La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Meditations et Homelies

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 5 Jan - 17:12

Dieu toujours à l'oeuvre en ceux qui aiment

Mardi du temps de Noël après l'Épiphanie

Première lettre de saint Jean 4,7-10.
Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,34-44.
En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.
Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.
Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.


Textes de l'Evangile au quotidien


Ce signe est commun au quatre Évangiles et s'inscrit en résonance avec la multiplication qu'opère le prophète Élisée dans le second livre des Rois (au chapitre 4, versets 42-44). On trouve la relation des événements chez les quatre évangélistes : en saint Matthieu, au chapitre 14, versets 14 à 21, puis à nouveau 15, 32-38 ; saint Marc, au chapitre 6, versets 34-44 et encore au chapitre 8, versets 1 à 9; en saint Luc au chapitre 9, 12-17 et enfin en saint Jean chapitre 6, versets 5 à 14.

Cette grande unanimité proclame véritablement d'une part la qualité divine de la personne de Jésus et, d'autre part, la miséricorde divine toujours à l’œuvre en Jésus-Christ. Si nous traversons une nouvelle époque de drames et de violences, de souffrance et de précarité, nous a dit le prêtre, cela n'empêche aucunement que continue de s'accomplir l’œuvre du Père en son Fils.

Celles et ceux qui aiment, comme le dit saint Jean dans son épitre, sont nés de Dieu et connaissent Dieu, puisque Dieu est amour. Nous sommes donc réellement invités, en cette année de jubilé, de rechercher et retrouver l'Amour qui continue sans fin d'animer nos vies.

Eh bien, je peux témoigner, que ce matin, en sortant de la chapelle, j'ai pu signaler à un homme que je ne connais pas, que le sac contenant ses outils de travail n'était pas en sécurité sur le trottoir, hors de sa vue... C'est un incident tout simple, et cependant, je suis certain qu'au moment où j'ai parlé, j'ai laissé le Seigneur agir en moi. On n'a pas le temps de raisonner ces choses-là !!! Dans un incident aussi minime ? Oui, bien sûr ! Car sans l'amour de Dieu, toujours à l’œuvre en nous, qui songerait à prendre soin du bien d'autrui ?

Quiconque aime est vraiment né de Dieu et connaît Dieu.

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 6 Jan - 9:51

Vers une foi de confiance absolue

Mercredi du temps de Noël après l'Épiphanie

Première lettre de saint Jean 4,11-18.
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
Voici comment l’amour atteint, chez nous, sa perfection : avoir de l’assurance au jour du jugement ; comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d’assurance en ce monde.
Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,45-52.
Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.
Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris.
Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.


Cy Aelf, Paris


Les deux textes de ce jour se rencontrent sur ce point précis : saint Jean nous indique que le chemin à suivre est tout entier contenu dans une foi de confiance absolue dans le Christ. Il écrit en effet :

- "Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour"

... mais il est tout à fait clair que cette confiance absolue en Jésus, présent à nous, présent en tout temps, n'est pas n'est pas simple à développer en soi. Et c'est ce que nous montre la lecture de l’Évangile parfaitement claire :

- "ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci".

Voici qui est très clair: bannir toute crainte en nous n'est pas un exercice simple, qui nous rendrait euphorique, quasiment transis de bonheur, d'autant au milieu d'une catastrophe en cours. Et cependant, il existe un cas - non des moindres - puisqu'il s'agit de l'Abbé Pierre. Il ne l'a jamais caché : "Depuis mon enfance, je n'aspire qu'à la mort", a-t-il écrit, ajoutant : "A chacun des trois décès qui m'ont été le plus intime, je n'ai ressenti qu'un sentiment de joie." Cependant, ce souhait, ce désir ne fut satisfait qu'après 90 ans !

En tout cela, la question de la qualité de notre foi nous est posée. Puisse notre foi devenir confiance absolue !

http://www.dhnet.be/actu/monde/l-abbe-pierre-a-toujours-appele-la-mort-51b7c193e4b0de6db98c124e


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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 7 Jan - 11:01

Dieu prolonge le temps de sa miséricorde

Jeudi du temps de Noël après l'Épiphanie

Première lettre de saint Jean 4,19-21.5,1-4.
Bien-aimés, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier.
Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.
Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.
Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.
Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,14-22a.
En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
« L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. »
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.


Cy Aelf, Paris


Le choix de la Liturgie a été de privilégier aujourd'hui les "paroles de grâce" qui sortaient de la bouche de Jésus. C'est la grâce qui est mise en évidence. En s'appropriant la prophétie d'Isaïe, Jésus annonce que le temps de la justice divine est reporté et que s'ouvre une année de grâce, une année favorable accordée par Dieu.

C'est de genre de faveur qui permettra à l'aveugle, sur le bord du chemin, de voir Jésus et de se mettre à le suivre. C'est la même faveur par laquelle la femme adultère échappera au châtiment de la lapidation PUISQUE le seul qui n'a jamais péché (Jésus lui-même) renonce au châtiment. C'est encore la même faveur qui s'étendra jusqu'à faire sortir Zachée du tombeau.

Jésus annonce donc que Dieu a choisi de renoncer "temporairement" (et ce temps dure encore) à la justice. Aucun doute que la justice passera, mais quiconque se repent sincèrement, se convertit et suit le Seigneur... échappera à la juste sanction de ses fautes.

Toutes celles et tous ceux qui ont vécu une expérience de conversion - et il y en a beaucoup sur les sites catholiques pourraient aujourd'hui témoigner encore : "J'étais une autre personne et je continue, dans la foi, de m'éloigner de la personne que je fus".

Notre prêtre, quant à lui - et c'est bien son rôle, il nous a encouragés, durant cette année de jubilé de la Miséricorde, d'entreprendre une "rénovation" de notre baptême, pas uniquement au travers des sacrements, mais très concrètement : en pardonnant de tout notre cœur à quiconque nous a offensé. C'est difficile ? Oui, c'est difficile : mais le dernier mot de Jésus sur la croix fut de dire : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font". Serons-nous capable de dire de même en faveur de ceux qui nous ont profondément blessés, trahis, meurtris ? Cela suppose de grandir encore dans la foi...

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 8 Jan - 10:19

Le témoignage de l'eau, du sang et de l'Esprit

Vendredi du temps de Noël après l'Épiphanie

Première lettre de saint Jean 5,5-13.
Bien-aimés, qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.
Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.
Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,12-16.
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. »
De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.




Cy Aelf, Paris

Tous les miracles accomplis par Jésus sont des signes donnés au peuple de la présence véritable de Dieu en Jésus-Christ. La guérison du lépreux est en soi un grand signe, d'autant qu'à cette époque comme dans d'autres, les lépreux étaient regardés comme supportant dans leur chair.... quelques crimes abominables que leur état dévoilait à tous. C'est pourquoi Jésus l'envoie en premier lieu se montrer aux prêtres. Si, pour ces derniers, ce témoignage est grand, c'est qu'il confirme que Jésus a le pouvoir aussi bien d'enlever le mal qui subsiste dans le cœur de l'homme, tout aussi bien que celui qui afflige son corps.

Tout à la fin de la vie de Jésus - et même après sa mort, quand le garde Longinus voulut vérifier par un coup de lance que Jésus avait vraiment expiré, de l'eau jaillit de la poitrine de Jésus et le guérit instantanément de ses problèmes de vision. Or, saint Jean dont nous avons lu l'épître ce matin, était bien présent auprès de Marie au pied de la croix. Mais saint Jean précise encore : ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.

Le prêtre nous a encouragés d'une part à l’attitude de confiance en Jésus-Christ, mais également au témoignage - pas seulement par la parole, mais aussi et surtout par le geste. Tous n'ont pas étudié les textes, mais chacun et chacune d'entre nous peut témoigner de l'Esprit saint par un cœur ouvert à l'Amour trinitaire.

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 9 Jan - 17:45

Laissons Dieu agir en nous !

Samedi du temps de Noël après l'Épiphanie

Première lettre de saint Jean 5,14-21.

Bien-aimés, voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute.
Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.
Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.
Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.
Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre.
Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais.
Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.
Petits enfants, gardez-vous des idoles



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,22-30.
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.
Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser.
En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison.
Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.
Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! »
Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.
Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite.
Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.



Le péché qui conduit à la mort, c'est le péché contre l'Esprit, comme le dit saint Matthieu : "Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » Cette déclaration est dans l’Évangile selon saint Matthieu (Mat 12.31-32)

Les âmes destinées à l'enfer sont celles qui ont volontairement résisté à l'action de l'Esprit-Saint et qui jusqu'au dernier souffle, auront renié Dieu et blasphémé de toutes sortes de façon. C'est qu'en effet Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Celles et ceux qui blasphèment contre l'Esprit, c'est contre l'Amour qu'ils blasphèment.

Tout à l'autre bout, il y a l'homme empli de joie surnaturelle qui se laisse guider en toutes choses par la conscience qu'il a de l'oeuvre qu
que Dieu accomplit en lui. Ainsi, lorsque le Baptiste déclare : "

"Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue", c'est bien ce qui nous est demandé à tous : laissons l'Esprit agir en nous, quand bien même nous serions blessés, malades ou isolés - Dieu nous aime d'un amour qui nous fait bien grandir en érodant peu à peu nos résistances à son œuvre !

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 11 Jan - 10:20

La joie de repartir au jour nouveau


Le lundi de la 1re semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 1,1-8.
Son mari Elcana lui dit : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,14-20.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite
.


Pour Anne, son épouse stérile, Elcana se veut la consolation de dix fils. Je n'ai retenu que ces mots de consolation qui consoleront la femme méprisée.

Le lien direct avec l’Évangile du jour est lui-même plein de force et d'espérance dans sa simplicité: « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Tout comme aux premiers temps, sur les rives de Jourdain, nous sommes, les uns après les autres appelés par le Seigneur à laisser derrière nous tout ce qui est contraire au prodigieux dessein de son Amour.

Pour les premiers disciples, c'est un monde nouveau qui s'ouvre et qu'ils découvriront en marchant derrière Lui, jour après jour, avant qu'eux-mêmes prennent la suite afin d'annoncer eux aussi, la bonne nouvelle du Royaume parmi nous. Mais il ne tient qu'à nous d'entrer dans cette grande aventure, car elle se produit encore, elle se renouvelle chaque jour et je dirais, pour ma part : "Tiens, la Joie ressentie hier, voici que je la retrouve intacte ce matin; elle me pousse en avant, elle relève mon corps qui fatigue, elle brille de l'intérieur de mon front !"

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 12 Jan - 10:33

Prier comme nous avons été créés

Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 1,9-20.
En ces jours-là, Anne se leva, après qu’ils eurent mangé et bu. Le prêtre Éli était assis sur son siège, à l’entrée du sanctuaire du Seigneur.
Anne, pleine d’amertume, se mit à prier le Seigneur et pleura abondamment.
Elle fit un vœu en disant : « Seigneur de l’univers ! Si tu veux bien regarder l’humiliation de ta servante, te souvenir de moi, ne pas m’oublier, et me donner un fils, je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa tête. »
Tandis qu’elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli observait sa bouche. Anne parlait dans son cœur : seules ses lèvres remuaient, et l’on n’entendait pas sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre
et lui dit : « Combien de temps vas-tu rester ivre ? Cuve donc ton vin ! » Anne répondit : « Non, mon seigneur, je ne suis qu’une femme affligée, je n’ai bu ni vin ni boisson forte ; j’épanche mon âme devant le Seigneur. Ne prends pas ta servante pour une vaurienne : c’est l’excès de mon chagrin et de mon dépit qui m’a fait prier aussi longtemps. » Éli lui répondit : « Va en paix, et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. »
Anne dit alors : « Que ta servante trouve grâce devant toi ! » Elle s’en alla, elle se mit à manger, et son visage n’était plus le même.
Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin. Après s’être prosternés devant le Seigneur, ils s’en retournèrent chez eux, à Rama. Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle.
Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,21-28.
Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.



Textes de l'Evangile au quotidien

Le prophète Eli n'est vraiment prophète que lorsque l'Esprit est sur lui ! Car son premier jugement sur Anne est vraiment négatif. Or, celle-ci est visiblement en train de prier - elle fait comme j'ai vu faire par beaucoup de personnes âgées: elles prient sans faire vibrer leurs cordes vocales. Dieu seul peut entendre les paroles qui sortent de leur cœur pour agiter discrètement leurs lèvres . Et cela fait sourire... ceux qui pensent pouvoir prier en écartant le corps de leur prière. Mais c'est une erreur : c'est avec tout son corps qu'on invoque le Seigneur.

Dans la synagogue de Capharnaüm, les membres présents sont tout étonnés des paroles de Jésus. Non qu'il ait un problème d'élocution, ou bien que ce qu'il dit soit étrange... Non ! Mais Jésus est le verbe de Dieu, Il est la parole par laquelle tout fut créé ! De sorte que les personnes présentes en sont étonnées, surprises, remuées à l'intérieur d'elles-mêmes. Car Il dit et cela est. Il dit : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » Et aussitôt, c'est fait !

La leçon que nous donne les lectures d'aujourd'hui, c'est bien de nous encourager à prier tout autant avec le corps, le cœur, et l'âme (pourquoi ces distinctions ?). Soyons naturels devant Dieu comme nous le sommes envers celles et ceux qui nous aiment, puisque l'amour vient de Dieu.

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 13 Jan - 14:57

Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Jean 2,18-25.
Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir ; or, il y a dès maintenant beaucoup d’anti-Christs ; nous savons ainsi que c’est la dernière heure.
Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres ; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. Mais pas un d’entre eux n’est des nôtres, et cela devait être manifesté.
Quant à vous, c’est de celui qui est saint que vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance.
Je ne vous ai pas écrit que vous ignorez la vérité, mais que vous la connaissez, et que de la vérité ne vient aucun mensonge.
Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,29-39.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.



Cy Aelf, Paris

Bien que le prêtre ait négligé la première lecture, la vocation de Samuel, qui a nécessité trois appels illustre bien, avec les autres textes, combien le rapport à Dieu nécessite chez l'homme une veille constante. "L'obstacle est toujours notre chair qui dort et et un esprit ensommeillé sous la chair". Et c'est la raison pour laquelle une multitude de saintes et de saints n'ont jamais cessé de traiter durement leur corps, en lui imposant aussi bien des jeûnes que des cilices (dont l’Église a fini par abolir l'emploi), sans pour autant empêcher les veilles prolongées, les auto-flagellations, les douches glacées, les jeûnes et toutes sortes de pratiques qui demeurent le secret des saintes et des saints. Cela choque, nous a dit le prêtre, mais nul ne peut empêcher les rigueurs que désirent les convertis: ils désirent vivre en Dieu dès ce monde et Dieu seul connaît leurs jeûnes.

Mais pour ces paroles difficiles à entendre, j'ai dit merci dans mon cœur. C'est qu'en l'absence de disciplines et de jeûnes, le Seigneur permet la maladie ! (Je quitte ici le compte rendu de l'homélie !)

Bien avant que je pratique l'Eucharistie quotidienne, j’avais prié pour que ma foi ne faiblisse jamais. Le résultat (soudain, quasi immédiat) - de ma prière fut une forme de dépression très puissante qui dura trois mois. Je fus alité la plupart du temps, car mes muscles ne semblaient m'avoir abandonné ! Mais finalement, je me suis levé et je me rendis le lendemain au couvent des Clarisses afin de manifester ma reconnaissance pour cette guérison tout aussi incompréhensible qu'avait été ma maladie... et en définitive, j'ai obtenu ce que j'avais demandé, puisque je n'ai plus cessé de communier quotidiennement.
La Parole qui correspond à ce que j'ai vécu est celle-ci : "Tout ce qui s'élève sera abaissé, tout ce qui s'abaisse sera élevé"

L’évangile nous montre Jésus à l’œuvre au quotidien. Mais où est-il écrit que Jésus s'est reposé au cours de cette journée ? Il est écrit qu'il s'est levé bien avant l'aube pour aller prier dans un endroit désert. L'évangéliste ne nous dit rien du temps de repos que Jésus a pris, mais on peut estimer qu'Il ait dormi moins de cinq heures cette nuit-là. Et n'oublions les quarante jours de jeûne au désert ! Ni cette parole faussement anodine adressée aux disciples : "Ma nourriture est d'accomplir la volonté de mon Père."

Notre prêtre a conclu sur ces mots : la rigueur n'est pas la mortification, elle est simplement la rigueur, et la rigueur est très utile, elle fait partie intégrante du lien à Dieu qui a donné le mot : "religion".


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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 15 Jan - 21:02

Deuxième dimanche dans l'année C

A Cana en Galilée, un jour de printemps, il y eut ce jour-là un banquet de mariage. Une jeune mariée, la « Préférée », a fait « la joie de son Dieu » (première lecture). Un vin surabondant a pétillé aux coupes des convives.

Poète et mystique, Jean n’a rien d’un journaliste qui couvre les mariages mondains. Chaque détail du récit de ce «commencement des signes de Jésus » est un symbole d’une extraordinaire richesse de sens. L’évangéliste ne cherche nullement à piquer notre curiosité. Il veut nous introduire dans le sens profond de notre destinée humaine.

Car le marié de cette noce, l’épousée de Cana, ne sont pas ce jeune couple villageois dont on ne parle presque pas. Comme l’avait annoncé une longue et belle tradition de la Bibl (les prophètes, le Cantique des Cantiques), Dieu est le véritable Epoux de l’humanité, sa vraie épouse. Jésus a commencé à révéler sa gloire. La gloire de sa Pâque. L’Epouse non nommée de cette noce, c’est nous. Nous que Dieu aime, en Jésus, pour le meilleur et pour le pire.

« Femme, que me veux-tu ? » Quand viendra l’Heure, il dira sur la croix à son disciple bien-aimé : « Voici ta Mère ». Et ce jour-là l’Alliance entre Dieu et les hommes aura atteint sa plénitude. Nous sommes les enfants de cette Femme, de cette Epouse que sont Israël et l’Eglise, le peuple élu et les nations, et que représente Marie à la fois « fille d’Israël » et « icône de l’Eglise ».

Elle nous dit encore : « Faites tout ce qu’il vous dira ». La phrase était déjà celle de pharaon renvoyant les Egyptiens à Joseph qui pouvait combler la détresse des affamés (Genèse 41, 55). Marie s’efface devant son fils et le désigne comme le personnage principal. Le vin manque, l’amour est gâché, la vie se perd… alors « quoi qu’il vous dise, faites-le ! »

Et qu’y a-t-il à faire ? Sinon apporter avec tout notre courage l’eau de nos projets humains, avec leurs faiblesses, leurs lassitudes, leurs désespoirs peut-être… et Jésus peut alors y infuser le vin de son amour divin. Et Jésus change la loi et la grisaille en explosion de joie et d’Esprit. A Cana, il a anticipé l’heure de sa Pâque et de sa résurrection, afin que les invités de sa Noce ne forment plus en lui qu’un seul Corps dans la diversité des dons de l’Esprit (deuxième lecture).

Oui en de dimanche de « l’Epiphanie de Cana », laissons-nous envahir par la tendresse du Dieu-Epoux. Si nous sommes mariés, notre couple est « signe », « sacrement », « manifestation » de l’Amour de Dieu. Si nous sommes célibataires, nous ne sommes pas sans amour, nous sommes « épousés » par le plus grand amour qui soit. Oui, grisons-nous du vin de Cana qui ne cesse jamais de couler à profusion !

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 18 Jan - 19:08

A vin nouveau, outres neuves !


Le lundi de la 2e semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 15,16-23.
En ces jours-là, Samuel dit à Saül : « Assez ! Je vais t’apprendre ce que le Seigneur m’a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. »
Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, puisque le Seigneur t’a donné l’onction comme roi sur Israël ?
Il t’a envoyé en campagne et t’a donné cet ordre : “Va, et voue à l’anathème ces impies d’Amalécites, fais-leur la guerre jusqu’à l’extermination.”
Pourquoi n’as-tu pas obéi à la voix du Seigneur ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin. Pourquoi as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? »
Saül répondit à Samuel : « Mais j’ai obéi à la voix du Seigneur ! Je suis allé là où il m’envoyait, j’ai ramené Agag, roi d’Amalec, et j’ai voué Amalec à l’anathème.
Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l’anathème, petit et gros bétail, pour l’offrir en sacrifice au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. »
Samuel répliqua : « Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? Oui, l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers.
La révolte est un péché comme la divination ; la rébellion est une faute comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t’a rejeté : tu ne seras plus roi ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,18-22.
En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.
Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit.
Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »



Cy Aelf, Paris


Ce sont nos cadres de pensée, ce que nous tenons pour principes acquis, immuables, que les textes de ce jour remettent en question.

Ainsi, le roi Saul a fait la guerre et il a gagné. Mais il ne s'est pas arrêté là : comme c'était l'habitude dans les nations qui se faisaient la guerre, il ne s'est pas arrêté là. Mais il s'est octroyé un butin sur le corps de ses ennemis - n'était-ce pas tout à fait courant chez les peuples en guerre? Alors pourquoi pas lui ?
En agissant ainsi, il a désobéi à Dieu qui avait livré l'ennemi entre ses mains.
De la même manière, très souvent, ceux qui ont reçu des pouvoirs finissent par les outrepasser - c'est tellement commun, ordinaire. Mais le prophète vient le trouver et lui dit de la part de Dieu qu'il ne sera plus roi pour très longtemps.
De manière continuelle dans la Bible, les juifs qui se réclament de l'Alliance, vont tenter d'en contourner les lois afin d'être "comme les autres peuples"...

Ce mode de raisonnement des juifs, Jésus y est confronté lui aussi. Puisque les autres jeûnent, pourquoi lui et ses disciples ne se conforment-ils pas à l'usage ?
Jésus rétorque en employant diverses images : l'époux est au festin des noces; un vêtement rapiécé de façon dérisoire, mais surtout, il emploie l'image du vin et des outres. Il faut considérer que nous sommes bien comme des outres destinées à recevoir le vin nouveau, mais le vin nouveau fera craquer les outres qui n'auront pas été remplacées par de nouvelles outres. Il s'agit bien de nos modes de raisonnement à l'égard divin. Pour que le Seigneur se plaise en nous, il faut absolument que nous nous débarrassions des plus solides de nos préjugés - et le fait est que nous n'en manquons pas !!!



. L'auteur de ce partage a été victime de menaces de mort par un "dealer". Cela s'est passé moins de deux ans après une agression qui avait occasionné six points de suture au front le 18 avril 2014.
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 18 Jan - 21:00

etienne lorant a écrit:
. L'auteur de ce partage a été victime de menaces de mort par un "dealer". Cela s'est passé moins de deux ans après une agression qui avait occasionné six points de suture au front le 18 avril 2014.

J'avais bien note ton silence, mais chacun est libre ici de pouvoir prendre une pause... je Priais cependant pour toi...
Toute notre sympathie

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 19 Jan - 20:03

Troisième dimanche dans l'année C

Esdras, - monsieur « Secours » -, ainsi pourrait-on traduire de l’hébreu son nom, écrivain, spécialiste de la Loi, prêtre, mériterait de devenir le saint patron de nos assemblées liturgiques. Au retour de l’exil des juifs à Babylone (vers 450 avant Jésus-Christ), il rassemble les anciens déportés en créant une liturgie de suppléance. Esdras sera de ceux qui vont organiser un service religieux autour de la Parole de Dieu, comportant lectures, homélies, prières et chants. C’était comme une nouvelle présence de Dieu au milieu des siens. A la place d’honneur de la communauté rassemblée, il y a le livre. Puis le lecteur vient, l’ouvre et chacun se lève. Dieu parle comme un père, comme une mère à son enfant, comme un fiancé à sa promise. C’est une Bonne Nouvelle que jeunes vieux, petits ou grands, abritent dans leur coeur.

Mais encore faut-il en saisir toutes les nuances et les facettes inépuisables. Les commentateurs s’y emploient. Autour d’Esdras lui-même, ils étaient treize pour « prêter main-forte à leurs frères afin de mettre en pratique la Parole du Seigneur » (2 Chroniques 35,6).

Et l'auditoire se réjouit et goûte la joie de recevoir ensemble cette Parole de Dieu. C’est vraiment le Shabbat, le Jour du Seigneur. Un jour de fête où la consigne est de « manger des viandes savoureuses, de boire des boissons aromatisées et d’envoyer une part à celui qui n’a rien préparé ». Car vraiment « la joie du Seigneur est notre rempart ».

Voyez-vous, il n’y a pas de peuple de Dieu pas plus que d'Eglise sans rassemblement autour de la Parole de Dieu, sans écoute attentive et sans célébration joyeuse. Avec Jésus, la parole est devenue chair et pain. Contemplons la dans la synagogue de son village. Il monte sur la bêma, l’estrade réservée au prédicateur, et déroule la longue bande de parchemin sur laquelle est écrit le texte d’Isaïe. Il lit quelques versets, puis rend le livre au hassan, le sacristain-instituteur. Il commente la lecture, alors que tous ont les yeux fixés sur lui.

« Aujourd’hui s’accomplit l’Ecriture... » Son homélie consiste à dire que la Parole de Dieu n’est pas du boniment, mais une réalité concrète. Jésus ne se contente pas de répéter les paroles du vieux prophète. Il se met réellement au service des pauvres et des malades. Il est la Parole en chair et en os. Il est Dieu qui vient au secours des hommes. Aujourd’hui un monde nouveau peut éclore.

Le Royaume nouveau a deux mille ans. Une fraction de secondes à l’échelle de l’univers. Le temps de la patience et de la croissance. Mais, quelle chance pour nous, Dieu parle toujours au présent. L’évangile n’est pas enfoui sous la poussière des siècles. Le livre du passé est Parole vivante et actuelle. Parole qu’est Jésus. Car, à Nazareth, il a opéré une révolution dans la liturgie synagogale. Alors que tout autre rabbin se contentait d’expliquer un texte de la Torah, Jésus lui attire l’attention , non sur ce qu’il lit, mais sur ce qui arrive. Ce n’est plus le Livre qui est au centre, mais sa Personne. Il ne s’agit plus seulement de commenter, mais de vivre l’aujourdhui de Dieu... Oui, laissons-nous convoquer autour du Seigneur - Parole et Pain - qui vient ouvrir nos existences éphémères au seul bonheur durable.
kerit.be

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 21 Jan - 10:24

Jésus, fils de David

Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 18,6-9.19,1-7.
En ces jours-là, au retour de l’armée, lorsque David revint après avoir tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël à la rencontre du roi Saül pour chanter et danser au son des tambourins, des cris de joie et des cymbales.
Les femmes dansaient en se renvoyant ce refrain : « Saül a tué ses milliers, et David, ses dizaines de milliers. »
Saül le prit très mal et fut très irrité. Il disait : « À David on attribue les dizaines de milliers, et à moi les milliers ; il ne lui manque plus que la royauté ! »
Depuis ce jour-là, Saül regardait David avec méfiance.
Saül dit à son fils Jonathan et à tous ses serviteurs son intention de faire mourir David. Mais Jonathan, le fils de Saül, aimait beaucoup David
et il alla le prévenir : « Mon père Saül cherche à te faire mourir. Demain matin, sois sur tes gardes, mets-toi à l’abri, dissimule-toi.
Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans le champ où tu seras. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu’il en est et je te le ferai savoir. »
Jonathan fit à son père Saül l’éloge de David ; il dit : « Que le roi ne commette pas de faute contre son serviteur David, car lui n’a commis aucune faute envers toi. Au contraire, ses exploits sont une très bonne chose pour toi.
Il a risqué sa vie, il a frappé à mort Goliath le Philistin, et le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël : tu l’as vu et tu en as été heureux. Pourquoi donc commettre une faute contre la vie d’un innocent, en faisant mourir David sans motif ? »
Saül écouta Jonathan et fit ce serment : « Par le Seigneur vivant, il ne sera pas mis à mort ! » Alors Jonathan appela David et lui répéta tout ce que le roi avait dit. Puis il le conduisit à Saül, et David reprit sa place comme avant.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,7-12.
En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.



Textes de l’Évangile au quotidien

Jésus est bien "le fils de David", non pas tant par la descendance que par l'autorité royale. David, devant les menaces de mort qui pèsent sur lui, ne change pas d'attitude, il ne cherche pas la confrontation, mais il prend patience.

L'évangile de Marc, toujours très concis dans sa rédaction, oblige en quelque sorte le lecteur à pénétrer dans les scènes qu'il décrit. C'est encore le cas dans ce passage. Ce qui a retenu l'attention de notre prêtre, outre les exorcismes fulgurants, c'est bien sa volonté de ne pas se dévoiler comme "Fils de Dieu".
En cela, il manifeste la même patience que le jeune David envers Saül et ses partisans.

Les ennemis de Jésus, scribes et pharisiens ne sont pas cités par Marc dans la scène décrite, mais il est clair que leurs "espions" sont toujours à l'affût. C'est tout à fait de l’évangéliste Marc de les faire "briller par leur absence".
Qui a de l'intuition, qu'il lise son Évangile !

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 22 Jan - 10:03

Quel est le meilleur des hommes au regard de Dieu


Qui est le meilleur aux yeux du Seigneur ? Aujourd'hui à 21:57 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message
Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 24,3-21.
En ces jours-là, Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël, et partit à la recherche de David et de ses gens en face du Rocher des Bouquetins.
Il arriva aux parcs à moutons qui sont en bordure de la route ; il y a là une grotte, où Saül entra pour se soulager. Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la grotte.
Les hommes de David lui dirent : « Voici le jour dont le Seigneur t’a dit : “Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras.” » David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül.
Alors le cœur lui battit d’avoir coupé le pan du manteau de Saül.
Il dit à ses hommes : « Que le Seigneur me préserve de faire une chose pareille à mon maître, qui a reçu l’onction du Seigneur : porter la main sur lui, qui est le messie du Seigneur. »
Par ses paroles, David retint ses hommes. Il leur interdit de se jeter sur Saül. Alors Saül quitta la grotte et continua sa route.
David se leva, sortit de la grotte, et lui cria : « Mon seigneur le roi ! » Saül regarda derrière lui. David s’inclina jusqu’à terre et se prosterna,
puis il lui cria : « Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent : “David te veut du mal” ?
Aujourd’hui même, tes yeux ont vu comment le Seigneur t’avait livré entre mes mains dans la grotte ; pourtant, j’ai refusé de te tuer, je t’ai épargné et j’ai dit : “Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi qui a reçu l’onction du Seigneur.”
Regarde, père, regarde donc : voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j’ai pu le couper, et que pourtant je ne t’ai pas tué, reconnais qu’il n’y a en moi ni méchanceté ni révolte. Je n’ai pas commis de faute contre toi, alors que toi, tu traques ma vie pour me l’enlever.
C’est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi, c’est le Seigneur qui me vengera de toi, mais ma main ne te touchera pas !
Comme dit le vieux proverbe : “Des méchants sort la méchanceté.” C’est pourquoi ma main ne te touchera pas.
Après qui donc le roi d’Israël s’est-il mis en campagne ? Après qui cours-tu donc ? Après un chien crevé, après une puce ?
Que le Seigneur soit notre arbitre, qu’il juge entre toi et moi, qu’il examine et défende ma cause, et qu’il me rende justice, en me délivrant de ta main ! »
Lorsque David eut fini de parler, Saül s’écria : « Est-ce bien ta voix que j’entends, mon fils David ? » Et Saül se mit à crier et à pleurer.
Puis il dit à David : « Toi, tu es juste, et plus que moi : car toi, tu m’as fait du bien, et moi, je t’ai fait du mal.
Aujourd’hui tu as montré toute ta bonté envers moi : le Seigneur m’avait livré entre tes mains, et tu ne m’as pas tué !
Quand un homme surprend son ennemi, va-t-il le laisser partir tranquillement ? Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui.
Je sais maintenant que tu régneras certainement, et que la royauté d’Israël tiendra bon en ta main.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,13-19.
En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons.
Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.



Le Seigneur n'agit jamais à la manière des hommes. Les textes d'aujourd'hui mettent en rapport les trois mille hommes que Saül a emmenés avec lui pour se débarrasser de David, son rival pour le trône. Mais celui-ci lui fournit la preuve qu'il aurait bien pu, très facilement, lui trancher la gorge s'il l'avait voulu. Alors Saul se repend de ses projets d'assassinat.

Jésus, quant à lui va encore plus loin que son ancêtre David car, parmi ces futurs grands apôtres, Il choisi aussi "Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livrera à ses ennemis à Jérusalem.

Ce que ne dit pas Marc, dans ce passage - mais il le laisse penser, c'est que Jésus ne fait vraiment aucune différence entre les hommes, pas même entre ses disciples. Qui est le plus grand traître ? Ne serait-ce pas Pierre, le premier chef de l'Eglise qui, à peine investi de ce rôle, va renier trois fois son maître ? Et même Jean, lors de l'arrestation, s'est débarrassé de son vêtement pour s'enfuir plus vite ?

Les hommes sont tels qu'ils sont : tous faillibles, tout facilement "retourné", tous prétendant beaucoup mais qui tremblent au pied d'un obstacle... La meilleure attitude est de commencer chaque journée comme le premier jour de notre déclaration de foi.
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Dim 24 Jan - 19:25

Quatrième dimanche dans l'année C

Si je vous demandais de m'annoncer le temps qu’il fera l’été prochain, je suis certain que chacun de vous répondrait : « Je l'ignore, je ne suis pas prophète ! » Dans l'esprit de chacun, le prophète, c'est un diseur de ... bon avenir, un devin. C’est le sens que donne le « Petit Robert » Par contre, le « Petit Larousse » fournit comme réponse : « Personne qui proclame la parole divine » Et c'est juste. Le mot, d'origine grecque, signifie littéralement « celui qui parle au nom de Dieu. » Et effectivement, relisant toute cette partie de la Bible qu'on appelle les « livres prophétiques », on peut déterminer les traits communs à tous ces hommes, choisis par Dieu pour porter un message à leurs contemporains, en des périodes diverses de l'histoire d'Israël. La plupart d'entre eux prennent nettement leur distance par rapport aux idées et aux coutumes de leur temps. Ils ne se gênent pas pour attaquer violemment les autorités civiles et religieuses. Libres à l'égard du pouvoir comme de la pression de l'opinion publique, ils ne font qu'obéir à Dieu. Quand tout va bien dans le pays, ils adressent à tous de sévères mises en garde ; par contre, aux jours de malheur, ils délivrent un message d'espérance. Toujours à contre-courant, ils sont sans cesse en butte à la malveillance et à la persécution. C'est pourquoi « nul n'est prophète en son pays. »

Prenons l'exemple de Jérémie. Sa mission se situe dans une période particulièrement troublée de l'histoire d'Israël. Au début de cette mission, alors que le pays jouit de la paix, que tout le monde, dirigeants et dirigés, se complaît dans la corruption, il annonce que bientôt des envahisseurs vont surgir, une puissante armée qui ravagera tout. On se moque de lui. Mais après la prise de Jérusalem et la déportation de ses habitants à Babylone, Jérémie adresse alors des messages d'espoir et de réconfort.

Jésus aujourd'hui se présente comme un prophète. Ses compatriotes, d'abord, séduits par son message libérateur, passent à l'étonnement puis à la méfiance.Jésus dit qu'il est dans la ligne du prophète Elie. Or, Elie, c'était pour les Juifs le plus grand des prophètes, dont on disait qu'il reviendrait à la fin des temps. Elie, d'abord écouté, puis rejeté aussi bien par les autorités que par le peuple, et enfin échappant de justesse à la mort. Le destin de Jésus lui-même, calqué sur celui d'Elie, est présenté comme en raccourci dans ce passage de l'évangile de saint Luc. Après avoir attiré les foules par sa prédication en Galilée et par les miracles qui accompagnent cette prédication, il sera de plus en plus lâché, contredit, persécuté par tout qui possède un pouvoir en Israël, jusqu'à ce qu’il soit conduit hors de la ville (de Jérusalem) pour être crucifié. Luc termine ainsi : « Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin » Allusion, sans doute, au « passage », mort et résurrection de Jésus et au « chemin » qu'il poursuit avec tous ses disciples, aujourd'hui encore.

Car aujourd'hui plus que jamais, notre monde a besoin de prophètes. Aussi bien pour réveiller ceux qui s'enfermentdans leur bulle que pour donner une espérance à ceux pour qui la vie n'a plus de sens. Prophètes ? Tous les baptisés y sont appelés depuis le jour de leur propre baptême. Le prêtre, en faisant sur eux une onction de saint chrême, leur a dit: « Vous êtes marqués de l'huile sainte pour que vous demeuriez éternellement les membres de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi. » Comment l’être aujourd'hui ?

D'abord, il s'agit de regarder le temps présent avec lucidité, sans se laisser berner par toutes les propagandes et sans adopter systématiquement les idées reçues de la pensée unique..

Ensuite, il s'agit de se comporter, dans toutes nos relations, à contre-courant des manières d'être habituelles de nos contemporains. « Là où il y a la haine, apporter l'amitié. Là où se trouve la tristesse, susciter la joie. Là où nous trouvons la discorde, bâtir la paix. Là où règne la violence, apporter le pardon » (François d'Assise.)
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Dim 24 Jan - 19:25

en esperant que tu ailles bien, Etienne ! Toutes nos Prieres.

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 25 Jan - 9:46

MERCI POUR LE SOUTIEN DE LA PRIÈRE !   Je travaille désormais porte close et verrouillée, qui me permet de "filtrer" la clientèle. J'ai installé un fauteuil dans un coin de la boutique : l'une ou l'autre de mes connaissances s'y assoient durant la semaine.  Enfin, j'ai acquis un "bouton d'alarme" (son strident) et le no d'appel d'urgence est sur mon téléphone portable ...  

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Fête de la conversion de saint Paul, apôtre.


Livre des Actes des Apôtres 22,3-16.
En ces jours-là, Paul dit au peuple : « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, où, à l’école de Gamaliel, j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères ; j’avais pour Dieu une ardeur jalouse, comme vous tous aujourd’hui.
J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le Chemin du Seigneur Jésus ; j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison ;
le grand prêtre et tout le collège des Anciens peuvent en témoigner. Ces derniers m’avaient donné des lettres pour nos frères de Damas où je me rendais : je devais ramener à Jérusalem, ceux de là-bas, enchaînés, pour qu’ils subissent leur châtiment.
Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas, soudain vers midi, une grande lumière venant du ciel m’enveloppa de sa clarté.
Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix me dire : “Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?”
Et moi je répondis : “Qui es-tu, Seigneur ? – Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.”
Ceux qui étaient avec moi virent la lumière, mais n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait.
Alors je dis : “Que dois-je faire, Seigneur ?” Le Seigneur me répondit : “Relève-toi, va jusqu’à Damas ; et là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire.” Comme je n’y voyais plus rien, à cause de l’éclat de cette lumière, je me rendis à Damas, conduit par la main de mes compagnons.
Or, Ananie, un homme religieux selon la Loi, à qui tous les Juifs résidant là rendaient un bon témoignage, vint se placer près de moi et me dit : “Saul, mon frère, retrouve la vue.” Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis.
Il me dit encore : “Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la voix qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi tarder ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant son nom.”



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-18.
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.»



Texte de l’Évangile au quotidien

Dans mon imaginaire personnel, j'ai longtemps cru que saint Paul était tombé de cheval. Je le voyais chuter de haut, et s'étaler lourdement sur le sol.  Il m'a fallu du temps pour réaliser que cette pensée était issue de ma propre expérience de conversion : j'étais tombé lourdement de mon lit en m'apercevant que le Christ de mon crucifix avait redressé la tête et me regardait.  Je ne sais plus comment, mais je me suis retrouvé comme effondré sur le sol de ma chambre, incapable d'autre chose que de contempler ce Christ de plâtre qui s'était soudainement animé pour toucher mon cœur de son regard. Dans les quelques minutes qui ont suivi, toutes mes objections raisonnables à la foi chrétienne étaient tombées elles aussi. Et n'ai-je pas rencontré "mon" homme religieux dans la personne du prêtre qui a reçu le premier mon témoignage ?

Après quoi, comme un apôtre parmi cent autres, j'ai aussi été envoyé pour annoncer cette bonne nouvelle "à toute la création" - du moins selon ma mesure. Mais je peux encore témoigner que j'ai trouvé sans grande difficulté une formation théologique "à la miséricorde divine" - et ne sommes-nous pas en train de vivre une année de la Miséricorde ?
Le Seigneur surprend toujours - mais Il est infaillible en toutes ses voies.

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 27 Jan - 14:38

Dans le Verbe, notre devenir

Le mercredi de la 3e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 7,4-17.
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Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine, je le frapperai comme font les hommes.
Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée, comme je l’ai retirée à Saül que j’ai écarté de devant toi. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »
Toutes ces paroles, toute cette vision, Nathan les rapporta fidèlement à David.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,1-20.

« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit.
Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles.
Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” »
Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le semeur sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »


Textes de l’Évangile au quotidien

La royauté de Jésus est infiniment supérieure à celle d'un roi tel que les hommes peuvent s'en représenter une. La royauté de Jésus est de celle qui fit l'homme à son image et selon sa ressemblance.
Et cette Parole vivante est accessible à tous les êtres humains, dans tous les siècles, du moins celles et ceux quie la chercheront, qui désireront la connaître, qui l'accueilleront, qui la recevront et qui en vivront dans une forme de croissance qui se poursuivra dans le "Règne à venir".

A chaque génération (non plus suivant le système de génération de la première alliance - qui fut inscrite dans la chair), le Seigneur fera connaître sa Parole créatrice, qui est tout à la fois : Esprit, Vérité et Vie.
Et quiconque accueillera en lui le Verbe connaîtra dans sa vie comme une seconde naissance - celle qui est déjà promesse d'éternité.

Ce langage peut paraître difficile à suivre - ce le fut pour moi aussi. Au commencement, tout ce que j'ai pu saisir, c'est la vision d'un homme - que je reconnaissais totalement innocent - et qui donnait sa vie parce qu'Il ne supportait pas de me voir malheureux.

Chose que je ne pouvais admettre, mais qui se continue encore. Le moment de la conversion, ce n'est pas tout de mon malheur. Mon témoignage vaut ce qu'il vaut, mais depuis ce jour-là, je me suis relevé, je me suis tenu debout, et je marche !

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 28 Jan - 10:34

Le Seigneur est tout proche !


Le jeudi de la 3e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 7,18-19.24-29.
Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David les promesses de Dieu, le roi David vint s’asseoir en présence du Seigneur. Il dit : « Qui suis-je donc, Seigneur, et qu’est-ce que ma maison, pour que tu m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne te paraît pas encore suffisant, Seigneur, et tu adresses une parole à la maison de ton serviteur pour un avenir lointain. Est-ce là, Seigneur Dieu, la destinée de l’homme ?
Pour toi, tu as établi à jamais ton peuple Israël, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu.
Maintenant donc, Seigneur Dieu, la parole que tu as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison, tiens-la pour toujours, et agis selon ce que tu as dit.
Que ton nom soit exalté pour toujours ! Que l’on dise : “Le Seigneur de l’univers est le Dieu d’Israël”, et la maison de ton serviteur David sera stable en ta présence.
Oui, c’est toi, Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, qui as fait cette révélation à ton serviteur : “Je te bâtirai une maison.” C’est pourquoi ton serviteur ose t’adresser cette prière :
Seigneur, c’est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur. Daigne bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit pour toujours en ta présence. Car toi, Seigneur Dieu, tu as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,21-25.
En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »



Textes de l'Evangile au quotidien

Le roi David éprouve de grandes difficultés à concevoir le projet de Dieu de lui bâtir une maison, quand bien même ce projet ne concerne que sa descendance ! En effet, jusqu'à la venue du Christ, les rencontres avec Dieu dans le "Saint des saints" du temple, étaient très rigoureusement réglementées. On trouve d'ailleurs en saint-Luc chapitre 1, ce passage tout à fait révélateur: "Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur."

Cette attitude de réserve respectueuse - laquelle créée une distance entre Dieu et les hommes, se retrouve encore dans la manière de célébrer l'Eucharistie dans certaines églises. Le prêtre tourne le dos au peuple - ce qui peut signifier que le saint sacrifice est offert par le Christ à Dieu d'abord, et pour le peuple ensuite.

Or, en Jésus-Christ, Dieu s'est fait homme. Il a "revêtu la chair" sans rien en écarter, si ce n'est le péché. Et par son incarnation en Jésus, la demeure de Dieu est aussi bien "au plus haut des Cieux" que dans le cœur et l'esprit de tout homme et de toute femme qui le désirent.

Et cette présence continuelle de "Dieu-en-Jésus" au cœur de chacune nos âmes nous a été donnée pour que nous puissions, nous aussi
grandir dans la foi et devenir même capables d’œuvres parfaites, qui seront l'expression même de la volonté divine. Évidemment, très peu d'humains y croient, mais les saintes et les saints sont toujours parmi nous...

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 29 Jan - 9:57

La faute de David et Jésus, fils de David

Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 11,1-4a.5-10a.13-17.
Au retour du printemps, à l’époque où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ; ils massacrèrent les fils d’Ammone et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem.
Un soir, il se leva de sa couche pour se promener sur la terrasse du palais. De là, il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle.
David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam, la femme d’Ourias le Hittite ! »
Alors David envoya des gens la chercher. Elle vint chez lui ; il coucha avec elle.
La femme devint enceinte, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! »
Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite. » Et Joab l’envoya à David.
Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l’armée, et la guerre.
Puis il lui dit : « Descends chez toi, prends du repos. » Ourias sortit du palais, et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi.
Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais avec les serviteurs de son maître ; il ne descendit pas chez lui.
On annonça à David : « Ourias n’est pas descendu chez lui. »
Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau avec les serviteurs de son maître ; mais il ne descendit pas chez lui.
Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias.
Il disait dans cette lettre : « Mettez Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure ! »
Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit où il savait que les ennemis étaient en force.
Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David, et Ourias le Hittite mourut aussi.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »
Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.



Textes de l'Evangile au quotidien

La faute de David, pour l'époque et selon la piètre estime qu'avait le peuple juif des étrangers au "peuple élu", n'aurait posé problème à nul autre que David. Quand il prend la femme de son allier hittite, il n'abuse pas du pouvoir qu'ont les chefs d'Israël à l'égard de leurs vassaux. Après tout, ceux-ci ne sont que des étrangers - "des petits chiens" - comme les désignent les pharisiens.

Mais, s'il en est ainsi, pourquoi cette volonté de David, de tout cacher, jusqu'à exposer son rival aux armes de l'ennemi et le faire mourir ?
C'est que David a été élu par Dieu et que sa descendance n'est autre que la royauté de Jésus-Christ; profondément en lui, David ressent déjà qu'un tort causé à son prochain est une faute grave - quand bien même la justice des juifs n'en tient aucun cas.

Et Jésus lui-même, dans son enseignement, va user de beaucoup de paraboles, car le temps n'est pas encore venu de parler clairement (si ce n'est aux disciples). Lorsqu'il parlera ouvertement dans le temple de Jérusalem, son sort sera scellé - Jésus, lui aussi, se retrouvera "exposé" sans défense à ses ennemis du Sanhédrin . Chose remarquable : Jésus va mourir du fait que l'élite de la religion juive ne le reconnaît pas. Lui aussi, comme Ourias le Hittite, sera exposé à la mort, sans que ses apôtres n'interviennent d'aucune façon.

La leçon donnée par les textes de ce jour doit toucher nos cœurs sur le plan de la justice et de la vérité dans une existence de chrétien. Aussitôt la messe dite, les fidèles sont renvoyés pour mettre en oeuvre leur foi. Ite missa est !

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Charlyze



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 29 Jan - 13:24

J'ai jamais aimé le roi david à cause de ce crime, je comprends pas pourquoi Jésus descend de lui. Mais bon david était l'élu de Dieu donc...
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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 1 Fév - 10:57

La foi mûre et les revers de fortuneLe lundi de la 4e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a.
Un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. »
David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien ! Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. » Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. »
David et ses hommes continuèrent leur chemin, tandis que Shiméï avançait, tout près de lui, sur le flanc de la montagne. Il proférait ses malédictions et lançait des pierres tout près du roi, en faisant voler la poussière.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,1-20.
Ils arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ;
en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui
et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.



L'humiliation que subit David, il l'accepte, il ne la rejette pas. Il pourrait punir et chasser Shiméï, il pourrait tout autant le faire mourir, mais il accepte, il supporte, il ne se rebelle pas, il ne cherche pas à faire connaître son droit, il ne s'octroie pas de justifications, mais il déclare :

-"Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui."

Quant à Jésus, après avoir chassé les très nombreux démons du corps du possédé, ce qui aurait dû réjouir celles et ceux qui le connaissent dans son pays, plutôt que de chercher à comprendre l’extraordinaire pouvoir de Jésus, ils lui demandent de quitter leur territoire. Peu importe que Jésus ait délivré leur compatriote, ils ne considèrent que la perte économique. Et l'homme redevenu tout à fait sain de corps et d'esprit, devant le rejet de Jésus préfèrerait le suivre désormais. Mais il reçoit mieux encore : il deviendra témoin du Seigneur dans son propre pays.

Ce qui brille comme l'or dans les deux textes, c'est d'une part l'humilité de David qui déclare : "Si Dieu la permit ainsi, qu'il en soit ainsi" qui peut être mis en rapport au rejet de Jésus par les Géraséniens dont il ne s'offusque d'aucune façon. Mais il leur laisse comme témoin le parent guéri, qui ne cessera plus de témoigner de la miséricorde divine.

Notre prêtre a conclu en ce sens : comprendre notre propre vie de croyants - et tout ce qui nous arrive, est parfois très difficile à conjuguer ! Mais c'est du fait que notre foi est encore trop souvent limitée par des jugements et des raisonnements. Cherchons à devenir humbles devant les événements et ne nous laissons pas émouvoir par les contrariétés et les événements de ce temps : il faut continuer à prier - à prier surtout si nous ne comprenons pas ce qui nous arrive sur le moment. Confiance !

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 2 Fév - 10:54

Présentation de Jésus au temple

Livre de Malachie 3,1-4.

Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : « Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. »
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : « un couple de tourterelles ou deux petites colombes. »
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Siméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


Textes de l'Evangile au quotidien

Lors de la présentation de Jésus au temple, ce que le lecteur remarque en tout premier lieu, c'est cette sorte d'approximation des prophéties qui concernent la venue du Christ. Désigné comme étant celui qui va venir pour "fondre et purifier" ... Jésus va-t-il remodeler les hommes comme s'ils étaient constitués d'un métal ancien et rouillé ?

La prophétie de Siméon est plus claire, car Jésus sera bien, pour les juifs un "signe de contradiction" - et il est tout à fait exact que Marie en souffrira beaucoup. Par contre, il faut bien reconnaître que de nos jours aussi, à la question de savoir qui est vraiment Jésus, il n'y a pas une seule réponse semblable.

S'il en est ainsi, c'est qu'il n'y a pas, parmi les hommes, un seul être qui soit une "réplique à l'identique" de son voisin. Pour notre prêtre, cette immense multitude d'êtres, dans tous les siècles, qui ont, chacune et chacun, un chemin particulier à suivre vers le salut... devrait suffire à convaincre le monde de la réalité de la création.

Ce n'est rien d'autre que l'amour de Dieu qui confère a chacune et chacun une "étincelle de divinité", de pure grâce, dont il nous appartient de vivre et de grandir.

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etienne lorant



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 3 Fév - 10:19

L'incrédulité, source de nombreux malheurs


Le mercredi de la 4e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 24,2.9-17.
Le roi dit à Joab, le chef de l’armée, qui était près de lui : « Parcourez toutes les tribus d’Israël, de Dane à Bershéba, et faites le recensement du peuple, afin que je connaisse le chiffre de la population. »
Joab donna au roi les chiffres du recensement : Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre, et Juda cinq cent mille hommes.
Mais après cela, le cœur de David lui battit d’avoir recensé le peuple, et il dit au Seigneur : « C’est un grand péché que j’ai commis ! Maintenant, Seigneur, daigne passer sur la faute de ton serviteur, car je me suis vraiment conduit comme un insensé ! »
Le lendemain matin, David se leva. Or la parole du Seigneur avait été adressée au prophète Gad, le voyant attaché à David :
« Va dire à David : Ainsi parle le Seigneur : Je vais te présenter trois châtiments ; choisis l’un d’entre eux, et je te l’infligerai. »
Gad se rendit alors chez David et lui transmit ce message : « Préfères-tu qu’il y ait la famine dans ton pays pendant sept ans ? Ou bien fuir devant tes adversaires lancés à ta poursuite, pendant trois mois ? Ou bien la peste dans ton pays pendant trois jours ? Réfléchis donc, et vois ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé. »
David répondit au prophète Gad : « Je suis dans une grande angoisse… Eh bien ! tombons plutôt entre les mains du Seigneur, car sa compassion est grande, mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! »
Le Seigneur envoya donc la peste en Israël dès le lendemain jusqu’à la fin des trois jours. Depuis Dane jusqu’à Bershéba, il mourut soixante-dix mille hommes.
Mais lorsque l’ange du Seigneur étendit la main vers Jérusalem pour l’exterminer, le Seigneur renonça à ce mal, et il dit à l’ange exterminateur : « Assez ! Maintenant, retire ta main. » L’ange du Seigneur se trouvait alors près de l’aire à grain d’Arauna le Jébuséen.
David, en voyant l’ange frapper le peuple, avait dit au Seigneur : « C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ? Que ta main s’appesantisse donc sur moi et sur la maison de mon père ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,1-6.
En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.


Textes de l'Evangile au quotidien

La faute commise par David est comme celle de l'homme qui compte et recompte combien il possède - ce qui est très courant, mais qui ne tient aucun compte des multiples facteurs susceptibles d'intervenir dans une vie : la maladie, l'accident, la perte d'un proche, un incendie, etc. Mais toutes et tous sommes tentés d'appuyer notre confiance sur ce type de calcul. Au bout d'un temps, David réalise qu'il s'est détourné de l'attitude de sa confiance en Dieu et il choisit lui-même la sanction qu'il mérite.

A Nazareth, Jésus est lui aussi en prise avec la méfiance des habitants qui l'ont vu vivre comme charpentier, fils de charpentier. Un villageois comme les autres, l'un d'entre eux, mais qui tient désormais un langage d'autorité et dont l'assurance les gêne : car ou bien ils croient en lui, ou bien ils ne peuvent que dénoncer une imposture - il est évident que la deuxième solution est la plus facile.

Dans la bible comme dans l’Évangile, comme dans nos vies, le Seigneur ne peut intervenir pleinement que si nous lui faisons confiance. Ne nous appuyons donc pas sur les concepts de ce monde, car nous savons très bien que ni notre bonheur, ni notre fortune, ni notre santé, ni notre avenir, ni nos institutions ne garantissent notre salut. Mais il faut croire et vivre la foi de confiance..

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Pearl
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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 3 Fév - 17:45

Cinquième dimanche dans l'année C

Si je vous demandais de m'annoncer le temps qu’il fera l’été prochain, je suis certain que chacun de vous répondrait : « Je l'ignore, je ne suis pas prophète ! » Dans l'esprit de chacun, le prophète, c'est un diseur de ... bon avenir, un devin. C’est le sens que donne le « Petit Robert » Par contre, le « Petit Larousse » fournit comme réponse : « Personne qui proclame la parole divine » Et c'est juste. Le mot, d'origine grecque, signifie littéralement « celui qui parle au nom de Dieu. » Et effectivement, relisant toute cette partie de la Bible qu'on appelle les « livres prophétiques », on peut déterminer les traits communs à tous ces hommes, choisis par Dieu pour porter un message à leurs contemporains, en des périodes diverses de l'histoire d'Israël. La plupart d'entre eux prennent nettement leur distance par rapport aux idées et aux coutumes de leur temps. Ils ne se gênent pas pour attaquer violemment les autorités civiles et religieuses. Libres à l'égard du pouvoir comme de la pression de l'opinion publique, ils ne font qu'obéir à Dieu. Quand tout va bien dans le pays, ils adressent à tous de sévères mises en garde ; par contre, aux jours de malheur, ils délivrent un message d'espérance. Toujours à contre-courant, ils sont sans cesse en butte à la malveillance et à la persécution. C'est pourquoi « nul n'est prophète en son pays. »

Prenons l'exemple de Jérémie. Sa mission se situe dans une période particulièrement troublée de l'histoire d'Israël. Au début de cette mission, alors que le pays jouit de la paix, que tout le monde, dirigeants et dirigés, se complaît dans la corruption, il annonce que bientôt des envahisseurs vont surgir, une puissante armée qui ravagera tout. On se moque de lui. Mais après la prise de Jérusalem et la déportation de ses habitants à Babylone, Jérémie adresse alors des messages d'espoir et de réconfort.

Jésus aujourd'hui se présente comme un prophète. Ses compatriotes, d'abord, séduits par son message libérateur, passent à l'étonnement puis à la méfiance.Jésus dit qu'il est dans la ligne du prophète Elie. Or, Elie, c'était pour les Juifs le plus grand des prophètes, dont on disait qu'il reviendrait à la fin des temps. Elie, d'abord écouté, puis rejeté aussi bien par les autorités que par le peuple, et enfin échappant de justesse à la mort. Le destin de Jésus lui-même, calqué sur celui d'Elie, est présenté comme en raccourci dans ce passage de l'évangile de saint Luc. Après avoir attiré les foules par sa prédication en Galilée et par les miracles qui accompagnent cette prédication, il sera de plus en plus lâché, contredit, persécuté par tout qui possède un pouvoir en Israël, jusqu'à ce qu’il soit conduit hors de la ville (de Jérusalem) pour être crucifié. Luc termine ainsi : « Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin » Allusion, sans doute, au « passage », mort et résurrection de Jésus et au « chemin » qu'il poursuit avec tous ses disciples, aujourd'hui encore.

Car aujourd'hui plus que jamais, notre monde a besoin de prophètes. Aussi bien pour réveiller ceux qui s'enfermentdans leur bulle que pour donner une espérance à ceux pour qui la vie n'a plus de sens. Prophètes ? Tous les baptisés y sont appelés depuis le jour de leur propre baptême. Le prêtre, en faisant sur eux une onction de saint chrême, leur a dit: « Vous êtes marqués de l'huile sainte pour que vous demeuriez éternellement les membres de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi. » Comment l’être aujourd'hui ?

D'abord, il s'agit de regarder le temps présent avec lucidité, sans se laisser berner par toutes les propagandes et sans adopter systématiquement les idées reçues de la pensée unique..

Ensuite, il s'agit de se comporter, dans toutes nos relations, à contre-courant des manières d'être habituelles de nos contemporains. « Là où il y a la haine, apporter l'amitié. Là où se trouve la tristesse, susciter la joie. Là où nous trouvons la discorde, bâtir la paix. Là où règne la violence, apporter le pardon » (François d'Assise.)
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