La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Dévotions à la Très Sainte Vierge Marie

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Marthe



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MessageSujet: Dévotions à la Très Sainte Vierge Marie   Mer 19 Fév - 22:32


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"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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Marthe



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MessageSujet: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge - St Louis-Marie Grignion de Montfort   Mer 19 Fév - 22:38


http://voiemystique.free.fr/marie_notre_mere.htm
 
TRAITÉ DE LA VRAIE DÉVOTION À LA SAINTE VIERGE [LA NÉCESSITÉ DE LA DÉVOTION A MARIE]


St Louis-Marie Grignion de Montfort


http://voiemystique.free.fr/vraie_devotion_1.htm
 
1. C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde.
 
2. Marie a été très cachée dans sa vie: c'est pourquoi elle est appelée par le Saint-Esprit et l'Église Alma Mater: Mère cachée et secrète. Son humilité a été si profonde qu'elle n'a point eu sur la terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être conne que de Dieu seul.
 
3. Dieu, pour l'exaucer dans les demandes qu'elle lui fit de la cacher, appauvrir et humilier, a pris plaisir à la cacher dans sa conception, dans sa naissance, dans sa vie, dans ses mystères, dans sa résurrection et assomption, à l'égard de presque toute créature humaine. Ses parents mêmes ne la connaissaient pas; et les anges se demandaient souvent les uns aux autres: Quae est ista? Qui est celle-là? Parce que le Très-Haut la leur cachait; ou, s'il leur en découvrait quelque chose, il leur en cachait infiniment davantage.
 
4. Dieu le Père a consentit qu'elle ne fit point de miracle dans sa vie, du moins qui éclatât, quoiqu'il lui en eût donné la puissance. Dieu le Fils a consenti qu'elle ne parlât presque point, quoiqu'il lui eût communiqué sa sagesse. Dieu le Saint-Esprit a consenti que ses Apôtres et ses Évangélistes n'en parlassent que très peu et qu'autant qu'il était nécessaire pour faire connaître Jésus-Christ, quoiqu'elle fût son Épouse fidèle.
 
5. Marie est l'excellent chef-d'oeuvre du Très-Haut, dont il s'est réservé la connaissance et la possession. Marie est la Mère admirable du Fils, qu'il a pris plaisir à humilier et à cacher pendant sa vie, pour favoriser son humilité, la traitant du nom de femme, mulier, comme une étrangère, quoique dans son coeur il l'estimât et l'aimât plus que tous les anges et les hommes. Marie est la fontaine scellée et l'Épouse fidèle du Saint-Esprit, où il n'y a que lui qui entre. Marie est le sanctuaire et le repos de la Sainte Trinité, où Dieu est plus magnifiquement et divinement qu'en aucun lieu de l'univers, sans excepter sa demeure sur les chérubins et les séraphins; et il n'est pas permis à aucune créature, quelque pure qu'elle soit, d'y entrer sans un grand privilège.
 
6. Je dis avec les saints: La divine Marie est le paradis terrestre du nouvel Adam, où il s'est incarné par l'opération du Saint-Esprit, pour y opérer des merveilles incompréhensibles. C'est le grand et le divin monde de Dieu, où il y a des beautés et des trésors ineffables. C'est la magnificence du Très-Haut, où il a caché, comme dans son sein, son Fils unique, et en lui tout ce qu'il y a de plus excellent et précieux. Oh! oh! que de choses grandes et cachées ce Dieu puissant a faites en cette créature admirable, comme elle est elle-même obligée de le dire, malgré son humilité profonde : Fecit mihi magna qui potens est. Le monde ne les connaît pas, parce qu'il en est incapable et indigne.
 
7. Les saints ont dit des choses admirables de cette sainte cité de Dieu; et ils n'ont jamais été plus éloquents et plus contents, comme ils l'avouent eux-mêmes, que quand ils en ont parlé. Après cela, ils s'écrient que la hauteur de ses mérites, qu'elle a élevés jusqu'au trône de la Divinité, ne se peut apercevoir; que la largeur de sa charité, qu'elle a plus étendue que la terre, ne se peut mesurer; que la grandeur de sa puissance, qu'elle a jusque sur un Dieu même, ne se peut comprendre; et, enfin, que la profondeur de son humilité et de toutes ses vertus et ses grâces, qui sont un abîme, ne se peut sonder. O hauteur incompréhensible! O largeur ineffable! O grandeur démesurée! O abîme impénétrable!
 
8. Tous les jours, d'un bout de la terre à l'autre, dans le plus haut des cieux, dans le plus profond des abîmes, tout prêche, tout publie l'admirable Marie. Les neuf choeurs des anges, les hommes de tous sexes, âges, conditions, religions, bons et mauvais, jusqu'aux diables, sont obligés de l'appeler bienheureuse, bon gré, mal gré, par la force de la vérité.
 
Tous les anges dans les cieux lui crient incessamment, comme dit saint Bonaventure: Sancta, sancta, sancta Maria, Dei Genitrix et Virgo; et lui offrent millions de millions de fois tous les jours la Salutation des anges : Ave, Maria, etc., en se prosternant devant elle, et lui demandant pour grâce de les honorer de quelques-uns de ses commandements. Jusqu'à saint Michel [qui], dit saint Augustin, quoique le prince de toute la cour céleste, est le plus zélé à lui rendre et à lui faire rendre toutes sortes d'honneurs, toujours en attente pour avoir l'honneur d'aller, à sa parole, rendre service à quelqu'un de ses serviteurs.
 
9. Toute la terre est pleine de sa gloire, particulièrement chez les chrétiens où elle est prise pour tutélaire et protectrice en plusieurs royaumes, provinces, diocèses et villes. Plusieurs cathédrales consacrées à Dieu sous son nom.
Point d'église sans autel en son honneur: point de contrée ni canton où il n'y ait quelqu'une de ses images miraculeuses, où toutes sortes de maux sont guéris et toutes sortes de biens obtenus. Tant de confréries et congrégations en son honneur! tant de religions sous son nom et sa protection! tant de confrères et de soeurs de toutes les confréries et tant de religieux et religieuses de toutes les religions qui publient ses louanges et qui annoncent ses miséricordes! Il n'y a pas un petit enfant qui, en bégayant l'Ave Maria, ne la loue; il n'y a guère de pécheurs qui, en leur endurcissement même, n'aient en elle quelque étincelle de confiance; il n'y a pas même de diable dans les enfers qui, en la craignant, ne la respecte.
 
10. Après cela, il faut dire, en vérité, avec les saints : De Maria nunquam satis.
On n'a point encore assez loué, exalté, honoré, aimé et servi Marie. Elle mérite encore plus de louanges, de respects, d'amours et de services.
 
11. Après cela, il faut dire avec le Saint-Esprit: Omnis gloria ejus filiae Regis ab intus: Toute la gloire de la fille du Roi est au dedans: comme si toute la gloire extérieure que lui rendent à l'envi toute la terre n'était rien, en comparaison de celle qu'elle reçoit au-dedans par le Créateur, et qui n'est point connue des petites créatures, qui ne peuvent pénétrer le secret des secrets du Roi.
 
12. Après cela, il faut nous écrier avec l'Apôtre: Nec oculus vidit, nec auris audivit, nec in cor hominis ascendit: Ni l'oeil n'a pas vu, ni l'oreille n'a entendu, ni le coeur de l'homme n'a compris les beautés, les grandeurs et excellences de Marie, le miracle des miracles de la grâce, de la nature et de la gloire. Si vous voulez comprendre la Mère, dit un saint, comprenez le Fils. C'est une digne Mère de Dieu: Hic taceat omnis lingua: Que toute langue demeure muette ici.
 
13. Mon coeur vient de dicter tout ce que je viens d'écrire, avec une joie particulière, pour montrer que la divine Marie a été inconnue jusqu'ici, et que c'est une des raisons pourquoi Jésus-Christ n'est point connu comme il doit être. Si donc, comme il est certain, la connaissance et le règne de Jésus-Christ arrivent dans le monde, ce ne sera qu'une suite nécessaire de la connaissance et du règne de la Très Sainte Vierge Marie, qui l'a mis au monde la première fois et le fera éclater la seconde.
 
[1. «DIEU A VOULU COMMENCER ET ACHEVER SES PLUS GRANDS OUVRAGES PAR LA TRÈS SAINTE VIERGE»]
 
14. J'avoue, avec toute l'Église, que Marie n'étant qu'une pure créature sortie des mains du Très-Haut, comparée à sa Majesté infinie, est moindre qu'un atome, ou plutôt n'est rien du tout, puisqu'il est seul "Celui qui est", et que, par conséquent, ce grand Seigneur, toujours indépendant et suffisant à lui-même, n'a pas eu ni n'a pas encore absolument besoin de la Très Sainte Vierge pour l'accomplissement de ses volontés et pour la manifestation de sa gloire. Il n'a qu'à vouloir pour tout faire.
 
15. Je dis cependant que, les choses supposées comme elles sont, Dieu ayant voulu commencer et achever ses plus grands ouvrages par la Très Sainte Vierge depuis qu'il l'a formée, il es à croire qu'il ne changera point de conduite dans les siècles des siècles, car il est Dieu, et ne change point en ses sentiments ni en sa conduite.
 
16. Dieu le Père n'a donné son Unique au monde que par Marie. Quelques soupirs qu'aient poussés les patriarches, quelques demandes qu'aient faites les prophètes et les saints de l'ancienne loi, pendant quatre mille ans, pour avoir ce trésor, il n'y a eu que Marie qui l'ait mérité et trouvé grâce devant Dieu par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus. Le monde étant indigne, dit saint Augustin, de (le) recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père, il l'a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle.
Le Fils de Dieu s'est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie.
Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie, mais après lui avoir demandé son consentement par un des premiers ministres de sa cour.
 
17. Dieu le Père a communiqué à Marie sa fécondité autant qu'une pure créature en était capable, pour lui donner le pouvoir de produire son Fils et tous les membres de son Corps mystique.
 
18. Dieu le Fils est descendu dans son sein virginal, comme le nouvel Adam dans son paradis terrestre, pour y prendre ses complaisances et pour y opérer en cachette des merveilles de grâce. Ce Dieu fait homme a trouvé sa liberté à se voir emprisonné dans son sein; il a fait éclater sa force à se laisser porter par cette petite fille; il a trouvé sa gloire et celle de son Père à cacher ses splendeurs à toutes créatures d'ici-bas, pour ne les révéler qu'à Marie; il a glorifié son indépendance et sa majesté à dépendre de cette aimable Vierge dans sa conception, en sa naissance, en sa présentation au temple, en sa vie cachée de trente ans, jusqu'en sa mort, où elle devait assister, et pour être immolé par son consentement au Père éternel, comme autrefois Isaac par le consentement d'Abraham à la volonté de Dieu. C'est elle qui l'a allaité, nourri, entretenu, élevé et sacrifié pour nous.
O admirable et incompréhensible dépendance d'un Dieu que le Saint-Esprit n'a pu passer sous silence dans l'Évangile, - quoiqu'il nous ait caché presque toutes les choses admirables que cette Sagesse incarnée a faites dans sa vie cachée -, pour nous en montrer le prix et la gloire infinie. Jésus-Christ a plus donné de gloire à Dieu son Père par la soumission qu'il a eue à sa Mère pendant trente années, qu'il ne lui en eût donné en convertissant toute la terre par l'opération des plus grandes merveilles. Oh!  qu'on glorifie hautement Dieu quand on se soumet, pour lui plaire, à Marie, à l'exemple de Jésus-Christ, notre unique modèle!
 
19. Si nous examinons de près le reste de la vie de Jésus-Christ, nous verrons qu'il a voulu commencer ses miracles par Marie. Il a sanctifié saint Jean dans le sein de sa mère sainte Elisabeth, par la parole de Marie; aussitôt qu'elle eût parlé, Jean fut sanctifié, et c'est son premier et plus grand miracle de grâce. Il changea, aux noces de Cana, l'eau en vin, à son humble prière, et c'est son premier miracle de nature.
Il a commencé et continué ses miracles par Marie; et il les continuera jusques à la fin des siècles par Marie.
 
20. Dieu le Saint-Esprit étant stérile en Dieu, c'est-à-dire ne produisant point d'autre personne divine, est devenu fécond par Marie qu'il a épousée. C'est avec elle et en elle et d'elle qu'il a produit son chef-d'oeuvre, qui est un Dieu fait homme, et qu'il produit tous les jours jusqu'à la fin du monde les prédestinés et les membres du corps de ce chef adorable : c'est pourquoi plus il trouve Marie, sa chère et indissoluble Épouse, dans une âme, et plus il devient opérant et puissant pour produire Jésus-Christ en cette âme et cette âme en Jésus-Christ.
 
21. Ce n'est pas qu'on veuille dire que la Très Sainte Vierge donne au Saint-Esprit la fécondité, comme s'il ne l'avait pas, puisque, étant Dieu, il a la fécondité ou la capacité de produire, comme le Père et le Fils, quoiqu'il ne la réduise pas à l'acte, ne produisant point d'autre Personne divine. Mais on veut dire que le Saint-Esprit, par l'entremise de la Sainte Vierge, dont il veut bien se servir, quoiqu'il n'en ait pas absolument besoin, réduit à l'acte sa fécondité, en produisant en elle et par elle Jésus-Christ et ses membres. Mystère de grâce inconnu même aux plus savants et spirituels d'entre les chrétiens.
 
22. La conduite que les trois Personnes de la Très Sainte Trinité ont tenue dans l'Incarnation et le premier avènement de Jésus-Christ, elles la gardent tous les jours, d'une manière invisible, dans la Sainte Église, et la garderont jusqu'à la consommation des siècles, dans le dernier avènement de Jésus-Christ.
 
23. Dieu le Père a fait un assemblage de toutes les eaux, qu'il a nommé la mer; et il a fait un assemblage de toutes ses grâces, qu'il a appelé Marie. Ce grand Dieu a un trésor ou un magasin très riche, où il a renfermé tout ce qu'il a de beau, d'éclatant, de rare et de précieux, jusqu'à son propre Fils; et ce trésor immense n'est autre que Marie, que les saints appellent le trésor du Seigneur, de la plénitude duquel les hommes sont enrichis.
 
24. Dieu le Fils a communiqué à sa Mère tout ce qu'il a acquis par sa vie et sa mort, ses mérites infinis et ses vertus admirables, et il l'a faite la trésorière de tout ce que son Père lui a donné en héritage; c'est par elle qu'il applique ses mérites à ses membres, qu'il communique ses vertus et distribue ses grâces; c'est son canal mystérieux, c'est son aqueduc, par où il fait passer doucement et abondamment ses miséricordes.
 
25. Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle Épouse, ses dons ineffables, et il l'a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu'il possède: en sorte qu'elle distribue à qui elle veut, autant qu'elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces, et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qui ne passe par ses mains virginales. Car telle est la volonté de Dieu, qui a voulu que nous ayons tout [par] Marie: car ainsi sera enrichie, élevée et honorée du Très-Haut celle qui s'est appauvrie, humiliée et cachée jusqu'au fond du néant par sa propre humilité, pendant toute sa vie. Voilà les sentiments de l'Église et des Saints Pères.
 
26. Si je parlais à des esprits forts de ce temps, je prouverais tout ce que je dis simplement, plus au long, par la Sainte Écriture, les Saints Pères, dont je rapporterai les passages latins, et par plusieurs solides raisons qu'on pourra voir au long déduites par le R. P.  Poiré en sa Triple Couronne de la Sainte Vierge. Mais comme je parle particulièrement aux pauvres et aux simples qui, étant de bonne volonté et ayant plus de foi que le commun des savants, croient plus simplement et avec plus de mérite, je me contente de leur déclarer simplement la vérité, sans m'arrêter à leur citer tous les passages latins, qu'ils n'entendent pas, quoique je ne laisse pas d'en rapporter quelques-uns, sans les rechercher beaucoup. Continuons.
 
27. La grâce perfectionnant la nature, et la gloire perfectionnant la grâce, il est certain que Notre Seigneur est encore dans le ciel aussi Fils de Marie qu'il l'était sur la terre, et que, par conséquent, il a conservé la soumission et l'obéissance du plus parfait de tous les enfants à l'égard de la meilleure de toutes les mères. Mais il faut prendre garde de concevoir en cette dépendance quelque abaissement ou imperfection en Jésus-Christ. Car Marie étant infiniment au-dessous de son Fils, qui est Dieu, ne lui commande pas comme une mère d'ici-bas commanderait à son enfant qui est au-dessous d'elle. Marie, étant toute transformée en Dieu par la grâce et la gloire qui transforme tous les saints en lui, ne demande, ne veut ni ne fait rien qui soit contraire à l'éternelle et immuable volonté de Dieu. Quand on lit donc, dans les écrits des saints Bernard, Bernardin, Bonaventure, etc., que dans le ciel et sur la terre, tout, jusqu'à Dieu même, est soumis à la Très Sainte Vierge, ils veulent dire que l'autorité que Dieu a bien voulu lui donner est si grande, qu'il semble qu'elle a la même puissance que Dieu, et que ses prières et demandes sont si puissantes auprès de Dieu, qu'elles passent toujours pour des commandements auprès de sa Majesté, qui ne résiste jamais à la prière de sa chère Mère, parce qu'elle est toujours humble et conforme à sa volonté.
Si Moïse, par la force de sa prière, arrêta la colère de Dieu sur les Israélites, d'une manière si puissante que ce très haut et infiniment miséricordieux Seigneur, ne pouvant lui résister, lui dit qu'il le laissât se mettre en colère et punir ce peuple rebelle, que devons-nous penser, à plus forte raison, de la prière de l'humble Marie, la digne Mère de Dieu, qui est plus puissante auprès de sa Majesté que les prières et intercessions de tous les anges et les saints du ciel et de la terre?
 
28. Marie commande dans les cieux sur les anges et les bienheureux. Pour récompense de son humilité profonde, Dieu lui a donné le pouvoir et la commission de remplir de saints les trônes vides dont les anges apostats sont tombés par orgueil. Telle est la volonté du Très-Haut, qui exalte les humbles, que le ciel et la terre et les enfers plient, bon gré mal gré, aux commandement de l'humble Marie, qu'il a faite la souveraine du ciel et de la terre, la générale de ses armées, la trésorière de ses trésors, la dispensatrice de ses grâces, l'ouvrière de ses grandes merveilles, la réparatrice du genre humain, la médiatrice des hommes, l'exterminatrice des ennemis de Dieu et la fidèle compagne de ses grandeurs et de ses triomphes.
 
29. Dieu le Père se veut faire des enfants par Marie jusqu'à la consommation du monde, et il lui dit ces paroles : In Jacob inhabita : demeurez en Jacob, c'est-à-dire faites votre demeure et résidence dans mes enfants et prédestinés, figurés par Jacob, et non point dans les enfants du diable et les réprouvés, figurés par Ésaü.
 
30. Comme dans la génération naturelle et corporelle il y a un père et une mère, de même dans la génération surnaturelle et spirituelle il y a un père qui est Dieu et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère; et qui n'a pas Marie pour Mère n'a pas Dieu pour Père. C'est pourquoi les réprouvés, comme les hérétiques, schismatiques, etc., qui haïssent ou regardent avec mépris ou indifférence la Très Sainte Vierge, n'ont point Dieu pour père, quoiqu'ils s'en glorifient, parce qu'ils n'ont pas Marie pour mère: car, s'ils l'avaient pour mère, ils l'aimeraient et l'honoreraient comme un vrai et bon enfant aime naturellement et honore sa mère qui lui a donné la vie.
Le signe le plus infaillible et le plus indubitable pour distinguer un hérétique, un homme de mauvaise doctrine, un réprouvé, d'avec un prédestiné, c'est que l'hérétique et le réprouvé n'ont que du mépris ou de l'indifférence pour la Très Sainte Vierge, tâchant, par leurs paroles et exemples, d'en diminuer le culte et l'amour, ouvertement ou en cachette, quelquefois sous de beaux prétextes. Hélas! Dieu le Père n'a pas dit à Marie de faire sa demeure en eux, parce qu'ils sont des Esa.
 
31. Dieu le Fils veut se former et, pour ainsi dire, s'incarner tous les jours, par sa chère Mère, dans ses membres, et il lui dit: In Israel haereditare: Ayez Israël pour héritage. C'est comme s'il disait: Dieu mon Père m'a donné pour héritage toutes les nations de la terre, tous les hommes bons et mauvais, prédestinés et réprouvés; je conduirai les uns par la verge d'or et les autres par la verge de fer; je serai le père et l'avocat des uns, le juste vengeur des autres, et le juge de tous; mais pour vous, ma chère Mère, vous n'aurez pour votre héritage et possession que les prédestinés figurés par Israël; et, comme leur bonne mère, vous les enfanterez, nourrirez, élèverez; et, comme leur souveraine, vous les conduirez, gouvernerez et défendrez.
 
32. "Un homme et un homme est né en elle", dit le Saint-Esprit: Homo et homo natus est in ea. Selon l'explication de quelques Pères, le premier homme qui est né en Marie est l'Homme Dieu, Jésus-Christ; le second est un homme pur, enfant de Dieu et de Marie par adoption. Si Jésus-Christ, le chef des hommes, est né en elle, les prédestinés, qui sont les membres de ce chef, doivent aussi naître en elle par une suite nécessaire. Une même mère ne met pas au monde la tête ou le chef sans les membres, ni les membres, sans la tête; autrement ce serait un monstre de la nature; de même, dans l'ordre de la grâce, le chef et les membres naissent d'une même mère; et si un membre du corps mystique de Jésus-Christ, c'est-à-dire un prédestiné, naissait d'une autre mère que Marie qui a produit le chef, ce ne serait pas un prédestiné, ni un membre de Jésus-Christ, mais un monstre dans l'ordre de la grâce.
 
33. De plus, Jésus-Christ étant à présent autant que jamais le fruit de Marie, comme le Ciel et la terre lui répètent mille et mille fois tous les jours : Et béni est le fruit de votre ventre, Jésus, il est certain que Jésus-Christ est pour chaque homme en particulier, qui le possède, aussi véritablement le fruit et l'oeuvre de Marie, que pour tout le monde en général; en sorte que, si quelque fidèle a Jésus-Christ formé dans son coeur, il peut dire hardiment: " Grand merci à Marie, ce que je possède est son effet et son fruit, et sans elle je ne l'aurais pas"; et on peut lui appliquer plus véritablement que saint Paul ne se les applique, ces paroles: Quos iterum parturio, donec in vobis formetur Christus: J'enfante tous les jours les enfants de Dieu, jusqu'à ce que Jésus-Christ mon Fils ne soit formé en eux dans la plénitude de son âge. Saint Augustin se surpassant soi-même, et tout ce que je viens de dire, dit que tous les prédestinés, pour être conformes à l'image du Fils de Dieu, sont en ce monde cachés dans le sein de la Très Sainte Vierge, où ils sont gardés, nourris, entretenus et agrandis par cette bonne Mère, jusqu'à ce qu'elle ne les enfante à la gloire, après la mort, qui est proprement le jour de leur naissance, comme l'Église appelle la mort des justes. O mystère de grâce inconnu aux réprouvés et peu connu des prédestinés!
 
34. Dieu le Saint-Esprit veut se former en elle et par elle des élus et il lui dit: In electis meis mitte radices. Jetez, ma bien-aimée et mon Épouse, les racines de toutes vos vertus dans mes élus, afin qu'ils croissent de vertu en vertu et de grâce en grâce. J'ai pris tant de complaisance en vous, lorsque vous viviez sur la terre dans la pratique des plus sublimes vertus, que je désire encore vous trouver sur la terre, sans cesser d'être dans le ciel. Reproduisez-vous pour cet effet dans mes élus: que je voie en eux avec complaisance les racines de votre foi invincible, de votre humilité profonde, de votre mortification universelle, de votre oraison sublime, de votre charité ardente, de votre espérance ferme et de toutes vos vertus. Vous êtes toujours mon Épouse aussi fidèle, aussi pure et aussi féconde que jamais: que votre foi me donne des fidèles; que votre pureté me donne des vierges, que votre fécondité me donne des élus et des temples.
 
35. Quand Marie a jeté ses racines dans une âme, elle y produit des merveilles de grâces qu'elle seule peut produire parce qu'elle est seule la Vierge féconde qui n'a jamais eu ni n'aura jamais sa semblable en pureté et en fécondité.
Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. La formation et l'éducation des grands saints qui seront sur la fin du monde lui est réservée; car il n'y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les choses singulières et extraordinaires.
 
36. Quand le Saint-Esprit, son Époux, l'a trouvée dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se communique à cette âme abondamment et autant qu'elle donne place à son Épouse; et une des grandes raisons pourquoi le Saint-Esprit ne fait pas maintenant des merveilles éclatantes dans les âmes, c'est qu'il n'y trouve pas une assez grande union avec sa fidèle et indissoluble Épouse. Je dis: indissoluble Épouse, car depuis que cet Amour substantiel du Père et du Fils a épousé Marie pour produire Jésus-Christ, le chef des élus et Jésus-Christ dans les élus, il ne l'a jamais répudiée, parce qu'elle a toujours été fidèle et féconde.

 

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Marthe



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MessageSujet: Qui est Marie ?   Sam 1 Mar - 8:57

Christologie et doctrine mariale

http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/doctrine

Pour comprendre Marie, l'Eglise cherche à regarder la manière dont Dieu la regarde. Elle est d'une certaine manière "le Secret du Roi", au coeur même de la Trinité, en étant absolument la seule de toutes les créatures à être à la fois Fille du Père, Mère du Fils et "Epouse" de l'Esprit Saint et à pouvoir vivre ainsi les trois amours les plus forts (filiation / paternité-maternité / mariage) en plénitude avec Dieu Lui-même.

Marie est la Nouvelle Eve qui a partagé la vie et l'oeuvre rédemptrice du Nouvel Adam d'une manière absolument unique (conception virginale en son sein pendant neuf mois; enfance et vie cachée pendant trente années; communion permanente lors de sa vie publique; communion parfaite après l'Ascension). Elle a passé à elle seule plus de temps avec Jésus que toutes les autres créatures réunies.

Mère du Christ qui est la Tête de l'Eglise, elle est aussi Mère de son Corps qui est l'Eglise avec une vocation maternelle unique auprès de tous les hommes. Dieu a répondu au "fiat" parfait qu'a été toute sa vie en lui donnant une gloire unique, qui dépasse celle de toute autre créature : Reine du Ciel et de la Terre, elle est avant tout Mère de Dieu et Mère des hommes. Dieu veut que nous allions à Lui par elle, comme il est venu à nous par elle. Il est très difficile de parler de Marie sans diminuer son éclat et sa grandeur. Voilà pourquoi l'Hymne Acathiste chante :

Réjouis-toi, Montagne dont la hauteur dépasse la pensée des hommes;
Réjouis-toi, Abîme à la profondeur insondable, même aux Anges;
Réjouis-toi, tu conduis les philosophes aux limites de leur sagesse;
Réjouis-toi, tu mènes les savants aux frontières du raisonnement;
Réjouis-toi devant qui les esprits subtils deviennent hésitants;
Réjouis-toi devant qui les littérateurs perdent leurs mots ...

*************************

Je vous salue Marie, pleine de grâces ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs
maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen





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Pearl
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MessageSujet: Re: Dévotions à la Très Sainte Vierge Marie   Sam 5 Avr - 4:34


Soeur Benedictines des Marie, Reine des Apotres, Gower, Missouri






Plus de 50 Videos !!
elles sont jeunes, elles sont Americaines,

elles Prient pour le Monde !!!

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« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).
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MessageSujet: Re: Dévotions à la Très Sainte Vierge Marie   

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Dévotions à la Très Sainte Vierge Marie
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