La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Pape Francois nous a dit

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Marthe

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MessageSujet: Il est triste de rencontrer des chrétiens qui ne sont plus le sel de la terre   Mar 2 Sep - 6:23

"Il est triste de rencontrer des chrétiens qui ne sont plus le sel de la terre"
Du Pape, hier, lors de l'Angélus :
http://visnews-fr.blogspot.fr/

"Il est triste de trouver des chrétiens affadis, qui ressemblent au vin coupé avec de l'eau et dont on ne sait s'ils sont chrétiens ou mondains, comme le vin coupé dont on ne sait s'il est vin ou eau!... Il est triste de rencontrer des chrétiens qui ne sont plus le sel de la terre...parce qu'ils s'ent sont remis à l'esprit du monde, c'est-à-dire qu'ils sont devenus mondains. C'est pourquoi, il faut se renouveler continuellement en puisant à la lymphe de l'Evangile..., en lisant et en méditant l'Evangile chaque jour, de sorte que la Parole de Dieu soit toujours présente dans notre vie".

"Grâce à ces dons du Seigneur, nous pouvons nous conformer au Christ et non au monde et le suivre sur son chemin, le chemin où l'on perd sa vie pour la retrouver, la donner, l'offrir par amour et dans l'amour, ce qui implique le sacrifice, la croix, pour la recevoir à nouveau purifiée, libérée de l'égoïsme et de l'hypothèque de la mort, pleine d'éternité".

Michel Janva
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/il-est-triste-de-rencontrer-des-chr%C3%A9tiens-qui-ne-sont-plus-le-sel-de-la-terre.html

_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

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Pearl
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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Mer 3 Sep - 2:24

Pape Francois, inlassablement, patiemment, depuis le tout debut de son election au Trone de Pierre, nous repete que nous sommes de pietres chretiens.Et combien c'est vrai !
Alors que nous sommes dans des temps tres difficiles, qu'une trop grande partie des Chretiens est persecutee et deviennent des Martyrs, nous continuons sur les chemins de l'insouciance, des plaisirs ephemeres, alors que nous avons ete invites maintes fois a EVANGELISER !!
Une amie qui est 'evangeliste' me disait avoir assiste, dimanche dernier, a un preche, ou le pasteur leur disait : "nous faisons du bien autour de nous, c'est bien de faire du bien, mais quelle est la portee de notre action, si nous n'osons pas dire pourquoi nous faisons ce bien : pour l'Amour de DIEU, pour etre en conformite avec la Parole de Son Fils".
Nous sommes devenus comme des pains sur les etalages des supermarches ; a la lumiere des neons, nous sommes tous beaux exterieurement, attrayants, mais quand on nous approche, quand on nous goute.... nous ne sentons pas bons, nous sommes fades, sans gout.... juste bons a jeter a la poubelle...




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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Mer 17 Sep - 18:17

Mercredi 17 septembre 2014 07:03

Qui suit Marie et l'Eglise ne se perd pas


http://img.over-blog.com/240x135/0/51/99/49/Fin-septembre-2014/Pape-Francois-Qui-suit-Marie-et-l-Eglise-ne-se-perd-pas.jpg

De même qu’il n’y aurait pas eu Jésus sans Marie, « nous ne pouvons pas aller de l’avant sans l’Eglise », a déclaré le pape François lors de la messe à Sainte-Marthe, au jour de la fête de Notre-Dame des douleurs, le 15 septembre.

http://0z.fr/X9-_A


« Aujourd’hui, en regardant cette femme qui se tient immobile au pied de la Croix, qui suit son fils dans la souffrance pour apprendre l’obéissance, nous regardons l’Eglise et nous regardons notre Mère. Mais nous voyons aussi notre petite âme qui ne se perdra jamais tant qu’elle continuera à rester aux côtés de deux grandes femmes qui nous accompagnent dans la vie : Marie et l’Eglise. Et de même que nos Pères sont sortis du Paradis avec une promesse, nous pouvons aujourd'hui aller de l'avant avec un espoir, avec l'espérance que nous donne Marie notre Mère, ancrée au pied de la Croix, et notre sainte Mère l'Eglise hiérarchique. »

_________________


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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Jeu 18 Sep - 3:04

suivant Pape Francois, et prenant exemple sur sa GRANDE FOI.... que peut-il nous arriver ??

Lisons quelques pages des Evangiles, Prions, Evangelisons a notre petit niveau...

et remettons-nous dans les bras de MARIE et de notre MERE L'EGLISE.

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Jeu 18 Sep - 15:15

PAPE FRANCOIS AUX NOUVEAUX EVEQUES - VIS de ce jour, 18/09/2014

c'est bien sur AUSSI valable pour TOUS les Eveques, TOUS les Baptises

Puis il a rappelé à ces nouveaux évêques

"le lien étroit entre la présence stable du pasteur d'Eglise et le progrès de son troupeau...

Lorsqu'il fait défaut ou lorsqu'il s'isole, il met en péril l'action pastorale et le salut des âmes. Dans le don de pasteurs qu'il fait à l'Eglise, le Christ aime son épouse et donne sa vie pour elle...

On n'a pas besoin d'évêques superficiels car il faut pouvoir creuser profondément pour comprendre ce que l'Esprit inspire à l'Eglise.

Ne soyez donc pas des évêques avec un programme déjà fixé, ni de ceux qui changent sans cesse d'adresse...

Ne bloquez pas les forces régénératrices qui découlent du don reçu, afin de ne pas risquer d'aller et venir sans but... Nous savons tous où nous devons aller, toujours à la suite de Jésus".

L'évêque doit habiter dans le Christ afin de pleinement habiter dans l'Eglise qui lui a été confiée.

"Dans le regard de vos brebis, voyez toujours la flamme du Ressuscité" et ne "vous laissez pas tenter par l'illusion que serait un changement de peuple. Aimez celui que Dieu vous a donné...sans vous renoncer à en appeler au Seigneur" s'il faut un nouveau départ et regagner sa communion.

Quelques soient les péchés, accueillez tout le monde "sans discrimination.

Offrez la fermeté de l'autorité qui permet de grandir ainsi que la douceur paternelle qui en découle.

Ne tombez pas dans la tentation de sacrifier votre liberté en vous entourant de courtisans et de clans consensuels. Le monde a le droit de retrouver l'Evangile qui libère sur les lèvres des pasteurs de l'Eglise".

Enfin, le Saint-Père a recommandé à ses hôtes "d'imiter la patience de Moïse pour guider les fidèles... Rien n'est plus important que de les conduire à Dieu, en priorité les jeunes et les personnes âgées. Les premiers sont nos ailes, les seconds nos racines, sans lesquelles nous ne saurions où aller".

En résumé, "soyez des sentinelles veillant vos communautés..., des hommes capables de cultiver et moissonner les champs de Dieu..., des pasteurs en mesure de recomposer l'unité...sans dissiper votre énergie en débats mais au profit de l'amour". Pour tout cela, il faut être fécond, patient, humble et beaucoup prier.

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Jeu 18 Sep - 19:17

Puisse-t-il être entendu ! Sad

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Mar 23 Sep - 15:36

le peuple croyant et en recherche continuera d'avoir faim et soif de Dieu.

J'ai parfois dit aussi que l'Eglise me semblait un hôpital de campagne: tant de personnes blessées qui nous demande d'être proches, qui nous demandent ce que l'on demandait à Jésus, de la proximité.

Avec cette attitude de scribes, de docteurs de la loi et de pharisiens, nous ne donnerons jamais de témoignage de proximité".


Puis le Pape a cité la parabole dans laquelle Jésus parle du propriétaire d'une vigne qui, ayant besoin d'ouvriers, sort de chez lui à différentes heures de la journée pour les chercher:

"Il n'est pas sorti qu'une seule fois... Tous ceux qui sont responsables de la pastorale peuvent trouver un bel exemple dans cette parabole.

Sortir à différents moments de la journée pour aller à la rencontre de ceux qui sont à la recherche du Seigneur.

Rejoindre les plus faibles et les plus nécessiteux pour leur apporter le soutien de se sentir utiles dans la vigne du Seigneur, ne serait-ce que pour une heure seulement...

Ne suivons pas, s'il vous plaît, la voix des sirènes qui appellent à faire de la pastorale une série convulsive d'initiatives, sans réussir à trouver l'essentiel de l'engagement d'évangélisation. Il semble parfois que nous soyons plus préoccupés de multiplier les activités plutôt que d'être attentifs aux personnes et à leur rencontre avec Dieu.

Une pastorale qui n'a pas cette attention devient peu à peu stérile".

Le Pape François a alors conseillé aux participants patience et persévérance:

"Le Verbe de Dieu est entré en patience au moment de l'Incarnation, et ainsi jusqu'à la mort sur la Croix. Patience et persévérance. Nous n'avons pas de baguette magique pour tout, mais nous avons la confiance du Seigneur qui nous accompagne et ne nous abandonne jamais..



.Faisons le bien, mais sans attendre de récompense. Semons et rendons témoignage. Le témoignage est le début d'une évangélisation qui touche le coeur et le transforme. Les mots sans le témoignage ne servent à rien!

Le témoignage c'est ce qui porte et rend valide la parole. Merci de votre engagement!



Je vous bénis et s'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi, parce que je dois beaucoup parler et donner moi aussi un peu de témoignage chrétien"
, a conclu le Saint-Père.

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Jeu 25 Sep - 15:22



François \ Homélies à Sainte Marthe, jeudi 25 septembre 2014

« Les chrétiens vaniteux sont comme une bulle de savon »



(RV) « Rejetons la vanité qui éloigne de la vérité et nous fait ressembler à une bulle de savon » : telle est l’image utilisée ce matin par le Pape François au cours de son homélie à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Le Saint-Père, s’inspirant de la première lecture tirée du Livre de l’Ecclésiaste, a expliqué que les chrétiens, même lorsqu’ils font le bien, doivent se méfier de la tentation de « se faire voir ».

Une tentation qui existe en effet aussi bien pour les non-croyants que pour les « personnes de foi », a fait observer le Pape. Jésus « réprimandait tant » ceux qui se vantaient. Aux docteurs de la loi, a continué le Pape François, Jésus disait qu’ils ne devaient pas « se promener sur les places publiques » en portant « des vêtements luxueux » comme ceux des « princes ». Quand tu pries, demandait le Seigneur, « ne prie pas pour que l’on te voie, prie en cachette, retire-toi dans ta pièce la plus retirée ». C’est la même chose que l’on doit faire lorsqu’on aide les pauvres, a ajouté le Pape : « ne fais pas jouer de la trompette (…). Le Seigneur le voit, et c’est suffisant ».

Eviter la tentation de la vanité

« Mais le vaniteux dit : "mais regarde, moi je donne ce chèque pour les œuvres de charité de l’Eglise", et il montre le chèque ; puis de l’autre côté il escroque l’Eglise. Mais c’est cela que fait le vaniteux : il vit pour paraître, souligne le Pape François. « "Quand tu jeûnes", leur dit le Seigneur, "ne prends pas un air abattu, triste, car tous voient que tu jeûnes ; non, jeûne avec joie ; fais pénitence dans la joie, pour que personne ne s’en aperçoive". Et la vanité, poursuit le Pape, c’est comme ça : c’est vivre pour paraître, vivre pour se faire voir ».

« Les chrétiens qui vivent comme cela, a souligné le Pape, pour paraître, pour la vanité, ils ressemblent à des paons, ils se pavanent ». Il y a celui qui dit « moi je suis chrétien, je suis apparenté à tel prêtre, telle sœur, tel évêque, ma famille est une famille chrétienne ». Ils se vantent, « mais, a demandé le Pape, et ta vie avec le Seigneur ? Comment est-ce que tu pries ? Et ta vie dans les œuvres de miséricorde, qu’en fais-tu ? Tu rends visite aux malades ? ». Et c’est pour cela que Jésus, a-t-il ajouté, « nous dit que nous devons construire notre maison, c’est-à-dire notre vie chrétienne, sur la roche, sur la vérité ». En revanche, « les vaniteux construisent leur maison sur le sable, et cette maison s’effondre, elle chancelle, parce qu’elle est incapable de résister aux tentations ».

Attention à la vie comme une bulle de savon

« Tant de chrétiens vivent pour paraître. Leur vie ressemble à une bulle de savon, a comparé François. Et elle est belle cette bulle de savon ! Elle est toute colorée ! Mais elle dure quelques secondes, et après ? Même lorsqu’on regarde des stèles funéraires, on pense que c’est une vanité, parce que la vérité, c’est le retour à la terre nue, comme le disait le Serviteur de Dieu Paul VI. La terre nue nous attend, là est notre vérité finale. Entretemps, je me vante ou je fais quelque chose ? Je fais le bien ? Je cherche Dieu ? Je prie ? Est-ce que je fais des choses consistantes ? a lancé le Pape. La vanité est une menteuse, une fantaisiste, elle se trompe elle-même, elle trompe le vaniteux, parce qu’il feint d’abord d’être, mais finalement il croit être quelque chose. Il y croit vraiment. Le pauvre ! » s'est exclamé François.

C'est la situation qu’a connue Hérode, selon le Pape, lui qui, comme le rapporte l’Evangile de ce jour, s’interrogeait avec insistance sur l’identité de Jésus. « La vanité, a dit le Pape, sème une mauvaise inquiétude, elle enlève la paix. C’est comme ces personnes qui se maquillent trop et qui ensuite ont peur de se prendre la pluie et que tout le maquillage parte. La vanité ne nous apporte pas la paix, seule la vérité nous donne la paix. Pensons, a continué le Saint-Père, à cette proposition du diable, du démon, qui a aussi incité Jésus à la vanité quand il était dans le désert ». Le démon lui a présenté « la vanité sur un plateau ». La vanité, a répété le Pape, « est une maladie spirituelle très grave ».

De la bulle de savon à l'oignon

A la fin de son homélie, François a repris une image utilisée par les Pères égyptiens du désert, celle de l'oignon : « on le prend et on commence à l’éplucher ; on effeuille la vanité aujourd’hui, un peu demain, et toute la vie on effeuille la vanité pour la vaincre. A la fin, on est content : je me suis débarrassé de la vanité, j’ai enlevé toutes ses feuilles à l’oignon, mais il me reste l’odeur sur les mains. Demandons au Seigneur la grâce de ne pas être vaniteux, d’être vrais, avec la vérité de la réalité et de l’Evangile » a conclu François.

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Lun 20 Oct - 22:26


Discours conclusif du Pape François - Synode 2014

Cité du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). En conclusion du Synode extraordinaire consacré à la famille, sans rien cacher des difficultés vécues durant ces deux semaines de débats, le Saint-Père a tiré un bilan de cette expérience synodale, vécue dans une liberté de parole qualifiée d'inédite. Voici un résumé de ce qu'il a dit à l'assemblée: C'est dans un esprit de collégialité que nous avons vécu cette expérience solidaire. Comme dans chaque cheminement, il y a eu des moments de course, quasiment à vouloir arriver au but le plus vite possible, et des moments de fatigue, d'autres d?enthousiasme et d?ardeur. Il y a eu des moments de réconfort à l'écoute de pasteurs qui portent les joies et les peines de leurs fidèles. Il y a eu aussi des moments de grâce en écoutant les témoignages de couples qui ont participé au Synode et ont partagé avec nous la beauté de leur vie conjugale.

Les moments de tensions et de tentations n'ont pas manqué. Le Pape a alors énoncé le tentations qu'il a pu percevoir en écoutant les pères synodaux. Il y a d'abord la tentation du raidissement hostile, c'est à dire de vouloir s'enfermer dans la lettre et dans la loi, dans la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que nous devons encore apprendre.

Du temps de Jésus, c'est la tentation des zélotes, des scrupuleux, et aujourd'hui de ceux qu'on appelle traditionalistes ou intellectualistes.

La deuxième tentation est celle d'un angélisme destructeur qui, au nom d'une miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans d'abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines.

C'est la tentation des timorés, et aussi de ceux qu'on nomme les progressistes et les libéraux.

La troisième est de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux, de transformer le pain en pierre et la jeter contre les pécheurs, les faibles et les malades.

Puis il y a la tentation de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l'esprit mondain au lieu de le purifier et de le plier à l'Esprit de Dieu.

La cinquième tentation est de négliger le Depositum Fidei en se considérant non comme les gardiens mais les propriétaires et les maîtres ou, d'autre part, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire.
Il s'agit de byzantinismes.

Le Pape François a cependant noté que ces tentations et ces contradictions étaient naturelles. Elles ne doivent ni nous effrayer ni nous déconcerter et encore moins nous décourager, parce qu'aucun disciple n'est plus grand que son maître.

Si Jésus a été tenté, ses disciples ne doivent pas s'attendre à un traitement meilleur. Personnellement j'aurai été préoccupé s'il n'y avait pas eu ces tentations et ces discussions animées, ces mouvements de l'esprit, comme les appelait Ignace de Loyola.

Au lieu de cela, j'ai vu et j'ai écouté, avec joie et reconnaissance, des discours et des interventions pleines de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de sagesse, de franchise, de courage, et de Parresia, sans jamais mettre en discussion les vérités fondamentales du sacrement matrimonial, son indissolubilité, son unité, la fidélité et la procréation, l'ouverture à la vie.

Ainsi le Pape a-t-il considéré que cette expérience synodale représentait une véritable expérience d'Eglise.

Une, sainte, catholique et apostolique, l'Eglise et composée des pécheurs, qui ont besoin de la miséricorde divine.

Ceci est l'Eglise, l'épouse du Christ qui cherche à être fidèle à son époux et à sa doctrine.

C'est l'Eglise qui n'a pas peur de manger et de boire avec les prostituées et les publicains,

l'Eglise aux portes grandes ouvertes pour recevoir ceux qui sont dans le besoin, les repentis et pas seulement les justes ou ceux qui croient être parfaits.



Puis il a fait allusion aux échos médiatiques suscités par les discussions synodales.

Tant de commentateurs ont imaginé voir une Eglise en conflit, doutant même de l'action de l'Esprit, vrai promoteur et garant de l'unité et de l'harmonie.

Tout au long de l'histoire, il a mené l'Eglise dans les tempêtes.

Il était donc nécessaire de vivre tout cela avec sérénité, dans la paix intérieure, car le Synode se déroule cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est une garantie pour tous. Parlons un peu du Pape, maintenant, en relation avec les évêques, a-t-il lancé, suscitant des rires.



Le devoir du Pape est de garantir l'unité de l'Eglise, et de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre l'Evangile, de rappeler aux pasteurs que leur premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde les brebis égarées.


Nous avons encore un an pour faire mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de questions. Nous devons donner des réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les familles. C'est pourquoi la Relatio Synodi votée ce samedi après-midi servira de Lineamenta pour la réflexion des conférences épiscopales dans la perspective du Synode 2015.

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Ven 21 Nov - 20:44

ePape François s'adresse aux médecins


La vie humaine est toujours sacrée, elle est toujours de qualité. Il n'y a pas de vie humaine plus sacrée qu'une autre. L'avortement, l'euthanasie restent des "péchés contre Dieu Créateur", avertit le Pape François. Il encourage les médecins catholiques à aller jusqu'à l'objection de conscience, si nécessaire



(Radio Vatican) Le Pape François a mis en garde le corps médical contre la tentation de jouer avec la vie. Il s'agit, a-t-il dit, d'un péché contre Dieu Créateur. Le Saint-Père a reçu samedi matin quelque 5000 médecins catholiques italiens. « Veillez à ne pas soumettre la vie à des expériences, leur a-t-il recommandé, par exemple en fabriquant des enfants plutôt que de les accueillir comme un don ».

C'est ainsi un véritable plaidoyer en faveur de la vie qu'il a prononcé, se situant dans la droite ligne de ses prédécesseurs. De l'avortement et l'euthanasie, à la fécondation in vitro, le Pape François est formel : la vie est toujours inviolable, il faut l'aimer, la défendre et la soigner et dans certaines circonstances, les médecins catholiques doivent aller jusqu'à l'objection de conscience.

Le Souverain Pontife a souligné que l'avortement n'est pas un problème religieux ni même philosophique. C'est un problème « scientifique » parce qu'il est « illicite » de détruire une vie humaine pour résoudre un problème. Et ce principe, a-t-il assuré, ne pourra pas changer avec le temps. « Tuer a la même signification aujourd'hui que dans le passé. Cela vaut aussi pour l'euthanasie, y compris l'euthanasie cachée dont sont victimes les personnes âgées ».

Le Saint-Père s'en est pris à la pensée dominante qui propage une fausse compassion sur l'avortement, l'euthanasie et la fécondation in vitro. On veut faire croire que l'avortement est une aide apportée aux femmes, que l'euthanasie est un acte de dignité, que le fait de fabriquer un enfant est une conquête scientifique. L'enfant n'est pas un droit, a-t-il martelé, mais un don à accueillir. La compassion évangélique est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c'est celle du Bon Samaritain qui voit, qui compatit, qui s'approche et qui offre une aide concrète. Le Pape François a également pointé du doigt ceux qui utilisent des vies humaines comme des cobayes sous prétexte d'en sauver d'autres.

La vie humaine est toujours sacrée, elle est toujours de qualité. Il n'y a pas de vie humaine plus sacrée qu'une autre. Le Souverain Pontife a donc exhorté les médecins catholiques à être fidèles à l'Evangile de la vie et respecter la vie comme un don de Dieu, à faire des choix courageux, à contre-courant et à recourir si nécessaire à l'objection de conscience. Leur mission de médecins les met au contact quotidien avec de nombreuses formes de souffrance. Le Pape François souhaite qu'ils adoptent l'attitude du Bon Samaritain surtout à l'égard des personnes âgées, des infirmes et des handicapés.

Le Saint-Père a enfin attiré l'attention sur un paradoxe : aujourd'hui, les chances de guérison ont sensiblement augmenté grâce aux progrès scientifiques et techniques. Et pourtant, a-t-il regretté, la capacité de prendre soin des personnes, surtout les plus souffrantes et fragiles, semble avoir baissé. Les conquêtes de la science et de la médecine, a-t-il conclu, peuvent contribuer à améliorer la vie humaine à condition de ne pas s'éloigner de la racine éthique de ces disciplines.
Source : news.va

http://www.news.va/fr/news/lavortement-et-leuthanasie-des-peches-contre-dieu

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Dim 4 Jan - 11:04


Les dix-neuf (PREMIERES) déclarations chocs du pape François depuis son élection

Le Figaro
Par Jean-Marie Guénois
Publié le 29/03/2013 à 20:04

Le Pape a démarré le marathon pascal en lavant les pieds d'une douzaine de jeunes détenus, dont des jeunes filles et des musulmans, dans le centre de détention de Casal del Marmo. Ce rituel, qui reproduit un geste du Christ envers ses apôtres, était totalement inédit sous cette forme au Vatican.

Cela fera dix-neuf jours dimanche que le pape François a été élu. Le début de son pontificat aura été caractérisé par une série de déclarations chocs souvent improvisées, qui indiquent sa vision des choses. Voici 19 citations que ni Jean-Paul II ni Benoît XVI n'auraient prononcées ainsi et qui illustrent le fond et la forme du style François.

De notre envoyé spécial à Rome

• Pour une Église très affirmée qui va de l'avant

«Nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus-Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l'Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s'arrête.»

• Pour une Église pauvre, pour les pauvres

«François d'Assise. (…) C'est l'homme qui nous donne cet esprit de paix, l'homme pauvre… Ah, comme je voudrais une Église pauvre et pour les pauvres!»

• Pour une Église radicale, ancrée sur le Christ

«Quand on ne confesse pas Jésus-Christ me vient la phrase de Léon Bloy: “Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable.” Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon.»

• Pour une Église qui ait le sens de Dieu

«Pourquoi la Croix? Parce Jésus prend sur lui le mal, la saleté, le péché du monde, et aussi notre péché, de nous tous, et il le lave, il le lave avec son sang, avec la miséricorde, avec l'amour de Dieu.»

• Pour une Église miséricorde, qui pardonne

«Le Seigneur ne se fatigue jamais de pardonner: jamais! C'est nous qui nous fatiguons de lui demander pardon. Et demandons la grâce de ne pas nous fatiguer de demander pardon, parce que lui ne se fatigue jamais de pardonner.»

• Pour une Église qui sorte des sacristies

«Suivre, accompagner le Christ, demeurer avec Lui exige de “sortir”, sortir. Sortir de soi, de sa manière fatiguée et habituée de vivre la foi, de la tentation de s'enfermer dans ses propres schémas qui finissent par fermer l'horizon de l'action créative de Dieu.»

• Pour un pape, évêque de Rome et serviteur

«Et maintenant je voudrais donner la bénédiction, mais auparavant, auparavant - je vous demande une faveur: avant que l'Évêque bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur afin qu'Il me bénisse: la prière du peuple, demandant la Bénédiction pour son Évêque. Faisons cette prière en silence de vous tous sur moi.»

• Pour un pape non de pouvoir mais de service

«N'oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix.»

• Pour un style de gouvernement de l'Église

«Et Joseph est “gardien”, parce qu'il sait écouter Dieu, il se laisse guider par Sa Volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l'entoure et il sait prendre les décisions les plus sages.»

• Pour des prêtres rayonnants

«On reconnaît un bon prêtre à sa façon d'oindre son peuple ; c'est une preuve claire. Quand nos fidèles reçoivent une huile de joie, on s'en rend compte: lorsqu'ils sortent de la messe avec le visage de ceux qui ont reçu une bonne nouvelle.»

• Pour des prêtres, ni intégristes ni progressistes, christiques

«Il y a des prêtres tristes, et convertis en collectionneurs d'antiquités ou de nouveautés, au lieu d'être des pasteurs pénétrés de “l'odeur de leurs brebis”- cela je vous le demande: soyez des pasteurs avec “l'odeur de leurs brebis”, que celle-ci se sente - ; au lieu d'être des pasteurs au milieu de leur propre troupeau, et pêcheurs d'hommes.»

• Pour des catholiques joyeux

«Ne soyez jamais des hommes et des femmes tristes: un chrétien ne peut jamais l'être! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement!»

• Pour des catholiques qui n'aient pas peur

«Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse!»

• Pour une nouvelle jeunesse du cœur

«Nous devons vivre la foi avec un cœur jeune, toujours: un cœur jeune, même à 70 ou 80 ans! Cœur jeune! Avec le Christ, le cœur ne vieillit jamais!»

• Pour que les chrétiens redécouvrent Dieu

«Dieu n'a pas attendu que nous allions vers Lui, mais c'est lui qui s'est bougé vers nous, sans calcul, sans mesure. Dieu est comme cela: Lui fait toujours le premier pas.»

• Pour que les chrétiens se tournent vers les autres

«Nous devons nous bouger vers nos frères et sœurs, et surtout vers ceux qui sont les plus éloignés, ceux qui sont oubliés, ceux qui ont besoin de compréhension, de consolation, d'aide.»

• Pour que l'Église ait le souci de l'écologie

«Nous sommes “gardiens” de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l'autre, de l'environnement.»

• Pour un dialogue avec l'islam

«Il est important d'intensifier le dialogue entre les différentes religions, je pense surtout au dialogue avec l'islam, et j'ai beaucoup apprécié la présence, durant la messe du début de mon ministère, de nombreuses autorités civiles et religieuses du monde islamique.»

• Pour une Église respectueuse des non-croyants

«Je vous avais dit que je vous aurais donné de grand cœur ma bénédiction. Étant donné que beaucoup d'entre vous n'appartiennent pas à l'Église catholique, d'autres ne sont pas croyants, j'adresse de tout cœur cette bénédiction, en silence, à chacun de vous, respectant la conscience de chacun, mais sachant que chacun de vous est enfant de Dieu. Que Dieu vous bénisse.»

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/29/01016-20130329ARTFIG00691-dix-neuf-declarations-chocs-depuis-son-election.php

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Lun 23 Fév - 8:27

"Si un prêtre n’a pas un rapport authentique avec le Ste Vierge il ne peut pas avoir non plus un rapport sincère avec l’Eglise et les gens parce que la Vierge est l’intermédiaire dans la rencontre avec le Christ."
(le 19 février 2015)

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Sam 14 Mar - 17:18

Les aphorismes du pape François

Le Point - Publié le 13/03/2015

Le souverain pontife (a) célèbre vendredi le second anniversaire de son élection. Voici les sentences qui ont marqué le début de son pontificat.


Le pape François détonne par son franc-parler
. À l'occasion du deuxième anniversaire de son arrivée sur le trône de saint Pierre, florilège des phrases les plus marquantes de ce pape "venu de l'autre bout du monde".

"Comme je voudrais une Église pauvre au service des pauvres."

"Je cherche à être libre. J'aimerais pouvoir sortir (du Vatican, NDLR), mais je ne peux pas" (à propos de sa permanence dans la résidence Sainte-Marthe).

"Il est difficile qu'un homme corrompu revienne sur ses pas."

"En m'entendant plaider la cause des pauvres, quelqu'un a dit : Ce pape est communiste. Eh non, je ne faisais que brandir le drapeau de l'évangile !"

"Ceux qui ont choisi le chemin de la mafia ne sont pas en communion avec Dieu. Ils sont excommuniés."

"Saint Pierre n'avait pas de compte en banque. Quand nous voulons faire une Église riche, l'Église vieillit, n'a pas de vie. La pauvreté qui doit caractériser l'Église nous sauve du risque de devenir des organisateurs, des entrepreneurs."

"Il est licite d'arrêter la main de l'agresseur injuste. Je souligne le verbe arrêter, je n'ai pas dit bombarder ou faire la guerre."

"Pour toutes les victimes de la folie de la guerre, je pleure. Mes frères, l'humanité a besoin de pleurer."

"La pédophilie est une lèpre présente dans l'Église et qui a atteint des cardinaux et des évêques."

"Qui suis-je pour juger les homosexuels ?"

"Les divorcés remariés semblent excommuniés. Il faut leur ouvrir davantage la porte (de l'Église, NDLR)."

"Je suis appelé à lutter en faveur de l'abolition de la peine de mort, légale ou illégale et sous toutes ses formes, mais également en faveur de l'amélioration des conditions carcérales. La condamnation à perpétuité est une peine de mort déguisée."

"Le drame des immigrés est une épine dans mon coeur. Dieu nous jugera pour la façon dont nous les traitons."

"Chers députés européens, est arrivée l'heure de construire ensemble une Europe qui ne tourne pas seulement autour de l'économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine et des valeurs inaliénables."

"Je voudrais mentionner ici certaines des maladies de la curie romaine. 1) La maladie de celui qui se sent immortel, immunisé ou tout à fait indispensable. 2) Le marthalisme (qui vient de Marthe) ou l'activité excessive. 3) La maladie de la pétrification mentale et spirituelle. 4) La maladie de la planification excessive et du fonctionnarisme. 5) La maladie de la mauvaise coordination. 6) La maladie d'Alzheimer spirituelle. 7) La maladie de la rivalité et de la vanité. Cool La maladie de la schizophrénie existentielle. 9) La maladie de la rumeur, de la médisance, et du commérage. 10) La maladie qui consiste à diviniser les chefs. 11) La maladie de l'indifférence envers les autres. 12) La maladie du visage lugubre. 13) La maladie qui consiste à accumuler. 14) La maladie des cercles fermés. 15) La maladie du profit mondain, des exhibitionnismes."

"C'est vrai qu'on ne doit pas réagir par la violence. Mais si quelqu'un insulte ma mère, il doit s'attendre à ce que je lui donne un coup de poing. C'est normal ! On ne peut pas provoquer et insulter la foi des autres" (à propos de l'attentat contre Charlie Hebdo).

"Pour être un bon catholique, on n'a pas besoin de se reproduire comme des lapins. La paternité doit être responsable."

"Un père m'a dit : Parfois, je dois battre mes enfants, mais jamais sur le visage pour ne pas les humilier. C'est beau, ce sens de la dignité."

"L'Église est femme. On ne dit pas un église mais une église."

"Sauvegarder l'univers n'est pas le rôle des Verts, c'est le devoir des chrétiens."
Dominique Dunglas

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Sam 28 Mar - 13:21


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MessageSujet: “Aujourd’hui, l’Eglise est une Eglise de martyrs“   Mar 21 Avr - 17:51

La phrase du jour vient du Pape

“Aujourd’hui, l’Eglise est une Eglise de martyrs“

au cours de la messe du jour.

Lahire
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/04/la-phrase-du-jour-vient-du-pape.html#comments

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"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Ven 12 Juin - 7:22

qq dernieres homelies du Pape Francois

se nourrir de la Parole de nos Papes !

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/06/04/le_pape_fran%C3%A7ois_rappelle_limportance_de_leucharistie/1149184

Pape François - Homélies à Sainte Marthe



11/06/2015 12:19
Homélie du Pape : « Les chrétiens servent gratuitement »

Le Pape François est revenu dans son homélie sur trois notions qui sont au coeur de la vie des chrétiens : le chemin qui porte vers les autres, le service aux autres, et la gratuité de ce service.


01/06/2015 11:52
Homélie du Pape : « C'est du rejet que Dieu tire le Salut »


29/05/2015 13:07
Homélie : « la foi authentique fait des miracles »


26/05/2015 13:12
Homélie : « un chrétien mondain est un contre-témoignage »


25/05/2015 12:12
Homélie du Pape : sans partage des richesses, il n’y a pas d’horizon




10/06/2015 18:47
A Milan, un Parvis des Gentils sur l'écologie



La dimension spirituelle de l’écologie sera au cœur ce jeudi du Parvis des Gentils organisé à Milan, tout juste une semaine avant la publication de l’encyclique du Pape François, sur l’écologie humaine.




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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Mar 23 Juin - 21:21

Pape François, le texte intégral du « discours des 15 maladies »

Le discours du pape François, lors de la présentation des vœux de Noël à la Curie romaine, lundi 22 décembre 2014 au Vatican, a suscité un écho considérable. Cela tient à la liste des quinze « maladies » pouvant affecter les collaborateurs du Saint-Siège dont le pape a fait une liste détaillée et argumentée

Chers Frères,

Au terme de l’Avent, nous nous retrouvons pour les traditionnelles salutations. Dans quelques jours, nous aurons la joie de célébrer la Nativité du Seigneur ; l’événement de Dieu qui se fait homme pour sauver les hommes ; la manifestation de l’amour de Dieu qui ne se limite pas à nous donner quelque chose ou à nous envoyer un certain message ou quelques messagers, mais nous fait le don de lui-même ; le mystère de Dieu qui prend sur lui notre condition humaine et nos péchés pour nous révéler sa Vie divine, son immense grâce et son pardon gratuit. C’est le rendez-vous avec Dieu qui naît dans la pauvreté de la grotte de Bethléem pour nous enseigner la puissance de l’humilité. En effet, Noël est aussi la fête de la lumière qui n’est pas accueillie par les « élus », mais par les personnes les plus pauvres et les plus simples qui attendaient le salut du Seigneur.

Avant tout, je voudrais vous souhaiter à tous – collaborateurs, frères et sœurs, représentants pontificaux dispersés dans le monde – et à tous ceux qui vous sont chers, une sainte fête de Noël et une bonne et heureuse année. Je désire vous remercier cordialement pour votre engagement quotidien au service du Saint-Siège, de l’Église catholique, des Églises particulières et du Successeur de Pierre.

Comme nous sommes des personnes et non des numéros ou de simples dénominations, je souhaite tout particulièrement me souvenir de ceux qui, au cours de cette année, ont achevé leur service parce qu’ils avaient atteint la limite d’âge, avaient un nouveau rôle à assumer, ou parce qu’ils ont été rappelés à la Maison du Père. Mes pensées et ma gratitude vont également à eux tous et à leurs proches.

Avec vous, je souhaite adresser au Seigneur de vifs et sincères remerciements pour l’année qui s’achève, pour les événements vécus et pour tout le bien qu’Il a voulu accomplir généreusement à travers le service du Saint-Siège, et lui demander humblement pardon pour les fautes commises « en pensée, en parole, par action et par omission ».

Et, partant de cette demande de pardon, je voudrais que notre rencontre d’aujourd’hui et les réflexions que je vais partager avec vous, servent pour nous tous d’appui et nous poussent à un véritable examen de conscience afin de préparer notre cœur à la sainte fête de Noël.

La Curie romaine, un corps complexe

En pensant à notre rencontre, m’est venue à l’esprit l’image de l’Église en tant que Corps mystique de Jésus-Christ. Comme l’explique le pape Pie XII, c’est une expression qui « découle, qui fleurit pour ainsi dire, de ce que nous exposent fréquemment les Saintes Écritures et les écrits des saints Pères » (1). À ce propos, saint Paul écrit : « Le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ » (1 Co 12, 12) (2).

En ce sens, le concile Vatican II nous rappelle que « dans l’édification du Corps du Christ règne également une diversité de membres et de fonctions. Unique est l’Esprit qui distribue des dons variés pour le bien de l’Église à la mesure de ses richesses et des exigences des services (cf. 1 Co 12, 11) » (3). C’est pourquoi « le Christ et l’Église, c’est donc le « Christ total « (Christus totus). L’Église est une avec le Christ » (4).

Il est beau de penser à la Curie romaine comme à un petit modèle de l’Église, c’est-à-dire comme à un « corps » qui cherche sérieusement et quotidiennement à être plus vivant, plus sain, plus harmonieux et plus uni, en lui-même et avec le Christ.

En réalité, la Curie romaine est un corps complexe, composé de tant de dicastères, de conseils, de bureaux, de tribunaux, de commissions et de nombreuses entités qui n’ont pas toutes les mêmes tâches, mais sont coordonnées pour fonctionner de manière efficace, édifiante, disciplinée et exemplaire, en dépit de la diversité culturelle, linguistique et nationale de ses membres (5).

Quoi qu’il en soit, la Curie étant un corps dynamique, celle-ci ne peut vivre sans se nourrir et sans se soigner. De fait, la Curie – comme l’Église – ne peut vivre sans avoir un rapport vital, personnel, authentique et solide avec le Christ (6). Un membre de la Curie qui ne mange pas quotidiennement de ce Pain, deviendra un bureaucrate (un formaliste, un fonctionnaire, un simple employé) : un sarment qui se dessèche, meurt peu à peu, et finit par être jeté. La prière quotidienne, la participation assidue aux sacrements, en particulier à ceux de l’Eucharistie et de la réconciliation, le contact quotidien avec la Parole de Dieu et la spiritualité traduite en charité vécue, constituent pour chacun de nous des aliments vitaux. Que cela soit clair pour nous tous : sans Lui, nous ne pouvons rien faire (cf. Jn 15, Cool.

Par conséquent, le rapport vivant avec Dieu nourrit et fortifie aussi la communion avec les autres. Autrement dit, plus nous sommes intimement liés à Dieu, plus nous sommes unis entre nous, parce que l’Esprit de Dieu unit et l’esprit du malin divise.
Des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service

La Curie est appelée à s’améliorer, à s’améliorer en permanence et à croître dans la communion, la sainteté et la sagesse pour pleinement mener à bien sa mission (7). Pourtant, comme tout corps, comme tout corps humain, elle est exposée aussi aux maladies, au dysfonctionnement, à l’infirmité. Et je voudrais mentionner ici certaines de ces probables maladies, les « maladies curiales ». Ce sont des maladies assez communes dans notre vie de Curie. Ce sont des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service au Seigneur. Je crois que, à l’instar des Pères du désert qui en rédigeaient de tels, le « catalogue » de ces maladies nous aidera à nous préparer au sacrement de la réconciliation, qui constituera pour nous tous une étape importante vers la fête de Noël.

1. La maladie de celui qui se sent « immortel », « immunisé » ou tout à fait « indispensable » et néglige les contrôles nécessaires et habituels. Une Curie qui ne fait pas son autocritique, ne s’ajuste pas en permanence, ne cherche pas à s’améliorer, est un corps malade, infirme. Une simple visite au cimetière nous permettrait de voir les noms de nombreuses personnes, dont certaines pensaient peut-être qu’elles étaient immortelles, immunisées et indispensables ! C’est la maladie de l'homme riche et insensé de l’Évangile qui pensait vivre éternellement (cf. Lc 12, 13-21) et de tous ceux qui se transforment en maîtres et se sentent supérieurs à tous, et non au service de tous. Elle découle souvent de la pathologie du pouvoir, du « complexe des élus », du narcissisme qui consiste à regarder passionnément sa propre image et à ne pas voir l'image de Dieu imprimée sur le visage des autres, spécialement des plus faibles et des plus nécessiteux (Cool. L’antidote à cette épidémie est la grâce de se sentir pécheurs et de savoir dire de tout cœur : « Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir » (Lc 17, 10).

2. Autre maladie : le « marthalisme » (qui vient de Marthe) ou l’activité excessive. Elle concerne ceux qui se noient dans le travail et négligent inévitablement « la meilleure part » : s’asseoir aux pieds de Jésus (cf. Lc 10, 38-42). C’est pourquoi Jésus a demandé à ses disciples de « se reposer un peu » (cf. Mc 6, 31), car négliger le repos nécessaire conduit au stress et à l'agitation. Le temps du repos, pour celui qui a mené à bien sa mission, est une nécessité, un devoir, et doit être vécu sérieusement : en passant un peu de temps avec sa famille et en respectant les jours fériés comme des moments pour se ressourcer spirituellement et physiquement. Il faut retenir ce qu'enseigne Qohéleth : « Il y a un moment pour tout » (Qo 3, 1-15).

3. Il y a aussi la maladie de la « pétrification » mentale et spirituelle. Ceux qui en sont atteints possèdent un cœur de pierre et une « nuque raide » (Ac 7, 51-60). Ce sont ceux qui, chemin faisant, perdent leur sérénité intérieure, la vivacité et l’audace, et se cachent derrière leurs dossiers, devenant les « rois du formulaire » et non « des hommes de Dieu » (cf. He, 3, 12). Il est dangereux de perdre cette sensibilité humaine qui permet de pleurer avec ceux qui pleurent et de se réjouir avec ceux qui se réjouissent ! C’est la maladie de ceux qui perdent « les dispositions » de Jésus (cf. Ph 2, 5-11). Car, au fil du temps, leur cœur se durcit et devient incapable d'aimer inconditionnellement le Père et le prochain (cf. Mt 22, 34-40). Être chrétien, en fait, signifie avoir « les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (cf. Ph 2, 5), dispositions à l'humilité et au don, au détachement et à la générosité (9).

4. La maladie de la planification excessive et du fonctionnarisme. Quand l’apôtre planifie tout minutieusement et croit que planifier à la perfection fait réellement avancer les choses, il se transforme pratiquement en expert-comptable ou en fiscaliste. Tout bien préparer est nécessaire mais il ne faut jamais succomber à la tentation de vouloir enfermer ou piloter la liberté de l’Esprit Saint, qui demeure toujours plus grande, plus généreuse que toute planification humaine (cf. Jn 3, Cool. On se laisse gagner par cette maladie parce qu’il « est toujours plus facile et plus commode de se caler dans ses propres positions statiques et inchangées. En réalité, l’Église se montre fidèle à l’Esprit Saint dans la mesure où elle n’a pas la prétention de le régler ni de le domestiquer – domestiquer l’Esprit Saint ! – Il est fraîcheur, imagination, nouveauté » (10).

5. La maladie de la mauvaise coordination. Quand il n’existe plus de communion entre les membres et que le corps est privé de son fonctionnement harmonieux et de sa tempérance en devenant un orchestre qui produit seulement du chahut, parce que ses membres ne collaborent pas et ne vivent pas l’esprit de communion et d’équipe. Lorsque le pied dit au bras : « je n'ai pas besoin de toi » ou la main à la tête : « c'est moi qui commande », provoquant ainsi malaise et scandale.

6. Il y a aussi la maladie d’« Alzheimer spirituelle », c’est-à-dire l’oubli de « l'histoire du salut », de l'histoire personnelle avec le Seigneur, du « premier amour » (Ap 2, 4). Il s'agit d'un déclin progressif des facultés spirituelles qui, à plus ou moins long terme, provoque de graves handicaps chez la personne, la rendant incapable d'exercer une activité autonome. Celle-ci vit dans un état de dépendance absolue vis-à-vis de ses vues souvent imaginaires. Nous détectons cette maladie chez ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur ; chez ceux qui ne perçoivent pas le sens historique de la vie ; chez ceux qui sont totalement dépendants de leur présent, de leurs passions, caprices et manies ; chez ceux qui construisent autour d'eux des murs et des habitudes et deviennent de plus en plus esclaves des idoles qu'ils ont sculptées de leurs propres mains.

7. La maladie de la rivalité et de la vanité (11). Quand l’apparence, les couleurs des vêtements, les signes honorifiques deviennent le premier objectif de la vie, et que l’on oublie les paroles de saint Paul : « Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres » (Ph 2, 3-4). C'est la maladie qui nous pousse à être des hommes et des femmes faux et à vivre un faux « mysticisme », et un faux « quiétisme ». Paul lui-même les définit comme des « ennemis de la croix du Christ » parce qu'ils « mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre » (Ph 3, 18-19).

8. La maladie de la schizophrénie existentielle. C’est la maladie de ceux qui ont une double vie, fruit de l’hypocrisie typique du médiocre et du vide spirituel progressif que les diplômes et les titres académiques ne peuvent combler. Une maladie qui frappe souvent ceux qui, abandonnant le service pastoral, se limitent aux tâches bureaucratiques et perdent ainsi le contact avec la réalité, avec les personnes concrètes. Ils créent ainsi un monde parallèle, à eux, où ils mettent de côté tout ce qu'ils enseignent sévèrement aux autres et où ils commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue. La conversion est assez urgente et indispensable pour lutter contre cette maladie extrêmement grave (cf. Lc 15, 11-32).

9. La maladie de la rumeur, de la médisance, et du commérage. J’ai déjà parlé de nombreuses fois de cette maladie, mais cela ne suffit pas encore. C’est une maladie grave, qui commence simplement, peut-être seulement pour faire un brin de causette, et qui s’empare de la personne. Celle-ci se met alors à « semer de la zizanie » (comme Satan), et dans beaucoup de cas à « assassiner de sang froid » la réputation de ses propres collègues et confrères. C’est la maladie des personnes lâches qui, n'ayant pas le courage de parler directement et parlent dans le dos. Saint Paul avertit : « Faites tout sans récriminer et sans discuter ; ainsi vous serez irréprochables et purs » (Ph 2, 14-18). Frères, gardons-nous du terrorisme des bavardages !

10. La maladie qui consiste à diviniser les chefs. C’est la maladie de ceux qui courtisent leurs supérieurs, en espérant obtenir leur bienveillance. Ils sont victimes du carriérisme et de l’opportunisme, ils honorent les personnes et non Dieu (cf. Mt 23, 8-12). Ce sont des personnes qui vivent le service en pensant uniquement à ce qu'ils doivent obtenir, et non à ce qu'ils doivent donner. Des personnes mesquines, malheureuses, et inspirées seulement par leur égoïsme fatal (cf. Ga 5, 16-25). Cette maladie pourrait frapper aussi les supérieurs quand ils courtisent certains de leurs collaborateurs pour obtenir leur soumission, leur loyauté et leur dépendance psychologique, mais il en résulte au final une véritable complicité.

11. La maladie de l’indifférence envers les autres. Elle survient quand chacun ne pense qu’à soi et perd la sincérité et la chaleur des relations humaines. Quand le plus expert ne met pas ses connaissances au service des collègues qui le sont moins. Quand on vient à apprendre quelque chose et qu’on le garde pour soi au lieu de le partager de manière positive avec les autres. Quand, par jalousie ou par ruse, on éprouve de la joie à voir l'autre tomber au lieu de le relever et de l'encourager.

12. La maladie du visage lugubre. Elle est celle des personnes bourrues et revêches, qui estiment que pour être sérieux il faut porter le masque de la mélancolie, de la sévérité, et traiter les autres – surtout ceux que l’on considère comme inférieurs – avec rigidité, dureté et arrogance. En réalité, la sévérité théâtrale et le pessimisme stérile (12) sont souvent les symptômes d’un sentiment de peur et de d’insécurité. L’apôtre doit s'efforcer d'être une personne courtoise, sereine, enthousiaste et joyeuse qui transmet la joie quel que soit l’endroit où il se trouve. Un cœur empli de Dieu est un cœur heureux qui irradie et communique sa joie à tous ceux qui l'entourent : cela se voit tout de suite ! Ne perdons donc pas cet esprit joyeux, qui sait manier l'humour, et même l'autodérision, qui font de nous des personnes aimables même dans les situations difficiles (13). Comme une bonne dose d'humour sain nous fait du bien ! Réciter souvent la prière de saint Thomas More nous fera le plus grand bien : je le fais tous les jours, cela me fait du bien (14).

13. La maladie qui consiste à accumuler. Souffre de celle-ci l’apôtre qui cherche à combler un vide existentiel dans son cœur en accumulant les biens matériels, non pas par nécessité, mais seulement pour se sentir en sécurité. En réalité, nous ne pourrons emporter avec nous rien de matériel parce que « le linceul n’a pas de poches » et tous nos trésors terrestres – même si ce sont des cadeaux – ne pourront jamais combler ce vide. Au contraire, ils le rendront encore plus exigeant, et plus profond. À ces personnes, le Seigneur rappelle : « Tu dis : ‘Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien’, et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! […]. Eh bien, sois fervent et convertis-toi » (Ap 3, 17-19). L'accumulation ne fait que nous alourdir et ralentir inexorablement notre chemin ! Je pense à une anecdote. Autrefois, les jésuites espagnols décrivaient la Compagnie de Jésus comme la « cavalerie légère de l'Église ». Je me souviens du déménagement d'un jeune jésuite : il était en train de charger dans un camion tout ce qu'il avait – bagages, livres, objets, cadeaux –, quand un vieux jésuite qui l'observait lui dit : « Ce serait cela la ‘cavalerie légère de l'Église’ ? » Nos déménagements sont un signe de cette maladie.

14. La maladie des cercles fermés, quand l’appartenance à un petit groupe devient plus forte que celle au Corps et, dans certaines situations, au Christ lui-même. Cette maladie elle aussi commence toujours par de bonnes intentions, mais au fil du temps, elle asservit ses membres, devient un cancer qui menace l’harmonie du Corps et cause tellement de mal – des scandales –, spécialement aux plus petits de nos frères. L'autodestruction ou le « tir ami » des frères d’armes est le danger le plus sournois (15). C'est le mal qui frappe de l'intérieur (16) et, comme le dit le Christ, « tout royaume divisé contre lui-même devient désert » (Lc 11, 17).

15. Et la dernière, la maladie du profit mondain, des exhibitionnismes (17). Elle est celle de l’apôtre qui transforme son service en pouvoir, et son pouvoir en marchandise pour obtenir des profits mondains, ou davantage de pouvoir. C’est la maladie des personnes qui cherchent insatiablement à multiplier les pouvoirs et dans ce but, ils sont capables de calomnier, de diffamer, de discréditer les autres, jusque dans les journaux et les magazines. Naturellement, dans le but de s'afficher et de montrer qu'ils sont davantage capables que les autres. Cette maladie fait elle aussi beaucoup de mal au Corps parce qu'elle conduit les personnes à justifier l’usage de n’importe quel moyen pour atteindre ce but, souvent au nom de la justice et de la transparence ! Il me vient à l'esprit le souvenir d'un prêtre qui appelait les journalistes pour leur raconter – et inventer – des choses privées et personnelles sur ses confrères et ses paroissiens. Pour lui, seul comptait le fait de se voir à la une des journaux, parce qu'ainsi il se sentait « puissant et irrésistible ». Il faisait tellement de mal aux autres et à l'Église. Le pauvre !

Frères, de telles maladies et de telles tentations sont naturellement un danger pour tout chrétien et pour toute curie, communauté, congrégation, paroisse, mouvement ecclésial. Et elles peuvent frapper au niveau individuel ou communautaire.

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Mar 23 Juin - 21:22

Seul l’Esprit Saint guérit toute maladie

Soyons clairs : seul l’Esprit Saint – l’âme du Corps mystique du Christ, comme l'affirme le Credo de Nicée-Constantinople (« Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ») – guérit toute maladie. C'est l’Esprit Saint qui soutient tout effort sincère de purification et toute bonne volonté de se convertir. C'est lui qui nous fait comprendre que tout membre participe à la sanctification du Corps et à son affaiblissement. C'est lui le promoteur de l'harmonie (18) : « Ipse harmonia est », dit saint Basile. Saint Augustin nous dit : « Tant qu’une partie adhère au Corps, sa guérison n'est pas désespérée ; ce qui a été sectionné ne peut être ni soigné ni guéri » (19).

La guérison est aussi le fruit de la conscience de la maladie et de la décision personnelle et communautaire de se soigner en supportant le traitement avec patience et persévérance (20). Nous sommes donc appelés – en ce temps de Noël et pour toute la durée de notre service et de notre existence – à vivre « dans la vérité de l’amour ». « Nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ. Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux articulations qui le maintiennent, selon l’énergie qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l’amour » (Ep 4, 15-16).

Chers frères!

J’ai lu un jour que les prêtres sont comme les avions : ils ne font la une des journaux que lorsqu’ils tombent, mais il y en a beaucoup qui volent. Beaucoup critiquent et peu prient pour eux. C’est une phrase très sympathique mais aussi très vraie, parce qu'elle souligne l'importance et la délicatesse de notre service sacerdotal et tout le mal que peut causer à tout le corps de l'Église un seul prêtre qui « tombe ».

Donc, pour ne pas tomber en ces jours où nous nous préparons à la confession, demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église, de guérir les blessures du péché que chacun de nous porte dans son cœur, et de soutenir l’Église et la Curie pour qu'elles soient guéries et qu’elles guérissent elles-mêmes ; pour qu’elles soient saintes et sanctificatrices ; à la gloire de son Fils et pour notre salut et celui du monde entier. Demandons-lui de nous faire aimer l'Église comme le Christ, son Fils et notre Seigneur, l'a aimée, et d'avoir le courage de nous reconnaître pécheurs et d’exprimer le besoin de sa miséricorde et de ne pas avoir peur d'abandonner notre main entre ses mains maternelles.

Tous mes vœux à l’occasion de cette sainte fête de Noël à vous tous, à vos familles, et à vos collaborateurs. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi ! Merci de tout cœur !
(*) Texte original italien dans l’Osservatore Romano des 22-23 décembre 2014. Traduction de Sophie Gallé pour Urbi & Orbi-La Documentation catholique. © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

(1) « Or, pour définir, pour décrire cette véritable Église de Jésus-Christ - celle qui est sainte, catholique, apostolique, romaine -, on ne peut trouver rien de plus beau, rien de plus excellent, rien enfin de plus divin que cette expression qui la désigne comme « le Corps mystique de Jésus-Christ » ; c’est celle du reste qui découle, qui fleurit pour ainsi dire, de ce que nous exposent fréquemment les Saintes Ecritures et les écrits des saints Pères ». (Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, Première partie : AAS 35 [1943], 200).

(2) Cf. Rm 12, 5 : « De même, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part. »

(3) Constitution dogmatique Lumen gentium, 7.

(4) Il est utile de se rappeler que : « La comparaison de l’Église avec le corps jette une lumière sur le lien intime entre l’Église et le Christ. Elle n’est pas seulement rassemblée autour de lui ; elle est unifiée en lui, dans son Corps. Trois aspects de l’Église – Corps du Christ – sont plus spécifiquement à relever : l’unité de tous les membres entre eux par leur union au Christ ; le Christ Tête du Corps ; l’Église, Épouse du Christ. » Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 789 et 795.

(5) Cf. Evangelii gaudium, 130-131 (DC 2014, n. 2513, p. 41-42).

(6) En diverses occasions, Jésus a indiqué le lien que les fidèles devaient avoir avec lui : « De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments » (Jn 15, 4-5).

(7) Cf. Pastor bonus, art. 1, et CIC can. 360 (DC 1988, n. 1969, p. 898).

(Cool Cf. Evangelii gaudium, 197-201 (DC 2014, n. 2513, p. 59-60).

(9) Benoît XVI, Audience générale du 1er juin 2005 (DC 2005, n. 2339, p. 648-649).

(10) François, Homélie à la cathédrale du Saint-Esprit, à Istanbul (Turquie), 29 novembre 2014.

(11) Evangelii gaudium, 95-96 (DC 2014, n. 2513, p. 32).

(12) Ibid, 84-86 (DC 2014, n. 2513, p. 29-30).

(13) Ibid, 2 (DC 2014, n. 2513, p. 7).

(14) « Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux, Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation. Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir. Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres. » (Source : site de l’Église catholique en France)

(15) Evangelii gaudium, 88 (DC 2014, n. 2513, p. 30).

(16) Le bienheureux Paul VI affirmait, à propos de la situation de l’Église, qu’il avait la sensation que, « par quelques fissures, la fumée du diable est entrée dans le temple de Dieu », Homélie, solennité des apôtres Pierre et Paul, jeudi 29 juin 1972 ; Cf. Evangelii gaudium, 98-101 (DC 2014, n. 2513, p. 33).

(17) Cf. Evangelii gaudium : « Non à la mondanité spirituelle », 93-97 (DC 2014, n. 2513, p. 31-33)

(18) « L’Esprit Saint est l’âme de l’Église. Il donne la vie, il suscite les différents charismes qui enrichissent le peuple de Dieu et surtout, il crée l’unité entre les croyants : de beaucoup il fait un seul corps, le Corps du Christ. […]L’Esprit Saint fait l’unité de l’Église : unité dans la foi, unité dans la charité, unité dans la cohésion intérieure. » François, homélie à la cathédrale du Saint-Esprit, à Istanbul (Turquie), 29 novembre 2014.

(19) August. Serm., CXXXVII, 1 ; Migne, P. L., XXXVIII, 754.

(20) Cf. Evangelii gaudium, « Pastorale en conversion », 25-33 (DC 2014, n. 2513, p. 13-16).

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Jeu 23 Juil - 22:15

« Tous, le Pape, les cardinaux, les évêques, les prêtres,
les religieux et les religieuses et les fidèles laïcs,

nous sommes tous appelés à prier pour le synode.


C’est ce dont nous avons besoin, et non de commérages ! »

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Sam 8 Aoû - 21:43

culture des droits humains



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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Sam 8 Aoû - 21:58

la personne qui a fait la traduction en anglais a pleure a plusieurs reprises !!!

mais personne n'en a parle

qu'ils le veuillent ou non,,,


Ils sont

nous sommes

TOUS

au Pied de JESUS


ALLELUIA !!!

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Lun 28 Sep - 17:06


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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Lun 28 Sep - 18:29

n'omettez pas de lire ou d'ecouter TOUS les discours de Pape Francois aux Etats-Unis, TOUT y est important : la Liberte, notamment la Liberte religieuse, le Respect de la Vie du debut a la fin, la defense du Mariage 'normal' entre un homme et une femme, le Respect des Prisonniers, le Respect des Immigres, Ses idees contre la globalisation qui tend a enlever la Liberte individuelle, et effacer les specificites de chaque etre humain,

Oui, il sera encore dit que Pape Francois est socialiste, et meme communiste... Smile
ces accusations seront proferees par des nantis, dont le premier dieu est l'argent...

Or, il est vrai que Pape Francois ne dit RIEN qui soit contre l'Evangile, contre la Parole de DIEU!

ALLELUIA !

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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Lun 28 Sep - 18:37

Prions pour Pape Francois :

Notre Père, qui êtes aux cieux

Que votre nom soit sanctifié.

Que votre règne arrive.

Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

Et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons

à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.

Mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.


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MessageSujet: Re: Pape Francois nous a dit   Mar 29 Sep - 20:55

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS
À CUBA, AUX ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE
ET VISITE AU SIÈGE DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES
(19-28 SEPTEMBRE 2015)

RENCONTRE AVEC LES ÉVÊQUES DES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS

Cathédrale Saint-Matthieu, Washington D.C
Mercredi 23 septembre 2015

[Multimédia]



Chers frères dans l’Épiscopat,

Je voudrais, avant tout, envoyer une salutation à la communauté juive, à nos frères juifs, qui aujourd’hui célèbrent la fête du Yom Kippur. Que le Seigneur les bénisse par la paix, et qu’ils les fasse progresser sur la voie de la sainteté, selon ce que nous entendu en ce jour dans sa Parole : « Soyez saints, car moi, je suis saint » (Lv 19, 2).

je suis heureux de vous rencontrer en ce moment de la mission apostolique qui m’a conduit dans votre pays. Je remercie vivement le Cardinal Wuerl et l’Archevêque Kurtz pour les aimables paroles qu’ils m’ont adressées au nom de vous tous. Recevez, s’il vous plaît, ma gratitude pour l’accueil et pour la généreuse disponibilité avec laquelle mon séjour a été programmé et organisé.

En embrassant, par le regard et par le cœur, vos visages de pasteurs, je voudrais étreindre les Églises que vous portez sur les épaules avec amour, et je vous prie d’assurer que ma proximité humaine et spirituelle rejoint, par vous, le Peuple de Dieu tout entier disséminé sur cette vaste terre.

Le cœur du Pape se dilate pour inclure tout un chacun. Élargir le cœur pour témoigner que Dieu est grand dans son amour constitue la substance de la mission du Successeur de Pierre, Vicaire de Celui qui, sur la Croix, a embrassé l’humanité entière. Qu’aucun membre du Corps du Christ et de la nation américaine ne se sente exclu de l’accolade du Pape. Que partout affleure sur les lèvres l’authentique nom de Jésus, que là résonne aussi la voix du Pape pour rassurer : “C’est le Sauveur ”! De vos grandes métropoles de la côte Est aux plaines di Midwest, du Sud profond à l’Ouest immense, partout où votre peuple se réunit en assemblée eucharistique, que le Pape ne soit pas un simple nom prononcé de façon routinière, mais qu’il soit une compagnie tangible visant à soutenir la voix qui s’élève du cœur de l’Épouse : “Viens, Seigneur ” !

Quand une main se tend pour accomplir le bien ou rendre proche la charité du Christ, pour essuyer une larme ou pour tenir compagnie à une solitude, pour indiquer une route à un égaré ou réconforter un cœur désormais meurtri, pour se pencher sur la personne tombée à terre ou enseigner à celle qui a soif de vérité, pour offrir le pardon ou pour conduire à un nouveau départ en Dieu… sachez que le Pape vous accompagne, que le Pape vous soutient, qu’il pose lui aussi sur votre main, la sienne maintenant vieille et rugueuse mais, par la grâce de Dieu, encore capable de soutenir et d’encourager.

Ma première parole est d’action de grâce à Dieu pour le dynamisme de l’Évangile qui a permis la croissance remarquable de l’Église du Christ sur ces terres, ainsi que la contribution généreuse, qu’elle a offerte et continue d’offrir, à la société des États-Unis et au monde. J’apprécie vivement votre générosité et votre solidarité envers le Siège apostolique tout comme pour l’évangélisation dans beaucoup de parties tourmentées du monde, et je vous en remercie avec émotion. Je me réjouis de l’engagement indéfectible de votre Église pour la cause de la vie et de la famille, motif principal de ma présente visite. Je suis avec attention l’effort considérable d’accueil et d’intégration des émigrés qui continuent de regarder l’Amérique de la même manière que les pèlerins qui y ont abordé à la recherche de ses ressources prometteuses de liberté et de prospérité. J’admire l’effort au prix duquel vous poursuivez la mission éducative dans vos écoles à tous les niveaux et l’œuvre de charité de vos nombreuses institutions. Ce sont des activités souvent conduites sans aucune compréhension ni appui et, dans chaque cas, héroïquement maintenues grâce à l’offrande des pauvres, parce que de telles initiatives jaillissent d’une mission surnaturelle à laquelle il n’est pas permis de désobéir. Je suis conscient du courage avec lequel vous avez affronté des moments obscurs dans votre parcours ecclésial sans craindre des autocritiques, ni épargner humiliations et sacrifices, sans céder à la peur de se vider de tout ce qui est secondaire en vue de retrouver l’autorité et la confiance demandée aux ministres du Christ, comme l’attend l’âme de ce peuple unique. Je sais combien est gravée en vous la blessure des dernières années et je vous ai accompagnés dans votre généreux engagement pour guérir les victimes - conscients qu’en guérissant les autres, nous sommes aussi toujours guéris - et pour continuer à œuvrer afin que de tels crimes ne se répètent plus jamais.

Je vous parle comme Évêque de Rome, appelé par Dieu, déjà âgé, d’une terre américaine elle aussi, pour préserver l’unité de l’Église universelle et pour encourager dans la charité le parcours de toutes les Églises particulières, afin qu’elles progressent dans la connaissance, dans la foi et dans l’amour du Christ. Lisant vos prénoms et vos noms, observant vos traits, connaissant le niveau élevé de votre conscience ecclésiale et sachant la dévotion que vous avez toujours réservée au Successeur de Pierre, je dois vous dire que je ne me sens pas parmi vous comme un étranger. Je suis, en effet, originaire d’une terre vaste elle aussi, immense et souvent informe qui, comme la vôtre, a reçu la foi du bagage des missionnaires. Je connais bien le défi de semer l’Évangile dans le cœur d’hommes provenant de mondes différents, et qui souvent se sont endurcis au long de l’âpre chemin parcouru avant d’arriver. Elle ne m’est pas étrangère, l’histoire de l’effort pour implanter l’Église entre plaines, montagnes, villes et banlieues d’un territoire souvent inhospitalier, où les frontières sont toujours provisoires, où les réponses évidentes ne durent pas, et où la clé d’entrée demande de savoir conjuguer l’effort héroïque des pionniers explorateurs avec la sagesse prosaïque et la résistance des sédentaires qui sont déjà installés dans l’espace où l’on arrive. Comme a chanté l’un de vos poètes : “ailes fortes et infatigables”, mais aussi la sagesse de celui qui “connaît les montagnes ”[1].

Je ne vous parle pas tout seul. Ma voix est en continuité avec tout ce que mes Prédécesseurs vous ont donné. En effet, depuis l’aube de la “nation américaine”, quand, au lendemain de la révolution a été créé le premier diocèse à Baltimore, l’Église de Rome vous a toujours été proche et son assistance constante, tout comme son encouragement, ne vous a jamais fait défaut. Au cours des dernières décennies, trois de mes vénérés Prédécesseurs vous ont rendu visite, vous remettant un important patrimoine d’enseignement toujours actuel, que vous avez mis à profit pour orienter les programmes pastoraux clairvoyants, afin de guider cette Église bien-aimée.

Je n’entends pas tracer un programme, ni définir une stratégie. Je ne suis pas venu pour vous juger, ni pour donner des leçons. J’ai pleinement confiance dans la voix de Celui qui “enseigne tout ” (Jn 14, 26). Permettez-moi seulement, avec la liberté de l’amour, de pouvoir parler comme un frère parmi des frères. Je n’ai pas à cœur de vous dire ce qu’il faut faire, parce que nous savons tous ce que nous demande le Seigneur. Je préfère plutôt revenir sur cet effort ­– ancien et toujours nouveau – qui consiste à s’interroger sur les chemins à parcourir, sur les sentiments à nourrir lorsqu’on travaille, sur l’esprit dans lequel agir. Sans la prétention d’être exhaustif, je partage avec vous quelques réflexions que j’estime opportunes pour notre mission.

Nous sommes Évêques de l’Église, constitués pasteurs par Dieu pour paître son troupeau. Notre joie la plus grande est d’être pasteurs, rien d’autre que pasteurs, d’un cœur sans partage et dans un don de soi irréversible. Il faut garder cette joie sans permettre qu’on nous la vole. Le malin rugit comme un lion cherchant à la dévorer, abîmant ainsi ce que nous sommes appelés à être non pour nous-mêmes, mais par don et au service du “Gardien de nos âmes” (1 P 2, 25).

L’essence de notre identité doit se chercher dans la prière assidue, dans la prédication (Ac 1, 4) et dans le fait de paître (Jn 21, 15-17 ; Ac 20, 28-31).

Non pas une prière quelconque, mais l’union familière avec le Christ, où l’on croise chaque jour son regard pour entendre la question qui nous est adressée : “Qui est ma Mère ? qui sont mes frères ?” (Mc 3, 31-34). Et pouvoir lui répondre sereinement : “Seigneur, voici ta Mère, voici tes frères ! Je te les remets, ce sont ceux que tu m’a confiés”. La vie d’un pasteur se nourrit d’une telle familiarité avec le Christ.

Non pas une prédication de doctrines complexes, mais l’annonce joyeuse du Christ, mort et ressuscité pour nous. Que le style de notre mission suscite en tous ceux qui nous écoutent l’expérience du “pour nous” de cette annonce : que la Parole donne sens et plénitude à toute partie de leurs vies, que les Sacrements les nourrissent de cet aliment qu’ils ne peuvent se procurer, que la proximité du pasteur réveille en eux la nostalgie de l’étreinte du Père. Veillez à ce que le troupeau rencontre toujours dans le cœur du pasteur cette réserve d’éternité qu’avec anxiété l’on cherche en vain dans les choses du monde. Qu’ils trouvent toujours sur vos lèvres l’appréciation pour leur capacité d’agir et de construire, dans la liberté et dans la justice, la prospérité dont est prodigue cette terre. Mais que ne fasse pas défaut le courage serein de confesser qu’“il faut travailler non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle” (Jn 6, 27).

Non pas se paître soi-même mais savoir se mettre en retrait, s’abaisser, se décentrer pour nourrir du Christ la famille de Dieu. Veiller sans relâche, se hisser haut pour rejoindre, par le regard de Dieu, le troupeau qui appartient seulement à Lui. S’élever à la hauteur de la croix de son Fils, le seul point de vue qui ouvre au pasteur le cœur de son troupeau.

Non pas regarder vers le bas, enfermés dans l’autoréférentialité, mais toujours vers les horizons de Dieu qui dépassent tout ce que nous sommes capables de prévoir ou de planifier. Veiller aussi à fuir la tentation du narcissisme, qui rend aveugles les yeux du Pasteur, qui rend sa voix méconnaissable et ses gestes stériles. Sur les chemins multiples qui s’ouvrent à votre sollicitude pastorale, rappelez-vous de conserver intact le noyau qui unifie toutes les choses : “c’est à moi que vous l’avez fait ” (Mt 25, 31-45).

Il est certainement utile à l’Évêque de posséder la clairvoyance du leader et l’habileté de l’administrateur, mais survient inexorablement la déchéance lorsque nous échangeons le pouvoir de la force contre la force de l’impuissance, à travers laquelle Dieu nous a sauvés. Il faut à l’Evêque la perception lucide du combat entre la lumière et les ténèbres qui se livre dans ce monde. Malheur à nous, cependant, si nous faisons de la croix un étendard de luttes mondaines, en ignorant que la condition de la victoire durable est de se laisser transpercer et vider de soi-même (Ph 2, 1-11).

Elle ne nous est pas étrangère, l’angoisse des premiers onze, enfermés dans leurs murs, agressés et effarés, habités par la peur des brebis dispersées parce que le Pasteur a été frappé. Mais nous savons que nous a été donné un esprit de courage et non de timidité. Par conséquent, il n’est pas permis de nous laisser paralyser par la peur.

Je sais que les défis auxquels vous êtes confrontés sont nombreux, et que le champ dans lequel vous semez est souvent hostile, et que les tentations sont nombreuses de s’enfermer dans les murs de la peur à se lécher les blessures, se rappelant une époque qui ne reviendra pas et planifiant des réponses dures aux résistances qui sont d’ores et déjà âpres.

Et cependant, nous sommes des partisans de la culture de la rencontre. Nous sommes des sacrements vivants de l’étreinte entre la richesse divine et notre pauvreté. Nous sommes des témoins de l’abaissement et de la condescendance de Dieu qui, dans l’amour, précède aussi notre première réponse.

Le dialogue est notre méthode, non par stratégie habile, mais par fidélité à celui qui ne se fatigue jamais de passer et de repasser sur les places des hommes jusqu’à la onzième heure pour proposer son invitation d’amour (Mt 20, 1-16).

Le chemin, c’est donc le dialogue : le dialogue entre vous, dialogue dans vos presbytères, dialogue avec les laïcs, dialogue avec les familles, dialogue avec la société. Je ne me lasserai pas de vous encourager à dialoguer sans peur. Plus riche est le patrimoine, que vous avez à partager dans la vérité, que plus éloquente soit l’humilité avec laquelle vous l’offrez. N’ayez pas peur d’accomplir l’exode nécessaire à tout dialogue authentique. Autrement, il n’est pas possible de comprendre les raisons de l’autre, ni de comprendre en profondeur que le frère à rejoindre et à racheter - par la force et la proximité de l’amour - compte davantage que toutes les positions que nous jugeons éloignées des nôtres, même si celles-ci sont d’authentiques certitudes. Le langage aigre et belliqueux de la division ne convient pas aux lèvres d’un pasteur, il n’a pas droit de cité dans son cœur et, même s’il semble pour un moment assurer une apparente hégémonie, seul l’attrait durable de la bonté et de l’amour reste vraiment convainquant.

Il faut laisser pour toujours résonner dans notre cœur la parole du Seigneur : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme » (Mt 11, 28-30). Le joug de Jésus est un joug d’amour et donc promesse de repos. Parfois la solitude de nos peines nous pèse, et nous prenons tellement sur nous le joug que nous ne nous souvenons plus de l’avoir reçu du Seigneur. Il semble seulement nôtre, et donc nous nous trainons comme des bœufs fatigués dans le champ aride, menacés par la sensation d’avoir travaillé en vain, oubliant la plénitude du repos indissociablement lié à celui qui nous en a fait la promesse.

Apprendre de Jésus, mieux encore, apprendre Jésus, doux et humble ; entrer dans sa douceur et dans son humilité par la contemplation de son agir. Introduire nos Églises et notre peuple, souvent écrasé par la dure anxiété de la performance, dans la suavité du joug du Seigneur. Se rappeler que l’identité de l’Église de Jésus est assurée non par le feu du ciel qui détruit (cf. Lc 9, 54), mais par la secrète chaleur de l’Esprit qui guérit ce qui est blessé, assouplit ce qui est raide, rend droit ce qui est faussé.

La grande mission que le Seigneur nous confie, nous l’exerçons en communion, de manière collégiale. Le monde est déjà tellement déchiré et divisé, le morcellement a désormais élu domicile partout. Par conséquent, l’Église, ‘‘la tunique sans couture du Seigneur’’, ne peut se laisser déchirer, être mise en morceaux, ou devenir objet de querelles.

Notre mission épiscopale est en premier de cimenter l’unité, dont le contenu est déterminé par la Parole de Dieu et par l’unique Pain du Ciel, par lesquels chacune des Églises qui nous sont confiées reste catholique, parce qu’ouverte et en communion avec toutes les Églises particulières et avec celle de Rome qui ‘‘préside à la charité’’. Il est impératif, par conséquent, de veiller à cette unité, de la garder, de la favoriser, d’en témoigner comme signe et instrument qui, au-delà de toute barrière, unit nations, races, classes, générations.

Que l’Année Sainte de la Miséricorde toute proche, en nous introduisant dans la profondeur inépuisable du cœur divin, dans lequel il n’y a aucune division, soit pour tous une occasion privilégiée pour renforcer la communion, perfectionner l’unité, réconcilier les différences, se pardonner mutuellement et surmonter toute division, de sorte que resplendisse votre lumière comme ‘‘la ville située sur la montagne’’ (Mt 5, 14).

Un tel service à l’unité est particulièrement important pour votre Nation aimée, dont les vastes ressources matérielles et spirituelles, culturelles et politiques, historiques et humaines, scientifiques et technologiques imposent des responsabilités morales non négligeables dans un monde assourdi et qui peine à la recherche de nouveaux équilibres de paix, de prospérité et d’intégration. Offrir aux États-Unis d’Amérique l’humble et puissant levain de la communion est donc une part essentielle de votre mission. Que l’humanité le sache, le fait qu’elle est habitée par le ‘‘sacrement d’unité’’ (LG 1) est la garantie qu’elle n’est pas destinée à l’abandon ni à la désagrégation.

Et un tel témoignage est un phare qui ne peut s’éteindre. En effet, dans l’obscurité dense de la vie, les hommes ont besoin de se laisser guider par sa lumière, pour être certains du port qui les attend, sûrs que leurs barques ne se briseront pas sur les rochers et ne seront pas à la merci des flots. Par conséquent, mes Frères, je vous encourage à affronter les questions de notre temps, qui constituent des défis. Au fond de chacune d’elles, il y a toujours la vie comme don et responsabilité. L’avenir de la liberté et de la dignité de nos sociétés dépend de la manière dont nous saurons répondre à de tels défis.

La victime innocente de l’avortement, les enfants qui meurent de faim ou sous les bombes, les immigrés qui se noient à la recherche d’un lendemain, les personnes âgées ou les malades dont on voudrait se débarrasser, les victimes du terrorisme, des guerres, de la violence et du narcotrafic, l’environnement dévasté par une relation déprédatrice de l’homme avec la nature, en tout cela, est toujours en jeu le don de Dieu dont nous sommes les nobles administrateurs, mais non les maîtres. Il n’est donc pas permis de s’évader ni de se taire. L’annonce de l’Évangile de la famille que j’aurai, lors de l’imminente Journée Mondiale des Familles à Philadelphie, l’occasion de faire retentir avec vous et avec toute l’Église n’est pas moins importante.

Ces aspects de la mission de l’Église, auxquels on ne peut renoncer, appartiennent au noyau de ce qui a été transmis par le Seigneur. Nous avons donc le devoir de les garder et de les communiquer, même lorsque l’esprit du temps rend imperméable et hostile à un tel message (Evangelii gaudium, n. 34-39). Je vous encourage à offrir, avec les moyens et la créativité de l’amour comme avec l’humilité de la vérité, un tel témoignage. Celui-ci a besoin non seulement de proclamation et d’annonces extérieures, mais aussi de conquérir un espace dans le cœur des hommes et dans la conscience de la société.

A cette fin, il est très important que l’Église aux États-Unis soit aussi un foyer humble qui attire les hommes par la splendeur de la lumière et la chaleur de l’amour. Comme pasteurs, nous connaissons bien l’obscurité et le froid qu’il y a encore dans le monde, la solitude et l’abandon de beaucoup – même là où abondent les moyens de communication et les richesses matérielles –, nous connaissons aussi la peur face à la vie, les désespoirs et les multiples évasions qui y sont liées.

Par conséquent, seule une Église qui sait se rassembler autour du foyer demeure capable d’attirer. Certes, pas n’importe quel feu, mais celui qui s’est allumé le matin de Pâques. C’est le Seigneur ressuscité qui continue à interpeller les pasteurs de l’Église à travers la voix timide de tant de frères : ‘‘Avez-vous quelque chose à manger’’ ? Il est nécessaire de reconnaître sa voix comme l’ont fait les Apôtres sur la rive de la mer de Tibériade (Cf. Jn 21, 4-12). Il est encore plus important de s’en remettre à la certitude que les braises de sa présence, allumées au feu de la passion, nous précèdent et ne s’éteignent jamais. Lorsque cette certitude fait défaut, on risque de devenir des amateurs de cendre et non des gardiens et des dispensateurs de la vraie lumière ainsi que de cette chaleur capable de réchauffer le cœur (Lc 24, 32)

Avant de conclure, permettez-moi de vous faire encore deux recommandations qui me tiennent à cœur. La première se réfère à votre paternité épiscopale. Soyez des pasteurs proches de vos gens, des pasteurs proches et des serviteurs. Que cette proximité s’exprime de façon particulière envers vos prêtres. Accompagnez-les afin qu’ils continuent à servir le Christ d’un cœur sans partage, puisque seule la plénitude comble les ministres du Christ. Je vous en prie, donc, ne les laissez pas se contenter de demi-mesures. Prenez soin de leurs sources spirituelles afin qu’ils ne tombent pas dans la tentation des notaires et des bureaucrates, mais qu’ils soient l’expression de la maternité de l’Église qui engendre et fait grandir ses enfants. Veillez à ce qu’ils ne se fatiguent pas de se lever pour répondre à celui qui frappe à la porte, durant la nuit, même quand on pense avoir déjà droit au repos (Lc 11, 5-Cool. Entraînez-les pour qu’ils soient prêts à s’arrêter, à se pencher, à verser du baume, à prendre en charge et à se dévouer en faveur de celui qui, “par hasard”, s’est trouvé dépouillé de tout ce qu’il croyait posséder (Lc 10, 29-37).

Ma seconde recommandation se réfère aux immigrés. Je présente des excuses si de quelque façon, je défends presque ma propre cause. L’Église des États-Unis connaît comme peu d’autres les espérances des cœurs des pèlerins. Depuis toujours, vous avez appris leur langue, soutenu leur cause, intégré leurs contributions, défendu leurs droits, promu leur recherche de prospérité, conservé allumée la flamme de leur foi. Encore à présent, aucune institution américaine ne fait davantage pour les immigrés que vos communautés chrétiennes. Maintenant, vous avez cette longue vague d’immigration latine qui investit beaucoup de vos diocèses.

Non seulement comme Évêque de Rome, mais aussi comme pasteur venu du Sud, je sens le besoin de vous remercier et de vous encourager. Il ne sera peut-être pas facile pour vous de lire leur âme, peut-être serez-vous mis au défi par leurs diversités. Sachez, toutefois, qu’ils possèdent aussi des ressources à partager. Accueillez-les donc sans peur. Offrez-leur la chaleur de l’amour du Christ et déchiffrez le mystère de leur cœur. Je suis certain que, encore une fois, ces gens enrichiront l’Amérique et son Église.

Que Dieu vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde ! Merci !
[1] Quand j’étais jeune, / j’avais des ailes fortes et infatigables, / mais je ne connaissais pas les montagnes. / Quand je devins vieux, / je connus les montagnes, / mais les ailes fatiguées ne furent plus en mesure de soutenir la vision. / Le génie est sagesse et jeunesse (Edgard Lee Masters, Anthologie de Spoon River).
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