La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Histoire, mensonges et Verites

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Pearl
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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Ven 5 Sep - 14:59

Marthe a écrit:
Aura-t-on un jour l'explication de ce carnage ?

les Anglais ont toujours ete en guerre contre la France...... ils ne nous aiment guere...

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Pearl
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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Ven 5 Sep - 15:05


Lors de quelles guerres la France a dû combattre les anglais ?




TIGRE a répondu il y a 6 ans


La guerre de Cent Ans couvre la période de 116 ans (1337 à 1453) pendant laquelle s’affrontent la France et l’Angleterre lors de nombreux conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues.
La guerre commence lorsque
conflits franco-anglais…


238 ans de paix et 512 ans de guerre contre l’Angleterre…



987, depuis Hugues Capet, conflits presque permanents
à 1259, jusqu'à Louis XI "saint Louis"
1294, Philippe le Bel, reprise du conflit
1337, Philippe de Valois,
commencement de la guerre de Cent Ans
1453, Charles VII, fin de la guerre de Cent Ans
1475, Louis XII, alliance anglo-bourguignonne
débarquement des anglais à Calais (sans lendemain)
1520, François Ier, échec de l'alliance anglo-anglaise
avec Henri VIII au "Camp du Drap d'Or"
1524, invasion de la Picardie par les Anglais
1558, perte de Calais par les Anglais
1559, Henri II, traité de Coteau Cambresis entre la France et l'Angleterre
1600, création en Angleterre de la Cie des Indes Orientales
1635, Louis XIII, guerre d'Espagne
1658, alliance franco-anglaise
1660, Louis XIV, paix des Pyrennées
1672, Louis XIV, guerre contre la Hollande et l'Angleterre
1678, paix de Nimègue
1685, guerre de la ligue d'Augsbourg
contre la Hollande, l'Angleterre, l'Espagne et l'Empereur
1697, traité de Ryswick
1701, Louis XIV, guerre de la succession d'Espagne, Espagne, Angleterre et Hollande
1714, traités d'Utrecht et de Rastadt
1715, Régence, alliance franco-anglaise
à 1740, Louis XV
1740, guerre de la succession d'Autriche
1748, paix d'Aix la Chapelle
1756, guerre de Sept Ans
1763, traité de Paris
1778, Louis XVI, guerre de l'Indépendance américaine
1785, traité de Versailles
1793, Révolution française, guerres contre l'Angleterre qui est de toutes les coalitions
à 1815, Empire, traité de Paris
1882, IIIe République, hostilité franco-anglaises à propos des colonies

https://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080821063830AA1x7oH

et n'oublions pas que la revolution francaise a ete fomentee de longue date par la maconnerie anglaise......
nous leur devons le triste privilege de vivre dans une France
ou tout est devenu desordre, corruption, incapacite de nos dirigeants, etc, etc, etc..

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Marthe

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Sam 6 Sep - 7:37

Impressionnant !

La GB mériterait-elle toujours ce doux surnom de perfide Albion ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Perfide_Albion

_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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Pearl
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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Dim 28 Sep - 4:47


Samedi 27 septembre 2014

La Chasse aux sorcières et l’Inquisition

Entretien avec Marion Sigaut

Propos recueillis par Kontre Kulture

Marion Sigaut présente son ouvrage La Chasse aux sorcières et l’Inquisition, publié par les éditions Kontre Kulture et second opus de la collection « Les manuels d’histoire de Marion Sigaut ».

Extrait :

« La chasse aux sorcières est un phénomène qui a suivi le schisme protestant. C'est-à-dire que la chasse aux sorcières est un phénomène de la Renaissance. La Renaissance est après le Moyen Âge. Le Moyen Âge n'a pas brûlé de sorcières. Et c'est le début de la période dite "moderne", c'est-à-dire entre grosso modo 1550 et 1650 qu'on a brûlé les sorcières : ce n'est pas le Moyen Âge.

[...] L'Inquisition, c'est un tribunal ecclésiastique, un tribunal de l'Eglise.

Déjà, en pays protestants, en Allemagne, en Suisse, dans les pays du nord, les pays scandinaves, il n'y avait pas d'Inquisition puisque c'étaient des pays protestants. Et un pays protestant n'obéissant plus à la loi de l'Eglise ne peut pas faire fonctionner un tribunal ecclésiastique...


D'autre part, qui a poursuivi les sorcières ?


Par exemple, au royaume de France, c'étaient les tribunaux laïques, les juridictions locales. Et pas du tout les juridictions ecclesiastiques.

Et de toutes façons, l'Inquisition ne s'est pas penché sur les procès en sorcellerie puisque l'Inquisition s'occupait d'hérésie, et pas de sorcellerie. Ce n'est pas la même chose.

L'hérésie c'est la déviance par rapport au dogme.

La sorcellerie ce sont des choses très précises, des invocations du diable, des messes noires, etc.

Cela n'a rien à voir avec l'hérésie...

Donc la Sainte Inquisition, le Tribunal ecclésiastique, chargé par le pape de poursuivre l'hérésie, n'a pas poursuivi de sorcières.

Les sorcières ont bel et bien été poursuivies par des tribunaux laïques qui n'obéissaient en aucun cas à l'Eglise.

[...] Il y a eu des pics de bûchers abominables.

Cela a été une période sombre, noire, dont je crois que l'on peut véritablement, sans risque de se tromper, dire qu'elle a été la conséquence du schisme, la conséquence des guerres de religion.


L'Eglise n'avait plus l'autorité qu'elle avait.

Jusqu'au schisme, jusqu'au protestantisme, qui fait suite à toute une série d'abus, il y a eu un certain délitement de l'autorité du pape, mais pendant le Moyen Âge l'Eglise est précisément toute puissante et c'est là qu'il n'y a pas de chasse aux sorcières : on ne peut pas faire ces choses là !

Et la chasse aux sorcières se déclenchent quand pratiquement on donne, on laisse à des autorités locales le loisir de décider de ce qui est bien et ce qui est mal en lieu et place de l'autorité qui précédemment s'en chargeait et dont on a décidé de s'émanciper.

Donc vraiment, la chasse aux sorcières est fille directe des guerres de religion. »


Norman-COHN--Demonolatrie-et-sorcellerie-au-Moyen-Age--F.jpg
Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot, 1981)

Marion Sigaut cite un ouvrage d'un historien anglais, Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot), livre à partir duquel elle a réussi à comprendre énormément de choses sur ce qu'était véritablement les procès en hérésie "à mettre en parallèle avec ce qu'était les procès en sorcellerie" :


« Norman Cohn a également étudié les grands menteurs qui nous ont induit en erreur, parce que comment croit-on connaître en France ce qu'a été la chasse aux Sorcières ?

On a, explique Marion Sigaut, « les grands menteurs devant l'Eternel qui sont Voltaire, Jules Michelet, Etienne Langon de Lamothe qui sont des Français qui ont oeuvré véritablement pour tromper le peuple. Michelet a écrit un livre qui s'appelle "La Sorcière" : c'est une série de contre-vérités absolument ahurissante. Mais ce n'est pas de l'histoire. Il ne s'est pas appuyé sur des sources premières, il a truqué les dates. C'est complètement ahurissant de bêtises, de mensonges, de contre-vérités. Et Michelet passe pour un historien ! ... Il (Michelet) n'a jamais fait d'études d'histoire et il n'a pas fait un travail d'historien, ... qui consiste à aller chercher dans les archives ce qu'il y a et de raconter ce qu'on y trouve.»



Marion Sigaut mentionne alors qu'

« il y a un historien français qui a fait un travail extraordinaire sur les véritables procès en sorcellerie, c'est-à-dire ceux qui se sont déroulés à peu près entre 1550 et 1650/60 : Robert MANDROU, qui a écrit "Magistrats et Sorciers en France au XVIIe siècle".


Et lui, explique Marion Sigaut, a raconté les véritables procès en sorcellerie. C'est-à-dire qu'il les a situés dans le temps, dans l'espace. Il est allé dans les archives. C'est un excellent ouvrage, que je recommande, facile à trouver. »


--------------------------------------

. Inquisition : rareté des exécutions des peines capitales (10 à 12.000 en trois siècles)

. Marion Sigaut : "L'Eglise a été victime d'une campagne de calomnie à grande échelle"

. Marion Sigaut et Claire Colombie sur l’enseignement de l’histoire à l’Université

. Entretien avec Marion Sigaut : De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise


Samedi 27 septembre 2014 09:56
Marion Sigaut : La Chasse aux sorcières et l’Inquisition

Marion-Sigaut--La-Chasse-aux-sorcieres-et-l-Inquisition.jpg La Chasse aux sorcières et l’Inquisition

Entretien avec Marion Sigaut

Propos recueillis par Kontre Kulture



Marion Sigaut présente son ouvrage La Chasse aux sorcières et l’Inquisition, publié par les éditions Kontre Kulture et second opus de la collection « Les manuels d’histoire de Marion Sigaut ».





via http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-Chasse-aux-sorcieres-et-l-InquisitionEntretien-avec-Marion-Sigaut-28123.html



Extrait :



« La chasse aux sorcières est un phénomène qui a suivi le schisme protestentant. C'est-à-dire que la chasse aux sorcières est un phénomène de la Renaissance. La Renaissance est après le Moyen Âge. Le Moyen Âge n'a pas brûlé de sorcières. Et c'est le début de la période dite "moderne", c'est-à-dire entre grosso modo 1550 et 1650 qu'on a brûlé les sorcières : ce n'est pas le Moyen Âge.



[...] L'Inquisition, c'est un tribunal ecclésiastique, un tribunal de l'Eglise.



Déjà, en pays protestants, en Allemagne, en Suisse, dans les pays du nord, les pays scandinaves, il n'y avait pas d'Inquisition puisque c'étaient des pays protestants. Et un pays protestant n'obéissant plus à la loi de l'Eglise ne peut pas faire fonctionner un tribunal ecclésiastique...



D'autre part, qui a poursuivi les sorcières ?



Par exemple, au royaume de France, c'étaient les tribunaux laïques, les juridictions locales. Et pas du tout les juridictions ecclesiastiques.

Et de toutes façons, l'Inquisition ne s'est pas penché sur les procès en sorcellerie puisque l'Inquisition s'occupait d'hérésie, et pas de sorcellerie. Ce n'est pas la même chose.

L'hérésie c'est la déviance par rapport au dogme. La sorcellerie ce sont des choses très précises, des invocations du diable, des messes noires, etc. Cela n'a rien à voir avec l'hérésie... Donc la Sainte Inquisition, le Tribunal ecclésiastique, chargé par le pape de poursuivre l'hérésie, n'a pas poursuivi de sorcières.

Les sorcières ont bel et bien été poursuivies par des tribunaux laïques qui n'obéissaient en aucun cas à l'Eglise.



[...] Il y a eu des pics de bûchers abominables.

Cela a été une période sombre, noire, dont je crois que l'on peut véritablement, sans risque de se tromper, dire qu'elle a été la conséquence du schisme, la conséquence des guerres de religion.



L'Eglise n'avait plus l'autorité qu'elle avait.

Jusqu'au schisme, jusqu'au protestantisme, qui fait suite à toute une série d'abus, il y a eu un certain délitement de l'autorité du pape, mais pendant le Moyen Âge l'Eglise est précisément toute puissante et c'est là qu'il n'y a pas de chasse aux sorcières : on ne peut pas faire ces choses là !

Et la chasse aux sorcières se déclenchent quand pratiquement on donne, on laisse à des autorités locales le loisir de décider de ce qui est bien et ce qui est mal en lieu et place de l'autorité qui précédemment s'en chargeait et dont on a décidé de s'émanciper.

Donc vraiment, la chasse aux sorcières est fille directe des guerres de religion. »


Norman-COHN--Demonolatrie-et-sorcellerie-au-Moyen-Age--F.jpg
Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot, 1981)

Marion Sigaut cite un ouvrage d'un historien anglais, Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot), livre à partir duquel elle a réussi à comprendre énormément de choses sur ce qu'était véritablement les procès en hérésie "à mettre en prallèle avec ce qu'était les procès en sorcellerie" :



« Norman Cohn a également étudié les grands menteurs qui nous ont induit en erreur, parce que comment croit-on connaître en France ce qu'a été la chasse aux Sorcières ? On a, explique Marion Sigaut, « les grands menteurs devant l'Eternel qui sont Voltaire, Jules Michelet, Etienne Langon de Lamothe qui sont des Français qui ont oeuvré véritablement pour tromper le peuple. Michelet a écrit un livre qui s'appelle "La Sorcière" : c'est une série de contre-vérités absolument ahurissante. Mais ce n'est pas de l'histoire. Il ne s'est pas appuyé sur des sources premières, il a truqué les dates. C'est complètement ahurissant de bêtises, de mensonges, de contre-vérités. Et Michelet passe pour un historien ! ... Il (Michelet) n'a jamais fait d'études d'histoire et il n'a pas fait un travail d'historien, ... qui consiste à aller chercher dans les archives ce qu'il y a et de raconter ce qu'on y trouve.»



Marion Sigaut mentionne alors qu'


Robert-MANDROU--Magistrats-et-Sorciers-en-France-au-XVIIe-s.jpg

Robert Mandrou, "Magistrats et Sorciers en France au XVIIe siècle"

« il y a un historien français qui a fait un travail extraordinaire sur les véritables procès en sorcellerie, c'est-à-dire ceux qui se sont déroulés à peu près entre 1550 et 1650/60 : Robert MANDROU, qui a écrit "Magistrats et Sorciers en France au XVIIe siècle".



Et lui, explique Marion Sigaut, a raconté les véritables procès en sorcellerie. C'est-à-dire qu'il les a situés dans le temps, dans l'espace. Il est allé dans les archives. C'est un excellent ouvrage, que je recommande, facile à trouver. »



--------------------------------------

. Inquisition : rareté des exécutions des peines capitales (10 à 12.000 en trois siècles)

. Marion Sigaut : "L'Eglise a été victime d'une campagne de calomnie à grande échelle"

. Marion Sigaut et Claire Colombie sur l’enseignement de l’histoire à l’Université

. Entretien avec Marion Sigaut : De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mar 30 Sep - 3:40

nous sommes a l'aube de la decouverte de ce qui a fait et fait notre malheur


On peut lire ceci dans le "Manuel Initiation secrète au 33e degré" : "la franc-maçonnerie n'est rien de plus et rien de moins que la révolution en action", "une incessante et guerroyante conspiration".


Par conséquent il n'est pas très étrange que Leïba Bronstein -  alias Léon Trotsky (ou Trotski) - commença à étudier la franc-maçonnerie, ainsi que l'histoire de sociétés secrètes sérieusement en 1898 et continua ces études pendant les deux années qu'il passa en prison à Odessa (ndt: Ukraine). Il prit plus de 1000 pages de notes.

Le Lexique franc-maçon "Internationaler Freimaurer-Lexikon" répugne à admettre que Leïba Bronstein arriva au bolchévisme grâce à l'étude de la franc-maçonnerie.

Trotsky a écrit ses mémoires "Ma Vie" : "Ce fut pendant cette période que je m'intéressai à la franc-maçonnerie. Pendant plusieurs mois, et avec avidité, j'étudiais des livres sur son histoire; livres offerts par des parents et des amis en ville. Voilà donc pourquoi des marchands, artistes, banquiers, officiels et avocats du premier quart du XVIIe siècle, commençèrent à se faire appeler eux-mêmes francs-maçons et essayèrent de recréer les rituels du Moyen-Âge. Mais au fond quel était l'objet de cette étrange mascarade ? Graduellement le tableau devenait plus clair. Dans certaines branches de la franc-maçonnerie, des éléments évidents d'un féodalisme réactionnaire étaient prééminents, comme dans le système écossais (rite).

Au 18e siècle, les francs-maçons devinrent l'expression d'une politique militante d'illumination, comme dans le cas des Illuminati, qui furent les signes avant-coureurs de révolutions. Sur leur gauche, ils culminèrent avec les Carbonari. "J'ai écrit en tout petits caractères des extraits de nombreux livres, entrecoupés de mes propres réflexions sur la franc-maçonnerie" (Bronstein alias Trotsky).


Lucifer, « ange tutélaire » de la république maçonnique.


La statue de la Liberté était un cadeau des francs-maçons français, parmi lesquels Frédéric Auguste Bartholdi et Gustave Eiffel, du Grand Orient de France offert aux francs-maçons de New-Ork en 1886. Une réplique plus petite a été érigée la même année sur une île de la Seine à Paris. Elle est censée représenter la déesse romaine Libertas, mais en fait elle est l'impératrice babylonienne Semiramis, la "sainte-Patronne" des Illuminati. Dans sa main droite elle tient une torche et dans sa gauche elle porte la Déclaration d'Indépendance. Le symbole de la statue de la Liberté est aussi la colombe, Columbia. Pour le grand public la torche est un symbole de liberté, tandis que pour les francs-maçons elle implique le contrôle et la manipulation. La première pierre a été posée par le "Grand Maître" de New York William A. Brodie le 8 août 1884 (Ndlr. La dédicace aux francs-maçons de New York lors du 100e anniversaire de la dépose de la première pierre de la "statue de la Liberté" indique le 5 août 1884 et non le 8 août), accompagnée de rituels magiques conduits et en la présence de milliers de francs-maçons américains.


La statue de la Liberté a été officiellement inaugurée sous le signe du Scorpion, le 28 octobre 1886, à nouveau en présence de milliers de francs-maçons. Lors de telles cérémonies, les francs-maçons américains utilisent des céréales, du vin et de l'huile, comme toujours, rappelant le Deutéronome, qui demande un sacrifice. Les francs-maçons "sacrifient" cela usant d'anciens symbolismes pour assurer prospérité et bénir d'importantes entreprises. Les francs-maçons souhaitant maintenir leur rôle dominant dans la société du futur.
==============================
Le "Grand Maître" de Rome, Adriano Lemmi, a expliqué les tactiques maçonniques dans les années 1870 : "La franc-maçonnerie a pour but de former et diriger l'opinion publique. ... Elle lutte afin de placer ses propres dirigeants dans les services de sécurité, la législature ainsi que dans les postes politiques les plus élevés."

Les capitalistes internationaux voulaient démarrer une "révolution" à St Petersbourg à la suite de la défaite de la Russie dans la guerre russo-japonaise de 1905. L'organisateur en chef, Alexandre Parvus, reçut deux millions de livres sterling de la part du Japon pour instiguer la prise du pouvoir en Russie. Un total de 50 millions de dollars a été investi dans la "révolution russe" de 1905. Le Japon a fourni des armes aux "révolutionnaires". Selon les activités des "révolutionnaires", le colonel Motojiro Akashi était un ancien militaire attaché en Russie lorsque les francs-maçons planifièrent l'évènement. Le banquier américain Jacob Schiff s'assura qu'aucune banque ne prêtât d'argent aux Russes. Au même moment il supporta les groupes "révolutionnaires" en Russie. Les capitalistes internationaux voulaient s'emparer du pouvoir en Russie au nom des ouvriers. Derrière ces activités étaient entre autres des sociétés secrètes comme le B'Naï B'Rith, dont le quartier général était situé à Washinton D.C./USA.

En 1905, la Terreur assuma des proportions sans précédents. Les fanatiques commencèrent à tuer les populations "à l'aveuglette". 50.000 personnes furent tuées ou blessées dû à ce chaos révolutionnaire.

Dans les années 1905-1906, le tsar dénommé Peter Stolypine, Ministre de l'Intérieur en avril 1906, est quelque temps après promu Premier ministre. Stolypine n'avait pas d'autre choix que de déclarer la loi martiale afin de combattre la terreur et la "révolution". Au final, Stolypine mit un terme à la terreur et à la "révolution". 35.000 "révolutionnaires" s'envolèrent à l'étranger; pour la plupart aux Etats-Unis, qui devint un sanctuaire à terroristes.  

Peter Stolypine reprit le contrôle de la situation en juin 1907. Par la suite, la Russie commença à se remettre des atrocités de Trotsky et de Parvus.

La maison de Stolypine a subi un attentat à la bombe le 26 août 1906 par des francs-maçons radicaux. Les victimes furent des visiteurs et des soldats. Bilan : 27 morts et 40 blessés. Parmi les victimes il y avait le fils et la fille du Premier ministre Stolypine. Sa fille fut soufflée de l'intérieur de la maison par la force de l'explosion. Elle resta estropiée pour le restant de sa vie.

Les réformes de Stolypine allaient très loin. Les journaux étaient en substance autorisés à publier ce qu'ils voulaient. Tous les partis politiques étaient permis. L'armée de terre et la marine ont été modernisées. Le scientifique et politicien britannique Bernard Pares avait aussi admis que les sept années de la période 1907-14, d'un point de vue économique, devaient être vues sans aucun doute comme les meilleures de toute l'histoire russe. Durant cette période, les paysans devinrent les propriétaires des 3/4 de la terre.

Après les réformes de Stolypine, la Russie commença à produire plus de céréales que les Etats-Unis, le Canada et l'Argentine tous réunis. 80% du lin dans le monde est issu de la production russe. La Russie produisant 40% du grain mondial, était surnommée "le grenier à blé du monde". Les dirigeants maçonniques de St Petersburg commencèrent à devenir nerveux.

A 21 heures, dans la soirée du 14 septembre 1911, le Premier ministre Stolypine fut blessé par le terroriste et agent de police Mordekaï Bogrov à l'opéra de Kiev. Ceci se passa lors de l'entracte du "Tsar Saltan" de Rimsky Korsakov, en la présence du tsar Nicolas II. Stolypine fut mortellement touché. Il mourut quatre jours plus tard. Avec cet assassinat, les forces obscures allaient pouvoir mettre un terme aux enquêtes menées par le gouvernement russe sur leurs activités subversives. Avant cela, les francs-maçons avaient cumulé dix tentatives d'assassinat sur Stolypine. Ils réussirent leur onzième coup.

Marx, Lénine, Trotzky et leur "frères" étaient de grands admirateurs du coup d'état d'une secte qu'a été la "révolution" française, et la prenaient toujours en exemple, se considérant tous comme ses "enfants".

(Source : B. Nicolaïevski et O. Maenchen-Helfen, Karl Marx, éditions Gallimard, 1937).

En décembre 1916,
les francs-maçons intensifièrent leurs efforts en Russie et en mars 1917, des pénuries de pain manigancées en fait par les francs-maçons provoquèrent une rebellion [la même méthode - la famine - fut employée en 1789 par Necker pour forcer les Parisiens à se révolter. Cette méthode sera de nouveau employée en Ukraine dans les années 1930. Ndlr.] Ils usèrent de pénuries de pain à Petrograd et ce en dépit du fait qu'il y avait du pain à foison en Russie à ce moment-là.

Le 12 mars,
le coup d'Etat connu sous le nom de "Révolution de février" éclata. Trois jours plus tard, le 15 mars, le tsar Nicolas II à Pskov, face à la possibilité de voir toute sa famille tuée, abdiqua. La couronne passa du tsar Nicolas II à Michaël, son plus jeune frère. Les francs-maçons étaient toutefois déterminés à broyer le régime tsariste. Et Michaël fut forcé d'abdiquer le lendemain même.

Le franc-maçon Pavel Milyukov, qui devint Secrétaire des Affaires étrangères dans le gouvernement provisoire, admit dans ses mémoires que le Coup de Février était un complot maçonnique. Le public naïf était ravi, mais lorsque le nouveau gouvernement maçonnique initia une énorme vague de terreur contre l'opposition, leurs sourire se figèrent et furent remplacés par des grimaces choquées. Les premières victimes furent 4.000 policiers. Les foules s'emparèrent d'eux, les frappèrent à mort et traînèrent leurs corps à travers les rues. Ensuite commençèrent les assassinats d'officiers; parmi eux, l'Amiral von Wiren. Le deuxième jour après le coup d'Etat, Kerensky a fait relâcher des prisons tous les criminels. Il y avait 10.000 criminels qui furent relâchés dans Petrograd. Dans d'autres villles, les portes des prisons furent également ouvertes. C'est alors que l'anarchie commença. Les criminels détruisirent les entrepôts, les magasins, les transports ferroviaires. Les gens étaient assassinés et pillés. Alexandre Kerensky était Secrétaire du Conseil Suprême maçonnique "russe" et dirigeant du Grand Orient "de Russie".

"A savoir s'ils étaient presque tous francs-maçons, cela ne fait aucun doute; cela veut donc dire qu'il s'agissait d'un complot maçonnique." (Sergej Semanov, historien)

A nouveau, la piste et les documents nous ramènent ici au quartier général du Grand Orient à Paris.

Au printemps, le Gouvernement provisoire reçut une aide d'un million de dollars de la banque de Schiff, la Kuhn, Loeb & Co, ainsi que des fonds provenant d'autres banques. Jacob Schiff commença à financer Léon Trotsky afin d'installer la seconde phase de la "révolution". Le colonel Edward M. House, un conseiller très influent, du Président Woodrow Wilson, constata que Wilson avait très rapidement (et illégalement) produit un passeport américain pour la personne de Trotsky, de sorte qu'il puisse retourner en Russie et qu'il y  accomplisse un putsch.

Le banquier de Wall Street Paul Warburg devient le patron politique de Trotsky. Normalement on peut espérer n'importe quoi d'un citoyen américain lorsqu'il s'agit de supporter les alliés des Etats-Unis dans sa guerre contre l'Allemagne et de sauver des vies de soldats américains. Mais ce n'est pas de cette façon que Paul Warburg et ses acolytes virent la chose : la Russie devra être détruite et un régime esclavagiste communiste devra être mis en place.



D'après des documents du Département d'Etat ("Wall Street and the Bolshevik Revolution", Antony C. SUTTON), Jacob Schiff était également un membre de l'organisation maçonnique B'naï B'rith, ainsi que ses compagnons Félix Warburg, Otto Kahn, Mortimer Schiff, Isaac Seligman, et bien d'autres, et ils avaient établi les plans dès 1916 pour renverser le Tsar russe.



Don-Jordan-and-Michael-Walsh--White-Cargo--The-Forgotten-Hi.jpgEn avril 1917, Jacob Schiff confirma lui-même et officiellement qu'il avait fourni l'aide financière aux révolutionnaires qui fit que le tsar dût abdiquer de force.



Pourquoi cette folle volonté ? Pour répondre à cette question nous avons besoin d'examiner brièvement la réelle histoire des Etats-Unis. La résistance contre les tentatives britanniques de taxer ses colonies en Amérique du nord n'a pas été le réel motif de la Révolution américaine. La vérité est bien plus perturbante que cela. Les francs-maçons avaient besoin d'une base pour leurs activités criminelles.

La franc-maçonnerie américaine a servi au XVIIIe siècle à protéger le crime organisé incluant la contrebande d'opium, la piraterie, et plus tard un trafic illégal d'esclaves. Elle a aussi servi à décevoir le public et réécrire l'histoire. Les familles maçonniques des Roosevelt, des Morgan et autres ont caché leur odieux passé de contrebandiers d'opium et de pirates. A l'origine, ce sont des milliers de personnes de races blanches qui sont kidnappées et sont transportées de Grande-Bretagne vers l'Amérique en tant qu'esclaves.


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Dernière édition par Pearl le Mar 30 Sep - 4:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mar 30 Sep - 3:57

Les Etats-Unis n'ont pas été fondés sur un idéal de liberté et de démocratie.  

Benjamin Franklin, membre de l'infâme Loge Les Neuf Soeurs du Grand Orient de France (The Nine Sisters) avait pour slogan "Join or die" ("Rejoins-nous ou meurs").

Les Treize colonies [colonies de l'Empire britannique d'Amérique du Nord qui donnèrent naissance aux États-Unis d'Amérique] ont été forcées de former une union, symbolisée par le serpent. Ceci peut être vu à la Bibliothèque du Congrès (Library of Congres)  Washington D.C. / USA.

Les Neuf Soeurs utilisèrent un slogan similaire pendant la Révolution "française" : "Sois mon frère ou je te tuerai" [Liberté, égalité, fraternité ou la mort].

Les Neuf Soeurs ont étroitement coopéré avec les Illuminati qui opéraient sous le nom de "Jacobins".
L'ordre des Illuminati a été fondé par Adam Weishaupt en 1776 à Ingolstadt en Bavière. Les Jacobins portèrent un bonnet Phrygien rouge comme les esclaves romains affranchis pour montrer leur esprit révolutionnaire. L'influence des Illuminati est visible partout dans la capitale américaine : à la Bibliothèque du Congrès, aux Archives nationales (National Archives), ainsi qu'au Capitol. George Washington essaya de restreindre l'influence des Illuminati mais sans succès.

L'une des réelles causes de la Guerre civile américaine aura été que les francs-maçons, sous Albert Pike, ont essayé d'établir le plus grand royaume d'esclaves au monde incluant Cuba et le Mexique, et qui aurait eu pour nom La Confédération américaine avec pour capitale Richmond (Virginie, USA). Les différentes loges ont agi dans ce sens.

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mar 30 Sep - 20:31

pour repartir sur le fil PARADOXE de Nous sommes....

plus j'y pense et lit des informations anciennes,

plus je pense que cet 'etat islamique tres dangereux' est une FORMATION creee par les ennemis de  notre Eglise Catholique

il est facile de manipuler des gens (politiciens notamment) de par chez nous, qui ont fait des etudes et meme parfois de hautes etudes, et ce a coup de fric...

alors, imaginez quelques individus illettres... vous leur mettez des montres Rolex 'authentiques' au poignet, des dollars plein les poches, et des armes (construites et vendues par QUI ???) dans les mains..... palaces, palais, voitures haut standing, et appartements ou villas ici et la.... dans les pays de 'libertes' (pour QUI ??)


J'ai oublie d'ajouter cigares et pt'its pepes...

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mar 30 Sep - 22:24

Communisme & Nazisme : Deux égales abominations !

lundi 19 février 2001, par Jean-Pierre Llabrés
Durant un débat, chaque fois qu’un intervenant ose mettre en parallèle les crimes du nazisme et du communisme, il reçoit une volée de bois vert de la part de ceux qui considèrent le nazisme, par essence, comme l’abomination des abominations et ne tiennent les crimes du communisme que pour de regrettables erreurs dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet politique, somme toute, globalement positif.

Nazisme

Le nazisme est, effectivement, intrinsèquement inique. Il se propose de n’être profitable qu’aux seuls aryens, race supérieure ; celle-ci étant définie sur des bases pseudo scientifiques qu’invalide la seule apparence physique de tristes sires tels que Hitler et Himmler ; critère qui aurait dû se retourner contre eux.

Il en résulte que, socialement, le projet nazi se traduit par une volonté de domination des aryens sur toutes les autres populations, décrétées vassales [1], ainsi que d’extermination d’un peuple réputé inférieur à tous, le peuple juif, et de celle de quelques minorités (Tziganes, homosexuels, malades mentaux, etc.).

Sur ces bases, le nazisme porte l’entière responsabilité de la mort de plus de 50 millions de personnes durant la seconde guerre mondiale qu’il a déclenchée avec ses alliés les plus notoires : Italie et Japon. Leur alliance a provoqué la perte d’environ 10 millions de vies humaines dans leurs propres rangs ; moitié militaires et moitié civiles. L’Allemagne totalisant 80 % de ces pertes humaines.

Les pays agressés par le nazisme et ses alliés ont perdu plus de 40 millions de vies humaines dont plus de 90 % étaient russes et chinoises. Les populations sous gouvernement soviétique ont été saignées de plus de 20 millions d’âmes (70 % militaires, 30 % civiles) tandis que le peuple chinois en a perdu plus de 12 millions (55 % militaires, 45 % civiles). Quant aux autres adversaires du nazisme, leurs pertes furent très majoritairement civiles, à l’exemple de la Pologne qui perdit plus de 4 millions de ses habitants.

À ce bilan de guerre, il faut ajouter les 6 millions de victimes de la solution finale de la question juive et les autres victimes d’extermination délibérée et ciblée.

Le nazisme porte, sans conteste, l’entière responsabilité de ce sinistre et abominable bilan. Parmi de nombreux procès, pour crimes de guerre et/ou crimes contre l’humanité, le Procès de Nuremberg est emblématique de la condamnation du nazisme et de ses crimes au regard de l’Histoire. Incontestablement.


Communisme


Le communisme est, effectivement, équitable. Il se propose d’être également profitable à toute l’humanité. En principe.

Malheureusement, cela n’est vrai qu’au niveau des principes. Dans la réalité, depuis l’avènement du communisme en Russie, en 1917, les plus élémentaires droits de l’homme ont été bafoués au nom de lendemains qui devaient chanter.

Dans les pays communistes, URSS et satellites de l’Est, Albanie, Cambodge, Chine, Corée du Nord, Cuba & Viêtnam, l’élimination physique des opposants, ou supposés tels, n’a pas réellement provoqué de cas de conscience chez les dirigeants.

En raison de l’absence de l’équivalent d’un « Nuremberg communiste », il n’a pas été procédé à une tentative de bilan officiel et exhaustif des victimes du communisme dans les pays qui, il y a peu, se sont affranchis de ce régime ni, a fortiori, dans ceux qui en jouissent encore.

Le communisme sévit dans le monde depuis 1917 et, contrairement à l’illusion provoquée par la disparition de l’URSS, il continue de sévir en ce début de XXIème siècle : Cuba, Chine, Viêtnam et Corée du Nord.

En près d’un siècle d’existence [2], il a directement provoqué la mort de millions d’êtres humains. Saura-t-on jamais exactement combien ?

En URSS, les purges staliniennes ont fait plusieurs (dizaines de ?) millions de morts. En Chine, le maoïsme s’est soldé par plusieurs (dizaines de ?) millions de victimes [3]. Au Cambodge, les Khmers rouges ont tués 2 millions de leurs concitoyens. Combien de victimes en Corée du Nord ? À Cuba ? En Albanie ?

Tout cela fut perpétré au nom de l’idéal communiste.

De plus, il convient d’ajouter que l’idéologie communiste, soviétique notamment, a inutilement compliqué l’inéluctable [4] processus de décolonisation de l’après guerre. Il faudrait être bien naïf pour affirmer que, sans l’existence du communisme, la décolonisation se serait faite sans aucune effusion de sang [5]. Mais, il est fort probable que ces effusions auraient été bien moindres.

Or, il convient d’ajouter que l’inutile perturbation provoquée par le communisme dans le processus de décolonisation, et le surcroît de conflits sanglants qui en est résulté, s’est également traduite par un fiasco économique et social dans les pays qui adoptèrent cette idéologie.

Rien d’étonnant à cela : le communisme y a montré la même redoutable inefficacité économique et sociale qu’en URSS et que dans ses satellites [6].

Vertu du Mal ? Perversité du Bien ?

En conclusion, le nazisme et le communisme sont probablement égaux en matière d’abomination si l’on en juge par le nombre considérable de leurs victimes respectives. Refuser d’accepter la comparaison du communisme au nazisme, en termes de pertes en vies humaines, revient à affirmer qu’un crime communiste est moins grave qu’un crime nazi. Il serait intéressant de connaître l’opinion des morts sur cette appréciation.

À la décharge du communisme, on peut considérer qu’il lui a fallu beaucoup plus de temps pour égaler, mais peut-être dépasser, le sinistre score réalisé par le nazisme en une dizaine d’années. Ce ne serait qu’une piètre satisfaction de se contenter de noter que le communisme était (est ?), annuellement, moins criminel que le nazisme.

Mais, à la charge du communisme, on se doit de ne pas oublier que son idéologie est initialement généreuse et humaniste dans ses principes. Comment refuser un projet économique et social promettant la prospérité et l’équité pour tous ?

Au contraire, l’idéologie nazie était foncièrement et visiblement inique : il en résulte que ses crimes étaient dans l’ordre logique de ses promesses. Il était possible et légitime d’en être révolté. Il était impossible d’en être surpris. Tout condamnable qu’il ait été, le nazisme n’était pas une imposture.

Dans cette perspective, les crimes perpétrés par le communisme relèvent de la perversité car nul ne pouvait objectivement les anticiper [7]. Le meilleur était possible : le pire en est résulté. En conséquence, il est parfaitement possible d’affirmer que l’imposture du communisme constitue une irrémédiable circonstance aggravante de ses crimes au regard de l’Histoire.
P.-S.

Post-Scriptum

La focalisation des esprits sur les crimes nazis, perpétrés pendant 12 ans (1933-1945), s’explique peut-être par le refus d’admettre que le communisme soviétique, entre autres, a aveuglé bien des gens, et perpétrés ses propres crimes, pendant plus de 70 ans (1917-1989).
Notes

[1] Concept éminemment choquant pour des peuples européens qui avaient exporté leur civilisation dans des empires coloniaux (espagnol, anglais et français) constitués de peuples rarement considérés comme des égaux. Sans omettre de signaler que les colons nord-américains, rebelles à la tutelle de la couronne britannique, ont paradoxalement maintenu l’esclavage des Africains et, pour le moins, quelque peu molesté les Amérindiens.

[2] Sera-t-il totalement éradiqué en 2017 ?

[3] 80, selon un document officiel chinois ; 160, selon les dissidents.

[4] Même sans la seconde guerre mondiale, rien n’aurait pu empêcher la (re)naissance de l’aspiration à l’indépendance des peuples colonisés. En effet, comment imaginer que des individus éduqués ne prennent pas conscience de l’injustice de leur condition en étudiant l’histoire et les valeurs de leurs oppresseurs ?

[5] On a rarement vu un colonisateur abandonner ses conquêtes sans combattre.

[6] Paradoxalement, il est possible que la Chine puisse, à terme, se défaire pacifiquement du communisme grâce à une démocratisation progressive du régime en place. À la condition que la réussite économique et sociale soit telle qu’elle permette à sa population de supporter l’absence de liberté politique. L’URSS et ses satellites ont donné la liberté politique. Mais les progrès économiques et sociaux n’étaient pas au rendez-vous. Il en résulta que les régimes communistes en place n’eurent même pas le temps de se démocratiser. Car, contrairement aux idées reçues, la prospérité économique et sociale est indépendante de la liberté politique. À l’inverse, l’obtention de la liberté politique n’implique pas celle de la réussite économique et sociale.

[7] Même le principe de l’expropriation des riches n’implique pas nécessairement leur liquidation physique pure et simple.
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© 2006 - Jean-Pierre Llabrés (Tous droits réservés)

http://sincerites.free.fr/spip/spip.php?article16


OUI, mais :

le communisme (et le nazisme) ont ete des abominations

de nos jours en revendiquant les droits de l'homme, certains pays se permettent d'intervenir en Irak et en Syrie


pourquoi restent-ils muets et sans bouger face a ce qui se passe notamment en Coree du Nord ???

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mar 14 Oct - 0:51

le massacre républicain des Lucs-sur-Boulogne…
Publié le 28 février 2014


Et si la Révolution française avait été tout simplement le péché originel de la République ?

[Boulevard Voltaire] Il y a deux cent vingt ans jour pour jour, 564 vieillards, femmes et enfants dont 110 âgés de moins de 7 ans périrent enfermés dans l’église du village des Lucs-sur-Boulogne (Vendée), massacrés à coups de mitraille par les soldats « républicains » envoyés par la Convention.

Les Lucs-sur-Boulogne, contrairement à ce que l’on dit habituellement, n’est pas l’Oradour-sur-Glane de la Vendée, c’est bien Oradour-sur-Glane qui est Les Lucs-sur-Boulogne du Limousin. Malheureuse République qui, dans son obsession de la repentance, préfère encore la copie à l’original ! Car inutile de demander à mes compatriotes s’ils connaissent cet épisode monstrueux de notre histoire, l’immense majorité d’entre eux n’en ont jamais entendu parler, pas plus d’ailleurs que la terrible répression de Fouché et Collot d’Herbois sur la ville de Lyon – 1.876 exécutions du 4 au 27 décembre 1793 à coups de canon chargés à mitraille –, pas plus que les 4.800 noyés à Nantes, dont 2.000 la seule semaine de Noël, pas plus que… etc.

Il est difficile d’établir un bilan des victimes de la « Convention » car beaucoup d’archives de la Révolution ont été détruites par des historiens antimonarchistes. Notez bien que je ne dis pas « la Terreur », terme consacré par l’historiographie républicaine, car j’ai toujours pensé que ce mot vague n’a jamais eu d’autre objet que de dépersonnaliser la terrible répression révolutionnaire afin d’absoudre la République. Certains chiffres ont tout de même été avancés, en ce qui concerne les Vendéens et les Chouans : on parle de 260.000 morts ; quant à l’ensemble du territoire, le demi-million est une estimation raisonnable.

Saviez-vous que le nom de Turreau, boucher de la Vendée, figure au fronton de l’un des côtés de l’arc de triomphe ? « Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises pour se révolter contre leur patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes, seulement suspectes, ne seront pas plus épargnées… » (Louis Marie Turreau : Instruction relative à l’exécution des ordres [...], donnée le 19 janvier 1794).

Mon scepticisme sur l’épopée révolutionnaire ne date pas d’hier. Lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution, voulues grandioses par feu François Mitterrand, je me souviens avoir fui la capitale. Le son de ces grotesques bacchanales m’était insupportable. Je préférai me réfugier quelque part dans un coin paisible du midi de la France, dans la lecture passionnante des mémoires de la comtesse de Boigne. Ces derniers temps, je me suis souvent interrogé sur les origines lointaines de cette accusation absurde d’anti-républicanisme systématiquement portée à l’encontre de la France patriote et/ou catholique, lointaine héritière des volontaires de Valmy. Et si la Révolution française avait été tout simplement le péché originel de la République ?

Invité aux Lucs-sur-Boulogne en 1993, Alexandre Soljenitsyne ne déclarait-il pas : « …Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution. C’est que toute révolution déchaîne, chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l’envie, de la rapacité et de la haine, […] Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste quelques débrouillards sans scrupules sont causes de morts innombrables, d’une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves, d’une dégradation durable de la population. »
Christophe Servan pour Boulevard Voltaire

http://www.lysardent.fr/2014/02/28/il-y-a-220-ans-jour-pour-jour-le-massacre-republicain-des-lucs-sur-boulogne/#more-1753


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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Lun 15 Déc - 22:32

Jeudi 11 décembre 2014 18:26
Indiens d’Amérique: un génocide tranquille et presque achevé

http://christroi.over-blog.com/article-indiens-d-amerique-un-genocide-tranquille-et-presque-acheve-125194039.html

Pendant que l'Oligarchie américano-européenne sanctionne la Russie pour son soutien allégué aux régionalistes ukrainiens, avez-vous entendu parlé du génocide tranquille et presqu'achevé des Indiens d'Amérique, une des plus graves violations des Droits de l'Homme dans le monde ou simplement du fait qu'aujourd'hui encore, aucun Indien d'Amérique, citoyen des Etats-Unis, n'a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains ?


Indiens d’Amérique: un génocide tranquille et presqu'achevé

Les Etats-Unis ne voient pas d'un bon oeil que le sort des Indiens d’Amérique soit pour la première fois à l'ordre du jour des Nations-Unies. Car il s'agit de se pencher sur le sort d'une population de 2,7 millions d'habitants ravagés par une multitude de fléaux et dans des proportions effroyables. Mais qu'en attendre? Car la parole de ces exterminés est inaudible.

Un jour d'avril 1973, un militant noir américain pour les droits civiques, Ray Robinson, qui a longtemps suivi Martin Luther King, débarque à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud. Il souhaite apporter son soutien à la cause des "Native Americans", ainsi que l'on nomme les Indiens aux Etats-Unis, qui manifestent contre les injustices dont ils sont victimes dans le pays. Wounded Knee est un lieu emblématique et de sinistre mémoire. C'est là, en effet, que furent massacrés et jetés dans une fosse commune entre 150 et 300 hommes, femmes et enfants au matin du 29 décembre 1890, par le 7ème régiment de Cavalerie du Colonel James Forsyth. Sitôt arrivé dans ces lieux où résident toujours une petite communauté indienne, Ray Robinson appelle sa femme qui lui demande de rentrer à la maison, inquiète car elle sait que la situation sur place est explosive. Elle ne le reverra jamais. Après avoir reçue l'annonce de la mort de son époux, Cheryl n'a jamais pu savoir ce qui était arrivé à son mari ni où son corps avait été enterré.

Voilà quelques jours, quarante ans plus tard, Cheryl a fait le voyage de Détroit à Sioux City pour témoigner de son histoire. Le gouvernement américain refuse toujours de communiquer sur le sort de son mari, officiellement parce que le cas est toujours en cours d'investigation par le bureau du FBI de Minneapolis. A Wounded Knee, plus personne ne se souvient de Ray Robinson. Une épisode parmi tant d'autres dans l'histoire des militants de la cause des Indiens d'Amérique, qui n'a jamais bénéficié d'un large soutien populaire et que beaucoup voudraientt voir s'éteindre.

Et de fait, cynisme et indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens presqu'entièrement anéantis en Amérique du Nord.

On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n'est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent chez eux les souvenirs tragiques des lynchages des Noirs, ces genres populaires ne renvoient à la réalité d'un génocide toujours en cours dans l'indifférence générale.

Lorsqu'un Américain de l'Illinois souhaite acheter ses cigarettes à bas prix (un paquet coûte ici actuellement 10 dollars), il prend la route du sud de l'Etat ou de l'Indiana voisin, pour s'approvisionner dans l'un des territoires octroyés aux tribus indiennes locales. Là, il paiera son paquet de cigarettes 4 dollars en moyenne. Dans un certain nombre de ces tribus, qui sont des milliers à travers les Etats-Unis, on peut également se procurer de l'alcool à bon marché, jouer au casino (dans 452 d'entre-elles) ou, si l'on se sent possédé par le mal (ce qui est très en vogue), consulter un shaman. Il est toujours très exotique de s'offrir une escapade dans ces drôles d'endroits. Pourtant, l'Américain moyen ne s'y risque pas trop.

En effet, 2,1 millions de ces Indiens, soit l'écrasante majorité, vivent largement sous le seuil de la pauvreté. La vision offerte par bien des campements tient purement du bidonville. Et une fois passé ses limites, c'est un voyage en enfer qui commence. L'alcoolisme y prend des proportions catastrophiques. Le chômage y bat tous les records du pays. La maladie s'y propage et tue comme dans les pires zones de la planète. Le suicide, celui des jeunes en particulier, crève le plafond des statistiques. Les Indiens vivant à l'extérieur des tribus n'y reviennent eux-mêmes que pour se faire soigner lorsqu’ils n'ont pas, chose courante, accès au système de santé américain.

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King's College de New York et Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Americains [Indiens d'Amérique, NDA] sont aujourd'hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d'économie qui est la conséquence directe des problemes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions sensees résoudre les problemes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautées leur autonomie. »

Tel est le prix à payer pour les Indiens d'Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant ces réserves n'ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces.

Pire, une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d'Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l'esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique.

L'une des plus graves violations des Droits de l'Homme dans le monde

En effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l'Indian Removal Act [Loi sur le Retrait Indien, proposée par le président franc-maçon Andrew Jackson et signée le 28 mai 1830, Ndcr.] lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens à délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s'approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l'Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd'hui toujours existante, en raison des pathologies qu'elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l'avaient fait durant des millénaires.

En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l'Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n'est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l'espèce, il est impossible d'idéaliser la réalité sur laquelle s'est construite l'Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes.

Mais ce n'est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que, pour la première fois de leur histoire, l'organisation se penche, du 23 avril au 4 mai [2012, Ndcr.], sur le sort des Indiens d'Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c'est avant tout pour regarder en face une réalité qui n'est pas celle du passé mais celle du présent.

Cette réalité concerne les 2,7 millions d'Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l’un des cas de violation des droits de l'homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes:

Les Indiens d'Amérique vivent en moyenne 6 ans de moins que les autres Américains
Ils ont 770% de risques en plus de mourir d'alcoolisme
Ils ont 665% de risques en plus de mourir de Tuberculose
Ils ont 420% de risques en plus de mourir de Diabète
Ils ont 280% de risques en plus de mourir d'accidents
Ils ont 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe


(Source: Commission des Etats-Unis sur les Droits Civils, 2004:Cool

Un Apartheid constitutionnel


Les Indiens d'Amérique se sont vus accorder la citoyenneté américaine en 1924. Mais ils ont pour longtemps encore été exposés au même sort que les Noirs américains, empêchés d'accéder à l'enseignement scolaire, victimes de la ségrégation.

Ce n'est qu'en 1969 qu'ils se sont organisés, dans la foulée de la loi sur les Droits civils des Indiens votée l'année précédente. C'est à cette époque qu'ils ont obtenu ce dont les Américains blancs jouissaient depuis deux siècles: la liberté d'expression et d'information, la protection contre les recherches et les arrestations arbitraires, le droit d'engager un avocat pour se défendre, la protection contre les punitions inhumaines et dégradantes, contre les cautions excessives, l'abolition de la peine systématique d'un an d'emprisonnement ou de 5000 dollars d'amende quel que soit le délit commis, le droit d'être jugé par un jury, et ainsi de suite.

Mais à l'heure actuelle, aucun Indien d'Amérique, citoyen des Etats-Unis, n'a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains. Une réalité qui peut prendre des aspects accablants pour l'Administration américaine. Ainsi, le 6 novembre 2008, le Gouverneur du Dakota du Sud, Michael Rounds, décrète l'état d'urgence car son Etat est recouvert par une épaisse couche de neige et de glace qui le paralyse. Mais les réserves indiennes seront exclues du dispositif.

La guerre des Etats contre les Tribus

Mais le pire pour ces tribus à l'heure actuelle vient probablement de la pression des Etats pour s'accaparer leurs terres. Les conflits sont nombreux à travers tout le pays. Ils sont allumes sous divers motifs, comme la volonté du Gouverneur de New York, en 2007, d'étendre la taxation de l'Etat aux territoires de la Nation des Seneca, ce qui a engendre une violente bagarre juridique. Et bien que les territoires laissés aux Indiens soient pour la majorité pauvres en ressources et difficiles d'accès, leur contestation par les Etats qui les abritent sont de plus en plus courantes.

Toutefois, la pente naturelle démographique et sociologique suivie par cette population dont la Constitution américaine fait fi devrait se résoudre par le procédé le plus naturel du monde dans les décennies qui viennent: l'extinction.


Source: http://www.marianne.net/obj-washington/Indiens-d-Amerique-un-genocide-tranquille-et-presqu-acheve_a40.html

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mar 16 Déc - 21:37

Pour faire echo a ton post, Marthe, j'ai trouve ce tres beau texte du chef indien Seattle qui aurait presque pu avoir ete ecrit par un Saint Francois d'Assises
http://www.restaurant-paradis-bessans.com/texte-chef-seattle.html
Meme que le chanteur Daniel Facerias l avait mis dans un de ses albums mais je n'arrive pas a mettre le lien audio pour vous le faire partager.Dommage...
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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mer 17 Déc - 8:41

Il faut commencer par balayer devant sa porte........

Oui les américains ont la mémoire courte.....

Si des voix se faisaient entendre sur ce sujet, et surtout si elles provenaient de la Russie, cela jetterait un froid.

Le texte du Chef Seattle est très beau, car il émane du coeur. Cela aurait pu être aussi, pour partie, un discours écolo......

Cette homme était un sage et la vérité de ses paroles résonne et résonnera encore en nous comme les sons de leurs tambours...

Merci pour cette piqûre de rappel.



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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mer 17 Déc - 9:44

.... Oui je suis frappe par la ressemblance de ce texte du chef indien avec le cantique de la Creation compose par Saint Francois d'Assise :
http://www.foi-et-contemplation.net/amis/Francois/prieres/cantique-soleil.php
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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Mer 17 Déc - 17:57

Nous sommes a écrit:
Il faut commencer par balayer devant sa porte........

Oui les américains ont la mémoire courte.....

Si des voix se faisaient entendre sur ce sujet, et surtout si elles provenaient de la Russie, cela jetterait un froid.

"Un froid............ sibérien" Very Happy

Le texte du Chef Seattle est très beau, car il émane du coeur. Cela aurait pu être aussi, pour partie, un discours écolo......

Cette homme était un sage et la vérité de ses paroles résonne et résonnera encore en nous comme les sons de leurs tambours...

Merci pour cette piqûre de rappel.


 
   

Bigbug a écrit:
.... Oui je suis frappe par la ressemblance de ce texte du chef indien avec le cantique de la Creation compose par Saint Francois d'Assise :
http://www.foi-et-contemplation.net/amis/Francois/prieres/cantique-soleil.php

C'est vrai que tout cela est très beau
Cela me fait aussi penser à ce cantique "Bénissez le Seigneur"
Si je le trouve, je le poserai dans les chants
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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Ven 13 Fév - 19:53

Restos du cœur... sous Louis XIV

Il fait froid. Les plus pauvres en souffrent. Moins froid cependant que dans ce terrible hiver 1709, le plus froid peut-être que la France ait connu au cours de son histoire. Dans ses Mémoires, Saint-Simon évoque la figure de Mme de Pontchartrain. Epouse du Garde des Sceaux de Louis XIV, elle avait inventé à sa façon les Restos du cœur :

« Voilà de quoi cette femme-là était sans cesse occupée sans qu’elle le parût jamais […]. Outre ce qui vient d’être dit, ses aumônes réglées étaient abondantes ; les extraordinaires les surpassaient. Elle avait toute une communauté à Versailles, de trente à quarante jeunes filles pauvres, qu’elle élevait à la piété et à l’ouvrage, qu’elle nourrissait et entretenait de tout, et qu’elle pourvoyait quand elles étaient en âge. Elle avait fondé avec le chancelier et bâti un hôpital à Pontchartrain, où tout le spirituel et le temporel abondait, où ils allaient souvent servir les pauvres […]. De tant de bonnes œuvres, il n’en paraissait que cet hôpital et la communauté de Versailles, qui ne se pouvaient cacher, et dont encore on ne voyait que l’écorce. Tout le reste était enseveli dans le plus profond secret. Elle donnait ordre à tous les matins, et aux choses domestiques, et il n’était plus mention de rien après, et tout dans une règle admirable. Mais l’année 1709 la trahit. La disette et la cherté fit une espèce de famine. Elle redoubla ses aumônes, et, comme tout mourait de faim dans les campagnes, elle établit des fours à Pontchartrain, des marmites et des gens pour distribuer des pains et des potages à tous venants, et de la viande cuite à la plupart, tant que le soleil était sur l’horizon. L’affluence fut énorme. Personne ne s’en allait sans emporter du pain de quoi nourrir deux ou trois personnes plusieurs jours, et du potage pour une journée. Ce concours a eu bien des journées de trois mille personnes, et avec tant d’ordre que nul ne se pressait, ne passait son tour d’arrivée, et avec tant de paix qu’on n’eût pas dit qu’il y eût plus de cinquante personnes. Plus la donnée avait été nombreuse, plus la Chancelière était à l’aise, et cela dura six à sept mois de la sorte. Le Chancelier, ravi de faire aussi ces bonnes œuvres, l’en laissait entièrement maîtresse. Leur union, leur amitié, leur estime était infinie et réciproque ».
François Dujarric de la Rivière

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Sam 9 Jan - 20:47

France - Côte d'Ivoire : «Une histoire tronquée»; Fanny Pigeaud revisite la crise ivoirienne

C’est une contre-histoire de la crise ivoirienne et des rapports tumultueux entre Paris et Abidjan pendant les années 2000 que raconte Fanny Pigeaud dans son nouvel essai France-Côte d’Ivoire : une histoire tronquée.

Journaliste de terrain, l’auteure a couvert plusieurs pays africains pour des médias français. Elle s’est fait connaître en 2011 en publiant Au Cameroun de Paul Biya (Karthala), une enquête cinglante au cœur du régime camerounais, qui avait suscité un vif débat.

Dans son nouvel ouvrage, tout aussi décapant, Fanny Pigeaud entend démonter le mécanisme qui a conduit à la guerre ivoirienne, en s’attardant sur le rôle, selon elle, « nocif » des grandes puissances, et en particulier celui de la France qui a encore des intérêts économiques et stratégiques majeurs dans cette ancienne colonie.

RFI: Vous avez intitulé votre essai « France-Côte d’Ivoire : une histoire tronquée ». D'après vous qu'est-ce qui est tronqué ?

Fanny Pigeaud: C’est la vérité qui est tronquée. J’ai essayé de montrer dans mon livre que la France n’est pas intervenue en Côte d’Ivoire pour des motivations humanitaires ou pour sauver le processus démocratique, comme on voudrait nous le faire croire, mais pour protéger ses intérêts dans ce pays en mettant en place un président qui lui soit favorable. La version officielle selon laquelle la France et les Nations unies ont été obligées d’intervenir en Côte d’Ivoire pour soutenir Alassane Ouattara qui avait remporté l’élection présidentielle, et pour faire partir Laurent Gbagbo qui, lui, refusait de reconnaître sa défaite, n'est pas toute la réalité. C’est ce que j’ai découvert en faisant mes recherches et en interrogeant un certain nombre de témoins et d’observateurs.

Quand avez-vous commencé vos recherches ?

J’ai commencé en 2012, alors que j’étais basée en Côte d’Ivoire comme journaliste indépendante. J’écrivais notamment pour Mediapart et Libération. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment commencé à travailler sur ce sujet.

Est-ce qu’il y a un événement précis au cours des dernières années qui vous a poussée à vous intéresser de près à la crise ivoirienne ?

Je ne m’étais pas intéressée à la crise ivoirienne à ses débuts, c’est-à-dire au tournant des années 2000, après l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir. J’ai, en quelque sorte, pris le train en marche, puis j’ai remonté le fil à l’envers en essayant de comprendre ce qui s’était réellement passé. Ma prise de conscience de l’importance des événements qui se sont déroulés à Abidjan date de 2011. Je me souviens d’avoir été profondément choquée en apprenant que la France et l’ONU étaient en train de bombarder Abidjan. Il y a eu ensuite l’arrestation de Gbagbo le 11 avril 2011 : je suis tombée sur une dépêche de l’Agence France-Presse qui disait « Gbagbo, enfin arrêté ». Le mot « enfin » m’a stupéfiée. Le sentiment de soulagement que cet adverbe exprimait n’était pas, m’a-t-il semblé, à sa place dans une dépêche d’agence. Pour comprendre ce qui était en jeu, il fallait creuser. C’est ce que j’ai fait pendant les deux ans et demi que j’ai consacrés à cette enquête.

Votre livre est en fait un procès en règle du rôle joué par la France dans cette crise ivoirienne. Comment avez-vous travaillé ? Qui avez-vous interrogé ? Quels sont les documents auxquels vous avez eu accès ?

En journaliste, j’ai consulté des dizaines de documents, lu des textes d’universitaires, des articles de presse, épluché les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Côte d’Ivoire… Il faut savoir qu’une bonne partie des sources documentaires sont facilement accessibles : le livre contient des centaines de références renvoyant à des documents qui sont dans le domaine public. Ce qui manque souvent, c’est le travail de recoupement et d’analyse. L’objectivité, ou plutôt la véracité des faits, en journalisme, est établie par la recherche, le recoupement et l’analyse. Si la question est de savoir si je me suis livrée à ce travail, oui c'est ce que j’ai fait depuis 2012, en vue de publier cette enquête.

Vous procédez en démontant ce que vous décrivez comme des « idées reçues » sur cette crise. Pami elles, le bombardement de la position militaire française à Bouaké en novembre 2004 qui a été perçue comme preuve de la volonté manifeste du président Gbagbo de s’en prendre aux militaires français. A vous lire, c'est une manipulation pour discréditer Laurent Gbagbo. Qu'est-ce qui vous permet de l'affirmer ?

Les circonstances de ce drame restent encore mystérieuses, même si une enquête est en cours. Plusieurs personnalités ont été entendues par la justice française dont des hauts gradés militaires, mais aussi Laurent Gbagbo. En 2004, le gouvernement français a accusé ce dernier d’avoir fait tirer par son aviation sur une position militaire française installée dans un lycée à Bouaké, faisant 9 morts et 38 blessés parmi les soldats français. Il semble aujourd’hui que ce bombardement n’a jamais été ni souhaité ni décidé par Laurent Gbagbo, et qu’il y a eu une manipulation par des officiels français afin de pousser le président ivoirien à la faute et justifier ensuite une intervention militaire contre lui. Devant la juge d’instruction en charge de l’enquête sur cette affaire, un militaire français a parlé de « bavure manipulée ». Il semble que les Sukhoï de l’armée ivoirienne auraient dû lâcher leurs bombes sur une base qui était fermée. Il n’était pas prévu que des soldats aillent s’abriter dans cette base.

Et qu’en est-il de l’affaire Guy-André Kieffer qui a fait couler beaucoup d’encre ?

Il y a deux versions sur la disparition à Abidjan, en avril 2004, de ce journaliste franco-canadien. Les adversaires de Gbagbo accusent des proches de ce dernier. On a ainsi dit que Kieffer avait un rendez-vous avec un beau-frère de Simone Gbagbo le jour de sa disparition. Mais aujourd’hui on constate que si le mystère qui entoure cette affaire n’a pas pu être éclairci entre 2004 et 2011, l’affaire n’a pas avancé non plus depuis avril 2011, date de l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir. Plusieurs de ceux qui ont été incriminés dans cette affaire sont pourtant en prison depuis avril 2011 et donc à la disposition de la justice. On peut se demander s’il ne faut pas se pencher aujourd’hui sérieusement sur la version avancée par les proches de Gbagbo qui disent qu’au moment où Guy-André Kieffer a été enlevé, il était en route vers la présidence ivoirienne pour remettre un rapport sur des malversations dans le secteur du cacao. Secteur qu’il connaissait très bien et dans lequel des acteurs de tous bords, ivoiriens et non ivoiriens, étaient impliqués.

Vous présentez Laurent Gbagbo comme un homme qui n’était soutenu par aucun réseau et qui a fait les frais des ambitions politiques françaises. N’est-ce pas une vision un peu simpliste ?

Mes recherches m’ont conduite à penser que Gbagbo n’est pas un homme qui aime la guerre. Face au conflit déclenché en 2002 par la rébellion des Forces nouvelles, il a toujours essayé de préserver un semblant de paix. Ses adversaires l’ont accusé de ne pas appliquer les différents accords de paix signés pendant les années de crise, alors qu’il a en réalité cédé à leurs demandes, en permettant, par exemple, à Ouattara d’être candidat à la présidence. Et cela, malgré l’opposition de ses partisans et de certains de ses collaborateurs. Du point de vue des Français, Gbagbo avait le tort d’être socialiste et d’être arrivé au pouvoir sans passer par les réseaux franco-africains. Le patronat français s’inquiétait aussi de voir les entreprises de l’Hexagone perdre leurs positions privilégiées au profit des Chinois. Même si Gbagbo maitrisait très bien le jeu politique ivoirien et français, il n’a pas réussi à instaurer le rapport d’égal à égal qu’il souhaitait avec la France.

Pourquoi n’a-t-il pas réussi ?

Parce que les pressions étaient trop grandes. En Afrique, la France a toujours une très forte influence. Cela lui permet de tenir ses anciennes colonies qui peuvent difficilement contester ses diktats. Elle a aussi les moyens d’influencer l’ONU grâce à son statut de membre permanent au Conseil de sécurité. On l’a vu avec l’adoption de la résolution 1975 en mars 2011 qui a conduit l’ONU et la France à faire la guerre en Côte d’Ivoire : la France a fait adopter et a violé cette résolution sans être un seul moment inquiétée. Laurent Gbagbo a de son côté essayé de jouer sur plusieurs tableaux, en donnant par exemple des contrats à des entreprises françaises. Il a donné beaucoup de gages espérant avoir la paix en contrepartie, mais cela n’a pas suffi. Est-ce parce qu’il ne baissait pas les yeux devant le maître, comme me l’a dit un intellectuel que j’ai interrogé ?

A quel moment la décision de pousser Laurent Gbagbo vers la sortie, a-t-elle été prise ?

Très tôt après l’élection présidentielle de 2000. Les discours, les prises de position du nouveau président ont gêné. Il paraissait peu contrôlable. Il a par exemple remis en cause l’attribution à Bouygues du contrat de construction d’un troisième pont à Abidjan. Plus grave encore, ses ministres ont évoqué la possibilité de fermer la base militaire française installée en Côte d’Ivoire depuis l’indépendance. D’autres critiquaient le système de la zone franc et du franc CFA. Cinquante ans après les indépendances, l’histoire coloniale continue de peser lourdement sur les rapports entre la France et l’Afrique francophone. Tout cela est de l’ordre du réflexe, intériorisé par les officiels français. Je m’en suis rendu compte en lisant, notamment, un certain nombre de documents officiels français où on utilise encore le terme « métropole » pour désigner la France !

La droite française a très vite tiré à boulets rouges sur Gbagbo. On comprend moins bien pourquoi les socialistes dont l’ancien président a été longtemps proche, ne l’ont jamais réellement défendu ?

Je crois que les hommes politiques de gauche comme ceux de droite n’ont pas apprécié que Gbagbo leur parle d’égal à égal. Il y a eu en outre une telle propagande médiatique contre lui en France qu’il était sans doute difficile pour les socialistes français de le défendre face à l’opinion publique convaincue de son double jeu. Mais il apparaît aussi assez nettement que le pouvoir français, qu’il soit issu de la droite ou de la gauche, suit toujours la même politique vis-à-vis des anciennes colonies africaines de la France : seule compte la protection des intérêts économiques et militaires français.

Gbagbo n’a-t-il pas, lui-même commis des erreurs ?

Une de ses erreurs les plus importantes a été son renoncement à obtenir le désarmement des Forces nouvelles, la rébellion alliée à Ouattara. Or, les Forces nouvelles contrôlaient toujours 60% du territoire au moment de l’élection présidentielle : à cause de leur présence et de leurs armes, le vote ne pouvait évidemment pas s’y dérouler correctement. Gbagbo ne s’est pas non plus toujours bien entouré et n’a pas construit un réseau à l’image de celui de ses adversaires. Cela lui a coûté cher : faute d’appuis solides, il a perdu le soutien de l’Union africaine, qui après avoir pris le parti de Alassane Ouattara avait fini par pencher de son côté. L’Union africaine l’a précisément lâché après une rencontre de Jacob Zuma avec Sarkozy à Paris en mars 2011. Mais à ce moment-là, tout était déjà joué : la guerre était en préparation en Côte d’Ivoire pour faire tomber Gbagbo. Dans le livre, je donne le détail du déroulement de cette guerre et des éléments sur le rôle majeur que la France a joué dedans.

Attardons-nous encore un instant sur les erreurs de Laurent Gbagbo. Vous n’évoquez pas du tout le rôle de son entourage, notamment celui de son épouse qui a été accusée par la presse d’avoir été la Lady Macbeth de Laurent Gbagbo. Qu’en pensez-vous ?

Je rappelle mon objectif de départ : comprendre pourquoi un contentieux électoral a conduit la France et l’ONU à effectuer des bombardements sur une capitale, ce qui n’était jamais arrivé nulle part ailleurs. Pour cela, j’ai donc remonté le fil de l’histoire, j’ai tenté de dépasser les idées reçues, les partis pris, les caricatures et je me suis attachée aux faits. Le résultat auquel je suis arrivée montre que ces faits vont à contre-courant de l’histoire que l’on nous a racontée. Le portrait de Gbagbo que la majorité de la presse a véhiculé ne correspond pas à ce que j'ai découvert. Il serait sans doute utile d’enquêter sur les sources, sur ce qui a alimenté ce portrait de l’ancien président et de sa femme. Je donne quelques pistes sur cette question dans le livre. A propos du cas de Simone Gbagbo qui vous intéresse : elle n'a eu qu'un rôle très mineur dans les événements et l'influence sur son mari qu'on lui a attribué ne correspond pas, là non plus, à la réalité. Un seul exemple : elle faisait partie de ceux qui s'opposaient aux accords « de paix » imposés par la communauté internationale à Gbagbo au cours des années 2000. Or, ce dernier les a quasiment tous acceptés et signés. Il faut peut-être s'interroger sur la quasi obsession qu'ont eue une partie des journalistes pour quelques personnalités, et se demander si elle n'a pas empêché la compréhension des événements.

Votre vision de Gbagbo semble plutôt angélique. Fin stratège, l'ancien président ivoirien, n’a-t-il pas, à son tour, instrumentalisé le ressentiment anti-français de son camp pour retarder l’échéance de l’élection présidentielle de 2005 ?

Le résultat de mes recherches ne montre pas que Gbagbo ait été « fin stratège » comme vous le dîtes. S’il l’avait été, il ne serait probablement pas aujourd’hui dans une cellule à La Haye. Dans le livre, je donne le détail des événements qui ont empêché l’organisation de la présidentielle en 2005. Gbagbo n’a pas eu besoin d’instrumentaliser un ressentiment anti-français : les Français n’ont-ils pas, pendant toutes ces années, provoqué et alimenté eux-mêmes ce ressentiment avec, par exemple, les événements de novembre 2004 au cours desquels l’armée française a tiré depuis l’hôtel Ivoire et tué plusieurs dizaines de jeunes Ivoiriens non armés ?

Vous critiquez aussi l’ONU dans cette affaire. En quoi l’organisation internationale était-elle sortie de son rôle d’arbitre ?

Le représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Young-Jin Choi, s’est laissé instrumentaliser. Il est allé au-delà de son mandat en donnant le nom de celui qui était, selon lui, le vainqueur de l’élection. Or, il n’avait pas à dire qui était vainqueur ou non. Il devait simplement dire si l’élection s’était oui ou non déroulée dans des conditions acceptables. Ce n’était bien sûr pas le cas : il y a eu des irrégularités dans le Nord où, les Forces nouvelles n’ayant pas été désarmées, le vote n’a pas pu se dérouler normalement. En discutant avec des diplomates occidentaux non français, je me suis rendu compte que pour ces derniers il fallait un vainqueur à tout prix : ils pensaient que c’était le seul moyen pour en finir avec la longue crise ouverte en 2002 par les Forces nouvelles. Peu importait la manière dont l’élection s’était déroulée !

Vous laissez entendre dans votre ouvrage qu’Alassane Ouattara a été mêlé à la terreur semées dans le pays par les Forces nouvelles. Est-ce qu’on pourrait imaginer qu’un jour il soit entendu par la justice internationale au titre des violations commises par son camp ?

C’est à la justice internationale de le décider. Pour l’instant, elle ne semble pas vouloir le faire. Ouattara a évidemment une part de responsabilité dans la crise de toutes ces dernières années, et en particulier dans le massacre de centaines de personnes à Duékoué, commis par ses troupes fin mars 2011. Des ONG ont documenté les faits, mais la justice internationale n’a encore émis aucun mandat contre les acteurs de ces tueries sans précédent. La Cour pénale internationale (CPI) s’est bornée jusqu’ici à inculper Gbagbo et à obtenir son transfert à La Haye, ainsi que celui d’un de ses proches, Charles Blé Goudé, du Congrès des jeunes patriotes. La justice internationale ne donne pas l’impression d’être impartiale. Il ne faut pas oublier que la CPI est en partie financée par la France.

En conclusion de votre essai, vous écrivez que « l’ingérence par la force de la France a compromis l’avenir de la Côte d’Ivoire ». Pourtant, sur le terrain, depuis l’arrivée au pouvoir d’Ouattara, le pays semble avoir renoué avec la croissance économique et sa vitalité culturelle d’antan. Il y a incontestablement un mieux-être.

Les chiffres de l’économie sont officiellement bons, les avis le sont moins. La situation reste précaire, d’autant que la guerre a laissé sur le terrain des dizaines de milliers d’armes qui circulent dans les mains des ex-combattants pro-Ouattara. Une partie d’entre eux seulement a été intégrée dans l’armée régulière. Beaucoup d’autres sont frustrés, comme les anciens membres du « Commando invisible » qui a combattu à Abidjan pour Ouattara. Certains seraient prêts à reprendre les armes si on le leur demandait. Il y a aussi des tensions au sein même du pouvoir. Pendant ce temps, des centaines de présumés « pro-Gbagbo » sont en prison depuis 2011 sans avoir été jugés. Il y a un ensemble d’indicateurs qui montre que l’avenir est inquiétant.
Par Tirthankar Chanda de RFI

lien: http://www.rfi.fr/afrique/20150707-fanny-pigeaud-gbagbo-france-cote-ivoire-guerre-civile-onu-ouattara-chirac/

http://nawonre.ivoire-blog.com/archive/2015/07/15/france-cote-d-ivoire-une-histoire-tronquee-fanny-pigeaud-rev-461721.html

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MessageSujet: Re: Histoire, mensonges et Verites   Ven 26 Fév - 19:02

Alexandre Ananoff, l'Astronaute méconnu

article de Didier Jamet paru le 04 avril 2013

Vingt ans après sa disparition, voici la première biographie complète d'un pionnier oublié de l'astronautique.

Né en Géorgie en 1910 et installé en France en 1921, Alexandre Ananoff a été, bien avant les premiers passagers de vaisseaux spatiaux, un « Astronaute », c'est-à-dire, selon sa propre définition, l'un de ceux qui s'intéressent à la science des fusées et du voyage dans l'espace : l'astronautique. De la fin des années 20 au lancement du premier Spoutnik en octobre 1957, il en a surtout été l'un des promoteurs majeurs. Compilant tous les livres et les articles de presse sur le sujet et entretenant des correspondances avec des experts du domaine à travers le monde entier, Ananoff est devenu à son tour une référence en la matière. Enchaînant les conférences publiques, multipliant les publications et appréhendant tous les moyens de communication possibles de son époque, il a été le plus fervent et le plus populaire vulgarisateur de sa discipline en France.

Son ouvrage majeur, L'Astronautique, a été unanimement reconnu et a amené le dessinateur Hergé à lui demander conseil pour la préparation des aventures de Tintin sur la Lune. Créant les premiers groupements d'amateurs et de spécialistes français puis parvenant à organiser le premier Congrès international d'astronautique en 1950, l'infatigable animateur a activement contribué à jeter les bases d'une fédération internationale, toujours active aujourd'hui. Enfin, il s'est efforcé sans relâche de convaincre les politiques et les organismes de recherche de s'intéresser aux questions spatiales. Mais, bien souvent, il a dû faire face aux railleries, au scepticisme ou au manque de considération, notamment en raison de son statut d'autodidacte.

A l'aube des années 60, jugeant avoir accompli sa mission pour l'astronautique et constatant que les nouveaux responsables du domaine avaient déjà oublié son action, Alexandre Ananoff se tourna vers l'histoire de l'art. Avec la même ferveur que celle qui l'anima précédemment, il devint alors un expert mondial en tableaux et dessins du XVIIIe siècle.

« Comme les biographies de toutes les grandes personnalités, cet ouvrage devrait être une source d'inspiration au-delà du cercle des passionnés d'astronautique. Il y a dans la vie d'Alexandre Ananoff beaucoup d'étoffe dont sont faits les plus beaux rêves. » (Claudie Haigneré, présidente d'Universcience).

Les auteurs

Spécialistes de l'histoire de la conquête spatiale, fondateurs de l'association Histoires d'espace, Pierre-François Mouriaux et Philippe Varnoteaux se sont plongés durant plusieurs mois dans la vie d'Alexandre Ananoff, véritable personnage de roman. Ils se sont notamment appuyés sur l'incroyable fonds d'archives que l'Astronaute a constitué durant trois décennies. Ils nous livrent une biographie passionnante, qui réhabilite la mémoire d'un immense promoteur de la conquête spatiale du milieu du XXe siècle.

Auteurs : Pierre-François Mouriaux et Philippe Varnoteaux
Préface de Claudie Haigneré
Avant-propos de Charles Dobzynski

#Ananoff
avec 2 commentaires

08-04-2013

Magnifique initiative et il vaut mieux tard que jamais !... "Réhabiliter" les pionniers de l'Astronautique et Ananoff en particulier, c'est avant tout réhabiliter notre "propre" Histoire et la "soigner" un peu : ce n'est pas par hasard, mais par propagande officielle que des chercheurs comme Ananoff ont été mis à l'écart ( voire à la décharge !) . Ce sont pas "les techniciens de la Défense Nationale qui ont tout fait" ( Pierre Rousseau, 1957 ) mais des visionnaires comme Tsiolkhovsky, Oberth, Goddard, Esnault-Pelterie ( "la bande des quatre") qui affirmaient en 1930 que "le voyage sur la Lune est théoriquement réalisé, il manque juste le financement" !... Mais il fallut attendre un passage par le "côté obscur" ( les "armes secrètes" d'Hitler ) pour qu'une prise conscience apparaisse !...

Pendant ce temps, en devenant le "barde" des aventures lunaires de Tintin auprès des assistants d'Hergé, Ananoff s'est servi de "On a marché sur la lune" pour rassembler et constituer la colonne vertébrale du mouvement astronautique international !... Toujours en vigueur, malgré les mauvaises "récoltes" où on se préoccupe surtout de rentabiliser les "moissons cosmiques" .... et donc le "matériel agricole" : sacrifiant les meilleurs projets à d'autres, intéressants certes, mais choisis surtout par souci médiatique !... En se retirant si radicalement de l'épopée, Ananoff en avait nettement dénoncé les déviances !... Il reste à susciter un nouvel élan pour qu'une conscience enfin claire se dessine et nous projette à nouveau l'esprit hors de notre planète, à "l'assaut" de l'Univers !...
19-04-2013

les visionnaires: sans oublier Carl Sagan et Arthur C. Clarke.


http://www.cidehom.com/astronomie.php?_a_id=572

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