La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Meditations et Homelies

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Marthe

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 13 Mar - 19:37

C'est beau, merci Etienne-Lorant

C'est pourquoi Jésus nous demande d'être des enfants....... ils sont confiants et se remettent entièrement aux adultes........ parfois à leur détriment d'ailleurs  Sad 

le journal d'un curé de campagne....... je ne l'ai pas lu mais je crois qu'il faudrait que je le cherche


_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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Pearl
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 14 Mar - 3:46

Le Journal d'un cure de campagne, ca se lit facilement.

Nous sommes tous des enfants, mais des enfants qui n'ont plus leurs parents, parfois plus leurs freres et soeurs.
Nous nous sentons souvent seuls, si seuls .

Et pourtant, IL est la, bien present. Ce n'est pas tellement que nous ne frappions pas a SA Porte ; c'est plutot souvent que nous ne LUI ouvrons pas nos portes, assez grandes, assez souvent, disons en permanence.

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« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 14 Mar - 4:07

mediter avec mgr alowonou;13 mars JEUDI DE LA 1ere SEMAINE DU TEMPS DE CAREME

" Demandez, vous recevrez".



Nous connaissons bien cette admirable promesse du Christ. Mais chacun de nous a sûrement fait l’expérience contraire, lorsque nous n’obtenons pas ce que nous demandons; lorsque nous disons: " J’ai prié pour réussir à mon examen, pour avoir un enfant, en vain; j'ai fait des neuvaines pour trouver un époux ou une épouse, pour trouver un emploi, mais je n’ai pas être exaucé"!.

Alors comment comprendre la déclaration que nous méditons?

On répond que la prière n’est pas une machine qui obéirait à nos ordres en appuyant sur quelques boutons ou en disant quelques paroles magiques.

La prière est la jonction avec l’Esprit-Saint qui vient au secours de notre prière car nous ne savons pas prier comme il faut.

C'est pourquoi l’enseignement du Christ sur la prière se termine par la promesse de l’Esprit-Saint « Vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il l’Esprit-Saint à ceux qui le Lui demandent"(Luc 11:13).


Ainsi, "Demandez et vous recevrez", c’est rechercher la lumière intérieure qui nous fait vouloir et demander ce que Dieu veut pour nous : sa vie, son royaume, qui sont une réalité spirituelle :


« le Royaume de Dieu n'est pas le manger et le boire, mais la Justice et la Paix et la Joie, par le Saint-Esprit (Romains 14, 17) »

. Cela ne veut pas dire pour autant que nos désirs matériels ne sont pas exaucés; ils nous sont donnés par surcroit, à travers le filtre de la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (Romains 12:2).


Viens Esprit Saint dans nos cœurs ; envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière ; redresse ce qui est faussé dans notre jugement
.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 14 Mar - 4:11

Marthe a écrit:
http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2014/03/12/la-poignee-de-heros-qui-sauvera-le-monde/

La poignée de héros qui sauvera le monde

Le monde est de plus en plus préoccupé des joies banales, matérielles, ou simplement animales. Il se ramasse sur lui-même, pour conserver ou gagner le maximum. Chacun vit pour soi, laisse dominer sa vie au foyer, au sein du pays, par un égoïsme constant qui a converti les hommes en loups haineux, aigris, cupides, ou en résidus humains corrompus.

Nous ne sortirons de cette déchéance que par un immense redressement moral, en réapprenant aux hommes à aimer, à se sacrifier, à vivre, à lutter et à mourir pour un idéal supérieur.

En un siècle où on ne vit que pour soi, il faudra que des centaines, des milliers d’hommes ne vivent plus pour eux, mais pour un idéal collectif, consentant pour lui, à l’avance, tous les sacrifices, toutes les humiliations, tous les héroïsmes.

Seuls comptent la foi, la confiance brillante, l’absence complète d’égoïsme et d’individualisme, la tension de tout l’être vers le service, si ingrat soit-il, n’importe où, n’importe comment, d’une cause qui dépasse l’homme, lui demandant tout, ne lui promettant rien.

Seuls comptent la qualité de l’âme, la vibration, le don total, la volonté de hisser par-dessus tout un idéal, dans le désintéressement le plus absolu.

L’heure vient où, pour sauver le monde, il faudra la poignée de héros et de saints qui feront la Reconquête.

Léon Degrelle – Les âmes qui brûlent (1964)


Bel extrait !! des Saints qui soient aussi des heros ou des heros qui soient aussi des Saints !!!

car il faut bien rappeler a ceux qui pensent heros, et bataille armee.

que la Victoire finale ne se fera pas par les armes, le sang appelant le sang,

mais par la Puissance de DIEU, que nous appelons de nos Prieres.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 14 Mar - 10:55

La justice des hommes et celle de Dieu

Le vendredi de la 1re semaine de Carême

Livre d'Ézéchiel 18,21-28.

Parole du Seigneur. Si le méchant se détourne de tous les péchés qu'il a commis, s'il observe tous mes commandements, s'il pratique le droit et la justice, il ne mourra pas, il vivra.
On ne se souviendra pas des péchés qu'il a commis, il vivra à cause de la justice qu'il a pratiquée.
Est-ce donc la mort du méchant que je désire, déclare le Seigneur, n'est-ce pas plutôt qu'il se détourne de sa conduite et qu'il vive ?
Mais, si le juste se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations des méchants, est-ce qu'il vivra ? On ne se souviendra plus de toute la justice qu'il avait pratiquée : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra !
Et pourtant vous dites : 'La conduite du Seigneur est étrange. ' Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité qu'il mourra.
Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie.
Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je vous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.
Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou.


Cy Aelf, Paris

Aujourd'hui comme autrefois, la justice des hommes aboutit très couramment infliger la peine de mort. Un homme est condamné à être supplicié jusqu'à la mourir pour les actes mauvais qu'il a commis. Cette forme de justice ne tient évidemment compte que d'un acte seul acte, commis une fois dans le temps. Et il écarte tout ce qui a pu se passer dans la tête, le coeur et les actes du condamné, entre le moment de sa condamnation et celui de son exécution.

Notre prêtre nous a rappelé que Jésus a volontairement affronté et supporté cette justice des hommes telle qu'elle était pratiquée par les juifs de son temps - et telle qu'elle est toujours pratiquée de nos jours. Mais il l'a définitivement vaincue par sa résurrection.

Quant à la justice de Dieu, eh bien, elle surpasse complètement celle des hommes, puisqu'elle se fonde sur la conversion et repentir. En effet, si nous arrivons au terme de notre vie sans jamais avoir songé à nous repentir de nos fautes, alors nous nous retrouverions comme le dit Jésus : dans une prison d'où l'on ne sort qu'après avoir payé "jusqu'au dernier sou".  Voici qui est fort étonnant !  Car comment rembourser "jusqu'au dernier sou" lorsqu'on se trouve en prison ? C'est certainement que cette prison est comme un bagne où l'on casse du caillou à longueur de journées - et ce bagne, n'est-ce pas le purgatoire ?

Béni soit le Seigneur pour nous avoir donné la possibilité de nous repentir, ainsi  qu'un sacrement par lequel l'aveu et le regret   sincères nous rendent libres de nouveau !
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 14 Mar - 13:40

Le pas

La parole de Dieu

Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas.

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 6


La méditation

Cette semaine, les détenus des prisons de Lille, accompagnés par le frère Franck et l’aumônerie des prisons, nous donnent leur témoignage.


Jésus recule, au bord du gouffre. Un pas en arrière, pour un autre pas, en avant. C’est avec humilité que je vous parle de ma vie qui n’a pas été de tout bonheur. Mais je pardonne à ces personnes qui m’ont fait très mal.
Enfance, battue pour des riens qui m’ont entraîné à voler, à mentir. Au moins les coups, je les recevais pour quelque chose, c’est ce que je me disais. Bien sûr, cet acte que j’ai commis j’en avais conscience, mais aucune volonté de lutter, de dire non. C’est vrai que cela n’est pas une excuse. Mais depuis toutes ces années, je me remets chaque jour en question. À force de travailler sur moi-même, maintenant, je suis capable de me dire qu’il ne faut plus me laisser manier comme une poupée, car j’ai appris à m’affirmer, à savoir ce que je voulais faire de ma vie sans qu’on me la dicte. Je sais dire non sans méchanceté mais avec fermeté et je compte continuer sur ce chemin même si autour de moi, tous ne comprennent pas.

Car je veux prouver que je ne suis pas cette femme qui a fait très mal. Mon repentir est très grand, et c’est ici que j’ai pris conscience de ma faiblesse. Ce n’est pas une excuse pour les faits que j’ai commis, mais j’ai appris beaucoup de ces fautes impardonnables.

Je demande pardon. Dans le fond de mon cœur je n’oublierai jamais ce mal que j’ai fait et qui me ronge chaque jour. Mais je peux dire aujourd’hui que mon regard sur la vie qui me reste à vivre sera tout autre. Dieu m’a aidé à faire un pas en arrière, pour en faire un autre en avant.

Méditation enregistrée dans les studios de RCF-Lille par deux aumôniers


Pour aller plus loin avec la Parole

Cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? » Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises : « Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? » Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.

Livre du Deutéronome, chapitre 30, versets 11-15

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 14 Mar - 13:42

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !


INTENTION DE CARÊME

Seigneur, envoie-moi le souffle de l'Esprit Saint pour trouver les bonnes paroles afin de redonner espoir et confiance à ceux qui se sont éloignés de toi et restent dans les ténèbres et le malheur, au lieu de regarder l'amour et le bonheur que tu leurs offres. Bénédicte


MÉDITATION

Fausses visions du culte du Sacré-Cœur.

« Il n'en manque pas qui, parce qu'ils confondent et mettent sur le même plan la nature supérieure de ce culte avec les formes particulières et diverses de dévotion que l'Église approuve et favorise sans les commander, pensent que ce culte est quelque chose de superflu que chacun peut pratiquer ou non à son gré ; certains vont jusqu'à prétendre que ce culte est importun et de peu d'utilité, voire même tout à fait inutile… Il n'en manque pas enfin qui, bien loin de voir dans ce culte une aide efficace pour rénover et réformer honnêtement les mœurs chrétiennes y voient plutôt une piété plus nourrie de sensibilité que d'esprit et de cœur. »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas


POUR ALLER PLUS LOIN

Dans la vie chrétienne en général, nous pouvons faire des choix quant à notre forme de prière. Beaucoup de ces choix sont légitimes. Cependant, sommes-nous attentifs aussi à ce que l’Eglise propose, en particulier pour le culte du Cœur du Christ ? Voulons-nous le comprendre et l’aimer ?

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 14 Mar - 16:50

samedi 15 mars 2014 - Férie de Carême

Dt 26, 16-19

Moïse disait au peuple d'Israël : « Aujourd'hui, le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces commandements et ces décrets. Tu les garderas et observeras de tout ton coeur et de toute ton âme.

Aujourd'hui, tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : qu'il sera ton Dieu, et que tu suivras ses chemins, que tu garderas ses commandements, ses ordres et ses décrets, et que tu écouteras sa voix.

Aujourd'hui, le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : que tu seras son peuple particulier, comme il te l'a promis, et que tu devras garder tous ses commandements. Il te donnera prestige, renommée et gloire, plus qu'à toutes les nations qu'il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il te l'a promis. »


Ps 118 (119), 1-2, 4-5, 7-8

Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout coeur !

Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
Puissent mes voies s'affermir
à observer tes commandements !

D'un coeur droit, je pourrai te rendre grâce,
instruit de tes justes décisions.
Tes commandements, je les observe :
ne m'abandonne pas entièrement.


Mt 5, 43-48

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »


Homélie
(Archive 2008)

La logique est imparable : « Si vous prétendez avoir Dieu pour père, adoptez son comportement. Or �il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et les injustes�. Faites donc de même : comblez de bénédictions vos ennemis - c�est-à-dire �ceux qui ne vous aiment pas� - autant et même davantage que vos amis, afin qu�ils vous reconnaissent comme leurs frères ».

L�invitation de Jésus constitue une véritable révolution religieuse : le Dieu qu�il révèle n�est pas seulement le Père d�Israël, mais de tous les hommes, qu�ils soient juifs ou païens, bons ou mauvais, justes ou injustes. Il est décidément loin le temps où les prophètes prononçaient l�anathème sur les ennemis du peuple saint ! C�était bien sûr avant tout contre les idoles que fulminaient les prophètes - et contre ceux qui, en les adorant, offensaient Dieu et constituaient une tentation pour Israël. Il n�en reste pas moins que c�est au nom du Seigneur que les prophètes prononçaient l�anathème sur les ennemis d�Israël. On comprend dès lors que le caractère universel du message de salut annoncé par Jésus, a dû choquer ses auditeurs - du moins ceux qui demeuraient fermement attachés à la Tradition de leurs pères.

Inutile d�insister sur l�actualité de ce message dans le contexte de la recrudescence de la violence pour des motifs religieux. A la suite de Jean-Paul II, Benoît XVI ne cesse de dénoncer la contradiction qui consiste à tuer au nom de Dieu. Et pourtant, l�histoire de l�Église n�est pas exempte de contre-témoignages sur ce point particulièrement délicat. Certes il ne faudrait pas majorer ces comportements antiévangéliques pour lesquels le pape Jean-Paul II a courageusement fait acte public de repentance à l�occasion du Jubilé de l�An 2000. Mais ces exactions nous invitent à la vigilance : nous ne sommes guères « meilleurs » que ces chrétiens des siècles passés, et chaque époque a sa manière propre de prononcer l�anathème.

En cette période de carême, nous pourrions prendre la résolution de jeûner de toute pensée d�exclusion, de rejet, c�est-à-dire de haine. Si nous nous y rendons attentifs, nous serons sans doute surpris de découvrir à quel point nous sommes habités par ce genre de pensées et de sentiments hostiles - le plus souvent à notre insu. Reconnaissons-le : la différence fait peur, qu�elle soit religieuse, raciale, politique ou culturelle ; et devant la peur, le réflexe spontané est la fuite ou la défense agressive. Or c�est précisément contre ces réflexes « naturels » du vieil homme que Jésus nous invite à réagir vigoureusement.

« Afin d�être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux » : cette parole semble s�adresser tout particulièrement à nous, qui avons reçu par le baptême, la grâce de la filiation divine. On peut être « ontologiquement » fils du Père, sans l�être « vraiment », c�est-à-dire sans adopter le comportement qui s�impose à nous au nom de cette filiation universelle de tous les hommes. Or pour être « en vérité » fils de Dieu, il faut nécessairement l�être « en Esprit », c�est-à-dire nous laisser conduire par l�Esprit. C�est bien ce que le Seigneur nous rappelait dans la première lecture : il s�engage à être notre Dieu si nous « écoutons sa voix et gardons et observons de tout notre c�ur et de toute notre âme ses commandements, ses ordres et ses décrets ». La communion avec le Christ suppose une appartenance radicale au Seigneur, appartenance que nous manifestons précisément par l�obéissance à sa Parole. Certes cette réponse est un don de Dieu ; elle est participation à l�obéissance du Christ dans l�Esprit ; mais celui-ci ne nous aide que dans la mesure de notre engagement ou plutôt de notre consentement à son action. Le « c�ur droit » dont parle le psalmiste est celui qui se laisse instruire par les justes décisions du Seigneur et qui les observe dans la force que lui communique l�Esprit. C�est ainsi et ainsi seulement que nous deviendrons « un peuple consacré au Seigneur notre Dieu », c�est-à-dire un peuple qui lui appartient et qui témoigne par son obéissance au précepte de l�amour fraternel, de la Bonne Nouvelle de la filiation divine offerte à tous les hommes en Jésus Christ notre Seigneur.


« Dieu éternel notre Père, daigne tourner vers toi notre c�ur, afin que nous soyons tout entiers à ton service, dans la recherche de l�unique nécessaire, et une vie remplie de charité » (Or. d�ouv.).


Père Joseph-Marie

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 15 Mar - 9:59

La charité culmine dans l'amour des ennemis

Le samedi de la 1re semaine de Carême

Livre du Deutéronome 26,16-19.

Moïse disait au peuple d'Israël : " Aujourd'hui, le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces commandements et ces décrets. Tu les garderas et observeras de tout ton cœur et de toute ton âme.
Aujourd'hui, tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : qu'il sera ton Dieu, et que tu suivras ses chemins, que tu garderas ses commandements, ses ordres et ses décrets, et que tu écouteras sa voix. Aujourd'hui, le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : que tu seras son peuple particulier, comme il te l'a promis, et que tu devras garder tous ses commandements.
Il te donnera prestige, renommée et gloire, plus qu'à toutes les nations qu'il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il te l'a promis.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.


Cy Aelf, Paris

Tout au commencement, les juifs, en tant que peuple, n'étaient pas en mesure de comprendre l'étendue du projet de Dieu et encore moins son universalité. Mais lorsque l'on parcourt l'ancien testament, on se rend très vite compte que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes. Mais à partir d'un seul peuple, ce sont tous les peuples qu'Il veut amener à la révélation de son Amour. D'où, certainement, la longue errance des juifs parmi les autres nations, ses victoires mais aussi ses revers, l'exil à Babylone et le retour, la découverte progressive du Dieu  "Seigneur de l'Univers", qui est aussi "Sagesse éternelle".

Et tout cela culmine, lors de la venue du Messie, à la révélation de l'Amour du prochain, qui est sans restriction aucune.

Quiconque veut vraiment connaître Dieu doit aimer son prochain comme soi-même, quand bien même ce prochain apparaît comme un ennemi. C'est bien dans cet amour de l'ennemi que la révélation atteint son sommet.

Récemment, dans le journal d'Etty Hillesum (*), jeune juive convertie qui mourut à Auschwitz, j'ai trouvé cet épisode au cours duquel ayant entendu un congénère promouvoir la vengeance contre les nazis, Etty lui avait répondu vivement : "Ainsi, tu montres bien que la "saloperie" qui est en lui, elle est aussi en toi. Et donc, peu importe que l'un soit le bourreau et l'autre la victime, si les deux ont la haine en commun !

Mais l'amour de quiconque nous persécute, comment est-il possible ?  Je réponds : uniquement en passant par l'amour de Dieu.  Ainsi, dans l'amour de l'ennemi, à cause de l'amour de Dieu, c'est Satan, l'Adversaire, l'accusateur de Dieu, qui est renversé et vaincu. Au cours de ce carême, comme je vois l'état du monde se dégrader rapidement, je prie pour ceux et celles qui me font du mal. Les uns en m'empêchant de travailler normalement, d'autres parce qu'ils me privent de mes droits de manière frauduleuse, sans compter ceux qui tournent ma foi en ridicule - si c'est possible !  

Le quotidien de cette année 2014, c'est que le monde se charge de négation et de négativité.  Mais si nous sommes du Christ, demeurons dans le Christ.


***************


(*)  Quelques extraits :

15 mars 1941
La haine farouche que nous avons des allemands verse un poison dans nos cœurs…N'y aurait-il plus qu'un seul allemand respectable, qu'il serait digne d'être défendu contre toute la horde sauvage des barbares et que son existence vous enlèverait le droit de déverser votre haine sur un peuple entier. Cela ne signifie pas qu'on éprouve des sentiments mitigés devant certaines idéologies, non, on prend position, on est constamment indigné devant certains faits, on cherche à comprendre, mais rien n'est pire que cette haine globale, indifférenciée. C'est une maladie de l'âme. La haine n'est pas dans ma nature.

10 juillet 1942
La barbarie nazie éveille en nous une barbarie identique, qui emploierait les mêmes méthodes, si nous avions le pouvoir de faire ce que nous voulons à l’heure qu’il est.

23 septembre 1942
"C'est la seule solution, vraiment la seule, Klaas (d) je ne vois pas d'autre issue : que chacun de nous fasse un retour lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu'il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu'il n'est déjà".

http://www.amisdettyhillesum.fr/extraits.htm
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 15 Mar - 15:05

je suis bien d'accord avec toi, Etienne !!! meme dans nos propres familles, il y a des judas. Parfois des judas qui se vantent d'aller a la messe si regulierement, et qui en meme temps, sement la zizanie, critiquent ; alors qu'eleves dans des familles tres pieuses, dont tous les enfants ont recu la meme education,

Ils ne savent pas le mal qu'ils ont fait (ou du moins j'espere qu'ils n'en soient pas conscients).

OUI, il faut Prier pour nos propres freres et soeurs, pour nos propres enfants.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 15 Mar - 15:37

La montagne


Le diable emmène Jésus sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire.

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 8


La méditation

Cette semaine, les détenus des prisons de Lille, accompagnés par le frère Franck
et l’aumônerie des prisons, nous donnent leur témoignage.


Jésus, tu n'es pas en haut de la montagne, mais en haut de notre prison. Le démon, lui, est dans nos murs. Ne nous laisse pas retomber, éclaire-nous et sauve-nous de cette vie de débauche. Je suis à côté de toi sur la croix, et je veux être comme ce bandit repenti. Il dit à la dernière minute : « Tu es vraiment le Fils de Dieu », et tu lui dis : « Tu seras avec moi, ce soir, près de mon Père, au Paradis. » (*) Oui, je suis comme lui, je te l'avoue.

Je ferai tout pour ne plus te décevoir. Maintenant, j'ai compris : j'ai une place dans mon cœur pour Dieu, car je sais que Dieu a une place dans son cœur pour moi.

Mais en fait, je suis déjà au paradis. Car j'ai une fille. Et depuis quelques temps, en sachant que je m'étais remis à prier, elle a commencé, elle aussi. Depuis lors, elle et moi, nous sommes sur le même chemin. Merci, mon Dieu, de lui avoir redonné la foi.

Là haut sur la montagne,

Jésus, seul, admirable.
À côté de lui, Satan.
En bas tout le monde l'attend.
Va-t-il bien vouloir sauter ?
Ou va-t-il se casser le nez ?
On le verra à l’arrivée.
Satan va-t-il réussir ?
Je crois bien qu'il soupire.
Va-t-il devoir le pousser,
Ou va-t-il l'envoûter ?
Jésus est le Fils de Dieu.
Sur lui, je rive les yeux.
Il a su résister,
Mais moi je suis tombé.
J’ai donc été tenté,
Dans ses bras j'ai basculé.
Oui Belzéboul a su m’avoir,
Il a un sacré pouvoir.
Mais maintenant, je suis heureux.
Je suis dans les bras de Dieu,
Et rien ne pourra m'y arracher.
Venez, vous aussi, vous y réfugier.


* Évangile selon saint Luc, chapitre 23, verset 43 (« Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »)



Méditation enregistrée dans les studios de RCF-Lille par deux aumôniers


Pour aller plus loin avec la Parole

Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »


Évangile selon Saint Matthieu, chapitre 11, versets 2-6

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 15 Mar - 16:46

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !


COACH-CARÊME


« Bonsoir. Je suis catholique et je viens de découvrir la joie de chanter des chants, ce qui m’aide à entrer en présence de Dieu. A-t-on le droit d'écouter du gospel ? » Jules

Mais oui bien sûr ; "Gospel" ne signifie-t-il pas "évangile" ? A condition de le faire avec mesure comme pour toutes choses dans la vie d'ailleurs.



MÉDITATION

Importance du culte du Sacré-Cœur.


« Qui oserait déclarer inutile et moins adaptée à notre présente époque cette piété que notre prédécesseur d'immortelle mémoire, Léon XIII, a déclaré être "la forme de religion la plus estimable" ?
Et notre prédécesseur immédiat d'heureuse mémoire, Pie XI, déclarait également ce culte non moins recommandable et non moins apte à nourrir la piété chrétienne quand il écrivait dans son Encyclique : "Dans cette forme de la dévotion, n'y a-t-il pas la synthèse de toute la religion et plus encore la norme d'une vie plus parfaite, capable d'acheminer les âmes à connaître plus profondément et plus rapidement le Christ Seigneur, à l'aimer plus ardemment, à l'imiter avec plus d'application et plus d'efficacité ?" »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas


POUR ALLER PLUS LOIN

On ne peut pas être plus net. Pour les papes, le culte du Cœur de Jésus nous permet d’aller au cœur même, au centre vital de la foi chrétienne. Tout est dit. Descendons dans notre cœur, et retrouvons-y le Cœur de Jésus.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Dim 16 Mar - 14:36

mediter avec mgr alowonou;16 mars 2e DIMANCHE DU TEMPS DE CAREME.


Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

La lumière éblouissante et les vêtements blancs nous montrent Jésus dans sa nature de Fils de Dieu. Désormais, les apôtres sont amenés à bien saisir, au-delà de l’homme-Jésus qui a cheminé avec eux sur les routes, Celui qui est la Parole ; Parole éternelle dont la Loi et les Prophètes ont témoigné jusqu’à son Incarnation. Mais comme on l’a dit « Lorsque le soleil se lève, les lampes allumées dans l'obscurité cessent de nous éclairer. Jésus est l'étoile du matin, il est le soleil levant devant lequel pâlissent les astres de la nuit ». En lui Dieu se fait présent. Sa Parole nous rejoint au cœur de nos vies.

On se rappelle que la Transfiguration se situe quelques jours après la profession de foi de Pierre : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant”. Après la révélation intérieure à Pierre, la Transfiguration est la même révélation destinée à être portée “par la parole de deux ou trois témoins” (Mt 18, 16). Le Père commande aux disciples présents sur la Montagne de la Transfiguration, et aussi à toutes les générations, de faire confiance à la Parole qui vient de Lui. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».

Mais la parole de Dieu bouscule, surprend, bouleverse. Elle est parfois difficile, dure, comme elle le fut pour les apôtres; mais Jésus nous rassure : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. » Dans notre cheminement vers Pâques, Jésus est le bon Berger qui nous conduit ; la Parole qui transfigure nos vies.

Dieu notre Père, donne à tous ceux qui te cherchent la grâce de découvrir la lumière intérieure : le Christ en nous, l’espérance de la gloire. Que nous parvenions l’âme purifiée à l’intelligence des mystères de la Transfiguration de ton Fils bien-aimé.


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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Dim 16 Mar - 18:10

Dimanche de la Transfiguration

Deuxième dimanche de Carême

Livre de la Genèse 12,1-4a.

Abraham vivait alors en Chaldée. Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te méprisera. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il sortit de Harrane.


Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,8b-10.
Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile. Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s'est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile,

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17,1-9.
Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »
Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.
Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »


Cy Aelf, Paris

C'est bien la foi d'Abraham, lorsque Dieu lui de quitter son pays, sa famille et la maison de son père - alors même qu'il n'est plus de première jeunesse - qui lui valut de devenir un juste aux yeux du Seigneur.  Mais qu'est-ce qu'être juste aux yeux de Dieu ? Est-ce d'obéir aveuglement, sans le moindre débat intérieur ?  Non, car ce débat a forcément lieu. En effet, si, devant Dieu, l'homme ne se posait aucune question, ce ne serait plus un homme, mais un robot !  Or, Dieu a créé l'homme en lui donnant la liberté. S'il n'y avait pas eu la liberté, jamais Adam et Eve n'eurent désobéi... c'est toujours l'évidence.

Pour bien comprendre la démarche d'Abraham envers Dieu, de même que celle de Thimotée - que saint Paul encourage dans l'épreuve, il nous faut nous situer non sur le plan d'une relation de stricte obéissance, mais sur le plan de l'amour.

Il n'y a pas d'amour sans liberté. Aimer est le seul mouvement de l'être qui puisse dépasser le 'moi', l'ego. Mais s'il aime, l'homme découvre qu'il est capable de se dépasser ou de s'oublier soi-même  afin de manifester que son coeur est vivant.

La transfiguration de Jésus devant Pierre, Jacques et Jean est une manifestation de la souveraine liberté de l'amour de Dieu en Jésus-Christ. C'est en aimant que l'on devient tout différent. C'est par l'amour que se manifestent la gloire et la lumière céleste. Et c'est parce qu'il a ressenti profondément tout cela que Pierre semble dire une "sottise" lorsqu'il dit: « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »

Je m'efforcerai donc, au cours de ce carême, de manifester librement autour de moi l'Amour que je reçois de Dieu par son dessein, cet Amour qui rayonne dans tout l'espace...
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 18 Mar - 4:34

HOMELIE DU DEUXIEME DIMANCHE DE CAREME

par Abbe Dieudonne ATUTONU

Bien chers frères et sœurs dans le Seigneur, à travers les textes du dimanche dernier, nous avons compris que nos différentes insuffisances et insatisfactions peuvent nous conduire aux pièges et à la ruse du tentateur, si nous ne savons pas bien les orienter. Mais le Christ nous a montré comment, par la connaissance et à la maîtrise de la Parole de Dieu, nous pouvons résister, voire échapper aux sollicitations et aux mensonges de Satan. Aussi, l’obéissance, la fidélité et la prudence sont-elles également pour nous des moyens nécessaires et efficaces.

Pour ce deuxième dimanche du Carême, les textes proposés à notre méditation nous invitent à l’écoute, à la mission et à l’adoration. En effet, chacun de nous à du prix aux yeux du Seigneur, voilà pourquoi Il nous confie tous une mission particulière, en vue du bien de tous, pour sa gloire et notre salut. C’est ainsi que la première lecture nous relate la vocation d’Abraham, en ces termes: « Pars de ton pays…..va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation….et tu deviendras une bénédiction.» Alors, Abraham accepte sans se poser de questions de tout quitter pour faire ce que le Seigneur lui a dit. Ainsi, grâce à son obéissance de rentrer dans le projet de Dieu, Abraham devient pour toute la foi chrétienne non seulement une bénédiction, mais aussi un modèle et une référence.
Bien-aimés du Seigneur, aujourd’hui encore l’appel de Dieu s’adresse à chacun de nous, sous diverses formes. Comme l’Apôtre Paul nous le dit dans la deuxième lecture du jour: «… il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce». Le Dieu qui nous appelle nous connaît mieux que nous-mêmes. Voilà pourquoi il veut nous associer à son œuvre de salut, et nous ne risquons rien de tout abandonner pour le suivre. Car, sa récompense est sans mesure. Tout ce qu’Il attend de nous, c’est de Lui dire oui, nous voulons aller avec Toi Seigneur. Acceptons de prendre la main qu’Il nous tend. Es-tu prêt?

Mais très souvent, nous sommes plus préoccupés par des intérêts et des avantages d’une part; des peurs et des hésitations d’autre part, plus que par la mission pour laquelle nous sommes appelées. Nous sommes nombreux à hésiter ou avoir peur d’abandonner certains privilèges, les soi-disant protections pour nous mettre totalement au service du Seigneur et de nos frères et sœurs. Avec le Seigneur, évitons de faire des calculs avec le risque de tout perdre et de ne rien gagner du tout. Mais comment pourrions-nous arriver à surmonter nos différents obstacles et inquiétudes, afin de rentrer dans le projet de Dieu comme Abraham. La réponse est sans commentaire, elle se trouve dans l’écoute de la Parole de Dieu à travers, la lecture de la Bible, la participation active et régulière à la Messe, et l’adoration du Saint Sacrement.

Grâce à ces moyens, nous pouvons connaître la volonté de Dieu et ce qu’Il veut de nous. Tout comme saint Matthieu nous le fait découvrir dans l’évangile du jour, lorsqu’il parle de l’écoute du Fils de Dieu: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour; écoutez-le. Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre.» Mt. (17,5-6.) L’invitation du Père et l’attitude des disciples sont pour chacun de nous une interpellation et un exemple à imiter. Car le Christ dit que celui qui l’écoute n’écoute pas lui, mais celui qui l’a envoyé. En ce temps de Carême, nous sommes invités à faire une auto-analyse pour voir ce qui nous retient ou nous empêche d’accueillir l’invitation de Dieu pour entrer dans son projet.


Que le Seigneur même nous donne la grâce durant ce temps de Carême de savoir l’écouter et l’adorer avec un cœur sans partage, afin que nous soyons tout entiers à son service, dans la recherche de l’unique nécessaire, et une vie remplie de charité.

Amen!

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 18 Mar - 4:36

mediter avec mgr alowonou ; 17 mars LUNDI DE LA 2e SEMAINE DU TEMPS DE CAREME

St Patrick.

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

Comment comprendre que la mesure de notre miséricorde, ici et maintenant, soit la Miséricorde de Dieu ?

Qui pourra y arriver ? Faire miséricorde comme Dieu, est une perfection morale, et c'est cette perfection que Jésus nous demande d'avoir pour but. Il sait que nous sommes incapables d’y arriver par nous-mêmes. Il sait aussi qu'il peut nous donner sa grâce pour nous aider à l'accomplir.

La grâce est une force !

C’est la grâce qui nous fait progresser vers plus de ressemblance pour que nous devenions réellement des fils de notre Père qui est dans les cieux.

On a dit que « c’est la miséricorde qui est le plus pur reflet de Dieu dans une vie humaine. « Par la miséricorde envers le prochain tu ressembles à Dieu », dit Basile le Grand. La miséricorde est l’humanité de Dieu. Elle est aussi l’avenir divin de l’homme »(Taizé, un mot biblique- La miséricorde).

Dieu de tendresse et de pitié, Seigneur, fais nous revenir à toi, prends pitié de nous !

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 18 Mar - 10:16

Le mardi de la 2e semaine de Carême

Livre d'Isaïe 1,10.16-20.

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui ressemblez aux chefs de Sodome ! Prêtez l'oreille à l'enseignement de notre Dieu, vous qui ressemblez au peuple de Gomorrhe !
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien : recherchez la justice, mettez au pas l'oppresseur, faites droit à l'orphelin, prenez la défense de la veuve. Venez donc et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige. S'ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine.
Si vous consentez à m'obéir, vous mangerez les bonnes choses du pays.
Mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c'est l'épée qui vous mangera. Le Seigneur a parlé
.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,1-12.
Jésus déclarait à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.



Les textes d'aujourd'hui ont tous en commun qu'ils dénoncent une religion dont la valeur ne serait estimée que par le respect des formes: rites, prières, chants, silences, positions du corps. Mais le respect scrupuleux du cérémonial de la liturgie ne fait pas la religion. Car l'enseignement lui-même, s'il ne devait rester qu'un texte lu à haute et intelligible voix, mais qui n'atteindrait que l'oreille et l'intelligence sans atteindre le coeur, ne servirait à rien.

Toute la pratique extérieure de la religion doit ne servir au contraire que ce seul but: éveiller, éduquer et élever l'âme des fidèles. Les cérémonies doivent soutenir le fidèle dans son effort, l'encourager, le réjouir, lui conférer pleine confiance,
l'entraîner à l'oraison du coeur, à  la charité effective. Tout ceci se vérifie dans l'envoi final, qui paraît un peu brusque "Ite, Missa est !"  (Allez, car la messe est dite), puisque très concrètement, la messe est un ressourcement en vue de la sainteté dans la vie quotidienne, au sein du monde.

Dans la même esprit, Jésus insiste sur l'humilité, car il connaît si bien le coeur de l'homme !  La personne qui a vraiment fait preuve de miséricorde, pourquoi a-t-elle tendance à se féliciter elle-même et à se dire "J'ai bien agi !"... En raisonnant ainsi, elle s'octroie la récompense qui ne doit venir que du Seigneur. Mais au contraire, lorsque l'on a bien agi selon Dieu, rendons grâce d'en avoir reçu la force, car tout nous est donné. Puisse donc le Seigneur faire de nous une de ces pincées de levain qui sont enfouies dans la pâte et y semblent perdues !
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 19 Mar - 4:34

comme ce texte est d'actualite !!! meme dans l'Eglise.. et ce n'est pas une critique, je ne me permettrais pas ; c'est un triste constat (comme je constate aussi souvent mes propres manquements a la Parole de DIEU ! MEME en ce temps de Careme) ; il y a (dit par Pape Francois) des eveques et cardinaux trop attaches aux 'dorures' de leurs charges, il y a des pretres qui disent et ne font pas.. et il y a nous tous qui pretendons, et qui si souvent nous mentons a nous-memes.

Demandons la Misericorde de DIEU ! et tachons de ne plus pecher.

et demandons a Marie de nous apprendre l'humilite.



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 19 Mar - 4:36

18 mars MARDI DE LA 2e SEMAINE DU TEMPS DE CAREME

St Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l'Église.

« Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux ».

La question qui nous vient à l’esprit est celle-ci :

« Pourquoi appelons-nous les prêtres « mon père » ?

et aussi, comment appeler nos pères biologiques, si nous ne devons donner ce nom qu’à Dieu ?

N’appelez personne « mon père », serait-il une contradiction? Il nous faut comprendre que c’est de la paternité de Dieu que nos pères de la terre, biologiques et spirituels, tirent leur paternité. St Paul le rappelle aux Ephésiens : « C’est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité tire son nom, au Ciel et sur la terre. » (Ep. 3,14).

Jésus dénonce manifestement toute dépendance à l'égard d'un pouvoir spirituel autre que celui de Dieu et, en même temps, met en garde ceux qui sont appelés à être des pères à tout point de vue, afin qu’ils exercent leur paternité dans l’humilité, l’esprit de service, et pour la gloire du Père qui est aux cieux.

Seigneur, toute paternité vient de toi. Ouvre le cœur des pères pour qu'ils contemplent ton visage et ton amour dans leurs enfants.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 20 Mar - 14:22

La parabole de Lazare et du mauvais riche

Le jeudi de la 2e semaine de Carême

Livre de Jérémie 17,5-10.

Parole du Seigneur. Maudit soit l'homme qui met sa confiance dans un mortel, qui s'appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur.
Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée et inhabitable.
Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l'espoir.
Il sera comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant : il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; il ne redoute pas une année de sécheresse, car elle ne l'empêche pas de porter du fruit.
Le cœur de l'homme est compliqué et malade ! Qui peut le connaître ?
Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon ses actes, selon les fruits qu'il porte.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31.
Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui.
Alors il cria : 'Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. -
Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir.
De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous. '
Le riche répliqua : 'Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père.
J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture ! ’
Abraham lui dit : 'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent !
Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. '
Abraham répondit : 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus. ' »


Cy Aelf, Paris

Pour la première fois depuis que je connais cet Évangile,  du mauvais riche et du pauvre Lazare, j'ai réalisé que c'est de lui-même que parle Jésus lorsqu'il conclut: 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus. '  Ce qui confère une toute autre perspective à la parabole.  

Ainsi, ce pauvre à la porte du riche, c'est Jésus aussi - Lui qui, dès sa naissance, fut à l'écart des autres, couché sur de la paille dans une étable. L'l'indifférence du riche peut être mise sur le même plan que le regard de jugement posé par les gens "bien pourvus" sur les pauvres qui sont parmi nous. Nous croisons souvent le chemin d'un Lazare et sa seule présence nous embarrasse. La parabole met tout aussi bien en scène la société des hommes, bien établie avec ses lois, ses idées et ses idéologies, ses jugements, son sens de l'ordre, sa police et ses juges, etc. Et tout ce beau monde se demande que faire des mendiants, des chômeurs, des vieillards, des malades, des isolés, des simples d'esprit, des étrangers, etc.

Pourquoi donc un riche d'aujourd'hui se laisserait-ils convaincre par un des leurs, revenu tout "échaudé" du purgatoire ou de l'enfer ?  Bien sûr que non, ils ne se laisseraient pas convaincre !  Parce que, dès leurs vivants, les mauvais riches (je concède que tous ne sont pas mauvais) ont leurs proverbes de mauvais riches. Ils disent: "Après nous le déluge !" - ou, pire encore: "Après nous les mouches !". Profitons, profitons, la vie est courte ! Et depuis quelques années déjà, il n'y a que la bonne vie sur la terre qui compte. L'important, c'est justement de jouir et non de souffrir. Dès lors, le jour venu, quand surviendra la maladie grave, la dégradation sans répit du corps ou de l'esprit, peu importe: on vient de voter le droit de mourir "dans la dignité".  Faisons-nous euthanasier, plutôt que de supporter une inutile agonie dans la solitude. En effet, pourquoi souffrir, puisqu'il n'y a rien après la mort !

Tels sont  les raisonnements qui conduisent tout droit en enfer, mais qui font également que l'on conduit les croyants à une mort indigne. Il faut relire ici le chapitre 2 du Livre de la Sagesse, car tout y est dit, depuis le commencement:

Ils se sont dit, raisonnant de travers: «Il est court et triste le temps de notre vie, et, quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède; on ne connaît personne qui délivre du séjour des morts.
Le hasard nous a amenés à l'existence, et, après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été; le souffle, dans nos narines, est une fumée, et la pensée, une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur.
Qu'elle s'éteigne, notre corps tombera en cendres, et l'esprit se dissipera comme l'air léger.
Notre nom tombera dans l'oubli avec le temps, et personne ne se souviendra de nos œuvres. Notre vie passera comme une trace de nuée; elle se dissipera comme un brouillard, que chassent les rayons du soleil, et que la chaleur condense en pluie.
Notre vie est le passage d'une ombre; sa fin est sans retour, le sceau est apposé et nul ne revient.

«Venez donc, jouissons des biens présents; usons des créatures avec l'ardeur de la jeunesse, enivrons-nous de vin précieux et de parfums, et ne laissons point passer la fleur du printemps. Couronnons-nous de boutons de roses avant qu'ils ne se flétrissent. Qu'aucun de nous ne manque à nos orgies, laissons partout des traces de nos réjouissances; car c'est là notre part, c'est là notre destinée."

Opprimons le juste qui est pauvre; n'épargnons pas la veuve, et n'ayons nul égard pour les cheveux blancs du vieillard chargé d'années. Que notre force soit la loi de la justice; ce qui est faible est jugé bon à rien.
Traquons donc le juste, puisqu'il nous incommode qu'il est contraire à notre manière d'agir, qu'il nous reproche de violer la loi, et nous accuse de démentir notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme fils du Seigneur. Il est pour nous la condamnation de nos pensées, sa vue seule nous est insupportable; car sa vie ne ressemble pas à celle des autres, et ses voies sont étranges. Dans sa pensée, nous sommes d'impures scories, il évite notre manière de vivre comme une souillure; il proclame heureux le sort des justes, et se vante d'avoir Dieu pour père.  
Voyons donc si ce qu'il dit est vrai, et examinons ce qu'il lui arrivera au sortir de cette vie. Car si le juste est fils de Dieu, Dieu prendra sa défense, et le délivrera de la main de ses adversaires. Soumettons-le aux outrages et aux tourments, afin de connaître sa résignation, et de juger sa patience. Condamnons-le à une mort honteuse, car, selon qu'il le dit, Dieu aura souci de lui.

C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde, ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent.


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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 20 Mar - 17:16

L'Homélie du Pape François

L’homme qui ne compte que sur lui-même, que sur ses propres richesses, ou qui se fie aux idéologies, est destiné à être malheureux. Qui fait confiance au Seigneur, par contre, produit du fruit même durant les périodes de sécheresse. C’est en résumé ce qu’a déclaré ce jeudi matin le Pape François durant la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe.

« Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme », « l’homme qui ne compte que sur lui-même » : il sera comme « un tamarinier dans la steppe », condamné par la sécheresse à ne produire aucun fruit et à mourir. Le Pape est parti de la Première Lecture du jour qui définit, par contre, « comme béni l’homme qui se confie dans le Seigneur » : « il est comme un arbre planté le long d’un cours d’eau », qui durant les sécheresses « ne cesse pas de produire du fruit ». « Seulement dans le Seigneur, affirme le Pape François, réside notre vraie confiance. Les autres confiances ne servent pas, ne nous sauvent pas, ne nous donnent pas la vie, ne nous donnent pas la joie ».

L'homme riche de l'Evangile n'a pas d'identité

Et même si nous le savons, « nous aimons ne compter que sur nous-mêmes, ou sur cet ami, ou ne croire qu’à notre bonne situation ou en cette idéologie », et « le Seigneur reste un peu à part ». L’homme, ainsi, se referme sur lui-même, « sans horizons, sans portes ouvertes, sans fenêtres » et « ne trouvera pas le salut, ne peut se sauver ». C’est ce qui arrive à l’homme riche de l’Evangile, a expliqué le Pape. « Il avait tout : il portait des habits de pourpre, il mangeait tous les jours, à l’occasion de grands banquets ». « Il était tellement content », mais « il ne se rendait pas compte qu’à la porte de sa maison, couvert de plaies », se trouvait un pauvre.

Le Pape souligne que l’Evangile dit le nom du pauvre : il s’appelait Lazare. Alors que le riche « n’a pas de nom » : « C’est cela la malédiction la plus forte pour celui que ne compte que sur lui-même ou se forces, dans les seules possibilités des hommes et non pas en Dieu : il perd son nom. Comment t’appelles-tu ? Compte numéro un tel, dans la banque une telle. Comment t’appelles-tu? Autant de propriétés, de villas, etc….Comment t’appelles-tu ? Les choses que nous avons, les idoles. Et tu mets toute ta confiance en ces choses, et cet homme est maudit ».

Dieu est toujours là pour nous dire : 'Fils'

« Tous nous avons cette faiblesse, cette fragilité, affirme le Pape, de placer nos espérances en nous-mêmes ou dans nos amis ou dans les seules possibilités humaines et nous oublions le Seigneur. Et cela nous porte sur le chemin …du malheur » :
« Aujourd’hui, en ce jour de Carême, il serait opportun de nous demander : où plaçons nous notre confiance ? Dans le Seigneur ou suis-je un païen qui ne place sa confiance que dans les choses matérielles, dans les idoles que j’ai créées ? J’ai encore un nom ou ai-je commencé à perdre mon identité, et je m’appelle ‘Moi’ ? Je, moi, avec moi, pour moi, seulement moi ? Pour moi, pour moi…toujours cet égoïsme : ‘Moi ‘. Et cela ne nous sauve pas ». Mais « à la fin, fait remarquer le Pape, il y a une porte d’espérance » pour tous ceux qui ne comptent que sur eux-mêmes et « ont perdu leur identité » :

« Finalement, finalement, finalement, il y a toujours une possibilité. Et cet homme, quand il s’est rendu compte qu’il avait perdu son identité, il avait tout perdu, tout, il lève les yeux et dit cette seule parole : ‘Père’. Et la réponse de Dieu est une seule parole : ‘Fils’.

Si certains d’entre nous dans la vie finissent pas perdre leur identité, leur nom, par perdre cette dignité, il y a encore cette possibilité de prononcer cette parole qui est plus que magique, qui est plus forte : ‘Père’. Et Lui toujours nous attend pour ouvrir une porte que nous nous ne voyons pas et Lui nous dira : ‘Fils’. Demandons au Seigneur cette grâce qu’Il nous accorde à tous la sagesse d’avoir confiance seulement en Lui, et non dans les choses matérielles, les forces humaines, seulement en Lui ».

http://www.news.va/fr/news/lhomme-qui-ne-compte-que-sur-lui-meme-sera-malheur
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 20 Mar - 19:31

etienne lorant a écrit:
La parabole de Lazare et du mauvais riche

Le jeudi de la 2e semaine de Carême

Livre de Jérémie 17,5-10.

Parole du Seigneur. Maudit soit l'homme qui met sa confiance dans un mortel, qui s'appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur.
Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée et inhabitable.
Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l'espoir.
Il sera comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant : il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; il ne redoute pas une année de sécheresse, car elle ne l'empêche pas de porter du fruit.
Le cœur de l'homme est compliqué et malade ! Qui peut le connaître ?
Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon ses actes, selon les fruits qu'il porte.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31.
Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui.
Alors il cria : 'Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. -
Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir.
De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous. '
Le riche répliqua : 'Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père.
J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture ! ’
Abraham lui dit : 'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent !
Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. '
Abraham répondit : 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus. ' »


Cy Aelf, Paris

Pour la première fois depuis que je connais cet Évangile,  du mauvais riche et du pauvre Lazare, j'ai réalisé que c'est de lui-même que parle Jésus lorsqu'il conclut: 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus. '  Ce qui confère une toute autre perspective à la parabole.  

Ainsi, ce pauvre à la porte du riche, c'est Jésus aussi - Lui qui, dès sa naissance, fut à l'écart des autres, couché sur de la paille dans une étable. L'l'indifférence du riche peut être mise sur le même plan que le regard de jugement posé par les gens "bien pourvus" sur les pauvres qui sont parmi nous. Nous croisons souvent le chemin d'un Lazare et sa seule présence nous embarrasse. La parabole met tout aussi bien en scène la société des hommes, bien établie avec ses lois, ses idées et ses idéologies, ses jugements, son sens de l'ordre, sa police et ses juges, etc. Et tout ce beau monde se demande que faire des mendiants, des chômeurs, des vieillards, des malades, des isolés, des simples d'esprit, des étrangers, etc.

Pourquoi donc un riche d'aujourd'hui se laisserait-ils convaincre par un des leurs, revenu tout "échaudé" du purgatoire ou de l'enfer ?  Bien sûr que non, ils ne se laisseraient pas convaincre !  Parce que, dès leurs vivants, les mauvais riches (je concède que tous ne sont pas mauvais) ont leurs proverbes de mauvais riches. Ils disent: "Après nous le déluge !" - ou, pire encore: "Après nous les mouches !". Profitons, profitons, la vie est courte ! Et depuis quelques années déjà, il n'y a que la bonne vie sur la terre qui compte. L'important, c'est justement de jouir et non de souffrir. Dès lors, le jour venu, quand surviendra la maladie grave, la dégradation sans répit du corps ou de l'esprit, peu importe: on vient de voter le droit de mourir "dans la dignité".  Faisons-nous euthanasier, plutôt que de supporter une inutile agonie dans la solitude. En effet, pourquoi souffrir, puisqu'il n'y a rien après la mort !

Tels sont  les raisonnements qui conduisent tout droit en enfer, mais qui font également que l'on conduit les croyants à une mort indigne. Il faut relire ici le chapitre 2 du Livre de la Sagesse, car tout y est dit, depuis le commencement:

Ils se sont dit, raisonnant de travers: «Il est court et triste le temps de notre vie, et, quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède; on ne connaît personne qui délivre du séjour des morts.
Le hasard nous a amenés à l'existence, et, après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été; le souffle, dans nos narines, est une fumée, et la pensée, une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur.
Qu'elle s'éteigne, notre corps tombera en cendres, et l'esprit se dissipera comme l'air léger.
Notre nom tombera dans l'oubli avec le temps, et personne ne se souviendra de nos œuvres. Notre vie passera comme une trace de nuée; elle se dissipera comme un brouillard, que chassent les rayons du soleil, et que la chaleur condense en pluie.
Notre vie est le passage d'une ombre; sa fin est sans retour, le sceau est apposé et nul ne revient.

«Venez donc, jouissons des biens présents; usons des créatures avec l'ardeur de la jeunesse, enivrons-nous de vin précieux et de parfums, et ne laissons point passer la fleur du printemps. Couronnons-nous de boutons de roses avant qu'ils ne se flétrissent. Qu'aucun de nous ne manque à nos orgies, laissons partout des traces de nos réjouissances; car c'est là notre part, c'est là notre destinée."

Opprimons le juste qui est pauvre; n'épargnons pas la veuve, et n'ayons nul égard pour les cheveux blancs du vieillard chargé d'années. Que notre force soit la loi de la justice; ce qui est faible est jugé bon à rien.
Traquons donc le juste, puisqu'il nous incommode qu'il est contraire à notre manière d'agir, qu'il nous reproche de violer la loi, et nous accuse de démentir notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme fils du Seigneur. Il est pour nous la condamnation de nos pensées, sa vue seule nous est insupportable; car sa vie ne ressemble pas à celle des autres, et ses voies sont étranges. Dans sa pensée, nous sommes d'impures scories, il évite notre manière de vivre comme une souillure; il proclame heureux le sort des justes, et se vante d'avoir Dieu pour père.  
Voyons donc si ce qu'il dit est vrai, et examinons ce qu'il lui arrivera au sortir de cette vie. Car si le juste est fils de Dieu, Dieu prendra sa défense, et le délivrera de la main de ses adversaires. Soumettons-le aux outrages et aux tourments, afin de connaître sa résignation, et de juger sa patience. Condamnons-le à une mort honteuse, car, selon qu'il le dit, Dieu aura souci de lui.

C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde, ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent.



Merci, Etienne-Lorant, je crois que j'avais zappé ce sujet, capital

Je ne lis pas assez le Nouveau Testament (et j'avoue  Embarassed  que je ne connais pas l'Ancien Testament)

Pourtant, ce passage m'avait marquée quand je l'avais entendu lors d'une messe (même si je le connaissais un peu)

N'est-il pas clair.............. que quand on est en enfer, c'est pour l'éternité, que nul ne peut en sortir................

"De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous."

Je crois que c'est assez clair

Les catholiques, de nos jours, en ont-ils vraiment conscience de l'enfer et de l'impossibilité d'en sortir ?

Croient-ils seulement à l'enfer ou au diable ?

C'est un vrai drame que nous vivons là.
Beaucoup de chrétiens vivent la persécution directe.......... Celle que nous vivons est sournoise, insidieuse, prend la forme de la compassion envers le malade et la famille qui souffre et cela en conduit beaucoup à l'incroyance, malgré eux. Parce qu'il est vrai que voir les autres souffrir est difficilement tenable........... et l'autre en joue

Que le Seigneur nous prenne en pitié

_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 21 Mar - 10:09

Envie des hommes, patience de Dieu

Le vendredi de la 2e semaine de Carême

Livre de la Genèse 37,3-4.12-13a.17b-28.

Jacob aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu'il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu'il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles.
Ils étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père.
Celui-ci dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau à Sichem : je vais t'envoyer là-bas. »
Joseph partit rejoindre ses frères qui se trouvaient alors à Dotane.
Ils l'aperçurent de loin et, avant qu'il arrive près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir.
Ils se dirent l'un à l'autre : « Voilà l'homme aux songes qui arrive !
C'est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous raconterons qu'une bête féroce l'a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! »
Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. »
Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais sans le frapper. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père.
Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de la tunique précieuse qu'il portait,
ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau.
Ils s'assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d'Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de baume et de myrrhe qu'ils allaient livrer en Égypte.
Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ?
Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est du même sang que nous, c'est notre frère. » Les autres l'écoutèrent.
Quand la caravane arriva, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d'argent aux Ismaélites, et ceux-ci l'emmenèrent en Égypte.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.45-46.
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage
Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils. '
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage ! '
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.
Les chefs des prêtres et les pharisiens, en entendant ces paraboles, avaient bien compris que Jésus parlait d'eux.
Tout en cherchant à l'arrêter, ils eurent peur de la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète
.


Cy Aelf, Paris

Joseph, fils de Jacob, est bien une préfiguration de Jésus, et la citerne où il a été jeté par ses frères, ressemble bien à un tombeau : cette citerne lui fait bien un cachot sous la terre j'ai laissé mon esprit comparer la citerne de Joseph au tombeau de Lazare, dont Jésus l'a tiré pour manifester à la foule qu'Il est bien "la résurrection et la vie". Dans tous les cas, la vie triomphe de la mort.

Par contre, la violence est toujours à l'oeuvre, en toutes les époques. Les cœurs des hommes se laissent toujours reprendre si facilement par l'envie, bien que tous, dans le même temps, en appellent à la justice... et cette fois encore, lorsque le Seigneur achève son enseignement, les chefs des prêtres et les pharisiens cherchent à s'emparer de lui.

Je prie en ce jour pour devenir plus docile encore aux invitations à croire et à vivre dans selon l'Amour dont j'ai moi-même été aimé. Que je ne me laisse pas atteindre par les provocations dont je suis parfois l'objet, que je puisse accueillir ces petites souffrances de l'âge qui commencent à se faire sentir (comme cette pénible sciatique), que certaines tricheries de la part de quelques fonctionnaires zélés ne perturbent plus ma sérénité intérieure. Tout ce que l'on pourra supporter sans se plaindre fait également partie d'un bon carême.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 21 Mar - 15:53

mediter avec mgr alowonou ; 21 mars VENDREDI DE LA 2e SEMAINE DU TEMPS DE CAREME


Un propriétaire d'un domaine y planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde.

Le prophète Isaïe dit que la vigne du Seigneur c'est Israël, le peuple de Juda (Es 5, 7), le peuple que Dieu s’est choisi et qu’il a entouré d’un amour infini. Il en attendait de bons fruits qui se sont révélés décevants : « Pourquoi, quand j’espérais qu’elle produise des raisins a-t-elle produit des fruits amers et puants ? Le Seigneur espérait l’équité, et voici le crime ; la justice, et voici le cri des victimes ! Isaïe, 5:4 et 7». Jésus reprend cette image ; Il nous dit que si les raisins n’ont pas été à la hauteur de l’attente, c’est à cause des vignerons. Oubliant qu’ils ne sont que des préposés, ils ont voulu posséder à la fois, le produit de la vigne, la vigne et la place du maître. « Vous serez comme des dieux » (Gn 3,5) avait dit le Tentateur. Cette tentation guette les ouvriers de la vigne du Seigneur lorsqu’ils oublient de travailler pour le Maître de la moisson et pour sa gloire. L’avertissement du Seigneur résonne encore: « « Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit ». Pour autant, Dieu n’a pas rejeté son peuple pour toujours.

« Les rejets de Dieu ne sont jamais définitifs, ce sont des abandons pédagogiques (R. Cantalamessa) ».

La volonté du Père est que nous soyons sauvés. Il nous offre son pardon en son Fils, pour que nous donnions du fruit. C’est l’œuvre du Seigneur, et c'est une merveille à nos yeux!


Seigneur, envoie ton Esprit-Saint, l'Esprit créateur, afin que nous travaillions à établir le Règne de ton Fils dans ce monde, la vigne que tu aimes.

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« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 22 Mar - 14:44

La parabole du fils prodigue


b]Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.[/b]
Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : 'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient. ' Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre.
Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère.
Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il réfléchit : 'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi.
Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers. '
Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils... '
Mais le père dit à ses domestiques : 'Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.
Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons.
Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. ' Et ils commencèrent la fête.
Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait.
Celui-ci répondit : 'C'est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu'il a vu revenir son fils en bonne santé. '  Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait.
Mais il répliqua : 'Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! '
Le père répondit : 'Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »


Cy Aelf, Paris

Ne dirait-on pas que Jésus a "forcé le trait" avec le fils prodigue ?  Non seulement il en fait un fils indigne, qui exige sa part d'héritage bien avant l'heure, mais il nous le montre parti à l'étranger, non pour y développer sa propre affaire, mais simplement pour satisfaire ses instincts, pour mener la vie des jouisseurs et des débauchés. Et lorsqu'il se trouve réduit à nourrir des porcs, ces animaux impurs pour les juifs, il a véritablement atteint le comble de l'abjection.  
Or, le raisonnement qu'il fait à ce moment, est-il guidé par un regret sincère, par pénible prise de conscience ?  
Non ! Mais c'est encore son ventre qui parle : soit, il a dépensé sa part d'héritage, mais que risque-t-il à rentrer pour se faire embaucher comme simple ouvrier ? Il décide de faire demi-tour et de rentrer au pays. Il a préparé une petite phrase qui devrait satisfaire son père, tout en le plaçant dans l'embarras: "Tu m'as retrouvé, mais que vas-tu faire de moi ? Tu peux me chasser, bien sûr mais je peux encore travailler !"

Ce fils indigne manque vraiment de conscience, car il ne se soucie d'aucune façon du chagrin et de la douleur qu'il a pu causer à son père - en plus de l'avoir obligé à procéder aux partages de ses biens. Comme il est loin d'imaginer l'accueil qu'il va recevoir !  La petite phrase qu'il avait concoctée, il n'a même pas le temps de la prononcer entièrement qu'il se retrouve rétabli pleinement dans sa qualité de fils. Il ne sera jamais l'ouvrier qu'il avait escompter devenir. Le père n'a rien d'un moraliste, il ne sanctionne pas ses actes, mais il n'est qu'un père qui a retrouvé son fils vivant, qui l'a espéré et attendu, tout en redoutant qu'il fut mort entre-temps.

Cet amour du Père, la qualité de cet amour, c'est l'amour que Dieu porte d'abord à ses créatures perdues, quelle que soit la bassesse dans laquelle ils ont pu descendre. Dira-t-on dès lors que le fils aîné, celui qui n'a jamais désobéi, est moins aimé que son petit frère indigne ? Certes non, car ce fils aîné, qui a condamné et rayé de son esprit et de son coeur son petit frère, est lui aussi coupable d'une faute majeure. S'il en veut à son frère cadet, il en veut aussi à son père, qu'il considère comme "bonasse": son père, a-t-il la "carrure" nécessaire pour diriger une entreprise comme la sienne ?  La vérité est que le fils aîné, eût préféré que son frère meure, afin de devenir le seul patron tôt ou tard !

Le dernier verset dit tout de l'Amour dont nous sommes tous et toutes aimés, en dépit de nos erreurs, de nos errances, de nos bassesses, de nos calculs, de nos prétentions ou de nos mesquineries, car tout ce qui compte, c'est  :

"Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !"
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