sacramentelle, non pas comme idéal réservé à quelques-uns...mais comme une réalité que, dans la grâce du Christ, tous les fidèles baptisés peuvent vivre. D'où l'urgence pastorale qui concerne toutes les structures de l'Eglise, qui pousse la convergence vers un but commun visant à une correcte préparation du mariage, dans une sorte de nouveau catéchuménat, comme l'ont souhaité certains pères synodaux".

Message pour la 50 Journée mondiale des communications sociales

Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). "Communication et miséricorde, une rencontre féconde", tel est le titre choisi par le Saint-Père pour son Message de la Journée mondiale des communications sociales 2016. Le document porte la date du 24 janvier, fête de saint François de Sales, patron des journalistes. En voici le texte intégral:

"L?Année Sainte de la Miséricorde nous invite à réfléchir sur le rapport entre communication et miséricorde. En effet l?Eglise, unie au Christ, incarnation vivante de Dieu miséricordieux, est appelée à vivre la miséricorde comme un trait distinctif de tout son être et de tout son agir. Ce que nous disons et la manière dont nous le disons, chaque parole et chaque geste, devrait pouvoir exprimer la compassion, la tendresse et le pardon de Dieu pour tous. L?amour, par nature, est communication, il conduit à s?ouvrir et non pas à s?isoler. Et si notre c?ur et nos gestes sont animés par la charité, par l?amour divin, notre communication sera porteuse de la force de Dieu. En tant qu?enfants de Dieu, nous sommes appelés à communiquer avec tous, sans exclusion. En particulier, c?est le propre du langage et des actions de l?Eglise que de transmettre la miséricorde, en sorte de toucher les c?urs des personnes et de les soutenir sur le chemin vers la plénitude de la vie que Jésus-Christ, envoyé par le Père, est venu apporter à tous. Il s?agit d?accueillir en nous et de répandre autour de nous la chaleur de l?Eglise Mère, pour que Jésus soit connu et aimé. Et ce avec cette chaleur qui donne consistance aux paroles de la foi et qui allume dans la prédication et dans le témoignage l?étincelle qui les rend vivantes".

"La communication a le pouvoir de créer des ponts, de favoriser la rencontre et l?inclusion, enrichissant ainsi la société. Comme il est beau de voir des personnes engagées à choisir avec soin des paroles et des gestes pour dépasser les incompréhensions, guérir la mémoire blessée et construire la paix et l?harmonie. Les paroles peuvent jeter des ponts entre les personnes et les familles, les groupes sociaux et les peuples, que ce soit dans le domaine physique ou dans le domaine numérique. Que les paroles et les actions soient donc telles qu?elles nous aident à sortir des cercles vicieux des condamnations et des vengeances, qui continuent à piéger les individus et les nations, et qui conduisent à s?exprimer avec des messages de haine. La parole du chrétien, au contraire, se propose de faire grandir la communion et, même quand il faut condamner le mal avec fermeté, elle cherche à ne jamais briser la relation et la communication. Je voudrais donc inviter toutes les personnes de bonne volonté à redécouvrir le pouvoir de la miséricorde de guérir les relations déchirées, et de ramener la paix et l?harmonie entre les familles et dans les communautés. Nous savons tous de quelle manière les vieilles blessures et les ressentiments peuvent piéger les personnes et les empêcher de communiquer et de se réconcilier. Et ceci vaut aussi pour les relations entre les peuples. Dans tous ces cas, la miséricorde est capable de créer une nouvelle manière de parler et de dialoguer, comme l?a ainsi très bien exprimé Shakespeare: La miséricorde n?est pas une obligation. Elle descend du ciel comme la fraîcheur de la pluie sur la terre. Elle est une double bénédiction. Elle bénit celui qui la donne et celui qui la reçoit. Il est souhaitable que le langage de la politique et de la diplomatie se laisse aussi inspirer par la miséricorde, qui ne donne jamais rien pour perdu. Je fais appel surtout à tous ceux qui ont des responsabilités institutionnelles, politiques et dans la formation de l?opinion publique, pour qu?ils soient toujours vigilants sur la manière de s?exprimer envers celui qui pense ou agit autrement, et aussi envers celui qui peut s?être trompé. Il est facile de céder à la tentation d?exploiter de semblables situations et d?alimenter ainsi les flammes de la défiance, de la peur, de la haine. Il faut au contraire du courage pour orienter les personnes dans des processus de réconciliation. Et c?est justement cette audace positive et créative qui offre de vraies solutions à de vieux conflits, et l?occasion de réaliser une paix durable. Bienheureux les miséricordieux, parce qu?ils obtiendront miséricorde. Bienheureux les artisans de paix, parce qu?ils seront appelés fils de Dieu".

"Comme je voudrais que notre manière de communiquer, et aussi notre service de pasteurs dans l?Eglise, n?exprime jamais l?orgueil fier du triomphe sur un ennemi, ni n?humilie ceux que la mentalité du monde considère comme perdants et à rejeter! La miséricorde peut aider à tempérer les adversités de la vie et à offrir de la chaleur à tous ceux qui ont seulement connu la froideur du jugement. Que le style de notre communication soit en mesure de dépasser la logique qui sépare nettement les pécheurs des justes. Nous pouvons et devons juger des situations de péché, de violence, corruption ou exploitation, mais nous ne pouvons pas juger les personnes, parce que seul Dieu peut lire en profondeur dans leur c?ur. C?est notre devoir d?avertir celui qui se trompe, en dénonçant la méchanceté et l?injustice de certains comportements, afin de libérer les victimes et de soulager celui qui est tombé. L?Evangile de Jean nous rappelle que la vérité nous rendra libres. Cette vérité est, en définitive, le Christ lui-même, dont la douce miséricorde est la mesure de notre manière d?annoncer la vérité et de condamner l?injustice. C?est notre principal devoir d?affirmer la vérité avec amour. Seules les paroles prononcées avec amour et accompagnées de douceur et de miséricorde touchent les c?urs des pécheurs que nous sommes. Des paroles et des gestes durs ou moralisants risquent d?aliéner plus tard ceux que nous voudrions conduire à la conversion et à la liberté, en renforçant leur sens du refus et de la défense. Certains pensent qu?une vision de la société enracinée dans la miséricorde serait de façon injustifiée idéaliste ou excessivement indulgente. Mais essayons de repenser à nos premières expériences de relations au sein de la famille. Nos parents nous ont aimés et appréciés pour ce que nous sommes, plus que pour nos capacités et nos succès. Les parents veulent naturellement le meilleur pour leurs enfants, mais leur amour n?est jamais conditionné par le fait d?atteindre des objectifs. La maison paternelle est le lieu où tu es toujours accueilli. Je voudrais vous encourager tous à penser la société humaine non comme un espace où des étrangers rivalisent et cherchent à dominer, mais plutôt comme une maison ou une famille, où la porte est toujours ouverte et où l?on cherche à s?accueillir réciproquement. C?est pourquoi il est fondamental d?écouter. Communiquer signifie partager, et le partage exige l?écoute, l?accueil. Ecouter est beaucoup plus qu?entendre. Entendre concerne le domaine de l?information. Ecouter, en revanche, renvoie à celui de la communication, et exige la proximité. L?écoute nous permet d?avoir l?attitude juste, en sortant de la condition tranquille de spectateurs, d?auditeurs, de consommateurs. Ecouter signifie aussi être capable de partager des questions et des doutes, de faire un chemin côte à côte, de s?affranchir de toute présomption de toute-puissance et de mettre humblement ses capacités et ses dons au service du bien commun. Ecouter n?est jamais facile. Parfois il est plus confortable de faire le sourd. Ecouter signifie prêter attention, avoir le désir de comprendre, de valoriser, respecter, garder la parole de l?autre. Dans l?écoute une sorte de martyre se consume, un sacrifice de soi-même dans lequel le geste sacré accompli par Moïse devant le buisson ardent se renouvelle: Retirer ses sandales sur la terre sainte de la rencontre avec l?autre qui me parle. Savoir écouter est une grâce immense, c?est un don qu?il faut invoquer pour ensuite s?exercer à le pratiquer".

"Les e-mail, sms, réseaux sociaux, chat peuvent, eux aussi, être des formes de communication pleinement humaines. Ce n?est pas la technologie qui décide si la communication est authentique ou non, mais le c?ur de l?homme et sa capacité de bien user des moyens mis à sa disposition. Les réseaux sociaux sont capables de favoriser les relations et de promouvoir le bien de la société, mais ils peuvent aussi conduire plus tard à des polarisations et des divisions entre les personnes et les groupes. Le domaine numérique est une place, un lieu de rencontre, où l?on peut caresser ou blesser, avoir une discussion profitable ou faire un lynchage moral. Je prie pour que l?Année jubilaire vécue dans la miséricorde nous rende plus ouverts au dialogue pour mieux nous connaître et nous comprendre. Qu?elle chasse toute forme de fermeture et de mépris. Qu?elle repousse toute forme de violence et de discrimination. Une véritable citoyenneté se construit aussi en réseau. L?accès aux réseaux numériques comporte une responsabilité pour l?autre, que nous ne voyons pas mais qui est réel, il a sa dignité qui doit être respectée. Le réseau peut être bien utilisé pour faire grandir une société saine et ouverte au partage. La communication, ses lieux et ses instruments, ont comporté un élargissement des horizons pour beaucoup de personnes. C?est un don de Dieu, et c?est aussi une grande responsabilité. J?aime définir ce pouvoir de la communication comme proximité. La rencontre entre la communication et la miséricorde est féconde dans la mesure où elle génère une proximité qui prend soin, réconforte, guérit, accompagne et fait la fête. Dans un monde divisé, fragmenté, polarisé, communiquer avec miséricorde signifie contribuer à la bonne, libre et solide proximité entre les enfants de Dieu et les frères en humanité".

Présentation du Message pour la Journée des communications sociales

Cité du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Ce matin, près la Salle de Presse a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour la 50 Journée mondiale des communications sociales. Mgr.Dario Viganò, Préfet du Secrétariat pour la communication, assisté de M.Paolo Ruffini, Directeur de TV2000, et Mme.Marinella Perroni, Professeur à l'Athénée St.Anselme, a d'emblée rappelé que la Journée mondiale du 8 mai prochain est d'autant plus importante qu'elle coïncide avec le cinquantenaire de la clôture du concile Vatican II et son Décret Inter Mirifica consacré aux moyens de communication. Seule journée mondiale établie par le Concile, elle tombe cette année au coeur du Jubilé de la Miséricorde à laquelle le message fait directement référence. Elle est aussi la première Journée mondiale des communications sociales depuis l'institution du Secrétariat pour la communication. Après ce préambule, Mgr.Viganó a souligné que la miséricorde est la marque d'agir et d'être de l'Eglise. La relation entre l'Eglise et de la miséricorde n'est pas extérieure ou accidentaelle. Elle est intrinsèque, et même constitutive, puisqu'elle affecte directement l'identité de l'Eglise. Pentecôte est le début de l'expérience historique de l'Eglise, qui porte la mémoire de Jésus et ne peut donc se refuser à transmettre son message. Et elle ne peut le transmette qu'avec sa miséricorde. Ces paroles sont attendues de ceux qui pensent être éloignés de la miséricorde de Dieu, dont nous avons souvent une image déformée de juge impitoyable, d'un Dieu incapable de se pencher sur la souffrance... Pour les hommes et femmes d'aujourd'hui, pour l'Eglise de Jésus, ce message est à offrir comme antidote aux préceptes de qui accuse le relativisme et la perte des valeurs... Appelée à participer à la mission messianique, l'Eglise doit être capable de vivre dans une humanité authentique, en apprenant de Jésus comment exprimer sa miséricorde en espérance et par des gestes... Le rapport entre le silence et l'écoute, a été le deuxième point de l'intervention de Mgr.Viganò qui, citant le philosophe suisse Max Picard, a expliqué comment cet espace s'atrophie dans un contexte de communication bruyante et envahissante. Ceci minimise la capacité d'écoute des gens et favorise leur inattention... Ecouter est donc une nécessité pour le développement de la communication et... la signification de chaque mot doit être comprise... D'où l'attention constante accordée par le Pape François à cette dichotomie. Benoît XVI a également consacré beaucoup d'attention à cet argument quand il a rappelé dans son message pour la Journée 2012 écrit que lorsque les messages et l'information sont surabondants, le silence devient essentiel pour distinguer l'important de l'insignifiant ou du secondaire". Puis Mgr.Viganò a cité Dietrich Bonhoeffer, pour rappeler que les miséricordieux ont un amour irrésistible pour les pauvres, les malades, les pauvres, pour toute personne humiliée et victime de violence, pour ceux qui souffrent d'injustice ou sont laissés de côté, pour ceux qui sont tourmentés et humiliés, pour ceux qui sont tombés dans le péché et la culpabilité. Aucune misère n'est trop profonde, ni de péché assez horrible pour ne pas y appliquer la miséricorde... La béatitude de la miséricorde que Eglise est appelée à vivre, principalement dans ses relations, doit tendre à ce que la communauté chrétienne ne soit pas un groupe élitiste. Saint Paul...invite chacun de nous à reconnaître comme point de départ de la vie chrétienne et ecclésiale l'amour de Dieu et, par la grâce, notre participation à sa sainteté".

Pour sa part, M.Ruffini a parlé de la nécessité d'une télévision capable de regarder le monde avec des yeux de miséricorde, sans crainte d'être immergée dans la réalité, sans chercher à se fermer sur des études théoriques mais en faisant le choix de la proximité. La proximité est le critère pour comprendre, entendre et être surprise, pour agir et faire des choix... Une télévision qui rassemble des personnes réelles dans un monde réel...fuit les stéréotypes ou le cercle vicieux des condamnations ou des rétorsions".

Promulgation de décrets

Cité du Vatican, 22 2016 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

au MIRACLE attribué

au bienheureux Stanislas de Jésus Marie (Jan Papczy?ski 1631 - 1701), religieux polonais, fondateur des Clers mariaux de l?Immaculée.

au bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero (1840 - 1914), prêtre séculier argentin.

au bienheureux José Sánchez del Río (1913 - 1928), jeune laïc mexicain, martyr.

au serviteur de Dieu Francesco Maria Greco (1857 - 1931), prêtre séculier italien, fondateur des Petites Soeurs ouvrières des Sacrés Coeurs.

au MARTYRE

du serviteur de Dieu Engelmar Unzeitig (Hubert 1911 - 1945), prêtre et religieux allemand des Missionnaires de Mariannhill, tué en haine de la foi.

du serviteur de Dieu Genaro Fueyo Castañón, prêtre diocésain espagnol, et ses trois compagnons laïc, Laici, tués en 1936 en haine de la foi.

aux VERTUS HEROÏQUES

du serviteur de Dieu Arsenio da Trigolo (Giuseppe Migliavacca 1849 - 1909), prêtre capucin italien, fondateur des Soeurs de Marie Consolatrice.

de la servante de Dieu Maria Luisa del Santissimo Sacramento (Maria Velotti 1826 - 1886), tercière franciscaine italienne, fondatrice des Adoratrices de la Ste.Croix.

Audiences

Cité du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

M.Timothy Donald Cook, Administrateur Délégué de Apple.

Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine.

Hier, il avait reçu le Cardinal Angelo Amato; SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

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