La Chapelle de la Sainte-Famille

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 le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !

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Pearl
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MessageSujet: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Sam 12 Avr - 16:21


« Le diable existe, même au XXIème siècle »


2014-04-11 Radio Vatican


(RV) Nous apprenons dans l’Évangile comment lutter contre les tentations du démon. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe célébrée ce matin en la chapelle de la maison Sainte-Marthe. Le Souverain Pontife a souligné que nous sommes tous soumis à la tentation car le diable ne veut pas de notre sainteté. Et il a répété que la vie chrétienne est vraiment une lutte contre le mal.

« La vie de Jésus a été une lutte. Il est venu vaincre le mal, vaincre le prince de ce monde, vaincre le monde ». Le Pape François a débuté ainsi son homélie, consacrée à la lutte contre le démon. Une lutte, a-t-il dit, que doit affronter chaque chrétien. Le démon, a-t-il souligné, « a tenté Jésus de nombreuses fois et Jésus a éprouvé les tentations dans sa vie » comme « les persécutions ». Et il a averti que nous, les chrétiens « qui voulons suivre Jésus », « nous devons bien connaître cette vérité » :

« Nous aussi, nous sommes tentés, nous aussi nous sommes sujets à l’attaque du démon, car l’Esprit du mal ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas de notre témoignage chrétien, il ne veut pas que nous soyons des disciples de Jésus.

Et comment procède l’Esprit du mal pour nous éloigner du chemin de Jésus par sa tentation ?

La tentation du démon a trois caractéristiques et nous devons les connaître pour ne pas tomber dans le piège. Comment procède le démon pour nous éloigner du chemin de Jésus ?

La tentation commence doucement mais elle grandit : elle grandit toujours. Elle grandit et contamine un autre, elle se transmet à un autre, elle cherche à être communautaire. Et à la fin, pour tranquilliser l’âme, elle se justifie. Elle grandit, elle contamine et se justifie ».



Le diable a plus d'un tour dans son sac

La première tentation de Jésus, a-t-il observé, « semble quasiment une séduction » : le diable dit à Jésus de se jeter du Temple et ainsi, soutient le tentateur. « Tout le monde dira : Voilà le Messie ! » C’est la même chose qu’il a fait avec Adam et Ève : « C’est la séduction ».

Le diable, a dit le Pape, « parle quasiment comme s’il était un maître spirituel »

. Et lorsqu’il est repoussé, alors, il grandit : il grandit et revient plus fort.

Jésus, a rappelé le Pape, « le dit dans l’Évangile selon Saint Luc : lorsque le démon est repoussé, il déambule et cherche quelques compagnons. Avec cette bande, il revient ». Donc, « il grandit en impliquant d’autres personnes ».


C’est ce qui s’est passé avec Jésus, « le démon implique » ses ennemis.


Et ce qui semblait « un fil d’eau, un petit fil d’eau, tranquille-a repris le Pape François-devient une marée ».

La tentation « grandit et contamine. Et à la fin, elle se justifie ». Le Pape a rappelé que lorsque Jésus prêche dans la synagogue, ses ennemis le diminuent en disant « Mais, c’est le fils de Joseph, le charpentier, le fils de Marie ! Il n’est jamais allé à l’université ! Mais avec quelle autorité parle-t-il ? Il n’a pas étudié ! ». La tentation, a-t-il dit, « nous a tous impliqué contre Jésus ». Et le point le plus haut, « le plus fort de la justification- a relevé le Pape- est celle du prêtre », lorsque il dit : « Ne savez vous pas qu’il vaut mieux qu’un homme meurt » pour sauver « le peuple » ? :


« Nous avons une tentation qui grandit : elle grandit et contamine les autres. Pensons par exemple à un bavardage : j’envie cette personne, cet autre et tout d’abord, j’ai cette jalousie en moi, tout seul et il faut que je la partage, je vais auprès d’une autre personne et je lui dis : « Mais tu as vu cette personne ? »…et elle cherche à grandir et contamine un autre et puis un autre…Mais c’est le mécanisme des bavardages et nous sommes tous tentés de faire des bavardages ! Peut-être que ce n’est pas le cas pour l’un d’entre vous, s’il est saint, mais moi aussi j’ai été tenté par les bavardages ! C’est une tentation quotidienne. Mais elle commence ainsi, doucement comme un fil d’eau. Elle grandit pour contaminer les autres et à la fin, elle se justifie ».


Tous nous sommes soumis à la tentation

Soyons attentifs, a encore dit le Pontife, « lorsque, dans notre cœur, nous ressentons quelque chose qui finira par détruire » les personnes.

« Soyons attentifs-a-t-il remarqué-car si nous n’arrêtons pas à temps ce fil d’eau, lorsqu’il grandira et contaminera, il formera une telle marée qu’elle nous amènera seulement à mal nous justifier, comme se sont justifiés ces personnes en affirmant qu’il vaut mieux qu’un homme meurt pour le peuple » :

« Nous sommes tous tentés car la loi de la vie spirituelle, notre vie chrétienne est une lutte : une lutte. Parce que le principe de ce monde- le diable- ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas que nous suivions le Christ. Peut-être que quelqu’un d’entre vous peut dire : « Mais, Père, comme vous êtes antique : vous parlez du diable au XXI siècle ! Mais, voyez que le diable existe ! Le diable existe. Même au XXI siècle ! Et nous ne devons pas être naïfs, n’est-ce pas ? Nous devons apprendre dans l’Évangile comment lutter contre lui ».


==================

Mais avec quelle autorité parle-t-il ? Il n’a pas étudié ! »


ca c'est le discours non dit des gens qui nous gouvernent... ils ont fait des etudes, et nous prennent pour des imbeciles, et pensent qu'ils peuvent nous imposer leurs fonctionnements diaboliques....


==========

PRIONS pour eux !!! pour repousser satan qui a envahi leur vie et a contamine ceux qui les entourent


http://www.news.va/fr/news/le-diable-existe-meme-au-xxieme-siecle

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Sam 12 Avr - 18:59

Oui, il existe. L'église de France a même été tentée en instituant le "Notre Père" avec une drôle de traduction à savoir :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du mal.

Car c'est à toi qu'appartiennent :
le règne la puissance et la gloire,
Aux siècles des siècles.

Amen.

Oui, c'est le Diable qui nous tente et non pas notre Père.....

J'espère que les évêques de France vont vite palier à celle-ci.
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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Sam 12 Avr - 21:26

nous sommes a dit :J'espère que les évêques de France vont vite palier à celle-ci.


Malheureusement, chez nous, ce n'est pas fait............ loin de là

L'évêque a l'air réticent

J'ai mis des semaines à me désintoxiquer avec cette phrase qui pourtant me mettait mal à l'aise............. c'est dire si c'est tenace

Maintenant, je ne peux plus dire "soumets"............. mais je me sens seule quand je dis "ne nous laisse pas succomber à la tentation"  Sad 


Le diable existe oui, et le chrétien qui n'y croit pas n'a pas lu correctement le Nouveau Testament........ ou affirme clairement que Notre Seigneur parle pour ne rien dire............... Lui qui nous met tant en garde contre satan, Lui qui parle du diable, Lui qui chasse les démons (que beaucoup considèrent comme étant une simple épilepsie)

Dramatique d'en être arrivé là

Je ne dis pas que nous sommes meilleurs, que nous sommes à l'abri.............. nous avons nos défauts, nos péchés, nos faiblesses................ mais nous savons contre qui nous avons à lutter

_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Dim 13 Avr - 1:48



et regardez cet affreux batiment.. ne pensez-vous pas que le photographe a fait expres de prendre ce cliche (et l'architecte (et son equipe) tente par le demon pour montrer le laid..
nous sommes loin de la majeste de nos Cathedrales, et de l'humilite de nos Chapelles !!




mais il y a des chants qui combattent aussi ce qui est diabolique


ce pretre irlandais chantant l'Alleluia



Le père Ray Kelly, un prêtre irlandais, a ému la toile avec son interprétation de la chanson de Leonard Cohen, "Hallelujah", lors d'un mariage.

Le père Ray Kelly est en passe de devenir une véritable star. Alors qu'il célébrait la messe de mariage d'un jeune couple, ce prêtre irlandais de la paroisse d'Oldcastle s'est mis à chanter, avec émotion et sans fausses notes, "Hallelujah", la célèbre chanson de Léonard Cohen. Si l'assistance et la mariée ont immédiatement été bluffés, son interprétation, postée sur YouTube par une personne qui assistait à la scène, a également ému de (très) nombreux internautes.


La vidéo, mise en ligne le 7 avril, totalise déjà plus de 18 millions de vues !

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Dim 13 Avr - 2:12

Marthe a écrit:
Maintenant, je ne peux plus dire "soumets"............. mais je me sens seule quand je dis "ne nous laisse pas succomber à la tentation" Sad 


fais comme moi, concentre toi bien sur ta Priere, et eleve la voix pour couvrir celle de ceux qui 'parjurent'

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Dim 13 Avr - 6:31

Pearl a écrit:

ce pretre irlandais chantant l'Alleluia


Le père Ray Kelly, un prêtre irlandais, a ému la toile avec son interprétation de la chanson de Leonard Cohen, "Hallelujah", lors d'un mariage.

Le père Ray Kelly est en passe de devenir une véritable star. Alors qu'il célébrait la messe de mariage d'un jeune couple, ce prêtre irlandais de la paroisse d'Oldcastle s'est mis à chanter, avec émotion et sans fausses notes, "Hallelujah", la célèbre chanson de Léonard Cohen. Si l'assistance et la mariée ont immédiatement été bluffés, son interprétation, postée sur YouTube par une personne qui assistait à la scène, a également ému de (très) nombreux internautes.


La vidéo, mise en ligne le 7 avril, totalise déjà plus de 18 millions de vues !

Ouahhhhhhhhhhh

Joli......surtout un chant de Leonard Cohen...........
J'ai commencé à l'écouter vers 16 ans............ et c'est le chanteur que j'apprécie toujours autant (même si je ne connais pas les paroles  Embarassed )

J'aime beaucoup sa voix et sa manière de chanter....... tout quoi

J'ai entendu dire un jour qu'il s'était retiré dans un monastère............... bouddhiste  Sad 
Je ne sais pas si c'est vrai, ni s'il y est toujours

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Dim 13 Avr - 15:23

La tentation....

Ce matin en me rendant à la messe j'ai croisé des membres du vélo-école de ma commune, je me suis dit "Cela fonctionne bien car tous les dimanches, ils sont fidèles au rendez-vous...... "  Fidèles.....Oui mais pas à l'église, car les sirènes laïques ont su les tenter sur d'autres chemins que ceux qui mènent à la paroisse du lieu......

Quand on y regarde bien, les occupations du dimanche matin ne manquent pas....
Il y a quelque temps , j'ai demandé à ma nièce la date de sa prochaine coupe d'escrime, pour pouvoir prendre des photos. La réponse tomba, << Dimanche matin>>....  Rolling Eyes 

 scratch
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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Lun 14 Avr - 12:39

Citation :

ce pretre irlandais chantant l'Alleluia

Le père Ray Kelly, un prêtre irlandais, a ému la toile avec son interprétation de la chanson de Leonard Cohen, "Hallelujah", lors d'un mariage.

Le père Ray Kelly est en passe de devenir une véritable star. Alors qu'il célébrait la messe de mariage d'un jeune couple, ce prêtre irlandais de la paroisse d'Oldcastle s'est mis à chanter, avec émotion et sans fausses notes, "Hallelujah", la célèbre chanson de Léonard Cohen. Si l'assistance et la mariée ont immédiatement été bluffés, son interprétation, postée sur YouTube par une personne qui assistait à la scène, a également ému de (très) nombreux internautes.

Très beau, effectivement!  Smile 
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MessageSujet: Deux crayons pour invoquer un démon   Jeu 28 Mai - 7:07


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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Jeu 28 Mai - 19:51

ils sont fous et n'ont rien d'autre a faire..
surement que ce n'est pas le boulot qui les occupe et les fatigues...

quand nous ne serons plus la pour les entretenir... qu'il n'y aura plus que des fous comme eux.
leur race s'eteindra

car je doute que leurs enfants aient la folie de les prendre en charge

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Lun 1 Juin - 19:01


Charlie Charlie Challenge : jouer innocemment avec le démon, ça n'existe pas !

Le "Charlie Charlie challenge" est une tendance nouvelle qui fait fureur sur le web et qui consiste à interpeller un mystérieux esprit mexicain, appelé curieusement Charlie :

   "Le principe du jeu est simple, il suffit de de tracer deux traits perpendiculaires et d´inscrire "oui" dans les deux cases opposées et "non" dans les deux autres. Ensuite, il faut positionner les deux crayons de papier sur les lignes dessinées de façon à ce que le deuxième soit en équilibre sur le premier et le tour est joué. Il ne vous reste plus qu´à invoquer Charlie. "Charlie Charlie, are you here ?". Si tout se passe comme prévu, le crayon du dessus doit pivoter vers le "oui" ou vers le "non". [...] Souvent, des scènes d´hystéries accompagnent les personnes qui jouent au Charlie Charlie Challenge, il paraît donc difficile de savoir avec exactitude si le crayon a bien bougé tout seul."

Th

Mais cette pratique est jugée très dangereuse par le Père Stephen McCarthy, qui adresse  une lettre ouverte aux élèves de l'école préparatoire Saints John Neumann and Maria Goretti Catholic High School à Philadelphie (Aleteia) :

   "Mes chers amis,

   J'ai appris qu'un jeu dangereux se répand sur les réseaux sociaux, incitant les jeunes ados, qui sont impressionnables, à convoquer les démons.

Je tiens à vous rappeler à tous que "jouer innocemment avec les démons", ça n'existe pas. Si ce jeu parvient à vos oreilles, prenez garde et, je vous en prie, N'Y PARTICIPEZ PAS et incitez les autres à ne pas y participer.

Je sais combien la curiosité est là, tentante ; mais le problème de s'ouvrir à l'activité démoniaque, c'est que l'on ouvre une fenêtre de possibilités qui ne se ferme pas facilement après.

Si vous tenez à faire l'expérience de convoquer des entités spirituelles, puis-je vous recommander la messe ? Le chapelet ? Vous les jugerez, je pense, comme des alternatives de loin plus sûres et enrichissantes, à la longue.

Je vous remercie d'avance pour votre coopération à cette question, des plus importantes.

   Avec l'aide de vos anges gardiens, puisse Dieu nous bénir et nous protéger,



   En Christ."
Posté le 1 juin 2015 à 09h48 par Marie Bethanie


http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/06/charlie-charlie-challenge-jouer-innocemment-avec-le-d%C3%A9mon-%C3%A7a-nexiste-pas.html

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Lun 1 Juin - 21:38

Effrayant tout de même
Sur le lien que j'ai posté plus haut, il y a les commentaires....... certains qui déconseillent fortement de jouer à cela........... par expérience
Mais d'autres ne croient absolument pas
Ceux qui parlent en connaissance de cause sont moqués

Comme c'est triste !

Vrai, ils feraient mieux d'invoquer le Seigneur notre Dieu et sa sainte Mère au lieu de les injurier et de blasphémer

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Lun 1 Juin - 22:04

ce qui est bizarre... voire burlesque... c'est qu'ils croient qu'en manipulant des crayons, ca marche avec un demon...

et que d'invoquer DIEU et Ses Saints, par des Prieres, ca ne marche pas....

scratch scratch scratch

ou alors, l'idee de DIEU les effraie... car ils savent pertinemment que leurs vies sont emplies de choses mauvaises.. et
c'est ce qu'on appelle 'persister dans l'erreur'............


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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mar 2 Juin - 7:03

Pearl a écrit:
ce qui est bizarre... voire burlesque... c'est qu'ils croient qu'en manipulant des crayons, ca marche avec un demon...

et que d'invoquer DIEU et Ses Saints, par des Prieres, ca ne marche pas....

scratch scratch scratch

ou alors, l'idee de DIEU les effraie... car ils savent pertinemment que leurs vies sont emplies de choses mauvaises.. et
c'est ce qu'on appelle 'persister dans l'erreur'............


Très certainement

Je n'avais pas vu cela comme ça Embarassed

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mar 2 Juin - 15:13

Merci pour l'info.
Il semble en effet que cette nouvelle mode soit prise très au sérieux par l'Eglise. En faisant des recherches j'ai trouvé ceci  :  
http://reinformation.tv/charlie-challenge-exorciste-jeu-divination/
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Pearl
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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mar 2 Juin - 21:18

ce n'est pas sans raison que Pape Francois, des le debut de son Pontificat, en presence de Benoit XVI, a inaugure

la statue de St Michel Archange terrassant le demon !!!

moi-meme, je tremble pour les miens, et les confie a DIEU,
que faire d'autre que Prier ???'q

quelle meilleure arme que le Saint Rosaire


cette info est a diffuser a tous nos contacts

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mar 2 Juin - 21:20

il faut aussi faire tres attention, car telle que l'info est diffusee sur le Net,

c'est une invite pour nos petits et plus grands
qui vont vouloir essayer... juste pour voir.. si ca marche !!!

c'est une forme de publicite

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mar 2 Juin - 23:23

Pearl a écrit:
il faut aussi faire tres attention, car telle que l'info est diffusee sur le Net,

c'est une invite pour nos petits et plus grands
qui vont vouloir essayer... juste pour voir.. si ca marche !!!

c'est une forme de publicite

C'est vrai! Hélas...
Il y a aussi le risque de l'attrait du fruit défendu. Vieille tentation qui remonte à l'origine de l'homme...

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mer 3 Juin - 12:34

Bigbug a écrit:
Pearl a écrit:
il faut aussi faire tres attention, car telle que l'info est diffusee sur le Net,

c'est une invite pour nos petits et plus grands
qui vont vouloir essayer... juste pour voir.. si ca marche !!!

c'est une forme de publicite

C'est vrai! Hélas...
Il y a aussi le risque de l'attrait du fruit défendu. Vieille tentation qui remonte à l'origine de l'homme...


J'adhère totalement à vos réflexions, car ce sont les commentaires que je me suis fait. Rien que de citer le titre cela est de trop mais comment faire pour diffuser un avertissement ......

drôle de titre : l'anagramme du prénom est : CHIALER
il n'y en a pas pour le dernier mot, mais la def est épreuve qui a lui même 4 sens, mais je ferai allusion à celui qui veut dire: événement douloureux, malheur....
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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mer 3 Juin - 21:05

Pearl a écrit:
il faut aussi faire tres attention, car telle que l'info est diffusee sur le Net,

c'est une invite pour nos petits et plus grands
qui vont vouloir essayer... juste pour voir.. si ca marche !!!

c'est une forme de publicite

Voir si ça marche !!!! simple curiosité qui risque de mener là où on ne le souhaite pas vraiment
Ah, les sensations fortes !!!!!!!!!!!

S'ils savaient que Dieu leur propose une sensation encore plus forte...... et tellement rassurante, tellement belle.......... les mots ne sont pas assez forts

_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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Pearl
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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Jeu 18 Juin - 21:50

La conversion de Marino Restrepo

Je demande au Seigneur de m’aider. Je commencerai en vous donnant les grandes lignes de l’histoire de ma vie.

Je suis né en Colombie dans une petite ville de producteurs de café dans les Andes. Toute ma famille produit du café – à l’origine c'était pour l’Espagne. J’ai grandi avec tous les enseignements et dans toutes les traditions de l’Eglise Catholique. J'ai eu une enfance heureuse dans une famille très nombreuse. Nous étions dix enfants, mais tous mes oncles et tantes en avaient quinze a dix-huit. Nous étions une grande tribu !

Quand j’avais quatorze ans, on m'a envoyé à Bogota, la capitale de la Colombie, pour parfaire mes études. C'était pendant les années soixante et vous savez bien ce qui s’est passé pendant ces années là ! J’ai embrassé tous les mouvements des années soixante y compris leurs philosophies païennes, mais aussi à la divination, le spiritisme, et me suis plongé dans toutes sortes de superstitions et pratiques occultes.

A vingt ans, j’avais déjà abandonné ma foi depuis un bon moment. Je me suis marié et je suis parti pour l’Allemagne à Hambourg. J’y fréquentais l’université pour faire des études d'art. Je suis devenu acteur et compositeur. Mes deux fils sont nés en Allemagne. J’y suis resté pendant six ans pour ensuite partir aux Etats Unis. J'étais d'abord à New York, où j’ai travaillé comme acteur au théâtre pendant deux ans, puis à Hollywood en Californie. J’y vis depuis 1978. Je me suis lancé dans le métier de l’industrie du loisir et jusqu'en 1997 je travaillais comme acteur, musicien, producteur, scénariste et dans toutes sortes de créneaux de ce secteur.

Pendant toute ma vie, jusqu’en 1997, depuis que j’ai quitté ma ville natale, j’ai vécu loin de Dieu.


Totalement éloigné.


Et pourtant, je me considérais comme croyant - parce que je pratiquais toutes sortes de religions et de philosophies – et ceci dans un syncrétisme total, ce qui me donnait l’impression d’être quelqu’un de spirituel.

Cependant, ce que je ne savais pas, ou bien je l’avais oublié,
c’est que tous les esprits ne venaient pas forcément de Dieu.

J’avais donc à faire à des esprits des ténèbres pendant toutes ces années et je me suis transformé en paien. J’étais devenu le centre de ma propre vie. J’ai construit ma propre croyance, mon propre royaume et l'humanité était à mon service. La seule chose qui comptait pour moi c’était ma réussite dans le monde. Je vivais donc à la manière du monde – pour gagner de l’argent et pour devenir célèbre et pour profiter des plaisirs de ce monde. Ce n'est pas du tout dans mon intention que de maudire le monde ni ce qui s'y trouve. C'est mon attitude par rapport au monde et ma manière d’y vivre qui étaient démoniaques, car ils étaient en dehors de Dieu.

Pour vous donner une idée à quel point que j'étais arrivé au bout de quelques années : ma maison à Hollywood était décorée selon une vieille superstition japonaise, qui est très à la mode aujourd’hui à l'Occident, qui s’appelle le Feng Shui.

Vous en avez sans doute entendu parler. Cette superstition se base sur l'adoration de cristaux et forces cosmiques. A l’entrée de ma maison un cristal se trouvait face à un miroir. Le canapé et les meubles étaient alignés dans un ordre précis afin de canaliser les forces cosmiques et il y avaient des petites fontaines un peu partout. J’avais investi beaucoup d’argent pour monter tout cela. Pour moi c’était une bonne chose, puisque mes amis célèbres le pratiquaient eux aussi et encourageaient cela. Voilà comment nous vivons dans le monde quand nous lui appartenons.

En 1997 je suis allé en Colombie pour Noël. Quand j’y suis arrivé, mes sœurs étaient encore en deuil car nous venions de perdre cinq membres de la famille. D’abord ma femme, qui est morte d’un cancer en 1992. Quelques mois plus tard, j’ai perdu mon plus jeune frère dans un accident aux Bahamas. Puis mon père, puis encore un frère, puis ma mère. Tous sont morts en moins de quatre ans.

Malheureusement je croyais en la réincarnation
, ce qui – comme vous pouvez l’imaginer – me donnait une idée très différente de la mort. Mes sœurs cependant étaient croyantes et faisaient leur deuil à la manière chrétienne.

Quand j’y suis arrivé, une de mes sœurs était persuadée que ce serait bientôt son tour de mourir – puisqu'elle était malade et qu'après tant de décès rapprochés dans la famille on vient naturellement à se poser la question « A qui le tour ? ». C'était comme-ci un balai était venu balayer la famille. Elle m’a donc demandé de l’accompagner à l’église pour faire la neuvaine de Noël en honneur de l’Enfant Jésus.

Cette dévotion catholique, était jadis, très connue dans le monde entier mais ne subsiste aujourd’hui qu’en Amérique Latine et aux Philippines, et depuis que je suis missionnaire j'essaie de la promouvoir. Il s’agit d’une très belle spiritualité que nous révèlent les mystiques de l’Eglise. C’est une spiritualité très puissante que celle de l’Enfant Jésus.

Mais j’avais quitté l’Eglise trente-trois années auparavant et je me fichais de l’Eglise. Je persécutais l’Eglise. Je me moquais des prêtres et je trouvais les Chrétiens ridicules, arriérés et ringards. C'était à eux d'apprendre les choses formidables que je connaissais. Certains membres de ma famille s’en sortaient bien et réussissaient dans le monde. Je me suis mis à leur suggérer de me suivre dans mes pratiques de divination, des boules de cristal, du tarot etc. Pendant tout ce temps, ma pauvre mère égrenait son chapelet en silence. Plus tard, après ma conversion, j’ai su que pendant toutes ces années, toute ma famille avait prié pour moi. Moi, je me trouvais super « cool » pendant tout ce temps-là ! Je croyais devancer tous ces retardataires ! J’avais tellement à leur apprendre !

Je suis sûr que chaque fois que je retournais en Californie après des vacances passes parmi eux, ils exorcisaient les maisons par lesquelles j’étais passé ! (rire) Car le diable lui-même leur avait rendu visite !

Ce Noël-là, j’ai donc accepté d'accompagner ma sœur à l’église, rien que pour lui faire plaisir. Cela faisait des années et des années que je n’avais pas mis les pieds dans une église. Pour moi, ma foi étant parfaitement syncrétique, l’église était comme n’importe quel lieu où se pratiquait la magie et ressemblait aux autres lieux ou temples que je fréquentais. J’avais perdu la dimension mystique de ma foi, de ma relation personnelle avec Jésus mon Dieu. J’avais perdu tout ce que savais sur le Christianisme. Pour moi, entrer dans une église était donc quelque chose de très différent que pour elle.

Le respect religieux de ma soeur m'intimidait, mais je poursuivais ma façon de concevoir les choses.

Le prêtre disait : « Celui qui prie cette neuvaine avec foi et dévotion, recevra une grâce de la part de l'Enfant Jésus. »


Cela me paraissait séduisant. Je me suis dit que je pourrais peut-être en tirer quelque chose. Voilà ma mentalité ! Chaque fois que je pouvais profiter de quelque chose, j'étais de la partie ! J'agissais toujours dans la perspective de gagner quelque chose – c'est typiquement la nature des gens qui appartiennent au monde.

Je me suis donc dit que j'allais demander à ce bébé de changer ma vie. Le changement auquel je pensais n'était évidemment pas celui que vous êtes en train de contempler ici et maintenant! (rire) Le changement que vous voyez ici était selon Son idée à Lui! Mon idée était plutôt selon la pensée de ce monde. J'avais un tas de projets terribles ! Je n'ai bien sûr pas dit à ma soeur ce que je demandais sachant très bien ce qu'elle pensait, et j'ai l'ai donc gardé pour moi.

Chaque jour nous allions donc à l'église pour prier la neuvaine à l'Enfant Jésus. Ma soeur me disait : « Prie avec beaucoup de foi ! » et je répondais « Bien sûr! » Mais (rire) elle ne savait pas vraiment ce que j'étais en train de demander.

Aujourd'hui je dis aux gens
: « Je sais que vous êtes de bons Catholiques et que vous avez sans doute une bonne collection de neuvaines à prier, mais j'en ai une à vous recommander : la neuvaine à l'Enfant Jésus. Seulement, préparez-vous à Son sens de l'humour !


Parce que je vais maintenant vous raconter comment Il m'a répondu et comment Il a changé ma vie.



Vingt-quatre heures après avoir terminé la neuvaine - elle commence le seize décembre et se termine le vingt-quatre à la messe de minuit quand on célèbre la naissance de Jésus - donc vingt-quatre heures après, à minuit, le vingt-cinq décembre, le Seigneur m'a donné la grâce de la neuvaine et Il a changé ma vie.

Je conduisais dans une plantation de café d'un de mes oncles dans ma ville natale. Comme je passais par le portail de son ranch, six hommes, lourdement armés sont sortis de la forêt et m'ont enlevé. Ils ont mis un cache sur ma tête, m'ont attaché les mains derrière le dos, m'ont mis une corde autour de la taille et m'ont conduit dans la jungle. Pendant toute la nuit ils me tiraient en avant et en arrière en me poussant avec leurs armes.

Aujourd'hui, je pose la question au Seigneur : « Pourquoi ne m'as-Tu pas appelé en Californie ? Pourquoi au milieu de la jungle ? » (rire) Il a un de sens de l'humour !

J'ai été conduit dans la jungle en prisonnier. Vous avez sans doute entendu parler du conflit des guérillas – c'est un conflit très ancien. Les gens croient que les motivations des guérillas sont d'ordre idéologique. Je peux vous dire et vous garantir qu'il s'agit tout simplement de voleurs qui enlèvent des personnes pour obtenir une rançon. Il n'y a aucune idéologie derrière ! Ma mère m'en avait parlé pendant des années en disant que ces gens en voulaient à notre famille. Mais je n'y prêtais pas d'attention. Je n'habitais pas en Colombie et vous savez comment on réagit aux nouvelles et aux évènements qui ont lieu loin de chez vous. On les vit comme si c'était un film. Notre sensibilité a été si émoussée par toutes les nouvelles qui nous arrivent, que nous ne sommes plus capables de sentir la douleur des autres.

A cause des médias, nous vivons aujourd'hui dans un monde imaginaire.



Pour moi, ce problème en Colombie n'était pas réel – mais il l'est devenu cette nuit-là, et oh combien, réel pour moi !

Au lever du soleil ils m'ont conduit dans une caverne. Cette caverne était habitée par une quantité de chauve-souris et le sol était recouvert de leurs excréments et grouillait de toutes sortes d'insectes. J'étais piqué de partout et je gonflais de partout et outre les démangeaisons et les douleurs que je vivais, je pourrais vous raconter un million d'histoires d'horreur sur cette caverne.

Mais la raison pour laquelle je vous ai introduit à l'intérieur de cette caverne est pour vous dire que c'est là que j'ai fait une expérience mystique des plus étonnantes, qui a absolument et radicalement changé ma vie. Je ne suis plus la même personne depuis. Cette expérience mystique a duré neuf heures, pendant toute une nuit.

Le premier jour dans cette caverne, dans l'après-midi, j'entendais discuter mes ravisseurs. Il était question de me tuer ou de me laisser vivre. Quelqu'un aurait dû venir me chercher mais ils ne se sont pas pointés. Il était alors question de me tuer. Finalement, ils ont décidé d'attendre. Ils m'ont sorti de la caverne, m'ont donné à manger. Puis ils m'ont remis un cache sur la tête et m'ont jeté à nouveau dans la caverne. Quinze jours se ont écoulés comme cela. Chaque jour ils décidaient de me tuer, mais puisqu'ils avaient encore l'espoir de tirer de l'argent de leur victime, ils rallongeaient l'attente pendant encore quinze longs jours.

Vous croyez peut-être pouvoir vous imaginer ce qui se passait en moi pendant ces quinze jours. C'était horrible. Personne ne peut imaginer ce qui ce passe dans le coeur de quelqu'un dans une situation pareille. Tout ce que j'avais dans mon coeur, c'était de la haine pour mes ravisseurs. Je les aurais tués si j'avais eu l'occasion. Et puis, je voulais m'enfuir. Voilà ce que j'avais dans mon coeur, car il n'y avait rien de Dieu.

Le quinzième jour, tôt le soir, on m'a sorti de la caverne et je me suis vu entouré d'un groupe de jeunes rebelles, habillés en treillis militaire. Je savais cependant que ce n'étaient pas de vrais militaires. Ils étaient méchants au possible et armés jusqu'aux dents. L'un d'eux m'a expliqué qu »il était le « commandant » et m'a détaillé la situation dans laquelle je me trouvais. Il m'a demandé une rançon très élevée, disant qu'ils savaient que je possédais autant d'argent. Ils m'ont donné de l'information sur mes soeurs, montrant qu'ils savaient tout sur elles en détail. Ils menaçaient d'exécuter toute ma famille si je refusais de payer la rançon. De même si j'essayais de me sauver. A la fin de cette entrevue, le « commandant » m'a dit que les hommes qui m'avaient enlevés au ranch de mon oncle et qui m'avaient conduit dans la jungle, voulaient qu'on me tue une fois la rançon payée, car ils ne voulaient pas qu'après mon retour, je les dénonce à la police. Puis ils ont ôté leurs cagoules - ne craignant plus que je les reconnaisse, puisque j'allais être tué de toutes les façons.

J'étais donc condamné à mort.

Ils m'ont renvoyé dans la caverne, ligoté et avec un cache sur la tête. Le « commandant » m'a dit qu'il allait revenir le lendemain pour m'emmener ailleurs. Puis ils sont partis, laissant derrière eux seulement quelques jeunes rebelles pour garder la caverne.

Si vous pensez que la première quinzaine de jours avait été horrible pour moi, imaginez cette nuit où il ne me restait plus aucun espoir de survivre. C'était juste une question de temps avant d'être tué. C'était comme-ci j'étais déjà mort. Imaginez pendant une seconde ce que j'éprouvais. C'était horrifiant. Sans espoir. J'étais complètement désemparé et dans une caverne terrifiante.

J'ai essayé alors de trouver quelque chose à l'intérieur de moi-même qui m'aiderait à supporter cette épreuve

Quelque chose sur quoi m'agripper. Je me suis mis à rechercher dans toutes ces philosophies géniales que j'avais étudiées toute ma vie. La magie, la divination, la numérologie, toutes ces choses. Je venais juste de me faire faire mon thème astral en Californie – avant d'aller en Colombie – qui prédisait des choses magnifiques ! Maintenant plus rien ne tenait debout! Je savais maintenant que tout ces choses dans lesquelles j'avais pataugé pendant tant d'années, n'étaient que mort.


Je n'y trouvais rien qui pouvait m'aider ! Et pourtant, j'avais toujours été celui qui savait, grâce à toutes ces grandes connaissances que je possédais, résoudre les problèmes des autres mais cela ne marchait pas pour moi. A ce moment j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de vrai en moi. C'était ma foi, mais elle était si latente et si enfouie, qu'à travers toute l'obscurité dont je m'étais recouvert pendant tant d'années, je ne pouvais plus me rappeler de la moindre prière. Je suis remonté dans mes souvenirs jusqu'à mon enfance auprès de ma mère, à l'église, à l'école, dans ma ville natale, mais je ne me rappelais de rien qui aurait pu m'aider, pas de la plus petite prière. Et je savais que ces prières-là m'auraient aidées ! Je savais que là se trouvait la vérité, que là se trouvait la vraie puissance ! Mais je l'avais perdue ! Réaliser cela n'a fait qu'empirer la désolation de mon esprit.


C'est alors que j'ai commencé à traverser cet état mystique dont je vous ai parlé. Loin de soupçonner que cela venait de Dieu – tellement j'en étais éloigné ! C'est pour quoi je ne l'ai pas reconnu.

La première partie de cette expérience s’appelle : une illumination de la conscience. Parce que j'ai revécu pratiquement toute ma vie. J’étais aussi éveillé et conscient que vous et moi ici et maintenant. Seulement que je me trouvais recroquevillé dans cette caverne mais j'étais réveillé.

La deuxième partie
s'appelle : une vision avec Dieu. Rien de plus mystérieux ne pourrait arriver à quelqu'un ! Je suis sûr que vous avez déjà entendu beaucoup de récits semblables, mais pour moi c'est comme invraisemblable ! Je ne l'ai toujours pas digéré.


J'étais donc en train de penser à mes malheurs et à mes douleurs et que, sans doute, j'allais mourir dans cette caverne cette nuit-là. C'était trop. J'étais déjà très malade à cause de ma situation. J'étais affaibli, ne mangeant qu'une fois par jour. Ils me donnaient des racines et des baies sauvages à manger et de l'eau sale à boire. C'était horrible.


Aujourd'hui, maintenant, je peux vous dire quelque chose sur cet instant précis. Je me suis rendu compte que voilà ce qui était le plus mystérieux : pendant que je traversais tous ces malheurs dans la certitude que j'allais mourir, je me suis rendu compte de ceci : avant que Dieu puisse entrer en nous pour nous toucher et pour nous transformer, tout ce qui est nous et nous concerne doit d'abord être anéanti. Ceci parce que nous nous sommes construits un incroyable édifice fait d'orgueil et de vanité et d'une si haute idée de nous mêmes et du monde et des personnes du monde !

Tout cet édifice doit disparaître !
Voilà ce dont je me suis rendu compte.

Et c'est seulement alors que Dieu est apparu.

Quand je n'étais plus rien. J'étais en morceaux, en cendres. Plus rien de moi ne subsistait. Plus rien de cette vie époustouflante et fantastique que j'avais vécue, cette vie de glamour que j'avais toujours recherchée, les trésors que j'avais accumulés ne valaient rien! Absolument rien!Et tout ce qui en moi aurait pu avoir de la valeur était endormi... . C'était terminé pour moi!


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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Jeu 18 Juin - 21:51


Tout d'un coup, je me voyais, à l'âge de trois ans, sur un tricycle, à faire des ronds dans un patio latéral de ma maison natale, en tapant et en abîmant les plantes et fleurs environnantes avec mon bras tendu. J'entendais une servante me dire d'arrêter. Imaginez comment j'étais pétrifié à la vue de tout cela. Je ne comprenais pas comment, à l'âge de quarante-sept ans je pouvais revivre ma petite enfance, parfaitement, avec tous les détails. J'essayais de raisonner – c'est un réflexe humain. Je me disais : « Je suis empoisonné ! Je suis fiévreux à cause de toutes ces piqûres d'insectes ! J'hallucine, je vois des choses ! » Mais tous ces arguments ne m'ont pas avancé parce que je savais bien que je n'hallucinais pas. Si quelqu'un sait ce que veut dire « halluciner » c'est moi ! J'ai traversé les années soixante en « hallucinant »! (rire)


Je savais donc que c'était bien ma vie qui défilait distinctement devant moi. Je pensais que j'étais, sans doute, en train de devenir fou. Mais cela non plus ne tenait debout. Puis je me suis rappelé que quand ma mère était mourante, agonisante, elle tomba dans une sorte d'extase qui durait environs trois heures, pendant lesquelles elle parlait beaucoup de sa vie et qu'elle est morte seulement après. Alors je me suis dit « Je suis mourant, comme ma mère ». Cela ne marchait pas non plus. J'ai donc cessé de combattre, de réfléchir, de faire quoique ce soit contre ce qui était en train de m'arriver et j'ai tout lâché.


Quand je voyais ma vie à l'âge de onze, douze ans, je commençais à vivre une douleur terrible. Je ne saurai jamais vous la décrire avec des paroles. Une douleur comme vous ne pouvez l'imaginer. C’était la douleur de mon péché. Et voici devant vous un homme qui ne croyait pas au péché! Je me moquais des personnes qui prononçaient le mot « péché ». J’en faisais des blagues !

Et me voilà en train de sentir, de vivre cette douleur – qui n'était pas physique. Elle était spirituelle.

Aujourd'hui, grâce à ce que le Seigneur m'a révélé, je sais, que c'est la douleur que vivent les âmes au purgatoire. Et c'est aussi la douleur que nous vivons quand nous ressemblons au Christ ici sur terre. Nous commençons alors à sentir la douleur de nos transgressions. Nous commençons à sentir la douleur des péchés de l'humanité

. Nous devenons semblables au Christ – nous vivons Sa Passion.


Mais j'étais loin d'être comme ça ! J'étais le pécheur le plus misérable et le plus horrifiant ! Je n'aurais pas pu vivre ce genre de douleur, mais je sais aujourd'hui que le Seigneur m'a donné la grâce de l'expérimenter.

Aujourd’hui je sais, mais alors je ne savais pas ce qui m'arrivait ! Je continuais à visionner toute ma vie. Je voyais non seulement ce qui était mal, ce que j'avais fait de mal, mais aussi le bien de ma vie. Ce qui était bien passait tout simplement, sans douleur. Par contre, ce qui était mal ne passait pas. Mais restait comme gelé, figé pour longtemps, douloureux, comme pour toujours.

Après cela quelque chose s'est passé... je ne sais pas comment, cela me dépasse – et vous dépasse aussi.

Je me suis vu dans une vision. La face sur terre, sur l'herbe. Il me semblait que je me trouvais sur une très haute montagne. Je suis né dans les montagnes. J'avais l'impression d'être sur une montagne étonnamment haute. A côté de cette montagne se trouvait une autre montagne encore plus haute. Et sur cette montagne j'ai pu voir une ville magnifique de lumière. Une cité illuminée, faite de lumière ! Pas comme une ville illuminée par des néons ! Elle était faite de lumière. J'ai regardé sur le côté et j'ai vu au lointain mon corps dans la caverne comme à travers d'un rideau de fumée. C'était pour moi comme une confirmation que j'étais mort. Mais ce qui était vraiment bizarre, c'est que je ne m'étais jamais senti aussi vivant ! Je me trouvais dans un état de bonheur parfait. Et malgré tout ce qui m'arrivait, je me sentais tellement libre que la dernière chose que je voulais, c'était de retourner dans mon corps, là, au lointain.

Mais tout a changé d'un coup parce que j'ai entendu la voix du Seigneur qui S'adressait à moi.


Et Sa voix était si immense, qu'elle semblait venir de mon intérieur et de venir de partout à la fois. Je veux vraiment dire « de partout »à la fois et des entrailles de l'univers. Sa voix me parlait et tout me parlait avec Sa voix. La voix la plus immense. Et cette voix était remplie d'une miséricorde, d'un Amour, d'une compassion, d'un pardon incroyable. Et vous n'allez pas croire ceci: tout ce que je voulais faire, c'était de me cacher et de partir en courant, loin de cet Amour, loin de ce pardon, loin de cette compassion. Je n'en voulais pas, je ne la supportais pas. Et je vous dis : pendant toute ma vie je me croyais la personne la plus formidable. Je faisais parti d'Amnesty International, du comité de surveillance pour les Droits de l'Homme, et tous les ans, avec mes collègues à Hollywood je collectais des tonnes d'argent pour les pauvres. J'étais le premier à aider tous ceux qui venaient demander mon aide. J'étais toujours là. Les gens disaient de moi que j'étais quelqu'un de bon. Et moi je disais de mes amis qu'ils étaient bons eux aussi. Ils faisaient comme moi. Mais je me suis rendu compte que je n'ai jamais vraiment été quelqu'un de bon. Tout ce que j'ai jamais fait pour les autres, je le faisais en fait pour moi-même, par vanité, parce qu'aider les autres me donnait de bons sentiments. Je faisais tout pour moi-même. Aider les autres remplissait mon ego, nourrissait mon égoïsme et mon égocentrisme. Cela m'agrandissait. Et je ne m'en apercevais que maintenant. Jusqu'à présent je pensais pratiquer la charité, la compassion et l'amour, alors que je ne faisais que me racheter pour tout le mal que je faisais par ailleurs. J'étais en réalité le plus grand menteur, fornicateur, tricheur – tout ce que vous voulez!

J'avais tout fait pour réussir dans ma carrière et dans mes relations et de cela rien et personne ne subsistait. Et je m'étais cru quelqu'un de bon ! Je m'en suis rendu compte quand le Seigneur m'a adressé la parole : j'étais aussi obscur que l'on peut l'être et mon coeur était si dur, que je ne supportais pas l'Amour, car je n'avais jamais vraiment donné de l'Amour.


Si vous ne donnez jamais un vrai Amour, vous serez incapables d’en recevoir. Il n'y aura pas de place en vous pour le recevoir car vous n'en produisez pas. Cet Amour qui vient de Dieu est une fontaine qui coule par nous afin de transformer notre basse nature en un vrai Amour qui nous ramène vers Dieu. Mais le vase d'argile que j'étais, comme l'appelle S. Paul, était tellement fait d'argile et sans Dieu, qu'il appartenait seulement à l'argile.


A présent le Seigneur m'avait accordé ce que je désirais : Il s'est tu. Il a cessé de me parler. Mais quand Il S'est arrêté de me parler, j'ai senti une solitude incroyable, impossible à imaginer. J'étais seul et comme mort. Je me sentais mourant et je voulais qu'Il me reparle parce que maintenant que j'avais fait l'expérience de l'Amour pour la première fois, j'en avais terriblement besoin. C'était ma vie maintenant, et me manquait comme on peut manquer d'oxygène. J'étais comme mourant sans cet Amour. Mais le Seigneur ne me parlait plus.


Alors je me suis trouvé comme flottant au-dessus d'un abîme horrifiant. Et je savais ce que c'était, alors que pendant toute ma vie je l'avais nié. Pendant trente-trois ans j'avais argumenté avec tout le monde que l'enfer n'existait pas. Avec tout le monde. C'est pour cela que j'avais embrassé toutes sortes de philosophies. Maintenant je ne voulais pas le regarder. Aujourd'hui je sais que c'était la grâce qui m'a fait regarder - mais alors je ne comprenais pas pourquoi j'étais comme obligé de regarder alors que je ne voulais pas. Je n'étais pas contraint, mais c'est comme s'il y avait grande urgence de le faire. J'ai donc regardé.


Quand j'ai regardé il n'y avait plus de silence. Les sons les plus affreux se faisaient entendre. Je regardais l'enfer. Je dis aux gens qu'il ne m'a pas été facile de commencer cette mission où je viens témoigner que l'enfer existe parce que j'y ai été. Vous pouvez imaginer que ce n'est pas facile ! (rire) Surtout quand on croise même des catholiques qui n'y croient pas ! Même des catholiques ! J'ai même rencontré des prêtres qui n'y croient pas ! Je vous invite à méditer là-dessus !


Une chose que je peux vous dire, si je fais ce que je suis en train de faire ici, ce soir - et je le ferai jusqu'à la fin de mes jours - je ne le fais pas pour plaire aux gens. C'est pour faire plaisir à mon Seigneur ! Votre Seigneur, notre Dieu! Parce que c'est Lui que je viens glorifier, non pas moi-même. Tout est pour Lui!


Il m'a donc montré l'enfer. Je l'ai donc regardé. A sa surface j'ai vu non pas des centaines, ni des milliers, mais des millions d'âmes condamnés ! Et moi, qui n'y avais pas cru, imaginez ce qui se passait en moi ! C'était tout simplement incroyable de voir des millions d'âmes condamnés et je sais maintenant que pendant que nous sommes rassemblés ici ce soir, il y a des âmes qui tombent à l'enfer. Je sais aussi pour de sûr, que si nous étions les catholiques que nous avons été appelés à être, beaucoup d'eux n'iraient pas à l'enfer. Cela je le sais aussi. Cela m'attriste et vous aussi ! Quand on se rend compte que nous formons une armée, et qu'une grande partie de cette armée est endormie et que nous avons les armes nécessaires pour défendre les âmes et que nous ne le faisons pas ! Et moi, j'étais un des déserteurs de cette armée... .


Quand je les regardais dans le visage, si on peut l'appeler ainsi, je me suis rendu compte qu'ils avaient été des être humains mais qu'ils avaient été transformés en démons. Et leurs visages avaient seulement à la surface encore des traces de visages humains. Mais ils étaient déformés à cause de leur péché. J'ai parfaitement compris quels types de péchés les déformaient. Je savais tout. J'ai tout compris. Maintenant je sais que c'est par l'action de l'Esprit Saint que la plénitude de la Vérité est découverte et on peut la voir, la reconnaître.


Quand je regardais plus dans les profondeurs, j'ai pu les voir plus bestiaux encore et je pourrais vous parler de l'enfer pendant longtemps. Mais je ne veux pas m'y attarder, ni avec vous ni avec personne d'autre. Depuis, je ne passe pas un seul jour sur cette terre, sans être conscient de ce qui se trouve en dessous de moi. Pas un seul jour. Je sais ce qui se trouve en bas. Cela ne me fait pas peur. Par contre, j'ai peur du péché car le péché m'y emmènera si je ne fais pas attention. C'est la réalité. La réalité absolue. Il m'arrive parfois de traverser un parc ou une gare, un aéroport ou un centre commercial où il y a des foules. Parfois quand je passe à côté d'eux, j'entends les voix de l'enfer qui sortent par leur bouche. La raison c'est que quand nous vivons dans un état de péché, nous devenons une extension de l'abîme. Une extension de l'enfer. Une extension. Nous sommes alors l'instrument de toutes les forces qui viennent d'en dessous. C'est horrifiant que les gens soient si aveugles, qu'ils ne savent pas qu'ils sont les instruments d'une telle horreur et qu'ils infligent ensuite tant de mal à tout le monde.


Le Seigneur m'a alors parlé de nouveau. Et quand Il m'a parlé encore, cet état d'enfer restait présent mais non actif. Alors qu’il était actif quand Il s'était tu. Je pourrais vous relater pendant des semaines et des semaines, car je n'ai pas besoin de réfléchir pour vous transmettre ce qu'Il m'a dit. C'est infusé en moi, ça coule tout seul. Je suis missionnaire depuis huit ans et je n'ai jamais préparé une seule conférence et je parle de centaines de sujets qui coulent par moi tout seul et sans effort. J'avais dit au Seigneur : « Je veux bien témoigner et faire cela à condition de n'avoir rien à préparer. » La seule chose que le Seigneur m'a demandé de faire avant de parler c'est de lire les Ecritures Saintes. Je devais lire Sa Parole pour purifier mes sens et ma langue et les oreilles et les sens des personnes. Et alors Il vient. C'est comme ça qu'Il agit. Il a infusé en moi une grande quantité d'information. Il m'a beaucoup parlé et je vais vous transmettre certaines choses qu'Il m'a dites.

Il a dit: « L'humanité traverse aujourd'hui l'âge spirituel le plus obscur jamais et les ténèbres vont en grandissant. »


Je ne suis pas venu ici en prophète de malheur. Loin de cela. Parce que si je suis quelque chose, c'est plutôt un signe d'espérance et de miséricorde. C'est ce que je suis devenu. Je suis un exemple de l'Amour et de la Miséricorde de Dieu car le Seigneur m'a sauvé des griffes du diable. Il m'a ramené dans la lumière. Je témoigne que si Il peut me sauver, Il peut sauver n'importe qui, le pire des hommes, parce que j'étais le pire des hommes! Et me voilà aujourd'hui ici parmi vous ! Gloire à Lui ! Il me sauve! Il nous sauve!

Il ne veut que personne, pas une seule âme aille à l'enfer – pas une seule! Ni même au purgatoire ! Jésus nous a toujours invité d'aller à la maison. Uniquement à la maison. Et la maison c'est le ciel. Alors Il m'a dit que nous nous dirigions vers la fin de la fin des temps. Mais Il n'a pas dit que tout serait fini en général. Ce n'est pas ce qu'Il a dit.


Il parlait du temps de Dieu. Il parlait d'une guerre spirituelle, d'une bataille spirituelle entre le bien et le mal. La dernière bataille. Il a dit : « Satan a mis toutes ses cartes sur la table » car c'est un joueur ! Il a sorti tous ses jouets ! Chacun de ses jouets, sa plus grande offensive contre nous étant les activités de loisir. Il veut nous occuper vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et c'est ce qu'il fait. Nous appartenons à la société la plus hyperactive qui n'ait jamais, jamais, jamais existée dans toute l'histoire de l'humanité ! Nous n'avons jamais eu autant de moyens de nous occuper qu'aujourd'hui. Il a dit que c'est le coup le plus important que le diable porte contre nous. En plus, c'est un coup subliminal parce qu'il y a tant de gens qui sont si occupés à faire de bonnes actions ! Trop occupés ! Et ils finissent par agir mal avec tant de bien.


Car il ne s'agit pas de faire trop mais de faire son devoir, son devoir. Car voici comment le diable nous trompe : si nous sommes très religieux, il va nous tromper dans le domaine de la religiosité. Si nous sommes spirituels, il va nous tromper dans le domaine de la spiritualité. C'est comme ça qu'il agit ! Nous ne devons jamais baisser la garde car il ne viendra pas avec des cornes et une queue ! Ce n'est pas comme ça qu'il agit!

Le Seigneur l'a appelé « le prince de ce monde ». Vous savez bien comment s'habillent les princes !


Le Seigneur m'a dit que tout ce que la science fait aujourd'hui, se concentre essentiellement sur la beauté et sur la santé physique. Voilà ce qui est le centre d'intérêt du monde ! Et non la beauté spirituelle ! Il a dit qu'il n'y a jamais eu autant de belles créatures dans le monde qu'aujourd'hui, mais qu'il n'y a jamais eu autant d'âmes laides (rire). Il dit « Vous pouvez changer votre nez aujourd'hui si vous ne l'aimez pas, mais qui veut changer son coeur? » Il est là le problème!


Le Seigneur a dit que nous vivons à l'envers. Quand nous naissons, notre être est composé de deux natures : la nature de la chair, c'est à dire ce corps humain et la nature de l'esprit, l'âme qui anime ce corps. A cause du matérialisme ambiant, les gens se concentrent sur le corps mortel, le corps qui va mourir. Le corps immortel, l'esprit, est sous-alimenté, mal nourri ! Il a dit: « Le monde aujourd'hui est peuplé par des millions d'âmes en malnutrition. Les âmes mal nourries ne savent pas aimer, ne savent pas pardonner. Elles ne sont pas respectueuses, n'ont pas de patience, pas de paix, pas de compassion. Elles sont uniquement concernées par leur « moi ». Ce sont des être humains égocentriques.


Il a dit que des millions de personnes d'aujourd'hui sont le fruit de la fornication et non de l'amour, pas du vrai amour. Le mariage n'est pas une priorité dans la vie des gens, parce qu'ils ne respectent plus Dieu.


Il ne parle évidemment de tous, parce qu'Il parle toujours du « reste ». Il parle toujours d'une « poignée de justes », des personnes qui Lui sont restées fidèles. La raison pour laquelle nous avons toujours l'Eucharistie, la raison pour laquelle nous n'avons pas encore été dévorés par un feu tombant du ciel !


Mais le Seigneur a dit que, à cause des actions de quelques uns et à cause de la miséricorde du Père qui nous donne Jésus, nous avons ce grand prêtre au ciel qui intercède pour nous à cause des actions de quelques uns.


La bataille est cependant très féroce et devient de plus en plus féroce, parce que il y a un nombre incroyable de personnes qui s'éloigne de Dieu tout le temps.

Mais l'espérance demeure parce que la miséricorde du Seigneur est immense. Il dit qu'en dépit des ténèbres qui couvrent le monde d'aujourd'hui et de demain, Sa miséricorde et Son Amour dépassent largement toutes les ténèbres. Aucun péché ne peut être plus grand que Son pardon et Sa miséricorde. Nous avons donc l'espérance et la miséricorde mais nous devons les faire les nôtres afin de les porter aux autres ! Pour qu'ils comprennent, eux aussi, que notre Dieu est un Dieu de pardon et que cheminer avec Lui est la bonne voie !


Le Seigneur m'a dit que tout ce que nous avons abîmé dans notre chair à cause de notre péché, doit être réparé dans cette même chair. Parce qu'une foi cette chair disparue, nous ne pouvons plus réparer ce que nous avons fait de mal et nous allons devoir purger – ce qui est un état très douloureux parce que c'est comme-ci on essayait de faire quelque chose de physique alors que l'on ne pas physique. On n'a pas la possibilité de saisir, de toucher... . C'est très difficile car on dépend de beaucoup de facteurs, tel l'amour que l'on a peut-être laissé sur la terre qui nourrit l'âme, car c'est tout ce qui lui reste... . La seule chose que l'on emporte après la mort, c'est l'amour que l'on a donné. Pas l'Amour que l'on a reçu. Mais l'amour que l'âme reçoit par la prière et qui lui vient par l'intercession, par la prière des autres, aide l'âme à rester dans la lumière. Elle s'appuie sur cette prière qui lui permet de rester dans la lumière et de dire « oui » au Seigneur. Sinon elle serait totalement dans le noir. Mais parce que cette lumière ne vient pas d’elle puisqu'elle n'en a pas fourni pendant son séjour terrestre, elle vit une purge très douloureuse.


Il m'a alors parlé de ma foi catholique. Il m'a dit que quand nous mourrons et que nous nous présentons devant Son tribunal divin, il y aura deux façons de rencontrer Le Seigneur.

1. Soit nous rencontrons le Dieu de Miséricorde et de pardon. Il nous embrassera et nous emmènera avec Lui dans Sa gloire parce que nous serons déjà en Lui, parce que nous aurons vécu en Lui. Il a parlé de la Liturgie divine. Il a dit que si nous comprenons le mystère du Corps Mystique de Jésus, nous vivons de la Liturgie divine. Notre Liturgie est divine. Alors, si pendant notre existence nous avons vécu dans cette Liturgie, à notre mort nous nous tiendrons toujours à l'intérieur de cette Liturgie qu'est le Corps de Jésus. Et nous serons alors au ciel. Comprenons ce mystère, ce cadeau de l'Eglise, ce cadeau de la foi!


2. Quand nous nous trouverons devant Son tribunal pour être jugés - parce que nous sommes toujours débiteurs par rapport au Seigneur - le Seigneur ne jugera pas selon la religion, la croyance ni selon la philosophie. Il nous jugera uniquement sur notre amour ! Comme dit S. Jean, à la fin de nos jours nous serons tous jugés sur l'amour. Le Seigneur dit qu'un indien qui vit dans la jungle et qui n'a jamais entendu parler de Jésus ni des commandements, sera quand même jugé sur l'amour et sur ses actions pendant la vie. Uniquement là-dessus.


Mais, a dit le Seigneur, à celui qui a reçu beaucoup on demandera beaucoup en retour. Il m'a dit qu'Il m'avait donné le cadeau le plus merveilleux et le plus grand qu'un être humain puisse recevoir : c'est la foi catholique. Car la foi catholique contient toutes les vérités, toutes ! Rien n'y manque, rien ! Mais en même temps elle donne beaucoup de responsabilités à celui qui l'a reçue. Et rien n'y manque! Être catholique ne donne pas de raisons pour avoir une grosse tête. Être catholique veut dire avoir une grosse arme pour défendre les âmes. Nous avons reçu les armes les plus redoutables et les plus puissantes et nous ne pouvons même pas imaginer à quel point elles sont puissantes et à quel point elles sont gaspillées par la plupart des catholiques !


Le Seigneur m'a expliqué, que moi je m'étais éloigné de la foi parce que Satan m'avait rempli d'orgueil, tôt dans mon adolescence. Je me suis d'abord éloigné de la foi parce que je trouvais qu'aller me confesser auprès d'un prêtre était ridicule. Je disais : »Pourquoi aller confesser mes péchés à un autre homme qui est probablement plus grand pécheur que moi ? ».


Je trouvais cela ridicule et me suis distancié, rempli d'orgueil. Le Seigneur m'a d'abord montré cela. Il m'a dit que le Père Tout-puissant avait choisi un médiateur pour notre salut parce que l'orgueil nous avait éloigné de Dieu. L'orgueil ! Le péché originel c'était l'orgueil. La désobéissance, c'est l'orgueil. « Je ferai comme je veux ! » L'orgueil.


Le Seigneur a dit : Jésus, le Fils de Dieu Trinitaire est devenu médiateur et Il oeuvre par d'autres médiateurs comme par Notre Dame, la Vierge Marie. Et Jésus, Dieu Lui-même, a nommé d'autres médiateurs, les apôtres, pour nous, en leur donnant le pouvoir de pardonner les péchés, ou de les retenir.


Il m'a dit que cela était une grâce, un cadeau pour nous. Dieu veut nous sortir d'ici, hors de cet exil. Il veut que nous soyons libres et de retour au paradis. Mais nous devons passer à travers le portail qu'Il nous a indiqué et prendre le chemin qu'Il nous a montré.


Quel est ce chemin ? C'est la réconciliation, la rédemption qu'Il nous donne quand nous accueillons les dons du Saint Esprit. Quand nous comprenons que ces dons agissent dans les sacrements et que les sacrements agissent comme des armes dans la vie quotidienne de notre exil.


Il m'a dit: « Satan est le trône de l'orgueil et la plus grande arme contre le trône de l'orgueil s'appelle humilité ». Le plus grand acte d'humilité donné à un catholique s'appelle la confession, le Sacrement de réconciliation. Parce que si vous osez déposer vos armes d'orgueil et vous humilier en vous mettant à genoux en confessant vos péchés à un autre être humain qui est peut-être plus grand pécheur que vous, vous allez être déliés du diable. Vous pouvez évidemment vous trouver face à un saint, un saint prêtre, mais cela peut aussi être quelqu'un de ne pas très saint. C'est toujours un prêtre, car le Seigneur dit qu'il ne s'agit pas de comment est le prêtre, mais ce qui importe c'est l'onction du prêtre. L'onction. L'onction du prêtre ne signifie rien de moins, que la présence de Dieu Lui-même dans le prêtre.


Il m'a dit que chaque péché mortel est gardé par un ange déchu. Par un ange de Satan. Son but est de maintenir et de faire s'étendre ce péché afin de surprendre le pécheur à la fin de sa vie alors qu'il se trouve sur le territoire du diable.

Le Seigneur m'a dit qu'il n'y a que deux territoires : le territoire de Dieu et le territoire de Satan. Il n'y a rien entre les deux. Il n'y a pas de « zone grise, indéfinie » - comme quelque grand et futé prêcheur évangéliste, appartenant à une chrétienneté très diluée, aimerait bien nous faire croire ! Ce prêcheur vous dira que « Jésus nous connaît. Il nous comprend. Il l'a déjà fait pour nous... ».


Je vous assure que ce que j'ai vu est un peu différent ! Bien sûr que le sang de Jésus nous a sauvés, mais nous devons faire ce que S. Paul nous a dit : nous devons courir la course ! Et nous n'aurons pas la « couronne » avant la fin de la course. Il faut courir cette course et la gagner. Nous devons lutter la lutte de l'évangile – en luttant!


Le Seigneur m'a dit que le Sacrement de la Confession nous délivre et nous enlève les chaînes. Il nous libère de l'ennemi qui va tout faire pour s'assurer que nous nous trouverons sur son territoire à l'heure de notre mort. Alors les chances sont que nous descendions avec lui. Il est terrible et très difficile de résister à la pression des ténèbres quand on se trouve face à cette lumière. On est incapable de s'approcher de cette lumière parce qu'on ne la supporte pas. Je vous donnerai un exemple : quand vous avez commis une faute gravissime contre quelqu'un que vous aimez et respectez, il vous sera très difficile de regarder cette personne dans les yeux. La dignité de cette personne vous brûlera. C'est ce qui nous arrivait quand nous étions enfants et que nous avions fait offense à papa ou à maman. Nous ne pouvions pas les affronter parce que nous avions commis un mal. Imaginez donc comment c'est de se présenter devant le tribunal du Seigneur quand on est quelqu'un qui a vécu une vie loin de Lui. Ca vous brûle. C'est pour quoi on parle de feu. Ce feu dont on parle, c'est l'Amour de Dieu. C'est ça le feu.


Le Seigneur m'a dit que une fois que nous avons été absout et délivrés du péché, nous sommes délivrés du diable et c'est Dieu qui descend en nous. Il m'a parlé d'un passage des Ecritures Saintes qui raconte quand Jésus était à l'extérieur d'une ville avec ses disciples, et à côté d'un cimetière. Un homme possédé accourut vers Lui et se jeta à Ses pieds en se plaignant et en demandant Jésus ce qu'IL venait faire là. Jésus lui demanda son nom, sachant qu'ils étaient nombreux. L'homme Lui répondit que son nom était « Légion ». Ils demandèrent à Jésus de les laisser partir dans des porcs que étaient dans les environs, car ils savaient qu'ils allaient descendre et que Jésus n'allait pas leur permettre de rentrer dans un autre être humain.


Jésus a expliqué que les démons sont des esprits intelligents mais qu'ils ne peuvent agir parmi vous qu'en se servant de notre intelligence. Ils n'ont pas de corps physique et ont donc besoin de nous pour être des instruments physiques par lesquels agir. Quand ils ne sont pas avec nous, ils se trouvent dans l'abîme, en enfer et nous visent avec des tentations comme avec des missiles. Si nous cédons aux tentations, ils montent sut ces tentations jusqu'à nous et nous transforment en instruments.

Quand nous allons nous confesser, nous sommes délivrés de ces démons et ils retournent en enfer.


Notre âme cependant reste blessée.

Alors Il m'a dit, que Dieu, si grand, si magnifique, si tout-puissant, si omniscient, si immense qu'Il est, est capable de rentrer dans une toute petite hostie. Et que par cette petite hostie fragile, nous recevons le Corps et le Sang de Jésus.


Ce mystère invisible de la transsubstantiation qui a lieu sur l'autel, vient guérir les blessures invisibles de notre âme invisible. C'est un très grand mystère. Mais ça agit par ce moyen-là. C'est la guérison de l'âme. Voilà comment les blessures invisibles de l'âme peuvent être guéries de tout ce qui a été pardonné avant notre mort. Ainsi nous pouvons embrasser le Seigneur, le Dieu miséricordieux et éviter le purgatoire. Si nous ne guérissons pas l'âme comme il faut, si nous n'avons pas cette guérison avant la mort, nous serons obligés de guérir notre âme par la souffrance du purgatoire, afin de pouvoir embrasser Jésus. Il sera douloureux de se faire embrasser, parce que nous sommes blessés. C'est comme si on mettait du sel dans une plaie.


Le Seigneur a dit, qu'Il nous a donné, aujourd'hui, tout ce dont nous avons besoin pour aller directement au ciel. Il a dit, qu'aujourd'hui, à cause du monde dans lequel nous vivons, il n'y a jamais eu de plus grandes opportunités pour un être humain d'embrasser la Sainteté alors qu'il est toujours dans la chair. Pourquoi aujourd'hui ? A cause de la Miséricorde de Dieu et à cause de la pression qu'exercent sur nous les ténèbres.


En même temps, nous n'avons encore jamais été autant en danger d'aller en enfer. A cause de ce danger, nous devons être plus vigilants que jamais.

Il m'a dit que la vie est comme une corde tirée au-dessus d'un grand abîme. Nous devons marcher sur cette corde. La barre d'équilibre que nous tenons c'est la foi. Mais nous devons fixer nos yeux sur Jésus qui se tient à l'autre bout de la corde. Car si nous fixons nos yeux sur la vie ou sur la foi, nous allons tomber. Voilà ce qu'Il m'a dit sur la vie.


Ensuite je me suis trouvé dans un lac, dans l'eau jusqu'à la taille. Devant le lac se trouvait un rocher magnifique. Indescriptible. Dorée, comme si tout en or. Je savais que je ne pouvais pas le regarder. Je savais que Jésus était dans ce rocher mais je ne pouvais pas le regarder à cause de mon état de péché mortel. Je ne supportais pas la lumière, alors j'ai essayé de plonger dans l'eau. Quand j'ai essayé de plonger dans l'eau, je me suis rendu compte que je me trouvais sur le terrain du diable. Et c'est quelque chose d'incroyable. Je vous ai déjà dit que j'avais vu des âmes condamnées. Des être humains démonisés. Mais je n'avais pas encore vu l'armée de Satan. A l'origine c'étaient des anges crées. Maintenant je me trouvais parmi eux. Je vous assure : je n'ai vu ni cornes ni queues. J'ai vu les esprits les plus séduisants possible. J'ai vu ce que l'on peut appeler la « beauté du mal ».


C'étaient des esprits incroyablement séduisants, comme enchantants, ensorcelants. Ce sont eux qui m'avaient envoûtés pendant ma vie terrestre. J'ai immédiatement compris ce qui m'était arrivé pendant ces trente-trois années ! J'avais vécu dans leur royaume. Quand on est en état de péché mortel, Satan, qui est une créature, ne peut pas créer, mais il peut transformer les choses autour de vous si vous vivez sur son territoire. Et parce que je vivais sur son territoire, il me donnait l'impression que tous les endroits mauvais que je fréquentais, étaient bons pour moi. Alors qu'en réalité ils étaient mauvais. J'allais dans les bars les plus décadents mais qui me paraissaient être le ciel. J'avais envie y retourner tous les soirs, parce qu'ils avaient pour moi, l'apparence de l'endroit le plus bel au monde. Les gens qui y étaient paraissaient être les plus beaux. J'ai passé toute ma vie entouré de toutes sortes de démons parce que les apparences étaient faussées !


Maintenant je me trouvais là. Quand je regardais leurs visages, ils ressemblaient à des être humains, mais je savais qu'ils n'avaient jamais été humains. Je me suis aperçu, que j'étais en train de contempler mes péchés dans leurs figures. Dans chacun de leurs visages j'ai pu voir chaque scène de pêché. J'y ai vu la tentation, l'acquiescement à la tentation, la conséquence de mon péché, tout ! Alors j'ai ressenti le besoin de me tourner vers le rocher. Je sais maintenant que ce besoin était une grâce qui m'avait été donnée. C'état par la même force qui m'obligeait à regarder l'enfer. Cela ne venait pas de moi, car j'étais incapable de le regarder par moi-même. J'ai donc regardé le rocher et j'ai commencé à voir la lumière la plus étonnante. Et le Seigneur Jésus commençait à apparaître dans Sa personne qui était d'une beauté incroyable ! Une personne comme nous ! Mais dans Sa divinité.


Je vous assure que j'ai vu le Seigneur Jésus, mais que je n'ai aperçu que la partie la plus infime de Sa personne à cause de mon état de péché mortel. Je dis aux gens: « Si vous pouviez voir qu'une partie infime de la parti infime que j'ai vu de mon Seigneur, vous passeriez le restant de vos jours à genoux. Parce qu'il n'y a rien de plus grand. Rien, rien, rien, rien, jamais, n'égale la gloire qui nous attend dans le Seigneur Jésus.


Il n'y a pas de jugement, pas de labeur ni de tribulation, pas de souffrance, pas de difficulté, rien dans ce monde-ci, dans cette vie, qui pourrait nous faire mériter ce ciel. Nous ne pouvons aller au ciel que grâce à la miséricorde de Dieu. C'est trop grand pour que nous puissions y arriver par nos propres moyens. Mais la miséricorde nous y conduit si nous nous abandonnons à elle. Parce qu'Il va achever tous nos manquements à la fin de cette vie.


Je regardais donc le Seigneur. Je voyais Son visage qui n'avait pas d'âge mais j'y voyais l'enfant, le jeune, le vieux, tout cela je le voyais en Lui. Je voyais chacun de nous en Lui. Tout était en Lui sauf l'état de l'enfer et l'état du purgatoire qui se trouvaient séparés de Lui, en dehors de Lui. Et je me sentais comme amputé de l'Amour.


En regardant le Seigneur Jésus, j'ai trouvé quelque chose de désolant. Comprenez que Satan est un expert dans le vol de notre foi en Jésus. A la fin de notre vie, après avoir quitté notre corps, nous serons obligés de passer devant le Seigneur Jésus, notre juge et notre maître. Si alors nous ne serons pas capable de regarder en face notre Divin Juge, notre Divin Seigneur, nous détournerons notre regard. Si on détourne son regard de Lui, on regarde les ténèbres. Et les ténèbres vous engloutiront. Satan le sait.


Comment fait-il donc pour nous voler notre foi en Jésus ? En nous faisons nous détester les uns les autres. En nous divisant. Satan sait ce qu'il fait. Voilà comment agit Satan : il se peut que pour de raisons de culture, de religion, de tradition, dans lesquelles nous avons grandis, pour des raisons de famille, de statut social, d'argent que nous possédons, pour ce que nous représentons, nous pensons que nous sommes des gens à part et meilleurs que les autres, privilégiés, supérieurs. C'est un piège dans lequel nous tombons très facilement. Dans l'autre sens c'est pareil. Beaucoup de gens se croient privés de privilèges, inférieurs etc. tout cela nous sépare de Dieu. Si nous ne sommes pas capables de regarder chacun en face comme quelqu'un que nous apprécions, que nous aimons, nous serons incapables de regarder le vrai visage de Jésus. Et le purgatoire sera très difficile. Très difficile.


C'est pourquoi le Seigneur dit: « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». C'est un des piliers les plus importants de notre foi. Nous avons intérêt à aimer. Car même si sommes les catholiques les plus formidables, à faire des choses formidables, si nous sommes divisé dans notre coeur et non pas égal avec tout le monde dans notre coeur, c'est comme-ci nous n'avions rien fait. Tout se totalise en rien, parce que nous n'avons jamais vraiment aimé. Cela n'est pas facile, mais c'est notre devoir. Nous sommes venus ici sur la terre pour apprendre une leçon de l'Amour. Un vrai Amour. Le vrai Amour est d'aimer avec l'Amour de Dieu. Et Dieu aime tout le monde. Donc si nous n'aimons pas tout le monde, nous n'aimons pas avec l'Amour de Dieu. Mais alors, j'aime avec mon amour, d'une manière religieuse, mais cela ne compte pas car ce n'est pas de l'Amour.


Le Seigneur m'a montré qu'Il était triste pour moi. Je voyais dans Son regard mes ennemis, les personnes que je détestais parce que je n'aimais pas certaines personnes, certaines races, certaines attitudes, certaines choses. Je détestais, et cela me séparait du Seigneur.


Et puis, j'ai vu en Lui un océan infini de pureté – infini, infini!

Quand je le regardais de plus près, j'y ai reconnu d'innombrables esprits crées par le Seigneur. J'ai pu y discerner que certains avaient été crées purs et que d'autres s'étaient purifiés dans la chair – ceux que nous appelons les « Saints » - mais qu'ils étaient tous pareillement purs devant le Seigneur. Pareillement. Une lumière formidable émanait d'eux. Dans cette lumière m'est apparue la Sainte Vierge.


Elle était comme vêtue de cette lumière. C’était ma mère et je n'avais pas su que j'avais une mère au ciel. Je me sentais comme si j'étais dans son sein, comme un enfant. J'étais lié à elle comme par un cordon ombilical spirituel. Tout ce qui sortait de moi vers le Seigneur Jésus passait par elle. Tout ce qui venait du ciel vers moi, passait par elle. Ma relation avec mon ange, tout ce qui concernait ma foi et qui venait de Dieu, passait par elle. Par elle j'ai appris qu'elle ne m'avait jamais abandonnée pendant ces trente-trois ans de pêcher mortel. Elle était toujours ma mère et elle n'allait pas m'abandonner maintenant. Même si je me tenais sur le territoire de Satan et que je sentais que j'allais être avorté de son sein parce que l'ennemi, l'esprit des ténèbres me donnait le sentiment que j'y appartenais.


J'ai senti que j'appartenais aux ténèbres. J'avais l'impression que jamais je ne pourrais entrer dans la lumière. Notre Dame me disait pourtant que si. Elle m'invitait à entrer. Elle m'appelait avec amour, tout comme Jésus et mon ange. Tout appelait à entrer mais je restais dehors. Je ne pouvais pas. Le Seigneur m'a alors éprouvé. Si j'avais eu à passer par le jugement de mes péchés, je n'aurais jamais réussi à cause de la pression venant du territoire sur lequel je me tenais. Mais grâce à l'intercession de Notre Dame, de mon ange, des saints, le Seigneur m'a pardonné tous mes péchés qui passaient au tribunal, avant d'arriver au jugement, pour de me sauver de – moi-même. J'étais mon pire ennemi!


C'est moi qui ne cherchais pas la miséricorde, à cause de cette obscurité en moi qu'était mon orgueil. Mon orgueil était tellement grand, que je ne m'en sortais pas. C'était plus fort que moi et m'empêchait de monter. Cette force que j'ai reçu par l'intercession, m'a rendu capable de regarder vers le haut, vers la base du rocher – mais pas jusqu'au Seigneur ! Mais le Seigneur était si miséricordieux que le rocher se dissolvait en molécules flottantes qui me soudaient au roc. Et c'est ainsi que le Seigneur m'extirpait du péché. Me pardonnait. Mais je me suis trouvé de nouveau dans l'eau et un autre péché apparaissait et me retenait. Je commençais donc à vivre ce tribunal. Mais je n'aurais jamais réussi à m'en sortir. Alors le Seigneur m'a renvoyé sur la terre– et j'ai retrouvé mes sens, dans la caverne.


Je me suis rendu compte que je venais de faire l'expérience la plus incroyable. Je ne pouvais pas me l'expliquer car une fois de retour dans mon corps, toute cette expérience à pris une autre dimension que je ne pouvais saisir et ni recomposer. Je savais cependant qu'elle était au dedans de moi. Elle ne se trouvait pas dans mes pensées mais dans un endroit très mystérieux. Je ne savais pas ce que c'était, mais je savais que c'était bien là. Et je savais que cela m'avait changé complètement.


Le lendemain, les guérillas m'ont sorti de la caverne et j'ai passé cinq mois et demi avec les rebelles à me faire trimballer dans la jungle. Et chaque jour de ma captivité, je suppliais le Seigneur de ne pas me laisser mourir sans m'être confessé auparavant.


Chaque jour je suppliais: « La seule chose que je Te demande: ne me laisse pas mourir sans la confession ! » Je disais même: « Envoie moi un prêtre qui a été enlevé ! N'importe lequel, pour me confesser ! ». J'ai accepté toute cette souffrance, souffrance psychique et physique que je traversais, en l'offrant au Seigneur pour réparer mes péchés. Mais j'aurais eu besoin d'au moins cinquante ans pour un tout petit peu de réparation pour le Seigneur ! Cinquante ans de torture ! Car je savais ce que j'avais fait dans ma vie !


Puis un jour, le Seigneur m'a miraculeusement exaucé. Sans aucune explication – et je sais maintenant que cela relevait d'une grâce surnaturelle, car c'était humainement inexplicable – on m'a relâché, une nuit, sur une route sale dans la jungle et on m'a dit de marcher droit devant moi sans me retourner. C'était six mois jour pour jour après mon enlèvement. Je pensais qu'ils allaient me tirer dessus. C'était la marche la plus longue de toute ma vie. J'ai marché, marché, marché »... . Arrivé à un virage, j'ai pu voir du coin de l'oeil que mes ravisseurs retournaient dans la forêt. Je pensais alors que j'étais libre mais j'avais des doutes. J'avais perdu ma volonté. J'aurais voulu que quelqu'un me dise quoi faire car je ne savais plus prendre des décisions. J'ai marché pendant longtemps. Au bout d'un long moment un vieux bus est arrivé et s'est arrêté quelques mètres devant moi. J'ai couru pour le rejoindre. Une femme est sortie du bus pour aller dans la forêt. Je savais que c'était une des rebelles. Quand j'ai atteint la porte du bus on me l'a fermé au nez. Il faut dire que ma barbe avait bien poussée et mes vêtements dataient d'il y a six mois. Ils t n'avaient jamais été changés et étaient tout déchirés. Bref, je ressemblais à un homme des cavernes.


Les gens devaient me prendre pour un fou. Ils m'ont donc fermé la port au nez mais j'ai quand même réussi à y coincer mon coude et mon genou et ainsi à forcer la porte. C'était d'autant plus faisable que la route était mauvaise et le bus n'avançait que lentement. Le pare-brise arrière du bus était cassé, laissant entrer la poussière et personne n'y s'était installé. Je me suis donc assis au milieu du banc arrière et tout le monde me regardait. Sans doute s'attendaient-ils à ce que fasse quelque chose de fou furieux !


Au bout de quelque temps nous sommes arrivés en ville et j'ai reconnu l'endroit où je me trouvais, ayant été complètement désorienté jusqu'à maintenant. Vous pouvez vous imaginer la suite de l'histoire. On est venu me chercher et on m'a ramené dans ma famille. Une fois que j'étais rétabli physiquement, je suis allé me confesser dans un monastère franciscain. C'était la confession la plus longue de ma vie. Le prieur, un prêtre italien, était mon confesseur et reste mon père spirituel.


Après cela je suis retourné en Californie pour apprendre à devenir catholique. Je connaissais rien de la foi et me trouvais dans une situation d'urgence. Je voulais devenir catholique tout de suite. C'était effrayant. Au début j'avais peur de tout. J’avais tellement peur, peur de moi-même, peur de retomber dans mon ancien moi. Je savais d'après ce que le Seigneur m'avait dévoilé sur l'Eglise, que je devais m'exiler dans son sein et y rester. C'était pour moi le seul moyen de traverser cette vie pour arriver au Seigneur. Rentrer dans le sein de l'Eglise, embrasser la liturgie, rester dedans tout le temps, sans regarder sur le côté. J'ai donc décidé d'apprendre tout cela.

J'ai passé ce temps à apprendre, la prière, la messe etc. Mais j'étais loin de savoir que j'avais une mission. Je n'en avais pas la moindre idée.


Dix-huit mois plus tard, je suis allé en Colombie pour la Semaine Sainte. A la messe de midi du dimanche des Rameaux, je n'avais pas réussi à rentrer dans l'église qui était remplie de monde. C'est un pays catholique et il y avait donc foule à l'église. Je suis resté dehors, dans le parvis, et regardais dans l'église par la porte. La seule chose que je pouvais voir par-dessus les têtes des gens, était une grande croix, suspendue au-dessus de l'autel. Quand je regardais cette croix, ma tête s'est mise à tourner et je pensais que j'allais m'évanouir. A ce moment je suis tombé dans une sorte d'extase que je ne saurais expliquer. Alors le Seigneur m'a montré toute la mission à laquelle il m'invitait. Il ne m'obligeait à rien. Il ne faisait que dévoiler devant moi la mission à laquelle Il appelait J'ai tout vu. Il m'a montré chaque endroit où j'allais me rendre et qu'Il avait choisi par avance et chaque personne qui allait m'écouter et qu'Il avait désignée par son nom. Je n'avais qu'à obéir à Son appel.


Il est évident qu'Il m'a donné la grâce pour le faire, car j'ai aussitôt embrassé cette vie de missionnaire. J'ai quitté ma carrière à Hollywood. Mes deux fils étant adultes, ma femme étant décédée bien avant et ne m'étant jamais remarié, je suis entré dans cette vie de missionnaire catholique laïque. Depuis huit ans déjà je voyage autour du monde. J'ai jusqu'ici visité cinquante et un pays et je n'appartiens à aucune organisation missionnaire. Je le fais uniquement par l'Eglise Catholique, avec l'Eglise Catholique et en obéissance stricte à mon évêque, en obéissance stricte à chaque aspect de l'Eglise Catholique. Et je vous dis: je ne voudrais rien faire d'autre jusqu'à la fin de ma vie !


Parfois les gens me posent la question si je ne prenais jamais du temps pour moi. Je leur réponds : « Du temps pour moi ? J'ai passé quarante-sept années pour moi et pour moi seul. Maintenant je vis pour le Seigneur. C'est ma plus grande joie. Quand je travaille pour le Seigneur je suis dans la plus grande paix et c'est pour moi du repos. Chaque minute est du repos ! » Alors je continue à faire ce pour quoi le Seigneur m'a envoyé. Mon travail consiste à sonner le clairon partout où je vais dans le monde, pour dire aux gens de se réveiller et de se réveiller d'urgence ! Je me rends compte que cette vie terrestre n'est qu'un instant dans l'éternité et qu'à cet instant même, des millions d'âmes sont gaspillées parce qu'elles sont amoureuses d'un vent qui passe !


J'interpelle les gens à se réveiller, car je me suis rendu compte que nous sommes faits pour l'éternité. Nous devons tous réaliser que c'est maintenant qu'il faut investir et que c'est maintenant que nous avons l'opportunité et les grâces nécessaires pour devenir des saints ! Essayez en rentrant chez vous ce soir, d'appeler vos amis pour leur dire, que suite à l'expérience que vous venez de faire, vous voulez devenir un saint ! Ils vont se moquer de vous ! Voilà à quel point nous nous sommes éloignés de Dieu ! Les gens ne se rendent pas compte que seulement un saint peut entrer au ciel. Si nous ne devenons pas des saints maintenant, où allons-nous ? Avons-nous une autre destination que le ciel ? Si nous ne devenons pas saints ici sur terre, par notre propre volonté, nous deviendrons saints (contre notre volonté) au purgatoire – à moins que nous voulions aller en enfer ! C'est tout !


Voici donc le message : comme je l'ai dit au début, c'est un message de miséricorde. C'est un message pour nous réveiller. Parce que nous sommes si facilement dupes en devenant très religieux – des personnes très religieuses. Il nous faut cependant dépasser cette religiosité. Nous devons devenir spirituels. Être spirituel veut dire: changer son coeur. Voyez, cela n'a aucune importance que vous ayez fait beaucoup de choses au nom de Dieu. Si votre coeur n'a pas changé, vous n'aurez rien fait du tout ! Alors commencez maintenant ! Si vous priez, priez et faites plein de choses mais que vous n'avez pas maîtrisé votre colère, si nous n'avez ni charité ni compassion ni pardon, c'est que vous n'avez pas encore commencé ! Vous n'êtes alors que des pharisiens, des personnes religieuses qui n'ont pas de coeur !

C'est pourquoi nous devons nous réveiller et devenir spirituels. Je propose aux gens de faire un test! « Rentrez chez vous, ouvrez vos armoires et regardez ce dont vous ne vous servez plus. Essayez alors de le donner. C'est là que vous vous rendrez compte que vous êtes encore loin d'être spirituels!


Mais ne soyez pas découragés, car quand le Seigneur vous montre que vous n'êtes pas aussi bons que ce que vous croyiez, Il est en train de vous donner la plus grande des grâces ! Car c'est alors que vous vous réveillez et que vous commencez à faire ce qui est vrai. Et vous serez dans la vérité si vous commencez par des toutes petites choses, comme nettoyer les cabinets, ranger votre portefeuille ou porte-monnaie, nettoyer et revoir votre compte en banque pour savoir ce que vous faites avec ce qui vous appartient. C'est le seul moyen de commencer à devenir spirituel et de changer le coeur pour devenir une meilleure personne tous les jours. Et si vous ne devenez pas meilleurs chaque jour, vous ne marcherez pas dans la lumière mais dans les ténèbres. Et cette obscurité vous gardera au purgatoire et ce sera douloureux.


Ce genre d'intervention n'est pas très agréable à écouter pour beaucoup de personnes. Nous avons tellement l'habitude d'un christianisme dilué, où on ne parle ni du péché ni du diable. On ne parle pas non plus des chaînes qui nous lient le coeur, parce que « nous sommes des bons chrétiens ou de bons catholiques  qui font ce qu'il faut... ! »  Ne vous laissez pas tromper par ce genre de Christianisme !


Si après une telle intervention, moi, je ne suis pas très populaire et on me jette des pierres, cela me laisse indifférent. Voyez, je vais partir, mais je vous aurai dit tout ce que j'avais à vous dire. Et si les gens n'apprécient pas ce que je dis, tant pis ! Pour ma part je glorifie le Seigneur et je suis venu pour Sa gloire ! Je sais que vous êtes le peuple de Dieu et je vous respecte énormément et j'ai senti que le Seigneur agit très, très fortement parmi vous. J'ai prié pour que cette mission parmi vous porte ses fruits chaque jour et je sais que le Seigneur est là et qu'Il fait des miracles. Que Dieu vous bénisse ! Merci !
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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Mer 23 Mar - 21:20


RDC (ex Zaire) Le Nord-Kivu en deuil après l’assassinat du P.Machozi

La Croix, Claire Lesegretain, le 23/03/2016
   

Le P. Vincent Machozi défendait l’ethnie Nande, victime depuis 2010 de nombreux massacres commis par les armées rwandaises et congolaises qui contrôlent l’exploitation massive et illégale du coltan en RD-Congo.

« Depuis lundi, la vie s’est arrêtée à Butembo et à Beni », s’exclame mercredi 23 mars le P. Emmanuel Kahindo, vicaire général de la congrégation des assomptionnistes à Rome, lui-même Congolais. « Pas de travail, pas d’école, pas de transport. Tout est fermé ! Un silence de la nature et les pleurs de la population sont en train d’accompagner Vincent Machozi à sa dernière demeure », poursuit le P. Kahindo en faisant allusion à l’assassinat, dans la nuit de dimanche à lundi, de ce religieux assomptionniste très connu dans la province du Nord-Kivu, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dès que la nouvelle de la mort du P. Machozi a été connue, la communauté Nande (ou Yira) a appelé à deux journées « ville morte » dans les territoires de Beni et Lubero au Nord-Kivu. « Les banques, les coopératives financières et la majorité des boutiques n’ont pas ouvert, peut-on lire dans la presse locale. Au centre commercial de Butembo, les principales galeries de la ville sont restées fermées. Plusieurs écoles catholiques n’ont pas fonctionné non plus. »

Il faut dire que le P. Machozi, en tant que président international de la communauté Nande (sous le nom de « Kyaghanda Yira »), était un homme influent et apprécié. Sur le site francophone d’informations sur l’Est de la RD-Congo, Benilubero.com, qu’il avait fondé en 2010, il dénonçait systématiquement toutes les violences faites à son ethnie.

Pour exploiter le sous-sol riche en coltan


Une ethnie d’environ quatre millions de personnes qui, depuis 2010, est systématiquement chassée de ses terres, terrorisée et massacrée par des groupes armés. Lors de son assemblée générale en février, Kyaghanda Yira avait qualifié ces massacres au Nord-Kivu de « génocide de l’ethnie Yira ».

Le P. Machozi se félicitait d’avoir informé sur « les 1 155 cas des martyrs dans toute la RD-Congo » et d’avoir dénoncé « les manœuvres actuelles d’occupation rwandaise du Kivu et de balkanisation » de la RD-Congo. Selon lui, Joseph Kabila (président de la RD-Congo depuis 2001), en lien avec Paul Kagamé (président du Rwanda depuis 2000), serait derrière tous ces massacres, pour pouvoir exploiter le sous-sol riche en coltan. Il réclamait d’ailleurs une enquête internationale sur les exploitations minières illégales et l’implication des armées congolaises et rwandaises dans ces massacres.

Dénoncer l’occupation rwandaise du Kivu


Tout récemment, il avait « posté » un article dénonçant l’implication des présidents congolais et rwandais dans ces massacres. Ce qui fait penser que cet article a signé son arrêt de mort – le P. Machozi avait déjà, par trois fois, réussi à échapper à la mort. Les témoins du meurtre de l’assomptionniste ont déclaré que les dix militaires, arrivés en véhicule vers minuit dans son village familial de Vitungwe-Isale et qui l’ont tué à bout portant, portaient l’uniforme de l’armée de la RDC.

Dans un communiqué du 22 mars, Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tshumbe et président de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO), « condamne sans réserve ce nouveau meurtre ignoble qui vient remuer la douleur inconsolable de l’Église en RD-Congo qui, depuis quelques années, pleure ses fils et ses filles, victimes des atrocités ».

L’« Oscar Romero » des Nande


L’évêque en appelle aux autorités congolaises pour « faire toute la lumière sur l’assassinat du P. Machozi » ainsi que sur « la disparition de trois assomptionnistes », en évoquant les P. Jean-Pierre Ndulani, Edmond Kisughu et Anselme Wasukundi, enlevés le 19 octobre 2012 à leur résidence de Mbau (diocèse de Butembo-Beni), qui étaient eux aussi de l’ethnie Yira.

Quant à l’Université de Boston, où le P. Vincent Machozi avait poursuivi des études de 2003 à 2010, elle n’hésite pas, dans un article publié le 23 mars sur son site, à le comparer « à Oscar Romero ou à Martin Luther King ».

Claire Lesegretain



Pour exploiter le sous-sol riche en coltan
..l'argent... l'appat de l'argent.. l'outil de conversion au diable !!

remarquons que nos gouvernements, les uns apres les autres, ont soutenu tous les dictateurs africains.. et continuent.. eux-aussi attires par l'appat de l'argent, qui leur donne tous les pouvoirs..

en commencant par celui de se perdre a jamais...

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Jeu 24 Mar - 9:05

Rappelons-nous :

"Le temps des martyrs n'est pas fini. Nous pouvons même dire que l'Eglise a plus de martyrs que dans ses premiers siècles. L'Eglise a tant d'hommes et de femmes qui sont calomniés, qui sont persécutés, qui sont massacrés par haine de Jésus: l'un est assassiné parce qu'il enseigne le catéchisme, un autre parce qu'il porte la Croix. Dans tant de pays, on les calomnie, on les persécute, ce sont nos frères et soeurs qui souffrent en ce temps des martyrs",
Pape Francois, avril 2013.

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MessageSujet: Re: le diable est parmi nous meme au 21eme siecle, siecle de martyrs !   Jeu 24 Mar - 9:07

N'oublions pas tous les martyrs du 19eme siecle, dont voici un exemple :

«Magis mori quam peccare – Plutôt mourir que pécher». Cet adage chrétien a inspiré le témoignage jusqu'au sang des martyrs de l'Ouganda que l'Église a canonisés en 1964, insérant cette maxime dans une oraison de leur fête. Ces Chrétiens avaient été préparés au témoignage suprême de leur foi par le Père Lourdel, apôtre de l'Ouganda.

Siméon Lourdel est né le 20 décembre 1853, à Dury, dans le Pas-de-Calais (France). Son père est cultivateur; sa mère, douce et énergique, est dotée d'une grande foi; ils auront cinq garçons. Vigoureux et exubérant, Siméon est peu passionné par les études qu'il fait au petit séminaire. Rebelle à la discipline, il fréquente volontiers les élèves les plus frondeurs et préfère les travaux des champs aux devoirs de vacances. Il lit avec ardeur les récits des missions lointaines. L'exemple des missionnaires l'attire, mais sa vocation semble douteuse aux responsables du petit séminaire. À la rentrée scolaire de 1870, Siméon, qui a voulu aider son père pour les récoltes, arrive avec deux mois de retard. On le renvoie sans ménagements. De retour à la maison, en larmes, l'enfant s'écrie: «Je veux être prêtre... On dit que je n'ai pas la vocation, eh bien! je prouverai le contraire». Il se met sérieusement aux études et entre au grand séminaire d'Arras, en octobre 1872. Pendant ses études de philosophie, il envisage de rejoindre la toute jeune Société des Missionnaires d'Afrique que vient de fonder l'archevêque d'Alger, Mgr Lavigerie. Au début de février 1874, il est admis au noviciat de cette Société, à Maison-Carrée, près d'Alger.

Ce n'est pas une partie de plaisir

Le 2 février 1875, Siméon s'engage chez les Missionnaires d'Afrique (les «Pères Blancs»), animé du désir du martyre, et le 2 avril 1877, il reçoit l'ordination sacerdotale. En 1878, Mgr Lavigerie organise une caravane qui emmènera dix missionnaires, dont le Père Lourdel, au centre de l'Afrique. Le départ a lieu fin avril. Quelques explorateurs, tels Livingstone ou Stanley, ont prouvé qu'on peut survivre aux fatigues du voyage. Celui-ci n'est pas une partie de plaisir: pluies torrentielles ou soleil de plomb, manque d'eau potable, fièvres et autres maladies, attaques de la caravane, désertions des porteurs, marches forcées par des solitudes torrides ou des marais fangeux, rencontres de caravanes d'esclaves enchaînés parmi lesquels se trouvent des femmes et de nombreux enfants... À la fin de décembre 1878, les missionnaires sont au sud de l'immense lac Victoria qu'ils s'apprêtent à traverser pour rejoindre l'Ouganda.

Des collines verdoyantes, de fraîches vallées, une végétation luxuriante font de l'Ouganda un pays superbe. Ses habitants, les «Baganda», vivent dans des huttes de branchages. L'artisanat est varié: on travaille le fer, on façonne des poteries, des étoffes, des corbeilles, des nattes et des instruments de musique. Le pays est gouverné par un roi dont l'autorité est absolue; il a un grand nombre de pages recrutés parmi les enfants de ses officiers. La polygamie, l'esclavage et les vices sont fréquents. Toutefois, la population est digne par sa tenue et sa politesse. Respectueux de l'autorité, courageux, les Baganda sont des sujets fidèles et des guerriers intrépides. Le dieu des Baganda, Katonda, est vénéré au milieu d'autres dieux que les sorciers prétendent représenter. Pour les Baganda, l'homme ne périt pas tout entier à la mort, mais un esprit se libère du corps. Dès 1852, l'Islam s'est introduit par les caravanes de marchands. Il a ébranlé dans l'esprit des élites la religion païenne. En 1875, arrive l'explorateur anglais Stanley, suivi, deux ans plus tard, par des missionnaires anglicans aussi courageux que généreux. L'un d'eux, M. Mackay, s'installe à Roubaga, la capitale, en 1879. La religion traditionnelle conserve un rôle important dans la société, mais le facteur essentiel de la cohésion est le roi, le Kabaka. Les meilleurs parmi les sujets du roi ne sont pas sûrs que les sacrifices humains, les exécutions sans raison, la polygamie soient justes, ce qui les rend ouverts au Christianisme.

À l'arrivée des Pères Blancs, le monarque des Baganda se nomme Mutesa. Élégant, fier et puissant, il est autoritaire et ombrageux. Intelligent et rusé, il comprend vite que la venue des Européens (Anglais, Belges, Français, Allemands) tournera à la compétition: il pourra se jouer de leurs rivalités et négocier avec le plus offrant. En février 1879, l'arrivée, en éclaireurs, du Père Lourdel et du Frère qui l'accompagne, met en émoi la cour de Mutesa. Le roi cependant finit par leur faire bon accueil. Il les installe près de la capitale et les soumet à une étroite surveillance. Entendant le Frère qui accompagne le Père Lourdel l'appeler «Mon Père», les Baganda s'imaginent que c'est son nom, et ils lui donnent la forme de «Mapéra» qui le désignera désormais dans le pays. Au souci de l'évangélisation, les Pères joignent celui du développement matériel. Plusieurs Baganda s'adressent à eux pour des raisons diverses, mais, dans un premier temps, aucun n'offre l'espoir sérieux d'une conversion. En revanche, le premier ministre voit avec un grand déplaisir l'influence qu'exercent les Pères. Ceux-ci s'attachent à racheter aux Arabes trafiquants d'esclaves le plus grand nombre possible d'enfants; ils les reçoivent dans un orphelinat et leur enseignent la vraie religion.

Les exigences de l'Évangile

Le Père Lourdel laissera une empreinte profonde en Ouganda. Il s'entretient avec les gens d'une manière plaisante et, muni de sa trousse médicale, donne les premiers soins avec un succès qui lui assure une solide réputation. Ses manières courtoises étonnent: on ne s'attend pas à une telle cordialité de la part d'un homme considéré comme supérieur. Le roi Mutesa annonce un jour son désir de se faire Catholique: le Père Lourdel lui répond qu'il faut d'abord qu'il renonce à la polygamie, mais le roi n'est pas disposé à cela. Mgr Lavigerie écrira: «Je crois qu'il aurait fallu distinguer avec lui, et lui dire qu'il ne pouvait pas être fidèle et recevoir le baptême sans renoncer auparavant à la polygamie, mais qu'il pouvait croire en Notre-Seigneur, l'adorer, le prier, implorer son secours contre lui-même et ses passions, jusqu'à ce qu'il les eût domptées». Il est vrai cependant que le prélat ne se trouvait pas sur place pour apprécier les volte-face imprévisibles du roi.

En 1881, les Arabes esclavagistes dont le trafic est entravé par la présence des missionnaires, persuadent Mutesa de déclarer l'Islam religion d'État; mais le Père Lourdel parvient à faire échouer ce projet. De nombreux Baganda ont opté pour le Catholicisme après avoir embrassé l'Islam ou le Protestantisme, et souvent le second après le premier. Ils ont observé longuement les Pères et écouté soigneusement leur doctrine, puis se sont décidés librement. Ils font d'excellents catéchistes et la propagation du christianisme serait beaucoup plus rapide si les chefs n'empêchaient pas leurs serviteurs d'apprendre la religion, et si les missionnaires pouvaient se déplacer librement dans le pays. D'autres Baganda viennent aux Pères avec des motivations parfois ambiguës, mais, la grâce aidant, leurs convictions s'approfondissent. Suivant les directives de Mgr Lavigerie, les missionnaires ne baptisent que ceux qui ont persévéré pendant quatre ans au moins dans le catéchuménat.

Les esclavagistes et les notables, furieux de l'influence grandissante de Mapéra, vouent aux Pères une haine mortelle. De son côté, le Père Lourdel voit dans la polygamie des grands, qui prive d'épouses les villageois pauvres, une cause de l'homosexualité qui est fréquente. Le roi lui-même se laisse aller à celle-ci et à la pédophilie. Mapéra enseigne à ses catéchumènes que céder aux caprices du roi, sur ce point, est réprouvé par Dieu. Une attitude ferme contre les désirs du roi, les expose à sa colère et à la mort; mais ces jeunes Chrétiens n'hésitent pas à se refuser au roi. Ils forment bientôt un groupe de jeunes gens sérieux, vraiment désireux de mettre leur conduite journalière en accord avec les enseignements reçus, tout en servant le roi avec dévouement.

«Mapéra était ton ami...»

Mais à la fin de 1882, l'hésitation du roi en matière de religion, et sa crainte des puissances européennes, dont les Blancs passent pour des émissaires, engendrent une réelle insécurité pour les Pères. Ils décident alors de s'éloigner quelques temps de la Mission et, le 20 novembre, s'embarquent pour le sud du lac Victoria, laissant derrière eux vingt baptisés et plus de quatre cent quarante catéchumènes. En leur absence, les Chrétiens s'organisent, sous la conduite des catéchistes, âgés pour la plupart de 20 à 30 ans. Le 10 octobre 1884, Mutesa meurt, entouré de Musulmans, le Coran sur la poitrine. Son fils Mwanga est choisi pour lui succéder. Ouvert, curieux et aimable, il était souvent venu visiter les Pères et avait témoigné beaucoup de confiance et d'affection au Père Lourdel. Avant de partir, celui-ci lui avait dit: «Aussitôt que tu seras roi, nous reviendrons». Joseph Mukasa, qui est devenu l'infirmier de Mwanga après s'être dévoué auprès de Mutesa, dit un jour au roi: «Monseigneur le roi, Mapéra était ton ami. – C'est vrai, répond le roi. – Ne veux-tu pas qu'il revienne? Il donnait de bons remèdes à ton père. – C'est encore vrai; écris-lui de revenir».

À la mi-juillet 1885, les Pères sont de retour. Ils constatent que l'Église a grandi: le nombre des Chrétiens a plus que doublé. Le Père Lourdel écrit: «Mwanga est bien disposé pour nous, il nous laissera, je crois, toute liberté d'instruire: mais pour lui, il aura de la peine à pratiquer... Il a renoncé à toutes les superstitions du pays. Il a le malheur de fumer le chanvre, ce qui le rendra hébété dans un certain nombre d'années. Plusieurs de nos néophytes ont sur lui une grande influence et lui font beaucoup de bien par leurs conseils». Mwanga cependant est sujet à des volte-face soudaines; il montre, comme son père, une propension à l'homosexualité. Dans la Déclaration Persona humana, l'Église enseigne: «Selon l'ordre moral objectif, les relations homosexuelles sont des actes dépourvus de leur règle essentielle et indispensable. Elles sont condamnées dans la Sainte Écriture comme de graves dépravations et présentées même comme la triste conséquence d'un refus de Dieu (Rm 1, 24-27; 1 Co 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l'Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il atteste que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés et qu'ils ne peuvent en aucun cas recevoir quelque approbation» (Congrégation pour la doctrine de la Foi, 29 décembre 1975, n. Cool. Chrétien fervent, Joseph Mukasa, dont l'ambition est de vivre selon les enseignements du Christ, tente de détourner le roi de la luxure, de la drogue et de l'idolâtrie. Il n'hésite pas à éloigner du palais les jeunes pages dont il a la charge lorsque le roi les sollicite pour l'homosexualité: «Lorsque le roi vous sollicitera au mal, refusez!» leur dit-il. Cette attitude irrite Mwanga, mais Joseph l'exhorte: «Mon Seigneur le roi, je t'en prie, ne fais plus cela! Dieu déteste l'impureté...» Saint Paul, en effet, condamne la luxure comme un vice particulièrement indigne du Chrétien, et qui exclut du royaume des cieux: Ne vous y trompez pas: les débauchés, les idolâtres, les adultères, les dépravés et les pédérastes... ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage (1 Co 6, 9-10).

Mettre fin à la plaie du Sida

La vertu de chasteté est nécessaire pour avoir un comportement juste devant Dieu; c'est aussi la meilleure méthode de lutte contre l'épidémie du Sida. «Ne vous laissez pas tromper par les paroles vides de ceux qui tournent en ridicule la chasteté ou votre auto-contrôle», disait le Pape Jean-Paul II aux jeunes de l'Ouganda, à Kampala, le 6 février 1993. «La force de votre futur amour conjugal dépend de la force de votre engagement actuel à apprendre le véritable amour, une chasteté qui comporte de s'abstenir de tous les rapports sexuels en dehors du mariage. L'attitude sexuelle de la chasteté est l'unique façon sûre et vertueuse de mettre fin à la plaie tragique du Sida qui a fait tant de jeunes victimes». Cet enseignement du Pape est corroboré par une étude faite en Ouganda, sur la prévention contre le Sida: «À la fin des années quatre-vingt, la contamination par le virus du Sida (VIH) était un problème dramatique en Ouganda. Mais en 2003 la prévalence de l'infection par le VIH était estimée à 6 % de la population totale; ce chiffre reste bien sûr très élevé mais n'a rien à voir avec celui de 1990 – 30 %, un triste record mondial – ni avec ceux d'autres pays africains aujourd'hui... Comment ce succès a-t-il pu être obtenu, peut-on le reproduire ailleurs?... En résumé, les années 1989-1995 ont connu un brutal changement des habitudes sexuelles en Ouganda... Dénoncer le Sida pour ce qu'il est, une maladie mortelle dans 99 % des cas, se transmettant lors des relations sexuelles, a suffi à induire un changement de comportement de la population. Il faut ajouter à cela la stratégie de prévention choisie qui, au lieu de promouvoir les tests de dépistage gratuit et l'utilisation de préservatifs, s'appuya sur l'abstinence et la fidélité... Le président de l'Ouganda, Yoweri Museveni, est intervenu à la conférence de Bangkok (Conférence internationale sur le Sida, juillet 2004) pour évoquer le succès de son pays dans la lutte contre le VIH. Il n'hésita pas à déclarer que «le Sida est principalement un problème moral, social et économique. Je considère les préservatifs comme une improvisation, pas une solution... Les relations humaines doivent être basées sur l'amour et la confiance», ajoutant que l'abstinence était plus efficace que le préservatif pour combattre le VIH. De son côté, sa femme a déploré que «la distribution de préservatifs à la jeunesse revient à leur donner un permis de faire n'importe quoi; et cela conduit à une mort certaine»» (Albert Barrois, Le Sida, l'éthique et l'expérience, in Revue Liberté politique, n. 27, novembre 2004).

«Les fidèles doivent, aujourd'hui encore, et même plus que jamais, prendre les moyens qui ont toujours été recommandés par l'Église pour mener une vie chaste: la discipline des sens et de l'esprit, la prudence attentive à éviter les occasions de chute, la garde de la pudeur, la modération dans les divertissements, les saintes occupations, le recours fréquent à la prière et aux sacrements de Pénitence et d'Eucharistie. La jeunesse surtout doit avoir le souci de développer sa piété envers l'Immaculée Mère de Dieu» (Déclaration Persona humana, n. 12).

«Éloge» des Chrétiens

Le 15 novembre 1885, la colère de Mwanga contre Joseph Mukasa se conclut par une condamnation à mort. Joseph est décapité. Sentant venir une persécution violente, les catéchumènes se pressent à la Mission pour recevoir le Baptême. Charles Lwanga, chef de la grande hutte où le roi fait ses réceptions solennelles, est un athlète vigoureux, doux, toujours prêt à rendre service, aimé de tous. Sa probité et son exactitude lui ont mérité l'estime et la confiance du roi. Il exerce auprès des pages une influence comparable à celle de Joseph Mukasa. Mais dans les premiers mois de 1886, une succession d'événements fâcheux (incendies, etc.) pousse Mwanga à bout. Les trafiquants d'esclaves dénigrent les Chrétiens: «Ils ne s'adonnent pas aux plaisirs de la chair; ils ne rendent pas de culte aux divinités, ils n'aiment pas le pillage; si tu ordonnes de tuer quelqu'un, ils ne consentent pas et eux-mêmes ne craignent pas d'être tués. Lorsque tous tes sujets auront adopté ce genre de vie, quel roi seras-tu?» Mwanga s'emporte: «Je les ferai tous massacrer!» Au matin du 26 mai, le roi convoque les bourreaux et les grands chefs. Aussitôt, Charles Lwanga réunit les pages qui ne sont que catéchumènes et leur confère le Baptême. Puis, avec tous les Chrétiens, il paraît devant le roi qui les somme de renier leur foi. Sur leur refus, ils sont condamnés à être brûlés vifs. Plusieurs Chrétiens sont martyrisés durant la marche vers le bûcher, à Namugongo.

L'exécution principale a lieu le 3 juin, fête de l'Ascension. Les Chrétiens sont remplis de joie: «On dirait qu'ils vont à la noce!» s'exclament les bourreaux stupéfaits. Chaque Chrétien est empaqueté dans une claie de roseaux et mis sur le bûcher que les bourreaux enflamment. Spontanément, les martyrs récitent le Notre Père. Les bourreaux écoutent, interdits. Quand les martyrs arrivent à ces paroles: Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, les bourreaux sont saisis de frayeur, et ils crient de toutes leurs forces: «Ce n'est pas nous qui vous tuons, ce sont nos dieux qui vous tuent parce que vous les traitez de démons!» Un sort particulier est réservé à Charles Lwanga. Après avoir assisté au martyre des autres Chrétiens, il est conduit vers un bûcher dressé pour lui. Pendant que le feu dévore son corps, le bourreau lui crie: «Allons, que Dieu vienne te tirer de ce feu!» Il répond: «Ce que tu appelles feu, ce n'est que de l'eau fraîche. Quant à toi, prends garde que le Dieu que tu insultes ne te plonge un jour dans le vrai feu qui ne s'éteint pas». Au moment de sa mort, il s'écrie d'une voix forte: «Ô mon Dieu!» Le 22 juin 1934, Charles Lwanga a été déclaré par Pie XI «patron de la jeunesse africaine». Une centaine de Chrétiens ont reçu la grâce du martyre de 1885 à 1887. En 1964, le Pape Paul VI a canonisé vingt-deux Catholiques, sur lesquels existe une documentation précise.

Pourquoi cette fureur?

Le Père Lourdel estime que quatre raisons principales ont mis le roi en fureur contre les Chrétiens: la crainte que les missionnaires, après avoir instruit les gens, ne s'emparent du pays; la constatation que ses esclaves en savent plus que lui; le refus que les pages, instruits de la religion, opposent à ses vices; la crainte pour lui et nombre des grands du pays, de voir le culte du vrai Dieu se substituer à celui des divinités païennes. Mais la persécution sanglante, loin de ralentir le mouvement de conversions, l'amplifie. Dans les mois qui suivent, la fureur du roi s'apaise, mais il demeure soupçonneux vis-à-vis des Blancs.

Profondément marqué par ces événements, le Père Lourdel s'ouvre à son frère devenu Chartreux, sur sa vie de prière et ses épreuves spirituelles: «Parfois, je me demande si ma foi ne défaille pas... C'est en mission qu'on s'aperçoit que la foi est réellement un don de Dieu, tant pour son compte personnel que pour les âmes des convertis... J'ai le malheur de ne pas être homme d'oraison. Obtiens-moi cette grâce de savoir méditer».

Entre septembre 1888 et février 1890, le roi Mwanga est détrôné deux fois mais chaque fois, il réussit à reprendre le pouvoir; les Pères sont exilés aussi deux fois. Lors de leur second retour, ils assistent à une véritable ruée vers le catéchuménat. Les missionnaires doivent éprouver la sincérité des candidats car il est devenu de bon ton d'être du côté des Chrétiens. Au début du mois de mai 1890, le Père Lourdel tombe sérieusement malade. Un régime alimentaire déficient, des fièvres persistantes, toutes les traverses rencontrées dans son apostolat ont ruiné sa robuste constitution. Le 11 mai, il demande pardon à Dieu de ne pas l'avoir mieux servi, bien que toute sa vie missionnaire ait été un tissu de contradictions, de fatigues, de dangers, de souffrances de toutes sortes supportées pour faire connaître et aimer le Christ. Le lendemain, il rend son dernier soupir.

La mission d'Ouganda compte alors près de 2200 baptisés et environ dix mille catéchumènes fervents. Bientôt naîtront les séminaires, les noviciats, les écoles de catéchistes que le Père Lourdel appelait de ses voeux. En 1911, les Catholiques représentent 30% de la population et les Anglicans 21%. Le Christianisme est devenu la religion principale, ses coutumes et ses pratiques, les coutumes des Baganda. Quant au roi Mwanga, exilé aux îles Seychelles, il finit obscurément sa vie en 1903, après avoir été finalement baptisé chez les Anglicans.

«Nous sommes invités à prier assidûment pour les missions et à collaborer par tous les moyens aux activités que l'Église accomplit dans le monde entier pour construire le Règne de Dieu, «règne sans limite et sans fin: règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d'amour et de paix» (Préface de la Fête du Christ Roi de l'Univers). C'est avant tout par notre vie que nous sommes appelés à témoigner de notre adhésion totale au Christ et à son Évangile. Non, on ne doit jamais avoir honte de l'Évangile ni ne jamais avoir peur de se proclamer chrétiens, en taisant sa propre foi» (Jean-Paul II, Message du 19 mai 2002, pour la journée mondiale des Missions). Demandons au Père Lourdel de nous obtenir la grâce de témoigner avec joie de notre foi.
Dom Antoine Marie osb, abbé

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