La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Meditations et Homelies

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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 17 Nov - 17:59

L'homélie du Pape François

Mardi de la 33e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre des Maccabées 6,18-31.
Éléazar était l’un des scribes les plus éminents. C’était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l’obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force.
Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu’une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu’il n’est pas permis de manger, même par amour de la vie. (...) C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé aux jeunes gens le noble exemple d’une belle mort. » Sur ces mots, il alla tout droit au supplice.
Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; c’est pourquoi ils passèrent subitement de la bienveillance à l’hostilité.
Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant : « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien : alors que je pouvais échapper à la mort, j’endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. »
Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.




Ne pas se laisser affaiblir par l’esprit du monde et vivre de façon cohérente, sans céder ni faire de compromis, notre identité de chrétiens. C’est l’invitation que le Pape François, en méditant sur les lectures du jour, a adressée au cours de la Messe célébrée le mardi 17 novembre à Sainte-Marthe. En suivant la voie à travers laquelle, en ces jours, « l’Eglise nous prépare à la fin de l’année liturgique », le Pape a parlé de « la façon de se comporter dans la persécution ». Et pour ce faire, il a développé le fil logique commencé la veille, lorsque sa réflexion s’était arrêtée sur les trois concepts de la « mondanité » de l’« apostasie » et de la « persécution ».

Le point de départ lui a été offert par le passage du deuxième livre des Maccabées (6, 18-31) dans lequel Eléazar, âgé de 90 ans – une sorte de « Polycarpe », de pater familias de l’Ancien testament – « ne se laisse pas affaiblir par l’esprit de la mondanité » et « ne baisse pas les bras devant l’épreuve ».

Qu’était-il arrivé? « La pensée unique de l’apostasie – a expliqué le Pape – voulait qu’il mange de la viande de porc »; mais il s’y refusa et la cracha. Alors, « ses amis mondains, ceux qui avaient cédé à l’esprit de la mondanité, l’appelèrent et le prirent à part et tentèrent de le convaincre », lui proposant une solution de facilité: « Faisons ainsi: toi, tu te fais une belle soupe de viande que tu peux manger et tu fais semblant de manger de la viande de porc, ainsi tu sauves ta vie et tu ne pèches pas ». Mais le vieux scribe « s’indigna ». Et « avec cette dignité, cette noblesse qui lui venait d’une vie cohérente », il alla vers le « martyre », apportant un témoignage: « Non, à mon âge, je ne donnerai pas cet exemple aux jeunes ».

Il s’agit d’un exemple clair de « cohérence de vie » dont nous éloigne « la mondanité spirituelle ». C’est précisément sur cela que s’est arrêté François, en analysant le comportement de nombreuses personnes: « Tu fais semblant d’être ainsi, mais tu vis d’une autre façon ». C’est la mondanité qui s’insinue dans l’âme humaine et qui s’en empare peu à peu: « Il est difficile de s’en apercevoir dès le début – a souligné François – parce qu’elle est comme la mite qui lentement détruit, endommage l’étoffe puis, l’étoffe devient inutilisable ». Ainsi, « l’homme qui se laisse entraîner par la mondanité perd l’identité chrétienne », la détruit, devenant « incapable de cohérence ». En effet, a poursuivi le Pape, certains disent: « Oh, moi je suis très catholique, Père, je vais à la Messe tous les dimanches, je suis vraiment très catholique »; mais ensuite, dans la vie quotidienne, ils sont incapables de cohérence. Ainsi par exemple, ils cèdent aux fausses promesses de ceux qui leur proposent: « Si tu m’achètes cela, nous arrangeons ce pot-de-vin, et le tu prends ». Cela – a répété le Pape – n’est pas de la cohérence de vie, cela est de la mondanité ».

De l’Ecriture Sainte, en particulier de l’épisode du vieil Eléazar, vient un « exemple contre cet esprit de mondanité ».

Eleazar se préoccupe de l’exemple qu’il pourrait donner aux jeunes s’il cédait. C’est un choix que le Pape a interprété de la manière suivante: « L’esprit chrétien, l’identité chrétienne, n’est jamais égoïste, il cherche toujours à guérir à travers sa cohérence, à guérir, à éviter le scandale, à guérir les autres, à donner le bon exemple ».

Certes, a ajouté François, certains pourraient objecter: « Mais père, ce n’est pas facile, vivre dans ce monde, où il existe tant de tentations ». En réalité, a expliqué le Pape, « pour nous, non seulement cela n’est pas facile, mais c’est impossible. Lui seul est capable de le faire ». C’est pourquoi la liturgie du jour invite à prier avec le psaume: « Le Seigneur me soutient ».

Dieu, a répété le Pape, est « notre soutien contre la mondanité qui détruit notre identité chrétienne, qui nous conduit à une double vie ». Lui seul peut nous sauver.

Le Pape a conclu son homélie par un conseil: « Si vous avez un peu de temps aujourd’hui, prenez la Bible, le deuxième Livre des Maccabées, au chapitre six, et lisez cette histoire d’Eléazar. Cela vous fera du bien, cela vous donnera du courage pour être un exemple pour tous et cela vous donnera également la force et le soutien de porter de l’avant l’identité chrétienne, sans compromis, sans double vie ».


http://www.news.va/fr/news/messe-a-sainte-marthe-sans-compromis[/color]
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Pearl
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 17 Nov - 19:24

Solennité du Christ-Roi B

« Es-tu roi ? » Question insolite. Pilate pourtant aurait dû s'y connaître en roi, lui le représentant de l'empereur romain. Les grands de ce monde commandent en maître, gouvernent sans souffrir de contestation, et sont libres de faire ce qu'ils veulent. Quoi de commun avec l’étrange prisonnier, haï par le haut clergé, et qu'on lui amène pour le condamner à mort ?

Non, Jésus ne ressemble pas aux rois, leurs pompes et leurs œuvres, leur « bling bling » comme on dit aujourd’hui. Il est né sur la paille d’une étable, il est charpentier de village, il mange à la table des pécheurs, des parias, des exclus, des impurs. Il est entré à Jérusalem, juché sur un petit âne et acclamé par quelques paysans de Galilée… Lorsque nous les voyons face à face : l’inculpé et le juge du plus grand empire qui ait dominé le monde, de l’Angleterre à la Syrie, il est clair que Jésus n’est pas roi !

Déconcerté pas ce prévenu, sans armes ni gardes pour le protéger, Pilate demande : « Es-tu le roi des Juifs ? » La réponse de Jésus lève toute ambiguïté : « Ma royauté ne vient pas d’ici… »

Ce dimanche s’est ouvert par la grande vision du chapitre sept de Daniel : les empires qui se succèdent dans l’histoire sont comparés à des bêtes sauvages et cruelles, lion, aigle, léopard. Et voici, en contraste, qu’apparaît, « venant avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ». Ce n’est donc pas un personnage quelconque : son pouvoir à lui est plein d’humanité et non bestial, et il vient de Dieu, car les « nuées » sont le symbole du monde divin. Jésus, précisément, a très souvent utilisé ce titre de « Fils de l’homme » pour se désigner. L’expression souligne son humanité et plus encore son contact intime avec Dieu, sa transcendance. La seconde lecture décrit « Jésus Christ, premier-né d’entre les morts, souverain des rois de la terre… à Lui gloire et puissance… Il vient parmi les nuées… celui qui est, qui était et qui vient ! »

En quoi donc consiste cette royauté si particulière? Ecoutons ce qu’il en dit lui-même : « Oui, je suis roi. Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. »

Quelle est cette vérité ? C'est que Dieu n'est rien qu'amour. La vérité, celle de Dieu et celle de l'homme inséparablemente, c'est la Parole faite chair, c'est le Dieu fait homme dans la fragilité d'un nouveau-né blotti dans une mangeoire, dans l'horreur du supplicié de la croix..

Le grand théologien et mystique suisse Maurice Zundel - le père spirituel de l'abbé Pierre-, nous dit ceci : « C'est sous son aspect de pauvreté absolue, de dépouillement infini et radical, que s'accomplit, que s'affirme la divinité de Jésus. » Et Maître Eckhart écrivait au XVe siècle : « Dieu est avec l'homme dans sa souffrance.. Que Dieu soit avec l'homme dans sa souffrance veut dire qu'il souffre lui-même avec nous…Dieu souffre avec l’homme. Il souffre selon son mode, plus et incomparablement plus que celui qui souffre. » C’est cet abaissement (kénose) de Dieu qui est le cœur du christianisme. Un Dieu enfermé dans son ciel, jaloux de son rang de potentat oriental, cesse d’être l’amour. Il est une idole qui hantent nos inconscients et parfois même nos … liturgies, mais qui n’existe pas !

La royauté totalement paradoxale de Jésus, c'est Dieu qui se présente à la petite porte de service pour frapper discrètement comme un mendiant d'amour. La petite porte, c'est notre cœur. « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi » (Apocalypse 3, 20).

En Jésus, Dieu ne s’impose pas.
Il se propose.

Oserons-nous lui ouvrir notre porte ?
Oserons-nous risquer en lui la grande aventure de l’amour
plus fort que la haine et le meurtre
que d'aucun se permettent au nom de Dieu ?


Quel horrible blasphème !
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_________________
« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).
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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 18 Nov - 10:18

Dieu laisse toute liberté aux hommes


Mercredi de la 33e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre des Maccabées 7,1.20-31.
En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite.
Leur mère fut particulièrement admirable et digne d’une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu’elle avait mis son espérance dans le Seigneur.
Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque leur parlait avec un courage viril :
« Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé.
C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine, qui préside à l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. »
Antiocos s’imagina qu’on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s’il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques.
Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mère, et il l’exhortait à conseiller l’adolescent pour le sauver.
Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils.
Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi : je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es parvenu, j’ai pris soin de toi.
Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière.
Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. »
Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme déclara : « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse.
Et toi qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n’échapperas pas à la main de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,11-28.
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même.
Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”
Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.”
Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”
Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.”  
À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”
Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge.
En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ;  alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”
Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”
On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus !
– Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” »
Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.



Textes de l'Evangile au quotidien

Dans la première lecture comme dans la seconde, il y a jugement, salut ou condamnation. Mais ces points communs sont comme "la toile de fond" d'une pièce de théâtre sur le mode de la tragédie.

La fidélité des sept enfants - le chiffre sept indique autant la multitude que la perfection (entre autres significations possibles) - manifeste avant tout l'attachement des juifs à leur mode de croyance, mais aussi de jugement. Ces sept enfants représentent tout aussi bien le système de la génération : on fait partie du peuple élu parce qu'on est de la descendance d'Abraham. Et mourir en fidélité à l'Alliance l'emporte sur toute autre considération. Dans l'histoire rapportée ici, la mère ne propose pas de donner sa vie pour que ses enfants gardent la leur.

Jésus met également en scène un jugement. Mais ce n'est pas le serviteur paresseux qui est mis à mort, mais ceux qui refusent de reconnaître la royauté du Christ. A la fin, toutes celles et tous ceux qui, devant l'évidence,  continueront de nier la divinité du Christ ... seront mis au rang des ennemis de Dieu. Eux aussi verront le Seigneur, mais ils le rejetteront d'eux-mêmes. Dieu ne maudit rien de sa création, mais la créature est tout à fait libre de choisir - comme nous le voyons déjà : la négation, la haine, les violences, la destruction, la mort....et finalement l'enfer plutôt que le paradis.

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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 19 Nov - 10:20

Combien de Macchabées parmi les fidèles ?

Jeudi de la 33e semaine du temps ordinaire

Premier livre des Macchabées 2,15-29.
En ces jours-là, les hommes envoyés par le roi pour contraindre les gens à l’apostasie arrivèrent dans la ville de Modine pour y organiser des sacrifices.
Beaucoup en Israël allèrent à eux ; Mattathias et ses fils vinrent à la réunion.
Les envoyés du roi prirent la parole pour dire à Mattathias : « Tu es un chef honoré et puissant dans cette ville, soutenu par des fils et des frères.
Avance donc le premier, et exécute l’ordre du roi, comme l’ont fait toutes les nations, les hommes de Juda et ceux qui sont restés à Jérusalem. Alors, toi et tes fils, vous serez les amis du roi. Toi et tes fils, vous serez comblés d’argent, d’or et de cadeaux nombreux. »
Mattathias répondit d’une voix forte : « Toutes les nations qui appartiennent aux États du roi peuvent bien lui obéir en rejetant chacune la religion de ses pères, et se conformer à ses commandements ; mais moi, mes fils et mes frères, nous suivrons l’Alliance de nos pères. Que le Ciel nous préserve d’abandonner la Loi et ses préceptes !
Nous n’obéirons pas aux ordres du roi, nous ne dévierons pas de notre religion, ni à droite ni à gauche. »
Dès qu’il eut fini de prononcer ces paroles, un Juif s’avança en présence de tout le monde pour offrir le sacrifice, selon l’ordre du roi, sur cet autel de Modine.
À cette vue, Mattathias s’enflamma d’indignation et frémit jusqu’au fond de lui-même ; il laissa monter en lui une légitime colère, courut à l’homme et l’égorgea sur l’autel.
Quant à l’envoyé du roi, qui voulait contraindre à offrir le sacrifice, Mattathias le tua à l’instant même, et il renversa l’autel.
Il s’enflamma d’ardeur pour la Loi comme jadis Pinhas contre Zimri.
Alors Mattathias se mit à crier d’une voix forte à travers la ville : « Ceux qui sont enflammés d’une ardeur jalouse pour la Loi, et qui soutiennent l’Alliance, qu’ils sortent tous de la ville à ma suite. »
Il s’enfuit dans la montagne avec ses fils, en abandonnant tout ce qu’ils avaient dans la ville.
Alors, beaucoup de ceux qui recherchaient la justice et la Loi s’en allèrent vivre au désert,


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,41-44.
En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »



Textes de l'Evangile au quotidien


Les Maccabées qui ont refusé l’apostasie en combattant et en mourant au supplice pour ne pas rompre l'Alliance... ont eu des enfants qui ont poursuivi la transmission de leur foi par le système des générations : juifs de pères en fils ! Mais une fidélité qui prétend passer au-delà ils s'y sont tellement attachés qu'ils n'ont pas reconnu le Christ. Pourtant, que de merveilles et que de grands signes d'amour n'ont-ils pas reçus de la part de Dieu en Jésus-
Christ ! Multiplications des pains, guérisons multiples, jusqu'à la résurrection de Lazare :
lorsque l'on demeure sceptique à ce point-là, il n'y a plus d'issue au refus de croire.

"Et le mot macchabée est ainsi entré dans le langage courant et est demeuré jusqu'à nos jours: un macchabée, c est un cadavre !". Le prêtre a dit cela tout en nous rappelant que nous-mêmes, si nous limitons notre pratique aux sacrements en Église,
nous risquons fort bien de n'être plus que ces "sépulcres blanchis" que Jésus a dénoncés !

Mais il convient d'enraciner notre foi par des signes extérieurs qui sont la miséricorde pratiquée en vers les pauvres, les malheureux, les malades, les vieillards abandonnés... Et même si nous nous limitons à prier pour les personnes que nous croisons sur notre chemin, a encore ajouté le prêtre, cette prière ne sera pas perdue.

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Charlyze

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 19 Nov - 12:43

Tout à fait Etienne, aller à la messe ou lire la bibile ne suffit pas, il faut vivre sa chrétienté en suivant les préceptes de Dieu, et en faisant de bonnes oeuvres.
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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 20 Nov - 10:16

En remerciement à Charlyze - c'est d'ailleurs une suite :

Le Verbe en sa demeure

Vendredi de la 33e semaine du temps ordinaire

Premier livre des Maccabées 4,36-37.52-59.
En ces jours-là, Judas et ses frères déclarèrent : « Voilà nos ennemis écrasés, montons purifier le Lieu saint et en faire la dédicace. »
Toute l’armée se rassembla, et ils montèrent à la montagne de Sion.
Le vingt-cinquième jour du neuvième mois, de grand matin,
les prêtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi sur le nouvel autel qu’ils avaient construit.
On fit la dédicace de l’autel au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C’était juste l’anniversaire du jour où les païens l’avaient profané.
Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer, puis ils bénirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort.
Pendant huit jours, ils célébrèrent la dédicace de l’autel, en offrant, dans l’allégresse, des holocaustes, des sacrifices de communion et d’action de grâce.
Ils ornèrent la façade du Temple de couronnes d’or et de boucliers, ils en restaurèrent les entrées et les salles et y replacèrent des portes.
Il y eut une grande allégresse dans le peuple, et l’humiliation infligée par les païens fut effacée. Judas Maccabée décida, avec ses frères et toute l’assemblée d’Israël, que l’anniversaire de la dédicace de l’autel serait célébré pendant huit jours chaque année à cette date, dans la joie et l’allégresse.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,45-48.
En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.


Textes de l'Evangile au quotidien

Judas Macchabée a réussi à lever une armée, il a triomphé de l'occupant, rétabli le culte et instauré une nouvelle fête en souvenir de l'épreuve supportée dans la fidélité à Dieu.

Hélas, nous a dit le prêtre, c'est la même fidélité qui a conduit à des pratiques strictement rituelles, organisées comme l'on fait de spectacles et des chorégraphies. Tout doit être parfait, depuis l'ornement des autels jusqu'à l'habillement des participants, les textes lus et les réponses des fidèles, les agenouillements, les relèvements, la collecte, etc. Avec espièglerie, l'abbé a ajouté avec une certaine ironie: "[i]Faîtes donc l'expérience d'une messe intégriste. Tout y est orchestré comme sur du papier à musique... mais le débit de lecture est tel qu'il vous faudra un peu d'entraînement pour le suivre !
"

Jésus déclare :"Ma maison est une maison de prière". Il cite ainsi le prophète Isaïe, au chapitre 56. Mais le seul fait de dénoncer le détournement du lieu de culte en "une caverne de bandits", suffit pour lui valoir une première condamnation à mort.
Cependant, Jésus reviendra chaque jour enseigner dans le temple, car Il y est chez lui de pleine autorité. Personne ne pourra l'en empêcher, car n'est-Il pas dans sa maison ?


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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 21 Nov - 10:15

De l'existence à la vie, jusque dans la vie éternelle

Samedi de la 33e semaine du temps ordinaire

Premier livre des Maccabées 6,1-13.
En ces jours-là, le roi Antiocos parcourait le Haut Pays. Il apprit alors qu’il y avait en Perse une ville, Élymaïs, fameuse par ses richesses, son argent et son or; son temple, extrêmement riche, contenait des casques en or, des cuirasses et des armes, laissés là par Alexandre, fils de Philippe et roi de Macédoine, qui régna le premier sur les Grecs.
Antiocos arriva, et il tenta de prendre la ville et de la piller, mais il n’y réussit pas, parce que les habitants avaient été informés de son projet.
Ils lui résistèrent et livrèrent bataille, si bien qu’il prit la fuite et battit en retraite, accablé de chagrin, pour retourner à Babylone.
Il était encore en Perse quand on vint lui annoncer la déroute des troupes qui avaient pénétré en Judée ; Lysias, en particulier, qui avait été envoyé avec un important matériel, avait fait demi-tour devant les Juifs ; ceux-ci s’étaient renforcés grâce aux armes, au matériel et au butin saisis sur les troupes qu’ils avaient battues ;
ils avaient renversé l’Abomination qu’Antiocos avait élevée à Jérusalem sur l’autel ; enfin, ils avaient reconstruit comme auparavant de hautes murailles autour du sanctuaire et autour de la ville royale de Bethsour.
Quand le roi apprit ces nouvelles, il fut saisi de frayeur et profondément ébranlé. Il s’écroula sur son lit et tomba malade sous le coup du chagrin, parce que les événements n’avaient pas répondu à son attente.
Il resta ainsi pendant plusieurs jours, car son profond chagrin se renouvelait sans cesse. Lorsqu’il se rendit compte qu’il allait mourir, il appela tous ses amis et leur dit : « Le sommeil s’est éloigné de mes yeux ; l’inquiétude accable mon cœur,
et je me dis : À quelle profonde détresse en suis-je arrivé ? Dans quel abîme suis-je plongé maintenant ? J’étais bon et aimé au temps de ma puissance. Mais maintenant je me rappelle le mal que j’ai fait à Jérusalem : tous les objets d’argent et d’or qui s’y trouvaient, je les ai pris ; j’ai fait exterminer les habitants de la Judée sans aucun motif.
Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs dans un profond chagrin sur une terre étrangère. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 20,27-40.
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant;
de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. »
Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.


Textes de l'Evangile au quotidien

Les textes de ce samedi nous entretiennent de la vie et de la mort, mais aussi de ce qu'il advient humains après la mort. Que d'opinions différentes à ce sujet ! Notre prêtre est quelque peu sorti des textes pour nous montrer comment la pensée de la mort peut pervertir l'existence de ceux qui la craignent. Certains s'approchent de la mort par devant : car ils s'imaginent devoir jouir de la vie le plus possible avant que la maladie ne les rattrape; quant aux autres, ils s'en rapprochent comme par derrière, c'est-à-dire en se privant de tous plaisirs, même des plus sains, par crainte d'accidents ou de maladies incurables.

Ce sont là deux manières de ne pas vivre vraiment. Celui qui s'empresse de jouir de tout ne profite réellement de rien puisque sa démarche est fausse - et il le sait; quant à ceux qui veulent se prémunir de toute maladie et de manquer du nécessaire, ils s'enferment eux-aussi dans des concepts contraires qui ressemblent à une sorte "spirale de non-vie"

Mais seule foi nous pousse à aimer, à tout aimer et à aimer tous, y compris nos ennemis. Quiconque a commencer de vivre en produisant un effort conscient pour aimer autrui selon le témoignage du Christ, il entre, dès ce monde, dans la vie éternelle - car tout ce que la charité le poussera de faire grandira en lui sous la forme de grâces multiples. "De telles âmes sont déjà passées de la mort à l'éternelle vie."

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 23 Nov - 10:26

Dieu seul voit clair dans les coeurs


Lundi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 1,1-6.8-20.
« Fais donc pendant dix jours un essai avec tes serviteurs : qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire.
Tu pourras comparer notre mine avec celle des jeunes gens qui mangent les mets du roi, et tu agiras avec tes serviteurs suivant ce que tu auras constaté. »
L’intendant consentit à leur demande, et les mit à l’essai pendant dix jours.
Au bout de dix jours, ils avaient plus belle mine et meilleure santé que tous les jeunes gens qui mangeaient des mets du roi.
L’intendant supprima définitivement leurs mets et leur ration de vin, et leur fit donner des légumes. À ces quatre jeunes gens, Dieu accorda science et habileté en matière d’écriture et de sagesse. Daniel, en outre, savait interpréter les visions et les songes.
Au terme fixé par le roi Nabucodonosor pour qu’on lui amenât tous les jeunes gens, le chef des eunuques les conduisit devant lui.
Le roi s’entretint avec eux, et pas un seul n’était comparable à Daniel, Ananias, Misaël et Azarias. Ils entrèrent donc au service du roi.
Sur toutes les questions demandant sagesse et intelligence que le roi leur posait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et mages de tout son royaume.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,1-4.
En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »



Le régime adopté par les jeunes Israélites à la cour du roi Nabuchodonosor leur permettra d'apparaître en bien meilleure forme que les autres membres de sa cour et de garder l'esprit vif. Le lien entre les deux lectures est donc assez simple - tous deux nous disent simplement qu'il ne faut guère se fier aux apparence, car elles nous trompent le plus souvent.

Et il en est bien de même de la pauvre veuve qui dépose deux piécettes dans le trésor du temple - du point de vue de Jésus, elle a évidemment mis plus que tous les autres, puisqu'elle a tout donné de ce qu'elle possédait. Mais qui, autre que Jésus, aurait pu l'affirmer?

Ces deux textes ont été l'occasion d'une réflexion sur les images de tel ou tel temps de vie vie que les saints nous ont laissé en témoignages. De mon côté, je me suis souvenu de Mère Teresa qui avait répondu à un journaliste américain quant à l'efficacité de son action à Calcutta ; "Dieu ne nous demande pas de réussir, mais d'avoir foi en Lui".

Il en est bien ainsi. Don Bosco attendait pour le soir une livraison de pain pour une trentaine d'enfant sans famille et, comme la Sœur qui l'accompagnait lui faisait remarquer qu'il ne restait qu'un petit billet dans la caisse commune, il l'avait saisi et abandonné au vent : "Cela s'appelle investir dans l'Esprit Saint". L'histoire rapporte qu'un camion plein de victuailles (et pas seulement de pains) est arrivé le soir, en même temps que les orphelins dont le saint avait pris la charge. "Si vous aviez la foi comme un grain de moutarde..."

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 23 Nov - 15:04

L'Homélie du Pape François de ce 23 novembre


Lundi de la 34e semaine du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,1-4.
En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »



(RV) L’Église est fidèle si son unique trésor et son unique intérêt sont Jésus, mais elle est tiède et médiocre si elle cherche sa sécurité dans les choses du monde : c’est l’idée développée par le Pape François dans son homélie lors de la messe de ce lundi 23 novembre en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

Commentant l’Évangile de ce jour qui parle de la veuve misérable qui mettait au temple deux petites pièces de monnaie, le Pape explique que cette veuve « avait pour seule espérance le Seigneur ». Et de confier : « j’aime voir dans les veuves de l’Évangile l’image du veuvage de l’Église qui attend le retour de Jésus ».

« L’Église est l’épouse de Jésus mais son Seigneur s’en est allé et son unique trésor est son Seigneur. Et l’Église, quand elle est fidèle, laisse tout dans l’attente de son Seigneur. En revanche, quand l’Église n’est pas fidèle ou n’est pas si fidèle ou n’a pas tant de foi dans l’amour de son Seigneur, elle cherche de s’arranger avec autre chose, avec d’autres sécurités, qui viennent plus du monde que de Dieu ».

Le Pape fait ensuite le parallèle entre les veuves qui apparaissent dans les Écritures et l’Église. Il y a ainsi la veuve qui pleure ses enfants comme l’Église pleure « quand ses enfants meurent pour la vie de Jésus ». Il y a la veuve qui se bat pour ses enfants comme l’Église « prie et intercède pour ses enfants ».

De même notre âme est semblable à l’Église et donc quand elle est proche de Jésus elle s’éloigne des mondanités qui ne servent à rien, qui n’aident pas et qui éloignent de Jésus.

Le Pape François invite enfin chacun d’entre nous à se poser cette question : « notre âme est-elle comme cette Église que veut Jésus ? ».


http://www.news.va/fr/news/pour-le-pape-leglise-est-fidele-si-jesus-est-son-u
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 24 Nov - 10:49

Un royaume que l'Amour seul conquiert

Mardi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 2,31-45.
En ces jours-là, Daniel dit à Nabuchodonosor : Ô roi, voici ta vision : une énorme statue se dressait devant toi, une grande statue, extrêmement brillante et d’un aspect terrifiant.
Elle avait la tête en or fin ; la poitrine et les bras, en argent ; le ventre et les cuisses, en bronze ; ses jambes étaient en fer, et ses pieds, en partie de fer, en partie d’argile.
Tu étais en train de regarder : soudain une pierre se détacha d’une montagne, sans qu’on y ait touché ; elle vint frapper les pieds de fer et d’argile de la statue et les pulvérisa.
Alors furent pulvérisés tout ensemble le fer et l’argile, le bronze, l’argent et l’or ; ils devinrent comme la paille qui s’envole en été, au moment du battage : ils furent emportés par le vent sans laisser de traces. Quant à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint un énorme rocher qui remplit toute la terre.
Voici le songe ; et maintenant, en présence du roi, nous allons en donner l’interprétation.
C’est à toi, le roi des rois, que le Dieu du ciel a donné royauté, puissance, force et gloire.
C’est à toi qu’il a remis les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, quelle que soit leur demeure ; c’est toi qu’il a rendu maître de toute chose : la tête d’or, c’est toi.
Après toi s’élèvera un autre royaume inférieur au tien, ensuite un troisième royaume, un royaume de bronze qui dominera la terre entière.
Il y aura encore un quatrième royaume, dur comme le fer. De même que le fer brise et écrase tout, de même, il pulvérisera et brisera tous les royaumes.
Tu as vu les pieds qui étaient en partie d’argile et en partie de fer : en effet, ce royaume sera divisé ; il aura en lui la force du fer, comme tu as vu du fer mêlé à l’argile.
Ces pieds en partie de fer et en partie d’argile signifient que le royaume sera en partie fort et en partie faible.
Tu as vu le fer associé à l’argile parce que les royaumes s’uniront par des mariages ; mais ils ne tiendront pas ensemble, de même que le fer n’adhère pas à l’argile.
Or, au temps de ces rois, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et dont la royauté ne passera pas à un autre peuple. Ce dernier royaume pulvérisera et anéantira tous les autres, mais lui-même subsistera à jamais.
C’est ainsi que tu as vu une pierre se détacher de la montagne sans qu’on y ait touché, et pulvériser le fer, le bronze, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit ensuite advenir. Le songe disait vrai, l’interprétation est digne de foi. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,5-11.
En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.
»


Textes de l’Évangile au quotidien

Que les royaumes s'écroulent les uns sur les autres, cela s'est produit de tout temps. Et la raison évoquée est tout à fait définie : les royaumes de ce monde, en cherchant à s'étendre toujours plus, perdent de vue leurs racines et finissent par conclure des alliances qui ressemblent à des compromissions. De sorte que le pouvoir se détend, se corrompt, se disperse et finit par échapper des mains des ceux qui ont fondé des dynasties. Il en a toujours été ainsi. Nos parents et grands parents ont vécu le temps glorieux des colonies, mais cette gloire a fondu comme neige au soleil.

Si la royauté de Jésus demeure, c'est qu'il n'a d'autre demeure que nos âmes sur la terre et son trône dans des cieux inaccessibles à tout ennemi. De sorte que, dans ce temps de notre existence, de notre vie dans la chair et sur la terre, nous n'avons d'autre royaume en vue que la vraie vie en Dieu. Nous sommes tout proches de l'Avent et la proposition de notre prêtre est simple : ayons pour projet d'instaurer ce Royaume dans nos cœurs - sous le signe de pauvreté et de l'ouverture, comme est le signe de la crèche de Noël.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 25 Nov - 10:29

Des multiples formes du témoignage

Mercredi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 5,1-6.13-14.16-17.23-28.
Le roi Balthazar donna un somptueux festin pour les grands du royaume au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence.
Excité par le vin, il fit apporter les vases d’or et d’argent que son père Nabucodonosor avait enlevés au temple de Jérusalem ; il voulait y boire, avec ses grands, ses épouses et ses concubines.
On apporta donc les vases d’or enlevés du temple, de la Maison de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses grands, ses épouses et ses concubines s’en servirent pour boire.
Après avoir bu, ils entonnèrent la louange de leurs dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre.
Soudain on vit apparaître, en face du candélabre, les doigts d’une main d’homme qui se mirent à écrire sur la paroi de la salle du banquet royal. Lorsque le roi vit cette main qui écrivait,
il changea de couleur, son esprit se troubla, il fut pris de tremblement, et ses genoux s’entrechoquèrent.
On fit venir Daniel devant le roi, et le roi lui dit : « Es-tu bien Daniel, l’un de ces déportés amenés de Juda par le roi mon père ?
J’ai entendu dire qu’un esprit des dieux réside en toi, et qu’on trouve chez toi une clairvoyance, une intelligence et une sagesse extraordinaires.
J’ai entendu dire aussi que tu es capable de donner des interprétations et de résoudre des questions difficiles. Si tu es capable de lire cette inscription et de me l’interpréter, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d’or et tu seras le troisième personnage du royaume. »
Daniel répondit au roi : « Garde tes cadeaux, et offre à d’autres tes présents ! Moi, je lirai au roi l’inscription et je lui en donnerai l’interprétation.
Tu t’es élevé contre le Seigneur du ciel ; tu t’es fait apporter les vases de sa Maison, et vous y avez bu du vin, toi, les grands de ton royaume, tes épouses et tes concubines ; vous avez entonné la louange de vos dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, ces dieux qui ne voient pas, qui n’entendent pas, qui ne savent rien. Mais tu n’as pas rendu gloire au Dieu qui tient dans sa main ton souffle et tous tes chemins.
C’est pourquoi il a envoyé cette main et fait tracer cette inscription.
En voici le texte : Mené, Mené, Teqèl, Ou-Pharsine.
Et voici l’interprétation de ces mots : Mené (c’est-à-dire “compté”) : Dieu a compté les jours de ton règne et y a mis fin ;
Teqèl (c’est-à-dire “pesé”) : tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé trop léger ;
Ou-Pharsine (c’est-à-dire “partagé”) : ton royaume a été partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. »



Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,12-19.
Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devantdes rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.


Textes de l’évangile au quotidien

La surprenante interprétation du présage inscrit sur les murs du palais du roi Balthazar n'enlève rien au fait qu'il s'agit ici, comme dans l'annonce faite par Jésus aux futurs évangélisateurs, de témoignage - et d'un témoignage qui se poursuit encore aujourd'hui.

Nous ne pouvons nous toujours nous en rendre compte car il nous arrive, à chacune et chacun d'entre nous de témoigner du Christ d'une manière inattendue.

A toute époque, comme Il le veut, le Seigneur nous ouvre la bouche et nous portons témoignage. J'ai très envie de rapporter ici le témoignage de mon innocence que j'ai donné un jour - et simplement par mon attitude, assis sur un banc, les genoux croisés, un roman à la main. J'ai toujours quelque chose à lire dans une salle d'attente. Mais en l'occasion que je vais rapporter, ma lecture tranquille à porté plus fort que tout ce que je pouvais dire.

Je n'étais pas dans la salle d'attente d'un médecin, ni sur le quai d'une gare, mais bien dans un commissariat de police où j'avais été convoqué avec d'autres, pour une raison que je n'ai jamais connue... puisqu'un brigadier m'a fait avancer à son parlophone et m'a dit: "Vous pouvez partir, vous n'êtes pas concerné". Comme je lui demandais : "De quoi est-il question ?", il m'a répondu simplement : "Si vous étiez concernés, vous ne seriez pas en train de lire un roman, alors vous êtes libre, allez-vous en."

Les apôtres ont tous témoigné d'une manière ou d'une autre, mais croyons-nous que leurs seuls véritables témoignages furent des enseignements, des guérisons, des châtiments corporels supportés sans qu'ils s'en plaignent ?

La vérité, c'est que le véritable apôtre, ou le disciple, témoigneront de l'amour de Dieu souvent sans même qu'ils puissent s'en rendre compte. Et notre prêtre nous a cité le cas de la femme atteinte d'un flux de sang. Soudainement, bien que serré de toute part, Jésus s'est arrêté de marcher en disant :"Qui m'a touché ? Car une force est sortie de moi.".

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 25 Nov - 18:24

Prions pour les prêtres.

par l'Equipe pour la Saintete des Pretres


Un saint pour prier pour les prêtres
:

Herman est né le 15 mars 1931 à Merksem, en Belgique.

Ses parents, profondément chrétiens, l’initient très tôt à la prière et l’assistance à la messe. Il n’a pas 5 ans lorsqu’il rentre à l’école des Frères, où il se fera remarquer par son ardeur au travail et par sa gentillesse. Très vite il est devenu passionné de JESUS-Hostie et accompagne son Père à la messe quotidienne. A 6 ans, il fait sa 1ère communion avec un recueillement que tous admirent.

Quelques temps après, son papa lui demanda ce qu’il voulait faire plus tard : « Prêtre, sinon rien, d’abord servant de messe, puis prêtre.», répondit-il sans hésiter. Il avait aménagé un coin oratoire avec tous les objets du culte en bois, fabriqués par son oncle. Sa grande joie était de "célébrer" « sa » messe. Il renouvelait avec insistance son désir d’être servant, mais son Papa lui précise que, pour être digne, il faut faire beaucoup de sacrifices, ce qu’il fera sans jamais se plaindre.

L’épreuve du chômage s’abat sur la famille. C’est la misère, on manque même de pain parfois. Herman non seulement ne se plaint pas, mais c’est lui qui encourage ses parents à garder confiance et à persévérer dans la prière. Il a 9 ans, il travaille pour s’acheter des vêtements ! C’est à ce moment-là qu’il devient un servant de messe exemplaire.

Le 24 mai 1941, il tombe accidentellement d’un toit et se blesse très grièvement. Transporté à l’hôpital, il délire, « célébrant sa messe ». Il reçoit les derniers sacrements.

Le Prêtre l’interroge : « Tu n’as pas peur, Herman ? Tu vas vers le Seigneur. » Il murmure : « In saecula saeculorum. Amen », et s’endort dans les bras de JESUS.



Deux  petites anecdotes
:

Dès l’âge de 2 ans, Herman récite tous les jours le chapelet avec son père. A 5 ans, il va à la messe tous les jours en compagnie de son père et le temps du trajet est l’occasion pour Herman de parler avec son papa et de lui poser toutes ses questions. Mais un jour, il s’aperçoit que sa maman prie moins, qu’elle ne va plus souvent à la messe, il décide de réciter un chapelet supplémentaire pour elle pendant le trajet pour aller à la messe du matin. Ce sera une dure pénitence de se priver de ce temps d’intimité avec son père, mais il le fera par amour de sa mère avec une grande fidélité. Très vite Herman a le désir de devenir servant d’autel, son père lui fait prendre conscience du sérieux de cet engagement et lui conseille de se préparer par une vie spirituelle intense. Herman comprend et ne laisse passer aucune occasion pour offrir un sacrifice afin de se montrer digne et de montrer qu’il le désire vraiment. Un dimanche, sa tante Marie l’emmène en promenade à la campagne ; ce fut une merveilleuse journée dans les bois avec un délicieux pique nique. Le soir tombe et il faut rentrer. A l’arrêt du tram on attent mais le dernier tram est passé : il faut rentrer à pied ! Les souliers d’Herman lui serrent les pieds et la marche devient vite pénible puis douloureuse. Parfois un « aïe ! » échappe à Herman, mais il continue et sa tante ne se doute pas de sa souffrance. Au long du chemin, Herman parle à sa tante de « sa messe » et ce n’est qu’à la maison, que sa mère découvrira les pieds en sang de son fils. Herman avait supporté et offert cela pour être, un jour, un servant de messe digne et fidèle.


Autre anecdote
:

Confiance et pénitence C’est la guerre et les bombardements obligent les habitants à descendre dans la cave à chaque alerte. Là, il faut attendre des heures parfois. Un jour, un violent bombardement fait tomber le revêtement du mur et Herman saute des genoux de son père, se prosterne à terre et commence le chapelet à haute voix. Soudain des coups de pied dans la porte, la peur saisit la famille. Par le soupirail M. Winjs reconnaît des voisins qui cherchent refuge. Tout le monde se serre et Herman reprend la prière. Les nouveaux arrivés se taisent, l’homme fixe l’enfant qui prie paisiblement. Enfin peu à peu les voix se joignent dans une prière commune. Ce fut pour la famille de ces voisins une résurrection spirituelle. De ce jour elle ne manqua plus une seule fois la messe du dimanche et par la suite, ils vinrent souvent prier sur la tombe d’Herman. La confiance paisible d’Herman priant dans le danger avait touché le cœur du père. Celui-ci avait compris que seule la confiance totale en Dieu peut donner la Paix et la Joie profonde. Mais cette confiance ne peut grandir que dans une vraie vie d’intimité avec Dieu, par la prière fidèle et fervente, par la pénitence généreuse et sans retour sur soi, par la vie sacramentelle. Quant à Herman, il n’avait aucun respect humain et l’arrivée des voisins ne l’arrêta pas dans sa prière, il n’eut pas honte de se montrer chrétien et pratiquant.



Prions pour la paix
:



Seigneur, fais de moi l’instrument de ta paix.
que là où il y a de la haine,
           je puisse apporter l’amour ;
là où règne le mal,
           je puisse apporter l’esprit de pardon ;
là où est la discorde,
je puisse apporter l’harmonie ;
là où il y a l’erreur,
           je puisse apporter la vérité ;
là où il y a le doute,
           je puisse apporter la foi ;
là où il y a le désespoir ;
je puisse apporter l’espérance ;
là où il y a les ténèbres,
           je puisse apporter la lumière ;
là où règne la tristesse,
           je puisse apporte la joie ;
Seigneur, fait que je cherche
plutôt à réconforter ;
           qu’à être réconforte ;
à comprendre
           qu’à être compris ;
à aimer
           qu’à être aimé ;
car c’est en s’oubliant soi-même
           que l’on trouve,
en pardonnant
           qu’on est pardonné ;
en mourant
           que l’on s’éveille à la vie éternelle.


                       AMEN
   

_________________
« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).


Dernière édition par Pearl le Jeu 26 Nov - 7:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 26 Nov - 7:25

Premier dimanche de l'Avent C

Notre existence humaine est mesurée par la ronde du temps. Le mouvement de la terre autour du soleil crée la mesure que nous appelons une année. La révolution de la lune autour de la terre est la base de ce que nous appelons un mois. Le mouvement rapide de la terre sur elle-même est appelée jour; et nous divisons ce jour en heures et en secondes.

Dans les civilisations anciennes, ce mouvement périodique était considéré comme une disposition arbitraire des astres. On jugeait qu'il y avait des temps propices et des temps néfastes. L'homme se sentant impuissant devant les forces de la nature essayait de fuir le flux du temps en se réfugiant dans des cycles cosmiques sacralisés où il pourrait être prétendre avoir une certaine influence de type magique.

Pour Israël, cet effort de fuir le temps réel en lui substituant un temps sacré était une illusion ; car Israël était convaincu que tout événement de l'histoire était une révélation de Dieu. C'est Dieu qui conduisait son peuple, qui le libérait ou le punissait. Il était le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, tout comme Il était le Dieu de l'exil à Babylone. Beaucoup de prophètes avaient annoncé la destruction du Temple comme conséquence de la rupture de l'Alliance avec Dieu. Lors de sa dernière montée à Jérusalem Jésus fait de même. Il annonce que le Temple de Jérusalem, centre de tout le culte d'Israël, sera détruit, et qu'il n'en restera pas pierre sur pierre. Ses auditeurs lui demandent alors, quel sera le signe de cette libération du Peuple et de la restauration du véritable Israël qui adorera Dieu en esprit et en vérité (Luc 21,7). C'est alors que Jésus prononce le long discours eschatologique dont nous avons eu une partie dimanche dernier et dont nous avons la seconde aujourd'hui.

Il ne décrit pas la « fin du monde », comme nous l'avons souvent compris. Il décrit, de façon symbolique, le désordre établi au cœur de l'humanité par sa cupidité et son irresponsabilité. S'il nous faisait le même discours aujourd'hui, il nous parlerait sans doute des guerres engendrées dans plusieurs parties du monde par la soif du pouvoir ou des richesses, du terrorisme et du fanatisme engendrés, faut-il bien le dire, par la bêtised'idéologies religieuses meurtrières.

Mais Jésus n'en reste pas là. Il annonce la délivrance : « Alors on verra le Fils de l'Homme apparaître à travers la nuée ». Il ne dit pas: « Écrasez-vous, alors, car c'est la fin du monde ». Il dit plutôt : « Redressez-vous, relevez la tête, car votre délivrance est proche ». Jésus annonce la libération réalisée par le Fils de l'Homme, c'est-à-dire par l'humanité transformée par la présence en son sein du Fils de Dieu fait Homme - par cette humanité nouvelle faite de ceux qui vivent de Son message, selon les béatitudes, ceux qui sont pauvres, humbles de cœur, artisans de paix, assoiffés de justice et prêts à en payer les conséquences par les persécutions.

Jésus termine par une recommandation très importante: « Tenez-vous sur vos gardes ». C'est une recommandation qu'Il fait plusieurs fois vers la fin de sa vie. À quoi leur dit-il de prendre garde maintenant ? Contre toutes les formes de désordre dans la vie privée (égoïsmes, avidité, cupidité) qui engendrent les situations sociales catastrophiques. Contre tous les discours mensongers de faux prophètes aux discours de haine.

Son discours se termine, non par l'appel à la crainte et au tremblement, mais par la confiance que donne cette entrée du Fils de l'Homme dans l'histoire, à travers l'action de ses disciples pour défendre l’homme. Il les appelle à se tenir debout devant lui, dans l'attitude qui exprime la dignité qu'Il leur a redonnée en devenant l'un d'entre eux

En ce temps de l'Avent, tenons-nous debout devant Lui pour que sa présence nous pénètre et nous transforme, afin qu'à travers nous, Il continue et achève la libération de tous les esclavages, de toutes les souffrances, de toutes les violences et de toutes les oppressions.
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 26 Nov - 10:38

La foi, la grâce et la joie

Jeudi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 6,12-28.
Les hommes qui avaient comploté contre lui se précipitèrent et le surprirent en train de prier et de supplier en présence de son Dieu.
Ils allèrent trouver le roi et lui dirent : « N’as-tu pas fait mettre par écrit cette interdiction : Tout homme qui, dans les trente jours à venir, adressera une prière à un dieu ou à un homme autre que le roi, sera jeté dans la fosse aux lions ? » Le roi répondit : « Oui, c’est la décision que j’ai prise. Et, selon la loi des Mèdes et des Perses, elle est irrévocable. »
Ils dirent alors au roi : « Daniel, un des déportés de Juda, ne tient compte ni de toi, ni de ton interdiction, ô roi ; trois fois par jour, il fait sa prière. »
En apprenant cela, le roi fut très contrarié et se préoccupa de sauver Daniel. Jusqu’au coucher du soleil, il chercha comment le soustraire à la mort.
Les mêmes hommes revinrent à la charge auprès du roi : « N’oublie pas, ô roi, que, selon la loi des Mèdes et des Perses, toute interdiction, tout décret porté par le roi est irrévocable. »
Alors le roi ordonna d’emmener Daniel, et on le jeta dans la fosse aux lions. Il dit à Daniel : « Ton Dieu, que tu sers avec tant de constance, c’est lui qui te délivrera ! »
On apporta une plaque de pierre, on la plaça sur l’ouverture de la fosse ; le roi la scella avec le cachet de son anneau et celui des grands du royaume, pour que la condamnation de Daniel fût irrévocable.
Puis le roi rentra dans son palais ; il passa la nuit sans manger ni boire, il ne fit venir aucune concubine, il ne put trouver le sommeil.
Il se leva dès l’aube, au petit jour, et se rendit en hâte à la fosse aux lions.
Arrivé près de la fosse, il appela Daniel d’une voix angoissée : « Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers avec tant de constance, a-t-il pu te faire échapper aux lions ? » Daniel répondit : « Ô roi, puisses-tu vivre à jamais !
Mon Dieu a envoyé son ange, qui a fermé la gueule des lions. Ils ne m’ont fait aucun mal, car j’avais été reconnu innocent devant lui ; et devant toi, ô roi, je n’avais rien fait de criminel. »
Le roi ressentit une grande joie et ordonna de tirer Daniel de la fosse. On l’en retira donc, et il n’avait aucune blessure, car il avait eu foi en son Dieu.
Le roi ordonna d’amener les accusateurs de Daniel et de les jeter dans la fosse aux lions, avec leurs enfants et leurs femmes ; or, avant même qu’ils soient au fond de la fosse, les lions les avaient happés et leur avaient broyé les os.
Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, nations et gens de toutes langues, qui habitent sur toute la terre : « Que votre paix soit grande !
Voici l’ordre que je donne : Dans toute l’étendue de mon empire, on doit trembler de crainte devant le Dieu de Daniel, car il est le Dieu vivant, il demeure éternellement ; son règne ne sera pas détruit, sa souveraineté n’aura pas de fin.
Il délivre et il sauve, il accomplit des signes et des prodiges, au ciel et sur la terre, lui qui a sauvé Daniel de la griffe des lions. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,20-28.
Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche.
Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui serontà la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville,
car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture.
Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple.
Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »




Textes de l'Evangile au quotidien

Daniel, jeté dans la fosse aux lions en est ressorti intact, de la même façon que Jonas, noyé mais récupéré dans le ventre du grand poisson, a été rejeté sans dommage sur une plage. Et lorsque Jésus annonce la catastrophe de la destruction de Jérusalem, il ne conclut pas avec des lamentations, mais il déclare : "Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Motivé par les évènements des derniers jours - que nous connaissons tous, notre prêtre a saisi l'occasion de ces textes afin de nous rassurer. Demeurons dans la foi, le regard tourné ver le Seigneur, en gardant pour autrui un sourire d'homme confiant. Plutôt que de revenir sans cesse sur les malheurs qui frappent ici et là, il est essentiel pour nous de manifester notre confiance de croyants. Notre Pape a-t-il annulé ses déplacements ? Non, il les poursuit, il n'a pas réuni un conseil de crise, il n'a pas fait dresser de barricades autour du Vatican.

Car notre vie de croyants est toute autre que celle de ceux qui n'ont pas reçu le baptême. Nous ne nous en rendons pas compte ? Eh bien, c'est une grâce encore. Le don de Dieu nous accompagne et nous fait témoigner de la joie qui demeure. Et qui demeure dans même que nous puissions nous en rendre compte.

Pour ma part, en ressortant de la chapelle, j'ai vu que la pluie avait cessé, que le bleu l'avait emporté sur la grisaille, j'ai souri et accéléré le pas - je me doute que certains passants doivent me prendre pour un "débile léger" - et grand bien leur fasse !

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 27 Nov - 10:06

La douce lumière de l'Avent

Vendredi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 7,2-14.
Daniel prit la parole et dit : « Au cours de la nuit, dans ma vision, je regardais. Les quatre vents du ciel soulevaient la grande mer.
Quatre bêtes énormes sortirent de la mer, chacune différente des autres.
La première ressemblait à un lion, et elle avait des ailes d’aigle. Tandis que je la regardais, ses ailes lui furent arrachées, et elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds, comme un homme, et un cœur d’homme lui fut donné.
La deuxième bête ressemblait à un ours ; elle était à moitié debout, et elle avait trois côtes d’animal dans la gueule, entre les dents. On lui dit : “Lève-toi, dévore beaucoup de viande !”
Je continuais à regarder : je vis une autre bête, qui ressemblait à une panthère ; et elle avait quatre ailes d’oiseau sur le dos ; elle avait aussi quatre têtes. La domination lui fut donnée.
Puis, au cours de la nuit, je regardais encore ; je vis une quatrième bête, terrible, effrayante, extraordinairement puissante ; elle avait des dents de fer énormes ; elle dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait. Elle était différente des trois autres bêtes, et elle avait dix cornes.
Comme je considérais ces cornes, il en poussa une autre, plus petite, au milieu ; trois des premières cornes furent arrachées devant celle-ci. Et cette corne avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui tenait des propos délirants.
Je continuai à regarder : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent.
Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.
Je regardais, j’entendais les propos délirants que vomissait la corne. Je regardais, et la bête fut tuée, son cadavre fut jeté au feu.
Quant aux autres bêtes, la domination leur fut retirée, mais une prolongation de vie leur fut donnée, pour une période et un temps déterminés.
Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui.
Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,29-33.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.


Textes de l'Evangile au quotidien

Par quelles autres figures animales, monstrueuses et terrifiantes pourrions-nous comparer les pouvoirs qui se sont mis en place au cours du vingtième siècle ? Nous avons eu l'ours soviétique qui est venu a bout des meutes de loups noirs nazies, avec leur svastika inversée, nous avons l'aigle américain qui tient la foudre dans ses serres, etc. Chaque époque a ses monstres et, à présent, nous avons cette espèce de furie de "Daesh", laquelle est comparée à l'antique Isis, à une hydre à mille têtes, bref, une nouvelle image de cauchemar.

Ce qu' a vu Daniel dans ses visions rappelle immanquablement celles de saint Jean dans la caverne de Patmos. Mais les dragons et les monstres, les créatures immondes et les divinités terrifiantes disparaitront et seront effacées par la simple et douce lumière de l'amour de Dieu.

Dès qu'ils bourgeonnent, les arbres annoncent le printemps, le général hiver se met à fondre et tout refleurit. Très bientôt, nous serons dans l'Avent et c'est une douce lumière qui baignera les âmes de celles et ceux qui mettent leur confiance en Jésus-Chris, verbe de Dieu.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 28 Nov - 9:43

L'Avent : rester éveillés et prier en tout temps


Samedi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 7,15-27.
Moi, Daniel, j’avais l’esprit angoissé, car les visions que j’avais me bouleversaient.
Je m’approchai de l’un de ceux qui entouraient le Trône, et je l’interrogeai sur la vérité de tout cela. Il me répondit et me révéla l’interprétation :
”Ces bêtes énormes, au nombre de quatre, ce sont quatre rois qui surgiront de la terre.
Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l’éternité.”
Puis je l’interrogeai sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, cette bête terriblement puissante, avec ses dents de fer et ses griffes de bronze, qui dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait.
Je l’interrogeai sur les dix cornes de sa tête, et sur cette corne qui lui avait poussé en faisant tomber les trois autres devant elle – cette corne qui avait des yeux, et une bouche qui tenait des propos délirants – cette corne qui était plus imposante que les autres.
Je l’avais vue faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux,
jusqu’à la venue du Vieillard qui avait prononcé le jugement en faveur des saints du Très-Haut, et le temps était arrivé où les saints avaient pris possession de la royauté.
À ces questions, il me fut répondu : “La quatrième bête, c’est un quatrième royaume sur la terre, qui sera différent de tous les royaumes. Il dévorera toute la terre, la piétinera et l’écrasera.
Les dix cornes, ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume-là. Un autre roi surgira ensuite ; il sera différent des précédents, et il renversera trois rois.
Il prononcera des paroles hostiles au Très-Haut, il persécutera les saints du Très-Haut, et il entreprendra de changer la date des fêtes et la Loi. Les saints seront livrés à son pouvoir pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.
Puis le tribunal siégera, et la domination sera enlevée à ce royaume, qui sera détruit et totalement anéanti.
La royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre, sont données au peuple des saints du Très-Haut. Sa royauté est une royauté éternelle, et tous les empires le serviront et lui obéiront.” »



Livre de Daniel 3,82.83.84.85.86.87.
Et vous, les enfants des hommes, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,34-36.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »


Textes de l’Évangile au quotidien

Beaucoup de lecteurs, chacun à son époque, se sont attachés à tenter de décrypter les visions de Daniel, mais aussi celles de saint Jean dans l'Apocalypse. Et ces lectures, associées à d'autres dans certaines revues dont je tairai les noms, les ont fait sombrer dans une perpétuelle crainte de l'avenir. Je suis passé par là, raison pour laquelle j'évite certaines sections des sites que je visite: vivre dans l'angoisse du lendemain, alors que nous sommes supposés vivre dans une grande foi de confiance et d'abandon - ce n'est pas seulement contraire, mais cela freine l'exercice des trois vertus théologales.

Le temps que nous vivons, celui du terrorisme aveugle, est donc comme le temps qu'ont vécu nos parents et grands-parents durant les deux dernières guerres mondiales. Ce qui doit compter pour nous, ce sont bien les recommandations de Jésus : rester éveillé et prier en tout temps.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 30 Nov - 10:45

Le Verbe touche directectement les cœurs

Fête de saint André, apôtre

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,9-18.
Frère, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
En effet, l’Écriture dit : ‘Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte’.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
En effet, ‘quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé’.
Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : ‘Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!’
Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : ‘Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?’
Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ.
Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : ‘Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde’
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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,18-22.
En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.


Textes de l'Evangile au quotidien

Les deux frères ont suivi Jésus dès le premier appel, entraînés par leurs cœurs comme des gamins le dernier jour d'école... Ils ne savent rien de ce qu'ils vont vivre, mais cela n'importe pas, car la joie qu'ils ont éprouvée lorsque Jésus a prononcé leurs nom fut beaucoup plus forte que tous les raisonnements contraires.

Cela m'a tout de suite rappelé l'incident d'hier. Il faut bien que je le rappelle tant j'ai été surpris. Hier a midi, au beau milieu du repas à la maison de repos où réside ma mère, je me suis rendu compte que je n'avais plus, sur moi, mon porte-cartes. La plupart du temps, j'y garde deux cartes de banque, ma carte d'identité, celle de la mutualité, et diverses autres... en plus, j'ai toujours un ou deux billets de banque pliés en quatre.

Bref, quasi instantanément, laissant ma sœur à table, j'ai quitté le restaurant et j'ai couru jusque chez moi. Je n'ai rien vu dans le couloir, rien sur la table du salon, rien sur celle de la cuisine, rien sur les armoires .... je n'ai rien vu sur les tables, ni sur les meubles du rez-de-chaussée et lorsque je me suis rendu compte qu'il faudrait commencer par inspecter partout, pièce par pièce... (six au rez-de-chaussée, trois à l'étage...), je me suis dit: "Je vais d'abord prier". Je m'agenouille aussitôt, je ferme les yeux et Je commence un Notre Père. Ensuite, je relève un peu la tête, j'ouvre les yeux et à moins de trente centimètres de ma main droite, je retrouve l'objet perdu.

Notre prêtre a évidemment parlé d'autre chose, mais je ne saurais m'en rappeler. En ce monde, on nous conseille de garder les yeux bien ouverts, mais pour le Seigneur c'est la confiance du cœur qu'il faut garder...

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 1 Déc - 10:45

Convertissons-nous car le Royaume est proche !

Mardi de la 1e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 11,1-10.

Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.
La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.
Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.
Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,21-24.
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à quil e Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »


Textes de l’Évangile au quotidien

Que le loup puisse habiter avec l'agneau et qu'un nourrisson puisse s'amuser sur le nid d'un cobra, je peux le croire d'autant plus facilement que j'ai eu un chat et un canari durant mon enfance. L'oiseau sortait de sa cage dont la petite porte grillagée était ouverte et le chat - horreur, un chat noir ! - se mettait à ronronner lorsque l'oiseau se posait sur son fauteuil en osier. Le chat n'acceptait pour seul repas que celui dont il avait senti la saveur, il ne fallait pas manquer de lui filer un peu de la viande et des légumes que nous avions mangé. Le canari avait pour habitude de voler en suivant le chemin des escaliers du rez-de-chaussée jusqu'au troisième étage; le chat suivait comme il pouvait puis s'étendait sur le couvre-lit pour dormir (les chats dorment beaucoup), tandis que le canari, juché sur une armoire repliait sa tête sous son aile pour la sieste. Admirable compagnons. Le chat, lorsqu'il voyait l'un des humains pleurer, se glissait sur ses genoux en ronronnant.

Bien évidemment, pour nous les humains doués d'intelligence, il est difficile de considérer que l'Esprit saint soit d'une valeur plus haute que l'intelligence ! Or, c'est exactement le cas. L'Esprit saint pénètre tout l'être, c'est lui qui l'anime, et le conduit et le pire des misérables ne cesse d'être assailli dans son cœur. Le Seigneur le dit lui-même, en saint Luc 11 (13) : "Si donc, vous, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent".

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 2 Déc - 10:15

Abondance de bienfaits sur la montagne sainte

Mercredi de la 1e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 25,6-10a.
Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé.
Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »
Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne. Mais Moab sera piétiné sur place, comme la paille est piétinée dans le fumier.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,29-37.
Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.


Textes de l’Évangile au quotidien

Le point commun entre les deux textes, c'est bien sûr la montagne - mais aussi le rassasiement de toutes les faims de l'homme, la guérison de ses blessures intimes, la miséricorde sans réserve.

Notre prêtre s'est attardé sur un point : pourquoi la montagne plutôt que la vallée ?  C'est que la montagne nécessite une mise en route, une marche, l'oubli progressif dans l'effort des "réalités d'en-bas.  La bonne herbe pour les brebis pousse sur les alpages. C'est là aussi qu'elles goûtent une eau pure et fraîche. Et c'est encore sur les lacs de montagne que l'eau reflète le mieux le ciel. Que dire encore du silence qui y règne, de la qualité l'air que l'on respire et la tranquillité que l'on éprouve ?

Il n'est guère étonnant que Jésus ait choisi la montagne pour donner aux hommes l'enseignement des Béatitudes.  

En parlant ainsi, notre prêtre nous a invités, durant cet Avent, à nous souvenir et à reproduire en nous les conditions qui nous ont conduits à l'Eucharistie quotidienne. L’Église ne nous y contraint pas, mais c'est une grâce pour toutes celles et tous ceux qui en ont la possibilité. Et il a émis ce souhait :  que nos proches, quels qu'ils soient, ressentent la paix et la joie que nous apporte chaque Eucharistie.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 3 Déc - 9:35

S'élever le rempart de la Miséricorde


Jeudi de la 1e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 26,1-6.

Prenez appui sur le Seigneur, à jamais, sur lui, le Seigneur, le Roc éternel.
Il a rabaissé ceux qui siégeaient dans les hauteurs, il a humilié la cité inaccessible, l’a humiliée jusqu’à terre, et lui a fait mordre la poussière.
Elle sera foulée aux pieds, sous le pied des pauvres, les pas des faibles.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »



Textes de l’Évangile au quotidien

Comme les textes de ce jours se répondent bien, l'un à l'autre ! Mais c'est, évidemment, le signe que le Christ est véritablement le Verbe. Le Verbe de Dieu qui a parlé par la bouche d'Isaïe et qui confirme par la parole de Jésus. Mais il dépend de nous, de manière urgente, d'ouvrir notre cœur à la sagesse qui descend du ciel...

Il n'est pas possible de dire : je crois en Dieu si l'on ne s'applique pas, avec cœur, à mettre en pratique l'enseignement que, de tout temps, l'homme a reçu de son créateur. Notre prêtre nous a parlé des fortifications de cette ville: il en reste de nombreux édifices: des tours, des souterrains, des greniers enfouis, des trésors derrière des pierres, etc. Toute la ville est un gruyère, en sorte que les entrepreneurs, avant de construire, sondent profondément les terrains.

La garantie pour nos vies ne tient pas à ces mesures de sécurité, mais dans un engagement résolu à nous nourrir et à vivre de la Parole envoyée par Dieu. Comme ils sont forts, celles et ceux qui communient régulièrement et qui - l'un est indissociable de l'autre, s'intéressent aux besoins des plus pauvres ! Car notre forteresse, au jour du jugement, sera "le rempart de nos bonnes œuvres". Aux injustes, la justice sera lourde; mais aux miséricordieux, abondance de miséricorde !

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 3 Déc - 12:55

Deuxième dimanche de l'Avent C

C’est à un moment où tout allait mal en Palestine qu’un prophète a osé crier ce message d’espérance : « Quitte ta robe de tristesse ! » Nous sommes toujours, nous aussi, dans un monde difficile. Chaque jour les ondes sonores et télévisées enveloppent notre planète d’un immense manteau de grisaille : accidents, morts, violences, attentats, crises. Et chacun de nous possède aussi ses habits personnels de soucis, d’échecs, de soucis. C’est justement dans un tel contexte que le chrétien doit réagir par l’espérance « d’un monde quittant sa robe de tristesse pour revêtir la parure de la gloire de Dieu » (première lecture).

Comment cela se fera-t-il ? L’évangile de ce jour nous le dit, par « une voix ». Celle d’un homme seul, chargé de dire que la promesse va se réaliser ; que la route de Dieu va croiser la route des hommes, définitivement. Un homme seul, Jean Baptiste, n’aura que sa voix pour proclamer la plus grande nouvelle de tous les temps. Quelle étonnante disproportion entre la fragilité du messager et la grandeur du message !

Mais il en sera ainsi tout au long de l’histoire. Ce qui reste caché aux sages et aux savants, est révélé aux tout-petits… Disproportion du Christ, petit enfant de Bethléem, crucifié de Pâques, qui traduit dans son humilité et sa faiblesse la toute-puissance du Dieu trois fois saint. Paradoxe d’une Eglise aux commencements insignifiants, regroupant à grand peine des communautés de pauvres gens, vite décimées par les persécutions ou divisées par les hérésies, et qui est le sel de la terre, la lumière du monde, chargée d’enseigner toutes les nations.

Etrangeté d’une Eglise d’aujourd’hui, apparemment divisée, traînant ses lourdes fautes au long de son passé, souvent refusée, persécutée, et dont nous proclamons chaque dimanche qu’elle est une, sainte, apostolique et universelle…

Mais tout aussi insolite est nos vies dont nous sentons parfois douloureusement les misères, les limites et les insuffisances, et qui est pourtant pour nous le seul chemin possible de sainteté et de bonheur.

Oui, depuis Jean Baptiste, tout commence en tout petit mais va pourtant très loin et très profond. Parce qu’un jour de l’an quinze de Tibère, un homme a parlé, le monde a changé de sens. Et malgré les apparences contraires, l’initiative de l’histoire appartient à Dieu à travers un marginal comme le Baptiste, et non pas aux « princes » qui nous gouvernent : Ponce Pilate, Philippe, Lysanias, Anne, Caïphe et les autres…

Oui, Dieu est au travail, comme nous l’a redit saint Paul dans la seconde lecture : « Puisque Dieu a si bien commencé chez vous son travail, je suis persuadé qu’il le continuera jusqu’à son achèvement, au jour où viendra le Christ Jésus ». En acceptant,chez moi et chez les autres, le lent cheminement de la grâce, en portant, laborieusement peut-être et toujourssimplement,son témoignage, en étant une petite voix qui crie dans un immense désert, je prépare le chemin du Seigneur. Et je découvre alors les germes cachés du monde nouveau.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 4 Déc - 10:30

Aveugles et aveuglements

Vendredi de la 1e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 29,17-24.
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Ne le savez-vous pas ? Encore un peu, très peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera pareil à une forêt.
Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront.
Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs, et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire, ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage, qui faussent les débats du tribunal et sans raison font débouter l’innocent.
C’est pourquoi le Seigneur, lui qui a libéré Abraham, parle ainsi à la maison de Jacob : « Désormais Jacob n’aura plus de honte, son visage ne pâlira plus ;
car, quand il verra chez lui ses enfants, l’œuvre de mes mains, il sanctifiera mon nom, il sanctifiera le Dieu Saint de Jacob, il tremblera devant le Dieu d’Israël.
Les esprits égarés découvriront l’intelligence, et les récalcitrants accepteront qu’on les instruise.
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,27-31.
En ce temps-là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région
.


Textes de l’Évangile au quotidien

En déclarant aux deux aveugles : "Que tout se passe pour vous selon votre foi", ce n'est évidemment pas à eux seuls que Jésus s'adresse, mais à nous tous également. Car nous sommes bien des aveugles, nous qui regardons le monde derrière l'écran de télévision et qui nous sentons bien à l'abri. Mais c'est en réalité que nous souffrons d'une autre cécité, celle du cœur et de l'âme.

L'état du monde d'aujourd'hui, nous en sommes individuellement et collectivement responsables. Et nous qui avons des yeux pour voir, nous choisissons ce que nous voulons bien voir - et nous écartons jusqu'aux évidences qui nous déplaisent. Et c'est ainsi que nous sommes bien plus aveugles que celles et ceux qui se meuvent dans un l'obscurité la plus totale.

La première lecture le dit bien : ce sont les plus humbles et les malheureux qui se réjouiront. Mais si nous ne nous convertissons pas, si nous ne changeons pas de regard sur notre prochain, notre état sera pire - et cela du simple fait d'avoir reçu la Parole, non pour la mettre en pratique mais pour nous estimer meilleurs. "Nous mériterons d'autant plus de coups de bâtons", a conclu notre prêtre qui a, je pense, fait allusion à l’Évangile selon saint Luc : "À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage."

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 5 Déc - 9:55

Le Seigneur est bien avec vous !

Samedi de la 1e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 30,19-21.23-26.
Ainsi parle le Seigneur, le Dieu saint d'Israël :
Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra.
Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l’eau dans l’épreuve. Celui qui t’instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront.
Tes oreilles entendront derrière toi une parole : « Voici le chemin, prends-le ! », et cela, que tu ailles à droite ou à gauche.
Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre, et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant. Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages.
Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé, étalé avec la pelle et la fourche.
Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée couleront des ruisseaux, au jour du grand massacre, quand tomberont les tours de défense.
La lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus, – autant que sept jours de lumière – le jour où le Seigneur pansera les plaies de son peuple et guérira ses meurtrissures.




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.5a.6-8.
En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »



Textes de l’Évangile au quotidien

Oui, le royaume des Cieux est tout proche. Véritablement, cette semaine de l'Avent fut pour moi remplie d'occasions de joie profonde ... tandis même que je me suis retrouvé très esseulé. Mais c'est justement à nos manques divers, aux besoins durement ressentis ressentis - notamment de sécurité et de confiance en l'avenir, que répond le message de la bonne nouvelle du Royaume !

Le Seigneur vient. Il ne vient pas comme celui qui résoudra les problèmes que nous connaissons, Il ne sème pas de l'or ou des billets de loterie gagnants sur notre route, mais il nous comble du bonheur de vivre et d'aimer, ici et maintenant et dans l'instant-qui passe. Car l'instant qui passe ,- c'est-à-dire la plus petite partie du temps qui s'écoule, est véritablement le lieu où réside notre Maître bien aimé.

Quiconque a dénoué cette énigme et découvert la solution de ce mystère - pour moi ce fut le jour où je fus délivré de ma tabagie - sait par expérience que Jésus est bien là, tout proche. Car Il a ouvert la petite fenêtre de l'éternité qui donne sur l'instant présent. C'est bien cela qui donne confère à certains moines, à des religieuses dans leur couvent, ainsi qu'à des prêtres engagés dans des milieux difficiles... un sourire qui ne lasse pas de surprendre.

Il faut essayer, aujourd'hui même de réfléchir un peu à cette présence de Dieu à nos âmes, dans l'infiniment petit du moment qui passe... C'est là que tout se joue: le monde entier se convertirait d'un moment à l'autre si seulement nous cessions d'être des distraits de l'Amour...

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 7 Déc - 10:24

Jésus, salut pour tous ceux qui le désirent

Lundi de la 2e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 35,1-10.
Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,17-26.
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?»
Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ?
Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. »
À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui !
»


Textes de l’Évangile au quotidien

Parmi toutes les personnes présentes dans la maison de Pierre, ce jour-là, nous pourrions toutes et tous prendre place selon la disposition particulière de notre âme. Sont présents aussi bien des voisins que la nouvelle de la présence de Jésus attire, que des dignitaires de Jérusalem dont la présence signifie que Jésus est déjà sous la surveillance des autorités religieuses. Notre prêtre nous a donc suggéré d'imaginer cette scène en nous y insérant selon notre disposition individuelle - puisque la scène décrite permet à tous d'y entrer, non - de la même manière que nous sommes venus à l'Eucharistie ce matin.

La question posée à tous, c'est celle de la qualité de notre foi. Notre foi est-elle de pure curiosité ? Ou bien sommes-nous venus avec l'intention de prier pour un malade ? Ou encore : pour y obtenir des grâces de force en une époque de plus en plus troublée ?

A toutes et à tous, Jésus répond par la foi et nous appelle à faire preuve de foi. Les hommes qui ont percé le toit de la maison de Pierre ont manifesté une grande foi en n'hésitant ni devant les difficultés, ni devant l'entrée par effraction. Et comme pour nous inviter encore à un acte de foi, Jésus commence par remettre les péchés de l'homme sur la civière : "Qu'est-ce qui est préférable pour un homme: la guérison de son corps mortelle ou le salut de son âme immortelle ?"

En définitive, quel que soit le chemin, ce sont toujours le pardon, la rémission des péchés et le salut de l'âme qui auront la priorité.

Il m'a bien semblé, en repartant, que cette homélie nous invitait à ne pas négliger le sacrement de confession (ou de réconciliation) auquel nous sommes invités à l'occasion de chaque grande fête de l’Église.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 8 Déc - 10:16

Solennité de l'Immaculé Conception de la Vierge Marie

Livre de la Genèse 3,9-15.20.
Quand Adam eut mangé du fruit de l'arbre, le Seigneur Dieu l'appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » L'homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,3-6.11-12.
En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu
que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.


Texte de l'Evangile au quotidien

Par le "Fiat" de Marie, son acquiescement parfait au dessein du Salut, la malédiction qui pesait sur l'humanité s'est muée en bénédiction. Il a suffi d'un acquiescement de tout l'être de Marie, lequel rend possible le nôtre. Eva, la mère des vivants est devenue Ave, et la porte du salut fut de nouveau ouverte. C'est un mystère d'une telle profondeur, nous a dit le prêtre, que beaucoup de saintes et de saints ont passé leur vie à l'explorer. Or, explorer ne veut pas dire résoudre mais s'enfouir soi-même dans le mystère et s'en laisser pénétrer.

La preuve en est que le temps des hommes, de celles et ceux qui ont saisi dans leurs âmes ce don de Dieu, n'est plus véritablement le temps de leur vie. Mais c'est un temps de grâce, d'abandon de soi en l'Amour, un temps de soulagement des fardeaux et des peines.
Tout cela se vit en espérance et les sceptiques n'y comprennent rien car comprendre, c'est prendre avec soi, c'est entrer dans l'acquiescement total à la volonté de Dieu.

Eve fut la mère de tous les vivants mais c'est par Marie que les vivants deviennent enfants de Dieu. Heureux celles et ceux qui saisiront ce temps de la Miséricorde !

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/12/07/jubil%C3%A9_de_la_mis%C3%A9ricorde_ouverture_de_la_porte_sainte_mardi/1192458

(Hommage particulier à "Marie du 65")
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