La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Synode 2015 sur la Famille

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Pearl
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MessageSujet: Synode 2015 sur la Famille   Sam 27 Déc - 21:23

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre\ Mercredi 10 décembre 2014


Chers frères et sœurs, bonjour.

Nous avons conclu un cycle de catéchèses sur l’Église. Nous rendons grâce au Seigneur qui nous a fait parcourir ce chemin, en redécouvrant la beauté et la responsabilité d’appartenir à l’Église, d’être Église, nous tous.

Nous commençons à présent une nouvelle étape, un nouveau cycle, et le thème sera la famille, un thème qui s’inscrit dans cette période charnière entre deux assemblées du synode consacrées à cette réalité si importante. C’est pourquoi, avant d’entrer dans le parcours sur les divers aspects de la vie familiale, je désire repartir aujourd’hui précisément de l’assemblée synodale du mois d’octobre dernier, qui avait pour thème : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de la nouvelle évangélisation ». Il est important de rappeler comment elle s’est déroulée et ce qu’elle a produit, comment elle s’est passée et ce qu’elle a produit.

Au cours du synode, les médias ont fait leur travail — il y avait beaucoup d’attente, beaucoup d’attention — et nous les remercions parce qu’ils l’ont fait aussi avec abondance. Beaucoup de nouvelles, beaucoup ! Cela a été possible grâce à la salle de presse, qui a fait un briefing chaque jour. Mais souvent, la vision des médias était un peu dans le style des commentaires sportifs, ou politiques : on parlait souvent de deux équipes, pour et contre, conservateurs et progressistes, etc. Aujourd’hui, je voudrais raconter ce qu’a été le synode.

Avant tout, j’ai demandé aux pères synodaux de parler avec franchise et courage et d’écouter avec humilité, de dire avec courage tout ce qu’ils avaient sur le cœur. Au synode, il n’y avait pas de censure préliminaire, mais chacun pouvait — et même devait — dire ce qu’il avait sur le cœur, ce qu’il pensait sincèrement. « Mais cela suscitera des discussions ». C’est vrai, nous avons entendu comment ont discuté les apôtres. Le texte dit : une vive discussion fut engagée. Les apôtres se disputaient entre eux, parce qu’ils cherchaient la volonté de Dieu sur les païens, s’ils pouvaient entrer dans l’Église ou pas. C’était une chose nouvelle. Quand on cherche la volonté de Dieu, dans une assemblée synodale, il y a toujours divers points de vue et il y a la discussion et cela n’est pas une mauvaise chose ! À condition qu’elle se fasse avec humilité et avec un esprit de service à l’assemblée des frères. Une censure préliminaire n’aurait pas été une bonne chose. Non, non, chacun devait dire ce qu’il pensait. Après le  rapport initial du cardinal Erdő, il y a eu un premier moment, fondamental, au cours duquel tous les Pères ont pu parler, et tous ont écouté. Et cette attitude d’écoute qu’avaient les pères était édifiante. Un moment de grande liberté, où chacun a exposé sa pensée avec parrhésie et avec confiance. À la base des interventions, il y avait l’« Instrument de travail », fruit de la précédente consultation de toute l’Église. Et ici, nous devons remercier le secrétariat du synode pour le travail important qu’il a accompli aussi bien avant que pendant l’assemblée. Ils ont vraiment fait du bon travail.

Aucune intervention n’a remis en question les vérités fondamentales du sacrement du mariage, c’est-à- dire l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie
(cf. Conc. œcum. Vat. ii,  Gaudium et spes, n. 48 ; Code de droit canonique, 1055-1056). Cela n’a pas été touché.

Toutes les interventions ont été rassemblées et l’on est ainsi parvenu au deuxième moment, c’est-à-dire un projet intitulé  Rapport post disceptationem. Ce rapport a également été présenté par le cardinal Erdő, et portait sur trois points : l’écoute du contexte et des défis de la famille, le regard fixé sur le Christ et l’Évangile de la famille et la confrontation avec les perspectives pastorales.

C’est sur cette première proposition de synthèse que s’est déroulé le débat dans les carrefours, qui a été le troisième moment. Comme toujours, les groupes étaient divisés par langues, parce que c’est mieux ainsi, on communique mieux : italien, anglais, espagnol et français. Chaque groupe, à la fin de son travail, a présenté un rapport, et tous les rapports des groupes ont été publiés. Tout a été remis, pour la transparence, afin que l’on sache ce qui était dit.

À ce point — c’est le quatrième moment — une commission a examiné toutes les suggestions émises par les groupes linguistiques et la  Relation finale (Relatio synodi) a été rédigée, qui a maintenu le schéma précédent — écoute de la réalité, regard sur l’Évangile et engagement pastoral — et elle a tenté de recueillir les fruits des débats au sein des groupes. Comme toujours, un  Message final du synode a été approuvé, plus bref et ayant un caractère davantage divulgatif par rapport à la relation.

Voilà comment s’est déroulée l’assemblée synodale. Certains d’entre vous pourraient me demander : « Les Pères se sont-ils disputés ? ». Mais, je ne sais pas s’ils se sont disputés, mais qu’ils ont parlé fort, ça oui, vraiment. Et c’est la liberté, c’est précisément la liberté qu’il y a dans l’Église. Tout cela a eu lieu « cum Petro et sub Petro », c’est-à-dire en présence du Pape, qui est une garantie pour tous de liberté et de confiance, et une garantie de l’orthodoxie. Et à la fin, j’ai prononcé une intervention dans laquelle j’ai donné une lecture synthétique de l’expérience synodale.

Donc, les documents officiels issus du synode sont au nombre de trois : le  Message final, la  Relation finale et le  discours final du Pape. Il n’y en a pas d’autres.

La  Relation finale, qui a été le point d’arrivée de toute la réflexion des diocèses jusqu’à ce moment, a été publiée hier et elle est envoyée aux Conférences épiscopales, qui en discuteront en vue de la prochaine assemblée, l’assemblée ordinaire, en octobre 2015. J’ai dit qu’elle a été publiée hier — elle avait déjà été publiée — mais hier elle a été publiée avec les questions adressées aux Conférences épiscopales et ainsi elle devient précisément  Lineamenta du prochain synode.

Nous devons savoir que le synode n’est pas un parlement, où vient le représentant de telle ou telle Église... Non, ce n’est pas cela. Un représentant vient, c’est vrai, mais la structure n’est pas parlementaire, elle est totalement différente. Le synode est un espace protégé afin que l’Esprit Saint puisse œuvrer. Il n’y a pas eu d’opposition entre factions, comme au parlement où cela est licite, mais une confrontation entre évêques, qui est apparue après un long travail de préparation et qui se poursuivra à présent dans un autre travail, pour le bien des familles, de l’Église et de la société. C’est un processus, c’est le chemin synodal normal. À présent, cette relation circule dans les Églises particulières et ainsi se poursuit en elles le travail de prière, de réflexion et de discussion fraternelle afin de préparer la prochaine assemblée.

Tel est le synode des évêques.

Nous le confions à la protection de la Vierge notre Mère. Qu’Elle nous aide à suivre la volonté de Dieu en prenant les décisions pastorales qui aident plus et mieux la famille.

Je vous demande d’accompagner ce parcours synodal jusqu’au prochain synode par la prière.

Que le Seigneur nous illumine, nous fasse aller vers la maturation de ce que, comme synode, nous devons dire à toutes les Églises. Et à ce sujet, votre prière est importante.



Je salue cordialement les personnes de langue française, en particulier les pèlerins du diocèse de Reims.

Alors que nous nous préparons à l’avènement du Sauveur, dans notre monde et dans nos cœurs, je vous demande d’accompagner par votre prière le parcours synodal commencé, pour le plus grand bien de la famille.

Que Dieu vous bénisse !
http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2014/documents/papa-francesco_20141210_udienza-generale.html

© Copyright - Libreria Editrice Vaticana

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« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).


Dernière édition par Pearl le Mer 31 Déc - 10:01, édité 1 fois
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Marthe

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MessageSujet: En matière de morale, Jésus était bien plus exigeant que les Pharisiens   Mer 31 Déc - 6:54

30 décembre 2014 17:43
http://christroi.over-blog.com/2014/12/en-matiere-de-morale-jesus-etait-bien-plus-exigeant-que-les-pharisiens.html

En matière de morale, Jésus était bien plus exigeant que les Pharisiens


Au cours du Synode sur la famille, on a vu se dégager deux tendances. La première était celle des évêques désireux d’assouplir certaines règles concernant la communion aux divorcés-remariés ; la seconde, celle des évêques désireux d’en rester à la pratique actuelle. On a entendu des tenants de la première tendance traiter les tenant de la seconde de “pharisiens”, au motif qu’ils étaient fermés à l’amour et à la compassion qu’on trouve dans les enseignements de Jésus. Accusation assez facilement reprise par des journalistes peu au fait de la doctrine et de la théologie.

Accusation assez curieuse, aussi, quand ont sait que dans les Evangiles, ceux qui sont présentés comme étant ouverts au divorce et au remariage sont précisément les... Pharisiens !

Reprenons quelques passages de l’Ecriture :

Mat. 19, 1-9 : « Or, quand Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain. Des foules nombreuses le suivirent, et là il guérit leurs malades. Des Pharisiens l’abordèrent pour le mettre à l’épreuve, et dirent : “Est-il permis à l’homme de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ?” Il répondit : “N’avez-vous pas lu que celui qui (les créa), au commencement, les fit mâle et femelle, et qu’il dit : A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni !” Ils lui dirent : “Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce et de la répudier ?” Il leur dit : “C’est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes : mais, au commencement, il n’en fut pas ainsi. Or je vous dis que celui qui répudie sa femme, si ce n’est pour adultère, et en épouse une autre, commet un adultère.” »

Plaçons ce passage dans son contexte historique. Dans le judaïsme pharisaïque, le divorce et le remariage étaient légalement et moralement admis. Par contre, il existait au sein-même du pharisaïsme différentes écoles qui débattaient sur ce qui pouvait être considéré comme un motif valide de divorce. Ainsi, l’école de Shammaï considérait qu’un homme pouvait répudier son épouse si celle-ci l’avait gravement offensé. L’école de Hillel, de son côté, enseignait que tout homme qui avançait un quelconque motif pouvait répudier sa femme.

Et c’est parce qu’il y avait ces interprétations variées que les Pharisiens décident d’interroger Jésus : ils débattaient du sujet au sein de leurs écoles et voulaient connaître le point de vue de ce jeune rabbi de Nazareth qui impressionnait tant les foules.

Et voici que, à la surprise générale, Jésus ne donne raison à aucune des écoles. Son enseignement sur le mariage est bien plus conservateur et restrictif que celui de l’école de Hillel. Pour Jésus, le seul motif de séparation qu’on puisse avancer est la “porneïa”, c’est-à-dire l’union illégitime parce que factice, inexistante de fait.

Sur la base de cet enseignement, l’Eglise catholique a toujours enseigné que seul un mariage dont on peut prouver qu’il a été conclu de façon invalide peut justifier la séparation de l’homme et de la femme.

De toutes les écoles de pensées qu’on trouve chez les Israélites religieux du premier siècle, c’est celle des Esséniens qui se rapproche le plus des enseignements de Jésus ; précisément parce qu’elle critique les autres courants juifs (les Sadducéens ou les Pharisiens) en leur reprochant de violer les principes de la monogamie tels qu’ils ont été consignés dans les célèbres rouleaux de la Mer Morte : « Ceux qui élèvent des murs fragiles sont ceux qui sont surpris (...) en train de forniquer : ils prennent deux épouses alors même qu’au moment de la création il a été dit “mâle et femelle Il les créa”. » (Gen. 1, 27 ; Codex Damascus, 4, 20-21)

Pour les Pharisiens, tout spécialement ceux de l’école de Hillel, le divorce et le remariage n’étaient ni illégaux ni immoraux. Il n’y avait rien d’incorrect dans le fait de chasser sa première épouse pour en prendre une autre car cette pratique passait pour être en total accord avec les “commandements de Moïse”.

Quand on demandait aux Pharisiens : « Est-ce qu’un homme qui s’est séparé de sa femme pour en épouser une autre est en accord avec Dieu et avec le peuple de Dieu ? » ils pouvaient répondre : «

Mais oui, bien sûr : le divorce est recommandé par Moïse ! »

Mais si l’on avait posé cette même question à Jésus, il aurait invariablement répondu : « Celui qui se sépare de sa femme pour en prendre une autre commet un adultère ».

Il viole en effet l’un des Dix Commandements qui sont un condensé de la loi et divine et naturelle.

Dans le catholicisme, il faut être en état de grâce pour recevoir la communion. Or, être en état de grâce signifie, entre autres choses, être “en accord” avec Dieu et avec l’Eglise. Et l’adultère est bien plus grave que la violation des rubriques liturgiques ou des coutumes d’une Eglise locale : car être opposé à l’adultère ne relève ni d’une question de légalité ni d’une question de traditionalisme mais d’une question de conformité à la Loi divine.
Il est donc bien clair que ceux qui, aujourd’hui, défendent la pratique traditionnelle de l’Eglise sur le divorce et le remariage sont totalement dans la ligne de l’enseignement de Jésus alors que ceux qui souhaitent un assouplissement de cette pratique pour des motifs pastoraux sont dans la ligne des enseignements des Pharisiens.On voit donc qu’il n’y a aucune légitimité - si l’on se base sur l’exégèse - à associer la position du Cardinal Burke à du pharisaïsme et celle du Cardinal Kasper à de la charité évangélique.

Si l’on revient aux Pharisiens, on voit qu’à tout moment Jésus leur reproche surtout d’avoir des raisonnements alambiqués et contournés leur permettant de justifier qu’ils puissent s’écarter de la Loi divine.

Par exemple dans Marc 7, 9-13 : « Et [Jésus] leur dit : “Vous annulez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère ; et que celui qui maudira son père ou sa mère soit puni de mort ; mais vous, vous ajoutez : à moins qu’il n’ait dit à son père ou à sa mère : tout ce dont je pourrais t’assister est corban, c’est-à-dire, un don consacré à Dieu. Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère ; anéantissant la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables." »

Ici, Jésus critique les Pharisiens qui inventent le principe de la “ruse légale” permettant à des fils de donner tous leurs biens à un sanctuaire pour éviter d’avoir à aider leurs parents dans le besoin. Il rappelle que ce sont les principes moraux des Dix Commandements - loi divine et naturelle - qui doivent l’emporter sur les prescriptions cultuelles et rituelles développées au sein de la communauté, et non l’inverse.

Au sein de l’Eglise, beaucoup estiment déjà que la facilité avec laquelle les tribunaux ecclésiastiques décrètent les nullités de mariages menace de saper l’enseignement clair de Jésus sur l’indissolubilité du mariage ; et ce pourrait être bien pire si la validité d’un mariage devait être laissée à l’appréciation de chaque fidèle, comme le souhaitent certains. Le grand nombre de motifs qu’on va désormais avancer pour justifier la nullité d’un premier mariage ne va-t-il pas apparaître comme une nouvelle forme de casuistique religieuse - semblable à celle des Pharisiens - visant à éviter d’avoir à respecter la loi divine ?

Beaucoup de fidèles imaginent déjà que si Jésus revenait vivre au XXIe siècle, il adapterait son enseignement aux situations actuelles et féliciterait les fidèles qui ont trouvé le moyen habile de rejeter son enseignement pour préserver leurs façons de vivre. Toutefois, si l’on se reporte au Sermon sur la Montagne, on constate que Jésus ne se plie pas aux coutumes de son époque défendues par les Pharisiens et par certains Juifs. Au contraire, il dit clairement à ceux qui l’écoutent : « Si votre justice ne surpasse pas celle des Scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Mt. 5, 20)

Les Pharisiens étaient satisfaits de simplement savoir que quelqu’un n’était pas un meurtrier. Jésus va plus loin : il interdit purement et simplement toute forme de colère.

Les Pharisiens étaient satisfait d’apprendre que quelqu’un avait évité l’adultère. Jésus va plus loin : il condamne jusqu’au simple coup d’œil lubrique.

Les Pharisiens était satisfaits d’apprendre qu’un divorce avait été prononcé de façon légale. Jésus va plus loin : il interdit purement et simplement le divorce.

Les Pharisiens étaient contents lorsqu’ils étaient fidèles à leurs serments. Jésus va plus loin : il interdit de jurer, c’est-à-dire de prendre Dieu à témoin dans un serment.

Les Pharisiens étaient contents d’avoir limité les représailles entre deux personnes grâce à la loi du talion. Jésus va plus loin : il condamne toute forme de représailles.

Les Pharisiens étaient satisfaits lorsqu’ils aimaient leurs voisins, leurs proches. Jésus va plus loin : il nous demande d’aimer même nos ennemis.

L’idée actuellement très répandue selon laquelle l’enseignement moral de Jésus était moins exigeant - ou plus souple - que celui des Pharisiens est donc totalement erronée. Il est vrai que Jésus n’était pas particulièrement attaché aux nombreux rites de purification pratiqués par les Pharisiens ; mais en matière de morale, il était bien plus exigeant que les Pharisiens !

Ce que le prochain Synode aura à faire, c’est d’indiquer les voies que les fidèles auront à suivre pour répondre à l’appel de Jésus : «

Et vous, soyez parfaits comme est parfait votre Père dans les Cieux » (Mt. 6, 48).

C’est de cette pastorale-là dont le monde a besoin. Comme elle n’est pas facile à mettre en œuvre, on peut estimer que les pères synodaux, s’ils ne veulent pas verser dans un nouveau pharisaïsme, auront bien besoin de nos prières.

Source: http://www.proliturgia.org/
28/12/2014 : REFLEXIONS POUR LE DIMANCHE DE LA SAINTE FAMILLE.

_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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Pearl
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MessageSujet: Re: Synode 2015 sur la Famille   Lun 7 Sep - 17:40

Cardinal Robert Sarah : Quel genre de miséricorde pastorale?‏


> Les "Lineamenta" indiquent que, dans le contexte ecclésial beaucoup plus vaste qui est défini par "Evangelii gaudium”, le nouveau chemin tracé par le synode extraordinaire a comme point de départ les ”périphéries de l’existence", qui nécessitent une approche pastorale caractérisée par une "culture de la rencontre, capable de reconnaître l’œuvre librement réalisée par le Seigneur, y compris en dehors de nos schémas habituels, et d’assumer sans restrictions cet état d’'hôpital de campagne' qui est tellement utile à l’annonce de la miséricorde de Dieu" (introduction aux questions après la “Relatio synodi", première partie).
>
> Dès lors la question qu’il convient de se poser est la suivante : quelles sont ces périphéries de la vie dans le nouveau contexte socio-culturel auquel nous sommes actuellement confrontés ?
>
> L'impact de la mondialisation sur les cultures humaines a été tellement destructeur que non seulement les institutions sociales traditionnelles, mais également les valeurs qui soutiennent celles-ci, ont été ébranlées jusque dans leurs fondements. Une idéologie relativiste est en train de se répandre dans toutes nos sociétés contemporaines par l’intermédiaire du pouvoir politique et législatif (par exemple du fait de nouvelles lois qui déconstruisent la famille et le mariage et qui spéculent sur la vie humaine), du pouvoir financier (dans le cas des fonds destinés au développement et dont l’attribution est conditionnée par l'adoption de documents "anti-famille" et "anti-vie"), et tout particulièrement du pouvoir des médias.
>
> Si nous en croyons le président du conseil des conférences des évêques d’Europe, “la vie commune de facto est désormais devenue la norme" dans les pays de l’hémisphère Nord, une donnée qui est confirmée par des études sociologiques. Vivre dans une famille chrétienne, selon les valeurs de l’Évangile, est devenu une situation marginale par rapport à ce que fait la majorité des gens. Les familles chrétiennes, dans ce contexte, sont maintenant en minorité non seulement au point de vue numérique, mais également au point de vue sociologique. Elles sont victimes de discriminations silencieuses mais oppressantes et implacables. Tout est contre elles : les valeurs dominantes, la pression médiatique et culturelle, les liens financiers, la législation en vigueur, et ainsi de suite. Et l’Église elle-même, à travers des documents tels que les "Lineamenta", semble les pousser, elle aussi, vers une telle situation.
>
> Si les "Lineamenta" sont formulés dans le langage dont nous avons pu prendre connaissance, quel type d’Église s’occupera alors de ce "petit reste" ? Qui fera entendre la voix miséricordieuse du Bon Pasteur, qui ne cesse de nous répéter : "Sois sans crainte, petit troupeau" (Lc 12, 32) ?
>
> Est-ce que nous n’avons pas rencontré ici la véritable "périphérie" de notre village planétaire postmoderne ? Espérons que le synode qui va avoir lieu ne chasse pas de la "grotte de Bethléem" (l’Église) la petite famille chrétienne qui a trouvé de la place dans les auberges de la "Cité du roi David" (notre monde globalisé). Les belles familles chrétiennes qui, à l’heure actuelle, vivent héroïquement les valeurs exigeantes de l’Évangile sont aujourd’hui les véritables périphéries de notre monde et de nos sociétés, qui parcourent la vie comme si Dieu n’existait pas.
>
> En plus de ce "petit reste", il existe une seconde catégorie qui demande, à haute voix, qu’on lui accorde davantage d’attention pastorale. Il s’agit des victimes du système postmoderne, qui ne s’avouent pas vaincues. Elles ne se sentent pas chez elles dans ce monde sans Dieu. Elles portent en elles la nostalgie de la chaleur de la "famille chrétienne", mais elles ne sentent pas en elles la force qui leur permettrait de revenir à ce mode de vie radicalement évangélique.
>
> On a l’impression que nous présentons aujourd’hui à ces personnes une Église rigide, une mère qui ne les comprend plus et qui leur ferme la porte au nez. Et il y a des gens qui s’efforcent de les convaincre qu’elles sont jugées et condamnées précisément par ceux-là mêmes qui devraient les accueillir et prendre soin d’elles. Personne n’a le droit, au lieu de les aider à découvrir l’horreur du péché et à demander à en être libérées, de leur offrir un genre de “miséricorde” qui n’a pas d’autre effet que de les laisser s’enfoncer encore plus profondément dans le mal.
>
> Toutefois ces frères et ces sœurs qui ont été vraiment blessés par la vie ne se laissent pas tromper par ce comportement. Ils ont soif de vérité en ce qui concerne leur vie, pas de commisération ou de propos douceâtres. Ils savent très bien qu’ils sont victimes du système mondial qui a pour objectif d’affaiblir et de détruire l’Église. Ils ne sont pas de ceux qui répandent des idéologies relativistes qui sapent les fondements de la doctrine chrétienne et annulent la Croix du Christ.
>
> Ils se perçoivent comme semblables au pécheur dont parle saint Augustin, qui, bien que ne ressemblant pas à Dieu par l’irréprochabilité qu’il a perdue, désire néanmoins lui ressembler par l’horreur que lui inspire le péché. C’est pour cette raison, en effet, qu’ils ne veulent pas qu’on les empêche de crier au ciel : "Qui nous donnera le salut ?”, "Jésus, fils de David, aie pitié de moi !" et qu’on leur promette au contraire quelque chose que le Christ n’a jamais promis de donner.
>
> Dieu n’a jamais fermé son cœur à ces frères et à ces sœurs et l’Église, qui est sa servante, ne peut pas non plus le faire. Mais comment l’Église peut-elle adopter une approche pastorale de miséricorde à leur égard ? En évitant de mettre, par la communion sacramentelle, un pansement sur une blessure qui n’a pas été soignée par le sacrement de la réconciliation reçu comme il se doit.
>
> Si son approche pastorale doit être non pas la condamnation, qui maltraite la personne blessée alors que celle-ci est déjà porteuse d’une plaie qui saigne, mais plutôt la présence pleine de compassion, alors l’Église ne peut pas faire semblant d’ignorer l'existence réelle des dommages provoqués par la blessure ; elle doit au contraire appliquer le baume qui provient de son cœur, de telle sorte que cette blessure puisse être soignée et pansée en vue de la véritable guérison.
>
> Cette sorte de présence respectueuse, avec une manière renouvelée de voir les faits qui vient de Dieu, ne qualifiera donc jamais de "bon" quelque chose qui est mauvais ou de "mauvais" quelque chose qui est bon, comme le rituel d’ordination des évêques le leur rappelle. Il s’agit d’une pastorale d’espérance et d’attente, de même que le père miséricordieux attend son fils prodigue. Comme le Bon Pasteur, l’Église devra aller chercher ses enfants qui se sont éloignés, les prendre sur ses épaules, les tenir serrés, et ne pas les renvoyer de nouveau dans les ronces qui ont lacéré leur vie. Voilà la signification de la miséricorde pastorale.

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