La Chapelle de la Sainte-Famille

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 pour la France

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Pearl
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MessageSujet: pour la France   Ven 13 Mar - 21:46


Méditation de l’Abbé Ronan de Gouvello

Posté le 12 mars 2015

« Je suis noire mais je suis belle » Ct 1,5

Ce verset du cantique des cantiques, est écrit en lettres d’or sur le retable du XVIIème siècle qui orne la chapelle Sainte Anne au Sanctuaire de Rocamadour. Comme un millier de sanctuaires en Europe, dont deux cents en France, ce sanctuaire vénère la Vierge Marie comme Vierge Noire .

Elle est « noire mais belle ». Noire, pas d’abord pour la couleur de sa peau mais davantage pour l’expression de son état d’âme. Noire, c’est-à-dire frappée par une épreuve immense comme un glaive de douleur qui lui transperce le cœur.

Belle car debout, ferme comme le roc dans son Espérance : cette épreuve ne l’a pas aigrie, elle n’a pas failli dans son âme immaculée. D’où lui vient cette force d’âme ? L’Evangile des noces de cana nous permet d’entrevoir une des grandes vertus qui habitent la Vierge Marie. Rappelez-vous la réaction étonnante de Jésus à la remarque de sa Mère : « Ils n’ont plus de vin ». Jésus semble stupéfait : « Femme, que me veux-tu ? mon heure n’est pas encore venue. » Jésus comprend dans la demande de sa Mère, qu’elle l’invite à vivre dès maintenant son heure, d’anticiper le moment de sa Passion, comme s’il lui disait : « Mesures-tu ce que tu me demandes ? le prix de ta requête ? » L’invitation de Marie aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira ! » semble confirmer la disposition intérieure de la Vierge. Elle fait écho à un autre passage de la Bible, cent cinquante ans avant la venue de Jésus et rapporté par le deuxième livre des Maccabées. Une maman avait été arrêté avec ses sept fils par le tyran Antiochus Epiphane IV, ce dernier avait envahie la Terre Sainte et cherchait à faire abjurer les juifs en les contraignant à manger de la viande interdite par la loi. Certains renièrent l’alliance de leurs pères, d’autres s’enfuirent, d’autres encore prirent les armes. Beaucoup furent martyrisés pour leur fidélité. Le récit de la mort de cette famille est bouleversant ; l’on voit la maman encourager ses fils à être fidèles à Dieu au prix de leur vie, au prix de sa maternité. Dans une très grande cruauté, Antiochus, mis en échec par la résistance héroïque de ces enfants, fit périr un à un chacun d’eux. « Éminemment admirable et digne d’une illustre mémoire fut la mère qui, voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, le supporta courageusement en vertu des espérances qu’elle plaçait dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères, et, remplie de nobles sentiments, elle animait d’un mâle courage son raisonnement de femme. » 2M 7,20-21. Bien plus qu’une simple mort héroïque, cette maman enfantait l’humanité entière dans l’espérance de la résurrection des morts : pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité était explicitement confessée la foi en la résurrection, au prix de sa maternité.

A Cana, la Vierge Marie offre son Fils, son unique, celui qu’elle chérit, quand elle porte dans son cœur le désir du Salut du Monde, le don de la Vie en surabondance (Jn 10,10). La Vierge Marie connaît le prix de notre Salut, le prix de notre sainteté car on ne devient saint que parce que quelqu’un l’a désiré pour nous. Rappelez-vous Blanche de Castille pour Saint Louis, Ste Thérèse de Lisieux pour Pranzini. La sainteté naît d’une maternité spirituelle. « Mon premier enfant » s’exclamera sainte Thérèse à l’annonce du signe de conversion du criminel avant son exécution.

La France a comme patronne principale la Vierge Marie et patronnes secondaires Ste Jeanne d’Arc et Ste Thérèse. Prier pour la France, c’est choisir de s’offrir dans une maternité d’Espérance, quel qu’en soit le prix, pour que le Seigneur nous donne les saints dont notre pays a tant besoin.

Ce temps de Carême qui s’ouvre peut être vécu comme une invitation à parrainer un saint ou une sainte du nouveau millénaire dans le secret du cœur, dans le silence des petits sacrifices et de la fidélité à la prière.

Que Notre-Dame nous introduise à cette école de l’Amour dont Elle est la pédagogue éminente, le modèle héroïque de la mère dans les bras de laquelle on ne connaît aucune déception.


Abbé Ronan de Gouvello


L’Abbé Ronan de Gouvello a été ordonné prêtre en 1998 par Mgr Gaidon pour le diocèse de Cahors. Il est actuellement curé de la paroisse de Gramat et Recteur du Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadou




‹ Prophétie de saint Pie X sur la France
Prière, jeûne, miséricorde ›


8 commentaires pour “Méditation de l’Abbé Ronan de Gouvello”




Un temps de pénitence


Chers amis, nous voilà déjà arrivés au Carême ! Cela coïncide avec notre entrée dans le deuxième trimestre de notre neuvaine. L'Eglise nous invite chaque année à ce temps de pénitence pour nous retourner vers Dieu de tout notre cœur, nommer et refuser notre péché. La prière, le jeûne et le partage sont les actes que le Seigneur nous exhorte à poser pour Lui faire plus de place dans notre vie. Si nous Lui donnons la première place alors nous aurons le désir de Le communiquer autour de nous et nous serons davantage disponibles à notre prochain, à tous ceux qu'Il met sur notre route. La grâce de cette neuvaine est de prier et de jeûner pour la France, c'est-à-dire pour…
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Pearl
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MessageSujet: Re: pour la France   Ven 13 Mar - 21:58


Méditation de Mgr Nicolas Brouwet.
Posté le 10 février 2015

La primauté de la grâce



Prier, c’est d’abord confesser que nous croyons à la puissance de la grâce, à sa primauté sur l’action humaine. C’est confesser que nous gardons fermement l’espérance et que nous ne baissons pas les bras même si l’avenir peut nous paraître sombre ou incertain.

Prier
ainsi, c’est nous situer dans la longue foule des fidèles qui s’en sont remis à Dieu alors qu’à vue humaine rien n’était plus possible. Je pense à Judith portée par la prière de tout Israël qui implore le Seigneur :

« Ce n’est pas dans le nombre que réside ta force, ni ton pouvoir en des hommes vigoureux. Mais tu es le Dieu des humbles, secours des opprimés, protecteur des faibles, refuge des délaissés, sauveur des désespérés. Oui, toi, Dieu de mon père, Dieu de l’héritage d’Israël, maître du ciel et de la terre, créateur des eaux, roi de tout ce que tu as créé, oui, exauce ma supplication ! » (Judith 9, 11-12).

Tant d’hommes et de femmes de foi nous ont montré comment avancer en laissant le Seigneur nous prendre la main sans jamais nous décourager !

« Nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins, (…), écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. »

Laisser de la place à Dieu


Prier, c’est également professer que, si nous nous engageons de toutes nos forces dans l’action, nous savons pourtant que tout ne dépend pas de nos projets, de nos idées, de nos initiatives ou de notre générosité. Prier, c’est laisser de la place à Dieu pour qu’il agisse dans les cœurs comme il l’entend, même si cela ne correspond pas à ce que nous avions imaginé, prévu, envisagé.

Lorsqu’on prie, on s’offre à la grâce sans retenue. On accepte alors de ne plus tout contrôler mais d’être un instrument de la bienveillance de Dieu pour son peuple. On entre humblement dans son projet de salut pour tous les hommes en renonçant à tout savoir, à tout conduire, à tout maîtriser.

Prier pour la France

Lorsque nous prions pour la France, nous reconnaissons que, citoyens d’une république, enfants d’une même nation, nous partageons avec tous les Français une communauté de destin. Nous vivons sous les mêmes lois, nous partageons une même terre, nous parlons la même langue, nous héritons d’une même culture ; nous travaillons les uns avec les autres et les uns pour les autres. Nos vies sont imbriquées. En priant pour la France, nous remettons entre les mains du Seigneur cette vie partagée, cette communauté que nous façonnons ensemble par nos engagements, nos idéaux, nos manières de vivre, de penser, de parler ou d’envisager l’avenir, souvent si différentes, parfois si opposées.

En priant pour la France, nous plaçons cette dépendance mutuelle sous le regard du Christ. Parce que, même si parfois elle nous déroute et nous déstabilise, elle est le lieu de notre mission, de notre témoignage, de notre sanctification. Dans cette prière, en effet, nous demandons aussi à Dieu de servir et d’aimer notre pays dans les circonstances présentes, nous rendant disponibles à ce qu’il veut réaliser à travers nous.

A quelques jours de la fête de Notre-Dame de Lourdes (le 11 février) et de Sainte Bernadette (le 18 février), je confie notre nation au Seigneur par l’intercession de Marie immaculée afin que, par sa prière, elle veille sur notre pays et prépare les cœurs à accueillir la joie de l’Evangile.



Mgr Nicolas Brouwet est né en 1962 à Suresnes (Hauts-de-Seine). Il a été ordonné prêtre en 1992 pour le diocèse de Nanterre et évêque en 2008. Après avoir été évêque auxiliaire de Nanterre, il a été nommé en 2012 évêque de Tarbes et Lourdes. Il est titulaire d’une Licence de théologie du mariage et de la famille de l’Université du Latran (Rome)

‹ Accueillons Notre Dame de France dans notre paroisse et dans notre maison!
Refusons la fatalité avec Notre Dame de Lourdes! ›


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MessageSujet: Re: pour la France   Jeu 16 Juil - 7:20

Méditation de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées

A force de douter de tout, on finit par ne plus croire en rien. Il en va de la France comme du reste. Au fond, la France existe-t-elle ? N’est-elle pas un songe fabriqué par nos sommeils pour nous éloigner du présent, de sa composition multiple, de ses courants divers ? La France, n’est-elle pas une invention bricolée par des nostalgiques d’un temps qui n’a jamais existé ?

A ces questions, extrêmes mais présentes aujourd’hui, il faut répondre. C’est à dire qu’il faut parler. Le silence ne suffit plus, fût-il réprobateur.

Pour dire la France, il convient d’abord de redire simplement ce qui est et ce qui fut. Ce qui est au plus près de l’évidence et ce qui fut au plus près de l’histoire. C’est là une très claire mais très âpre tâche. Tâche difficile parce qu’on ne peut plus dire ce que l’on voit à cause du politiquement correct ; et on ne veut plus voir ce que l’on voit à cause de l’idéologiquement suspect.

La tâche de voir et de dire la France, dans sa naissance par exemple, implique la rigueur. Nous ne renoncerons jamais à la rigueur. J’en appelle à la rigueur la plus stricte. J’oserai même dire : s’il y a doute, affirmons le minimum. Ne nous laissons pas emporter par un lyrisme démodé sur notre pays. Les faits sont suffisants. Ne les craignons pas en y rajoutant.

Par exemple, pour ce qui fut : la rigueur historique écrème l’histoire en la décontaminant des excès « légendaires ». Nous les abandonnons volontiers, même si leur fausseté n’est pas toujours assurée. Encore une fois : dans le doute et face à des idéologies qui ne nous passeront rien, nous abandonnons les faits mal attestés, nous renonçons par avance aux approximations. Mais ce qui reste suffit amplement. Surabondamment.

Intéressons-nous à la naissance de la France. Appliquons lui la rigueur de l’histoire.

La France est-elle née un jour et Clovis y est-il pour quelque chose ? Qu’on renonce au vase de Soissons est une chose, qu’on jette aux oubliettes le baptême de Clovis en est une autre. Or si la France est une vocation, une histoire et un destin, elle est aussi et avant tout une naissance. N’existe que ce qui est né. Pour être quelque chose ou quelqu’un, il faut naître comme une entité en soi, une réalité autre que toutes celles qui préexistent à elle : un enfant vient de ses parents mais, par sa naissance, il existe et vit comme un individu différent.

Le très savant « Dictionnaire encyclopédique du Moyen Age » (édition du Cerf, 1997) dans son article « Clovis » ne laisse aucun doute :

« Les dernières années de Clovis virent l’annexion au prix du sang des royaumes francs de Gaule du Nord qui subsistaient encore, ce qui lui permit enfin d’être dénommé « roi des Francs ». Le roi légiféra également, faisant notamment rédiger la première version de la Loi salique. Quelques mois avant sa mort, il réunit à Orléans en juillet 511 un synode des évêques de Gaule qui présida à la naissance de l’Eglise mérovingienne. Le roi mourut à la fin de l’année il laissa à ses fils le plus puissant royaume barbare d’Occident et, qui plus est, son premier Etat catholique. » Le même article conclut : « C’est donc à juste titre que Clovis, dont le peuple a donné son nom à la France, mérite d’être considéré comme son lointain fondateur et son premier roi. »

Par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique. Si Clovis se fait couronner à Tours, en 508, ce n’est pas pour des raisons politiques mais parce que Saint Martin y est enterré. S’il choisit Paris comme capitale, ce n’est pas « pour des raisons stratégiques (d’autres villes avaient une plus grande importance militaire) mais vraisemblablement en raison du lieu de la sépulture de sainte Geneviève (sans doute morte en 502), dont les liens avec la dynastie franque naissante avaient été si étroits. » (ibid. p.348) Nous le savons, Clovis et Clotilde voulurent être enterrés à côté d’elle.

On peut toujours mettre en doute la conversion de Clovis à la bataille de Tolbiac. On ne peut pas douter de son baptême par saint Remi à Reims, très probablement en 496. Le père de Clovis, Childéric, avait lui-même noué des liens stables avec l’évêque Remi et sainte Geneviève. Qu’on soupçonne des volontés politiques derrière ces relations ou cette conversion ne fait que confirmer l’affaire : le lien étroit entre la naissance d’une nation, c’est l’aspect politique, sa terre, c’est l’aspect géographique, et la foi catholique, c’est l’aspect religieux.

En revenant à la naissance de la France, nous répondons à la première question humaine : d’où vient-elle ? La réponse éclaire et soulage comme le terme atteint d’une quête des origines conduite par un enfant orphelin. Mais nous scrutons aussi sa conception : parler de Clovis et de Clotilde, c’est transcrire l’ADN de la France. C’est établir son code génétique. L’histoire d’un homme le façonne mais sans jamais supprimer cette donnée fondamentale, ce patrimoine qui porte sa liberté.

Depuis Clovis, quinze siècles mouvementés enrichissent la France. Doit-on pour autant lui faire renoncer à son origine ?

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