La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Theologie ?? nous sommes souvent ignorants de beaucoup d'Enseignements

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Pearl
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MessageSujet: Theologie ?? nous sommes souvent ignorants de beaucoup d'Enseignements   Sam 15 Fév - 1:37

Cette année 2014 : NOS PERES DANS LA FOI

La Patristique, c'est l'une des disciplines les plus importantes de la théologie.

Elle consiste à étudier l'apport théologique de ceux qu'on appelle les "Pères de l'Eglise".


La liste de ces "Pères" est assez vaste : pères de l'Eglise Orientale, pères de l'Eglise Latine.

En principe, cette liste ne comprend que des hommes qui ont vécu tout au long du premier millénaire.

Personnellement, je ne suis aucunement spécialiste. Simplement curieux et intéressé.

C'est donc pour vous et avec vous que je vais essayer, tout au long de cette année, de découvrir et présenter quelques-uns d'entre eux. Ceux qui, à première vue, m'intéressent.

Vous me direz ce que vous en pensez. Toutes vos suggestions nous seront utiles.

Nous commencerons par un Lyonnais, saint Irénée.

1 - SAINT IRENEE ( 120 - 202)

A SMYRNE

Irénée est né à Smyrne entre 120 et 130 de notre ère. Smyrne, c'est aujourd'hui Izmir, une ville sur la côte occidentale de la Turquie, le deuxième port de cette République, ville peuplée de près de 3 millions d'habitants. Cité très ancienne, fondée par les Grecs. Certains disent que c'est à Smyrne qu'est né Homère, l'auteur de l'Iliade et de l'Odyssée. Cité, donc de culture grecque, comme en témoigne encore le nom d'Irénée, qui est un nom grec qui signifie "Homme de paix", "Pacifique". On prétendait que cette ville était le "berceau des mathématiques".

En tout cas, au moment de la naissance d'Irénée, elle était la plus grande et la plus romanisée de toutes les villes d'Asie Mineure. Célèbre par son école de médecine, dotée de nombreux temples et d'un vaste théâtre antique, cette ville était qualifiée de "joie de l'Asie et joyau de l'Empire". Il n'y a plus rien à visiter de la ville de l'antiquité. Mais on commence depuis peu des campagnes de fouilles.

A la naissance d'Irénée, moins de cent ans après la mort et la résurrection de Jésus, il y avait déjà une importante communauté chrétienne à Smyrne. On pense que c'est saint Paul qui en fut le créateur durant son voyage en Asie Mineure en 53-56.

Le premier témoignage écrit, c'est dans l'Apocalypse, qui a été écrite vers l'année 95.

L'auteur s'adresse aux sept Eglises (d'Asie Mineure), dont, en deuxième position, l'Eglise de Smyrne. D'après ce texte, cette communauté chrétienne a déjà connu des épreuves ; et ce n'est pas fini ! L'auteur ajoute : "N'aie pas peur de ce que tu vas souffrir. Le diable va vous mettre à l'épreuve en jetant plusieurs d'entre vous en prison ; vous aurez à souffrir pendant dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie." (Apocalypse 1, 10) Annonce, sans doute, de la persécution de Domitien..

SOURCES CHRETIENNES

C'est dans cette conjoncture que naît le petit Irénée. Dans une famille d'origine grecque, membre de la communauté chrétienne de la ville. On peut dire qu'il a puisé aux sources les plus immédiates de la foi transmise par les apôtres, par saint Paul sans doute, mais essentiellement par saint Jean. Lui-même l'écrira un jour. Il évoque son maître saint Polycarpe, qui avait reçu l'imposition des mains de l'apôtre saint Jean, et voici ce qu'il dit : « Non seulement Polycarpe fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque de Smyrne. Nous-mêmes l’avons vu dans notre prime jeunesse – car il vécut longtemps et c’est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, il sortit de cette vie –. Or il enseigne toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. » (Contre les hérésies, III, 3, 4. ),

Saint Polycarpe était né vers l'an 70, et, nommé évêque de Smyrne par saint Jean, il avait une cinquantaine d'années à la naissance d'Irénée. Celui-ci devint l'un de ses plus proches disciples. Polycarpe fut un grand évêque, dans une époque difficile pour l'Eglise. D'abord à cause des divisions qui y régnaient. Il ne faudrait pas croire que l'Eglise primitive était un modèle exemplaire de paix et d'unité.

Dès le début, il y eut des divisions. Les lettres de saint Paul notamment, comme d'ailleurs les Actes des Apôtres en sont témoins. Au temps de saint Polycarpe sévissaient déjà les sectes gnostiques.

De plus, la division entre Eglises d'Orient et Eglises d'Occident se faisait jour. C'est ainsi que Polycarpe, en 154, dut se rendre à Rome pour discuter avec Anicet, l'évêque de Rome, au sujet de la date de Pâques, les Orientaux célébrant cette fête le 14 nisan, comme les Juifs, tandis que les Occidentaux reportaient cette fête au dimanche suivant. Polycarpe et Anicet se séparèrent sans avoir pu faire un accord mais cependant "dans l'amitié." Et puis, il y avait les premières persécutions. Polycarpe avait 86 ans lorsqu'il fut arrêté, lors de la persécution de Marc-Aurèle. Il fut brûlé vif en 155.

Saint Irénée
PRETRE A LYON

Pour comprendre Irénée, son parcours, sa mission, ses combats et ses enseignements théologiques, il faut avoir en tête ce contexte. Il est l'homme d'une époque bien déterminée : une époque difficile et même dangereuse. Irénée sera toute sa vie le champion d'une pleine et parfaite orthodoxie, quitte à risquer sa vie. On sait très peu de choses sur son enfance et sa jeunesse, sinon le fait qu'il ait fréquenté Polycarpe, l'évêque de sa cité. On ne sait pas pourquoi il quitte sa ville natale en 157, alors qu'il a une bonne trentaine d'années. On le retrouve à cette date à Lyon. Comme lui, beaucoup d'étrangers arrivaient à l'époque dans la vallée du Rhône. Est-ce poussés par un zèle missionnaire ? En tout cas, il nous est alors présenté comme un presbyter, un ancien, un prêtre de l'Eglise de Lyon qui a saint Pothin comme évêque. Il ne fait pas parler de lui pendant les vingt ans qui suivent. Survient la persécution de Marc Aurèle en mars 177. Où est passé Irénée ? On ne le sait. Peut-être a-t-il été envoyé en mission à Rome. Toujours est-il qu'il échappe à l'arrestation dont sont victimes un grand nombre de chrétiens lyonnais. Le causes de ces arrestations ? La plus vraisemblable est la haine dont sont frappés les chrétiens qu'on accuse de toutes les perversions : ils pratiquent couramment l'inceste, dit-on, et même ils sont régulièrement anthropophages. Les recherches les plus récentes font état de 47 victimes : 22 de ces martyrs (dont 11 femmes) furent décapités : c'étaient des citoyens romains. 6 personnes sont morts dans l'arène, soit 5 hommes et une femme; Blandine. Enfin, 18 personnes, dont dix femmes, sont mortes en prison. Parmi elles, le vieil évêque saint Pothin, âgé de plus de 90 ans. Avec saint Pothin, c'est Blandine qui est la plus connue de ces martyrs. Elle était une jeune esclave qui fut tirée de prison et dut assister à la mort de ses compagnons dans l'arène. Elle-même livrée aux bêtes qui refusèrent de lui faire le moindre mal, elle fut alors torturée : flagellée, puis placée sur un gril brûlant, elle fut enfin livrée dans un filet à un taureau qui la lança en l'air avec ses cornes. Ayant survécu à toutes ces horreurs, sainte Blandine fut achevée par l'épée. Elle fut la dernière des 47 martyrs de Lyon.

EVEQUE DE LYON

Voilà le contexte. Etre chrétien est alors un choix risqué, dangereux. Toujours est-il qu'Irénée est choisi comme évêque pour remplacer saint Pothin. Ce seront alors une bonne vingtaine d'années d'un épiscopat bien chargé. Irénée va se révéler comme un pasteur soucieux de l'instruction de son peuple et de l'expansion de la foi chrétienne en Gaule. Sur ce dernier plan, il semble bien que c'est à saint Irénée que notre province, la Franche Comté, doit d'avoir été évangélisée : selon la tradition, les saints Ferréol et Ferjeux qui, les premiers, annoncèrent l'Evangile à Besançon, venaient de Lyon et étaient envoyés par saint Irénée. L'expansion de l'Eglise lui tient à cœur, mais aussi son unité. Là où son maître saint Polycarpe n'a pas réussi - l'accord sur la date de Pâques - Irénée (l'homme de la paix) entreprend de recommencer la négociation. Il va trouver le pape Eleuthère. La négociation est difficile, tant les positions sont rudement défendues. A un tel point que le pape s'apprête à excommunier les évêques d'Asie. Il faudra toute la patience de saint Irénée pour l'en empêcher. Le pape accepte enfin de laisser chaque Eglise libre de ses choix dans des domaines qui ne portent pas sur la foi. Le conflit ouvert est ainsi évité. Les Eglises d'Orient en viendront plus tard d'elles-mêmes et pacifiquement à l'usage commun.

Mais, me direz-vous, en quoi saint Irénée se montre-t-il un "Père dans la Foi" ? Nous allons y arriver. J'ai évoqué plus haut l'hérésie gnostique qui faisait des ravages dans l'Eglise naissante dès la fin du Ier siècle. Cette hérésie est d'une telle importance qu'il va nous falloir l'analyser en profondeur. Nous le ferons le mois prochain. Vous verrez que ça ne manque pas d'intérêt. Vous comprendrez alors pourquoi saint Irénée a consacré un tel effort intellectuel pour la réfuter.

Αὐτὸς γὰρἐνηνθρώπησεν ἵνα ἡμεῖς θεοποιηθῶμεν. Pour aujourd'hui, je vous transmets cette pensée de saint Irénée, qui est, pour moi, l'une des plus grandes formulations de la foi chrétienne. Irénée écrivait en grec. Sa pensée peut se traduire ainsi :

"Dieu s'est fait homme pour que nous soyons divinisés."

De quoi nous faire réfléchir !
(La suite début février)

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MessageSujet: Re: Theologie ?? nous sommes souvent ignorants de beaucoup d'Enseignements   Sam 15 Fév - 1:39

qui est Leon Paillot ?

Léon Paillot, prêtre
5 rue des Glaces - 25700 Valentigney (France)

_________________
« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).
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MessageSujet: Re: Theologie ?? nous sommes souvent ignorants de beaucoup d'Enseignements   Sam 15 Fév - 1:53

2 - Contre l'invasion gnostique

Aux yeux de saint Irénée, le plus grave danger que courait l'Eglise de son temps, c'était le gnosticisme. C'est pourquoi il mena tout au long de sa vie de pasteur un combat incessant contre cette idéologie et contre les sectes qui la propageaient. Ce mois-ci, nous allons donc analyser le contexte dans lequel le gnosticisme s'est développé, les principales caractéristiques de ce courant religieux, et les dangers qu'il faisait courir aux gens de l'époque.

Le contexte

La prolifération des sectes n'est pas un phénomène d'aujourd'hui. Au IIe siècle, alors que le christianisme était déjà bien implanté dans l'Empire romain, surtout en Orient (Grèce, Egypte, Moyen Orient, Turquie actuelle), il rencontrait certes de fortes résistances, aussi bien de la part de l'homme de la rue que chez les intellectuels et chez les gouvernants.

Et cependant, alors que commençaient des persécutions, la religion du Christ s'affirmait.

Tacite, vers l'an 200, parle des chrétiens comme d'une "masse considérable". Or, du fait même de son expansion, le christianisme naissant est secoué par une violente crise interne.

Au début, on constate dans le christianisme une relative domination du judaïsme : la majorité des chrétiens est d'origine juive. Or, même si cette jeune Eglise a rapidement rompu avec le judaïsme officiel, l'influence du judaïsme de l'époque, mâtiné d'hellénisme, est importante dans cette Eglise naissante : la foi, les prières, la littérature se réfèrent explicitement à l'histoire d'Israël. Arrive alors un conflit violent avec les communautés juives orthodoxes. Par ailleurs, les chrétiens vivent au contact de gens très différents du monde juif ; l'Empire romain, c'est une mosaïque de peuples très différents par la culture aussi bien que par la religion. Des gens qui voient les choses autrement que la Bible et les Evangiles. Au IIe siècle, beaucoup de gens sont fascinés par des courants spirituels en provenance de l'Orient, de l'Egypte comme de la Turquie, l'Irak et l'Iran actuels, peut-être même de l'Inde. Cet ensemble de mystères, de cultes ésotériques, d'idéologies souvent fumeuses, notamment sur les éléments spirituels bons ou mauvais dont serait peuplé l'invisible promet et attire. Certains chrétiens en viennent à se dire que les Saintes Ecritures pourraient être, sinon fausse, du moins incomplète ou tronquée. D'où la naissance de communautés ferventes et fraternelles, qui se constituent en sectes d'initiés. C'est une véritable "révolution culturelle" qui voit le jour. Les cultes traditionnels ne suffisent plus ; les habitants des grandes cités cosmopolites voient se réactiver une vieille croyance pour laquelle le salut ne peut venir que d'un savoir, d'une connaissance (en grec gnôsis, d'où le mot gnose) qui délivrerait aux élus le bienheureux secret. D'où le nom de gnostiques donné aux membres de ces petites sectes.

Une infinité de groupuscules

Au même moment se produit une véritable éclosion d'écrits ésotériques. Pour leurs auteurs, la Bible et les Evangiles sont loin d'avoir tout dit. On prétend avoir accès à d'autres sources : les évangiles apocryphes (du grec apocryptô = je mets en lieu sûr). Eve, la Sainte Vierge, les apôtre Thomas, Mathias, etc. sont censés révéler en détail ce non-dit jusqu'alors. On emploie pour souligner l'importance de tels écrits un procédé, la pseudépigraphie : on attribue ainsi à un Ancien dont le livre se serait égaré la paternité du livre.

Sur ces bases une infinité de groupuscules se constituent en marge de la grande Eglise.

Epiphane, un évêque du IVe siècle, en dénombre soixante qui tous se réclament du Christ. Chacun de ces groupes a ses Saintes Ecritures, sa hiérarchie, ses rites et ses dogmes, où la Vierge Marie et Jésus sont entraînés dans d'invraisemblables aventures métaphysiques. Il y a les disciples de Basilide (vers 125), de Valentin (vers 140), de Marcion et de Marcos (vers 150), pour ne rien dire des ophites, des séthiens, des barbélognostiques. Tous s'en donnent à cœur joie : cercles concentriques par douzaines, sphères célestes emboitées et farouchement gardées par les Archontes, sorte d'anges spécialisés, dans des décors d'actions gigantesques, d'éjaculations cosmiques, d'accouplements et d'enfantements à l'échelle des astres. Dieux pères, déesses mères et esprits des deux sexes rivalisent d'astuces pour s'assurer, à l'heure de la lutte finale, l'hégémonie sur les cieux et sur la terre. Souvent Jésus intervient pour sauver ce qui peut l'être. Basilide révèle que Jésus se serait fait remplacer au pied de la croix par Simon de Cyrène (car un dieu ne peut ni souffrir ni mourir). Sans craindre le ridicule, Valentin signale que Jésus mangeait et buvait, comme le veut l'Ecriture, mais que sa nature spirituelle le dispensait de se rendre aux WC.

Quatre vues simples

A coté de ces élucubrations, on trouve des morceaux d'une grande élévation de pensée. Le malheur est que des théoriciens ne s'entendent pas entre eux. "Pas moyen de mettre la main sur deux ou trois qui disent la même chose", soupire saint Irénée. On peut cependant ramener le tout en quatre vues simples.

Le monde présent est inacceptable et ne vaut rien. Donc il ne peut pas avoir été créé par un dieu bon. Fausse l'explication de la Bible, selon laquelle des esprits mauvais révoltés (les démons symbolisés par le serpent qui parle à Eve) ont perverti les hommes et les ont conduits à désobéir à Dieu. Fausse donc l'hypothèse du péché originel. En fait, le monde avait été programmé par un dieu pour pour être à son image, mais des puissances métaphysiques concurrentes ont volé les plans et procédé elles-mêmes à la Création. Naturellement elles la ratèrent, provoquant la chute verticale du spirituel dans la matière où il s'est englué. L'homme n'est plus qu'une fausse couche, un avorton voué à toutes les déchéances. Le Dieu de l'Ancien Testament est l'un de ces dieux mauvais. Il n'est pas le vrai Dieu. Par chance, le Bon Dieu, voyant cette caricature d'homme, l'a pris en pitié. Il a déposé dans son âme le germe de sa vie divine et cette semence d'éternité ne demande qu'à s'épanouir.

Pour amorcer son retour vers le Paradis perdu, l'homme doit s'affirmer étranger à ce monde, se déconditionner dans un continuel dépassement pour passer des ténèbres à la lumière. Donc vivre à contre-courant. Le mal nous entoure ? Qu'à cela ne tienne : exténuons-le en le commettant le plus fortement possible, et les pires expériences seront les meilleures. Aucune répression du désir sexuel. Au contraire.

Mais en même temps, l'élu est tenu à des pratiques liturgiques indispensables. Des célébrations sacramentelles qui font mémoire du grand naufrage initial où la Création a sombré, afin de le surmonter. Ces offices ont tendance à privilégier la dimension sexuelle de la vie, au risque de revêtir un tour carrément pornographique. Ainsi les ophites font au serpent (en grec : ophis) une place privilégiée : dans leur liturgie, le pain et le vin sont disposés sur l'autel, l'officiant tire le serpent de sa boîte, le lâche sur l'autel, et les saintes espèces, à son contact, sont consacrées. Puis les fidèles reçoivent sur leurs lèvres le baiser de paix du serpent avant de communier. Même souci de coïncider avec le mystère de la Création chez les Adamites : ils se déshabillent en entrant dans l'église et ils prient, prêchent et célèbrent tout nus, le temple étant, pour eux, figure du paradis retrouvé. Quant à la vierge Barbelo, fille du premier dieu qui a été supplantée par son fils Sabaoth (le mauvais créateur), elle s'applique à séduire l'un après l'autre tous les Archontes afin de s'incorporer leur semence. Les fidèles de cette secte gnostique s'efforcent de reproduire dans leurs célébrations cette opération première : leurs communions scabreuses s'accompagnent de la parole de Jésus : "Ceci est mon corps, ceci est mon sang." Quant au gnostique Marcos, il mêle au vin du calice une poudre effervescente de sa fabrication : quand la mixture mousse et déborde sur l'autel, c'est la preuve de la présence réelle du Christ.

Toutefois nous aurions tort d'en rester au côté anecdotique de ces liturgies. Ces pratiques faisaient corps avec une foi globale qui engageait tous les plans de l'activité humaine : l'esprit, l'affectivité et même les sens.


Mais les évêques, les prêtres et les fidèles de la grande Eglise souffraient de voir l'objet de leur foi gravement dénaturé, la morale se dégrader dans des histoires incongrues ou salaces, et le nom de Jésus mêlé à des célébrations qui évoquaient le bordel plus que l'autel.

D'autant plus qu'au IIe siècle, au temps de saint Irénée, les dogmes chrétiens étaient loin d'être fixés dans leur formulation définitive. L'esprit qui sous-tendait la gnose a influencé partiellement les écrits de certains Pères de l'Eglise, Clément d'Alexandrie ou Origène par exemple.

Autre danger : celui de voir la religion du Christ déconsidérée.

Celse, par exemple, violemment hostile au christianisme, a fait volontiers l'amalgame. La reprise en mains par la hiérarchie ne se fit pas par une mesure disciplinaire unique et générale, mais par des initiatives éparses. Le premier des Pères, en l'occurrence, fut saint Irénée qui, en 180, écrivit "La soi-disant Gnose exposée et réfutée", un ouvrage qui nous est parvenu sous le titre latin abrégé d'Adversus haereses :

"Contre les hérésies" autrement dit, contre les choix (en grec : haeresis) que certains s'autorisent à faire dans ce qui est reçu par l'Eglise comme objet de sa foi véritable.

Irénée est le premier des théologiens chrétiens.



On verra cela d'un peu plus près le mois prochain.

http://leon.paillot.pagesperso-orange.fr/theologie2.htm

(La suite, début mars)

Sources : essentiellement Lucien Jerphagnon

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MessageSujet: Re: Theologie ?? nous sommes souvent ignorants de beaucoup d'Enseignements   Jeu 17 Avr - 21:30

NOS PERES DANS LA FOI



3 - Irénée : Adversus Haereses



Après vous avoir présenté (en janvier) la vie et la personnalité de saint Irénée, puis, en février, son ennemi principal, le gnosticisme, voici, ce mois-ci, quelques indications destinées à vous faire connaître la pensée de ce premier Père dans la foi, Irénée, évêque de Lyon dans la deuxième partie du IIe siècle. Son ouvrage principal est l'Adversus Haereses.



Contre les hérésies

La Pseudo-Gnose démasquée et réfutée, (en grec ancien : λεγχος και άνατροπή της ψευδωνύμου γνώσεως), tel est le titre de l'ouvrage en cinq livres (écrit vers 180-185) dans lequel Irénée réfute le gnosticisme. Chacun d'eux est une œuvre individuelle basée sur un type particulier d'argument :

le livre I traite des hérésies gnostiques de Valentin et ses prédécesseurs depuis Simon le Magicien jusqu'aux ophites et aux caïnites ;

le livre II fournit des preuves rationnelles visant à démontrer que le valentinisme n'est pas une doctrine valable ;

le livre III cherche à démontrer le caractère fallacieux de ces doctrines à partir des évangiles. Il y dresse la liste de succession des papes ;

le livre IV prétend prouver, à partir des paroles de Jésus Christ, l'unité des évangiles et de l'Ancien Testament ;

le livre V, enfin, se focalise sur d'autres dires de Jésus et les épîtres de saint Paul.

Appelé traditionnellement Adversus haereses, il ne nous est parvenu que dans des traductions latine et arménienne. L'objet de Contre les hérésies est de réfuter de façon systématique les enseignements de divers groupes gnostiques Il semble que, durant la période d'épiscopat d'Irénée, de nombreux marchands grecs se lancèrent dans des campagnes oratoires visant à faire prospérer le gnosticisme. Une autre théorie populaire affirme qu'un groupe de gnostiques connus sous le nom de valentinistes prirent part aux célébrations de l'Église paléochrétienne, en dépit de leurs radicales divergences avec celle-ci. On dit également que les gnostiques se réunissaient secrètement hors des églises afin de débattre de leur savoir occulte, et sur les Écritures, dont ils prétendaient qu'elles leur appartenaient. En tant qu'évêque, Irénée pressentit la nécessité de rester alerte quant à ces hérétiques, afin d'en protéger l'Église, ce qui l'amena à se documenter largement sur les traditions et doctrines gnostiques. Contre les hérétiques représente une compilation de son travail réalisé à ce propos.

Un précédent ?

Œuvre originale, certes, mais qui a peut-être un précédent dans le judaïsme. Après la ruine du Temple en 70, tout le fondement de la religion juive a disparu. Plus de Temple, donc plus de sacrifices, donc plus besoin ni de prêtres ni de lévites. bref, toute la structure religieuse a disparu. C'est alors que le judaïsme va renaître et se reconstruire, grâce à l'œuvre, notamment, du mouvement pharisien. D'un culte sacrificiel, on va passer à une liturgie de la Parole, dans les synagogues. La Torah redevient le fondement de la religion, la base de l'orthodoxie, le facteur essentiel de l'unité. Tout ce qui diffère des règles de foi ou des pratiques dictées par la Torah est déclaré hérétique

Ces composantes de la notion d'hérésie seront reprises, développées et complétées par Irénée en 180 environ. Il accentue l'altérité des « sectes » en dénonçant des liens avec le paganisme ou l'hellénisme, ébauchant un motif appelé à un grand avenir, celui de la philosophie comme pourvoyeuse des hérésies. On trouve chez lui une liste de succession des évêques de Rome, qui s'oppose à la tradition de l'erreur et à la multiplicité des hérésies. Il joint, en effet, à la thèse de l'engendrement issu de Simon celle des dissensions entre les sectes, qui rivalisent dans le mensonge et l'absurdité. L'instrument dont il dispose ainsi a un grand pouvoir réducteur : il peut faire entrer dans la même série, sous le nom d'Ébionites, les judéo-chrétiens – restés proches, par l'observance, les croyances ou la conception de l'Écriture, des origines juives du christianisme – et les gnostiques, qui répudient le Dieu de l'Ancien Testament. Et le procédé de l'amalgame, à jamais fécond en hérésiologie, est omniprésent.

De précieuses informations

Le premier intérêt de cette œuvre est de conserver des documents gnostiques authentiques, cités scrupuleusement. Grâce à Irénée, on possède de précieuses informations sur différents systèmes gnostiques, notamment ceux de Ptolémée, de Marc le Mage, des barbélognostiques et des ophites. Pour lui, présenter avec exactitude ces doctrines, c'est déjà les réfuter à demi, montrer qu'elles sont contraires au bon sens et à la raison. Mais l'essentiel de la réfutation consiste surtout à définir la nature et le contenu de la vraie tradition chrétienne. Les gnostiques prétendent en effet être en possession de traditions secrètes qui remontent aux Apôtres et pouvoir donner ainsi une exégèse des Écritures conforme à celles-ci. Selon eux, ces mystères sont ceux-là mêmes qui ont été enseignés par les Apôtres aux parfaits, à l'insu des autres.

La tradition

Pour Irénée, la tradition vient bien des Apôtres, mais ce n'est pas une tradition secrète : elle est conservée au grand jour dans les différentes Églises, grâce à la succession légitime des évêques que les Apôtres ont choisis eux-mêmes pour enseigner à leur place. Il est relativement facile, aux yeux d'Irénée, d'établir les listes de ces successions épiscopales, à partir des Apôtres, dans chaque Église et tout spécialement dans l'Église de Rome.

Ainsi conservée, cette tradition est partout une et identique, fondée sur la « règle de vérité », c'est-à-dire sur la norme fondamentale de l'enseignement chrétien : « La règle de vérité, c'est qu'il y a un seul Dieu tout-puissant qui, par son Verbe, a fait toutes choses, et qui est le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ » ; « La règle de vérité, c'est qu'il y a un seul Dieu tout-puissant qui, par son Verbe, a fait toutes choses et qui, en lui, accorde aussi le salut aux hommes » . Cette règle de vérité s'oppose point par point aux doctrines gnostiques qui distinguent un Dieu créateur et un Dieu rédempteur, et qui multiplient les émanations divines. Elle s'exprime dans les symboles de foi sous des formes multiples, mais selon un schéma et une structure foncièrement identiques. Elle est la norme d'interprétation de l'Écriture .

Les présentations que donne Irénée du contenu de la règle de foi ne semblent pas toujours totalement concorder. C'est qu'il se contente de rapporter religieusement les traditions qu'il a connues en Asie Mineure, sans se soucier de les mettre en harmonie avec sa propre théologie, puisqu'il est persuadé que la puissance de la tradition est une et indivisible. L'Adversus haereses (et aussi la Démonstration de la prédication apostolique, sorte de petit catéchisme) renferme ainsi de précieux témoignages sur les doctrines chrétiennes archaïques.

Economie et récapitulation

On y constate que celles-ci associaient les notions d'« économie » (ou de dessein de Dieu concernant l'homme) et de « récapitulation » (ou de reprise). Dieu a, de sa propre main, qui est le Verbe, créé Adam « selon l'image et la ressemblance », c'est-à-dire en le destinant à devenir semblable à lui par participation à l'immortalité et à l'incorruptibilité divines, qui s'acquièrent par la vision de Dieu . Mais la désobéissance d'Adam a interrompu la réalisation de ce plan. L'économie du salut consiste donc à confier au Christ la restauration du dessein primitif : l'image et la ressemblance, qu'ils avaient perdues en Adam, les hommes les retrouveront dans le Christ. Il y a une correspondance inverse entre les figures d'Ève et d'Adam, d'une part, et celles de Marie et du Christ, d'autre part. L'immortalité que le Christ rend aux hommes se fonde, comme l'immortalité originelle, sur la vision de Dieu : il faut donc que le Christ fasse voir Dieu, c'est-à-dire qu'il soit lui-même la manifestation de Dieu, le Verbe, ou l'Esprit dans la chair : le Père immense est à notre mesure dans le Fils. On perçoit dans ces formules une tendance doctrinale dont on retrouvera la trace jusqu'au ive siècle et que l'on pourrait appeler le « monothéisme économique ou dynamique » : pour agir et se révéler, le Père émet le Verbe qui était en lui de toute éternité ; par lui, il crée le monde, puis l'homme ; avec lui, il restaure son plan interrompu par la chute. La puissance qu'est le Verbe s'étend alors jusqu'à être présente réellement dans l'homme Jésus, à qui est réservé le nom de Fils de Dieu (le Verbe n'est ainsi le Fils de Dieu qu'au moment de l'Incarnation) ; la puissance du Verbe devient, après l'ascension du Christ, l'Esprit présent dans l'Église. Après cette extension et dilatation maximales, la puissance de Dieu revient vers sa source : à la fin du monde, tout rentre dans l'unité, Dieu est tout en tous.

Les modèles qui dominent ces thèmes archaïques sont de type cyclique : Dieu ramène l'homme à son état originel ; la puissance divine sort de Dieu et revient à Dieu. Mais on trouve aussi chez Irénée un schème linéaire : celui du progrès et de l'éducation. L'Incréé est par lui-même acte et perfection ; le créé est nécessairement devenir et imperfection. L'homme n'a donc pu être créé que dans un état d'imperfection et d'enfance qu'un progrès continu dirigé par Dieu mènera à la perfection. Dans cette perspective, il n'y a plus véritablement de rupture provoquée par la chute d'Adam, qui est simplement liée à l'état d'enfance du premier homme. L'économie divine ne consiste plus à restaurer un état originel de perfection, mais à éduquer le genre humain. L'incarnation du Verbe n'est qu'une adaptation à l'état de faiblesse de l'humanité encore en progrès. Cette éducation du genre humain par le Verbe suppose une liberté qui se développe dans le temps. La source utilisée ici par Irénée est-elle philosophique ou chrétienne ? Il est difficile de le dire

La règle de vérité

Irénée, en reprenant des thèmes archaïques, les fait servir à son dessein de réfutation de la gnose, les amplifie et finalement les transforme. On peut ainsi dégager un certain nombre de thèmes propres à Irénée. Il faut noter d'abord l'importance donnée à la règle de vérité tout spécialement dans la Démonstration de la prédication apostolique, qui est « une sorte d'aide-mémoire sur les points capitaux de la foi », avec la citation des textes de l'Écriture qui les fondent. Ce livre n'est connu que dans une traduction arménienne. Irénée, en deuxième lieu, insiste sur le fait que la règle de vérité, elle-même une, est principe d'unité : unité de Dieu, unité du Christ, unité de l'Église, unité de l'Évangile, unité de la Tradition, unité de l'« économie divine ».

L'unité de l'économie divine représente un troisième thème fondamental. En s'opposant à la doctrine gnostique qui séparait radicalement création et rédemption, Irénée est amené à donner un caractère universel et cosmique aux notions d'économie et de récapitulation jusque-là limitées à l'« histoire sainte ». Le plan divin englobe la création et l'histoire de l'humanité jusqu'à la fin des temps (avant laquelle Irénée, à la suite de Papias, place un règne du Christ sur terre pendant mille ans). La récapitulation n'est plus seulement la reprise du plan divin, le retour à l'état adamique, mais la restauration et le renouvellement de toutes choses dans le Christ.

Cette transformation de la notion d'économie conduit finalement à une profonde modification dans la conception du Verbe. L'économie devient en effet permanente : le Verbe révèle le Père de toute éternité. Ainsi il s'en distingue éternellement tout en lui étant éternellement intérieur. Il est donc éternellement engendré. Il y a une génération du Fils de Dieu, dans l'éternité, bien qu'elle soit pour nous absolument ineffable. Le nom de Fils ne se limite plus seulement au Christ historique. L'Esprit-Saint, à son tour, prend place à côté du Verbe éternel comme une réalité éternelle et préexistante, distincte de lui. Le monothéisme « économique » tend ainsi à devenir un « monothéisme hiérarchique » selon lequel la réalité divine comporte des hypostases hiérarchisées. La révélation de Dieu ne se limite donc plus au Christ historique. Elle peut s'accomplir par une action du Verbe sur les intelligences. Toutefois, elle est toujours une grâce. Selon la grandeur de la réalité divine, Dieu est toujours inaccessible à l'esprit humain. C'est seulement à cause de l'amour et de la condescendance du Père pour l'humanité que le Verbe révèle le Père, à qui il veut, quand il veut et comme il le veut.

"La Gloire de Dieu, c'est l'homme vivant ; la vie de l'homme, c'est de voir Dieu.".

(Largement emprunté à un article de Pierre Hadot - EU)

Pour conclure, je vous offre ce beau texte, attribué à Irénée, évêque de Lyon, notre Père dans la foi.

Ce n'est pas toi qui fais Dieu,
Mais Dieu qui te fait.
Si donc tu es l'ouvrage de Dieu
Attends la main de l'Artiste,
Qui fait tout en temps opportun
Par rapport à toi qui es façonné.
Présente lui un cœur souple et meuble,
Et conserve la forme que l'Artiste t'a donnée ;
Tu possèdes en toi l'eau (l'Esprit)
Sans laquelle, en te durcissant,
Tu perds l'empreinte de ses doigts.
En gardant cette conformité,
Tu monteras jusqu'à la perfection,
Car l'art de Dieu dissimulera en toi la glaise.

http://leon.paillot.pagesperso-orange.fr/theologie3.htm

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Marthe

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MessageSujet: Quelle relation existe-t-il entre le sacrifice de la Croix et la Messe ?   Dim 29 Mar - 19:12

Quelle relation existe-t-il entre le sacrifice de la Croix et la Messe?
Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

http://www.nd-chretiente.com/

http://gloria.tv/media/5xMVcTiRzTS




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MessageSujet: Re: Theologie ?? nous sommes souvent ignorants de beaucoup d'Enseignements   

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Theologie ?? nous sommes souvent ignorants de beaucoup d'Enseignements
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