La Chapelle de la Sainte-Famille

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 La Voix de Pape Francois

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Pearl
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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 26 Jan - 21:23

Sommaire

- Visite du Président iranien
- Message de Carême 2016: Les Oeuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire
- Présentation du Message pour le Carême 2016

- L'unité se construit chemin faisant

Visite du Président iranien

Cité du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président iranien M.Hassan Rouhani, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Ces entretiens cordiaux ont permis de souligner les valeurs spirituelles communes et les bons rapports entre la République islamique d'Iran et le Saint-Siège. Il a également été question de la vie de l'Eglise en Iran et du rôle qu'assume le Saint-Siège en faveur de la dignité de la personne et de la liberté religieuse. Les parties ont évoqué l'accord sur le nucléaire et sa mise en application, ainsi que le rôle que l'Iran est appelé à jouer, avec d'autres pays de la région, dans la recherche de solutions politiques aux graves problèmes affligeant le moyen Orient, comme la diffusion du terrorisme ou le trafic d'armes. Elles ont aussi souligné l'importance du dialogue inter-religieux et la responsabilité des communautés religieuses en faveur de la réconciliation, de la tolérance et de la paix.

Message de Carême 2016: Les ?uvres de miséricorde dans le parcours jubilaire

Cité du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Voici le Message du Pape François pour le prochain Carême (10 février - 20 mars), intitulé "C?est la miséricorde que je veux, et non des sacrifices. Les ?uvres de miséricorde dans le parcours jubilaire":

"Premièrement, Marie, icône d?une Eglise qui évangélise parce qu?elle a été évangélisée. Dans la bulle d?indiction du Jubilé, j?ai invité à faire en sorte que le Carême de cette Année Jubilaire soit vécu plus intensément, comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Par le rappel de l?écoute de la Parole de Dieu et l?initiative intitulée 24 heures pour le Seigneur, j?ai voulu souligner la primauté de l?écoute priante de la Parole, plus particulièrement de la parole prophétique. Si la miséricorde de Dieu est une annonce faite au monde, chaque chrétien est appelé à en faire l?expérience personnellement. C?est pourquoi, en ce temps de Carême, j?enverrai les Missionnaires de la Miséricorde afin qu?ils soient pour tous un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu. Parce qu?elle a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l?archange Gabriel, Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par laquelle Dieu l?a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme épouse à Joseph, devient ainsi l?icône parfaite de l?Eglise qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée par l??uvre de l?Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal. Dans la tradition prophétique, et déjà au niveau étymologique, la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante (hesed) qui s?exerce dans les relations conjugales et parentales.

Ensuite, l?alliance de Dieu avec les hommes, une histoire de miséricorde. Le mystère de la miséricorde divine se dévoile au cours de l?histoire de l?alliance entre Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans les moments les plus dramatiques, lorsque l?infidélité brise le lien du pacte et que l?alliance requiert d?être ratifiée de façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous trouvons ici face à un véritable drame d?amour où Dieu joue le rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la fille, et de l?épouse infidèles. Ce sont les images familières, comme nous le voyons avec Osée, qui expriment jusqu?à quel point Dieu veut se lier à son peuple. Ce drame d?amour atteint son point culminant dans le Fils qui s?est fait homme. Dieu répand en lui sa miséricorde sans limites, au point d?en faire la Miséricorde incarnée. En tant qu?homme, Jésus de Nazareth est fils d?Israël dans le plein sens du terme. Il l?est au point d?incarner cette écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui constitue, aujourd?hui encore, le c?ur de l?alliance de Dieu avec Israël: Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton c?ur, de toute ton âme et de toutes tes forces. Le Fils de Dieu est l?époux qui met tout en ?uvre pour conquérir l?amour de son épouse. Il lui est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces éternelles avec elle. Ceci constitue le c?ur vibrant du kérygme apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et fondamentale. Il est la beauté de l?amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité, cette première annonce que l?on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons, et que l?on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse. La miséricorde alors illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire, restaurant vraiment ainsi la relation avec lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l?homme pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément là où il s?est égaré et éloigné de lui. Et ceci, il le fait dans l?espoir de réussir finalement à toucher le c?ur endurci de son épouse.

Venons en aux ?uvres de miséricorde. La miséricorde de Dieu transforme le c?ur de l?homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d?être, à son tour, miséricordieux. C?est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l?amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l?Eglise nomme les ?uvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés: Le nourrir, le visiter, le réconforter, l?éduquer. C?est pourquoi j?ai souhaité que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les ?uvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le c?ur de l?Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine. Dans la personne du pauvre, en effet, la chair du Christ devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin. Inouï et scandaleux mystère qui prolonge dans l?Histoire la souffrance de l?Agneau innocent, buisson ardent brûlant d?un amour gratuit, et devant lequel nous ne pouvons, à la suite de Moïse, qu?ôter nos sandales, et ceci plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre s?ur en Christ qui souffre à cause de sa foi. Face à cet amour, fort comme la mort, le pauvre le plus misérable est celui qui n?accepte pas de se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres. Et s?il est tel, c?est parce qu?il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l?intime conviction de n?être, lui aussi, rien d?autre qu?un pauvre mendiant. D?autant plus grands sont le pouvoir et les richesses dont il dispose, d?autant plus grand est le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison, figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est accompagné d?un délire orgueilleux de toute-puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque vous serez comme des dieux, qui est à la racine de tout péché. Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l?ont montré les totalitarismes du XX siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la techno-science qui prétendent réduire Dieu à l?insignifiance et les hommes à des masses qu?on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l?idolâtrie de l?argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.

Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l?écoute de la Parole et aux ?uvres de miséricorde. Si à travers les ?uvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos s?urs qui ont besoin d?être nourris, vêtus, hébergés, visités, les ?uvres spirituelles, quant à elles, qui ont besoin d'être conseillés, enseignés, pardonnés, afin de toucher plus directement notre condition de pécheurs. C?est pourquoi les ?uvres corporelles et les ?uvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c?est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d?autre qu?un pauvre mendiant. Grâce à cette voie, les hommes au c?ur superbe, les puissants et les riches, dont parle le Magnificat, ont la possibilité de reconnaître qu?ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d?amour infinis que l?homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l?avoir. Mais il existe toujours le danger qu?à cause d?une fermeture toujours plus hermétique à l?égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur c?ur, les hommes au c?ur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu?est l?enfer. C?est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d?Abraham: Ils ont Moïse et les Prophètes, qu?ils les écoutent! Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l?Epoux qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future Épouse dans l?attente de son retour.

Donc ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion! Nous le demandons par l?intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse en se reconnaissant comme l?humble Servante du Seigneur".

Présentation du Message pour le Carême 2016

Cité du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour le Carême 2016. On pris la parole le Cardinal Francesco Montenegro, Archevêque d'Agrigente (Italie) et Membre du Conseil pontifical Cor Unum, Mgr.Giampietro Dal Toso, Secrétaire du dicastère, et Mgr.Segundo Tejado Muñoz, Sous Secrétaire. Le Cardinal a d'abord indiqué que le message s'articule en trois points, la miséricorde à la lumière de la Parole de Dieu, l'accent mis sur les ?uvres de miséricorde et la relation entre Carême et parcours jubilaire. La première partie traite de la miséricorde dans l'Ecriture et reprend le sens fondamental que le Pape donne à ce terme défini architrave à la fois le mystère trinitaire et de la vie de l'Eglise. Le temps de Carême nous conduit au mystère pascal. Ceci devient encore plus évident lorsqu'on comprend que la croix du Christ est le point culminant de la révélation de la miséricorde du Père, et que Jésus est le visage de cette miséricorde". Pendant le Carême, a-t-il ajouté, "l'Eglise a toujours invité les fidèles à mieux se nourrir plus de la Parole de Dieu. C'est pourquoi le Pape invite les chrétiens à explorer la question de la miséricorde à travers les pages de la Bible et les prophètes, qui ne se sont pas limités à réaffirmer que Dieu est miséricordieux. Ils indiquent clairement que ce que doivent également être ses enfants, dans le vivre un amour plus grand qui accorde une attention particulière aux enfants, aux pauvres et sans défense".

Les ?uvres de miséricorde, sont le second point clef du Message. Elles font partie du trésor de la tradition chrétienne. Et si, pendant le Carême, nous fixons notre regard sur le Christ crucifié, et revivons dans la liturgie tout ce qu'il a souffert à cause de nous, ''nous ne pouvons pas penser que ce visage unique a cessé d'être présent dans l'histoire.'' Le Cardinal Montenegro a confirmé que le Pape souhaite, pendant le Carême, "que chaque chrétien ressente le besoin d'être nourri par la Parole de Dieu, qu'il soit ouvert à la souffrance d'autrui, qu'il exerce des ?uvres de miséricorde. En tant que pasteur d'une Eglise qui vit certaines formes de pauvreté et se trouve face à plusieurs défis importants tels que l'immigration, le Pape a ajouté qu'on a parfois tendance à penser que la foi ne peut vivre que par la participation aux sacrements, ou en priant. Or on ne peut exclure de la vie spirituelle les besoins des personnes, surtout les plus pauvres. Le résultat est ce genre de foi devient finalement stérile et insipide. Mais lorsque nous nous ouvrons à une plus complète qui, à la réflexion, est enracinée dans l'Evangile qui demande à être entendu et mis en pratique. La foi doit devenir contagieuse et joyeuse, enrichissant et stimulant l'expérience. Nous avons vu, par exemple, à Lampedusa pendant le débarquement de milliers de personnes, lorsque nombre de groupes ont accepté le défi de l'ouverture à différentes formes de pauvreté... Il est clair que ce n'est pas facile, parce qu'il faut souvent compter sur une mentalité qui accepte difficilement les choses nouvelles... Le mystère pascal est le c?ur de l'année liturgique et ce Carême est placé en plein c?ur du Jubilé. Dans cette perspective, le document souligne des questions relatives au contexte historique et culturel. D'où la proposition prophétique du Jubilé et un Carême placé sous son signe...et qui permet d'examiner le mode de vie des pauvres et d'entendre leur cri. C'est le Christ qui frappe à la porte de nos c?urs afin que nous choisissions et savourions la vie réelle. Dans ces premiers mois du Jubilé, en particulier à travers le symbole de la porte, nous avons pu faire l'expérience d'une beauté d'une miséricorde accessibles à tous: Non seulement la porte de la Basilique vaticane ou des basiliques majeures Rome, mais aussi les cathédrales des diocèses et surtout de certains lieux emblématiques de la pauvreté: Le foyer Caritas de Rome et des cellules de détenus. Grâce à ces options fortes, le Pape invite toute l'Eglise à aller à la rencontre des autres et en particulier des pauvres et des personnes souffrantes... Soutenus par sa miséricorde, apprenons à reconnaître Dieu''.

Pour sa part Mgr.Toso a présenté deux initiatives de Cor Unum pour le Carême 2016. La première, suite à une demande du Saint-Père, est une retraite spirituelle pour ceux qui travaillent dans les services caritatifs de l'Eglise, afin qu'ils fassent mieux l'expérience de la miséricorde de Dieu. La seconde est une grande conférence internationale pour commémorer le dixième anniversaire de la publication de la première encyclique de Benoît XVI, Deus Caritas Est, qui aura lieu les 25 et 26 février au Vatican.

L'unité se construit chemin faisant

Cité du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). La XLIX Semaine de prière pour l'unité des chrétiens s'est conclue hier soir, en la solennité de la conversion de saint Paul, par la célébration des secondes vêpres en la basilique romaine St.Paul-hors-les-murs. Comme de coutume, des représentants d'autres Eglises et communautés ecclésiales présentes à Rome ont pris part à la cérémonie présidée par le Saint-Père. Voici de larges extraits de l'homélie du Pape François, qui a parlé de l'appel commun à la mission de tous les chrétiens, et invité les catholiques à présenter des excuses pour leurs comportements non-évangéliques avec leurs frères chrétiens offensés.

La conversion de Paul après la rencontre avec le Ressuscité, a déclaré le Saint-Père ''n'est pas d'abord un changement moral, mais une expérience de la grâce transformatrice du Christ, l'appel à une nouvelle mission, celle d'annoncer au monde ce Jésus qu'il persécutait en persécutant ses disciples. A cette époque, Paul comprend qu'entre le Christ éternellement vivant et ses disciples existe une union réelle et transcendante: Jésus vit et est présent en eux et ils vivent en lui... La miséricorde surabondante de Dieu est le seul fondement du ministère de Paul... Pour les premiers chrétiens, comme pour nous tous les baptisés d'aujourd'hui, c'est une source de réconfort et d'émerveillement d'apprendre avoir été élus pour être compris dans le plan de salut de Dieu qui se réalise en Jésus-Christ et dans l'Eglise... Nous voyons ici le mystère de la miséricorde et du choix du Père qui veut nous aimer et sauver tout le monde... A la lumière de la Parole de Dieu qui nous a guidés au cours de cette semaine de prière pour l'unité, nous pouvons vraiment dire que tous ceux qui croient dans le Christ sont appelés à proclamer les merveilles de Dieu. Au-delà des différences qui nous divisent encore, reconnaissons avec joie qu'à la source de la vie chrétienne il y a toujours un appel, l'appel de Dieu lui-même... Par conséquent, lorsque les chrétiens de différentes confessions écoutent la Parole Dieu et essayent de le mettre en ?uvre, ils font des pas vraiment importants vers l'unité. Non seulement cet appel nous unit mais nous partageons la même mission d'annoncer à tous les ?uvres merveilleuses de Dieu... Tandis que nous sommes sur le chemin de la pleine communion, nous pouvons dès maintenant développer de multiples formes de collaboration pour promouvoir la diffusion de l'Evangile. Marcher et travailler ensemble permet de nous rendre compte que nous sommes déjà unis dans le nom du Seigneur. L'unité se construit chemin faisant".

''En cette année jubilaire extraordinaire de la Miséricorde ayons à l'esprit qu'il ne peut y avoir aucune recherche authentique de l'unité des chrétiens sans se confier entièrement à la miséricorde du Père. Premièrement, nous demandons pardon pour le péché de nos divisions, qui sont une plaie ouverte dans le Corps du Christ. Comme Evêque de Rome et Pasteur de l'Eglise catholique, j'invoque la miséricorde et le pardon pour les comportements non évangéliques tenus par des catholiques à l'encontre de chrétiens d'autres Eglises. Et j'invite tous les catholiques à pardonner s'ils ont, maintenant ou dans le passé, été offensés par d'autres chrétiens. Si on ne peut effacer ce qui a été, on ne doit pas permettre que le poids des péchés du passé continuent à empoisonner nos relations... L'unité est un don de la miséricorde du Père. Ici, sur la tombe de Paul, apôtre et martyr...nous pensons que notre humble requête est soutenue par l'intercession des nombreux martyrs chrétiens d'hier et d'aujourd'hui qui ont répondu généreusement à l'appel du Seigneur. Dans leur vie, ils ont témoigné des ?uvres merveilleuses que Dieu a accompli. Ils ont fait l'expérience de la pleine communion en présence de Dieu le Père. Soutenus par leur exemple, l'exemple de l'?cuménisme du sang, et réconfortés par son intercession, adressons à Dieu notre humble prière''.

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Pearl
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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 28 Jan - 16:03

Sommaire

- Visite du Président togolais
- Audience au Comité national italien de bioéthique
- Présentation de la Journée mondiale du malade
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Visite du Président togolais

Cité du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président togolais M.Faure Essozimna Gnamingbé, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Prenant acte de la qualité de leurs relations dans la perspective de les renforcer, les parties se sont penchées sur la participation des catholiques au progrès du pays comme du peuple togolais dans son ensemble, notamment en matière d'enseignement. Il a ensuite été question de certains enjeux intéressant l'Afrique occidentale et subsaharienne, et d'un engagement commun en faveur de la sécurité et de la paix régionale.

Audience au Comité national italien de bioéthique

Cité du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Comité national italien de bioéthique, institué il y a vingt-cinq par la présidence du Conseil des ministres: Tout le monde sait la sensibilité de l'Eglise face aux questions d'éthique, a déclaré le Pape. "Mais il est peut-être moins clair que l'Eglise ne revendique aucun espace privilégié dans ce domaine. Au contraire, elle se réjouit lorsque la conscience civile, à différents niveaux, est en mesure de réfléchir, de discerner et d'agir sur la base d'un libre raisonnement, ouvert aux valeurs fondamentales de la personne et de la société... C'est alors le signe de ce que la semence de l'Evangile, révélé et confié à l'Eglise, a porté ses fruits en permettant le développement la recherche de la vérité, du beau et du bien... Il s'agit en substance de continuer à servir la personne, la personne tout entière...avec une attention particulière aux plus vulnérables et défavorisés, dont il est difficile d'entendre la voix... Dans ce domaine, la communauté ecclésiale et civile sont appelées à collaborer, chacune selon ses compétences respectives''. Puis le Pape François a rappelé que le Comité "a du à plusieurs reprises juger du respect de la dignité individuelle ou du respect de la vie de sa conception à la mort naturelle. Compte tenu de son unicité, la personne doit toujours être envisagée comme une fin et jamais simplement comme un moyen... Ce principe éthique est essentiel, car il concerne les applications de la biotechnologie dans le domaine médical, lesquelles ne peuvent jamais être utilisées au préjudice de la dignité humaine, ni obéir à de simples finalités industrielles ou commerciales''.

La bioéthique, a-t-il alors précisé, es "née pour confronter, grâce à un effort critique, les raisons et les conditions relevant de la dignité de la personne avec les développements de la science et de la technologie, de la biologie et de la médecine. Ceux-ci s'accélèrent à un rythme tel qu'on risque de perdre toute référence autre que l'utilité et le profit... Il faut donc bien être conscients que la recherche sur la complexe question bioéthique est délicate. Elle ne permet pas toujours de parvenir à une conclusion harmonieuse immédiate. Il faut donc toujours faire preuve d'humilité et de réalisme, sans craindre la confrontation entre différentes positions; et, enfin, le témoin a donné à la vérité contribue à la maturation de la conscience civile''. Enfin, le Souverain Pontife a encouragé les membres du Comité à poursuivre ses travaux dans trois directions, l'analyse interdisciplinaire des causes de la dégradation de l'environnement dans lequel il serait opportune une comparaison entre théories anthropocentriques et biocentriques, rechercher tous les moyens d'établir la centralité de la personne, dans le respect des autres êtres vivants et de l'environnement, aider à définir les conditions préalables pour la protection des générations futures.

Le deuxième domaine évoqué a été le handicap et la marginalisation sociale des sujets vulnérables, dans une société tendue vers la concurrence et l'accélération du progrès: "Le défi est de s'opposer la culture du rebut, qui revêt de multiples formes, y compris le traitement de l'embryon humain comme matériau jetable. De même pour les personnes âgées et les personnes proches de la mort. Le Saint-Père a également encouragé un effort international croissant à la confrontation, en vue d'une possible et souhaitable, bien que complexe, harmonisation des normes et critères dans les expérimentations biologiques et médicales, remerciant le Comité pour ses efforts d'identification de stratégies de sensibilisation aux questions de bioéthique et de la biotechnologie.

Présentation de la Journée mondiale du malade

Cité du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse a eu lieu la présentation de la Journée mondiale du malade 2016. Cette XXIV édition aura le 11 février pour épicentre Nazareth (le thème est tiré du passage sur les noces de Cana: Faîtes tout ce qu'il vous dit). La conférence de présentation a été animée par Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de santé, assisté de Mgr.Jean-Marie Mate Musivi Mupendawatu, Secrétaire du dicastère, de l'Abbé Augusto Chendi, Sous Secrétaire, et du P.Pietro Felet, SCI, Secrétaire ordinaire de l'Assemblée des évêques catholiques de Terre Sainte.

Le lieu de célébration de la Journée est le premier point à noter, a déclaré Mgr.Zimowski. Nazareth est le lieu de l'Incarnation où Jésus a commencé sa mission de salut en Galilée et fait de nombreuses guérisons, comme le raconte l'Evangile de Marc lu ces derniers jours, lorsque le Christ fait venir à lui des malades pour les guérir et, à son tour, être recherché par les gens. Nous sommes tous appelés, un jour ou l'autre et chacun d'une manière différente, a expérimenter la maladie et la souffrance. Il est parfois terrible de souffrir et nécessaire de demander l'assistance d'une autre personne. Nous somme parfois désarmés de ne pouvoir guérir comme le faisait Jésus. Alors l'important est d'aller vers ceux qui souffrent, et qui peut-être ont plus besoin d'attention et de présence que de guérison, de compassion et de solidarité. A propos ensuite des médecins et des infirmières, de tous les professionnels de la santé, il a souligné la nécessité de maintenir une tradition qualitative au sein des institutions de santé humaine... Le travail du médecin ou celui de l'infirmière est non seulement une profession mais aussi, et peut-être avant tout, une vocation. Prendre soin également des handicapés, des personnes âgées et des malades mentaux illustre le degré de culture d'une société et de ses institutions.

Deuxièmement, Mgr.Zimowski a rappelé que la journée prend place dans le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, durant lequel il seait bon de visiter la basilique du Saint-Sépulcre et Gethsémani, des lieux où le Christ s'est donné pour notre salut . Jésus s'est uni à l'humanité à travers sa croix, et la célébration de la Journée mondiale du malade en Terre Sainte nous aidera à mettre en ?uvre le voeu exprimé par le Pape dans la bulle d'indiction, à savoir que l'année jubilaire peut également favoriser la rencontre avec le judaïsme, l'islam et les autres traditions religieuses. Elle est une bonne occasion pour mieux nous ouvrir au dialogue et pour mieux connaître l'autre et mieux se comprendre mutuellement, pour éliminer toutes les formes de repli sur soi et de mépris, pour s'éloigner de toutes les formes de violence et de discrimination. Chaque traitement hospitalier ou à domicile peut être un signe visible et un lieu de promouvoir la culture de la rencontre et de la paix, où l'expérience de la maladie et la souffrance, ainsi que de l'aide professionnelle et fraternelle contribuer à surmonter toutes les limites et toutes les divisions. Enfin, revenant au rôle des serveurs aux noces de Cana, auxquels Marie a demandé de faire ce que leur demandait Jésus. Bien sûr, c'était un miracle, mais cela peut se faire à travers l'?uvre du Christ, qui peut se prévaloir de l'aide humaine pour accomplir de nouveaux miracles. Jésus, est vraiment venu non pour être servi, mais pour servir.

La Journée 2016 du malade doit donc être concrète, dans la proximité des malades. Elle doit s'exprimer dans la miséricorde envers eux et envers tous les nécessiteux, qui doivent ressentir, outre l'appui matériel, la proximité spirituelle de la communauté chrétienne. Il est important de ne pas les laisser dans l'abandon et la solitude, car ils traversent des moments très délicats de la vie.

L'Abbé Chendi a ensuite illustré le programme de la journée, divisé en trois étapes, l'aspect liturgique, l'approfondissement théologique et pastoral, des actes concrets de charité, dont la visite d'hôpitaux et autres structures. La première débutera dès le 9 février à l'Institut pontifical Notre-Dame Center de Jérusalem, avec la participation des évêques et patriarches catholiques et d'évêques des Eglises s?urs de Terre Sainte. Puis il a rappelé qu'avant tout l'indulgence plénière accordée par le Saint-Père peut être obtenue par les participant à cette manifestation avec l'intention explicite de pratiquer des ?uvres spirituelles et corporelles de miséricorde. En ce qui concerne la dimension théologique pastorale, le Congrès du 9 février sera l'occasion de vérifier certains problèmes, notamment de type éthique, clinique ou législatif. En particulier, l'enseignement relatif à la valeur inviolable de chaque vie humaine et de la dignité unique de chaque personne, avec en particulier les problèmes liés à la fin de vie et l'acceptation des personnes atteintes de certaines maladies invalidantes, au physique comme au mental. En ce qui concerne la dimension caritative, l'Abbé Chendi a expliqué que les visites prévues à certaines structures catholiques et non-catholiques oeuvrant Terre Sainte, constitueront le signe tangible de la tendresse maternelle de Marie à Cana, traduit dans une volonté de servir les nécessiteux et en particulier nos frères et s?urs malades.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Sam 30 Jan - 20:56

Sommaire

- La foi est aussi de vivre la vérité dans l'amour
- Deux événements jubilaires
- Journée mondiale du lépreux
- Audiences
- Autres actes pontificaux

La foi est aussi de vivre la vérité dans l'amour

Cité du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce matin aux participants à l'Assemblée plénière de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qu'il a d'emblée remerciée pour le soutien que son action apporte à la vie de l'Eglise: En fait, a-t-il dit à ses hôtes, "la première vérité de l'Eglise est l'amour du Christ". Quant à la miséricorde, "elle est l'architrave soutenant la vie de l'Eglise". Exhortant ensuite "tout le peuple chrétien, tant les pasteurs que les fidèles, à redécouvrir et opérer durant le jubilé les ?uvres de miséricorde corporelle et spirituelle", parce que à l'heure de la mort il nous sera demandé si nous avons nourri l'affamé, donné et boire à qui avait soif. "Cette attention aux oeuvres de miséricorde est importante. Il ne s'agit pas de dévotion mais de gestes concrets que les chrétiens doivent accomplir. Il faut recommencer à leur enseigner une démarche aussi importante... Dans la foi et de la charité, une relation cognitive rejoint le mystère de l'amour qui est Dieu même. Tout en restant Dieu en soi, Jésus est devenu la miséricorde affective envers l'homme et pour le salut de l'humanité. La tâche confiée à votre Congrégation trouve en cela son fondement ultime et sa justification même. La foi chrétienne n'est pas seulement conserver les connaissances, mais de vivre la vérité dans l'amour. Par conséquent, avec la doctrine de la foi, nous devons préserver l'intégrité morale...de la vie. L'adhésion à la personne du Christ est à la fois acte de la raison et réponse morale à son don. A cet égard, je vous remercie pour tous les efforts et la responsabilité avec laquelle vous traitez des cas d'abus du clergé sur mineurs".

' Prendre soin de l'intégrité de la foi et de la morale est une tâche délicate à remplir..., une mission importante qui nécessite un engagement collégial... Nous avons besoin de promouvoir, à tous les niveaux de la vie de l'Eglise, une juste synodalité''. Citant à ce propos la réunion organisée par la Congrégation avec les représentants des Commissions doctrinales des Conférences épiscopales d'Europe, le Saint-Père a salué une approche collégiale de certains défis doctrinaux et pastoraux". Il faut en effet "favoriser chez les fidèles un nouvelle élan missionnaire et une plus grande ouverture à la dimension transcendante de la vie, sans laquelle l'Europe risque de perdre l'esprit humaniste qu'elle aime et défend". Il a alors salué une autre contribution importante de la Congrégation pour le renouveau de la vie ecclésiale, l'étude de la complémentarité entre les dons hiérarchiques et charismatiques, appelés à collaborer en synergie pour le bien de l'Eglise et du monde... L'unité et la pluralité sont la marque d'une Eglise qui, mue par l'Esprit, sait avancer avec sûreté et fidélité vers le but qu'est le Seigneur ressuscité. C'est là qu'il est possible de voir comment la dynamique synodale, lorsqu'elle est bien comprise, naît de la communion et conduit à une communion de plus en plus actuelle, approfondie et élargie, au service de la vie et de la mission du peuple de Dieu''.

Deux événements jubilaires

Cité du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, accompagné de Mgr.Graham Bell, Sous Secrétaire du dicastère, a présenté deux événements jubilaires. Après avoir évoqué l'ouverture anticipée de la porte sainte à la cathédrale de Bangui, puis celle officielle de début du Jubilé de la Miséricorde à Rome le 8 décembre dernier, suivie le 18 décembre par la porte de la Charité de Don Luigi di Liegro. Ensuite le Saint-Père a visité à Rome toujours un maison de retraite et la Casa Iride où sont soignés les malades en état végétatif. Maintenant, a souligné Mgr.Fisichella, deux événements particuliers méritent notre attention: "Le premier concerne la présence à Rome des reliques de saint Leopold Mandic et de saint Padre Pio. Ce fait est important en tant qu?il témoigne d?une primeur, connaissant l?histoire de ces deux saints, qui ont dépensé leur vie au service de la miséricorde de Dieu. Le religieux croate Leopold (1866-1942), canonisé par Jean-Paul II le 16 décembre 1983 est moins connu que Padre Pio, et pourtant la renommée de sa sainteté s?étend au-delà de l?Eglise de Padoue où il a passé une grande partie de sa vie... Ce capucin a dédié toute sa vie au confessionnal. Pendant environ trente ans, elle est devenue jusqu'à quinze heures par jour le confessionnal de milliers de personnes qui ont trouvé dans la relation avec lui un signe privilégié de pardon et de miséricorde... Padre Pio (1887-1968) canonisé lui aussi par Jean-Paul II en 2002, n?a pas besoin de grandes présentations. Ce capucin italien dépensa toute sa vie à San Giovanni Rotondo sans jamais quitter cette ville. Certes de son vivant certaines personnes, à Rome, le firent souffrir, mais sa sainteté eut le dessus. Dans le silence de l?obéissance il devint lui aussi un témoin privilégié de la miséricorde en consacrant toute sa vie à la célébration du sacrement de pénitence. Nous sommes reconnaissants aux capucins, aux évêques de Padoue et de Manfredonia - Vieste - San Giovanni Rotondo, d?avoir adhéré au souhait du Saint-Père d?avoir les reliques des deux saints pendant quelques jours à Rome, au cours du Jubilé. Notre gratitude s?accompagne de la conviction que cet évènement permettra à des milliers de pèlerins de manifester leur dévotion aux deux Saints et trouver une fois encore la consolation dans leur intercession".

"Le programme est très simple: Les reliquaires arriveront à Rome le 3 février et seront installés à St.Laurent- hors-les murs, basilique qui sera ouverte aux fidèles à partir de 15 h pour une célébration d?accueil. Les reliques resteront à St.Laurent jusqu?au lendemain à 20 h 30' en raison de célébrations réservées au vaste monde de la famille franciscaine. Une veillée nocturne de prière sera organisée le 4 février à partir 22 h dans l?église jubilaire de San Salvatore in Lauro. La prière ainsi que diverses célébrations se poursuivront le lendemain 5 février, jusqu?à la célébration à 14 h de la messe, présidée par Mgr.Michele Castoro, Archevêque de Manfredonia. A partir de 16 h, une procession, avec les deux reliquaires partira de San Salvatore in Lauro pour remonter la via della Conciliazione jusqu?au parvis de la basilique vaticane. Là le Cardinal Angelo Comastri, Archiprêtre de la basilique papale accueillera les reliques et après un moment de prière les introduira à l?intérieur, où elles seront placées dans la nef centrale face à l?autel de la Confession, pour être y vénérées. Les reliques resteront exposées jusqu?au 11 février. A cette date après une célébration eucharistique en remerciement qui aura lieu à 7.30 avec elles retourneront dans les lieux de leurs diverses provenances. Il est bon de préciser que le 10 février, Mercredi des Cendres, la basilique restera fermée la matin pour l?audience générale, et que l?après-midi se déroulera la messe d?entrée en Carême. Ceux qui souhaitent vénérer les reliques et effectuer le parcours jubilaire sont donc priés de le faire les jours précédents pour que les contrôles de sécurités prévus puissent être facilités".

"Le second évènement concerne justement la célébration du Mercredi des Cendres au cours de laquelle le Saint-Père remettra le mandat aux Missionnaires de la Miséricorde. Ainsi que le déclare la bulle d?indiction Misericordiae Vultus, ces missionnaires seront le signe de la sollicitude maternelle de l?Eglise à l?égard du peuple de Dieu, pour qu?il entre en profondeur dans la richesse de ce mystère aussi fondamental pour la foi. Ce seront des prêtres à qui j?aurai donné l?autorité pour pardonner aussi les péchés qui sont réservés au siège apostolique, afin de rendre explicite l?étendue de leur mandat. Ils seront surtout signe vivant de la façon dont le Père accueille ceux qui sont à la recherche de son pardon. Ils seront des missionnaires de la miséricorde car ils se feront auprès de tous l?instrument d?une rencontre riche en humanité, source de libération, lourde de responsabilité afin de dépasser les obstacles à la reprise de la vie nouvelle du baptême... Les Missionnaires de la Miséricorde sont donc des prêtres chargés par le Pape d?être des témoins privilégiés dans leur Eglise locale du caractère extraordinaire de l?événement jubilaire. C?est seulement le Pape qui nomme ces missionnaires, et non les évêques, et il leur confie le mandat d?annoncer la beauté de la Miséricorde de Dieu, et d?être des confesseurs capables de pardonner largement, pour ceux qui s?approchent de la confession. Ces missionnaires, qui sont plus d'un millier, proviennent de tous les continents...et notamment de Birmanie, du Liban, de Chine, de Corée, de Tanzanie, des Emirats, d'Israël, du Burundi, du Vietnam, du Zimbabwe, de Lettonie, de Timor Est, d?Indonésie, de Thaïlande, et d?Egypte. Il y aura aussi des prêtres de rite oriental... Dans le recrutement, tous les Missionnaires ont reçu l?accord de leur évêque ou de leur supérieur... A Rome seront présents 700 d'entre eux que le Pape rencontrera le 9 février pour leur dire qu?il porte dans son c?ur une initiative qui est certainement une des plus parlante et significative du Jubilé de la Miséricorde. Le lendemain, ils concélébreront avec le Pape et en cette occasion recevront son mandat, la faculté d?absoudre également les péchés réservés au Saint-Siège".

"Les autres moments jubilaires regardent avant tout la première audience jubilaire place St.Pierre demain 30 janvier. Le Pape François a accepté avec générosité les nombreuses demandes des pèlerins qui désirent le rencontrer. Pour cela un samedi par mois, selon le calendrier officiel, il y aura une audience spéciale en plus des audiences normales du mercredi. Pour cette première audience plus de 20.000 personnes sont déjà inscrites. Le Jubilé de la Curie, du Governorat et des institutions liées au Saint-Siège qui se tiendra le 22 février sera aussi un moment particulier. La célébration prévoira une méditation du P.Marko Rupnik, Salle Paul VI à 8 h 30', suivie d'une la procession place Saint-Pierre avec le passage de la Porte Sainte et la célébration de la messe par le Pape à 10 h 30'".

Journée mondiale du lépreux

Cité du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Le Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, a signé le message annuel pour la Journée mondiale du lépreux (vivre en aidant à vivre). Cette LXIII Journée, écrit Mgr.Zimowski, veut contribuer à poursuivre la lutte contre ce fléau qui continue de marginaliser tant de personnes. Si cette marginalisation des malades a pour origine le caractère incurable et contagieux, le préjugé social continue. Il rappelle ensuite l'engagement ancien et toujours actif de l'Eglise à cette lutte et au service du lépreux, et exhorte les fidèles à toujours plus oeuvrer pour l'information, la prévention et la compassion en faveur des malades.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 1 Fév - 16:17

Sommaire

- Conclusion du Jubilé de la vie consacrée
- Intentions de prière pour février
- Ne jouir d'aucun privilège est un privilège
- Message-vidéo pour la clôture du Congrès eucharistique international de Cebu
- Première audience jubilaire
- Travail et santé
- Actes du dernier congrès réservé aux nouveaux évêques
- Envoyé spécial en Terre Sainte
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Conclusion du Jubilé de la vie consacrée

Cité du Vatican, 1 février 2016 (VIS). L'Année de la vie consacrée, convoquée par le Pape François fin 2014 se terminera demain par une messe solennelle célébrée en la Basilique vaticane. Au fil de cette année jubilaire se sont déroulés des événements, séminaires, chaînes de prière dans les monastères du monde, ainsi qu'une rencontre entre consacrés de différentes confessions chrétiennes, une initiative qui mérite d'être poursuivie selon le Saint-Père. Ce matin, celui-ci a reçu, Salle Paul VI, les participants au Jubilé. Saluant les consacrés et consacrées, le Saint-Père a improvisé. Voici toutefois un résumé du discours préparé pour l'occasion. Rappelant que chaque fidèle consacré a répondu un jour à l'appel de Jésus, il reconnaît que ce fut souvent "une adhésion pleine d'enthousiasme et de joie, ce fut parfois plus difficile, voire incertain. Nous l'avons quand même tous suivi, avec générosité, nous laissant guider sur des voies que nous n'aurions même pas imaginées", apprenant du Christ "la relation avec le Père, recevant son Esprit, apprenant à aimer les pauvres et les pécheurs, de même que le service, l'accueil, le pardon et la charité fraternelle. Notre vie consacrée a du sens parce que rester avec lui et aller sur les routes du monde en l'apportant, en nous conformant à lui, nous fait être Eglise, don pour l'humanité... L'Année se conclut, mais votre engagement à rester fidèles à l'appel reçu et à croître dans l'amour, dans le don, dans la créativité, demeure. C'est pourquoi, je voudrais vous laisser trois mots. Le premier est prophétie. C'est votre spécificité". Le monde et l'Eglise attendent de vous que vous "proclamiez, par votre vie, avant même les paroles, la réalité de Dieu: dire Dieu. Si parfois, il est rejeté ou mis à l'écart et ignoré, nous devons nous demander si nous avons été assez transparents à son visage, et si nous n'avons pas plutôt montré le nôtre. Le visage de Dieu est celui d'un Père de tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour".

Le deuxième mot mis en avant par le Pape est proximité. "Dieu, en Jésus, s'est fait proche de chaque homme et femme: Il a partagé la joie des époux à Cana de Galilée et l'angoisse de la veuve de Nain. Il est entré dans la maison de Jaïre touchée par la mort et dans la maison de Béthanie parfumé de nard. Il s'est chargé des maladies et des souffrances, jusqu'à donner sa vie en rachat de tous. Suivre le Christ signifie aller là où il est allé, prendre sur soi, comme le bon Samaritain, le blessé que nous trouvons le long de la route, aller à la recherche de la brebis perdue. Etre, comme Jésus, proche des gens, partager leurs joies et leurs douleurs, montrer par notre amour, le visage paternel de Dieu et la caresse maternelle de l'Eglise. Que jamais personne ne vous sente éloignés, détachés, fermés et donc stériles. Chacun de vous est appelé à servir ses frères, suivant son charisme propre: qui par la prière, qui par la catéchèse, qui par l'enseignement, qui en prenant soin des malades ou des pauvres, qui en annonçant l'Evangile, qui en accomplissant les différentes ?uvres de miséricorde. L'important est de ne pas vivre pour soi-même, comme Jésus n'a pas vécu pour lui-même, mais pour le Père et pour nous".

Enfin, il y a l'espérance. "En témoignant de Dieu et de son amour miséricordieux, les consacrés et consacrées peuvent fonder leur espérance en notre humanité "marquée par différents motifs d'anxiété et de peur et tentée parfois par le découragement. Vous pouvez faire sentir la force rénovatrice des béatitudes, de l'honnêteté, de la compassion, la valeur de la bonté, de la vie simple, essentielle, pleine de sens. Et vous pouvez aussi nourrir votre espérance dans l'Eglise", a ajouté le Saint-Père qui a ensuite évoqué la rencontre ?cuménique entre consacrés de différentes confessions chrétiennes pour que "le témoignage charismatique et prophétique de la vie des consacrés, dans la variété de ses formes, puisse aider à se reconnaître tous plus unis et favoriser la pleine communion... ne vous laissez pas conditionner, dans votre apostolat quotidien, par l'âge ou le nombre. Ce qui compte le plus est la capacité de répéter le oui initial à l'appel de Jésus qui continue de se faire entendre, de façon toujours nouvelle, à chaque saison de la vie. Son appel et notre réponse maintiennent vivante notre espérance. Prophétie, proximité, espérance. En vivant ainsi, vous aurez la joie dans le c?ur, signe distinctif de ceux qui se mettent à la suite de Jésus et, à plus forte raison, des consacrés".

Intentions de prière pour février

Cité du Vatican, 1 février 2016 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour février est: "Pour que nous prenions soin de la création, reçue en don gratuit, en la protégeant pour les générations à venir".

Son intention missionnaire est: "Pour qu'augmentent les possibilités de rencontre et de dialogue entre la foi chrétienne et les peuples d'Asie".

Ne jouir d'aucun privilège est un privilège

Cité du Vatican, 31 janvier 2016 (VIS). Ce midi à l'angélus le Saint-Père a commenté l'Evangile du jour, qui nous ramène à Nazareth, village de Galilée où Jésus a grandi en famille et où il est connu de tous. Ayant à peine entamé sa vie publique il y revient pour la première fois. A la synagogue, devant la communauté, il lit le passage d'Isaïe évoquant la venue du Messie. A la fin, il déclare que la prophétie à peine entendue vient de s'accomplir. "D'abord stupéfaits, ses concitoyens se fâchent et murmurent: Mais pourquoi celui-là qui se prétend le Consacré du Seigneur, ne répète-t-il pas ici parmi nous les prodiges que, dit-on, il a accomplis à Capharnaüm et dans ses environs? C'est alors que Jésus leur réplique que personne n'est prophète en son pays, ni bien accueilli. Et de citer les cas de grands prophètes comme Elie ou Elisée... Se sentant offensés, les gens de Nazareth se lèvent, chassent Jésus de la synagogue avec l'intention de le jeter dans un précipice. Avec la force de sa paix, il traversa la foule et se mit en route. Son heure n'était pas arrivée... Il ne s'est pas agi d'une simple dispute de village...née de quelque jalousie, mais d'un incident illustrant la tentation à laquelle toute personne religieuse est exposée et dont il faut absolument s'écarter. C'est la tentation de considérer la religion comme un investissement et d'en arriver à composer avec Dieu notre propre intérêt. Dans la véritable religion, il s'agit d'accueillir la volonté paternelle de Dieu, qui prend soin de toute créature, de la plus insignifiante aux yeux humains. Tel est le ministère prophétique de Jésus, annoncer que nulle condition humaine ne peut être objet d'exclusion... Aux yeux de Dieu, le seul privilège est de ne jouir d'aucun privilège, de n'avoir aucun maître et de s'en remettre totalement à lui". Et lorsque Jésus dit qu'aujourd'hui s'est accomplie l'Ecriture, cet aujourd'hui veut dire toujours. Cela vaut à cet instant parmi nous sur cette place, en rappelant l'actualité nécessaire du salut apporté à l'humanité par Jésus. C'est toujours Dieu qui fait le premier pas, qui vient à notre rencontre avec miséricorde pour nous relever de la poussière de nos péchés et nous aider à reprendre le bon chemin. "Dans la synagogue de Nazareth, il y avait probablement Marie. Et on peut imaginer qu'elle connut là une anticipation de sa souffrance à venir au pied de la croix. Puisse-t-elle nous aider à nous convertir d'un dieu des miracles au miracle de Dieu qu'est Jésus-Christ.

Message-vidéo pour la clôture du Congrès eucharistique international de Cebu

Cité du Vatican, 1 février 2016 (VIS). Hier, 31 janvier, la messe présidée par le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, archevêque de Yangon (Birmanie) et Légat pontifical, a clôturé le 51 Congrès eucharistique international de Cebu (Philippines). Inauguré le 24 janvier, il avait pour thème: Le Christ en vous, espérance de la gloire. L'Eucharistie, source et sommet de la mission de l'Eglise.

Au terme de la messe, un message-vidéo du Pape a été diffusé, dans lequel il souligne que le thème du congrès "nous rappelle que Jésus ressuscité est toujours vivant et présent dans son Eglise, surtout dans l'eucharistie, le sacrement de son corps et de son sang. La présence du Christ au milieu de nous -poursuit-il- n'est pas seulement une consolation, mais aussi une promesse et une invitation. C'est une promesse qu'un jour, la joie et la paix éternelle nous appartiendront dans la plénitude de son Règne. Mais c'est aussi une invitation à sortir, comme missionnaires, pour porter le message de la tendresse du Père, de son pardon et de sa miséricorde à tout homme, femme et enfant". Puis le Saint-Père a invité à réfléchir sur les deux gestes de Jésus dans la dernière Cène, qui ont un rapport avec la dimension missionnaire de l'eucharistie, la convivialité et le lavement des pieds. Soulignant combien il était important pour le Christ de partager ses repas avec ses disciples mais aussi et spécialement avec les pécheurs et les marginaux, il ajoute que "s'asseyant à table, Jésus pouvait écouter les autres, leurs histoires, entendre leurs espérances et leurs aspirations et leur parler de l'amour du Père. A chaque eucharistie, la table de la cène du Seigneur, nous devons être inspirés et suivre son exemple, en allant à la rencontre des autres, dans un esprit de respect et d'ouverture, pour partager avec eux le don que nous-mêmes avons reçus". Cela revêt une importance particulière en Asie où l'Eglise est engagée "dans un dialogue respectueux avec les membres des autres religions. Ce témoignage prophétique a très souvent lieu, comme nous le savons, par un dialogue de vie. Le témoignage des vies transformées par l'amour de Dieu est pour nous la meilleure façon de proclamer la promesse du règne de réconciliation, de justice et d'unité pour la famille humaine. Notre exemple peut ouvrir les c?urs à la grâce de l'Esprit Saint qui les conduit au Christ Sauveur".

Le second geste, le lavement des pieds, est le signe du "service humble de Jésus, de l'amour inconditionnel avec lequel il a donné sa vie sur la croix pour le salut du monde. L'eucharistie est une école de service humble. Elle nous enseigne à être prêts à l'être pour les autres. Cela aussi est au centre du devoir du disciple missionnaire". Le Pape a pris l'exemple du typhon meurtrier qui a dévasté les Philippines mais qui a suscité un immense élan de solidarité, de générosité et de bonté. "Les personnes se sont mises à reconstruire non seulement les maisons, mais aussi les vies. L'eucharistie nous parle de cette force qui jaillit de la croix et qui apporte continuellement une nouvelle vie. Elle change les c?urs. Elle nous permet d'être attentionnés, de protéger qui est pauvre et vulnérable et d'être sensibles au cri de nos frères et s?urs dans le besoin. Elle nous enseigne à agir avec intégrité et à refuser l'injustice et la corruption qui empoisonnent les racines de la société". Le Pape a conclu en annonçant que le prochain Congrès eucharistique international aurait lieu en 2020 à Budapest (Hongrie).

Première audience jubilaire

Cité du Vatican, 30 janvier 2016 (VIS). Le Pape François a consacré la première des audiences jubilaires à la miséricorde et à la mission. Cette initiative du Saint-Père pendant l'Année sainte permet de venir aux personnes qui ne peuvent pas se rendre aux audiences générales du mercredi. A cette occasion plus de 22.000 personnes étaient présentes Place St.Pierre. "Nous entrons jour après jour au c?ur de l'Année sainte de la Miséricorde. Par sa grâce, le Seigneur guide nos pas, tandis que nous passons la Porte Sainte, et vient à notre rencontre pour rester toujours avec nous, malgré nos faiblesses et nos contradictions. Ne nous fatiguons jamais de sentir le besoin de son pardon, parce que quand nous sommes faibles sa proximité nous rend forts et nous permet de vivre notre foi avec une plus grande joie. Evoquant ensuite l'étroite relation entre miséricorde et mission, le Pape a souligné qu'en tant que chrétiens, nous avons la responsabilité d'être missionnaires de l'Evangile. "Quand nous recevons une bonne nouvelle ou quand nous vivons une belle expérience, il est naturel que nous sentions l'exigence de la partager aussi avec les autres... La joie ressentie est telle qu'elle nous pousse à la communiquer. Ce devrait être la même chose quand nous rencontrons le Seigneur. Le signe concret que nous avons vraiment rencontré Jésus est même cette joie que nous éprouvons en le faisant connaître aussi aux autres. A la lecture de l'Evangile, nous voyons que cette expérience est celle des premiers disciples... Rencontrer Jésus c'est rencontrer son amour. Cet amour nous transforme et nous rend capables de transmettre aux autres la force qu'il nous donne. Nous pourrions dire en quelque sorte que depuis le jour du baptême, un nouveau nom est donné à chacun de nous en plus de celui que nous ont déjà donné maman et papa, c'est le nom Christophore qui signifie porteur du Christ. Chaque chrétien est porteur du Christ!... La miséricorde que nous recevons du Père ne nous est pas donnée comme une consolation privée, mais nous fait devenir des instruments afin que les autres aussi puissent recevoir le même don. Il y a une étonnante circularité entre la miséricorde et la mission. Vivre de miséricorde nous rend missionnaires de la miséricorde, et être missionnaires nous permet de grandir davantage dans la miséricorde de Dieu. Prenons donc au sérieux le fait d'être chrétiens, et engageons-nous à vivre comme des croyants, parce que c'est seulement ainsi que l'Evangile peut toucher le c?ur des personnes et l'ouvrir à la grâce de l'amour".

Travail et santé

Cité du Vatican, 30 janvier 2016 (VIS). Après la catéchèse, le Saint-Père a salué notamment les membres de l'association italienne des mutilés et invalides du travail, rappelant l'importance de garantir la santé des travailleurs et de défendre en toute circonstance le don de Dieu qu'est la vie, avant tout celle des plus faibles. Puis ce fut au tour d'une délégation de la société municipale de transports de Rome, à laquelle il a rappelé que la qualité de la vie sociale dépend largement de celle du transport public. Formant le voeu de voir accrus les efforts de réduction de la pollution, il a remercié le personnel de l'ATAC d'avoir amélioré le service en faveur des pèlerins de l'Année sainte. Enfin, s'adressant aux jeunes, aux malades et aux nouveaux couples, le Pape a évoqué Don Bosco, l'éducateur par excellence, dont la fête sera célébrée demain. Apprenez de son expérience spirituelle à toujours placer votre espérance dans le Crucifié, recourez à son intercession pour pleinement assumer votre mission.

Actes du dernier congrès réservé aux nouveaux évêques

Cité du Vatican, 1 février 2016 (VIS). Ce matin en Salle de Presse ont été présentés (Témoin du Ressuscité) les actes du cours 2014 de formation annuelle pour les nouveaux évêques. Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques, était accompagné pour la présentation par Mgr. l'archevêque Ilson de Jesus Montanari, Secrétaire, et Mgr.Francesco Cacucci, Archevêque de Bari - Bitonto (Italie), Rapporteur du cours.

Ce cours, a tout d'abord rappelé le Cardinal Ouellet remonte à 2001. L'initiative répondait à une attente qui s'était faite jour durant les assemblées synodales. La formation est un bienfait pour tous ceux qui font partie de l'Eglise, laïcs, prêtres et donc aussi évêques. Le cours réservé aux nouveaux évêques est organisé sous le patronage de la Congrégation pour les évêques, en collaboration avec celle pour les Eglises orientales, et parfois aussi avec la Congrégation pour l'évangélisation des Peuples. Ainsi en quinze ans, plus de 1.500 évêques ont été à préparer leur ministère pastoral à travers cette expérience de huit ou neuf jours de partage fraternel, de conférences et de débats et, surtout de rencontres avec le Saint-Père et des représentants de la Curie romaine et de l'épiscopat mondial. Aujourd'hui, c'est le matériau partagé de cette formation qui est mis à la disposition du public. Sa publication permettra d'obtenir des suggestions utiles pour améliorer l'expérience.

Puis Mgr.Cacucci a expliqué comment dans une période d'hyper-activisme et de fragmentation, "l'Evêque est appelé, aujourd'hui plus que jamais, à être l'homme de la synthèse, qui aide frères et amis prêtres dans leur recherche de l'essentiel... Au dernier Congrès ecclésial italien, le Saint-Père a lancé un encouragement à vivre une collégialité efficace. Si marcher ensemble (Synode) avec les prêtres, les consacrés et les fidèles laïcs, est une entreprise difficile, c'est l'expression de l'amour et de la communion au sein de l'Eglise. On peut dire avec saint Augustin que lorsqu'on aime, même la fatigue est aimée. Pour être témoin du Ressuscité, l'évêque est appelé à être un homme de prière, surtout de la prière d'intercession". Quant à Mgr.Montanari, il a ajouté que pendant ces seize années d'expérience, le nombre de participants a toujours dépassé la centaine. Après le succès des premiers cours, la Congrégation pour les Eglises orientales a rejoint l'expérience...ce qui a permis d'acquérir une meilleure compréhension de la situation dans laquelle se trouvent ces Eglises souvent en situation minoritaire, mais aussi à renforcer nos relations fraternelles".

Envoyé spécial en Terre Sainte

Cité du Vatican, 30 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 12 décembre dernier par laquelle le Saint-Père a nommé Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, son Envoyé spécial à la XXIV Journée mondiale du malade (Nazareth 11 février).

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 2 Fév - 16:12

Sommaire

- La vie consacrée doit rechercher le contact avec les gens
- Autres actes pontificaux
- Avis

La vie consacrée doit rechercher le contact avec les gens

Cité du Vatican, 2 février 2016 (VIS). Voici de larges extraits du discours improvisé hier par le Pape devant les participants à la clôture du Jubilé de la vie consacrée:

''Les religieux, femmes et hommes consacrés au service du Seigneur...dans l'Eglise, vivent en pauvreté et avec un amour chaste qui les conduit à une paternité et une maternité spirituelle universelle. Ils vivent dans l'obéissance...qui n'a rien de militaire, car la discipline est une autre chose car il s'agit d'une soumission du coeur à l'obéissance". Avez vous l'envie de faire cela? Et si la chose n'est pas claire, parlez avec supérieure, avec le supérieur. Mais après le dialogue il faut obéir... Le chemin vers le bonheur et la grandeur vous remplit de joie car c'est celle de Jésus... La prophétie est un don, un charisme qu'il faut demander à l'Esprit Saint... Faisons en sorte de l'exercer toujours au bon moment, pour faire de toutes nos vies une prophétie... Après la prophétie, il est besoin de la proximité. Les hommes et femmes consacrées ne doivent pas vivre loin des gens en toute commodité, mais s'en approcher pour comprendre la vie des chrétiens comme des non-chrétiens, leurs souffrances et leurs problèmes... La vie consacrée, qui ne signifie pas se contenter de regarder les autres avec détachement, doit conduire les consacrés à la proximité avec les gens, qu'elle soit spirituelle ou physique... Donc à les comprendre. Il faut aussi pour cela sortir de la rumeur...du terrorisme des ragots...qui fait comme jeter une bombe''.

Quel espoir ? Je vous avouerais que j'ai du mal à voir le déclin des vocations. Quand je reçois les évêques et leur demande: Combien avez-vous de séminaristes? Souvent la réponse est, quatre ou cinq! Et lorsque, dans vos communautés religieuses, vous avez un ou deux novices, il est clair qu'on ne fait pas front au vieillissement communautaire... Lorsque on voit les monastères, et de grands monastères ...où il n'y a plus que quatre ou cinq nonnes âgées...on est tenté de perdre espoir: Seigneur, que se passe-t-il? Pourquoi le ventre de la vie consacrée est-il devenu tellement stérile? Certaines congrégations font l'expérience d'une sorte d'insémination artificielle en accueillant un peu n'importe qui: Bienvenue, venez, venez...mais ce n'est pas un recrutement sérieux. Il faut pouvoir discerner si on se trouve devant une véritable vocation qu'il faudra aider à grandir... Le Seigneur qui est si généreux ne saurait briser sa promesse. Alors nous devons aller frapper à la porte de son c?ur, car il y a danger... Lorsqu'une congrégation religieuse voit fondre ses effectifs et diminuer ses candidats, elle est souvent tentée de se cramponner à l'argent, à l'argent qui est la fiente du Diable. Quand manque la grâce d'avoir des vocations, n'allons pas penser que l'argent va sauver la situation".

''Je vous remercie beaucoup pour ce que vous faites tous, personnes consacrées chacune avec son propre charisme... Comment ferait l'Eglise si il n'y avait pas de religieuses? Quand on va à l'hôpital, dans les écoles, les paroisses, les quartiers, les missions, on rencontre encore tant d'hommes et de femmes qui ont donné leur vie au service d'autrui... Et lorsqu'on visite des cimetières on remarque qu'il y a beaucoup de missionnaires religieux morts à quarante ans des maladies contractées dans ces pays où ils ont brûlé leur vie... Ce sont des saints, ce sont des graines jetées en terre! Nous devrions donc demander au Seigneur de se pencher un peu sur ces cimetières, voir ce qu'ont accompli nos prédécesseurs et nous donner plus de vocations. Car nous en avons grand besoin''.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 2 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Robert Bourgon, Evêque de Hearst (superficie 799, population 139.977, catholiques 138.000, prêtres 89, diacres 7, religieux 104), au Canada. L'Evêque élu, né en 1956 à Sudbury (Canada) et ordonné prêtre in 1981, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Sault Sainte Marie (Canada). Il succède à Mgr.Vincent Cadieux, OMI, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en droit canon, il a été curé de paroisses, juge ecclésiastique et chancelier diocésain.

Mgr.Robert Bourgon, Evêque de Hearst (Canada), Administrateur apostolique du diocèse de Moosonee (Canada), qui avait été uni in persona episcopi à celui de Hearst sous l'épiscopat de Mgr.Cadieux.

L'Archimandrite Manuel Nin Guell, OSB, Exarque apostolique pour les fidèles de rite byzantin en Grèce (catholiques 6.000, prêtres 60, religieuses 11). L'Evêque élu, né en 1956 à El Vendrell (Espagne), a prononcé ses voeux religieux en 1980 et a été ordonné prêtre in 1998. Jusqu'ici Recteur du Collège pontifical grec de Rome, il succède à Mgr.Dimitrios Salachas, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été enseignant, Premier Assistant de l'Abbé Président de sa congrégation, Consulteur des Cérémonies pontificales et Membre de la Commission liturgique de la Congrégation pour les Eglises orientales.

L'Abbé Christudas Rayappan, Auxiliaire de l'Archevêque de Trivandrum (Inde). L'Evêque élu, né en 1971 à Adimalathura (Inde) et ordonné prêtre in 1988, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain. Docteur en missionologie, il a été secrétaire épiscopal, aumônier d'hôpital, curé de paroisse et Directeur de l'association des prêtres et religieux du diocèse.

Avis

Cité du Vatican, 2 février 2016 (VIS). Nous publierons demain une longue interview consacrée à la Chine, accordée par le Saint-Père à un quotidien de Hong Kong publié en anglais.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 3 Fév - 19:17


Sommaire

- Dieu rend justice en miséricorde
- Dans la perspective du voyage apostolique au Mexique
- Voeux du Pape François à la Chine
- Clôture de l'Année de la vie consacrée
- Présentation au Pape d'un livre sur l'ancienne flotte pontificale

Dieu rend justice en miséricorde

Cité du Vatican, 3 février 2016 (VIS). Le rapport entre la miséricorde et la justice à la lumière de l'Ecriture, tel a été le thème abordé par le Pape durant l'audience générale tenue Place St.Pierre: L'Ecriture, a-t-il dit, "présente Dieu rempli d'une miséricorde infinie, mais aussi comme la justice parfaite... Ces deux réalités semblent opposés, alors qu'en fait c'est la miséricorde de Dieu qui porte à l'accomplissement de la vraie justice. L'administration humaine de la justice prévoit que la personne se considérant victime s'adresse aux juges pour obtenir justice. Le coupable se voit infliger une peine selon le principe que chacun doit recevoir son du... Mais cette voie ne mène pas à la vraie justice, car le mal n'a pas vraiment été surmonté, seulement limité. Or, ce n'est qu'en y répondant par le bien que le mal est complètement défait". La Bible nous présente une autre façon de rendre justice: La victime s'adresser au coupable pour l'inviter à la conversion, "en l'aidant à comprendre ce qui a fait de mal, en l'invitant à la conversion, en faisant appel à sa conscience''. De cette façon, a expliqué le Pape, le coupable "qui reconnaît sa culpabilité peut s'ouvrir au pardon que la victime lui offre... Voilà la façon de résoudre les différents en familles, dans les relations entre conjoints ou entre parents et enfants. La victime aimant le coupable, elle ne veut pas perdre leur relation. Certes, c'est un chemin difficile, qui exige que celui qui obtient gain de cause soit prêt à pardonner. Et qu'il veuille le salut et le bien de qui lui a fait du tort... C'est ainsi que Dieu agit envers nous, pauvres pécheurs. Il nous offre toujours son pardon. Il nous aide à l'accepter et à prendre conscience de notre mal afin de nous en libérer. Dieu ne veut la condamnation de personne mais le salut de tous... Lui, le Seigneur de la Miséricorde veut sauver tout le monde... Le problème est donc de le laisser entrer dans nos coeurs. Les paroles des prophètes sont toutes un appel passionné et plein amour qui tend à notre conversion''. Le c?ur de Dieu est ''un c?ur d'un père qui aime et veut que tous ses enfants vivent dans la bonté et dans la justice, qu'ils soient pleinement heureux. Il a un c?ur de père qui va bien au-delà de notre vision étroite de la justice pour nous ouvrir aux vastes horizons de sa miséricorde... C'est ce c?ur d'un père que l'on trouve dans le confessionnal... C'est ce coeur que nous allons y chercher...en nous adressant au père pour mieux comprendre le mal, pour qu'il nous aide à changer et nous oblige à réussir... C'est pourquoi être confesseur implique une grande responsabilité, car l'enfant qui vient à vous, attend de trouver un père. Et vous, prêtre...vous êtes à la place du Père qui rend justice avec miséricorde".

Dans la perspective du voyage apostolique au Mexique

Cité du Vatican, 3 février 2016 (VIS). Le Saint-Père s'apprête à fouler le sol du Mexique, où il est attendu le 12 février. Voici un résumé de ses réponses vidéo aux questions proposées par l'agence Notimex. L'enregistrement est disponible près le CTV:

Q. Vous venez à Mexico? Ce qui vient à nous amener au Mexique?

Pape François: ''Je vais pas au Mexique comme un roi mage chargé de choses à accomplir, de messages, d'idées, de solutions à des problèmes... Je viens en pèlerin, à la rencontre du peuple mexicain, pour en recevoir quelque chose...la richesse de sa foi...son mode de penser, sa manière d'être qui est le résultat d'une très longue histoire, forgé lentement entre échecs et succès...et surtout la richesse de son c?ur... Le peuple mexicain n'est pas orphelin parce qu'il est fier d'avoir Mère... C'est un peuple qui n'oublie pas sa mère, une mère métisse qui le forge dans l'espérance''.

Q. Que représente pour vous la Vierge de Guadalupe?

Pape François: "La sécurité et la tendresse. Combien de fois..., ne sachant pas comment réagir à une épreuve, je la prie et elle répond m'aimer, de ne pas avoir peur... Ce sont ses mots de mère: Ne pas avoir peur... Elle est la Mère, pleine de compassion, qui protège un village ou une famille, qui donne chaleur de la maison, qui caressant tendrement les siens". La Guadalupe est une image maternelle qui parle, qui enveloppe, qui se soucie de son peuple". Voilà ce que je ressens face à elle... Pour mon troisième séjour sur le sol mexicain, je demande la grâce de pouvoir m'attarder devant cette image''.

Q. Comment nous aider à affronter la violence?

Pape François: "La violence, la corruption, la guerre, des enfants qui ne peuvent pas aller à l'école à cause de la guerre, le trafic d'armes...c'est plus ou moins le climat général du monde aujourd'hui. Vous vivez au Mexique un morceau de cette nouvelle guerre... Je viens prier avec vous, afin de vous aider à trouver solution aux problèmes...qui affligent le Mexique: La violence, la corruption, le trafic de drogue et les cartels... Tout cela n'est pas le Mexique que veut notre Mère... On doit rejeter tout ceci...et encourager les mexicains à se battre chaque jour contre la corruption, contre les trafics, contre la guerre, contre la désunion, contre la criminalité organisée... Nous devons nous battre chaque jour pour la paix, pour faire reculer la guerre, en semant la douceur, la compréhension et la paix. Sait François a prié le Seigneur de faire de lui un instrument de sa paix. Le Mexique doit être un instrument de paix... La paix naît de la tendresse, la paix est compréhension. Elle passe par dans le dialogue et non par la rupture. Le mot clef est dialogue, dialogue entre les dirigeants, avec le peuple, entre toutes les personnes... On ne doit pas avoir peur d'écouter les autres, pour voir quelles raisons ils ont. Et, s'il vous plaît, ne tombez pas dans le piège de l'argent, qui asservit toute vie au moyen d'une guerre intérieure où l'on perd toute liberté... Je viens demander à la Vierge de Guadalupe de donner la paix du c?ur au Mexique, aux familles, aux villes et au pays tout entier''.

Q. Qu'attendez-vous des mexicains?

Pape François: ''Je vais au Mexique pour servir, en serviteur de la foi... Notre foi , la foi de l'Eglise n'est pas chose de musée. Notre foi est une foi née dans le dialogue avec Jésus-Christ, notre Sauveur, le Seigneur... Si elle reste confinée dans le privé, ce n'est pas bon. Certes l'expression publique de la foi ne se résume pas à une procession de rues. Cette foi doit s'exprimer dans mon travail, dans ma famille, dans les choses que je fais à l'école ou à l'université...dans le fait de vivre en chrétien". Mais combien de temps passons-nous vraiment avec Jésus dans notre vie? La prédication de l'Evangile, le témoignage de notre foi...nous devons sortit les exprimer...sans avoir peur des épreuves... Nous devons agir partout pour résoudre les conflits, en famille, à l'école, dans les rapports socio-économiques". En cela notre mère nous dit de "ne pas avoir peur de sortir, de ne rien craindre car je suis à tes côtés, ta Mère".

Voeux du Pape François à la Chine

Cité du Vatican, 3 février 2016 (VIS). A l'occasion du Nouvel An chinois, le Saint-Père a accordé une longue interview au journal en ligne Asia Times (Hong Kong). En voici un résumé. Saisissant d'abord l'occasion, il souhaite une bonne et heureuse année au Président Xi Jinping et au peuple chinois tout entier, pour lequel il manifeste sa haute estime, louant la culture chinoise et exprimant l'espoir que ce grand pays contribue au dialogue entre les peuples, à la la paix et au développement de la famille humaine.

Asia Times: Que représente la Chine pour vous? Et quelle place occupe Matteo Ricci dans votre vie?

Pape François: ''Pour moi, la Chine a toujours été un point de référence de la grandeur. Un grand pays, mais plus encore une grande culture, avec une sagesse inépuisable... Je l'admire depuis toujours... Apprenant la vie de Matteo Ricci, j'ai vu cet homme était exactement ce que je ressentais, une personne en mesure de dialoguer avec cette grande culture, avec cette sagesse ancienne... L'expérience du P.Ricci enseigne qu'il est nécessaire d'établir un dialogue avec la Chine..., une terre bénie à beaucoup d'égards. Et l'Eglise catholique, dont une des fonctions est le respect de toutes les civilisations, a le devoir de respecter celle-ci avec un R majuscule".

Asia Times: La Chine s'ouvre désormais au monde, face à des défis sans précédent pour elle-même comme pour le monde. Vous avez parlé d'une troisième guerre mondiale furtive: Que représente la recherche de la paix?

Pape François: ''La peur n'est jamais bonne conseillère... Il est évident que, comme la culture et la sagesse, les connaissances technologiques ne peuvent rester enfermées dans un pays: Elles doivent se développer, être diffusées et communiquées. L'homme communique, une civilisation communique. Certes, quand la communication se produit se manifeste de manière agressive, il peut en découler des conflits. Mais en l'occurrence il n'est pas utile d'avoir peur. Le grand défi est de trouver un équilibre mondial dans la paix... Le monde occidental, le monde oriental et la Chine ont la capacité de maintenir cet équilibre et de la force de construire la paix. Nous devons trouver le moyen, toujours par le dialogue. Il n'y a pas d'autre moyen. Mais le dialogue ne signifie pas que nous devrions accepter un compromis du genre la moitié du gâteau pour moi, l'autre pour vous, comme cela s'est produit à Yalta. Et nous en avons vu les résultats! Non, le véritable dialogue signifie: Nous sommes arrivés à ce point, nous pouvons être d'accord ou non, mais avançons ensemble. C'est nécessaire pour construire... Aujourd'hui le gâteau est un tout, il est l'humanité, la culture. Partager le gâteau, comme à Yalta, signifierait diviser l'humanité et la culture en petits morceaux", ce qui est impossible.

Asia Times: La Chine a connu ces dernières décennies de grandes tragédies. Depuis 1980, les chinois ont sacrifié ce qui a toujours été de plus cher, leurs enfants. Pour les Chinois sont de très graves blessures. Cela a laissé un grand vide dans leur conscience et en quelque sorte un besoin très profond de se réconcilier avec eux-mêmes et se pardonner. En cette Année de la Miséricorde, quel message peut-on offrir au peuple chinois?

Pape François: ''Le vieillissement de la population...se produit dans de nombreuses régions du monde... Cela peut faire peur ou fournir une perception erronée du phénomène. Alors si nous tombons dans la pauvreté, à quoi bon avoir des enfants... Certains pays ont opté pour le contraire. Par exemple, lors de mon voyage en Albanie, j'ai été étonné de constater que l'âge moyen de la population était de quarante ans... Les pays qui ont souffert choisissent la jeunesse. Ensuite, il y a le problème du travail... Il est vrai que le problème d'une Chine privée d'enfants doit être très douloureux. La pyramide est inversée car l'enfant devra porter le fardeau de ses parents et grand-parents. Et cela est épuisant, exigeante, désorientant... Je comprends que la Chine ait rouvert des possibilités sur ce front".

Asia Times: Comment doit-on répondre aux défis auxquels font face les familles en Chine, dans un processus de changement profond qui ne correspond plus au modèle traditionnel chinois de la famille?

Pape François: ''L'histoire d'un peuple est toujours en chemin. Elle marche parfois plus rapidement, parfois plus lentement, parfois doit faire une pause...revenir sur ses pas pour retrouver le droit chemin. Mais quand un peuple va de l'avant, cela ne m'inquiète pas parce que cela signifie que l'histoire est en marche. Je pense que le peuple chinois va de l'avant, et cela est sa grandeur... Aucun peuple doit regretter son passé. La Chine doit être en paix avec son passé, même si elle a fait des erreurs... Les peuples doivent se réconcilier avec leur histoire et chacun selon sa propre manière, en tenant compte des réussites et des erreurs. Et cette réconciliation avec l'histoire elle-même apporte beaucoup de maturité, beaucoup de croissance... C'est là que le patrimoine historique et culturel apparaît dans toute son importance... Et nous revenons à la question du dialogue avec le monde d'aujourd'hui. Dialogue ne signifie pas abandon de sa culture à cause de quelque danger... Il faut reconnaître la grandeur du peuple chinois, qui a su toujours maintenir sa culture. Et par culture, je n'entend pas les idéologies du passé et leur culture imposée''.

Asia Times: La croissance économique du pays est forte, ce qui a aussi conduit à des désastres humains et environnementaux. La recherche de l'efficacité du travail a des effets néfastes sur les familles. Souvent enfants et parents sont séparés en raison des exigences du travail. Quel message peut-on leur donner?

Pape François: ''Je voudrais suggérer un sain réalisme. La réalité, qui doit être acceptée d'où qu'elle vienne doit être conciliée avec la réalité... La deuxième étape consiste à travailler pour améliorer la réalité et l'orienter... Comme pour une crise d'entreprise, il faut tenir compte des échecs et lancer de nouvelles possibilités de créativité et d'amélioration. Lorsque cela arrive dans un pays ancien, son ancienne sagesse...lui permet de surmonter la difficulté du présent. La confrontation entre le passé et le présent finit par apporter la solution, et permet de regarder vers l'avenir. Je pense que la richesse de la Chine est une recherche d'avenir basée sur la mémoire d'un riche passé culturel''.

Asia Times: A l'occasion du Nouvel An chinois, que souhaiteriez-vous dire au peuple chinois, aux autorités et au président?

Pape François: ''A la veille du Nouvel An, je tiens à transmettre mes meilleurs v?ux et salutations au président Xi Jinping et au peuple chinois tout entier. Et je tiens à exprimer mon espoir qu'ils ne perdent jamais la conscience historique d'être une grande réalité...qui a beaucoup à offrir au monde contemporain... En cette nouvelle année, avec cette conscience, qu'ils aillent l'avant pour le progrès du pays et de la coopération internationale".

Clôture de l'Année de la vie consacrée

Cité du Vatican, 3 février 2016 (VIS). Hier, à 17 h 30', en la fête de la Présentation de Jésus au Temple et pour la Journée de la vie consacrée, le Saint-Père a présidé la messe, en la Basilique vaticane, à l'occasion du Jubilé de la vie consacrée et de l'Année qui lui a été dédiée. Les membres des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique ont concélébré avec le Pape. Au cours du rite qui s'est ouvert par la bénédiction des cierges et la procession, le Saint-Père a prononcé une homélie, dont suivent de larges extraits, dans laquelle il a souligné que la gratitude, par le don de l'Esprit Saint qui anime toujours l'Eglise à travers ses différents charismes, était le mot qui résumait cette année: ''Un fait simple, humble et grand s'offre à notre regard: Jésus est amené par Marie et Joseph au Temple de Jérusalem. C'est un enfant...comme les autres, mais il est unique: il est le Fils unique venu pour tous.Cet enfant nous a apporté la miséricorde et la tendresse de Dieu: Jésus est le visage de la miséricorde du Père. Voici l'icône que nous offre l'Evangile au terme de l'Année de la vie consacrée... qui telle un fleuve se jette désormais dans la mer de la miséricorde, dans cet immense mystère d'amour dont nous faisons l'expérience avec le Jubilé extraordinaire. La fête d'aujourd'hui, surtout en Orient, s'appelle fête de la rencontre. En effet, dans l'Evangile...nous assistons à différentes rencontres. Dans le temple, Jésus vient à notre rencontre et nous allons à sa rencontre. Nous contemplons la rencontre avec le vieux Syméon qui représente l'attente fidèle d'Israël et l'exaltation du c?ur pour l'accomplissement des anciennes promesses. Nous admirons aussi la rencontre avec la prophétesse âgée Anne qui, lorsqu'elle voit l'enfant, exulte de joie et loue Dieu. Syméon et Anne sont l'attente et la prophétie, Jésus est la nouveauté et l'accomplissement. Il se présente à nous comme l'éternelle surprise de Dieu; chez cet enfant né pour tous, se rencontrent le passé, fait de mémoire et de promesse, et le futur, plein d'espérance''.

''Nous pouvons voir ici le début de la vie consacrée. Les consacrés et consacrées sont appelés avant tout à être des hommes et des femmes de la rencontre. En effet, la vocation, ne vient pas d'un projet personnel...mais d'une grâce du Seigneur qui nous rejoint, à travers une rencontre qui change la vie. Celui qui rencontre vraiment Jésus ne peut demeurer comme avant... Qui vit cette rencontre devient témoin et rend possible la rencontre pour les autres. Il se fait aussi promoteur de la culture de la rencontre, en évitant l'autoréférentialité qui nous enferme en nous-mêmes... Jésus, pour venir à notre rencontre, n'a pas hésité à partager notre condition humaine:...il ne nous a pas sauvé de l'extérieur, il n'est pas resté hors de notre drame, mais a voulu partager notre vie. Les consacrés et consacrées sont appelés à être un signe concret et prophétique de cette proximité de Dieu, de ce partage de la condition de fragilité, de péché et de blessure de l'homme d'aujourd'hui''.

''L'Evangile nous dit aussi que le père et la mère de Jésus s'étonnaient des choses qui se disaient de lui. Joseph et Marie gardent cet étonnement pour cette rencontre pleine de lumière et d'espérance pour tous les peuples. Nous aussi, comme chrétiens et comme personnes consacrées, nous sommes les gardiens de l'étonnement. Un étonnement qui demande à toujours être renouvelé. Gare à l'habitude dans la vie spirituelle! Gare à ne pas cristalliser nos charismes dans une doctrine abstraite: les charismes des fondateurs ne sont pas faits pour être mis en bouteille, ils ne sont pas des pièces de musée. Nos fondateurs ont été mus par l'Esprit, et n'ont pas eu peur de se salir les mains avec la vie quotidienne, avec les problèmes des gens, parcourant avec courage les périphéries géographiques et existentielles. Enfin, apprenons de la fête d'aujourd'hui à vivre la gratitude de la rencontre avec Jésus et du don de la vocation à la vie consacrée. Remerciement, action de grâces: eucharistie. Comme c'est beau de voir le visage heureux d'une personne consacrée, même bien avancée dans l'âge comme Siméon et Anne, contents et remplis de gratitude pour leur vocation. Ce mot peut résumer tout ce que nous avons vécu en cette Année de la vie consacrée: de la gratitude pour le don de l'Esprit Saint, qui anime toujours l'Eglise dans ses différents charismes''.

Au terme de la messe, le Pape a rejoint la Place St.Pierre pour saluer les nombreux consacrés qui n'avaient pu entrer dans la basilique: ''Merci -leur a-t-il dit- de terminer ainsi, tous ensemble, cette Année de la vie consacrée. Continuez! Chacun de nous a une place, un travail dans l'Eglise. S'il vous plaît, n'oubliez pas votre première vocation, votre premier appel. Souvenez-vous en! Et avec cet amour avec lequel vous avez été appelés, aujourd'hui le Seigneur continue de vous appeler. Que ne diminue pas la beauté et l'étonnement du premier appel! Continuez de travailler...Il y a toujours quelque chose à faire. Le principal est de prier, le centre de la vie consacrée est la prière: prier. Vieillir ainsi, mais vieillir comme le bon vin. Je dois aussi vous dire qu'il me plaît beaucoup de voir des religieuses ou des religieux âgés qui ont les yeux brillants, parce qu'ils ont le feu de la vie spirituelle allumé. Ce feu ne s'est pas éteint... Allez de l'avant et continuez de travailler en regardant l'avenir avec espérance, demandant toujours au Seigneur de nous envoyer de nouvelles vocations; ainsi notre ?uvre de consécration pourra se poursuivre. La mémoire: n'oubliez pas le premier appel; le travail de tous les jours. Ensuite, l'espérance de continuer et de bien semer pour que ceux qui viennent derrière nous puissent recevoir l'héritage que nous leur laisserons''.

Présentation au Pape d'un livre sur l'ancienne flotte pontificale

Cité du Vatican, 3 février 2016 (VIS). Ce matin, au terme de l'audience générale, l'historien italien Rinaldo Marmara a présenté au Pape son livre: La squadra Pontificia ai Dardanelli 1657, qui est une transcription des manuscrits italiens et turcs (Fonds Chigi de la Bibliothèque Vaticane), rapportant la participation de la flotte pontificale à la seconde bataille des Dardanelles. Ce livre illustre l'importance de la recherche et de l'ouverture des archives, comme démarche au service de la vérité et de la construction de ponts. Un communiqué publié par la Salle de Presse précise que l'appui de la Turquie a été particulièrement apprécié puisque la mise à disposition de ses archives a permis une meilleure compréhension de faits historiques, en particulier des souffrances subies par les protagonistes indépendamment de leur identité religieuse ou ethnique. En 1657 ou en 1915, les évènements douloureux de l'histoire ne devraient pas être oubliés. Ils exigent au contraire un examen attentif et une réflexion, de façon à pouvoir conduire à la guérison et à la purification de la mémoire, si nécessaire à la réconciliation et au pardon pour les individus et les peuples, comme l'affirmait Jean-Paul II. La mémoire d'un lointain passé comme d'un passé plus récent doit être entretenue. On ne doit pas oublier, comme dans le cas de l'assassinat en 1977 de M.Taha Carim, Ambassadeur de Turquie près le Saint-Siège. On doit donc condamner tout acte de violence et le terrorisme qui continue de causer des victimes. La violence et le terrorisme commis au nom de Dieu et de la religion sont particulièrement odieux et offensants. Comme le Pape François l'a déclaré au cours de sa visite en Centrafrique, les chrétiens et les musulmans sont frères. Ensemble disons non à la haine, non à la vengeance, non à la violence, en particulier à celle qui est perpétrée au nom d'une religion ou de Dieu. Puissent toutes les personnes de bonne volonté affirmer leur fraternité, leur solidarité et la compassion partagées. Puissent-elle réaffirmer leur engagement commun contre toute violence.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 5 Fév - 14:54

Sommaire

- Rencontre du Pape et du Patriarche Cyrille
- Visite du Président zambien
- Dialogue inter-religieux
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Rencontre du Pape et du Patriarche Cyrille

Cité du Vatican, 5 février 2016 (VIS). Le Patriarcat de Moscou et le Saint-Siège annoncent conjointement la rencontre entre le Patriarche Cyrille et le Pape François, qui aura lieu le 12 février à l'aéroport de La Havane. Cette première rencontre des chefs des deux Eglises résulte de la visite officielle du Patriarche orthodoxe russe à Cuba et l'escale de l'avion conduisant le Saint-Père au Mexique. Dans le cadre de leur entretien, le Patriarche Cyrille et le Pape François signeront une déclaration commune, qui marquera une importante étape dans les relations entre l'Eglise orthodoxe russe et l'Eglise catholique, ainsi qu'un signal d'espérance pour toutes les personnes de bonne volonté. Les chrétiens de toute confession sont invités à prier pour que cette première rencontre porte ses fruits.

Visite du Président zambien

Cité du Vatican, 5 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président zambien M.Edgar Chagwa Lungu, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Ont été évoquées les bonnes relations qu'entretiennent la Zambie et le Saint-Siège. Il a ensuite été question de la contribution que, par le biais de ses institutions sociales, éducatives et sanitaires, l'Eglise catholique apporte à la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales, mais aussi au développement d'une coexistence religieuse basée sur le dialogue et l'échange. Les parties ont également abordé des questions d'intérêt commun, telles la migration, le changement climatique et la protection de l'environnement. Pour ce qui est de la situation internationale, elles se sont tout particulièrement penchées sur les conflits touchant certaines régions de l'Afrique, et sur l'engagement de la Zambie dans les processus de paix continentaux.

Dialogue inter-religieux

Cité du Vatican, 5 février 2016 (VIS). La réunion annuelle entre le Bureau pour le dialogue et la coopération inter-religieuse du Conseil mondial des Eglises et le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux s'est conclue hier à Genève. Elle a fait le point sur les projets en cours et le travail accomplis en 2015, et souligné l'importance la publication du Document de 2011 sur les orientations du témoignage chrétien dans un monde pluri-religieux. La réunion a en outre permis une réflexion sur le développement des relations, toujours sous le signe de Nostra Aetate dont on a fêté l'an dernier le cinquantenaire.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 8 Fév - 20:46

Sommaire

- Réunion du Conseil des Cardinaux
- Programme du voyage apostolique au Mexique
- Mission de Jésus, mission de l'Eglise
- Nouvel appel du Pape pour la paix et la réconciliation en Syrie
- Nouveau message du Pape aux mexicains
- Télégramme après le séisme de Taïwan
- Comme disait Padre Pio, la prière est la meilleure arme dont nous disposons
- Réunion de la Commission pour la protection des mineurs
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Réunion du Conseil des Cardinaux

Cité du Vatican, 8 février 2016 (VIS). La treizième réunion du Conseil des Cardinaux s'est ouverte ce matin sous la présidence du Saint-Père. Elle se poursuivra demain.

Programme du voyage apostolique au Mexique

Cité du Vatican, 8 février 2016 (VIS). Voici le programme du voyage pastoral que le Pape effectuera au Mexique du 12 au 18 février:

Vendredi 12 février.

7 h 45' locales: Départ de Rome.

14 h locales: Arrivée de l'avion papal à La Havane (Cuba).

14 h 15': Rencontre privée avec SS Cyrille, Patriarche de Moscou et de toute la Russie.

16 h 30': Signature d'une déclaration commune.

17 h 30': L'avion papal repart à destination de Mexico.

19 h 30' locales: Arrivée à l'aéroport de Mexico, suivie de la cérémonie d'accueil au Mexique.

Samedi 13 février.

9 h 30' locales: Cérémonie officielle au Palais national, entretien avec les chef de l'Etat, discours aux corps constitués.

11 h 30': Rencontre avec les évêques mexicains en la cathédrale de Mexico.

17 h: Messe présidée par le Pape en la basilique de la Guadalupe.

Dimanche 14 février.

10 h 15' locales: Transfert en hélicoptère à Ecatepec.

11 h 30': Messe et angélus.

14 h: Déjeuner au séminaire diocésain.

16 h 45': Retour en hélicoptère à Mexico (arrivée à 17 h 15').

17 h 45': Visite à l'hôpital pédiatrique Federico Gómez.

Lundi 15 février.

7 h 30' locales: Départ en avion pour Tuxtla Gutiérrez.

9 h 15': Transfert en hélicoptère à San Cristobal de Las Casas.

10 h 15': Messe pour les communautés indigènes du Chiapas.

13 h: Déjeuner avec les représentants des populations autochtones.

15 h: Visite de la cathédrale de San Cristobal de las Casas.

15 h 35': Retour à Tuxtla Gutiérrez.

16 h 15': Rencontre avec les familles à Tuxtla Gutiérrez.

18 h: Départ en avion pour Mexico (arrivée à 20 h).

Mardi 16 février.

7 h 50': Départ en avion pour Morelia.

10 h: Messe à Morelia avec les prêtres, religieux, religieuses, séminaristes et consacrés.

15 h 20': Visite à la cathédrale.

16 h 30': Rencontre avec la jeunesse.

18 h 30': Départ en avion pour Mexico (arrivée à 19 h 35').

Mercredi 17 février.

8 h 35' locales: Départ en avion pour Ciudad Juárez.

10 h: Arrivée à à Ciudad Juárez.

10 h 30': Visite au pénitencier local.

12 h: Réunion avec le monde du travail.

16 h: Grand Messe.

19 h: Cérémonie de congé à l'aéroport de Ciudad Juérez.

19 h 15': Départ à destination de Rome.

Jeudi 18 février.

14 h 45' locales: Arrivée de l'avion papal à l'aéroport de Ciampino.

Mission de Jésus, mission de l'Eglise

Cité du Vatican, 7 février 2016 (VIS). Ce midi à l'angélus le Saint-Père a commenté La raison d'être de la mission de Jésus et celle de l'Eglise, qui est d'aller à la pêche, à la recherche d'hommes et de femmes, sans faire de prosélytisme, pour restaurer la pleine dignité et la liberté à travers le pardon des péchés. Citant l'Evangile de Luc qui raconte l'appel des premiers disciples de Jésus, de Pierre et de ses compagnons pêchant sur lac de Galilée sans rien retirer de leurs filets. Jésus monte dans son bateau et commence à prêcher la parole de Dieu à la foule rassemblée sur la Riva. Puis il leur demande de reprendre le large et de jeter à nouveau leurs filets. Ce fut la pêche miraculeuse. Mais connaissant la puissance de la parole de Jésus, Pierre se jette à ses pieds en disant: Laisse-moi Seigneur, éloigne toi car je suis un pécheur. Le signe miraculeux accompli l'a convaincu de ce que Jésus n'est pas seulement un merveilleux prédicateur, mais qu'il est le Seigneur, la manifestation de Dieu. Son contact soulève en Pierre un fort sentiment de bassesse et d'indignité. Humainement, il pense qu'il faut mettre une distance entre le pécheur et le saint. Or c'est précisément son caractère de pécheur qui fait que le Seigneur ne s'éloigne pas de lui, comme médecin ne peut se détourner du malade.

La réponse de Jésus a Pierre est ferme et rassurante: Ne crains pas, à partir de maintenant tu seras pêcheur d'hommes. Plaçant à nouveau toute sa confiance en Jésus, le pêcheur de Galilée, en se fondant sur sa parole de Maître et Seigneur, et avec lui Jacques et Jean, il a entreprit de participer à la mission de Jésus. Cette mission est devenue la mission de l'Eglise, qui est de pêcher les hommes et les femmes pour leur rendre par le pardon des péchés leur pleine dignité et la liberté. Telle est l'essence du christianisme qui de diffuser l'amour régénérateur et gratuit de Dieu, en étant miséricordieux envers tous afin que chacun puisse connaître la tendresse de Dieu et avoir la plénitude de la vie. Et ici, en particulier, je pense aux confesseurs, qui sont les premiers à devoir administrer la miséricorde du Père, en suivant l'exemple de Jésus et comme l'ont fait saint Léopold et Padre Pio. L'Evangile du jour nous interpelle: Savons nous vraiment faire confiance à la parole de l'Eternel? Ne nous laissons pas décourager par nos erreurs. En cette Année Sainte de la Miséricorde nous sommes appelés à réconforter les pécheurs, qui se sentent indignes devant le Seigneur à cause de leurs péchés. Avec Jésus, redisont leur de ne pas avoir peur. La miséricorde de Dieu est plus grande que nos péchés!".

Nouvel appel du Pape pour la paix et la réconciliation en Syrie

Cité du Vatican, 7 février 2016 (VIS). Au terme de l'angélus, le Pape a de nouveau fait part de sa préoccupation pour le sort dramatique des populations civiles touchées par les violents combats en Syrie et contraintes de tout abandonner pour fuir les horreurs de la guerre: "Je souhaite que, dans une généreuse solidarité, l'aide nécessaire soit apportée pour assurer leur survie et leur dignité, et je lance un appel à la communauté internationale afin qu'elle ne s'épargne aucun effort pour amener de toute urgence les parties en cause à la table des négociations. Seule, une solution politique du conflit sera capable de garantir un avenir de réconciliation et de paix à ce bien aimé pays martyrisé pour lequel je vous invite à beaucoup prier''. Après avoir récité avec les fidèles présents place St.Pierre un Je vous salue Marie pour la Syrie, le Saint-Père a rappelé qu'aujourd'hui en Italie, on célébre la Journée pour la vie (La miséricorde fait fleurir la vie): "Je m'unis aux évêques italiens pour souhaiter des différents acteurs institutionnels, éducatifs et sociaux, un engagement renouvelé en faveur de la vie humaine de la conception à la mort naturelle. Notre société doit être aidée pour guérir de tous les attentats à la vie, en osant un changement intérieur qui se manifeste aussi à travers les ?uvres de miséricorde''.

Demain, a-t-il ajouté, "aura lieu la Journée de prière et de réflexion contre la traite des personnes, qui donne à tous l'opportunité d'aider les nouveaux esclaves d'aujourd'hui à rompre les lourdes chaînes de l'exploitation pour se réapproprier leur liberté et leur dignité. Je pense, en particulier, aux nombreuses femmes et aux enfants, à tous ces hommes... Il nous faut faire tous les efforts possibles pour juguler ce crime et cette honte intolérable''. De même, demain lundi en Extrême Orient et dans différentes parties du monde, des millions d'hommes et de femmes célèbrent le nouvel an lunaire et le Pape a souhaité à tous l'expérience de ''la sérénité et de la paix au sein de leurs familles, qui sont le premier lieu où se vivent et se transmettent les valeurs de l'amour et de la fraternité, la coexistence et l'échange, l'attention et le soin des autres. Que cette nouvelle année apporte les fruits de la compassion, de la miséricorde et de la solidarité''. Enfin, le Pape a salué la communauté sacerdotale du Collège mexicain de Rome qu'il a remerciée de ses prières pour accompagner son prochain voyage apostolique au Mexique ''et aussi la rencontre que j'aurai à La Havane avec mon bien aimé frère Cyrille'', a-t-il conclu.

Nouveau message du Pape aux mexicains

Cité du Vatican, 8 février 2016 (VIS). Hier au Mexique a été diffusé un nouveau message vidéo du Saint-Père: A l'approche de mon départ, "je ressens une grande joie. Tous les mexicains ont une place particulière dans mes prières..., maintenant que je peux les rencontrer et marcher sur cette terre bénie de Dieu, parmi un peuple si proche de la Vierge Marie. Il est possible que vous vous demandiez ce que le Pape attend de ce voyage? La réponse est immédiate et facile: Je viens comme missionnaire de la miséricorde et de la paix. Je viens vous rencontrer pour confesser ensemble notre foi et partager une vérité fondamentale: Dieu nous aime d'un amour infini, au-delà de nos mérites. Pour cela je voudrais être près de chacun de vous, mais en particulier de ceux qui souffrent, pour les embrasser et leur dire que Jésus les aime, qu'il est toujours présent. Je suis heureux qu'ils se préparent à notre rencontre dans la prière, qui élargit nos c?urs et les prépare à recevoir les dons de Dieu. La prière nous apprend à voir les autres comme Dieu les voit, à aimer comme Dieu aime. Merci beaucoup de prier pour moi, parce que j'en ai besoin... Un autre de mes grands désirs est de visiter la maison de la Vierge Marie. Comme un enfant, je viendrai déposer à ses pieds tout ce que j'ai à c?ur. Il est agréable de visiter la maison de sa mère, et de sentir la tendresse de sa présence gracieuse. Là, je la regarderai dans les yeux et la supplierait de ne cesser de nous voir avec toute la miséricorde de notre mère du ciel".

Télégramme après le séisme de Taïwan

Cité du Vatican, 8 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir à Taïwan un télégramme de condoléances à la suite du séisme qui, samedi dernier, a causé la mort d'une quarantaine de personnes à Tainan, cinq cent blessés et une centaine de disparus. Exprimant sa solidarité envers les familles des victimes et priant pour les défunts et les blessés, il encourage les autorités et les secours dans leur délicate mission.

Comme disait Padre Pio, la prière est la meilleure arme dont nous disposons

Cité du Vatican, 6 février 2016 (VIS). ''C'était un serviteur de la miséricorde. Il l'a été à temps plein, pratiquant, parfois jusqu'à épuisement, l'apostolat de l'écoute. Par le ministère de la confession, il est devenu une caresse vivante du Père, qui guérit les blessures du péché et apaise le c?ur par la paix. Saint Pio ne s'est jamais lassé d'accueillir les personnes et de les écouter, de dépenser du temps et des forces pour répandre le parfum du pardon du Seigneur. Il pouvait le faire parce qu'il était toujours relié à la source: il se désaltérait continuellement en Jésus crucifié devenant ainsi un canal de miséricorde''. Voici les paroles adressées, ce matin, Place St.Pierre, par le Pape François qui évoquait le saint de Pietralcina à l'audience jubilaire, aux groupes de prière de Padre Pio, aux travailleurs de la Maison du soulagement de la souffrance et aux fidèles de l'archidiocèse de Manfredonia-Vieste-San Giovanni Rotondo (Italie). En effet, vendredi après-midi, les reliques de saint Pio et de saint Leopold Mandic sont arrivées en procession dans la capitale italienne où elles resteront jusqu'au jeudi 11 février.

Le Saint-Père a qualifié la prière de ''véritable mission'', et a rappelé que le saint définissait les groupes de prière comme ''des viviers de foi et des foyers d'amour''. ''Padre Pio disait que la prière est une force qui bouge le monde -a-t-il poursuivi-, qui répand le sourire et la bénédiction de Dieu sur toute langueur et faiblesse'', et a ajouté que la prière n'est pas une bonne pratique pour se mettre un peu de paix dans le c?ur, ni un moyen dévot pour obtenir de Dieu ce que nous voulons. ''S'il en était ainsi -a-t-il ajouté- elle ne serait mue que par un subtil égoïsme. La prière, cependant, est une ?uvre de miséricorde spirituelle, qui veut tout amener au c?ur de Dieu. C'est un don de foi et d'amour, l'intercession qui est tout autant nécessaire que le pain. En un mot, elle signifie confier: confier l'Eglise, les gens et les situations au Père, pour qu'il en prenne soin. C'est pourquoi la prière, comme aimait à le dire Padre Pio, est lameilleure arme dont nous disposons, une clef qui ouvre le c?ur de Dieu''.

Le Pape a ensuite remercié les groupes de prière pour leur engagement et les a encouragé à être des ''centrales de miséricorde''. Il a ajouté que Padre Pio souhaitait que la Maison du soulagement de la souffrance ne soit pas seulement un excellent hôpital, mais aussi ''un temple de la science et de la prière'' et a cité les paroles de Benoît XVI: ''Les êtres humains ont toujours besoin de quelque chose de plus que de soins techniquement corrects. Ils ont besoin d'humanité. Ils ont besoin de l'attention du c?ur... soigner la maladie -a-t-il ajouté-, mais surtout prendre soin du malade. Il peut arriver que tandis que l'on soigne les blessures du corps, les maladies de l'âme s'aggravent car elles sont plus lentes et plus difficiles à soigner. Seules la proximité et la prière peuvent aider à les soigner. Même les personnes en fin de vie, parfois apparemment inconscientes, participent à la prière réalisée avec foi auprès d'elles, et se confient à Dieu, à sa miséricorde''. Avant de conclure, le Pape François a aussi adressé quelques mots aux fidèles du diocèse de Manfredonia - Vieste - San Giovanni Rotondo, leur disant qu'il souhaitait leur rendre visite et souhaitant que ''quiconque se rend sur votre belle terre puisse aussi trouver en vous un reflet de la lumière du ciel''.

Réunion de la Commission pour la protection des mineurs

Cité du Vatican,6 février 2016 (VIS). Aujourd'hui s'est réunie la Commission pontificale pour la protection des mineurs pour débattre des actions et projets du dicastère. Avec son accord, M.Peter Saunders est temporairement suspendu de ses fonctions de Membre, le temps de réfléchir à une meilleure contribution au travail de la Commission.

Audiences

Cité du Vatican, 6 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 11 Fév - 8:55

Sommaire

- Visite du Premier Ministre irakien
- Si le jubilé n'atteint pas nos poches, ce n'est pas un vrai jubilé.
- Notre Dame de Lourdes et la Journée du malade
- Message à la Prélature de Pompei
- Manifester la maternité de l'Eglise
- Avis

Visite du Premier Ministre irakien

Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Premier Ministre irakien Maydar Jawwad al-Abadi, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Après avoir évoqué leurs bonnes relations, les parties se sont penchées sur la vie de l'Eglise et la situation des chrétiens comme des autres minorités de l'Irak, en soulignant l'importance de leur présence et la nécessité d'en protéger les droits. Il a ensuite été question de la place du dialogue inter-religieux au sein de la société et de la responsabilité qu'ont les communautés religieuses dans la diffusion de la tolérance et de la paix civile. Les parties ont enfin souligné l'importance du processus de réconciliation en cours dans le pays entre ses diverses composantes, puis envisagé la question humanitaire qui intéresse l'Irak et toute la région.

Si le jubilé n'atteint pas nos poches, ce n'est pas un vrai jubilé.

Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience générale, Place St.Pierre, le Saint-Père a consacré sa catéchèse au sens biblique du Jubilé. Il a expliqué que tous les cinquante ans, au jour de l'expiation, avait lieu un grand évènement de libération. Cela consistait en une sorte de rémission générale qui effaçait les dettes et permettait aux propriétaires débiteurs de récupérer leurs terres. L'idée centrale est que la terre appartient à Dieu et a été confiée aux hommes qui sont ses administrateurs. Le jubilé biblique était un vrai jubilé de la miséricorde qui avait pour fonction d'aider le peuple à vivre une fraternité concrète en cherchant, par une aide réciproque, le bien du frère nécessiteux. Il a ajouté que d'autres institutions, comme le versement de la dîme et les prémices, ou l'interdiction de prêter avec des intérêts disproportionnés, étaient aussi destinées à aider les pauvres, les orphelins et les veuves. Le message du jubilé biblique nous invite à construire une terre et une société basée sur la solidarité, le partage et la juste répartition des ressources. Le Saint-Père a souligné que si le Jubilé n'arrive pas à nos poches, ce n'est pas un vrai jubilé, et cela ?est dans la Bible, ce n'est pas le Pape qui l'invente?, a-t-il poursuivi. ?Nous sommes tous des hôtes du Seigneur, en attente de la patrie céleste, appelés à rendre habitable et humain le monde qui nous accueille. Et combien de prémices, le plus fortuné pourrait-il donner à celui qui est en difficulté! Les prémices, ne sont pas seulement des fruits des champs, mais de tout autre produit du travail, des salaires, des économies, de tant de choses que l'on possède et que l'on gaspille souvent. Cela arrive aussi aujourd'hui. En pensant à cela, l'Ecriture Sainte exhorte avec insistance à répondre généreusement aux demandes de prêts, sans faire de calculs mesquins et sans prétendre à des intérêts impossibles... Cet enseignement est toujours actuel. A combien de situations d'usure sommes-nous contraints d'assister -s'est exclamé le Pape- et combien de souffrance et d'angoisse apportent-elles aux familles! Et souvent, par désespoir, combien d'hommes finissent par se suicider parce qu'ils n'en peuvent plus, il n'ont plus d'espérance, ils n'ont pas de main ferme qui les aide, seulement la main qui leur demande de payer les intérêts! L'usure est un péché grave qui crie devant Dieu. Cependant le Seigneur a promis sa bénédiction à celui qui ouvre sa main pour donner largement. Il te donnera le double, peut-être pas en argent, mais en autre chose, mais le Seigneur te donnera toujours le double?. Avant de conclure, le Pape a rappelé que ?si nous voulons la miséricorde, commençons par faire, nous, la miséricorde entre citoyens, dans les familles, les peuples et les continents. Contribuer à réaliser une terre sans pauvres, signifie construire une société sans discrimination, basée sur la solidarité qui conduit à partager ce que l'on possède, dans une distribution des ressources fondée sur la fraternité et la justice?.

Notre Dame de Lourdes et la Journée du malade

Cité du Vatican, 27 janvier 2016 (VIS). Au terme de sa catéchèse hebdomadaire, le Pape a rappelé que demain, mémoire liturgique de Notre Dame de Lourdes, est aussi la XXIV Journée mondiale du malade. Ayant consacré son message 2016 à la tendresse de Dieu et à l'immense bonté de Jésus miséricordieux qui se réfléchissent dans la sollicitude de Marie à Canna, il a invité à prier pour les malades et à les entourer d'amour, à être attentifs à leurs besoins les plus imperceptibles.

Message à la Prélature de Pompei

Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message audio aux participants à l?initiative KeepLent (anagramme de: observe le Carême) du Service pastoral Jeunesse de la Prélature de Pompei (Italie), destinée à diffuser l'Evangile quarésimal sur les réseaux sociaux: Jésus dit à ses disciples de ne pas pratiquer leur justice hors de la vue des gens. Lorsque tu fais l'aumône, disait-il, ne sonne pas de la trompette car le Père qui voit dans le secret te récompensera. "La parole de Dieu donne une bonne orientation pour bien vivre le Carême. Quand nous faisons quelque chose de bien, nous sommes parfois tentés d'être félicités et de recevoir quelque récompense, voire la gloire humaine. Mais ce n'est alors qu'une fausse récompense... Jésus nous demande de faire le bien parce qu'il est bon. Il nous demande de se sentir toujours placés sous le regard du Père céleste et de vivre en union avec lui, et non par rapport au jugement des autres. Vivre à la présence du Père est une joie beaucoup plus profonde de la gloire mondaine. Notre attitude dans ce carême doit donc être de vivre dans le secret où le Père nous voit, nous aime, qui nous attend. Bien sûr, les choses extérieures sont importantes, mais il faut toujours faire un choix pour vivre en la présence de Dieu. Faisons donc devant Dieu tout notre possible par la prière, la mortification et la charité fraternelle. Ainsi, nous serons dignes de la récompense du Père. Bon Carême, que Notre-Dame de Pompéi vous accompagne, et s'il vous plaît priez pour moi".

Manifester la maternité de l'Eglise

Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Manifester la maternité de l'Eglise, être conscients du désir de pardon et de la honte dont on va se confesser et ne pas se servir du bâton du jugement, mais du manteau de la miséricorde, ont été les conseils donnés par le Pape hier après-midi, lors d'une audience aux missionnaires de la miséricorde, venus de tous les continents, et à qui il a conféré aujourd'hui, au cours de la messe du mercredi des Cendres, le mandat de missionnaires de la miséricorde dans le cadre du Jubilé. ''Je vous retrouve avec un grand plaisir, avant de vous donner le mandat d'être missionnaires de la miséricorde -leur a dit le Pape-. C'est un signe d'importance particulière parce qu'il caractérise le Jubilé, et permet à toutes les Eglises locales de vivre le mystère insondable de la miséricorde du Père. Etre missionnaire de la miséricorde est une responsabilité qui vous est confiée, parce qu'elle vous demande d'être, les premiers, les témoins de la proximité de Dieu et de sa façon d'aimer. Non pas notre façon, toujours limitée et parfois contradictoire, mais sa façon d'aimer et sa façon de pardonner, qui est justement la miséricorde''. Le Pape a ensuite rappelé aux missionnaires que dans leur ministère, ils étaient appelés à manifester la maternité de l'Eglise. ''L'Eglise est mère -a-t-il dit- parce qu'elle engendre toujours de nouveaux enfants dans la foi; l'Eglise est mère parce qu'elle nourrit la foi; et l'Eglise est aussi mère parce qu'elle offre le pardon de Dieu, régénéré à une vie nouvelle, fruit de la conversion. Nous ne pouvons pas courir le risque qu'un pénitent ne perçoive pas la présence maternelle de l'Eglise qui l'accueille et l'aime. Si cette perception diminue à cause de notre rigidité, ce serait un grave dommage, d'abord pour la foi, parce que cela empêcheraît le pénitent de se voir insérer dans le corps du Christ. En outre, cela limiterait beaucoup son sentiment d'appartenir à une communauté. Nous sommes, au contraire, appelés à être une expression vivante de l'Eglise qui, telle une mère, accueille qui s'approche d'elle, sachant que par elle, on est inséré dans le Christ. Quand on entre dans le confessionnal, rappelons-nous toujours que c'est le Christ qui nous accueille, que c'est le Christ qui nous écoute, que c'est le Christ qui nous pardonne, que c'est le Christ qui nous donne la paix. Nous sommes ses ministres, et nous avons, les premiers, besoin d'être pardonnés par lui. C'est pourquoi, quel que soit le péché qui nous est confessé, ou que la personne n'ose dire, mais qu'elle fait comprendre, et c'est suffisant, chaque missionnaire est appelé à se souvenir de sa propre existence de pécheur et à se faire humblement canal de la miséricorde de Dieu''.

Un autre aspect important est de savoir ''regarder le désir de pardon présent dans le c?ur du pénitent. C'est un désir, fruit de la grâce et de son action dans la vie des personnes, qui permet de sentir la nostalgie de Dieu, de son amour et de sa maison. N'oublions pas qu'il y a justement ce désir au début de la conversion. Le c?ur se tourne vers Dieu, reconnaissant le mal accompli, mais avec l'espérance d'obtenir le pardon. Et ce désir se renforce quand on décide dans son c?ur de changer sa vie et de ne plus vouloir pécher. C'est le moment où l'on s'en remet à la miséricorde de Dieu et que l'on a pleinement confiance d'être compris par lui, pardonné et soutenu. Faisons de la place à ce désir de Dieu et de son pardon; faisons-le émerger comme véritable expression de la grâce de l'Esprit qui provoque la conversion du c?ur''. Enfin, le Saint-Père a évoqué une composante dont on ne parle pas beaucoup, mais qui est toutefois déterminante: la honte. ''Il n'est pas facile de se présenter devant un autre homme, même sachant qu'il représente Dieu, et de confesser son péché. On éprouve de la honte pour ce que l'on a fait, et aussi de devoir le confesser à un autre'', a dit le Pape, soulignant que la Bible, dès ses premières pages, parle de la façon dont Adam et Eve, après avoir péché ont ressenti de la honte et se sont cachés de Dieu. Noé, également, considéré comme un homme juste, n'est pas sans péché. Son ébriété est un signe de sa faiblesse, au point de perdre sa dignité en se dénudant devant ses enfants, Sem et Jafet, qui cherchent aussitôt à le couvrir. ''Ce récit -a poursuivi le Pape- me fait comprendre combien notre rôle est important dans la confession. Face à nous, il y a une personne nue, et aussi une personne qui ne sait pas parler ni que dire, avec sa faiblesse et ses limites, avec la honte d'être un pécheur, et souvent de ne pas réussir à le dire. N'oublions pas: face à nous, ne se trouve pas le péché, mais le pécheur repenti... Une personne qui ressent le désir d'être acceptée et pardonnée... Nous ne sommes donc pas appelés à juger, dans une attitude de supériorité, comme si nous étions exempts du péché. Nous sommes, au contraire, appelés à agir comme Sem et Jafet..qui prirent un manteau pour protéger leur père de la honte. Etre confesseur selon le c?ur du Christ équivaut à couvrir le pécheur du manteau de la miséricorde pour qu'il n'éprouve plus de honte, qu'il retrouve la joie de sa dignité filiale et qu'il puisse aussi savoir où elle se retrouve.''

C'est pourquoi, ''ce n'est pas avec le bâton de justice que nous réussirons à ramener la brebis égarée du troupeau, mais par la sainteté de vie qui est le principe de renouvellement et de réforme dans l'Eglise. La sainteté se nourrit d'amour et sait porter sur elle le poids de qui est plus faible. Un missionnaire de la miséricorde porte sur ses épaules le pécheur, et le console avec la force de la compassion... On peut faire beaucoup de mal, très mal à une âme, si on ne l'accueille pas avec un c?ur de père, avec le c?ur de la Mère Eglise. Il y a quelques mois -a ajouté le Pape- je parlais avec un sage cardinal de la Curie romaine des questions que certains prêtres faisaient dans la confession et il m'a dit: Quand une personne commence et que je vois qu'elle veut dire quelque chose, que je m'en aperçois et comprends, je lui dis: J'ai compris, sois tranquille. Ça c'est un père! Je vous accompagne dans cette aventure missionnaire -a conclu le Pape- en vous laissant comme exemple deux saints ministres du pardon de Dieu, saint Léopold et saint Pio... avec tous les autres prêtres qui dans leur vie ont témoigné de la miséricorde de Dieu. Ils vous aideront. Quand vous sentirez le poids des péchés que l'on vous a confessés et les limites de votre personne et de vos paroles, remettez-vous à la force de la miséricorde qui va à la rencontre de tous comme amour et qui ne connaît pas de limites. Et dites comme tant de saints confesseurs: Seigneur, moi je pardonne, met-le sur mon compte! Et continuez''.

Avis

Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Comme annoncé, en raison de l'anniversaire demain de la création de l'Etat de la Cité du Vatican en la fête de Notre Dame de Lourdes, le prochain bulletin VIS sera diffusé vendredi 12 février.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 12 Fév - 20:36

Sommaire

- Le Pape en route pour le Mexique
- Collecte pascale pour la Terre Sainte
- Mercredi des Cendres
- Autres actes pontificaux

Le Pape en route pour le Mexique

Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Peu avant 8 h heure de Rome, l'avion papal a décollé à destination de La Havane, escale avant que le Saint-Père n?entame sa XII visite pastorale internationale au Mexique. L'arrivée de l'avion à Cuba est prévu vers 20 h (14 heures locales). Trois heures seront alors réservées à la rencontre historique du Pape François et du Patriarche Cyrille de Moscou. En raison du voyage, le bulletin VIS sera diffusé demain 13 et dimanche 14 février.

Collecte pascale pour la Terre Sainte

Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Le Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales a adressé sa lettre annuelle (10 février) à l'épiscopat mondial en vue de la traditionnelle collecte du Vendredi Saint en faveur de la Terre Sainte. Le Vendredi Saint, écrit le Cardinal Leonardo Sandri, est le jour où le mal semble vaincu par l?Innocent" mort et ressuscité. Malheureusement la Terre-Sainte "continue à vivre un temps infini de violence. Si notre regard s?élargissait au monde entier, il ne réussirait pas à donner des ailes à l?espérance d?un futur serein. Le c?ur de l?homme, inquiet et tourmenté, réclame lumière, vie, espérance. Il veut marcher avec les autres, il cherche la fraternité et veut se remettre en chemin, il a besoin de voir au-delà de ce qui l?entoure, une réalité plus grande et plus vraie: Le renouvellement éternel d?un salut déjà donné. La collecte du Vendredi Saint rallume en nous cette espérance" et fait que nous nous tournions vers la "Terre Sainte, Orient de notre rédemption. Là, sont nos racines, là, est notre c?ur. Nous sommes débiteurs envers qui en est parti annoncer la foi au monde, débiteurs aussi envers qui y est demeuré, malgré les conflits qui tourmentent" cette région du monde. "Cette Terre appelle notre charité, depuis toujours et aujourd?hui avec plus d'insistance. Chaque personne qui y vit et travaille a besoin de nos prières et de notre aide matérielle... En cette année jubilaire, nous sommes plus que jamais encouragés à manifester notre miséricorde et notre proximité à nos frères du proche et moyen Orient. Les réfugiés, les personnes âgées, les enfants et les malades ont besoin de nous. Dans cette terre d?Orient, on est tué, on meurt, on est enlevé, on vit dans l?angoisse pour les êtres chers, on souffre quand la famille est dispersée par l?émigration et par les exodes. On expérimente la peur de l?abandon, de la solitude et de l?incompréhension: temps d?épreuves et de défis, temps du martyr. Et tout cela se répercute sur le devoir d?aider, de faire face aux urgences, de reconstruire, de trouver des espaces, de nouveaux modes et des lieux d?agrégation ainsi que d?assistance".

Outre Jérusalem, l'aire intéressée par les actions caritatives englobe tout Israël, les territoires palestiniens, Chypre, la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Egypte, la Turquie, l'Iran, l'Irak, l'Ethiopie et l'Erythrée. Est joint à la lettre du Cardinal Sandri aux évêques un document qui expose les réalisations opérées en 2015 par la Custodie de Terre Sainte grâce à la collecte précédente: bourses d'études, aides à l'artisanat, gestions de foyers, de centres de consultation familiale, de logements pour pauvres et jeunes, de dispensaires, remise en état et entretien d'églises et restauration de monuments religieux, aides aux paroisses, aux écoles et aux familles en difficulté, soutien aux activités culturelles et universitaires, et aux services sociaux et médicaux. L'année passée a été tout particulièrement attentive aux chrétiens de Syrie et du Liban en grande difficulté, qui ont été assistés financièrement, notamment pour des constructions ou reconstructions d'infrastructures communautaires.

Mercredi des Cendres

Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Hier après-midi, Mercredi des Cendres, le Pape François a célébrée en la Basilique vaticane la messe et présidé le rite de l'imposition des cendres, procédant également à l'envoi des Missionnaires de la Miséricorde pour le Jubilé, qui ont reçu le mandat d'absoudre les péchés réservés au siège apostolique. A l'homélie, il a tout d'abord rappelé que durant l'itinéraire quadragésimal, la Parole de Dieu nous porte à se réconcilier avec Dieu... Parce que le Christ connaît nos faiblesses...il sait combien nous avons besoin de pardon, de nous sentir aimés et de faire le bien. Or seuls nous ne pouvons pas. Ainsi l'apôtre nous demande non de faire quelque chose mais de nous laisser réconcilier avec Dieu", de lui permettre de nous pardonner, en reconnaissant notre besoin de sa miséricorde. "C'est là la première étape du cheminement chrétien, entrer par la porte ouverte qu'est le Christ...le Sauveur qui nous offre une vie nouvelle et heureuse''. Puis le Pape a mis en garde contre "la tentation de blinder nos portes, de nous enfermer avec nos péchés... pensant que nous ne sommes pas pire que les autres. Ainsi enfermés nous restons les prisonniers du mal''. Un autre danger réside dans ''la réticence à ouvrir la porte secrète de notre c?ur'', alors que la honte est ''un bon signe, qui indique que nous voulons nous séparer du mal. Il ne faut jamais avoir peur''. Le troisième obstacle est de nous éloigner de la porte. ''C'est ce qui se passe quand nous nous cachons nos misères, lorsque nous broyons constamment du noir au point de sombrer... Alors nous tremblons et sommes plus faibles contre les tentations. Si nous restons seuls avec nous-mêmes, en verrouillant tout afin d'éviter la lumière, nous obscurcissons la grâce de Dieu qui seule libère''.

La deuxième invitation de Dieu, a ensuite rappelé le Saint-Père, vient du prophète Joël: Revenez à moi de tout votre c?ur. Nous nous sommes éloignés à cause du péché. Nous nous sommes détournés de Dieu, des autres et de nous-mêmes... Et nous savons combien il nous est difficile de faire vraiment confiance à Dieu, de lui faire confiance comme Père... Combien il est difficile d'aimer les autres, et facile de penser du mal d'eux!... Séduits par tant de choses matérielles, nous finissons par devenir pauvres. Face au mystère du péché, Jésus a mis en route l'histoire du salut. L'Evangile qui ouvre le Carême nous invite à être des promoteurs" des trois remèdes au péché. Le premier est ''la prière, expression de l'ouverture et la confiance dans le Seigneur... Pour prier il faut reconnaître ne pas être auto-suffisants". J'ai besoin de toi Seigneur, qui êtes ma vie et mon salut. Le deuxième médicament est la "charité qui permet surmonter le sentiment d'étrangeté quand nous rencontrons l'autre. Le véritable amour n'est pas un acte externe, une condescendance: Donner quelque chose pour nous soulager la conscience, plutôt que d'accepter ceux qui ont besoin de notre temps, de notre amitié et de notre aide". Enfin, il y a ''le jeûne, la pénitence qui nous libère...de l'éphémère et...nous invite à la simplicité et au partage: Prenons une partie de ce qu'il y a sur notre table pour redécouvrir le vrai bien de la liberté, Revenez à moi, dit l'Eternel... Ne le faisons pas seulement par un acte extérieur, mais réalisons le au plus profond de nous-mêmes. Jésus nous appelle à vivre la prière, la charité et la pénitence avec cohérence et authenticité. Ainsi surmonterons nous l'hypocrisie. Le Carême est un temps de bénéfique pour lutter contre le mensonge, la mondanité, l'indifférence... Avoir un c?ur pur et une vie purifiée signifie redécouvrir l'identité chrétienne, qui est l'amour qui sert, et non l'égoïsme qui se sert''.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Antonio Giuseppe Caiazzo, Archevêque de Matera - Irsina (superficie 2.095, population 142.748, catholiques 140.000, prêtres 92, religieux 90), en Italie. L'Evêque élu, né en 1956 à Isola Capo Rizzuto (Italie) et ordonné prêtre en 1981, était jusqu'ici vicaire épiscopal et curé de paroisse dans le diocèse de Crotone. Docteur en liturgie, il a été enseignant et membre de la commission liturgique de la Conférence épiscopale italienne, directeur du centre diocésain de liturgie puis des vocations, recteur d'un petit séminaire, membre du Presbyterium.

Mgr.Tomás Holub, Evêque de Plzen (superficie 9.236, population 853.700, catholiques 119.100, prêtres 92, diacres 6, religieux 67), en République tchèque. L'Evêque élu, né en 1967 à Jaromer (République tchèque) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Secrétaire Général de la Conférence épiscopale tchèque et curé de paroisse. Il succède à Mgr.Frantisek Radkovsky, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été aumônier militaire et vicaire général de diocèse.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Sam 13 Fév - 12:07

Sommaire

- Arrivée du Saint-Père à Mexico
- Rencontre du Patriarche Cyrille et du Pape François à Cuba
- Autres actes pontificaux

Arrivée du Saint-Père à Mexico

Cité du Vatican, 13 février 2016 (VIS). Après la signature à La Havane de la déclaration commune avec le Patriarche Cyrille de Moscou, le Pape a repris l'avion à destination du Mexique. Pendant le vol il s'est brièvement entretenu avec les journalistes exprimant surtout sa joie de la rencontre avec le Patriarche et la disponibilité du Président Castro. Le Pape a révélé qu'il avait parlé du projet avec le président cubain lors de sa visite de septembre dernier, puis il a évoqué sa rencontre avec le Patriarche Cyrille: "Franchement, je me suis senti en présence d'un frère. Deux évêques qui ont principalement parlé de la situation de leurs Eglises et de l'état du monde... Non seulement la guerre se présente maintenant en morceaux, mais elle implique le monde en entier... Au plan religieux, nous avons envisagé un programme d'activités conjointes, qui montreront que l'unité est la marche. Je l'ai déjà dit, si l'unité est faite d'études de théologie et autres, nous devons marcher vers le Seigneur... L'unité se construit en marchant... La Déclaration peut avoir plusieurs interprétations...mais elle n'est pas politique, ni sociologique. C'est une déclaration pastorale, qui se penche sur des questions de société comme la manipulation génétique".

Après trois heures de vol, l'avion papal est arrivé à 19 h 30' heure locale (2 h 30' ce matin à Rome) à l'aéroport de Mexico, où il a été accueilli par le Président Enrique Peña Nieto et des représentants du Conseil permanent des évêques mexicains. Après cet accueil officiel mais informel, et un bref entretien avec le chef de l'Etat, le Saint-Père a parcouru en papamobile les dix-neuf kilomètres qui le séparaient de la nonciature apostolique de Mexico, où il séjournera. Plus tard, il est sorti pour saluer et bénir les centaines de personnes qui l'attendaient.

Rencontre du Patriarche Cyrille et du Pape François à Cuba

Cité du Vatican, 13 février 2016 (VIS). Comme prévu, après douze heures de vol et avant d'entamer hier son voyage apostolique au Mexique, le Pape a fait halte à Cuba pour rencontrer à l'aéroport de La Havane le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Peu après 14 h heure locale (20 h heure de Rome), il a été accueilli par le Président Raul Castro, notamment accompagné par le Cardinal Jaime Ortega y Alamino, Archevêque de San Cristobal de la Havane

Accompagné du Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, le Saint-Père agagné un salon de l'aéroport où l'attendait SS Cyrille, assisté par le Métropolite Hilarion, Président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Avant d'accéder au Patriarcat 2009, Cyrille a notamment consacré en 2006 la première église orthodoxe russe à Rome, et en 2008 consacré la cathédrale orthodoxe russe de La Havane. Lors de son intronisation, le Saint-Siège avait été représenté par le Cardinal Walter Kasper, le prédécesseur du Cardinal Koch. Après deux heures d'intenses discussions, le Patriarche et le Pape se sont rendu dans le salon d'honneur pour signer une longue déclaration commune, qui reconnaît d'abord que catholiques et orthodoxes partagent la tradition spirituelle du premier millénaire chrétien, puis qui exprime l'espoir que, en dépit de leurs différences, cette rencontre historique contribue à la réalisation de l'unité voulue par le Christ. Le texte rappelle aussi que les chrétiens subissent des persécutions dans plusieurs régions du monde, et lance un appel à la communauté internationale afin de mettre fin à l'exode des chrétiens au proche et moyen Orient. Les signataires y expriment leur joie de la renaissance de la foi en Russie et dans les pays d'Europe de l'est se préoccupent du sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent aux portes des pays riches, mais aussi de la crise de la famille dans certains pays. Ils lancent un appel pour défendre le droit inaliénable à la vie et à la mission qui unit orthodoxes et catholiques, celle de prêcher l'Evangile partout dans le monde et de surmonter la division entre les croyants en Ukraine.

Après la signature, le Pape a prononcé un bref discours improvisé: ''Nous parlons en frères, nous avons le même baptême, nous sommes évêques. Nous parlons de nos Eglises, et convenons que l'unité se fait en marchant, en parlant clairement, sans demi-paroles. Durant notre entretien j'ai ressenti le réconfort de l'Esprit et apprécié l'humilité fraternelle de Sa Sainteté... Nous avons convenu d'une série d'initiatives qui, je le pense, sont viables. Je tiens donc à remercier, une fois de plus...Son Eminence le Métropolite Hilarion et Son Eminence le Cardinal Koch, ainsi que leurs collaborateurs... Un grand merci à Cuba, au peuple cubain et à son Président pour leur active disponibilité. Si cela continue, Cuba sera la capitale de l'unité!" Ensuite, le Patriarche Cyrille a déclaré qu'au-delà des difficultés qui demeurent entre catholiques et orthodoxes, la rencontre avec le Pape a été très importante et riche de contenu. Elle lui a donné l'occasion de mieux comprendre les positions catholiques et de mieux exprimer les siennes. Les deux Eglises peuvent coopérer pour défendre les chrétiens de par le monde, travailler ensemble de sorte qu'il n'y ait pas de guerre, pour que la vie humaine soit respectée et la morale renforcée à tous les niveaux de la société. La réunion s'est terminée par un échange de cadeaux. Le Pape a donné une relique de saint Cyrille et un calice au Patriarche de Moscou, lequel lui a donné offert une copie de l'Icône de Notre-Dame de Kazan.

Voici maintenant le texte de la Déclaration commune du Pape François et du Patriarche Cyrille: "La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l?amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous.

1.Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l?Esprit Saint Consolateur, nous, Pape François et Kirill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd?hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l?histoire. Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se parler de vive voix, de c?ur à c?ur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

2.Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l?Est et l?Ouest. De cette île, symbole des espoirs du Nouveau Monde et des événements dramatiques de l?histoire du XX siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d?Amérique latine et des autres continents. Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l?Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l?expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d?un grand avenir pour cette région.

3.Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l?Ancien Monde, nous sentons avec une force particulière la nécessité d?un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l?espérance qui est en nous.

4.Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d?innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus semence de chrétiens.

5.Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l?Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d?un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l?explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes, Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l?unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s?est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur: Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu?eux aussi soient un en nous.

6.Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples. Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d?espérance pour tous les hommes de bonne volonté.

7.Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l?Evangile du Christ et du patrimoine commun de l?Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d?époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.

8.Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du proche Orient et d?Afrique du nord, nos frères et s?urs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d?autres pays du proche Orient, nous observons avec douleur l?exode massif des chrétiens de la terre d?où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d?autres communautés religieuses.

9.Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l?éviction des chrétiens du proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d?autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.

10.En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d?Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

11.Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est le fruit de la justice, pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s?y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l?âme des innocents tués. Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu?elles fassent preuve de bonne volonté et s?asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l?aide d?actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu?ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu?il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l?Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ.

12.Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l?Evangile, préférant la mort à l?apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l?unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s?adresse la parole de l?apôtre: Très chers, dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l?allégresse.

13.En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue inter-religieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d?autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d?actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, car Dieu n?est pas un Dieu de désordre, mais de paix.

14.Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d?Europe de l?est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd?hui les fers de l?athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d?établissements d?enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques ?uvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.

15.Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l?idéologie d?un sécularisme si souvent agressif, s?efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.

16.Le processus d?intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l?Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d?Orient et d?Occident à s?unir pour témoigner ensemble du Christ et de l?Evangile, pour que l?Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.

17.Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d?extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l?humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l?on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L?inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d?injustice à l?égard du système des relations internationales qui s?est institué.

18.Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que c'est qu?il y a de faible dans le monde que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort. Il a choisi ce qui est d?origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n?est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est. Ainsi aucun être de chair ne pourra s?enorgueillir devant Dieu.

19.La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l?éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

20.La famille est fondée sur le mariage, acte d?amour libre et fidèle d?un homme et d?une femme. L?amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l?un l?autre comme don. Le mariage est une école d?amour et de fidélité. Nous regrettons que d?autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l?homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

21.Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d?enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu. Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général. Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l?existence de l?homme, créé à l?image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l?immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l?homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

22.Nous voulons adresser aujourd?hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre, mais d?utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l?amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d?aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

23.Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez la lumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste. Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N?oubliez pas que vous avez été rachetés à un cher prix, au prix de la mort sur la croix de l?Homme-Dieu Jésus-Christ.

24.Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l?Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l?Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme. Nous ne sommes pas concurrents, mais frères. Et de cette conception doivent découler toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l?amour et à avoir les uns pour les autres la même aspiration. Il ne peut donc être question d?utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d?une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l?apôtre Paul: Je me suis fait un honneur d?annoncer l?Evangile là où le Christ n?avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d?autrui.

25.Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd?hui que la méthode de l?uniatisme du passé, comprise comme la réunion d?une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n?est pas un moyen pour recouvrir l?unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d?exister et d?entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.

26.Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d?innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s?abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

27.Nous exprimons l?espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d?Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d?Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.

28.Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d?annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, pour que le monde croie. Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l?existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l?Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l?avenir de l?humanité.

29.Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l?Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible: Sois sans crainte, petit troupeau, à vous le Père a trouvé bon de donner le Royaume. Le Christ est la source de la joie et de l?espérance. La foi en lui transfigure la vie de l?homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s?appliquer les paroles de l?apôtre Pierre: Vous qui jadis n?étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le peuple de Dieu, qui n?obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde.

30.Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l?invoquant par les paroles de l?antique prière: Sous l?abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu?ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 15 Fév - 8:02

Sommaire

- Le Pape s'adresse aux institutions et forces vives du Mexique
- Ceindre l'entière nation mexicaine de la fécondité de Dieu
- Messe au sanctuaire marial de la Guadalupe

Le Pape s'adresse aux institutions et forces vives du Mexique

Cité du Vatican, 14 février 2016 (VIS). "Je viens comme missionnaire de miséricorde et de paix, comme un fils qui veut rendre hommage à sa mère, la Vierge de Guadalupe...mais aussi à ce peuple et à ce pays si riche de cultures, d?histoire et de diversité". Ainsi le Pape François a-t-il introduit hier au Palais National de Mexico son discours devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique: "Le Mexique est un grand pays, doté d?abondantes ressources naturelles et d?une énorme biodiversité qui s?étend sur un territoire. Sa position géographique en fait un point de référence pour l?Amérique. Ses cultures indigènes, métisses et créoles lui confèrent une identité propre et une richesse culturelle qu?il n?est pas toujours facile de valoriser. La sagesse ancestrale liée à sa multi-culturalité est, de loin, l?une de ses meilleures ressources identitaires. Cette identité, qu?elle a appris progressivement à gérer dans la diversité, constitue sans doute un riche patrimoine à mettre en valeur, à promouvoir et à préserver... Cela offre espérance et perspective. Un peuple jeune est un peuple capable de se rénover, de se transformer... Cette réalité nous conduit inévitablement à réfléchir sur notre propre responsabilité dans la construction du Mexique que nous appelons de tous nos v?ux, le Mexique que nous voulons léguer aux futures générations. Cela nous conduit à nous rendre compte également qu?un avenir d?espérance se forge dans la vie présente d?hommes et de femmes justes, honnêtes, capables de s?engager pour le bien commun, ce bien commun peu prisé en ce XXI siècle. L?expérience nous montre que chaque fois que nous cherchons la voie du privilège ou du bénéfice de quelques-uns au détriment du bien général, tôt ou tard, la vie en société devient un terrain fertile pour la corruption, le narcotrafic, l?exclusion des cultures différentes, la violence, y compris pour le trafic de personnes, la séquestration et la mort, causant la souffrance et freinant le développement".

"Le peuple mexicain met son espérance dans l?identité qui s?est forgée dans de durs et difficiles moments de son histoire par de remarquables témoignages de citoyens qui ont compris que, pour pouvoir surmonter les situations nées de la fermeture de l?individualisme, était nécessaire l?accord des institutions politiques, sociales et économiques, ainsi que celui de tous les hommes et femmes engagés dans la recherche du bien commun et dans la promotion de la dignité de la personne. Une culture ancestrale et un capital humain prometteur, comme les vôtres, doivent être la source d?inspiration pour que nous trouvions de nouvelles formes de dialogue, de négociation, de ponts capables de nous guider sur la voie de l?engagement solidaire. Un engagement dans lequel tous, en commençant par nous qui nous appelons chrétiens, nous devons nous consacrer à la construction d'une politique vraiment humaine et d?une société dans laquelle personne ne doit se sentir victime de la culture de rejet. Il revient, de façon spéciale, aux élites sociale, culturelle et politique, de travailler pour offrir à tous les citoyens l?opportunité d?être de dignes acteurs de leur propre destin, dans leur famille et dans tous les domaines où se développe la société humaine, en leur facilitant un accès réel aux biens matériels et spirituels indispensables: Logement décent, travail digne, nourriture, justice réelle, sécurité effective, un environnement sain et de paix. Il ne s?agit pas seulement d?une affaire de lois qui exigent des mises à jour et des améliorations toujours nécessaires, mais d?une formation prioritaire à la responsabilité personnelle dans le plein respect de l?autre en tant que co-responsable de la promotion du développement national. C?est une tâche qui implique tout le peuple mexicain dans les diverses instances aussi bien publiques que privées, autant collectives qu?individuelles... Le Gouvernement mexicain peut compter sur la collaboration de l?Eglise catholique, qui a accompagné la vie de cette Nation et qui renouvelle son engagement ainsi que sa volonté de servir la grande cause de l?homme qu'est l?édification de la civilisation de l?amour. Je me prépare à parcourir ce beau et grand pays en missionnaire et pèlerin qui veut revivre avec vous l?expérience de la miséricorde comme un nouvel horizon de possibilité qui est inévitablement porteur de justice et de paix. J'en appelle à la Vierge de Guadalupe afin que, par son intercession, le Père miséricordieux fasse que ces journées soient une opportunité de rencontre, de communion et de paix pour l'avenir du Mexique".

Ceindre l?entière nation mexicaine de la fécondité de Dieu

Cité du Vatican, 14 février 2016 (VIS). Hier, le Saint-Père a quitté le Palais National pour gagner non loin la célèbre place centrale de la Constitution, sur laquelle se dresse la cathédrale métropolitaine bâtie au XVI siècle sur les ruines du centre cultuel de la capitale aztèque. Dans le grandiose édifice actuel, des XVII et XVIII siècles, les Evêques du Mexique attendaient le Pape qui s'est immédiatement déclaré heureux de les rencontrer. Evoquant les visites de Jean-Paul II, il a demandé si "le Successeur de Pierre, appelé du lointain sud latino-américain, pouvait-il se priver de l?opportunité de poser son regard sur la Morenita?".

"Sachant qu?ici se trouve le c?ur secret de chaque mexicain, j?entre sur la pointe des pieds comme il convient d?entrer dans la maison ainsi que dans l?âme de ce peuple. Je vous suis profondément reconnaissant de m?ouvrir cette porte. Je sais qu?en contemplant le visage de la Vierge, j?atteins celui de votre peuple qui, en elle, a appris à se manifester. Je sais qu?aucune autre voix ne peut exprimer avec autant de profondeur le c?ur mexicain comme la Vierge peut m?en parler. Elle protège ses plus hautes aspirations et ses espérances les plus cachées, elle recueille ses joies et ses larmes, comprend ses nombreuses langues et répond avec tendresse maternelle à ses enfants... Comme je voudrais que ce soit elle en personne qui vous exprime...tout ce que contient le c?ur du Pape. Comme le fit saint Juan Diego et comme le firent les générations successives des enfants de la Guadalupana, le Pape désirait depuis longtemps pouvoir la regarder. Mieux, je voulais, moi-même, être sous son regard maternel. J?ai beaucoup réfléchi sur le mystère de ce regard et je vous prie d?accueillir ce qui jaillit de mon c?ur de pasteur: Avant tout la Morenita nous enseigne que l?unique force capable de conquérir le c?ur des hommes est la tendresse de Dieu. Ce qui enchante et attire, ce qui fait fléchir et vainc, ce qui ouvre et déchaîne, ce n?est pas la force des instruments ou la dureté de la loi, mais la faiblesse toute-puissante de l?amour divin, qui est la force irrésistible de sa douceur et la promesse irréversible de sa miséricorde". l'écrivain Octavio Paz "a dit qu?à la Vierge de Guadalupe, on ne demande plus l?abondance des récoltes ou la fertilité de la terre, mais qu?on cherche...un abri, un foyer. Des siècles après l?évènement fondateur de ce pays et de l?évangélisation du continent, le besoin de" cette protection maternelle "s?est-il estompé, est-il oublié?". Commentant ensuite le discours prononcé par Jean-Paul II le 22 janvier 1999, qui avait tracé les péripéties historiques du Mexique, le Saint-Père a affirmé que le christianisme est enraciné dans l'âme des Mexicains, dont l'histoire "ne s?est jamais révélée stérile, et dont les fractures menaçantes se sont toujours résorbées. C?est pourquoi je vous invite à repartir de ce besoin de protection maternelle qui émane de l?âme de votre peuple. La foi chrétienne est capable de réconcilier le passé souvent marqué de solitude, d?isolement et de marginalisation, avec l?avenir continuellement relégué à un lendemain qui s?esquive... Inclinez-vous donc, délicatement et avec respect, sur l?âme profonde de votre peuple...toujours attentifs à en déchiffrer sle mystérieux visage... La familiarité avec la douleur et la mort ne sont-elles pas des formes de courage et des chemins vers l?espérance? Percevoir que le monde doit être toujours et seulement sauvé n?est-ce pas un antidote contre l?autosuffisance arrogante de ceux qui croient pouvoir se passer de Dieu?".

"Soyez donc des évêques au regard limpide, à l?âme transparente, au visage lumineux. N?ayez pas peur de la transparence. L?Eglise n?a pas besoin d?obscurité pour travailler. Veillez à ce que vos regards ne soient pas obscurcis par les pénombres du brouillard de la mondanité. Ne vous laissez pas corrompre par le matérialisme trivial ni par les illusions séductrices des accords conclus en dessous de table. Ne mettez pas votre confiance dans les" promesses des puissants présents. "Le monde dans lequel le Seigneur nous appelle à accomplir notre mission est devenu très complexe... Les frontières si fortement invoquées et soutenues sont devenues perméables à la nouveauté d?un monde dans lequel la force de certains ne peut plus se maintenir sans la vulnérabilité des autres. L?irréversible caractère hybride de la technologie rend proche ce qui était lointain, mais malheureusement, il éloigne ce qui devrait être proche. Or c?est dans ce monde que Dieu vous demande d?avoir un regard capable de saisir l?interrogation fusant de votre peuple, l?unique qui a dans son calendrier une fête du cri. A ce cri, il faut répondre que Dieu existe et est proche à travers Jésus. Que seul Dieu est la réalité sur laquelle on peut construire... Dans vos regards, le peuple mexicain a le droit de trouver les traits de ceux qui ont vu le Seigneur, de ceux qui ont été avec Dieu... Ne perdez donc pas temps et énergies dans les choses secondaires, dans les commérages et les intrigues, dans les vains projets de carrière, dans les plans vides d?hégémonies, dans les clubs stériles d?intérêts ou de coteries. Ne vous laissez pas entraîner par les rumeurs et les médisances. Introduisez vos prêtres dans cette compréhension du ministère sacré. Nous autres, ministres de Dieu, la grâce de boire le calice du Seigneur, le don de protéger la part de son héritage qui nous est confiée, nous suffit, même si nous sommes des administrateurs inexpérimentés. Laissons le Père nous assigner la place qui nous a été préparée. Pouvons-nous vraiment nous occuper d?affaires autres que celles du Père? En dehors des affaires du Père, nous perdons notre identité et, de manière coupable, nous rendons vaine sa grâce. Si notre regard ne témoigne pas d?avoir vu Jésus, alors ses paroles dont nous faisons mémoire ne représenteraient que des figures rhétoriques vides".

Il est tout aussi important de porter attention aux jeunes: "Que vos regards soient capables de croiser leurs regards, de les aimer et de saisir ce qu?ils cherchent avec ce courage avec lequel beaucoup, comme eux, ont quitté barques et filets sur l?autre rive de la mer, ont abandonné des bancs d?extorsions en vue de suivre le Seigneur de la vraie richesse. Je suis particulièrement préoccupé par ceux d?entre eux qui, séduits par la puissance du monde, exaltent les chimères et se revêtent de leurs macabres symboles pour commercialiser la mort en échange de trésor qu?en fin de compte les mites et la rouille dévorent, et qui incite les voleurs à percer les murs. Je vous demande de ne pas sous-évaluer le défi moral et anti-civique que représente le narcotrafic pour la société mexicaine, y compris l?Eglise. La proportion du phénomène, la complexité de ses causes, l?immensité de son extension comme une métastase qui dévore, la gravité de la violence qui désagrège, tout comme ses connexions néfastes, ne nous permettent pas à nous, pasteurs de l?Eglise, de nous réfugier derrière des condamnations génériques. Mais tout cela exige un courage prophétique ainsi qu?un projet pastoral sérieux et de qualité, pour contribuer, progressivement, à resserrer ce délicat réseau humain, sans lequel tous, nous serions dès le départ vaincus par cette insidieuse menace. En commençant d?abord par les familles, en nous approchant et en embrassant la périphérie humaine et existentielle des territoires dévastés de nos villes, en impliquant les communautés paroissiales, les écoles, les institutions communautaires, les communautés politiques, les structures de sécurité. C?est seulement ainsi qu?on pourra se libérer totalement des eaux dans lesquelles malheureusement se noient tant de vies, que ce soit celle de celui qui meurt comme victime, que ce soit celle de celui qui devant Dieu aura toujours du sang sur les mains, même s?il a les poches pleines d?argent sale et la conscience anesthésiée". Les desseins de Dieu "sont déterminés par l?irréversibilité de son amour qui veut avec persistance s?imprimer en nous. Soyez, par conséquent, des évêques capables d?imiter cette liberté de Dieu en choisissant ce qui est humble pour rendre visible la majesté de son visage et de faire vôtre cette patience divine en tissant, avec le fil fin de l?humanité que vous trouvez, cet homme nouveau que votre pays espère. Ne vous laissez pas guider par le vain désir de changer de peuple comme si l?amour de Dieu n?avait pas assez de force pour le changer. Redécouvrez la constance sage et humble avec laquelle les pères de la foi de ce pays ont su introduire les générations successives dans la sémantique du mystère divin. D?abord, en apprenant, et ensuite, en enseignant la grammaire nécessaire pour dialoguer avec ce Dieu, caché durant les siècles de leur recherche et fait proche dans la personne de son Fils Jésus, qu?aujourd?hui tant de personnes reconnaissent dans la figure ensanglantée et humiliée, comme symbole de leur propre destin. Imitez sa condescendance et sa capacité de s?abaisser. Nous ne comprendrons jamais assez le fait qu?avec les fils métis de notre peuple Dieu a tissé le visage par lequel il se fait connaître! Jamais, nous ne serons assez reconnaissants. Je vous demande un regard d?une délicatesse singulière pour les peuples indigènes et pour leurs fascinantes cultures souvent occultées. Le Mexique a besoin de leurs racines amérindiennes pour ne pas être réduit à une énigme irrésolue. Les indigènes du Mexique attendent encore qu?on reconnaisse effectivement la richesse de leur contribution et la fécondité de leur présence pour assumer cette identité qui fait de vous une nation unique et non seulement une parmi d?autres".

Certains pensent que "l?Eglise au Mexique serait condamnée à choisir entre subir l?infériorité à laquelle elle a été reléguée à certaines périodes de son histoire, comme lorsque sa voix a été étouffée et qu?on a cherché à limiter sa présence, ou à s?aventurer dans les fondamentalismes pour réacquérir des certitudes provisoires en oubliant d?enraciner dans son c?ur la soif de l?absolu et le fait qu?elle est appelée dans le Christ à réunir tous et non seulement une partie. Donc ne vous lassez pas de rappeler à votre peuple combien sont puissantes les racines anciennes qui ont permis la vivante synthèse chrétienne de communion humaine, culturelle et spirituelle qui a été forgée ici". Fidèles au Christ, "soyez capables de contribuer à l?unité de votre peuple, de favoriser la réconciliation de ses différences et l?intégration de ses diversités, de promouvoir la solution de ses problèmes endogènes... Je vous prie de ne pas tomber dans la paralysie de donner de vieilles réponses aux questions nouvelles... Malheur à vous, si vous vous endormez sur vos lauriers... Vous êtes assis sur les épaules de géants, des évêques, prêtres, religieux, religieuses et des laïcs, fidèles jusqu?au bout, qui ont offert leur vie pour que l?Eglise puisse accomplir sa mission... Je vous invite à vous fatiguer sans peur dans la mission d?évangéliser et d?approfondir la foi à travers une catéchèse mystagogique qui sache faire trésor de la religiosité populaire de vos gens. Notre temps demande une attention pastorale aux personnes et aux groupes, qui espèrent pouvoir aller à la rencontre du Christ vivant. Seule une courageuse conversion pastorale de nos communautés peut retrouver, générer et nourrir les disciples actuels de Jésus. Par conséquent, les pasteurs doivent surmonter la tentation de la distance et du cléricalisme, de la froideur et de l?indifférence, du triomphalisme et de l?auto-référentialité. La Guadalupe nous enseigne que Dieu a un visage familier, que la proximité et la bienveillance peuvent plus que la force... Seule une Eglise qui sait garder le visage des hommes qui vont frapper à sa porte est capable de leur parler de Dieu. Si nous ne déchiffrons pas leurs souffrances, si nous ne nous rendons pas compte de leurs besoins, nous ne pourrons rien leur offrir. La richesse que nous avons ne coule que lorsque nous rencontrons la petitesse de ceux qui mendient".

"Je vous supplie de protéger...vos prêtres. Ne les laissez pas exposés à la solitude et à l?abandon, en proie à la mondanité qui dévore le c?ur. Soyez attentifs et apprenez à lire dans leurs regards pour vous réjouir avec eux lorsqu?ils sentent la joie de raconter ce qu?ils ont fait et enseigné, et également pour ne pas reculer lorsqu?ils se sentent un peu abattus et ne peuvent que pleurer parce qu?ils ont renié le Seigneur, et aussi pour les soutenir, en communion avec le Christ, quand l?un ou l?autre, sortira avec Judas dans la nuit. Que jamais, dans ces situations, ne manque votre paternité à vos prêtres" et "intégrez-les dans de grandes causes, car le c?ur de l?apôtre n?a pas été fait pour des choses petites... L?Eglise, lorsqu?elle se réunit dans une majestueuse cathédrale, ne pourra s?empêcher de se comprendre comme un petite maison dans laquelle ses enfants peuvent se sentir à l?aise. On se maintient devant Dieu seulement si on est petit, si on se sent orphelin, si on est mendiant".

"Rien qu?en regardant la Morenita, on saisit entièrement le Mexique. Par conséquent, je vous invite à comprendre que la mission que l?Eglise vous confie demande ce regard qui embrasse la totalité. Et cela ne peut se réaliser de manière isolée, mais seulement en communion. La Gudalupana est ceinte d?une cordon qui annonce sa fécondité. C?est la Vierge qui a déjà dans son sein le Fils attendu par les hommes. C?est la Mère qui a déjà conçu l?humanité du nouveau monde naissant. C?est l?Epouse qui préfigure la maternité féconde de l?Eglise du Christ. Vous avez la mission de ceindre l?entière nation mexicaine de la fécondité de Dieu. Aucune partie de ce cordon ne peut être méprisée. L?épiscopat mexicain a accompli de remarquables progrès en ces années conciliaires" et les travaux pastoraux partagés "ont été fructueux dans les domaines essentiels de la mission ecclésiale tels que la famille, les vocations, la présence sociale". Ceci dit, "je vous demande de ne pas vous laisser décourager par les difficultés et de ne ménager aucun effort possible pour promouvoir, entre vous et dans vos diocèse, le zèle missionnaire, surtout en direction des régions qui ont le plus besoin de l?unique corps de l?Eglise mexicaine. Redécouvrir que l?Eglise est mission est fondamental pour son avenir, car seul l?enthousiasme, l?émerveillement convaincu des évangélisateurs a la force pour entraîner. Je vous demande, par conséquent, de prendre spécialement soin de la formation et de la préparation des laïcs, en surmontant toute forme de cléricalisme et en les impliquant activement dans la mission de l?Eglise, surtout dans la tâche de rendre présent, par le témoignage de leur propre vie, l?évangile du Christ dans le monde. Un témoignage unificateur de la synthèse chrétienne et une vision partagée de l?identité ainsi que du destin de vos gens aideraient beaucoup le peuple mexicain. Dans ce sens, il serait très important que l?Université pontificale du Mexique soit toujours davantage au c?ur des efforts de l?Eglise pour assurer ce regard d?universalité sans laquelle la raison, réduite à des unités partielles, renonce à sa plus haute aspiration de recherche de la vérité... Dans le Christ glorifié, que les mexicains aiment honorer comme roi, allumez ensemble la lumière, soyez comblés de sa présence qui ne s?épuise pas... Il vous revient de semer le Christ dans cette terre, de maintenir allumée son humble lumière qui éclaire sans aveugler, d?assurer que la soif du peuple soit étanchée par ses eaux, d?étendre les voiles pour que le souffle de l?Esprit les déploie et que la barque de l?Eglise au Mexique ne fasse pas naufrage... Permettez-moi un dernier mot pour exprimer l?appréciation du Pape pour tout ce que vous faites afin d?affronter le défi de notre époque représentée par les migrations. Ce sont des millions d?enfants de l?Eglise qui vivent aujourd?hui dans la diaspora ou en transit, se déplaçant vers le Nord à la recherche de nouvelles opportunités. Beaucoup d?entre eux laissent derrière eux leurs propres racines pour aller à l?aventure, même dans la clandestinité qui implique tout genre de risques, en quête du feu vert qu?ils considèrent comme leur espérance... Puissent vos c?urs être capables de suivre ces personnes et de les rejoindre au-delà des frontières. Renforcez la communion avec vos frères de l?épiscopat des Etats-Unis d?Amérique pour que la présence maternelle de l?Eglise maintienne vivantes les racines de leur foi, les raisons de leurs espérances et la force de leur charité... L?empressement de vos diocèse à passer un peu de baume sur les pieds meurtris de ceux qui traversent vos territoires et à dépenser pour eux l?argent difficilement recueilli ne sera pas vain... Et puis le Pape est sûr que le Mexique et son Eglise arriveront à temps au rendez-vous avec eux-mêmes, avec l?histoire, avec Dieu. Peut-être une pierre en chemin retardera-t-elle la marche, et la fatigue du voyage exigera-t-elle un arrêt, mais ce ne sera jamais suffisant pour faire manquer le but. Car, peut-il arriver tard celui qui a une mère qui l?attend? Celui qui peut sentir sans cesse résonner dans son propre c?ur ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?".

Messe au sanctuaire marial de la Guadalupe

Cité du Vatican, 14 février 2016 (VIS). La journée du Pape s'est conclue hier par la célébration d'une messe en la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe, le sanctuaire marial principal du Mexique, et le plus grand au monde, où viennent chaque année plus de vingt millions de pèlerins. Selon la tradition il se dresse sur le lieu des cinq apparitions (entre le 9 et le 12 décembre 1531) de la Vierge à l'indien Juan Diego, qui, avec son oncle Juan Bernardino, était un des premiers

convertis indigènes. le nom Guadalupe vient de la déformation du mot indien Coatlaxopeuh (vainqueur du serpent). La Vierge de Guadalupe a été déclarée Patronne du Mexique en 1737, Patronne et Impératrice des Amériques en 1910 et des Philippines en 1935. L'image miraculeuse de la Vierge conservée dans le sanctuaire est imprimée sur la tunique de Juan Diego. La nouvelle basilique, ayant remplacé l'ancienne en 1976, peut contenir 12.000 personnes, tandis que l'esplanade extérieure peut en accueillir 30.000. L'église du XVII siècle, qui s'était effondrée, est en restauration.

Le Saint-Père a parcouru en papamobile les seize kilomètres entre la capitale mexicaine et la colline de Tepeyac, où se dresse le sanctuaire. Arrivé à 16 h 45' locales (23 h 45' heure de Rome) à l'ancienne église du Christ-Roi, d'où il a gagné en procession à la nouvelle basilique. Il y a présidé une messe concélébrée en présence de plus de 35.000 fidèles. En voici l'importante homélie:

Evoquant la lecture du jour et la visite de Marie à Elisabeth, le Pape souligne combien malgré l'annonce de l'ange, elle se précipite au chevet de sa cousine. "C ette rencontre a ravivé et suscité une attitude pour laquelle Marie est et sera reconnue comme la femme du oui, un oui du don d?elle-même à Dieu, et en en même temps, un oui du don à ses frères. C?est le oui qui l?a poussée à donner le meilleur en se mettant en route vers les autres. Ecouter ce passage évangélique dans cette maison mariale a une saveur spéciale. Marie, la femme du oui, a voulu également visiter les habitants de cette terre d?Amérique à travers la personne de l?indien saint Juan Diego. Tout comme elle a parcouru les routes de Judée et de Galilée, de la même manière, elle a sillonné le Tepeyac, revêtant ses costumes, utilisant sa langue, pour servir cette grand peuple. Et tout comme elle a offert sa compagnie durant la grossesse d?Elisabeth, de même elle a accompagné et accompagne la gestation de cette terre mexicaine bénie. Tout comme elle s?est fait présente à Juan, de la même manière, elle continue d?être présente à nous tous, surtout à ceux qui, comme lui, sentent qu?ils ne valaient rien. Ce choix particulier, disons préférentiel, n?a été contre personne mais en faveur de tous... Ce matin de décembre 1531, se produisait le premier miracle qui sera ensuite la mémoire vivante de tout ce que sanctuaire protège. Ce matin-là, lors de cette rencontre, Dieu a éveillé l?espérance de Juan, l?espérance d?un peuple. Ce matin, Dieu a réveillé et réveille l?espérance des petits, des souffrants, des déplacés et des marginalisés, de tous ceux qui sentent qu?ils n?ont pas une place digne sur cette terre. Ce matin, Dieu s?est approché et s?approche du c?ur souffrant mais endurant de tant de mères, pères, grands-parents, qui ont vu leurs enfants partir, se perdre, voire être arrachés de manière criminelle. Ce matin-là, Juan expérimente dans sa propre vie ce qu?est l?espérance, ce qu?est la miséricorde de Dieu. Il est choisi pour superviser, soigner, protéger et encourager la construction de ce Sanctuaire. A plusieurs occasions, il a dit à la Vierge qu?il n?était pas la personne indiquée, qu?au contraire, si elle voulait mener à bien cette ?uvre, elle devrait choisir d?autres personnes, puisqu?il n?était pas cultivé, instruit ou qu?il ne faisait pas partie de ceux qui pouvaient le faire. Marie, obstinée de cette obstination qui naît du c?ur miséricordieux du Père, lui dit non, qu?il sera, lui, son ambassadeur. Ainsi, elle réussit à éveiller une chose qu?il ne savait pas exprimer, un vrai étendard d?amour et de justice dans la construction de cet autre sanctuaire, celui de la vie, celui de nos communautés, de nos sociétés et de nos cultures, personne ne peut être marginalisé. Nous sommes tous nécessaires, surtout ceux qui normalement ne comptent pas parce qu?ils ne sont pas à la hauteur des circonstances ou parce qu?ils n?apportent pas le capital nécessaire aux travaux. Le sanctuaire de Dieu est la vie de ses enfants, de tous et dans toutes leurs conditions, surtout celle des jeunes sans avenir, exposés à d?interminables situations douloureuses, risquées, et celle des personnes âgées non reconnues, oubliées à tant d?endroits. Le sanctuaire de Dieu, ce sont nos familles qui ont besoin du minimum nécessaire pour pouvoir se construire et grandir. Le sanctuaire de Dieu, c?est le visage de tant de personnes qui croisent nos chemins". Ici, "il peut nous arriver la même chose qu?à Juan Diego. Regarder la Mère avec nos douleurs, nos peurs, nos désespoirs, nos tristesses et lui dire: Que puis-je apporter, moi, si je ne suis pas instruit?".

"Je crois qu?aujourd?hui un peu de silence nous fera du bien, tout comme regarder la Guadalupe, la regarder longuement et calmement, et lui dire comme l?a fait l?autre enfant qui l?aimait beaucoup:

Te regarder simplement, Mère,

laisser ouvert uniquement le regard.

Te regarder entièrement sans rien te dire,

tout te dire, sans paroles et avec respect.

Ne pas perturber le vent de ton visage,

uniquement bercer ma solitude violée,

dans tes yeux de Mère amoureuse

et dans ton nid de terre transparente.

Les heures s?évanouissent.

Secoués, les hommes insensés mordent les déchets

de la vie et de la mort, bruyamment.

Te regarder, Mère,

rien que te contempler,

le coeur muet dans ta tendresse,

dans ton silence chaste de lys
.

La Guadalupe "nous dit qu?elle a l?honneur d?être notre mère. Cela nous donne la certitude que les larmes de ceux qui souffrent ne sont pas stériles. Elles sont une prière silencieuse qui monte vers le ciel et qui trouve toujours chez Marie une place sous son manteau. En elle et avec elle, Dieu se fait frère et compagnon de route, partage avec nous la croix pour que ne soyons pas écrasés par nos douleurs... Aujourd?hui, elle nous redit: sois mon ambassadeur, sois mon envoyé pour construire de nombreux et nouveaux sanctuaires, pour accompagner de nombreuses vies, pour essuyer de nombreuses larmes. Va simplement par les chemins du voisinage, de ta communauté, de ta paroisse comme mon ambassadeur, mon ambassadrice. Bâtis des sanctuaires en partageant la joie de savoir que nous ne sommes pas seuls, qu?elle chemine avec nous. Sois mon ambassadeur, nous dit-elle, en donnant à manger à l?affamé, à boire à celui qui a soif, accueille celui qui est dans le besoin, habille celui qui est nu et visite le malade. Va au secours du prisonnier, ne le laisse pas seul, pardonne à celui qui t?a offensé, console celui qui est triste, sois patient avec les autres et surtout supplie et prie notre Dieu. Et en silence, nous lui disons ce qui surgit dans notre c?ur. Ne suis-je pas ta mère? Ne suis-je pas là? C'est ce que nous redit Marie. Va construire mon sanctuaire, aide-moi à bâtir la vie de mes enfants, qui sont tes frères".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 15 Fév - 21:24

Sommaire

- Ouvrir les yeux devant tant d'injustices qui portent atteinte au projet de Dieu

- L'action de grâce naît chez un peuple capable de faire mémoire
- Visite d'un hôpital pédiatrique
- Déclaration de la Commission pour la protection des mineurs

Ouvrir les yeux devant tant d?injustices qui portent atteinte au projet de Dieu

Cité du Vatican, 15 février 2016 (VIS). Après son départ de la nonciature apostolique de Mexico, le Pape s'est rendu en hélicoptère à Ecatepec pour y célébrer la messe. C'est la première visite d'un Pape dans cette ville. Distante de 28 km de la capitale, Ecatepec est densément peuplée (plus d'1,5 million de personnes) dont les habitants se rendent quotidiennement à Mexico pour travailler. A l'origine, il s'agissait d'une ville-état gouvernée par un chef étroitement apparenté à la dynastie régnante de Tenochtitlan, la capitale aztèque. Elle fut déclarée République des Indes en 1560, conservant une certaine autonomie et maintenant la succession du chef. Au XVII siècle, elle devient une municipalité sous administration espagnole. Elle est ensuite rebaptisée Ecatepec de Morelos, du nom d'un héros national José María Morelos y Pavón, exécuté par les espagnols au cours de la première guerre d'indépendance du Mexique en 1815. En 1980, Ecatepec est devenue ville à part entière.

Le Pape François a célébré la messe sur le campus du Centre d'études d'Ecatepec pouvant accueillir jusqu'à 400.000 personnes. Après la lecture de l'Evangile racontant les tentations du Christ au désert, il a prononcé une homélie dans laquelle il a souligné que le carême était un bon moment pour retrouver la joie et l'espérance qui nous font nous sentir des enfants aimés du Père. "Ce Père qui nous attend pour nous enlever les vêtements de la fatigue, de l?apathie, de la méfiance, et nous revêtir de la dignité que seuls un vrai père ou une vraie mère savent donner à leurs enfants, les vêtements qui naissent de la tendresse et de l?amour", a-t-il dit. Un Père d'une grande famille qui "nourrit un amour unique mais ne sait engendrer ni éduquer des fils uniques. C?est un Dieu qui sait ce qu?est le foyer, la fraternité, le pain rompu et partagé. Il est le Dieu du Notre Père, non pas du Mon Père, ni du Votre Père. En chacun de nous se trouve, vit ce rêve de Dieu qu?à chaque Pâques, dans chaque Eucharistie nous célébrons de nouveau: nous sommes enfants de Dieu. Rêve que beaucoup de nos frères ont vécu tout au long de l?histoire. Rêve dont ont témoigné beaucoup de martyrs d?hier et d?aujourd?hui, en versant leur sang".

Le Carême, a poursuivi le Pape, est un temps de conversion parce que "nous faisons quotidiennement l?expérience dans notre vie de la façon dont ce rêve est sans cesse menacé par le père du mensonge, par celui qui cherche à nous séparer, en créant une société divisée et qui s?affronte. Une société d?un petit nombre et pour un petit nombre. Que de fois ne faisons-nous l?expérience dans notre chair, ou dans notre famille, à travers nos amis ou nos voisins, de la douleur qui naît de ne pas voir reconnue cette dignité que nous portons tous en nous! Que de fois n?avons-nous pas dû pleurer et regretter de ne nous être pas rendu compte que nous n?avons pas reconnu cette dignité dans les autres! Que de fois, et je le dis avec douleur, ne sommes-nous pas aveugles et insensibles devant le manque de reconnaissance de notre propre dignité et de celle d?autrui!". C'est pourquoi le carême est aussi un temps "pour ajuster les sens, ouvrir les yeux devant tant d?injustices qui portent atteinte directement au rêve et au projet de Dieu. C?est un temps pour démasquer ces trois grandes formes de tentations qui brisent, divisent l?image que Dieu a voulu former". Il a ensuite expliqué les sens de ces trois tentations du Christ qui sont aussi "les trois tentations du chrétien qui essayent de détruire la vérité à laquelle nous avons été appelés...qui cherchent à dégrader et à nous dégrader".

La première est la richesse qui nous conduit à l'appropriation "de biens qui ont été donnés à tous, les utilisant seulement pour moi ou pour les miens. C?est avoir le pain à la sueur du front de l?autre, voire au prix de sa vie. Cette richesse, qui est un pain au goût de douleur, d?amertume, de souffrance. Dans une famille ou une société corrompue, c?est le pain que l?on donne à manger à ses propres enfants. La deuxième tentation est la vanité, "cette recherche de prestige sur la base de la disqualification continuelle et constante de ceux qui ne sont pas comme nous. La recherche exacerbée de ces cinq minutes de gloire, qui ne supporte pas la gloire des autres. Transformant l?arbre tombé en bois de chauffage, elle conduit à la troisième tentation, l'orgueil, c'est-à-dire se mettre sur un plan de supériorité en tout genre, sentant qu?on ne partage pas la vie du commun des mortels, et prier tous les jours: Merci Seigneur parce que tu ne m?as pas fait comme eux". Ce sont trois tentations quotidiennes "qui cherchent à dégrader, détruire et ôter la joie ainsi que la fraîcheur de l?Evangile, qui nous enferment dans un cercle de destruction et de péché".

"Il vaut donc la peine de nous demander à quel point nous sommes conscients de ces tentations dans notre personne, en nous-mêmes? Jusqu?à quel point sommes-nous habitués à un style de vie qui pense que dans la richesse, dans la vanité et dans l?orgueil se trouvent la source et la force de la vie? Jusqu?à quel point croyons-nous que l?attention à l?autre, notre souci et occupation pour le pain, pour le nom et pour la dignité des autres sont source de joie et d?espérance? Nous avons choisi Jésus et non le démon, nous voulons suivre ses traces, mais nous savons que ce n?est pas facile. Nous savons ce que signifie être séduit par l?argent, la gloire et le pouvoir. C?est pourquoi l?Eglise nous offre ce temps, elle nous invite à la conversion avec une seule certitude: Lui nous attend et il veut guérir nos c?urs de tout ce qui le dégrade, en étant dégradé ou en dégradant. Il est le Dieu qui porte un nom: miséricorde. Son nom est notre richesse, son nom est notre gloire, son nom est notre pouvoir et en son nom, une fois de plus, nous redisons avec le Psaume: Tu es mon Dieu, en toi j?ai mis ma confiance. Nous pouvons le répéter ensemble Tu es mon Dieu, en toi j?ai mis ma confiance. Voulez-vous le répéter ensemble?: Tu es mon Dieu, en toi j?ai mis ma confiance". Et après la réponse de la foule, le Pape a conclu en disant: Qu?en cette Eucharistie le Saint Esprit renouvelle en nous la certitude que son Nom est miséricorde et qu?il nous fasse expérimenter chaque jour que la joie de l?Evangile remplit le c?ur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus? Avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours".

L'action de grâce naît chez un peuple capable de faire mémoire

Cité du Vatican, 15 février 2016 (VIS). Au terme de la messe, le Pape a invité les fidèles à réciter l'angélus et à réfléchir auparavant sur la première lecture d'hier dimanche quand Moïse s'adresse au peuple au moment de la moisson, de l'abondance pour lui rappeler de ne pas oublier ses origines, c'est-à-dire sa provenance et les difficultés qu'il a du traverser: "L'action de grâce naît et grandit chez une personne et un peuple qui est capable de faire mémoire", a expliqué le Pape. "Elle a ses racines dans le passé qui, entre ombres et lumière, a progressivement généré le présent... En ce jour de fête, en ce jour nous pouvons célébrer la bonté du Seigneur envers nous. Nous rendons grâce pour l?opportunité d?être réunis afin de présenter au Père plein de bonté les prémices de nos enfants, petits-enfants, de nos rêves et de nos projets. Les prémices de nos cultures, de nos langues et traditions. Les prémices de nos soucis".

"Que cela a été difficile à chacun de vous pour arriver jusqu?ici! Combien chacun a-t-il dû marcher pour faire de ce jour une fête, une action de grâces! Que de chemin d?autres ont fait, qui n?ont pas pu arriver, mais grâce à eux, nous avons pu continuer à avancer! Aujourd?hui, suivant l?invitation de Moïse, nous voulons en tant que peuple faire mémoire, nous voulons être le peuple de la mémoire vivante du passage de Dieu au milieu de son peuple, dans son peuple. Nous voulons regarder nos enfants, en sachant qu?ils hériteront non seulement d?une terre, d?une langue, d?une culture et d?une tradition, mais aussi du fruit vivant de la foi qui rappelle le passage assuré de Dieu en ce pays. La certitude de sa proximité et de sa solidarité. Une certitude qui nous aide à lever la tête et à espérer avec enthousiasme l?aurore. Avec vous aussi je m?unis à cette mémoire reconnaissante. A ce souvenir vivant du passage de Dieu dans vos vies. En regardant vos enfants, je ne peux pas ne pas faire miennes les paroles qu?un jour le bienheureux Paul VI a adressées au peuple mexicain : Un chrétien ne peut pas ne pas démontrer sa propre solidarité...pour résoudre la situation de tous ceux qui n?ont pas encore le pain de la culture ou l?opportunité d?un travail digne... On ne peut pas rester insensible alors que les nouvelles générations ne trouvent pas le moyen de transformer en réalité leurs légitimes aspirations. Et il continue par une invitation à être toujours en première ligne dans tous les efforts pour améliorer la situation de ceux qui sont dans le besoin, et à voir en chaque homme, un frère, et en chaque frère, le Christ".

Puis le Saint-Père a invité le peuple mexicain à être aujourd'hui encore "en première ligne, à être les premiers dans toutes les initiatives qui aident à faire de cette terre mexicaine bénie une terre d?opportunités, où il ne sera pas nécessaire d?émigrer pour rêver; où il ne sera pas nécessaire d?être exploité pour travailler; où il ne sera pas nécessaire de faire du désespoir et de la pauvreté d?un grand nombre l?opportunité de quelques-uns; une terre qui ne devra pas pleurer des hommes et des femmes, des jeunes et des enfants qui finissent, détruits, dans la main des trafiquants de la mort. Cette terre a le goût de la Guadalupana, qui nous a toujours devancés dans l?amour, disons-lui: Vierge Sainte aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l?amour pour les pauvres, pour que la joie de l?Evangile parvienne jusqu?aux confins de la terre, et qu?aucune périphérie ne soit privée de sa lumière".

Visite d'un hôpital pédiatrique

Cité du Vatican, 15 février 2016 (VIS). Hier à 16 h 30' locales, le Saint-Père s'est rentré par hélicoptère à Mexico pour visiter l?hôpital pédiatrique Federico Gómez, qui accueille 800 patients. Rappelant la visite de Jean-Paul II en 1979, il s'est adressé aux enfants malades, leurs familles et le personnel rassemblés dans l'auditorium: "Je rends grâce à Dieu de me donner l?occasion de pouvoir vous rencontrer, de m?unir à vous... Pouvoir partager un moment de vos vies, de la vie de toutes les personnes qui travaillent comme médecins, infirmiers, membres du personnel et bénévoles qui vous assistent".

"Il y a un bref passage de l?Evangile qui nous raconte la vie de Jésus quand il était enfant. Il était tout petit, comme certains d?entre vous. Un jour ses parents, Marie et Joseph, l?emmènent au Temple pour le présenter à Dieu. Ils y rencontrent le vieillard Syméon qui, en le voyant, plein de joie et de reconnaissance, le prend dans ses bras et commence à bénir Dieu. Voir l?Enfant Jésus a provoqué en lui un sentiment de reconnaissance, et l?envie de bénir. Syméon est le grand-père qui nous enseigne cette double attitude fondamentale, remercier et bénir... Franchir votre porte et voir vos yeux, vos sourires, vos visages, a suscité l?envie de vous dire merci. Merci pour la tendresse que vous manifestez en me recevant, merci de voir la tendresse avec laquelle on vous soigne et on vous accompagne. Merci pour l?effort de tous ceux qui font du mieux possible pour que vous puissiez récupérer rapidement. Il est très important de se sentir soigné et accompagné, de se sentir aimé et de savoir que l?on cherche la meilleure manière de vous soigner, pour toutes ces personnes je dis merci. En même temps, je veux vous bénir. Je veux demander à Dieu de vous bénir, de vous accompagner ainsi que vos familles, de bénir toutes les personnes qui travaillent ici et cherchent à ce que ces sourires continuent de grandir...et qui au-delà des médicaments vous appliquent aussi la thérapie de la tendresse... Vous connaissez l?indio Juan Diego. Alors que le petit Juan était malade, son oncle très inquiet vit la Vierge apparaître et lui dire: Que ton c?ur ne soit pas troublé, et que rien ne t?inquiète. Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère? Nous avons notre Mère, demandons-lui de nous donner son Fils Jésus. Fermons les yeux et demandons-lui ce qu?aujourd?hui notre c?ur désire, et récitons ensemble un Je vous salue Marie. Que le Seigneur et la Vierge de Guadalupe vous accompagnent toujours. Merci beaucoup. Et, s?il vous plaît, n?oubliez pas de prier pour moi".

Avant de regagner la nonciature, le Pape François s'est rendu au département d'oncologie et de chimiothérapie, saluant aussi des enfants alités.

Ce matin, à 7 h locales, le Saint-Père a quitté par avion Mexico a destination de Tuxtla Gutiérrez, d'où il rejoindra en hélicoptère San Cristóbal de Las Casas. Au coeur du Chiapas il célébrera une messe et rencontrera la population indigène.

Déclaration de la Commission pour la protection des mineurs

Cité du Vatican, 15 février 2016 (VIS). Aujourd'hui, la Commission pontificale pour la protection des mineurs, présidée par le Cardinal Sean O'Malley, a diffusé une déclaration quant à l'obligation de dénoncer à la justice tout possible cas d'abus sexuels. Le Pape François a clairement dit que les crimes et péchés que sont les abus sexuels sur mineurs ne doivent pas être scellés par le secret. Le 27 septembre dernier, s'engageant personnellement, il a affirmé que l'Eglise devait exercer une diligente surveillance afin de protéger les enfants, assurant aussi que tout responsable devrait rendre des comptes. Le Président et les Membres de la Commission affirment qu'ils respecteront les obligations de la loi mais aussi que, au-delà des contraintes juridiques, ils assumeront leur devoir moral de signaler aux autorités judiciaires en charge de la protection sociale tout mauvais traitement, même présumé. Aux Etats-Unis, la charte des évêques énonce clairement l'obligation pour tous les diocèses et autres circonscriptions, comme pour tout le personnel de signaler toute suspicion en la matière. Chaque année, lors des sessions de formation pour les nouveaux évêques, cette obligation est réaffirmée de manière explicite. Parallèlement, la Commission a récemment passé en revue avec le Pape une vue d'ensemble des efforts de sensibilisation à l'attention des Eglises locales, accomplis ces deux dernières années. On a réaffirmé la volonté de fournir du matériel pour des cours de formation tendant à améliorer les efforts de protection des mineurs, y compris à usage de la Curie Romaine.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 16 Fév - 18:35

Sommaire

- Le Pape demande pardon aux populations indigènes
- Lutter contre la précarité et l'isolement des familles
- Autres actes pontificaux

Le Pape demande pardon aux populations indigènes

Cité du Vatican, 16 février 2016 (VIS). Hier à 9 h locales, le Saint-Père est arrivé par avion à Tuxtla Gutiérrez, la capitale du Chiapas. Malgré les richesses naturelles de cet Etat mexicain confinant avec le Guatemala, sa population est parmi les plus pauvres, avec une basse espérance de vie. De ses quatre millions d'habitants, plus de 30% ne parlent qu'une langue indigène. La rébellion des années 1983 - 1994 a été principalement soutenue en résistance passive par les populations rurales réclamant la possession de la terre, la reconnaissance de leurs droits et de la culture locale. Puis le Pape s'est déplacé en hélicoptère à San Cristóbal de las Casas, ville fondée en 1528 et considérée comme le coeur culturel du Chiapas. Elle porte le nom de son premier évêque (1544 - 1566), le célèbre dominicain espagnol protecteur des amérindiens. La messe, qui a été célébrée en espagnol au stade de la ville en présence de 100.000 fidèles, a inclus trois langues indigènes dont l'usage liturgique a été approuvé par le Saint-Père. En voici l'homélie:

La loi du Seigneur est parfaite qui redonne vie, a-t-il dit en langue locale. "Ainsi commence le psaume que nous avons écouté. La loi du Seigneur est parfaite, et le psalmiste énumère tout ce qu'elle apporte à qui l?écoute et l?observe. La loi du Seigneur redonne vie, rend sage les simples, réjouit le c?ur, clarifie le regard. C?est cette loi que le peuple d?Israël avait reçue des mains de Moïse, une loi qui devait l'aider à vivre dans la liberté à laquelle il avait été appelé. Une loi qui est destinée à être lumière sur le chemin du peuple et l?accompagner dans sa marche. Un peuple qui avait subi l?esclavage et le despotisme du pharaon, qui avait expérimenté la souffrance et les abus, jusqu?à ce que Dieu dise Assez, j?ai vu la misère, j?ai entendu les cris, je connais vos souffrances. En cela s'est révélé la nature du Père qui souffre devant la souffrance, les abus, l?injustice subie par ses enfants. Sa parole, sa loi devient alors symbole de liberté, symbole de joie, de sagesse et de lumière. Expérience, réalité qui trouve écho dans cette expression qui naît de la sagesse bercée en ce pays depuis des temps lointains et qui, dans le Popol Vuh, dit ce qui suit: L?aube s?est levée sur toutes les tribus réunies. La face de la terre a tout de suite été assainie par le soleil. L?aube s?est levée pour les peuples qui ont sans cesse marché dans les diverses ténèbres de l?histoire. Dans cette expression, il y a une aspiration à vivre en liberté, il y a une aspiration qui a un goût de terre promise, où l?oppression, les mauvais traitements et la dégradation ne sont pas monnaie courante. Dans le c?ur de l?homme, et dans la mémoire de beaucoup de nos peuples, est inscrit le désir d?une terre, d?un temps où le mépris sera vaincu par la fraternité, l?injustice par la solidarité, et où la violence sera réduite au silence par la paix".

"Notre Père non seulement partage ce désir, mais lui-même l?a aussi suscité et le suscite, en nous offrant son fils Jésus-Christ. En lui, nous trouvons la solidarité du Père qui marche à nos côtés. En lui, nous voyons comment cette loi parfaite prend chair et visage, entre dans l?histoire pour accompagner et soutenir son peuple, se fait Voie, Vérité et Vie pour que les ténèbres n?aient pas le dernier mot et que l?aube ne tarde pas à se lever sur la vie de ses enfants. De multiples façons et sous de multiples formes, on a voulu réduire au silence et taire ce désir. De multiples façons, on a voulu anesthésier notre âme, de multiples manières on a essayé d?engourdir et d?endormir la vie de nos enfants et de nos jeunes par l?insinuation que rien ne peut changer ou que ce sont des rêves impossibles. Devant ces manières, la création aussi sait élever la voix" et de rebeller devant "les dégâts que nous lui causons par l?utilisation irresponsable et par l?abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l?exploiter. La violence qu?il y a dans le c?ur humain blessé par le péché se manifeste aussi dans les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l?eau, dans l?air et dans les êtres vivants. C?est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui gémit en travail d?enfantement. Le défi environnemental que nous vivons et ses racines humaines nous touchent tous et nous interpellent. Nous ne pouvons plus faire la sourde oreille face à l?une des plus grandes crises environnementales de l?histoire. En cela, vous avez beaucoup de choses à nous enseigner, à enseigner à l?humanité. Vos peuples, comme l?ont reconnu les évêques de l?Amérique latine, savent entrer en relation, d?une manière harmonieuse, avec la nature qu?ils respectent comme source de subsistance, maison commune et autel du partage humain. Cependant, souvent, de manière systématique et structurelle, vos peuples ont été incompris et exclus de la société. Certains ont jugé inférieures vos valeurs, votre culture et vos traditions. D?autres, étourdis par le pouvoir, l?argent et les lois du marché, vous ont dépossédés de vos terres ou ont posé des actes qui les polluent. C?est si triste! Que cela nous ferait du bien, à tous, de faire un examen de conscience et d?apprendre à dire pardon. Le monde d?aujourd?hui, dépouillé par la culture du déchet, a besoin de vous".

"Exposés à une culture qui essaie de supprimer toutes les richesses et caractéristiques culturelles en vue d?un monde homogène, les jeunes ont besoin que la sagesse de leurs anciens ne se perde pas. Le monde d?aujourd?hui, pris par le pragmatisme, a besoin de réapprendre la valeur de la gratuité. Nous affirmons avec certitude que le Créateur ne nous abandonne pas, que jamais il ne fait marche arrière dans son projet d?amour, qu?il ne se repend pas de nous avoir créés. Nous célébrons le fait que Jésus-Christ meurt encore et ressuscite en chaque geste que nous accomplissons envers le plus petit de nos frères. Ayons à c?ur de continuer à être témoins de sa Passion, de sa Résurrection en donnant chair à la loi du Seigneur est parfaite qui redonne vie".

A la fin de la messe, le Pape a été salué par un représentant des populations indigènes, reconnaissantes d'être venu les prendre en considération, alors qu'elles vivent si loin de Rome. Il a dit ressentir être compris et encouragés jusque dans la gestion de la terre que Dieu a attribué à leurs ancêtres, et remercié tout particulièrement le Saint-Père d'avoir honoré leur culture en approuvant l'usage liturgique de leurs langues. Du stade, le Pape s'est rendu à l'évêché pour déjeuner avec huit délégués des communautés indigènes. Après quoi, il a gagné la cathédrale pour saluer un groupe de personnes âgées et de malades. Ensuite, il s'est recueilli sur la tombe de Mgr.Samuel Ruiz, décédé en 2011 après quarante ans d'épiscopat, dont la mémoire est vénérée dans tout le Chiapas.

Lutter contre la précarité et l'isolement des familles

Cité du Vatican, 16 février 2016 (VIS). Après la visite de la cathédrale de San Cristóbal de las Casas, le Saint-Père a regagné par hélicoptère Tuxtla Gutiérrez pour une rencontre avec les familles dans le stade municipal. L'événement s'est ouvert par des témoignages de couples, dont un de divorcés remariés, et un d'une mère seule. Voici le discours adressé par le Pape François aux familles mexicaines:

Tout d'abord, "je veux rendre grâce pour me trouver au Chiapas. Il est bon de se trouver sur ce sol, sur cette terre, en ce lieu qui a un goût de famille, de foyer. Je rends grâce à Dieu pour vos visages et votre présence, je rends grâce à Dieu pour son émouvante présence dans vos familles. Merci également à vous, familles et amis, qui nous avez offert vos témoignages, qui nous avez ouvert les portes de vos maisons et de vos vies. Vous nous avez permis de venir partager le pain qui vous nourrit, et la sueur face aux difficultés quotidiennes. Le pain des joies, de l?espérance, des rêves et la sueur face aux amertumes, face à la désillusion et aux chutes. Merci de nous permettre d?accéder à vos familles, à votre table, à votre foyer". Puis il a répondu aux questions d'un intervenant, convenant qu'il est nécessaire de mettre en tout de l?enthousiasme, en famille, dans les rapports sociaux. C?est, je crois, ce que l?Esprit veut toujours faire au milieu de nous. Il veut nous donner de l?enthousiasme, nous faire don de raisons de continuer à risquer, à rêver, et à construire une vie qui ait un goût de foyer, de famille. C?est ce que le Père a toujours rêvé et ce pour quoi depuis longtemps il a lutté. Lorsque tout semblait perdu, cet après-midi-là, au jardin d?Eden, Dieu a suscité l?enthousiasme chez ce jeune couple et lui a dit que tout n?était pas perdu. Lorsque le peuple d?Israël sentait qu?il n?en pouvait plus sur le chemin à travers le désert, Dieu lui a donné de l?enthousiasme par la manne. Lorsqu?est arrivée la plénitude des temps, Dieu a donné pour toujours de l?enthousiasme à l?humanité en nous envoyant son Fils. De la même manière, nous tous ici présents, nous avons fait cette expérience, à bien des moments et sous diverse formes, Dieu le Père a donné de l?enthousiasme à notre vie".

Pourquoi? "Parce qu?il ne sait pas faire autrement. Il sait nous donner de l?enthousiasme parce que son nom est amour, son nom est don, son nom est don de soi, son nom est miséricorde. Il nous l?a manifesté avec force et clarté en Jésus, son Fils qui a tout donné jusqu?à l?extrême pour rendre possible le Royaume de Dieu. C'est un royaume qui nous invite à entrer dans cette nouvelle logique, qui suscite une dynamique capable d?ouvrir les cieux, capable d?ouvrir nos c?urs, nos esprits, nos mains et de nous stimuler par de nouveaux horizons. Un royaume qui sait ce qu?est la famille, qui sait ce qu?est la vie partagée. En Jésus et avec Jésus, ce royaume est possible. Il est capable de transformer nos regards, nos attitudes, nos sentiments souvent fades en vin de fête. Il est capable de guérir nos c?urs et de nous inviter sans cesse, soixante-dix fois sept fois à recommencer. Il est capable de toujours renouveler toute chose". Oui, a poursuivi le Pape, il faut prier pour les "nombreux adolescents découragés et en situations difficiles, les nombreux adolescents démoralisés, sans force ni enthousiasme". Et à propos d'un autre témoignage parlant de la difficulté du combat à cause de la précarité et de la solitude, il a ajouté: "La précarité, la pénurie, le manque fréquent du minimum peuvent nous désespérer, peuvent nous faire sentir une forte angoisse, puisque nous ne savons comment faire pour aller de l?avant et d?autant plus que nous avons des enfants à notre charge. La précarité non seulement menace l?estomac, mais elle peut aussi menacer l?âme, elle peut démotiver, ôter la force et tenter avec des parcours ou des alternatives de solution apparente mais qui, en définitive, ne résolvent rien. Il existe une précarité qui peut être très dangereuse, qui peut se coller à nous sans que nous ne nous en rendions compte, c?est la précarité qui naît de la solitude et de l?isolement. Et l?isolement est toujours mauvais conseiller... La manière de combattre cette précarité et cet isolement, qui nous rendent vulnérables à tant de solutions apparentes, doit se situer à différents niveaux. D?une part, les législations, qui protègent et garantissent le minimum nécessaire pour que chaque famille et pour que chaque personne puisse se développer par la formation et un travail digne, représentent un niveau".

Ainsi est-il juste de "chercher les diverses façons de communiquer l?amour de Dieu... Des lois et un engagement personnel sont un bon
binôme pour rompre la spirale de la précarité. On voit souvent de nos jours...comment la famille est affaiblie, remise en question. Comment on croit que c?est un modèle déjà dépassé et n?ayant plus de place dans nos sociétés qui, avec la prétention de la modernité, offrent toujours davantage un modèle fondé sur l?isolement. Certes, vivre en famille n?est pas toujours facile, bien des fois c?est douloureux et fatiguant mais ce que j?ai dit plus d?une fois de l?Eglise peut être appliqué à la famille: Préférons une famille blessée qui essaie tous les jours de vivre l?amour, à une société malade de l?enfermement et de la facilité de la peur d?aimer. Je préfère une famille qui s'applique à recommencer, à une société narcissique et obnubilée par le luxe et le confort. Je préfère une famille au visage épuisé par le don de soi, aux visages maquillés qui n?ont pas su ce qu?est la tendresse et la compassion. Vous m?avez demandé de prier pour vous et je voudrais commencer à le faire maintenant, avec vous. Chers mexicains, vous avez un atout, un avantage. Vous avez une mère, la Guadalupana, qui a voulu visiter cette terre. Cela nous donne la certitude de bénéficier de son intercession pour que le rêve qu'est la famille ne se perde pas à cause de la précarité et de la solitude. Marie est toujours prête à défendre nos familles, notre avenir, elle est toujours prête à mettre de l?enthousiasme, en nous donnant à son Fils. Voilà pourquoi je vous invite à nous tenir par les mains et à réciter ensemble le Je vous salue Marie".

En début de soirée, l'avion papal est reparti pour Mexico, d'où le Saint-Père est parti pour Morelia. Là il célébrera une messe avec le clergé et les séminaristes, les religieux et les consacrés, puis rencontrera le monde universitaire, des représentants d'autres confessions chrétiennes, et enfin la jeunesse locale avant de rentrer dans la capitale.

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 16 février 2016 (VIS). Le 14 février, le Saint-Père a nommé Mgr.George Bugeja, OFM, Administrateur apostolique sede vacante du Vicariat apostolique de Benghazi (Libye). Coadjuteur du Vicariat apostolique de Tripoli (Libye), il succède à Mgr.Sylvester Carmel Magro, OFM, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mer 17 Fév - 19:08


Sommaire

- Le clergé ne doit pas céder à la tentation de la résignation
- La jeunesse est la première richesse du Mexique
- Condoléances pour la mort de Boutros Boutros-Ghali
- Autres actes pontificaux

Le clergé ne doit pas céder à la tentation de la résignation

Cité du Vatican, 17 février 2016 (VIS). Hier mardi, peu après 8 h 45' h locale, le Pape est arrivé à Morelia, centre géographique du Mexique, capitale de l'état de Michoacán, et depuis 1991 déclarée par l'Unesco patrimoine de l'humanité pour son centre historique. Elle est aussi le siège d'une importante université fondée en 1551 et comptant actuellement plus de 45.000 étudiants. Depuis l'aéroport, le Pape a parcouru en papamobile les 9 kilomètres qui le séparaient du stade Venustiano Carranza, d'une capacité de 20.000 personnes, où l'attendaient les prêtres, religieux et religieuses, consacrés et séminaristes du diocèse. Au cours de la messe, la langue purhépecha a été utilisée pour la prière des fidèles. Le Pape a commencé son homélie sur un ton familier: "Dis-moi comment tu pries et je te dirai comment tu vis, dis-moi comment tu vis et je te dirai comment tu pries. En me montrant comment tu pries, je pourrai découvrir le Dieu que tu vis et en me montrant comment tu vis, je pourrai croire au Dieu que tu pries... En priant, on apprend à prier, comme nous apprenons à marcher, à parler, à écouter. L?école de la prière est l?école de la vie et c?est à l?école de la vie que nous fréquentons l?école de la prière". Puis il a ajouté que Paul disait à son disciple préféré Timothée, quand il lui enseignait ou l'exhortait à vivre la foi, de se souvenir de sa mère et de sa grand-mère. Ainsi a-t-il rappelé que les séminaristes qui entraient au séminaire, lui demandaient souvent: Je voudrais faire une prière plus profonde et plus mentale, et le Pape leur répondait: Ecoute, continue à prier comme on te l?a enseigné à la maison. Et ensuite, peu à peu, ta prière grandira, de même que ta vie a grandi. On apprend à prier comme dans la vie. "Jésus a voulu introduire les siens dans le mystère de la Vie, dans le mystère de sa vie. Il leur a montré ce que signifie être Fils de Dieu, en mangeant, en dormant, en soignant, en prêchant, en priant. Il les a invités à partager sa vie, son intimité et en étant avec lui; il leur a fait toucher dans sa chair la vie du Père. Il leur a fait expérimenter dans son regard, dans sa démarche, la force, la nouveauté de dire: Notre Père. En Jésus, cette expression, Notre Père, n?a pas l?arrière-goût de la routine ou de la répétition; au contraire, elle a le goût de la vie, de l?expérience, de l?authenticité. Il a su vivre en priant et prier en vivant, disant: Notre Père. Et il nous a invités à faire de même. Nous sommes d?abord appelés à faire l?expérience de cet amour miséricordieux du Père dans notre vie, dans notre histoire. Il nous appelle d?abord pour nous introduire dans cette nouvelle dynamique d?amour, de filiation. Nous sommes d?abord appelés à apprendre à dire Notre Père, comme Paul insiste: Abba. Malheur à moi, si je n?évangélise pas, dit Paul, malheur à moi! Car, évangéliser, poursuit-il, n?est pas un motif de gloire mais une nécessité".

"Il nous a invités à participer à sa vie, à sa vie divine, malheur à nous, consacrés, séminaristes, prêtres, évêques, malheur à nous si nous ne la partageons pas, malheur à nous si nous ne sommes pas des témoins de ce que nous avons vu et entendu, malheur à nous! Nous ne voulons pas être des fonctionnaires du divin, nous ne sommes pas, ni ne voulons jamais être des employés de l?entreprise de Dieu, car nous sommes invités à participer à sa vie, nous sommes invités à nous introduire dans son c?ur, un c?ur qui prie et qui vit en disant: Notre Père. Et qu?est-ce que c?est la mission, sinon dire avec notre vie...Notre Père? C?est ce Père que nous prions avec insistance tous les jours. Et que lui disons-nous, entre autres invocations? Ne nous laisse pas tomber en tentation. Jésus lui-même l?a fait. Il a prié pour que ses disciples, d?aujourd?hui comme d'hier, ne tombent pas en tentation. Quelle peut être l?une des tentations qui peuvent nous assiéger? Quelle peut être l?une des tentations qui provient non seulement de la contemplation de la réalité mais aussi du fait de la vivre? Quelle tentation peut venir de milieux souvent dominés par la violence, la corruption, le trafic de drogue, le mépris de la dignité de la personne, l?indifférence face à la souffrance et à la précarité? Quelle tentation pouvons-nous avoir sans cesse, nous qui sommes appelés à la vie consacrée, au sacerdoce, à l?épiscopat. Quelle tentation pouvons-nous avoir face à tout cela, face à cette réalité qui semble devenir un système inamovible?".

"Je crois que nous pourrions la résumer en un seul mot: résignation. Et face à cette réalité, l?une des armes préférées du démon, la résignation, peut nous tenter. Et que pouvons-nous y faire? La vie est ainsi. Une résignation qui nous paralyse et nous empêche non seulement de marcher, mais aussi de faire du chemin; une résignation qui non seulement nous effraie, mais qui nous fait aussi nous retrancher dans nos sacristies et dans nos sécurités apparentes; une résignation qui non seulement nous empêche d?annoncer, mais qui nous empêche aussi de louer, nous retire l?allégresse, la joie de louer. Une résignation qui non seulement nous empêche de prévoir, mais qui nous empêche aussi de prendre des risques et de transformer. Par conséquent, Notre Père, ne nous laisse succomber à la tentation. Qu?il nous fait du bien de recourir, dans les moments de tentation, à notre mémoire! Comme cela nous aide de regarder l?étoffe dont nous sommes faits. Tout n?a pas commencé avec nous, tout ne finira pas non plus avec nous, c?est pourquoi cela nous fait du bien de récupérer l?histoire qui nous a conduits jusqu?ici! Et dans ce souvenir, nous ne pouvons pas passer sous silence une personne qui tant aimé cet endroit, qui s?est fait fils de cette terre. Une personne qui a su dire d?elle-même: Ils m?ont arraché à la magistrature et ils m?ont placé au timon du sacerdoce à cause de mes péchés. Moi, inutile et entièrement inapte pour l?exécution d?une si grande entreprise; moi, qui ne savais pas manier la pagaie, ils m?ont fait premier évêque de Michoacán".

"Avec vous, je voudrais faire mémoire de cet évangélisateur, connu également comme Tata Vasco, comme l?espagnol qui s?est fait indien. La réalité que vivaient les indiens Purhépecha décrits par lui comme vendus, harcelés et errants dans les marchés, recueillant les miettes jetées au sol, loin de le conduire à la tentation et à la paresse de la résignation, a stimulé sa foi, a stimulé sa vie, a stimulé sa compassion et l?a incité à réaliser divers projets qui ont donné du souffle face à cette réalité si paralysante et injuste. La douleur de la souffrance de ses frères s?est faite prière et la prière s?est faite réponse. Et cela lui a fait donner le nom parmi tous les indiens de Tata Vasco qui, en langue purhépecha, signifie papa. Père, papa, tata, abba?. Voilà la prière, voilà l?expression à laquelle Jésus nous a invités -a conclu le Pape-. Père, papa, abba, ne nous laisse pas tomber dans la tentation de la résignation, ne nous laisse pas tomber dans la tentation de l?acédie, ne nous laisse pas tomber dans la tentation de la perte de la mémoire, ne nous laisse pas tomber dans la tentation d?oublier nos anciens qui nous ont appris par leur vie à dire Notre Père".

Après la messe, le Pape a rejoint l'archevêché où il a déjeuné avant d'aller visiter la cathédrale de la Transfiguration. Dans la sacristie, où à côté de peintures du XVI siècle se trouve un Christ réalisé avec un mélange de mais et de miel selon les techniques pré-hispaniques, 14 recteurs d'université mexicains et 6 représentants d'autres confessions chrétiennes, attendaient le Pape qui s'est entretenu avec eux. Celui-ci a également salué un centaine d'enfants, élèves du catéchisme, réunis dans la cathédrale et les a remercié de leur visite. "Je voudrais vous dire que Jésus vous voit grandir avec beaucoup d'amour. Avec beaucoup d'amour pour être vraiment des chrétiens , pour accomplir le commandement que Jésus nous a donné: aimer Dieu par-dessus tout et notre prochain comme Jésus les a aimé, comme nous-mêmes ou plus, comme lui nous a aimé. Demandons aussi à la Vierge de nous protéger, de nous bénir. Que chacun de vous surtout pense dans son c?ur à la famille qu'il a et à ses amis, et si vous vous êtes disputé avec quelqu'un, pensez aussi à lui, et demandez à la Vierge de la protéger lui aussi: c'est une façon de nous faire des amis et pas trop d'ennemis, parce que la vie n'est pas heureuse avec des ennemis, et celui qui fait les vrais amis c'est Dieu dans notre c?ur". Le Pape a enfin remercié le ch?ur qui lui avait chanté une chanson, ajoutant que "l'art, le sport élargissent l'âme et font bien grandir, avec de l'air frais et n'aplatissent pas la vie. Continuez d'être créatifs, continuez ainsi, en cherchant la beauté, les belles choses, les choses qui durent toujours, et ne vous laissez jamais piétiner par personne".

La jeunesse est la première richesse du Mexique

Cité du Vatican, 17 février 2016 (VIS). Hier à 16 h locales, le Pape est arrivé au stade de Morelia, où il s'est adressé à 50.000 jeunes après avoir entendu plusieurs de leurs témoignages quant à leur vie et leurs perspectives. Après avoir de nouveau salué la vitalité, la joie et l?esprit festif du peuple mexicain, il a déclaré qu?un des plus grands trésors de cette terre a un visage jeune. La jeunesse est la première richesse du Mexique:

"On ne peut pas vivre l?espérance, sentir l?avenir si on ne parvient pas d?abord à se valoriser, si on ne parvient pas à sentir que sa vie, ses mains, son histoire en valent la peine. L?espérance naît lorsque l?on peut expérimenter que tout n?est pas perdu. Et pour cela, il faut faire l?effort de commencer par chez-soi, de commencer par soi-même. Tout n?est pas perdu. Je ne suis pas perdu, je vaux, et je vaux beaucoup. La principale menace contre l?espérance, ce sont les discours qui te dévalorisent, qui te font sentir être de seconde catégorie. La principale menace contre l?espérance, c?est quand tu sens que tu ne comptes pour personne ou que tu es laissé de côté. La principale menace contre l?espérance, c?est quand tu sens que cela revient au même que tu sois là ou non. Cela tue, cela nous anéantit, et constitue la porte d?entrée à tant de souffrance. La principale menace contre l?espérance, c?est de se faire croire que l'on commence à avoir de la valeur quand on revêt des habits de marque, dernier cri, ou bien quand on devient célèbre, important parce qu'on a de l?argent. Mais au fond, le c?ur ne croit pas que tu es digne d?affection, digne d?amour. La principale menace, c?est quand quelqu?un sent qu?il doit avoir de l?argent pour tout acheter, même l?affection des autres. La principale menace, c?est de croire qu?avoir une grosse voiture te rend heureux".

Vous les jeunes "êtes la richesse du Mexique, vous êtes la richesse de l?Eglise. Je comprends que, souvent, il devient difficile de sentir qu?on est une richesse quand nous voyons des amis ou des proches continuellement exposés à se perdre à cause du narcotrafic, des drogues, des organisations criminelles qui sèment la terreur. Il est difficile de sentir qu?on est la richesse d?une nation quand on n?a pas d?opportunités de travail digne, de possibilités d?études et de formation, quand on ne sent pas que vous sont reconnus les droits qui finissent par vous pousser dans des situations limites. Il est difficile de sentir qu?on est la richesse d?un milieu quand, parce que vous êtes jeunes, on vous utilise à des fins mesquines, en vous séduisant par des promesses qui en fin de compte ne sont pas vraies. Ne croyez pas que je le dise pour vous faire plaisir... Je vous le dis, et j?en suis convaincu, savez-vous pourquoi? Parce que, comme vous, je crois en Jésus-Christ. Et c?est lui qui renouvelle continuellement en moi l?espérance, qui renouvelle continuellement mon regard et m?invite à convertir mon c?ur. Oui, je vous le dis parce que, en Jésus, j?ai trouvé Celui qui est capable d?éveiller le meilleur de moi-même. Et c?est grâce à lui que nous pouvons faire du chemin, c?est grâce à lui que sans cesse nous pouvons recommencer, c?est grâce à lui que nous pouvons nous encourager à dire: Ce n?est pas vrai que la seule manière de vivre, de pouvoir être jeune, c?est de remettre sa vie entre les mains du narcotrafic ou de tous ceux qui ne font que semer la destruction et la mort. C?est grâce à lui que nous pouvons dire qu?il n?est pas vrai que la seule manière dont doivent vivre les jeunes ici, c?est dans la pauvreté et dans la marginalisation, dans la marginalisation quant aux opportunités, dans la marginalisation quant aux espaces, dans la marginalisation quant à la formation et à l?éducation, dans la marginalisation quant à l?espérance. Jésus-Christ est celui qui dément toutes les tentatives de vous rendre inutiles, ou simples mercenaires des ambitions d?autrui".

"Vous m?avez demandé une parole d?espérance, celle que je peux vous donner s?appelle Jésus-Christ. Quand tout paraîtra difficile, quand il semblera que le monde s?effondre, embrassez sa croix, embrassez-le et, s?il vous plaît, ne lâchez jamais sa main, s?il vous plaît, ne vous détournez jamais de lui. Car, grâce à lui, il est possible de vivre à fond, grâce à lui il est possible de croire qu?il vaut la peine de donner le meilleur de soi-même, d?être ferment, sel et lumière au milieu de ses amis, de son quartier, de sa communauté. C?est pourquoi, chers amis, je vous demande de ne pas permettre qu?on vous arrache de la main de Jésus, de ne pas vous laisser dévaloriser, de ne pas vous laisser traiter comme de la marchandise. Certes, il est possible que vous n?ayez pas la dernière voiture à la porte, que vous n?ayez pas les poches pleines d?argent, mais vous aurez une chose que personne ne pourra jamais vous arracher: L?expérience de vous sentir aimés, embrassés et accompagnés. C?est l?expérience de se sentir une famille, de se sentir une communauté. Aujourd?hui le Seigneur continue à vous appeler, il continue à vous convoquer, comme il le fit avec Juan Diego. Il vous invite à construire un sanctuaire. Un sanctuaire qui n?est pas un lieu matériel, mais une communauté, un sanctuaire appelé paroisse, un sanctuaire appelé nation. La communauté, la famille, le fait de se sentir citoyen est l?un des principaux antidotes contre tout ce qui nous menace, parce que cela nous permet de nous sentir membre de cette grande famille de Dieu. Non pas pour nous isoler, non pas pour nous enfermer, au contraire, pour sortir inviter les autres, pour sortir annoncer aux autres qu?être jeune au Mexique est la plus grande richesse et que, par conséquent, celle-ci ne peut pas être sacrifiée. Jésus ne nous invite pas à être des mercenaires, mais il nous appelle disciples. Il ne nous enverrait jamais à l?abattoir. Tout en lui est une invitation à la vie. Une vie en famille, une vie en communauté, une famille et une communauté en faveur de la société. Vous êtes la richesse de ce pays, et quand vous en doutez, regardez Jésus-Christ, lui qui vous protège des tentatives de vous rendre inutiles, ou de vous transformer en simples mercenaires des ambitions d?autrui".

Ayant regagné l'aéroport de la ville, le Saint-Père est rentré Mexico où il est arrivé à peu après 19 h 30' locales. Il était 2 h 30' à Rome aujourd'hui.

Condoléances pour la mort de Boutros Boutros-Ghali

Cité du Vatican, 17 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au Secrétaire Général de l'ONU un télégramme de condoléances, à la suite du décès hier au Caire de son prédécesseur (1992 - 1996) M.Boutros Boutros-Ghali (93 ans). Il assure prier pour le repos éternel de cet homme de paix, égyptien copte, juriste, politologue, diplomate et homme d'Etat. Ministre des affaires étrangères de son pays, il fut en 1979 un des principaux acteurs de l'accord de paix israélo-égyptien.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 18 Fév - 17:10


Sommaire

- Dieu rejettera les nouveaux esclavagistes
- Messe devant la frontière du Texas
- Le Pape quitte le Mexique rempli d'espoir
- Autres actes pontificaux
- Le Pape s'adresse à des détenus en rééducation sociale

Dieu rejettera les nouveaux esclavagistes

Cité du Vatican, 18 février 2016 (VIS). Après le centre de détention, le Saint-Père s'est rendu vers midi au Collège des bacheliers de l'Etat de Chihuhua pour s'adresser au monde du travail. Voici son intervention:

"J?ai voulu vous rencontrer ici, sur cette terre de Juárez, à cause de la relation spéciale de cette ville avec le monde du travail. Non seulement, je vous remercie pour la salutation de bienvenue et pour vos témoignages, qui ont révélé les soucis, les joies et les espérances que vous expérimentez dans vos vies, mais je voudrais aussi vous remercier pour cette opportunité d?échanges et de réflexion. Tout ce que nous pourrons faire pour dialoguer, pour nous rencontrer, pour chercher de meilleures alternatives et opportunités est déjà un acquis à valoriser et à souligner. Evidemment, cela ne suffit pas, mais aujourd?hui, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de supprimer les instances de rencontre, de débat, de confrontation, de recherche. C?est pour nous l?unique manière de pouvoir continuer de construire l?avenir, de tisser des relations durables capables d?ériger l?échafaudage nécessaire qui, peu à peu, reconstruira les liens sociaux si abîmés par manque de communication, si abîmés par manque de respect du minimum nécessaire pour une saine cohabitation. Merci et que cette instance serve à construire l?avenir, qu?elle soit une bonne opportunité pour forger le Mexique que votre peuple et vos enfants méritent. Je voudrais m?arrêter sur ce dernier aspect. Aujourd?hui, se trouvent ici diverses organisations de travailleurs ainsi que des représentants de chambres et de corporations d?entreprises. A première vue, vous pouvez paraître antagonistes, mais une même responsabilité vous unit: Chercher à créer des milieux de travail digne et vraiment utile pour la société et surtout pour les jeunes de ce pays. L?un des plus grands fléaux auxquels sont exposés les jeunes est le manque d?opportunités de formation ainsi que de travail durable et rémunéré qui leur permette de faire des projets ; cela crée dans beaucoup de cas des situations de pauvreté. Et donc, cette pauvreté est le meilleur terreau du cercle vicieux du narcotrafic et de la violence. C?est un luxe que personne ne peut se permettre. On ne peut laisser seuls et abandonnés le présent et l?avenir du Mexique".

"Malheureusement, le temps que nous vivons a imposé le paradigme de l?utilité économique comme principe des relations personnelles. La mentalité régnante prône le plus de profits possible, à n?importe quel prix et immédiatement. Non seulement elle provoque la perte de la dimension éthique des entreprises mais on oublie aussi que le meilleur investissement qu?on puisse faire est d?investir dans les gens, dans les personnes, dans leurs familles. Le meilleur investissement est de créer des opportunités. La mentalité régnante met le flux des personnes au service du flux des capitaux, provoquant dans beaucoup de cas l?exploitation des employés comme s?ils étaient des objets à utiliser et à jeter. Dieu demandera compte aux ??esclavagistes?? d?aujourd?hui, et nous, nous devons faire tout le possible pour que ces situations ne se reproduisent plus. Le flux du capital ne peut déterminer le flux et la vie des personnes. Bien souvent, par rapport à certaines prises de position, on remet en question la doctrine sociale de l?Eglise, en disant Ils veulent que nous soyons des organisations de bienfaisance ou que nous transformions nos entreprises en institutions de philanthropie. L?unique prétention de la doctrine sociale de l?Eglise est de veiller à l?intégrité des personnes et des structures sociales. Chaque fois que, pour diverses raisons, cette intégrité est menacée ou réduite à un bien de consommation, la doctrine sociale de l?Eglise sera la voix prophétique qui nous aidera tous à ne pas nous perdre dans la mer séductrice de l?ambition. Chaque fois que l?intégrité d?une personne est violée, c?est toute la société qui, d?une certaine manière, commence à se détériorer. Et cela n?est contre personne, mais en faveur de tous. Chaque secteur a l?obligation de veiller au bien de l?ensemble ; nous sommes tous dans la même barque. Nous devons tous lutter pour que le travail soit un lieu d?humanisation et d?avenir, pour qu?il soit un espace pour construire la société et la citoyenneté. Cette attitude non seulement crée une amélioration immédiate, mais aussi à la longue se transforme peu à peu en une culture capable de promouvoir des espaces dignes pour tous. Cette culture, née souvent de tensions, donne progressivement naissance à un nouveau type de relations, un nouveau type de nation".

"Quel monde voulons-nous laisser à nos enfants? Je crois qu?en grande majorité, nous pouvons tomber d?accord. C?est précisément cela notre horizon, voilà notre but, et pour eux, aujourd?hui nous devons nous unir et travailler. Il est toujours bon de penser à ce que je voudrais laisser à mes enfants, et c?est également une bonne façon de penser aux enfants des autres. Qu?est-ce que le Mexique voudrait léguer à ses enfants? Veut-il léguer une mémoire d?exploitation, de salaires insuffisants, de harcèlement au travail? Ou bien voudrait-il léguer une culture de la mémoire d?un travail digne, d?un logement décent et d?une terre à travailler? Dans quelle culture voudrions-nous voir naître ceux qui nous suivront? Quelle atmosphère vont-ils respirer? Un air vicié par la corruption, la violence, l?insécurité et la méfiance ou, au contraire, un air capable de créer des alternatives, de générer du renouvellement et du changement? Je sais que ce qui a été abordé n?est pas facile, mais je sais aussi qu?il est pire de laisser l?avenir dans les mains de la corruption, de la sauvagerie, de l?injustice. Je sais également qu?il n?est pas souvent facile de mettre d?accord toutes les parties dans une négociation, mais je sais aussi que le manque de négociation ainsi que le manque de valorisation sont pires et finissent par nous causer plus de dommages. Je sais qu?il n?est pas facile de s?entendre dans un monde toujours plus compétitif, mais il est pire de permettre au monde compétitif de finir par déterminer le destin des peuples. Le profit et le capital ne sont pas un bien au-dessus de l?homme, ils sont au service du bien commun. Et lorsque le bien commun est contraint à être au service du profit et du capital, jugés l?unique gain possible, cela s?appelle l?exclusion".

"Je commençais en vous remerciant pour l?opportunité de nous rencontrer, je voudrais vous inviter à rêver le Mexique, à construire le Mexique que vos enfants méritent: Le Mexique où il n?y aura pas des personnes de première, de deuxième ou de quatrième catégorie, mais le Mexique qui sait reconnaître dans l?autre la dignité de l?enfant de Dieu. Que la Guadalupana, qui s?est manifestée à Juan Diego, et a révélé comment ceux qui étaient apparemment laissés pour compte étaient ses amis privilégiés, vous aide et vous accompagne dans cette construction".

Messe devant la frontière du Texas

Cité du Vatican, 17 février 2016 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu au parc des expositions de Ciudad Juárez, situé le long de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, pour y célébrer sa dernière messe en terre mexicaine. A l'homélie, situant son propos dans le cadre de l'Année Sainte, il a évoqué un "temps de conversion, le temps du salut, le temps de la miséricorde. Tous ensemble, face à tant de souffrance disons: Pitié pour moi, Seigneur, dans ton amour, selon ta grande miséricorde. Purifie-nous de nos péchés et crée en nous un c?ur pur, un esprit nouveau". Puis il a affirmé, à la suite de saint Irénée, que "la gloire de Dieu est la vie de l?homme. La gloire du Père est la vie de ses enfants. Il n?y a pas de plus grande gloire pour un père que de voir la réussite de ses proches. Il n?y a pas pour lui de plus grande satisfaction que de les voir progresser, de les voir grandir et s?épanouir". Alors que Ninive allait disparaître en s?auto-détruisant par sa violence et son injustice, voilà qu?apparut "le Seigneur, secouant le c?ur de Jonas, voilà qu?apparut le Père envoyant son messager. Jonas est convoqué pour recevoir une mission", car dans quarante jours Ninive sera détruite: "Va, aide-les à comprendre qu?avec cette manière de se traiter, de se réguler, de s?organiser, ils ne font que provoquer la mort et la destruction, la souffrance et l?oppression. Montre-leur qu?il n?y a de vie pour personne, ni pour le roi ni pour ses sujets, ni pour les champs ni pour le bétail. Va et annonce qu?ils se sont tellement habitués à la dégradation qu?ils ont perdu la sensibilité face à la douleur. Va et dis-leur que l?injustice s?est installée dans leur regard. C?est pour cela que Jonas part. Dieu l?envoie pour mettre en évidence ce qui se passe, il l?envoie pour réveiller un peuple ivre de lui-même. Dans ce texte nous nous trouvons face au mystère de la miséricorde divine. La miséricorde rejette toujours le mal, en prenant au sérieux l?être humain. Elle s?adresse toujours à la bonté endormie, anesthésiée de chaque personne. Loin d?anéantir comme bien souvent nous souhaitons ou voulons le faire, la miséricorde s?approche de toute situation pour la transformer de l?intérieur. C?est précisément le mystère de la miséricorde divine. Elle s?approche et invite à la conversion, elle invite au repentir. Elle invite à voir le dommage qu?on crée à tous les niveaux. La miséricorde pénètre toujours le mal pour le transformer... La miséricorde de Dieu révèle ce qui est notre certitude et notre espérance: Il y a toujours une possibilité de changement, il est temps de réagir et de transformer, de modifier et de changer, de convertir ce qui nous détruit comme peuple, ce qui nous dégrade comme humanité. La miséricorde nous encourage à regarder le présent et à faire confiance à ce qui bat de sain et de bon dans chaque c?ur. La miséricorde de Dieu est notre bouclier et notre force". Comme pour Jonas il faut être capables de pleurer, "de pleurer pour l?injustice, de pleurer pour la dégradation, de pleurer pour l?oppression. Ce sont des larmes qui peuvent ouvrir la voie à la transformation, ce sont les larmes...qui peuvent purifier le regard et aider à voir le cercle du péché dans lequel souvent on est enfermé. Ce sont les larmes qui réussissent à rendre sensible le regard ainsi que l?attitude rigide et surtout d?indifférence face à la souffrance d?autrui. Ce sont les larmes qui peuvent provoquer une rupture capable de nous ouvrir à la conversion. Cette parole résonne avec force aujourd?hui au milieu de nous, cette parole est la voix qui crie dans le désert et nous invite à la conversion. En cette année de la miséricorde, je voudrais avec vous, implorer ici la miséricorde divine, je voudrais demander avec vous le don des larmes, le don de la conversion".

"Ici, à Juárez, comme dans d?autres régions frontalières, se sont concentrés des milliers de migrants centre-américains et mexicains qui cherchent à passer de l?autre côté. C'est un parcours parsemé de terribles dangers, avec des personnes réduites en esclavage, séquestrées, victimes d?extorsion et objets du trafic des êtres humains. On ne peut nier la crise humanitaire qui, ces dernières années, a provoqué la migration de milliers de personnes. Par le rail ou la route, souvent à pied. Elles ont parcouru des centaines de kilomètres, franchi montagnes et déserts, des zones inhospitalières. La tragédie humaine que représente la migration forcée constitue désormais un phénomène global. Si cette crise se mesure en chiffres, nous voulons la mesurer par des noms, des histoires, des familles. Ce sont nos frères et s?urs expulsés par la pauvreté et la violence, par le trafic de drogue et la criminalité organisée. A cause des immenses lacunes du droit, toute une série de pièges s'est mise en place, dont sont toujours victimes les plus pauvres. Non seulement ces personnes souffrent de la pauvreté, mais ils doivent subir ces formes de violence. L'injustice radicalise une jeunesse devenue simple chair à canon. Ainsi les jeunes sont-ils persécutés et menacés lorsqu'ils tentent d'échapper à la spirale de la violence et à l'enfer de la drogue. Et de dire tant de femmes auxquelles la vie a été arrachée!".

"Comme les Ninivites, demandons à Dieu le don de la conversion, le don des larmes, demandons-lui d?avoir le c?ur ouvert à son appel à travers le visage souffrant de tant d?hommes et de femmes. Plus de mort ni d?exploitation! Il est toujours temps de changer, il y a toujours une issue et une opportunité, il est toujours temps d?implorer la miséricorde du Père. Comme du temps de Jonas, nous comptons sur la conversion. Des signes deviennent lumière sur le chemin et annoncent le salut. Je connais le travail de nombreuses d?organisations de la société civile en faveur des droits des migrants. Je connais également le travail engagé de tant de religieuses, de religieux et prêtres, de laïcs qui se dévouent dans l?accompagnement et la défense de la vie. Ils sont en première ligne, risquant souvent leur propre vie. Par leurs vies, ils sont des prophètes de la miséricorde, ils sont le c?ur compréhensif et les pieds solidaires de l?Eglise qui ouvre ses bras et soutient. Le temps de la conversion, le temps du salut, le temps de la miséricorde est donc arrivé".

Avant de prononcer l'homélie, le Pape François s'est adressé aux fidèles suivant la messe de l'autre côté de la frontière, sur de grands écrans dressés au stade universitaire de El Paso, rappelant qu'aucune frontière ne pourra nous empêcher de partager notre vie de communauté chrétienne, de frères et soeurs.

Le Pape quitte le Mexique rempli d'espoir

Cité du Vatican, 18 février 2016 (VIS). Hier à 19 h locales (3 heures de ce jour à Rome), le Saint-Père s gagné l'aéroport de Ciudad Juárez pour prendre l'avion qui le ramènera à Rome vers 15 h 15'. Saluant les autorités venues prendre congé, il a rendu grâce au Seigneur pour avoir permis cette visite pastorale au Mexique: "Je ne voudrais pas m?en aller sans remercier de leurs efforts ceux qui ont rendu possible ce pèlerinage. Je remercie les autorités fédérales et locales, pour l?intérêt et l?aide prévenante avec lesquels elles ont contribué au bon déroulement du séjour... Merci aussi à tant de serviteurs anonymes qui, dans le silence, ont donné le meilleur d?eux-mêmes pour que ces jours soient une fête de famille. Je me suis senti accueilli, reçu par l?affection, par la fête, par l?espérance de cette grande famille mexicaine. Merci de m?avoir ouvert les portes de vos vies, de votre pays". Et de citer un poème du grand écrivain mexicain Octavio Paz: "Je suis un homme. Je dure peu et la nuit est immense. Mais je regarde vers le haut, où les étoiles écrivent. Sans saisir, je comprends car je suis également écriture à l?instant même quelqu?un m?épelle". La présence mystérieuse mais réelle de Dieu s'épelle concrètement dans "toutes les personnes, surtout dans les plus pauvres et les plus nécessiteux du Mexique. La nuit peut nous sembler immense et très obscure, mais ces jours-ci j?ai pu constater qu?il y a dans ce peuple beaucoup de lumières qui annoncent l?espérance. J?ai pu voir à travers beaucoup de témoignages, à travers beaucoup de visages, la présence de Dieu qui continue de marcher sur cette terre en vous guidant et en soutenant l?espérance, l'espérance de nombreux hommes et femmes qui, par leur effort quotidien, permettent à la société mexicaine de ne pas rester dans le noir. Ce sont les prophètes de l?avenir, les signes d?une aube nouvelle. Que Marie, la Mère de Guadalupe, continue de vous visiter, qu?elle continue de parcourir ce pays, en vous aidant à être des missionnaires ainsi que des témoins de miséricorde et de réconciliation".

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 18 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Felice Accrocca, Archevêque métropolitain de Benevento (superficie 1.691, population 273.700, catholiques 271.700, prêtres 207, diacres 53, religieux 315), en Italie. L'Evêque élu, né en 1959 à Cori (Italie) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Vicaire épiscopal et curé de paroisse dans le diocèse de Latina - Terracina - Sezze - Priverno (Italie). Il succède à Mgr.Andrea Mugione, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en histoire ecclésiastique, il a été aumônier de l'Action Catholique, secrétaire du Synode diocésain, chancelier, curé de paroisses, rédacteur en chef de la revue diocésaine, directeur de l'école diocésaine de théologie, responsable des séminaristes du diocèse.

Le Pape s'adresse à des détenus en rééducation sociale

Cité du Vatican, 18 février 2016 (VIS). Hier à 10 h locales, le Pape est arrivé à Ciudad Juárez, la dernière étape de son périple mexicain. Située sur la frontière des Etats-Unis, cette ville fait face à El Paso (Texas), formant avec elle une mégalopole de deux millions d'habitants. Grand centre industriel et majeur point de passage frontalier, Ciudad Juárez est la ville la plus violente au monde à cause de la présence de la criminalité dominant la fabrication et le trafic de drogue destinée aux Etats-Unis. Les bandes armées sont largement composées de mexicains expulsés et depuis quatre ans Ciudad Juárez est le terrain d'une guerre sanglante, qui a poussé près de 20% de la population à quitter la ville. A peine arrivé, le Saint-Père s'est rendu au grand centre de rééducation de 3.000 détenus, où opèrent notamment des prêtres spécialisés en pastorale carcérale. Il s'est d'abord rendu dans la chapelle pour parler aux personnels et leur remettre un crucifix artistique en verre, improvisant un petit discours pour la fragilité humaine du Christ sur la croix. Passé dans la grande cour du pénitencier, en présence de 700 détenus et de leurs familles, il a prononcé le discours suivant:

"Je suis sur le point de conclure ma visite au Mexique et je ne voulais pas m?en aller sans venir vous saluer, sans célébrer le Jubilé de la miséricorde avec vous...qui m'avez manifesté beaucoup d?espérance et d?aspirations, mais aussi beaucoup de souffrance, de crainte et d?interrogations. Lors de mon voyage en Afrique, j?ai pu ouvrir à Bangui la première porte de la miséricorde pour le monde entier. Aujourd?hui, uni à vous et avec vous, je veux réaffirmer une fois de plus la confiance à laquelle Jésus nous invite: La miséricorde qui embrasse tout le monde, et jusqu?aux confins de la terre. Il n?y a pas d?endroit où sa miséricorde ne puisse arriver, il n?y a pas de milieu ni de gens qu?elle ne puisse toucher. Célébrer le Jubilé de la miséricorde avec vous, c?est rappeler le chemin que nous devons emprunter pour rompre les cercles de la violence et de la délinquance. Nous avons déjà perdu plusieurs décennies, pensant et croyant que tout se résout en isolant, en écartant, en emprisonnant, en nous débarrassant des problèmes, en croyant que ces mesures solutionnent vraiment les problèmes. Nous avons oublié de nous concentrer sur ce qui doit être réellement notre préoccupation, la vie des personnes, celle de leurs familles et de qui souffre... La miséricorde divine nous rappelle que les prisons sont un symptôme du genre de société que nous formons, elles sont un symptôme, dans de nombreux cas, des silences et des omissions qui ont provoqué une culture du rejet. Elles sont un symptôme d?une culture qui a cessé de miser sur la vie, d?une société qui a abandonné progressivement ses enfants. La miséricorde nous rappelle que la réinsertion ne commence pas ici dans cette enceinte, mais qu?elle commence avant, elle commence dehors, dans les rues de la ville. La réinsertion ou la réhabilitation commence par la création d?un système que nous pourrions qualifier de santé sociale, c'est à dire, d?une société qui cherche non pas à rendre malade en polluant les relations dans le quartier, dans les écoles..., dans les maisons, dans l?ensemble de la société ; mais un système de santé sociale qui permet de générer une culture efficace et qui cherche à prévenir ces situations, ces chemins qui finissent par abîmer et détériorer le tissu social. Il semblerait parfois que les prisons se proposent de mettre les personnes dans l?incapacité de continuer à commettre des délits, plus que de promouvoir les processus de réhabilitation qui permettent de répondre aux problèmes sociaux, psychologiques et familiaux ayant conduit une personne à une attitude déterminée. Le problème de la sécurité ne se résout pas par le seul emprisonnement, mais il est un appel à intervenir pour faire face aux causes structurelles et culturelles de l?insécurité qui touchent tout le tissu social".

"Le soucis qu'a Jésus de répondre aux affamés et aux assoiffés, à ceux qui n?ont pas de toit et aux prisonniers était pour exprimer la miséricorde du Père. Cela devient un impératif moral pour toute société qui désire avoir les conditions nécessaires pour une meilleure cohabitation. Dans la capacité à construire une société qui inclut ses pauvres, ses malades ou ses prisonniers, réside la possibilité que ceux-ci puissent guérir de leurs blessures et être les artisans d?une bonne cohabitation. La réinsertion sociale commence par l?insertion de tous nos enfants dans les écoles et par un travail digne à leurs familles, par la création d?espaces publiques de loisirs et de divertissement, par l?habilitation des instances de participation citoyenne, des services sanitaires, par l?accès aux services de base, pour n?énumérer que quelques mesures. Célébrer le Jubilé de la miséricorde avec vous c?est apprendre à ne pas rester prisonnier du passé, d?hier. C?est apprendre à ouvrir la porte de l?avenir, c?est croire que les choses peuvent être différentes. Célébrer le Jubilé de la miséricorde avec vous, c?est vous inviter à relever la tête et à travailler pour gagner cet espace de liberté désiré. On ne peut revenir en arrière. Nous savons que ce qui a été fait. C?est pourquoi j?ai voulu célébrer avec vous le Jubilé de la miséricorde, puisque cela ne veut pas dire qu?il n?y a pas de possibilité d?écrire une nouvelle histoire en avançant. Vous expérimentez la douleur de la chute, vous sentez le remords à cause de vos actes et je sais que, dans beaucoup de cas, au sein des grandes limitations, que vous cherchez à refaire votre vie dans la solitude. Vous avez connu la force de la douleur et du péché, n?oubliez pas que vous avez à votre portée la force de la résurrection, la force de la miséricorde divine qui renouvelle toute chose. Maintenant, vous pouvez affronter la partie plus dure, la plus difficile, mais qui, peut être, sera celle qui portera plus de fruit: Luttez ici, à l?intérieur, pour inverser les situations qui causent le plus d?exclusion. Parlez avec les vôtres, tirez profit de vos expériences, aidez à briser le cercle de la violence et de l?exclusion. Celui qui a affronté la douleur jusqu?au plus haut point et dont nous pourrions dire il a vécu l?enfer peut devenir prophète dans la société. Travaillez pour que cette société qui utilise et jette ne continue pas à faire des victimes". Félicitant à nouveau le personnel du Centre et saluant "l?effort des aumôniers, les personnes consacrées et les laïcs qui se dévouent pour maintenir vivante l?espérance de l?Evangile de la miséricorde dans la prison", le Pape a demander de prier en silence: "Que chacun demande à Dieu, dans l?intimité du c?ur, de nous aider à croire en sa miséricorde. Et je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Sam 20 Fév - 8:50

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- Dans l'avion du retour

Cité du Vatican, 19 février 2016 (VIS). Hier dans l'avion le ramenant à Rome, et comme à son habitude, le Saint-Père a conversé avec les journalistes qui l'ont accompagné tout au long de son périple mexicain. Voici les principales questions auxquelles il a répondu:

Q. Pourquoi ne pas avoir rencontré les familles des 43 disparus d' Ayotzinapa, ou envoyé un message aux familles de milliers de disparus?

R. J'ai continuellement évoqué les meurtres, les vies volées pour tous ces gangs de la drogue et du trafic d'êtres humains. J'ai parlé d'une des plaies qui afflige le Mexique. Il était pratiquement impossible de recevoir tous les groupes. La société mexicaine est une victime de tout cela, de ces crimes, des enlèvements, de ce rejet des gens.

Q. Le drame de la pédophilie a au Mexique des racines dangereuses et douloureuses. Le cas Maciel a laissé une blessure profonde et durable, y compris chez les victimes. On a encore l'impression que le déplacement du prêtre suspect et son changement paroisse sont l'option choisie.

R. Un évêque qui déplace un curé quand sa pédophile est découverte est un inconscient. La meilleure chose à faire pour lui serait de démissionner. Quant au cas Maciel, je voudrais rendre hommage à celui qui a combattu alors qui n'était pas en mesure de s'imposer: Le Cardinal Ratzinger. Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il avait tout en main. Il a mene des enquêtes mais sans pouvoir aller plus loin. Dix jours avant la mort de Jean-Paul II, il avait dit l'urgence de nettoyer l'Eglise de sa saleté. Lors de la messe d'entrée en conclave, alors qu'il se savait éligible, il ne s'est pas soucié pas de corriger sa position et redit la même chose. Il est l'homme courageux qui a tant aidé pour ouvrir cette porte. Nous poursuivons ce travail, et il a notamment été décidé de nommer un troisième sous-secrétaire pour la Doctrine de la foi, pour prendre en charge spécifiquement la question. Il y a désormais aussi la Commission pour la protection des mineurs, qui renforce son action. Quant à la congrégation fondée par le P.Maciel, le Supérieur général est maintenant élu par le Conseil et le Chapitre général, mais le Vicaire est choisi par le Pape. Deux Conseillers généraux sont élus par le Chapitre Général et deux nommés par le Pape.

Q. Vous avez parlé avec éloquence aujourd'hui des problèmes de l'immigration. Mais de l'autre côté de la frontière, c'est un thème très débattu dans la campagne électorale. L'un des candidats à la Maison Blanche, le républicain Donald Trump, a récemment dit que vous seriez un politique, un pion du gouvernement mexicain et de sa politique de l'immigration. S'il est élu, il veut construire un mur de 2500 km le long de la frontière et expulser onze millions d'immigrants illégaux. Que pensez-vous de cette accusation, et si un catholique américain peut voter pour un candidat de ce genre.

R. Aristote a dit que l'homme est un animal politique. Etant homme je dois être politique! Un pion? Peut-être, je ne sais pas. A chacun de juger. Quant à une personne qui pense à dresser des murs plutôt que des ponts, elle n'est pas chrétienne. Recommander à l'électeur de voter ou de ne pas voter, je ne veux pas m'en mêler. Ceci dit, s'il a vraiment dit ces choses, cet homme n'est pas chrétien.

Q. La rencontre avec le Patriarche Cyrille a été saluée comme une étape historique. Mais les greco-catholiques d'Ukraine se sentent trahis. Ils parlent de la déclaration commune comme d'un document politique d'appui de la Russie. Pensez-vous aller à Moscou, le Patriarche vous a-t-il invité, peut-être au concile pan-orthodoxe de Crète?

R. J'y serai spirituellement par un message mais aussi dans la prière. Ils entendent inviter des observateurs et il y aura des catholiques. J'aurais aimé m'y rendre mais je dois respecter nos frères orthodoxes. Nous prierons tous pour que l'orthodoxie aille de l'avant. Avec le Patriarche nous avons parlé pendant deux heures et rien n'a filtré. J'ai été surpris et même préoccupé de la réaction de Mgr.Sviatoslav Shevchuk. Je le connais bien, depuis Buenos Aires, et nous avons travaillé quatre ans ensemble. Après son élection, il est revenu chercher ses affaires, et m'a laissé une petite icône. Je l'ai sur mon bureau à Rome. L'Ukraine est en guerre et il faut d'autant plus prier pour eux. Personnellement j'ai salué et encouragé les accords de Minsk. Quant à l'Eglise de Rome et au Pape, ils ont toujours encouragé à rechercher la paix.

Q. Le parlement italien débat des unions civiles. Le débat est violent au sein de la classe politique, de la société, mais aussi parmi les catholiques.

R.Tout d'abord, je ne sais pas ce qui se passe au parlement italien. Le Pape ne doit pas interférer dans la politique italienne. Le Pape étant pour tout le monde, il ne peut entrer dans les débats de politique intérieure. Mon opinion est celle de l'Eglise. Je pense ce que l'Eglise a toujours dit.

Q. En Amérique latine, mais aussi en Europe, la préoccupation grandit face au danger du virus Zika, qui fait courir un grave risque aux femmes enceintes. Certaines autorités ont proposé l'avortement ou éviter une grossesse. Dans ce cas, l'Eglise ne peut prendre en compte en concept de «mineur masculin»?

R. L'avortement n'est jamais un moindre mal, mais un crime, le mal absolu. Ce moindre mal de l'avortement comme de la contraception pour prévenir la grossesse touche au cinquième et sixième commandement. Paul VI, le grand, dans une situation difficile en Afrique, accorda une permission pour les religieuses en cas de violence. Evitons de confondre le mal qu'est éviter la grossesse avec l'avortement.

Q. Vous allez recevoir le Prix Charlemagne, l'une des récompenses les plus prestigieuses de la Communauté européenne.

R. J'avais pour habitude de n'accepter aucune distinction ni doctorats honoris causa. Mais Dans ce cas, on ne m'a pas forcé mais le Cardinal Kasper m'a persuadé d'accepter le prix. A Strasbourg j'avais plaidé en faveur d'une maman Europe contre la perspective d'une grand-mère Europe. J'ai récemment lu à propos de la crise une formule qui m'a plu: Une refondation de l'Union européenne. L'Europe n'est pas vraiment une unité, mais une force, une culture, une histoire dont on ne peut pas se priver. L'Union européenne doit avoir la force et l'Inspiration d'aller de l'avant.

Q. Pendant le voyage, vous avez parlé à beaucoup de familles et de l'Année de la Miséricorde. Comment une Eglise que se dit miséricordieuse peut-elle pardonner plus facilement un assassin que des divorcés remariés?

R. Deux Synodes et le Pape chaque mercredi en ont parlé toute l'année. Il faut une nouvelle pastorale de préparation au mariage. Par exemple, il existe encore trop souvent le recours au mariage à la hâte parce qu'un bébé est en route et qu'il faut sauvegarder socialement l'honneur de la famille. Souvent cela donne des mariages vides. Les évêques doivent aussi penser au bien premier de l'enfant. L'éducation des enfants est un sujet crucial également. Nous devons aller à la rencontre des familles. Lors de la rencontre de Tuxtla, j'ai parlé à un couple de divorcés remariés pour montrer que leur situation doit être intégrée dans la pastorale de l'Eglise. Intégrer a été le mot-clé utilisé au Synode.

Q. Pourront-ils communier?

R. Intégration dans Eglise ne signifie pas communier. Ses portes sont ouvertes, mais on ne peut pas dire qu'à partir de maintenant ces fidèles peuvent prendre la communion. Ce serait une blessure également pour eux.

Q. Les media ont évoqué l'intense correspondance amicale entre Jean-Paul II et la philosophe américaine Anna Tymieniecka. Selon vous, un Pape peut-il avoir un rapport aussi amical avec une femme?

R. Je connaissais cette amitié. Les livres de cette personne sont connus. Pour moi un homme qui ne sait pas avoir de bons amis femme est un homme auquel il manque quelque chose. Une amitié féminine n'est pas un péché. L'homme, même Pape, a besoin de la pensée des femmes. Pensons à François et Claire! A Thérèse d'Avila et Jean de la Croix!

Q. Après Moscou, Le Caire? Un autre dégel s'annonce-t-il avec Al-Azhar?

R. Le Secrétaire Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, présidé par le Cardinal Tauran, est allé au Caire pour dire que je voudrais rencontrer l'Imam, pour chercher ensemble comment reprendre notre chemin.

Q. Revenant sur la loi qui va être votée par le parlement italien: Quel doit être le comportement des parlementaires catholiques. Le document de 2003 de la Congrégation pour la doctrine de la foi est-il encore valable?

R. Je ne me souviens pas bien du document de 2003. En tout cas un parlementaire catholique doit voter selon sa conscience, selon une conscience bien formée, non selon celle qui me convient.

Q. Pensez-vous déjà à de prochains voyages pastoraux? Quand viendrez-vous en Argentine? Retournerez-vous en Amérique latine, irez-vous en Chine?


R. J'aimerais tant aller en Chine! D'abord je voudrais dire que le peuple mexicain est surprenant, un peuple d'une grande richesse de cultures et de foi. Il a conservé la foi malgré la persécution religieuse. Il a souffert et a ses martyrs. Il ne peut se résumer, pour l'expliquer, au mot peuple. Le mot peuple n'est pas une catégorie logique mais mystique. Au-delà de son héritage millénaire, la vitalité du peuple mexicain s'explique par la Guadalupe.

Je vous invite tous à sérieusement étudier la question Guadalupe.

La Vierge est là!

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 22 Fév - 19:04

Sommaire

- Messe pour le Jubilé de la Curie Romaine
- Echo du voyage pastoral
- Aucune exécution capitale pendant l'Année de la miséricorde
- Offrir aux autres le signe concret de la proximité de Dieu
- Communiqué du Secrétariat pour la communication
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Messe pour le Jubilé de la Curie Romaine

Cité du Vatican, 22 février 2016 (VIS). Ce matin, en la solennité de la Chaire de Pierre, le Pape a présidé une messe à la Basilique vaticane pour le Jubilé de la Curie Romaine, du Gouvernorat et des institutions dépendantes du Saint-Siège. Tous les participants à la messe, y compris le Pape, ont processionné de la salle Paul VI à la Basilique, en passant par la Porte Sainte. "En ce moment, le Seigneur Jésus répète à chacun de nous sa question: Et vous, qui dites-vous que je suis?", a dit le Pape à l'homélie. "Une question claire et directe, face à laquelle il n'est pas possible de fuir ou de rester neutre, ni d'en remettre la réponse ou la déléguer à quelqu'un d'autre. Mais, elle ne se veut nullement inquisitoire, au contraire, elle est pleine d'amour! L'amour de notre unique Maître qui nous appelle aujourd'hui à renouveler notre foi en lui, en le reconnaissant comme Fils de Dieu et Seigneur de notre vie. Le premier appelé à renouveler sa profession de foi est le successeur de Pierre qui porte avec lui la responsabilité de confirmer ses frères... Laissons la grâce modeler de nouveau notre c?ur pour croire, et ouvrir notre bouche pour accomplir notre profession de foi et obtenir le salut. Faisons donc nôtres les paroles de Pierre: tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Notre pensée et notre regard sont fixés sur Jésus Christ, début et fin de toute action de l'Eglise. Il est la pierre de fondation et personne ne peut en poser d'autre. Il est la pierre sur laquelle nous devons construire. Saint Augustin le rappelait de façon expressive quand il écrivait que l'Eglise, bien qu'agitée et secouée par les vicissitudes de l'histoire, ne s'écroule pas parce qu'elle est fondée sur la pierre, d'où Pierre tire son nom. Ce n'est pas la pierre qui tire son nom de Pierre mais c'est Pierre qui le tire de la pierre. De même que ce n'est pas le nom de Christ qui dérive du nom chrétien, mais le nom chrétien qui dérive de Christ. La pierre est le Christ sur le fondement de laquelle Pierre aussi a été édifié".

Puis le Saint-Père a souligné que, "par cette profession de foi, dérive pour chacun de nous le devoir de correspondre à l'appel de Dieu. Il est demandé aux pasteurs surtout d'avoir comme modèle Dieu lui-même qui prend soin de son troupeau... Cela nous fait du bien à nous aussi, appelés à être pasteurs dans l'Eglise, de laisser le visage de Dieu Bon Pasteur nous illuminer, nous purifier, nous transformer et nous restituer pleinement renouvelés pour notre mission. Que dans nos milieux de travail également, nous puissions sentir, cultiver et pratiquer un fort sens pastoral, surtout envers les personnes que nous rencontrons tous les jours. Que personne ne se sente négligé ou maltraité, mais que chacun puisse expérimenter avant tout ici l'attention tendre du Bon Pasteur... Nous sommes appelés à être les collaborateurs de Dieu dans un projet aussi important et unique que celui de témoigner par notre existence la force de la grâce qui transforme et le pouvoir de l'Esprit qui renouvelle. Laissons le Seigneur nous libérer de toute tentation qui éloigne de l'essentiel de notre mission, et redécouvrons la beauté de professer la foi dans le Seigneur Jésus. La fidélité au ministère se conjugue bien avec la miséricorde dont nous voulons faire l'expérience. D'ailleurs, dans l'Ecriture Sainte, fidélité et miséricorde sont un binôme inséparable. Où se trouve l'une, se trouve aussi l'autre, et c'est justement dans leur réciprocité et complémentarité que l'on peut voir la présence même du Bon Pasteur. La fidélité qui nous est demandée est d'agir selon le c?ur du Christ. Comme nous l'avons entendu des paroles de l'apôtre Pierre, nous devons paître le troupeau avec une âme généreuse et devenir un modèle pour tous. De cette façon, quand se manifestera le Chef des pasteurs, nous pourrons recevoir la couronne de gloire qui ne se flétrit pas".

Echo du voyage pastoral

Cité du Vatican, 21 février 2016 (VIS). A l'angélus, commentant l'épisode évangélique de la Transfiguration, le Saint-Père est revenu sur son voyage pastoral au Mexique, qu'il a qualifié d'expérience de transfiguration: "Le Seigneur nous a montré la lumière de sa gloire...dans le peuple saint vivant sur cette terre. C'est un peuple qui a souvent été blessé, opprimé, méprisé, violé dans sa dignité. Mais mes diverses rencontres mexicaines ont été remplies de lumière, de la lumière de la foi qui transfigure les visages et éclaire le chemin... Le coeur spirituel de ce pèlerinage fut le sanctuaire de la Vierge de Guadalupe, où je voulais avant tout prier en silence. Je remercie Dieu de me l'avoir concédé... Je me suis laissé conquérir par celle qui porte dans ses yeux les regards de ses fils. Elle souffre des violences, les enlèvements, les meurtres de tant de pauvres gens et de tant de femmes. Celui de Mexico est le sanctuaire marial le plus fréquenté du monde et l'on vient de toute l'Amérique prier la Morenita qui se manifesta à l'amérindien saint Juan Diego et marqua le début de l'évangélisation du continent comme à une civilisation fruit de la rencontre des cultures. Tel est l'héritage que le Seigneur a donné au Mexique, conserver la richesse de la diversité en manifestant l'harmonie de la foi commune, d'une foi simple, robuste et vitale. Comme mes prédécesseurs, je suis venu confirmer le peuple mexicain dans la foi, mais aussi y être confirmé...au bénéfice de l'Eglise universelle... Les familles mexicaines m'ont accueilli en messager du Christ, pasteur de l'Eglise, témoignant de manière limpide et forte de leur foi vécue...au profit de toutes les familles chrétiennes. Même chose des jeunes, des prêtres, religieux et consacrés, pour les travailleurs et les détenus".

"Elevons aussi nos louanges à la Trinité, qui a voulu que je rencontre à Cuba le Patriarche Cyrille de Moscou, une rencontre tellement désirée y compris par mes prédécesseurs... Elle aussi constitue une lumière prophétique de la Résurrection, dont le monde a plus que jamais besoin. Puisse la Mère de Dieu continuer à nous guider sur le chemin de l'unité. Prions la Vierge de Kazan, dont le Patriarche m'a offert une copie de l'icône".

Aucune exécution capitale pendant l'Année de la miséricorde


Cité du Vatican, 21 février 2016 (VIS). Après l'angélus, le Pape François a évoqué le congrès international intitulé "Pour un monde sans peine de mort", qui s'ouvre demain à Rome, organisé par la communauté Sant'Egidio, en vue de donner un nouvel élan pour l'abolition de la peine de mort. Le Pape a souligné le signe d'espérance en ce sens lié au développement dans l'opinion publique d'un sentiment plus répandu d'une certaine hostilité à la peine de mort même comme instrument de légitime défense sociale. "En effet, les sociétés modernes ont la possibilité de réprimer efficacement le crime sans enlever définitivement à celui qui l'a commis la possibilité de se racheter. Le problème doit être encadré dans l'optique d'une justice pénale qui soit davantage conforme à la dignité de l'homme et au dessein de Dieu sur l'homme et sur la société, mais également à une justice pénale ouverte à l'espérance de réinsertion dans la société. Le commandement de ne pas tuer a une valeur absolu et concerne autant l'innocent que le coupable".

"Le Jubilé extraordinaire de la miséricorde est une bonne occasion de promouvoir dans le monde des formes toujours plus mûres de respect de la vie et de la dignité de chaque personne. Même le criminel conserve l'inviolable droit à la vie, don de Dieu. Je fais appel à la conscience des gouvernants afin qu'ils se rejoignent dans un consensus international pour l'abolition de la peine de mort. Et je propose à ceux qui, parmi eux, sont catholiques, d'accomplir un geste courageux et exemplaire: qu'aucune condamnation ne soit exécutée au cours de cette Année sainte de la miséricorde. Tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté sont appelés aujourd'hui à ?uvrer non seulement pour l'abolition de la peine de mort, mais aussi en vue d'améliorer les conditions carcérales, dans le respect de la dignité humaine des personnes privées de la liberté". Le Pape a ensuite évoqué le chemin de croix qui, organisé par la communauté Pape Jean XXIII fondée par le P.Oreste Benzi, aura lieu, jeudi prochain, dans les rues de Rome en solidarité avec les femmes victimes de la traite des personnes et pour prier pour elles. Avant de conclure, il a rappelé que le carême était un temps propice pour entreprendre un chemin de conversion dont le centre est la miséricorde. "C'est pourquoi -a-t-il dit-, j'ai voulu vous offrir, à vous qui êtes sur la Place, un médicament spirituel appelé Misericordina. Nous l'avons déjà fait une fois mais celui-ci est de meilleure qualité, c'est la Misericordina plus. Une petite boîte qui contient un chapelet et l'image de Jésus miséricordieux. Nous la distribuons maintenant aux bénévoles, parmi lesquels se trouvent des pauvres, des sdf, des réfugiés et aussi des religieux. Accueillez ce don comme une aide spirituelle pour diffuser, spécialement en cette Année de la miséricorde, l'amour, le pardon et la fraternité".

Offrir aux autres le signe concret de la proximité de Dieu

Cité du Vatican, 20 février 2016 (VIS). 50.000 personnes ont assisté ce matin place St.Pierre à l'audience jubilaire du Saint-Père, rentré avant-hier de son voyage apostolique au Mexique. Sa catéchèse était consacrée à l'engagement que les chrétiens doivent prendre pour offrir à ceux qu'ils rencontrent un signe concret de la proximité de Dieu. "Le Jubilé de la miséricorde -a dit le Pape- est une véritable opportunité pour entrer en profondeur à l'intérieur du mystère de la bonté et de l'amour de Dieu. En ce temps de carême, l'Eglise nous invite à connaître davantage le Seigneur Jésus, et à vivre la foi de manière cohérente par un style de vie qui exprime la miséricorde du Père". Il est donc nécessaire de "s'engager" c'est à dire d'accepter une responsabilité envers quelqu'un et l'accomplir avec fidélité, dévotion et intérêt. "Chaque jour, il nous est demandé de nous investir dans les choses que nous faisons, dans la prière, le travail ou les études, mais aussi dans le sport... S'engager, en somme, signifie mettre de la bonne volonté et nos forces pour améliorer la vie".

"Dieu aussi s'est engagé pour nous. Son premier engagement a été de créer le monde et malgré nos actions destructrices, il s'engage à le maintenir vivant. Mais son engagement le plus grand a été de nous donner Jésus... Saint Paul le rappelle quand il écrit que Dieu n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous. Fort de cela, avec Jésus, le Père nous donnera ce dont nous avons besoin". Dans l'évangile, il est facile de voir comment se manifeste l'engagement de Dieu pour nous. "En Jésus, Dieu s'est engagé complètement pour redonner l'espérance aux pauvres, à ceux qui étaient privés de dignité, aux étrangers, aux malades, aux prisonniers, et aux pécheurs qu'il accueillait avec bonté. En tout cela, Jésus était l'expression vivante de la miséricorde du Père". Le Pape a souligné le fait que Jésus accueillait avec bonté les pécheurs qui, si nous y pensons de façon humaine, étaient ses ennemis. Au contraire, le Christ "s'approchait d'eux avec bonté, il les aimait et ainsi leur c?ur changeait. Nous sommes tous pécheurs, tous, nous avons tous devant Dieu quelque faute, mais nous ne devons pas perdre confiance parce qu'il s'approche pour nous apporter consolation, pardon et miséricorde. Voilà l'engagement de Dieu, et c'est pourquoi il nous a envoyé Jésus, pour s'approcher de nous tous et ouvrir la porte de son c?ur, de son amour, de sa miséricorde".

A partir de cet amour miséricordieux avec lequel Jésus a exprimé l'engagement de Dieu, nous aussi "nous pouvons et devons correspondre à son amour avec notre engagement. Surtout dans les situations de grande nécessité où il y a davantage de soif d'espérance. Je pense à notre engagement avec les personnes abandonnées, celles porteuses d'un handicap lourd, les plus grands malades, les mourants, ceux qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur reconnaissance... Dans toutes ces réalités, nous apportons la miséricorde de Dieu par un engagement de vie, qui est témoignage de notre foi dans le Christ. Nous devons toujours apporter cette caresse de Dieu, parce que c'est ainsi que Dieu nous a caressé avec sa miséricorde, à ceux qui en ont besoin, à ceux qui souffrent ou sont tristes: cette caresse qui est la même que celle que Dieu nous a faite". Le Pape a conclu sa catéchèse souhaitant que le Jubilé contribue à ce que nos esprits et nos c?urs sentent au plus profond l'engagement de Dieu pour chacun de nous, et que grâce à cela nous transformions notre vie dans un engagement de miséricorde pour tous.

Communiqué du Secrétariat pour la communication

Cité du Vatican, 22 février 2016 (VIS). Le Secrétariat pour la communication a publié aujourd'hui le communiqué suivant:

"A l'occasion du départ imminent de Radio Vatican du Directeur général, le P.Federico Lombardi, SJ, et du Directeur administratif, M.Alberto Gasbarri, le Préfet du Secrétariat pour la communication, Mgr.Dario Edoardo Viganò, après approbation de la Secrétairerie d'Etat, a nommé ad interim, à partir du 1 mars prochain, comme représentant légal et responsable de la Direction administrative de Radio Vatican, M.Giacomo Ghisani, en vue de gérer les affaires administratives courantes de la Radio dans le contexte de la restructuration des médias en cours au Vatican".

Une note rappelle que par le Motu Proprio du 27 juin 2015, le Pape François a institué le Secrétariat pour la communication afin que tous les organismes, qui jusqu'à présent s'occupaient de la communication, soient intégrés dans un nouveau dicastère de la Curie romaine. Les médias concernés sont le Conseil pontifical pour les communications sociales, la Salle de Presse du Saint-Siège, le Service internet du Vatican, Radio Vatican, le Centre de télévision du Vatican, L'Osservatore Romano, la Typographie vaticane, le Service photographique et la Librairie éditrice du Vatican.

Outre le projet de faisabilité, a été présenté au Conseil des Cardinaux le 9 juin 2015, un calendrier indiquant les étapes du procès d'unification des réalités existantes pour lesquelles il a été aussi précisé, qu'à compter de la publication du Motu Proprio, elles devraient s'en tenir à leur activité dans l'attente des indications données par le Secrétariat pour la communication. Le processus a commencé et, depuis le 1 janvier 2016, le Conseil pontifical pour les communications sociales et la Salle de presse ont déjà été incorporés d'un point de vue administratif et de gestion. La compétence de la Secrétairerie d'Etat n'a pas été modifiée en ce qui concerne la communication institutionnelle.

Cette année, selon le calendrier présenté et approuvé, prévoit l'incorporation de Radio Vatican et du Centre de télévision du Vatican, unifiée déjà en pratique par certains services et pour une meilleure gestion des ressources humaines. Ce contexte explique qu'au terme, fin février, des mandats, quinquennal pour le Directeur de la Salle de Presse et pour cause de départ en retraite pour le Directeur administratif, il ne soit pas encore procédé à leur remplacement mais à la nomination d'un unique Représentant légal et Responsable du service administratif, en la personne de M.Giacomo Ghisani, actuellement Directeur adjoint de la direction générale du Secrétariat pour la communication, disposant d'une très bonne connaissance de Radio Vatican où il a travaillé de nombreuses années comme responsable du service juridique et des relations internationales. Le processus de restructuration s'accompagne de la formulation des nouveaux statuts du dicastère mais aussi de l'institution qui garantira la représentation légale dans les sièges institutionnels, européens et internationaux. Un nouvel organigramme est également prévu.

Le travail qui nous attend est l'occasion de mettre en valeur dans toutes les institutions, les domaines d'excellence et le patrimoine constitué par le multilinguisme et le multiculturalisme. Dans cette phase, le Centre de télévision du Vatican garde comme référent M.Stefano D'Agostini pour l'administration courante. Le personnel de Radio Vatican aura pour référent, outre M.Ghisani pour les questions administratives, le Père Andrzej Majewski, en ce qui concerne l'activité rédactionnelle et la situation des différentes rédactions linguistiques, et M.Sandro Piervenanzi, pour les aspects technologiques, y compris les achats et le développement des projets. Le Secrétariat pour la communication suivra avec une grande attention ce processus pour surmonter toute éventuelle difficulté et garantir le succès du projet.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 23 Fév - 20:56

Sommaire

- Restaurations à la catacombe romaine des saints Marcellin et Pierre
- A dix ans de l'encyclique Deus Caritas Est
- In memoriam

Restaurations à la catacombe romaine des saints Marcellin et Pierre

Cité du Vatican, 23 février 2016 (VIS). Ce midi, accompagné de Mme.Mehriban Alyieva, Présidente de la fondation azerbaïdjanaise HAF qui en a couvert les frais, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, a présenté la restauration de la catacombe romaine des saints Marcellin et Pierre. Ces travaux, qui ont duré trois ans sur la base du contrat de collaboration signé en 2012, ont permis de nettoyer et remettre en état au moyen des meilleures technologies les fresques du Cubiculum de Suzanne et du Fossor, celles du Cubiculum de la Vierge et des Mages, du Cubiculum de l'Orante, de la niche de Daniel, de l'Arcolosium de Sabine et de celui d'Orphée. Il s'agit d'un célèbre cycle iconographique paléochrétien (III siècle - IV siècle). Le Conseil pontifical et la Fondation ont annoncé leur décision de poursuivre leur collaboration pour la mise en valeur du complexe de St.Sébastien. Le contrat signé ce matin concerne le musée épigraphique, le musée lapidaire, la collection de sarcophages en place et les mausolées, toujours sous l'autorité de la Commission pontificale d'art sacré.

A dix ans de l'encyclique Deus Caritas Est

Cité du Vatican, 23 février 2016 (VIS). ''La charité ne cessera jamais. Dix ans après l'encyclique Deus Caritas Est'', tel est le titre de la conférence internationale qui se tiendra les 25 et 26 février au Vatican. Organisée par le Conseil pontifical Cor Unum, elle est au programme des événements du Jubilé de la Miséricorde. Le but de ces assises est d'examiner et d'approfondir les perspectives théologiques et pastorales de l'encyclique de Benoît XVI pour le monde d'aujourd'hui, en particulier pour qui travaille dans les organismes caritatifs de l'Eglise. Y prendront part notamment des représentants de conférences épiscopales et des organisations caritatives catholiques internationales.

La conférence sera inaugurée par une brève introduction de Mgr.Giampietro Dal Toso, Secrétaire de Cor Unum, suivies des interventions du Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (''L'encyclique Deus Caritas Est, une lecture théologique''), de M.Michel Thio, Président de la Confédération internationale Saint Vincent de Paul), de Mme.Marina Almeida Costa, Directrice de la Caritas du Cap Vert, et de M.Roy Moussalli, Directeur exécutif de la Société syrienne pour le développement social. Le débat de l'après-midi sera consacré à la signification de l'amour dans les trois religions monothéistes, avec le Rabbin Shlomo David Rosen, Directeur du Département des affaires religieuses du Jewish Committee de Jérusalem, M.Saeed Ahmed Khan, Professeur à la Wayne State University de Detroit (USA), et M.Fabrice Hadjadj, Directeur de l'Institut Philanthropos de Fribourg (Suisse). La deuxième journée débutera par une conférence du Cardinal Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines) et Président de la Caritas Internationalis, intitulée: "L'importance de l'encyclique pour le service de la charité dans l'Eglise d'aujourd'hui'', suivie par les interventions de M.Alejandro Marius (Venezuela) et de M.Eduardo M.Almeida (Paraguay), experts de questions socio-économiques et sociétales. A midi, le Pape recevra les participants en audience. La session de l'après-midi débutera par les exposés de l'Abbé Paolo Asolan, Professeur à l'Université pontificale du Latran (Rome), et de M.Rainer Gehrig, Professeur à l'Université catholique de Murcia (Espagne). Chaque jour à 18 h une messe sera célébrée en l'église du Collège teutonique. Le 25 elle sera présidé par le Cardinal Paul Josef Cordes, Président émérite de Cor Unum, le 26 par le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. La conférence sera entièrement diffusée en direct puis accessible sur le site www.corunumjubilaeum.va

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 25 Fév - 21:14

Sommaire

- Le Pape répond à des questions d'enfants
- Visite du Patriarche orthodoxe d'Ethiopie
- Religieux face à la question migratoire
- Audiences

Le Pape répond à des questions d'enfants

Cité du Vatican, 25 février 2016 (VIS). "L'amour avant le monde'', tel est le titre du livre qui sort aujourd'hui en Italie, présentant la correspondance entre le Pape et une trentaine de jeunes enfants. Ceux-ci, élèves d'institutions jésuites des divers continents, lui ont adressé lettres et dessins, posé des questions et demandé explications et conseils sur des questions qui les préoccupent. Le titre choisi est la réponse faite à la question: Que faisait Dieu avant de créer le monde?: ''Avant la création du monde, Dieu aimait parce qu'il est amour". En quatre-vingts pages, il dialogue avec le P.Antonio Spadaro, Directeur de La Civiltà Cattolica, qui l'été dernier lui avait remis ces lettres. Le Pape a accepté d'y répondre, puis que le tout soit publié (le livre sera bientôt disponible dans d'autres langues que l'italien). Le Saint-Père répond aux questions les plus variées: Comment faisait Jésus pour marcher sur l'eau? Réponse: ''Dieu ne coule pas''. Pourquoi nous a-t-il créés sachant que nous allions pécher contre lui?: "Parce que Dieu nous a créés comme lui, libres. Et la liberté implique la possibilité de pécher. La liberté peut être effrayant parce qu'elle est imprévisible. Et pour répondre aux questions sur le Diable ou les anges gardiens, le Pape utilise l'imagination fantastique des enfants eux-mêmes: ''Dieu a vaincu le Diable sur la croix. Mais il en va du Diable comme des redoutables dragons: Bien que vaincus et tués, leur très longue queue continue de bouger". Il y a aussi des questions sur la guerre et les atrocités. Un enfant du Nigeria voudrait savoir comment résoudre guerres et conflits: "Nous devons aider les personnes de bonne volonté qui parlent mal de la guerre. Si je ne peux résoudre les conflits du monde, vous et moi pouvons essayer de faire de cette terre un monde meilleur. Vous devez convaincre tout le monde que la meilleure façon de gagner une guerre est de ne pas le faire. C'est difficile, je le sais, mais essayons ensemble". Pourquoi le Pape aime le football?: ''Je n'ai pas appris à bien jouer, et mon coup de pied est peu assuré. Mais comme je l'aime, je regarde les matchs. C'est un jeu de solidarité''. Quelles sont les décisions qui coûtent au Pape?: "Il y en a beaucoup, mais le plus difficile est de devoir relever quelqu'un d'un poste de responsabilité ou d'une position de confiance parce qu'il n'est pas compétent".

Visite du Patriarche orthodoxe d'Ethiopie

Cité du Vatican, 25 février 2016 (VIS). Lundi 29 février, le Pape accueillera SS Abune Mathias, Patriarche et Catholicos de l'Eglise orthodoxe éthiopienne, en conclusion de son séjour romain (26 - 29 février). Après sa visite au Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, il se rendra sur la tombe de l'Apôtre Pierre et célébrera, dimanche 28 en la chapelle du Collège Urbaniano, une messe pour la communauté éthiopienne de Rome. Les relations avec Rome de cette Eglise autocéphale, qui compte 35 millions de fidèles, se sont intensifiées depuis la visite que fit en 1993 le Patriarche Abune Paulos à Jean-Paul II.

Religieux face à la question migratoire

Cité du Vatican, 25 février 2016 (VIS). La conférence internationale ''Religieux et migration au XXI siècle, perspectives, défis et réponses'', organisée par Passionists International, Congregation of Saint Joseph, Augustinians International et Vincentians, s'est achevée hier à Rome. Y ont pris part une centaine de religieux, mais aussi des laïcs et des experts, pour mieux comprendre la migration et son impact sur le monde d'aujourd'hui, en particulier dans le contexte de la situation européenne. Les participants ont essayé de distinguer les modalités d'une solidarité plus efficace et partagée. Ils ont également lancé un appel fort à intensifier l'action du réseau entre associations, congrégations et organisations dans les pays d'origine comme de transit et de destination des migrants. Le réseau représente certainement l'une des meilleures façons de ne pas disperser l'énergie, les compétences et les ressources, mais aussi de renforcer l'influence que toutes ces autorités jouent. En Italie 23.000 personnes, soit près d'un quart des réfugiés dans le pays, sont pris en charge par les paroisses, les communautés religieuses, les monastères et les sanctuaires. Les participants s'inquiètent du grand nombre d'enfants impliqués dans les flux migratoires et souvent non accompagnés, comme des milliers de jeunes, en particulier du Nigeria (plus de 4.000 ont débarqué en 2015 en Italie), qui risquent de tomber entre les mains de réseaux d'exploitation de la prostitution. Il est de plus en plus nécessaire de penser globalement et s'agir localement. Il faut que les voix des victimes et celles de ceux travaille à leurs côtés soient entendues des gouvernements locaux à l'ONU, afin d'influencer les décisions opérationnelles, dans le respect de la liberté et de la dignité de toute personne.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 26 Fév - 20:14

Actualité de l'encyclique Deus Caritas Est

Cité du Vatican, 26 février 2016 (VIS). Ce midi, le Pape a reçu les participants au Congrès International organisé par le Conseil pontifical Cor Unum pour réfléchir à l'impact de l'encyclique Deus Caritas Est à dix ans de sa promulgation. Rappelant que la première encyclique de Benoît XVI permet de parcourir toute l?histoire de l?Eglise, une histoire de la charité, le Saint-Père a dit: "C?est l?histoire d?un amour reçu de Dieu et qui doit être transmis au monde. Cette charité reçue et partagée constitue le pivot de l?histoire de l?Eglise comme celui de notre histoire à chacun de nous. L?acte de charité, en effet, n?est pas seulement une aumône qui purifie la conscience. Il comporte aussi une attention d?amour à l'encontre de l?autre... La charité est donc au centre de la vie de l'Eglise et elle en est vraiment le coeur, comme le disait sainte Thérèse de l?Enfant-Jésus".

L?année jubilaire nous permet "de revenir à ce c?ur vivant de notre vie et de notre témoignage, au centre de l?annonce de foi. Dieu, qui est amour, n'a pas seulement le désir ou la capacité d?aimer. Dieu est charité, et la charité est son essence, sa nature... Dieu associe l?homme à son amour, et même si l?homme s?éloigne de lui, il ne reste pas distant mais va à sa rencontre. Cette venue à notre rencontre, qui culmine dans l?incarnation de son Fils, est sa miséricorde.. La charité et la miséricorde sont étroitement liées entre elles, parce qu?elles sont la manière d?être et d?agir de Dieu... Toutes les formes de notre amour, de notre solidarité, de nos partages ne sont que le reflet de cette charité qui est Dieu. Sans jamais se lasser, il ne cesse de répandre sur nous sa charité et nous, nous sommes appelés à devenir les témoins de cet amour dans le monde. C'est pourquoi, avant de nous engager en quelque activité, nous devons regarder à la charité divine comme à la boussole qui oriente notre vie".

L'encyclique de Benoît XVI "nous rappelle aussi que la charité de Dieu doit se refléter toujours plus dans la vie de l'Eglise. Comme je voudrais que chacun dans l'Eglise, que chaque institution et activité manifeste que Dieu aime l'homme! La mission de nos organismes caritatifs est importante car ils permettent à tant de pauvres d?avoir une vie plus digne, plus humaine, chose plus que jamais nécessaire. Plus encore, cette mission est très importante parce qu?elle permet, non par des paroles, mais grâce à un amour concret, à chacun de se sentir aimé du Père, comme son enfant, et destiné à la vie éternelle avec Dieu. Je voudrais remercier tous ceux qui s'engagent quotidiennement dans cette mission qui interpelle tout chrétien. En cette Année jubilaire, j'ai voulu souligner que nous pouvions tous vivre de la grâce du Jubilé en pratiquant des oeuvres de miséricorde corporelles et spirituelles". Oui, a conclu le Pape, "l'encyclique Deus Caritas Est garde intacte la fraîcheur de son message, par lequel elle indique l'orientation toujours actuelle du cheminement de l'Eglise. Et tous, nous serons d'autant plus de vrais chrétiens que nous vivrons de cet esprit".

Remerciant ses hôtes de leur travail et les confiant à la Vierge Marie, le Pape a ajouté: "Je vous en prie, accomplissez des gestes de charité, sans oublier de prier pour moi. Je vous en remercie".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Mar 1 Mar - 15:55

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- Dix questions pour les exercices spirituels de la Curie Romaine
- Célébration pénitentielle présidée par le Pape

Dix questions pour les exercices spirituels de la Curie Romaine

Cité du Vatican, 1 mars 2016 (VIS). Comme les années précédentes, le Pape et les membres de la Curie Romaine suivront les exercices spirituels à la Casa Divin Maestro d'Ariccia du 6 au 11 mars. Durant cette période de retraite, les audiences sont suspendus, y compris l'audience générale du mercredi. Le prédicateur des exercices 2016 sera le religieux théologien Ermes Ronchi, qui proposera des méditations inspirées de dix questions tirées de l'Evangile. Le programme de la journée d'ouverture du dimanche 6 à 18 h, prévoit l'adoration eucharistique et les vêpres. Les jours suivants débuteront à 7 h 30' par les laudes, suivies d'une première méditation à 9 h 30', puis la messe concélébrée. La deuxième méditation aura lieu à 16 h, suivie par l'adoration eucharistique et les vêpres. Le 11 mars, il n'y aura qu'une seule méditation. Les dix questions sont: Qui cherchez-vous?, Pourquoi avez-vous si peur? Comment n'avez-vous pas de foi?, Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi salera-t-on? Et vous, qui dites-vous que je suis?, Il se tourna vers la femme et dit à Simon, Vois-tu cette femme?, Jésus demanda à ses disciples combien ils avaient de pains?, Jésus et dit, Femme, où sont-ils? Personne ne t'a condamnée, Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Simon, fils de Jean, m'aimes-tu?, Marie dit à l'ange, Comment cela se fera-t-il?

Célébration pénitentielle présidée par le Pape

Cité du Vatican, 1 mars 2016 (VIS). Dans le cadre de la célébration pénitentielle du 4 mars, le Saint-Père confessera en la Basilique vaticane. Elle ouvrira l'initiative jubilaire intitulée "24 heures pour le Seigneur", organisée par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation en concomitance avec celles mises au point dans de nombreux diocèses pour le quatrième dimanche de Carême.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Jeu 3 Mar - 19:09

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- Visite du Premier Ministre du Timor Oriental
- Etude des vertus dans l'éthique de la vie
- Audiences

Visite du Premier Ministre du Timor Oriental

Cité du Vatican, 3 mars 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Ruí María de Araújo, le Premier Ministre du Timor Oriental, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états: Satisfaites de leurs bonnes relations, les parties se sont félicitées du rôle historique que joue l'Eglise au Timor Oriental dans la construction de la nation, mais aussi de la bonne coopération Eglise Etat dans les domaines socio-éducatifs et sanitaires, ainsi que dans la lutte contre la pauvreté. Après la seconde rencontre le Premier Ministre et le Cardinal Secrétaire ont ratifié l'Accord signé à Díli le 14 août dernier, qui fixe le statut juridique de l'Eglise catholique et de ses institutions, lui garantissant le libre exercice de sa mission en faveur de la population locale.

Le Cardinal Parolin a rappelé avoir représenté le Pape en août dernier pour la célébration des cinq siècles d'évangélisation du pays. Fruit d'années de négociation, cet accord permettra au-delà de son cadre spirituel de développer l'assistance aux plus faibles et des actions favorisant la croissance de la société.

Etude des vertus dans l'éthique de la vie


Cité du Vatican, 3 mars 2016 (VIS). L'étude des vertus dans l'éthique de la vie est le thème choisi par l'Académie pontificale pour la vie à l'occasion de son assemblée plénière. Les participants ont été reçus par le Pape, auxquels il a dit que ce thème était important pour la culture contemporaine: "Le bien des personnes n'est pas le résultat de calculs ou de stratégies, ni le produit d'une constitution génétique ou d'un conditionnement social, mais le fruit d'un coeur bien disposé et du libre choix qui tendent au bien véritable... De diverses manières, l'Ecriture nous dit que les intentions, bonnes ou mauvaises ne viennent pas de l'extérieur mais du coeur... Dans la Bible, le coeur n'est pas seulement le siège des sentiments, mais aussi les facultés spirituelles, de la raison et la volonté, des décisions et la pensée... Certains modèles culturels ne reconnaissent plus aujourd'hui la place de la sagesse divine dans la création et dans l'homme en particulier.... La nature humaine est ainsi réduite à une simple matière, malléable selon les desseins. Or notre humanité est unique et précieuse aux yeux de Dieu. Elle doit donc être protégée pour porter ses fruits, pour que notre humanité "s'épanouisse et fleurissent en une variété de vertus. La capacité constante de choisir le bien est la plus haute expression de la liberté humaine, le meilleur du coeur de l'homme.

"Quand le coeur se détourne du bien et de la vérité contenue dans la Parole de Dieu, il est en grand danger...étant susceptible d'appeler le mal bien et le bien mal...

Tombé dans l'erreur morale, il sera opprimé par une erreur croissante".

L'Ecriture nous parle aussi des coeurs endurcis:

"Plus le coeur est enclin à l'égoïsme et au mal, plus il est difficile de changer. Comme le dit Jésus, quiconque commet le péché est esclave du péché. Et quand le coeur est corrompu à ce stade, les conséquences sont graves pour la vie sociale. Et cette condition ne peut changer par le biais de théories, de réformes sociales ou politiques. "

Seul l'Esprit peut réformer nos coeurs, si nous collaborons".

De nos jours, a poursuivi le Saint-Père, nombre d'institutions sont impliquées dans le service à la vie, grâce à la recherche ou à l'assistance, et la promotion de bonnes actions.

"Mais il y a aussi de nombreuses structures plus préoccupées par les intérêts économiques pour le bien commun... Parler de la vertu signifie que le choix implique et engage toute la personne. Il ne s'agit pas d'une question cosmétique, d'un embellissement extérieur, qui ne donnent pas de fruits... Pour réaliser pleinement le bien de l'homme, les vertus de ceux qui oeuvrent à défendre la vie sont la garantie ultime de ce que la dignité de la personne sera vraiment respectée.

"Toute bonne action est l'application correcte d'une connaissance éthique... Ainsi les médecins et les autres professionnels de la santé ne doivent-ils jamais négliger de conjuguer la science et la technologie avec l'humanité". C'est dans ce contexte que le Saint-Père a invité les universités à tenir compte de ces hypothèses dans leurs programmes de formation pour les étudiants matures: ''Les dispositions du coeur et de l'esprit sont essentielles pour accueillir la vie, soigner l'homme, avec la dignité en toutes circonstances''.

Ainsi a-t-il a invité les directeurs des établissements de santé et de la recherche à faire en sorte que leurs personnels fassent partie du traitement des personnes.

En tout cas, "qui se consacre à la défense et à la promotion de la vie doit en montrer toute la beauté. En conclusion, il a souligné que la culture contemporaine recèle encore bien des richesses: Quelles que soient leurs conditions de vie, les malades sont une valeur qui doit être protégée. La vie doit pouvoir être défendue efficacement. Et pour ce, il faut que les vertus influent vraiment sur les pensées et les actes de l'individu, et que son discernement soit toujours fondé en Dieu, source de toute vertu''.

Je voudrais pour finir, a dit le Pape, "répéter que nous devons être attentifs aux nouvelles colonisations idéologiques de la pensée, y compris de la pensée chrétienne. Elles peuvent se présenter sous l'apparence de vertus, parées d'un signe de modernité et de progrès, mais ces idées nous privent de la liberté. Ce sont des produits d'une idéologie qui a peur de la réalité telle que Dieu l'a créée".

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Ven 4 Mar - 17:35

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- Chaque absolution sera un jubilé du coeur
- Promulgation de décrets
- 24 heures pour le Seigneur
- Précisions du Directeur de la Salle de Presse
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Chaque absolution sera un jubilé du coeur

Cité du Vatican, 4 mars 2016 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants au cours annuel du forum interne de la Pénitencerie apostolique, qui vise à aider les nouveaux prêtres et les séminaristes à l'administration du sacrement de la réconciliation. "Ce sacrement a effectivement besoin, a-t-il dit, "d'une préparation adéquate et d'une mise à jour, afin que les pénitents ressentent la grandeur de la miséricorde, source de la vraie paix intérieure... Le mystère de la foi chrétienne trouve sa synthèse dans le mot miséricorde, une réalité devenue vivante, qui a atteint son sommet en Jésus de Nazareth. Ainsi la miséricorde, avant d'être une attitude ou une vertu humaine, est un choix définitif de Dieu envers tous les êtres humains, pour leur salut éternel". La miséricorde divine peut atteindre gratuitement et de diverses manières ceux qui invoquent le pardon. Elle est une porte ouverte à tous et elle peut être obtenue au passage de la porte sainte. La voie qu conduit à la miséricorde est Jésus, qui "ayant le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés a transmis cette mission à l'Eglise. Par conséquent, le sacrement de la réconciliation est le moyen privilégié d'expérimenter la miséricorde de Dieu". Puis le Pape a rappelé à ses hôtes que les confesseurs doivent toujours avoir à l'esprit qu'ils sont des "instruments de la miséricorde de Dieu. Pour cette raison, soyons attentifs à ne pas faire obstacle à ce don du salut. Le confesseur est aussi un pécheur, un homme qui a toujours besoin de pardon... Chaque fidèle repentant après l'absolution du prêtre a l'assurance de foi que ses péchés n'existent plus, qui ont été supprimés par la miséricorde divine. Ainsi, chaque absolution est en quelque sorte un jubilé du coeur, qui réjouit non seulement les fidèles et l'Eglise, mais surtout Dieu... Il est donc important que le confesseur soit aussi un vecteur de la joie en montrant aux fidèles pardonnés qu'ils ne doivent pas se sentir accablé par la culpabilité... A une époque caractérisée par l'individualisme...et la tentation de se refermer sur soi, c'est un cadeau de soutenir les personnes qui s'approchent la miséricorde.... Il nous faut replacer au centre, et pas seulement en cette année jubilaire, le sacrement de la Réconciliation, véritable espace dans lequel confesseurs et pénitents expérimentent le seul amour définitif et fidèle, l'amour de Dieu pour chacun de ses enfants, un amour qui ne déçoit jamais. Saint Léopold Mandic a répété que la miséricorde de Dieu est supérieure à nos attentes... Nous avons au ciel le c?ur d'une mère. La Vierge, notre Mère, a connu au pied de la croix toute la souffrance possible pour une créature humaine. Elle comprend nos problèmes et nous réconforte. Puisse Marie rester à jamais le refuge des pécheurs, la Mère de Miséricorde, qui guide et soutient le ministère fondamental de la réconciliation''. En conclusion, le Pape s'est demandé que faire si un prêtre se sent en difficulté d'absoudre: "Ne pas se limiter aux paroles dans la recherche d'une solution, et chercher des gestes... Proposons de prier Marie ensemble, afin qu'elle protège et bénisse" le pénitent, qui sortira du confessionnal heureux d'avoir trouvé un père compréhensif à l'image de Dieu. "Oui, nous avons un père qui pardonne, qui sait tout pardonner bien mieux que nous. Puissons nous au moins être images de ce Père" miséricordieux!

Promulgation de décrets

Cité du Vatican, 4 mars 2016 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

au MIRACLE attribué

au bienheureux Manuel González García (1877 - 1940), évêque espagnol fondateur de l?Union eucharistique réparatrice et des Missionnaires eucharistiques de Nazareth.

à la bienheureuse Elisabeth de la Trinité (Elisabeth Catez 1880 - 1906), carmélite française.

au serviteur de Dieu Marie-Eugène de l'Enfant Jésus (Henri Grialou 1894 - 1967), prêtre carme français, fondateur de l?Institut séculier Notre Dame de Vie.

de la servante de Dieu María Antonia de San José (María Antonia de Paz y Figueroa 1730 - 1799), argentine fondatrice de la maison d'exercices spirituels de Buenos Aires.

aux VERTUS HEROÏQUES

du serviteur de Dieu Stefano Ferrando, salésien italien évêque en Inde (1895 - 1978), fondateur des Missionnaires de Marie Auxiliatrice des chrétiens.

du serviteur de Dieu Enrico Battista Stanislao Verjus (1860 - 1892), religieux italien du Sacré Coeur, évêque missionnaire en Nouvelle Guinée.

du serviteur de Dieu Giovanni Battista Quilici (1791 - 1844), prêtre séculier italien fondateur des Filles du Crucifié.

du serviteur de Dieu Bernardo Mattio (1845 - 1914), prêtre séculier italien.

du serviteur de Dieu Quirico Pignalberi (1891 - 1982), prêtre franciscain italien.

de la servante de Dieu Teodora Campostrini (1788 - 1860), italienne fondatrice des Minimes de la charité de Notre Dame des douleurs.

de la servante de Dieu Bianca Piccolomini Clementini (1875 - 1959), italienne fondatrice de la Compagnie de Ste.Angèle Merici.

de la servante de Dieu María Nieves de la Sagrada Familia (María Nieves Sánchez y Fernández 1900 - 1978), religieuse espagnole des Ecoles Pies.

24 heures pour le Seigneur

Cité du Vatican, 4 mars 2016 (VIS). Cette année, l'initiative "24 heures pour le Seigneur", mise au point par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, se déroulera les 4 et 5 mars dans de nombreux diocèses. Cette troisième édition, qui entre dans le contexte jubilaire, s'ouvre cet après-midi à Rome par un célébration pénitentielle en la Basilique vaticane, au cours de laquelle le Pape confessera et se confessera. Suivra à 21 h l'adoration eucharistique, contemporaine dans plusieurs églises romaines. Parmi elles, l'église Notre Dame du Sacré Coeur restera ouverte toute la nuit, où des confesseurs se relayeront. La clôture des 24 heures sera présidée par Mgr.Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation en l'église San Spirito in Sassa, sanctuaire dédiée à la divine Miséricorde.

Précisions du Directeur de la Salle de Presse

Cité du Vatican, 4 mars 2016 (VIS). Ce midi, la Commission pontificale pour la protection des mineurs a confirmé les entretiens, hier près l'Université pontificale Grégorienne, de quatre victimes australiennes avec un de ses membres. Les premiers ont pu exposer leurs propositions, tandis que le P.Hans Zollner, SJ, a illustré les actions du Saint-Siège contre les abus sexuels sur mineurs. A ce propos, le P.Lombardi, Directeur de la Salle de Presse a diffusé une communiqué dont voici le résumé:

Les dépositions par vidéo-conférence du Cardinal George Pell devant la Commission royale australienne d'enquête et l'attribution de l'Oscar du meilleur film à "Spotlight", consacré au rôle du Boston Globe dans la dénonciation des crimes de nombreux prêtres pédophiles du diocèse, ont relancé l'attention sur la question dramatique des abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé. La présentation appuyée de ces deux événements a pu faire penser à l'opinion publique la moins informée que l'Eglise n'a pas rien fait ou très peu fait pour répondre à ce phénomène, et qu'il faudrait tout recommencer. Une considération objective montre qu'il n'en est rien. L'ancien Archevêque de Boston, le Cardinal Bernard F.Law, a démissionné en 2002 à cause des événements traités par "Spotlight", à la suite d'une réunion des Cardinaux américains convoqués à Rome par Jean-Paul II. Depuis le diocèse est régi par le Cardinal Sean O'Malley, bien connu pour sa rigueur et sa sagesse dans le traitement des questions d'abus sexuels. C'est lui qui a été appelé à présider de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Par ailleurs, depuis longtemps, les cas d'abus sexuels en Australie font l'objet d'enquêtes judiciaires et de procédures canoniques. Lorsque Benoît XVI s'est rendu à Sydney pour la Journée mondiale de la Jeunesse 2008, il a rencontré un petit groupe de victimes à l'évêché, le Cardinal Pell ayant retenu opportune une telle réunion. Preuve parmi d'autres que ces cas ont été suivis, la section du site vatican dédiée aux abus sur mineurs. La réponse de l'Eglise, lancée il y a une dizaine d'années consiste en plus de 60 documents ou discours.

L'engagement vigoureux des Papes face à cette crise a successivement touché les Etats-Unis, l'Irlande, l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas, ainsi que les Légionnaires du Christ. Les procédures et les normes canoniques universelles ont été modifiées, on a demandé des lignes directrices aux conférences épiscopales, non seulement pour répondre aux abus, mais aussi pour les empêcher de manière adéquate, on a ordonné des visites apostoliques dans les situations les plus graves, on a largement réformé la Légion du Christ. La Lettre de Benoît XVI aux fidèles irlandais de mars 2010 reste sans doute le document de référence le plus éloquent, dont l'effet va bien au-delà la seule Irlande pour comprendre l'attitude et la réponse juridique, pastorale et spirituelle de l'Eglise à ce drame de notre temps: Reconnaissance des erreurs et demande de pardon, attention prioritaire et justice pour les victimes, conversion et purification, efforts de prévention et formation spirituelle renforcée. Les rencontres de Benoît XV et du Pape François avec des groupes de victimes ont accompagné ce long chemin d'écoute et de pardon, de consolation et d'implication personnelle des Papes. Dans de nombreux pays, l'engagement dans le renouveau et les résultats sont encourageants, les cas d'abus sont devenus très rares. Dans certains pays, à cause de situations culturelles caractérisées par le silence, il y a encore beaucoup à faire. S'il y a des résistances et des difficultés, la voie est maintenant plus claire.

La constitution de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, annoncée en décembre 2013 et composé de membres de tous les continents, indique la maturation du chemin parcouru par l'Eglise catholique. Il ne s'agit pas seulement de bien répondre au problème partout dans l'Eglise, mais de voir comment mieux aider les sociétés dans lesquelles l'Eglise vit à faire face aux abus sexuels. Sans sous-estimer les violences de tout type commises su mineurs, partout dans le monde. La grande majorité des cas d'abus ne se produit pas dans les milieux ecclésiaux, mais hors d'eux. En Asie, on peut parler de plusieurs dizaines de millions d'enfants victimes de violence, et certainement pas dans les milieux catholiques. En bref, blessé et humilié par le fléau de la violence, l'Eglise vise à remédier non seulement à son propre rétablissement. Elle veut aussi mettre à disposition son expérience dans ce domaine, pour enrichir grâce à son service éducatif et pastoral l'ensemble de la société, qui a encore un long chemin à parcourir pour résoudre ces graves problèmes. C'est dans cette perspective que les événements romains de ces derniers jours peuvent être lus dans une perspective positive. Il faut reconnaître au Cardinal Pell un témoignage digne et cohérente, fourni pendant une vingtaine d'heures de dialogue avec la Commission royale. Il a fourni un cadre objectif et lucide des erreurs commises dans de nombreux milieux ecclésiaux, en l'occurrence en Australie, au cours des dernières décennies. Cela a été d'un apport utile dans la perspective commune de purification de la mémoire. Quant aux membres du groupe de victimes venu d'Australie, ils ont fait preuve de la volonté d'un dialogue constructif avec le Cardinal et le Représentant de la Commission pour la protection des mineurs, le P.Zollner, qui a approfondi avec eux les perspectives d'efforts efficaces pour prévenir les abus. L'attention créée par "Spotlight" et la mobilisation de victimes à l'occasion des dépositions du Cardinal Pell contribueront à soutenir et à renforcer la lutte contre la maltraitance des enfants dans l'Eglise catholique.

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MessageSujet: Re: La Voix de Pape Francois   Lun 7 Mar - 21:12

Sommaire

- Consistoire pour des causes de canonisation
- Le Père va à la rencontre autant des pécheurs que de ceux qui se croient justes
- Hommage aux religieuses assassinées et initiative oecuménique italienne
- Liturgie pénitentielle présidée par le Pape
- Condoléances du Pape à la suite d'un attentat au Yémen
- Annuaire pontifical 2016 et statistiques de l'Eglise pour 2014
- Réunion du Conseil d'administration de la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel
- Audiences
- Autres actes pontificaux

Consistoire pour des causes de canonisation


Cité du Vatican, 7 mars 2016 (VIS). L'Office pour les cérémonies pontificales notifie que, mardi 15 mars, de déroulera sous la présidence du Saint-Père un consistoire ordinaire public, au cours duquel sera proposée la canonisation:

du bienheureux José Sánchez del Río.

du bienheureux Stanislaw de Jésus-Marie (Jan Papczynski).

du bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero.

de la bienheureuse Elisabeth Hesselblad.

de la bienheureuse Teresa de Calcutta (Anjezë Gonxha Bojaxhiu).


Le Père va à la rencontre autant des pécheurs que de ceux qui se croient justes

Cité du Vatican, 6 mars 2016 (VIS). Les trois paraboles de la miséricorde, la brebis égarée, la pièce retrouvée et la "grande parabole du fils prodigue ou, mieux, du père misécordieux", selon Luc, ont été au coeur de la réflexion dominicale du Pape.

De ces trois paraboles, le Saint-Père a retenu à l'angélus la troisième, dont le protagoniste est un père "toujours disposé à pardonner et qui attend contre tout espoir". Ce qui touche le plus est sa tolérance face à la décision de son fils plus jeune de quitter la maison. Il aurait pu s'y opposer, le sachant encore immature...ou chercher quelque avocat pour ne pas lui donner son héritage, étant encore en vie. Il lui permet, au contraire, de partir bien que prévoyant les risques encourus. Dieu agit ainsi avec nous : il nous laisse libres, même de nous tromper, parce qu'en nous créant, il nous a fait le grand don de la liberté".

Cependant, l'éloignement du fils est purement physique parce que le père le porte toujours dans son coeur ; il attend, confiant, son retour. Il scrute la route dans l'espoir de le voir. Et un jour, il le voit apparaître au loin. "Cela signifie que ce père, chaque jour, montait sur sa terrasse pour regarder si son fils revenait. Le voyant, il s'émeut, court à sa rencontre, l'embrasse, l'étreint. Que de tendresse!".

Le père a cette même attitude envers son fils aîné qui est toujours resté à la maison. Celui-ci s'indigne alors et proteste parce qu'il ne comprend pas et ne partage pas toute cette bonté envers le frère qui s'était trompé.

"Cela me fait penser à une chose: quand quelqu'un se sent pécheur, il a l'impression d'être peu de chose... c'est alors le moment d'aller vers le Père.

Par contre, quand quelqu'un se sent juste...le Père sort aussi nous chercher, parce que cette attitude de se sentir justes n'est pas bonne : C'est de l'orgueil...


Le Père attend ceux qui se reconnaissent pécheurs et va chercher ceux qui se sentent justes.


Dans cette parabole on peut entrapercevoir un troisième fils...caché.

C'est celui qui ne considère pas comme un privilège d'être comme le Père, mais qui s'est dépouillé de lui-même, en prenant la condition de serviteur. Ce fils-serviteur c'est Jésus. Il est l'extension des bras et du coeur du père: Il a accueilli le prodigue et a lavé ses pieds sales, il a préparé le banquet pour la fête du pardon. Lui, Jésus, nous enseigne à être miséricordieux comme le Père".


"La figure du Père de la parabole dévoile le coeur de Dieu -a-t-il conclu-. Il est le Père miséricordieux qui en Jésus nous aime sans compter, attend toujours notre conversion chaque fois que nous nous trompons. Il attend notre retour quand nous nous éloignons de lui, pensant ne pas pouvoir faire autrement. Il est toujours prêt à nous ouvrir ses bras quoi qu'il se soit passé. Comme le père de l'évangile, Dieu continue aussi à nous considérer comme ses enfants quand nous nous égarons, et vient à notre rencontre avec tendresse quand nous revenons à lui. Et il nous parle avec beaucoup de bonté quand nous croyons être justes. Les erreurs que nous commettons, même si elles sont grosses, n'égratignent pas la fidélité de son amour. Dans le sacrement de la réconciliation nous pouvons de nouveau repartir; il nous accueille, nous rend notre dignité de fils et nous dit: Va! Sois en paix! Lève-toi, repars!".

Hommage aux religieuses assassinées et initiative oecuménique italienne

Cité du Vatican, 6 mars 2016 (VIS). Après la récitation de l'angélus, le Pape a rendu hommage aux quatre missionnaires de la Charité assassinées vendredi dernier à Aden au Yémen, dans leur travail d'aide aux personnes âgées, et a exprimé sa proximité aux familles des douze autres personnes tuées au cours de l'assaut. Ce sont, a-t-il dit, "des martyrs d'aujourd'hui. Ils ne font pas des unes de journaux, leur mort n'est pas une information: Eux donnent leur sang pour l'Eglise. Ces personnes sont victimes de l'attaque de ceux qui les ont tués et aussi de l'indifférence, de cette globalisation de l'indifférence, qui ne les concerne pas... Que Mère Teresa accompagne au paradis ses filles martyres de la charité, et qu'elle intercède pour la paix et le respect sacré de la vie humaine".

Ensuite, le Pape a fait part de son admiration, comme signe concret de paix et de vie, pour l'initiative des couloirs humanitaires pour les réfugiés mise en place dernièrement en Italie. Un projet pilote qui "unit la solidarité et la sécurité, qui permet d'aider des personnes qui fuient la guerre et la violence, comme les centaines de réfugiés déjà arrivés en Italie, parmi lesquels des enfants malades, des personnes handicapées, des veuves de guerre avec des enfants et des personnes âgées. Je me réjouis aussi parce que cette initiative est ?cuménique, étant soutenue par la communauté de Sant'Egidio, la fédération des Eglises évangéliques italiennes, les Eglises vaudoises et méthodistes". Le Pape a enfin demandé de prier pour lui et ses collaborateurs qui ce soir et jusqu'à vendredi prochain participeront à une semaine d'exercices spirituels.

Liturgie pénitentielle présidée par le Pape


Cité du Vatican, 5 mars 2016 (VIS). Hier après-midi en la Basilique vaticane, le Pape a présidé une cérémonie pénitentielle jubilaire, au cours de laquelle il a confessé des fidèles avant de se confesser.

Après quoi il a prononcé l'homélie suivante, centrée sur la recherche, le sens et la pratique de la réconciliation.

Reprenant le récit que Marc consacre à l'aveugle Bartimée et à son Que je retrouve la vue!, il a rappelé que retrouver la vue, après que nos péchés nous l'aient fait perdre en nous détournant du bien, signifie reprendre le chemin du Seigneur: "Ce passage de l?Evangile a une grande valeur symbolique, parce que chacun de nous se trouve dans la situation de Bartimée. Sa cécité l?avait conduit à la pauvreté, et à une vie en marge de la ville, dépendant des autres en tout. Le péché...nous appauvrit et nous isole. Il est une cécité de l?esprit, qui empêche de voir l?essentiel, de fixer le regard sur l?amour qui donne la vie. Il conduit peu à peu à s?attarder sur ce qui est superficiel, jusqu'à rendre insensible aux autres et au bien. Combien de tentations ont la force de brouiller la vue du c?ur et de le rendre myope. Combien il est facile et faux de croire que la vie dépend de ce que l'on a, du succès ou de l'admiration qu'on reçoit, de croire que l'économie est faite seulement de profit et de consommation, que les désirs privés doivent prévaloir sur la responsabilité sociale. En regardant seulement notre moi, nous devenons aveugles, éteints et repliés sur nous-mêmes, privés de joie et privés de liberté". Mais Jésus s'arrête devant chacun de nous. "Et alors un frémissement traverse le coeur, parce qu'on se rend compte que l'on est regardé par la Lumière, par cette lumière aimable qui nous invite à ne pas rester dans nos propres aveuglements. La proximité de Jésus fait sentir que, loin de lui, il nous manque quelque chose d'important. Elle nous fait sentir que nous avons besoin de salut. Tel est le début de la guérison. Ensuite, quand le désir d'être guéri se fait audace, il conduit à la prière, à crier à l?aide avec force et insistance, comme l'a fait Bartimée... Malheureusement, comme cette la foule de l?Evangile, il y a toujours quelqu?un qui ne veut pas s?arrêter, qui ne veut pas être dérangé par celui qui crie sa souffrance, préférant faire taire et rabrouer le pauvre qui gêne. C?est la tentation de continuer comme si de rien n?était. Or ainsi on reste à distance du Seigneur et les autres aussi se tiennent loin de Jésus. Reconnaissons que nous sommes tous mendiants de l?amour de Dieu, et ne laissons pas fuir le Seigneur qui passe".

"Ce Jubilé de la Miséricorde est un temps favorable pour accueillir la présence de Dieu, pour faire l?expérience de son amour et revenir à lui du fond du c?ur. Comme Bartimée, jetons le manteau et bondissons. Jetons ce qui nous empêche d?être envoyés sur le chemin à sa rencontre, sans peur de laisser ce qui nous donne de la sécurité et auquel nous sommes attachés. Ne restons pas assis, relevons-nous, retrouvons notre stature spirituelle qui est d'être debout, cette dignité de fils aimés qui se tiennent devant le Seigneur pour être regardés par lui dans les yeux, pardonnés et recréés. Et la parole qui arrive peut-être dans notre c?ur aujourd?hui, est la même que celle de la création de l?homme... Aujourd?hui plus que jamais, surtout nous les pasteurs, nous sommes aussi appelés à écouter le cri, peut-être caché, de tous ceux qui désirent rencontrer le Seigneur. Nous avons le devoir de réviser les comportements qui n?aident pas à s?approcher de Jésus. De corriger horaires et programmes qui ne correspondent pas aux besoins réels de qui pourrait s?approcher du confessionnal. De revoir les règles, si elles étouffent le désir du pardon, ainsi que les rigidités qui pourraient éloigner de la tendresse de Dieu. Ne diminuons pas les exigences de l?Evangile, au risque de rendre vain l'attente du pécheur de se réconcilier avec le Père, parce que le retour du fils à la maison est ce que le Père attend avant tout. Que nos paroles soient celles des disciples qui, répétant les expressions mêmes de Jésus, disent à Bartimée: Confiance, lève-toi. Il t?appelle. Nous sommes envoyés pour infuser du courage, pour soutenir et conduire à Jésus. Notre ministère est celui de l?accompagnement, pour que la rencontre avec le Seigneur soit personnelle, intime, et pour que le c?ur puisse s?ouvrir sincèrement et sans crainte au Sauveur. N?oublions pas que Dieu seul agit en toute personne. Dans l?Evangile c?est lui qui s?arrête et qui parle à l?aveugle. C?est lui qui ordonne qu?on le lui amène. C?est lui qui l?écoute et le guérit. Nous les pasteurs, nous avons été choisis pour susciter le désir de la conversion, pour être des instruments qui facilitent la rencontre, pour tendre la main et absoudre, rendant visible et opérante sa miséricorde. Que tout homme et femme qui s?approche du confessionnal trouve un père qui l?attend, le Père qui pardonne.

"La conclusion du récit évangélique est pleine de signification: Bartimée retrouva aussitôt la vue, et il suivait Jésus. Nous aussi, quand nous nous approchons de Jésus, nous revoyons la lumière pour regarder l?avenir avec confiance, nous retrouvons la force et le courage pour nous mettre en route. En effet, celui qui croit voit et va de l'avant avec espérance, parce qu'il sait que le Seigneur est présent, le soutient et le guide. Suivons donc Jésus en fidèles disciples pour faire participer à la joie de son amour tous ceux que nous rencontrons en chemin". Réjouissons nous du pardon accordé par le Père, et faisons fête dans notre coeur.

Condoléances du Pape à la suite d'un attentat au Yémen


Cité du Vatican, 5 mars 2016 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message de condoléances à la suite de l'assassinat de quatre Missionnaires de la Charité, congrégation fondée par Mère Teresa de Calcutta, et douze autres personnes, hier à Aden lors de l'attaque d'une résidence pour personnes âgées (Yémen): Profondément touché et attristé, il assure ses prières pour les victimes et exprime sa proximité spirituelle à leurs familles et à tous ceux qui ont été touchés par cet acte de violence insensé et diabolique. "Il prie pour que cet acte inhumain réveille les consciences, conduise à un changement des c?urs et incite toutes les parties à déposer les armes et à prendre le chemin du dialogue. Au nom de Dieu, il appelle toutes les parties en conflit à renoncer à la violence et à renouveler leur engagement avec le peuple yéménite, en particulier avec les plus nécessiteux, à ceux que les s?urs et leurs assistants rendaient service. Il invoque la bénédiction divine sur tous ceux qui souffrent à cause de cette violence et fait part tout spécialement aux missionnaires de la Charité de sa solidarité".

Annuaire pontifical 2016 et statistiques de l'Eglise pour 2014

Cité du Vatican, 5 mars 2016 (VIS). L'édition 2016 de l'Annuaire Pontifical et celle de l'Annuaire statistique de l'Eglise pour 2014, sont disponibles ces jours-ci.

De février à fin décembre dernier, l'Eglise catholique a vu la création de plusieurs circonscriptions ecclésiastiques: 3 nouveaux sièges épiscopaux, 3 éparchies, 2 exarchats apostoliques. En outre, 1 éparchie est devenue métropole, et 1 exarchat est devenu éparchie. L'Eglise compte à ce jour 2.998 circonscriptions. Le nombre des catholiques est passé de 1.115 millions en 2005 à 1.272 millions en 2014, soit de 17,3% à 17,8% de la population mondiale.

En 2014, l'augmentation des catholiques était répartie par continent comme suit: En Afrique + 41% pour les 23% de la population. En Amérique + 11,7% pour les 9,6% de la population. En Asie + 20% pour 9,6%. En Europe + 2% pour environ 2%. En Océanie + 15,9% pour 18,2%. Les baptisés catholiques se répartissent donc ainsi: 17% en Afrique, 48% en Amérique, 10,9% en Asie, 22,6% en Europe et 0,8% en Océanie.

Parallèlement, le nombre des évêques a augmenté de 8,2% passant de 4.841 à 5.237, avec un accroissement en Asie de 14,3%, en Afrique de 12,9%, en Amérique de 6,9%, en Europe de 5,4%, en Océanie de 4%. L'accroissement du nombre de prêtres est de 9.381 en neuf ans, passant de 406.411 à 415.792. Cependant cette augmentation n'est pas homogène. En Afrique elle est de + 32,6% et en Asie de + 27,1%.·L'Europe a perdu 8% et l'Océanie 1,7%. Les diacres étaient 33.000 en 2005. Ils sont 44.566 en 2014. Leur augmentation de 33.5% est homogène: 97,5% en Amérique du nord et Europe, 1,7% en Afrique et Asie.

Le nombre des religieux profès non prêtres diminue légèrement: De 54.708 en 2005 à 54.559 en 2014, - 5% en Amérique, - 14,2% en Europe, - 6.8% en Océanie. Il augmente en Afrique et Asie, avec respectivement, +10,2% et + 30,1%. Parallèlement les religieuses sont en 2014 682.729 (- 10,2%). En Europe et Amérique, elles passent de 70,8% à 63,5%, en Afrique et Asie de 27,8% à 35,3%.

Les candidats au sacerdoce, diocésains et religieux, sont passés de 114.439 en 2005 à 116.939 en 2014. Le seul accroissement est enregistré en Afrique avec + 3,8%. En Europe la diminution est de 17,5% et en Amérique de 7,9%.


Réunion du Conseil d'administration de la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel

Cité du Vatican, 7 mars 2016 (VIS). Le Conseil d'administration de la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel tiendra sa réunion annuelle du 7 au 11 mars à Dakar (Sénégal) pour examiner, entre autres, les projets en attente de financement. Au cours de 2015, 91 projets ont déjà été financés, pour un total de presque un million de dollars. La Fondation, confiée depuis son institution en 1984 au Conseil pontifical Cor Unum, avec la collaboration notamment de la Conférence épiscopale italienne, de la Conférence épiscopale allemande et des Eglises et communautés locales, réalise au nom du Saint-Père, une série de projets en faveur des pays de cette région (Burkina Faso, Cap Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad). Les projets concernent la lutte contre la désertification, la défense de l'environnement, la gestion et le développement des unités agricoles, les installations de pompage de l'eau, l'amélioration de la potabilité des eaux et des énergies renouvelables. Ils concernent aussi la formaton de personnel technique spécialisé autochtone et, au fil des ans, sont devenus un instrument de dialogue interreligieux puisque la majorité de ses bénéficiaires est de religion musulmane.

Un communiqué, émis par le Conseil pontifical Cor Unum, informe que l'Index de développement humain de 2015 indique que parmi les 20 pays les moins développés, 17 appartiennent à l'Afrique et 7 d'entre eux se trouvent au Sahel, une des régions les plus pauvres de la planète. On estime qu'au Sahel, qui compte 100 millions d'habitants, 25 millions vivent dans des conditions d'extrême précarité nutritionnelle alors que 6 millions d'enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition. Par exemple, la superficie du lac Tchad qui sert de frontière avec le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, et couvre les besoins de deux millions et demi de personnes, a diminué de 80% ces cinquante dernières années. La région du Sahel est aussi dévastée par des groupes terroristes qui l'ont transformée en zone d'entrainement pour ses combattants, soumettant la population à une violence constante.

A la réunion de Dakar, outre le Secrétaire de Cor Unum, Mgr.Giampietro del Toso, participant en qualité d'Observateur du Saint-Siège, étaient présents les membres suivants du Conseil d'administration: Mgr.Sanou Lucas Kalfa, évêque de Banfora (Burkina Faso), Président du Conseil d'administration, Mgr.Mamba Paul Abel, évêque de Ziguinchor (Sénégal), Vice-président, Mgr.Happe Martin Albert, évêque de Nouakchott (Mauritanie), trésorier, Mgr.Ouedraogo Ambroise, évêque de Maradi (Niger), le Cardinal Furtado Arlindo Gomes évêque de Santiago de Cabo Verde (Cabo Verde), Mgr.Djitangar Edmond, évêque de Sarh (Tchad), Mgr.Elison Robert Patrick, évêque de Banjul (Gambie), Mgr.Pedro Carlos Zilli, évêque de Bafata (Guinée-Bissau), Mgr.Traore Augustin, évêque de Segou (Mali).

Jusqu'à 2014, 3.100 projets ont été financés par la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel, pour un total de 36 millions de dollars.

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