La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Pape Francois et la FAMILLE

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Pearl
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MessageSujet: Pape Francois et la FAMILLE   Jeu 23 Juil - 23:19

FRANÇOIS « AMI DE L’ÉPOUX » (Jn 3, 29)


TROIS épiscopats, allemand, suisse et français, se sont concertés pour tenir, lundi 25 mai, à Rome, en grand secret, dans les locaux de l’université jésuite de la Grégorienne, une réunion sur l’accueil des divorcés remariés et des personnes homosexuelles dans l’Église. Non pas pour en débattre, puisque les évêques français hostiles à “ l’ouverture ” n’étaient pas invités. Mais pour exercer une certaine “ pression ”. C’est Le Figaro qui a vendu la mèche la veille :

« Des théologiens allemands de renom y prendront la parole devant un public choisi de cinquante personnes seulement. La conférence conclusive sera prononcée par le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands. Avec le cardinal Walter Kasper, ce prélat de poids – membre du C 9, le conseil rapproché du Pape – travaille activement à une politique d’ouverture de l’Église catholique sur ces dossiers.

« Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, président du conseil “ famille et société ” de la conférence épiscopale française, introduira cette réunion, dont la lettre d’invitation, datée du 27 avril, est signée par les trois présidents des conférences épiscopales – dont Mgr Georges P

ontier
pour la France – avec les logos des trois conférences. Mais, curieusement, une petite poignée d’évêques français a été informée de cette initiative. Elle n’apparaît sur aucun agenda officiel : ni sur le site des trois conférences épiscopales, ni sur celui de l’université de la Grégorienne qui a fini, avec embarras, par confirmer au Figaro la tenue de la rencontre. Enfin, au Vatican, seules quelques personnalités ont reçu l’invitation.

« L’Église, comme toute organisation ou entreprise, est familière de ce type de sessions réservées. Mais quand plusieurs conférences épiscopales lancent, à ce niveau international, un travail sur un tel enjeu théologique, il est d’usage que les évêques des conférences en soient au moins informés en vertu du principe de collégialité. Plusieurs évêques français s’étonnent, donc, de cette cachotterie, d’autant que, réunis à Lourdes fin mars pour l’assemblée plénière de printemps, ils avaient préparé tous ensemble ce synode sur la famille et pensaient avoir arrêté là une position commune de l’épiscopat. À l’issue des travaux, Mgr Pontier confessait même un apaisement retrouvé sur ce sujet qui divise pourtant l’Église. »

« Ces mêmes évêques français sont tout aussi surpris d’apprendre, sur le fond cette fois, que leur épiscopat rejoint ce qui ressemble à un groupe de pression en vue du prochain synode : la plupart des six théologiens pressentis pour s’exprimer devant ce cénacle militent en effet pour une nette évolution de la pastorale de l’Église vis-à-vis des divorcés remariés et des personnes homosexuelles. Aucun théologien opposé à ces évolutions n’est d’ailleurs invité. » ( Le Figaro du samedi 23 – dimanche 24 mai)



À lire ces lignes, on ne peut se défendre d’une impression de déjà vu ! En effet, à son ouverture, le concile Vatican II fut le théâtre d’un “ forcing ” semblable, emmené par le cardinal français Achille Liénart, évêque de Lille, à la suite duquel la “ Réforme de l’Église ” triompha.

Elle jeta cette dernière dans une crise sans précédent qui conduisit Joseph Ratzinger, l’un des principaux artisans de ladite “ Réforme ”, devenu Pape, à démissionner et à laisser à son successeur la charge écrasante de sauver la barque de Pierre du naufrage.

Citation :
Joseph Ratzinger, l’un des principaux artisans de ladite “ Réforme ”
,
a mon humble avis (Pearl), cela a ete instruit a l'insu de Pape Benoit XVI
 


LA SAINTE FAMILLE POUR MODÈLE
.

Et lui (Pape Francois) va son chemin, « un chemin de catéchèses », choisi à dessein pour « thème s’inscrivant dans cette période charnière entre deux assemblées du Synode » sur la famille, afin d’admirer et promouvoir « la beauté du mariage chrétien […], un sacrement qui se réalise dans l’Église et qui fait aussi l’Église, en initiant une nouvelle communauté familiale. »

C’est ainsi que le Pape a inauguré l’an dernier, le 10 décembre, cette série de catéchèses sur la famille, par une mise au point sur « ce qui s’est vraiment passé au Synode d’octobre 2014 » :

« Aucune intervention n’a remis en question les vérités fondamentales du sacrement de mariage, c’est-à-dire : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie ».

C’est pourquoi, rappellera-t-il le 25 mars 2015 :

« Tous, le Pape, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les religieux et les religieuses et les fidèles laïcs, nous sommes tous appelés à prier pour le synode. C’est ce dont nous avons besoin, et non de commérages ! »

En attendant, il consacre les audiences du mercredi à expliquer les « vérités fondamentales » qui fondent la famille humaine et chrétienne sur l’exemple de la Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph : « Jésus est né dans une famille. Il aurait pu venir de manière spectaculaire, comme un guerrier, un empereur… Non : il vient comme un fils de famille… Dieu a choisi de naître dans une famille humaine. » (17 décembre 2014)

La Sainte Famille illustre « la vocation et la mission de la famille, de toute famille : accueillir Jésus, l’écouter, parler avec Lui, le protéger, grandir avec Lui, et ainsi de rendre le monde meilleur ».
AMOUR PATERNEL D’ABORD.

Dans la sixième catéchèse de cette série, le 4 février 2015, le Pape part de l’expérience la plus universelle, et en sonde la « profondeur » :

« L’expérience humaine d’être fils ou fille, qui nous permet de découvrir la dimension plus gratuite de l’amour, qui n’a jamais fini de nous étonner. C’est la beauté d’être aimés en premier : les enfants sont aimés avant d’arriver. Je rencontre très souvent, sur la place [Saint-Pierre], des mamans qui me montrent leur ventre et me demandent la bénédiction… Ces enfants sont aimés avant de venir au monde. Et cela, c’est la gratuité, c’est l’amour ; ils sont aimés avant leur naissance, comme l’amour de Dieu qui nous aime toujours en premier. Ils sont aimés avant d’avoir fait quoi que ce soit pour le mériter, avant de savoir parler ou penser, et même carrément avant de venir au monde !

« Être enfant est la condition fondamentale pour connaître l’amour de Dieu, qui est la source ultime de ce véritable miracle. Dans l’âme de tous les enfants, aussi vulnérables soient-ils, Dieu dépose le sceau de cet amour, qui est à la base de sa dignité personnelle, une dignité que rien ni personne ne pourra détruire. »

À croire que notre Saint-Père le pape François a lu l’abbé de Nantes, notre Bx Père fondateur. Dans son commentaire de la Constitution conciliaire Gaudium et Spes, au chapitre “  De la dignité du mariage et de la famille ”, notre Père écrit :

« On peut considérer que le mariage est premier, par rapport à la famille qui en est le but et l’œuvre. Nous sommes alors dans une perspective et une éthique selon Jean-Jacques Rousseau. Les jeunes gens se marient comme ils veulent et leur contrat est d’association, tout le reste suivra ce premier acte fondateur, lui-même suivant l’inclination de la jeunesse à l’amour point trop mêlée d’autres considérations. L’opinion moderne en tient pour cette option individualiste. Le Concile, qui veut entrer dans ses vues, l’ap­pellera option personnaliste et évangélique sans y rien changer. Le titre du chapitre suppose ce choix éthique : “ De la dignité du mariage et de la famille ”.

« Mais on peut considérer d’abord ce qu’est la famille, soit historiquement, soit sociologiquement. Historiquement, je vais vous surprendre : “ Au commencement ” est Dieu le Père qui crée pour sa Gloire, et par son Verbe, Adam dont il tire Ève son épouse pour mère de tous les vivants. C’est, sur la terre, la famille de Dieu, semblable à la communauté des trois Personnes divines. On y voit l’autorité paternelle s’exercer pour le bien de son fils, car “ Adam est fils de Dieu ” (Lc 3, 38), et l’obéissance s’exercer en Adam avant et après la rébellion, et l’amour y répondre dans l’exacte mesure où Adam est pour Ève la figure du Verbe divin, du Messie qui doit venir. Le mariage du fils est d’abord une prérogative du Père. » Au concile Vatican III, « Notre titre sera : De la famille, du mariage et de la procréation… » (Autodafé, p. 512)

C’est en effet l’ordre suivi par le Pape dans ses catéchèses. Point n’est besoin de penser que François a lu Georges de Nantes. C’est seulement, après la “ désorientation ” conciliaire, le retour au bon sens.
LES PARENTS.

Après avoir célébré le « martyre maternel », en la personne de sa propre mère, le Pape rappelle qu’ « au centre de l’Église, il y a la Mère de Jésus ».

« Et l’Église est mère, avec tout cela, elle est notre mère ! Nous ne sommes pas des orphelins, nous sommes les enfants de l’Église, nous sommes les enfants de la Vierge et les enfants de nos mères. » (7 janvier 2015)

L’éloge du « martyre maternel » est sans réserve. Tandis que du père, le Pape commence par brosser les « ombres » au tableau :

« Lorsque j’étais évêque de Buenos Aires, je percevais le sentiment d’être orphelins que vivent aujourd’hui les jeunes ; je demandais souvent aux papas s’ils jouaient avec leurs enfants, s’ils avaient assez de courage et d’amour pour perdre du temps avec leurs enfants. Et la réponse n’était pas bonne, dans la majorité des cas : “ Mais, je ne peux pas, parce que j’ai beaucoup de travail… ” Et le père était absent de ce fils qui grandissait, il ne jouait pas avec lui, non, il ne perdait pas de temps avec lui. »

Alors, le visage de notre Saint-Père à tous devient sévère :

« Les déviances des enfants et des adolescents peuvent en bonne partie être dues à ce manque, à cette carence d’exemples et de guides autorisés dans leur vie de tous les jours, au manque de proximité, au manque d’amour de la part des parents.

« Le sentiment d’être orphelins que vivent beaucoup de jeunes est plus profond que nous ne le pensons. » (28 janvier 2015)

« Si vous, parents, dites à vos enfants :

“ Montons sur cette échelle ”, et si vous les prenez par la main et que vous les faites monter pas à pas, tout ira bien. Mais si vous dites :

“ Monte là-haut !

– Mais je ne peux pas…

– Vas-y ! ”

« Cela s’appelle exaspérer ses enfants, demander aux enfants des choses qu’ils ne sont pas capables de faire. » (20 mai 2015)

Tableau de la paternité selon le pape François, en forme de déclaration d’un père à son fils :

« Je serai heureux chaque fois que je te verrai agir avec sagesse et je serai ému chaque fois que je t’entendrai parler avec droiture. C’est cela que j’ai voulu te laisser, pour que cela devienne quelque chose qui t’appartienne en propre : l’aptitude à sentir et à agir, à parler et à juger avec sagesse et droiture.

« Et pour que tu puisses être ainsi, je t’ai enseigné des choses que tu ne savais pas, j’ai corrigé des erreurs que tu ne voyais pas. Je t’ai fait ressentir mon affection profonde autant que discrète, que tu n’as peut-être pas reconnue pleinement quand tu étais jeune et incertain. Je t’ai donné un témoignage de rigueur et de fermeté que tu ne comprenais peut-être pas, quand tu aurais seulement voulu complicité et protection.

« J’ai dû moi-même, en premier, me mettre à l’épreuve de la sagesse du cœur et veiller sur les excès de sentiments et du ressentiment, pour porter le poids des inévitables incompréhensions et trouver les mots justes pour me faire comprendre. Maintenant, poursuit le père, quand je vois que tu cherches à être ainsi avec tes fils, et avec tous, je suis ému. Je suis heureux d’être ton père. » (4 février 2015)

Portrait autobiographique !

« L’Évangile nous parle de l’exemplarité de notre Père qui est aux Cieux, le seul, dit Jésus, qui puisse être vraiment appelé “ Père bon ” (cf. Mt 10, 18).

« Tout le monde connaît cette parabole extraordinaire dite du “ fils prodigue ” ou, mieux, du “ père miséricordieux ”, qui se trouve dans l’Évangile de Luc au chapitre 15 (cf. Lc 15, 11-32).

«  Quelle dignité et quelle tendresse dans l’attente de ce père qui se tient à la porte de sa maison, attendant que son fils revienne ! Les pères doivent être patients. Si souvent, il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre ; prier et attendre avec patience, douceur, magnanimité, miséricorde. Un bon père sait attendre et sait pardonner, du fond du cœur.

« Bien sûr, il sait aussi corriger avec fermeté : ce n’est pas un père faible, complaisant, sentimental. Le père qui sait corriger sans humilier est le même que celui qui sait protéger sans se ménager. »
UN AMOUR… ÉTERNEL !

Il s’agit, pour le mari, d’aimer sa femme « comme le Christ “ a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle ” (Ep 5, 25). Mais vous, les maris qui êtes présents ici, comprenez-vous cela ? Aimer votre femme comme le Christ aime l’Église ? Ce ne sont pas des plaisanteries mais c’est sérieux ! »

« L’Église elle-même est pleinement impliquée dans l’histoire de chaque mariage chrétien : elle s’édifie dans ses réussites et souffre dans ses échecs. Mais nous devons nous interroger sérieusement : Acceptons-nous jusqu’au bout, nous-mêmes, en tant que croyants et en tant que pasteurs, ce lien indissoluble de l’histoire du Christ et de l’Église avec l’histoire du mariage et de la famille humaine ? Sommes-nous disposés à assumer sérieusement cette responsabilité, c’est-à-dire que tout mariage va sur la voie de l’amour que le Christ a pour l’Église ? C’est grand, cela !

« Dans cette profondeur du mystère de la créature, reconnu et rétabli dans sa pureté, s’ouvre un second grand horizon qui caractérise le sacrement du mariage. La décision de “ se marier dans le Seigneur ” contient aussi une dimension missionnaire, qui signifie avoir dans le cœur la disponibilité à ce que cela se fasse à travers la bénédiction de Dieu et la grâce du Seigneur POUR TOUS. » (6 mai 2015)

SIC !

Pour tous et « pour toujours : on aime comme Dieu aime, pour toujours. Le Christ ne cesse pas de prendre soin de l’Église : il l’aime toujours, il la garde toujours, comme lui-même. Le Christ ne cesse pas d’enlever du visage humain les tâches et les rides en tout genre. Cette irradiation de la force et de la tendresse de Dieu, qui se transmet d’un couple à l’autre, d’une famille à l’autre, est émouvante et très belle. Saint Paul a raison : c’est vraiment un “ grand mystère ” ! Les hommes et les femmes, suffisamment courageux pour porter ce trésor dans les “ vases d’argile ” de notre humanité, sont une ressource essentielle pour l’Église, et aussi pour le monde entier ! Que Dieu les bénisse mille fois pour cela ! »

Il y faut du courage, mais aussi un sage « cheminement » :

« L’alliance d’amour entre l’homme et la femme, une alliance pour la vie, ne s’improvise pas, ne se fait pas d’un jour à l’autre. À la ressemblance et imitation de l’alliance de Dieu avec son peuple… » D’où la nécessité des fiançailles en vue d’atteindre « une harmonie consciente de la décision, pas seulement une simple entente de l’attraction ou du sentiment d’un bref moment » (27 mai 2015).

En donnant la communion aux personnes divorcées et remariées, « on ne résout rien », explique le Pape.



« Ce que l’Église veut, c’est que tu t’intègres à sa vie. Pour ceux qui disent : “ Non, moi je veux communier et c’est tout ”, la communion n’est qu’une “ cocarde“ , qu’un “ titre honorifique ” (interview à la chaîne de télévision mexicaine, 13 mars 2015).
http://crc-resurrection.org/liens-utiles/archives/il-est-ressuscite/no-153-juillet-2015/francois-ami-de-lepoux/

_________________
« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).


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MessageSujet: Re: Pape Francois et la FAMILLE   Jeu 23 Juil - 23:24


LES TROIS MOTS DU PAPE


DANS sa quatorzième catéchèse sur la famille, le pape François a donné en « trois mots » le secret de la bonne entente familiale :

« La catéchèse d’aujourd’hui est comme la porte d’entrée d’une suite de réflexions sur la vie de famille, sa vie réelle, avec ses temps et ses événements. Sur cette porte d’entrée, sont écrits trois mots, que j’ai déjà employés plusieurs fois sur cette place. Et ces mots sont : “ S’il te plaît », “ Merci ” et “ Pardon ”. En effet, ces mots ouvrent la voie pour bien vivre en famille, pour vivre en paix. Ce sont des mots simples, mais pas si simples à mettre en pratique ! Ils contiennent une grande force : la force de garder la maison, même à travers mille difficultés et épreuves ; en revanche, quand ils manquent, cela ouvre des fissures qui peuvent aller jusqu’à la faire s’écrouler.

« En général, nous considérons que ces mots font partie de la “ bonne éducation ”. C’est vrai, une personne bien élevée demande la permission, dit merci ou s’excuse si elle se trompe. C’est vrai, mais la bonne éducation est très importante. Un grand évêque, saint François de Sales, avait l’habitude de dire que “ la bonne éducation est déjà la moitié de la sainteté ”. Mais attention, dans l’histoire, nous avons aussi connu un formalisme des bonnes manières qui peut devenir un masque qui cache l’aridité de l’esprit et le désintérêt à l’égard de l’autre. On dit souvent : “ Derrière toutes ces bonnes manières, se cachent de mauvaises habitudes ”.

« La religion elle-même n’est pas à l’abri de ce risque qui fait glisser de l’observance formelle dans la mondanité spirituelle. Le diable qui tente Jésus fait étalage de bonnes manières – c’est vraiment un seigneur, un chevalier – et il cite les saintes Écritures, on dirait un théologien. Son style est apparemment correct, mais son intention est de faire dévier de la vérité de l’amour de Dieu. Nous, en revanche, nous comprenons la bonne éducation dans son sens authentique, lorsque le style des bonnes relations est fermement enraciné dans l’amour du bien et dans le respect de l’autre. La famille vit de cette finesse de l’amour.

« Voyons : le premier terme est “ S’il te plaît ”. Quand nous nous préoccupons de demander gentiment même ce à quoi nous pensons peut-être pouvoir prétendre, nous mettons une véritable protection pour l’esprit de vie commune matrimoniale et familiale. Entrer dans la vie de l’autre, même lorsqu’il fait partie de notre vie, demande la délicatesse d’une attitude non invasive, qui renouvelle la confiance et le respect. En somme, la confiance n’autorise pas à tout considérer comme acquis. Et plus l’amour est intime et profond, plus il exige le respect de la liberté et la capacité d’attendre que l’autre ouvre la porte de son cœur. À ce propos, souvenons-nous de cette parole de Jésus dans le livre de l’Apocalypse : “ Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. ” (3, 20). Le Seigneur aussi demande la permission d’entrer ! Ne l’oublions pas. Avant de faire quelque chose en famille : “ S’il te plaît, est-ce que je peux le faire ? Tu aimes que je fasse cela ? ” C’est un langage vraiment bien élevé mais plein d’amour. Et cela fait beaucoup de bien aux familles.

« Le second mot est “ Merci ”. On en vient parfois à penser que nous sommes en train de devenir une civilisation des mauvaises manières et des mots désagréables, comme si c’était un signe d’émancipation ! Nous les entendons bien souvent même en public. La gentillesse et la capacité de remercier sont vues comme une marque de faiblesse, cela suscite même de la méfiance. Il faut lutter contre cette tendance au sein même de la famille. Nous devons devenir intransigeants sur l’éducation à la gratitude, à la reconnaissance : c’est une question de dignité et de justice. Si la vie familiale néglige ce style, la vie sociale aussi le perdra. La gratitude, pour un croyant, est aussi au cœur même de la foi : un chrétien qui ne sait pas remercier est quelqu’un qui a oublié la langue de Dieu. C’est vraiment triste ! Souvenons-nous de la question de Jésus, lorsqu’il a guéri dix lépreux et qu’un seul d’entre eux est revenu le remercier (cf. Lc 17, 18). Une fois, j’ai entendu dire d’une personne âgée, très sage, très bonne, simple, mais avec cette sagesse de la piété, de la vie : “ La gratitude est une plante qui ne pousse que dans la terre d’âmes nobles. ” Cette noblesse de l’âme, cette grâce de Dieu dans l’âme nous poussent à dire merci, à la gratitude. C’est la fleur d’une âme noble. C’est beau, cela !

Le troisième mot est “ Pardon ”. Une parole difficile, c’est vrai, et pourtant tellement nécessaire. Quand elle manque, les petites fissures s’élargissent – même sans le vouloir – jusqu’à devenir de profonds fossés. Ce n’est pas pour rien que, dans la prière enseignée par Jésus, le “ Notre Père ”, qui résume toutes les demandes essentielles pour notre vie, nous trouvons cette expression : “ Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. ” (Mt 6, 12) Reconnaître que l’on a commis une faute, et être désireux de restituer ce qui a été pris – respect, sincérité, amour – rend digne du pardon. Et c’est comme cela que l’infection s’arrête. Si nous ne sommes pas capables de demander pardon, cela veut dire que nous ne sommes pas non plus capables de pardonner.

Dans la maison où l’on ne s’excuse pas, l’air commence à manquer, les eaux deviennent stagnantes. Beaucoup de blessures des sentiments, beaucoup de déchirements dans les familles commencent avec la perte de ce terme précieux : “ Pardon ”. Dans la vie de mariage, on se dispute souvent… et même “ les assiettes volent ”, mais je vous donne un conseil : ne finissez jamais la journée sans faire la paix. Vous entendez bien : vous vous êtes disputés entre mari et femme ? Entre enfants et parents ? Vous vous êtes beaucoup disputés ? Ça ne va pas, mais ce n’est pas cela le problème. Le problème c’est que ce sentiment soit encore là le jour d’après. C’est pourquoi, si vous vous êtes disputés, ne finissez jamais la journée sans faire la paix en famille. Et comment dois-je faire la paix ? Me mettre à genoux ? Non ! Seulement un petit geste, une petite chose et l’harmonie familiale reviendra. Une caresse suffit, sans paroles. Mais ne finissez jamais la journée en famille sans faire la paix. Compris cela ? Ce n’est pas facile, mais il faut le faire. Et avec cela, la vie sera plus belle.

« Ces trois mots clefs de la famille sont des mots simples et dans un premier temps, peut-être nous font-ils sourire. Mais lorsque nous les oublions, il n’y a plus de raison de rire, n’est-ce pas ? Notre éducation, peut-être, les néglige trop. Que le Seigneur nous aide à les remettre à leur juste place, dans notre cœur, dans notre maison, et aussi dans notre société. Ce sont les mots pour entrer vraiment dans l’amour de la famille. »

Je dirai même plus : dans la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie.

« Réparatrice », oui : demander pardon, c’est la confession du premier samedi du mois.

« Merci » : c’est l’action de grâces, ce qui se dit, en grec :

Eucharistie. C’est la messe de communion du premier samedi.

« S’il vous plaît » : c’est la prière. Cinquante fois par jour : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, s’il vous plaît, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. »


Nous avons chanté les Rogations, lundi, mardi et mercredi, veille de l’Ascension.

Une prière pour le Pape achève la cérémonie :

« Omnipotens sempiterne Deus…

« Dieu éternel et tout-puissant, ayez pitié de votre serviteur, notre pape François, et dirigez-le avec bonté sur le chemin du salut éternel afin que, par votre grâce, il ne désire que votre volonté et l’accomplisse de toutes ses forces. »

La «  volonté  » de Dieu, notre Père, est que le Pape recommande la dévotion des premiers samedis du mois pour le salut éternel des âmes et consacre la Russie au Cœur Immaculé de Marie pour la paix du monde.

Eh bien ! il nous appartient de prendre, sans attendre, une résolution : celle de pratiquer les “ trois mots ” du Pape, à la maison, dans la vie quotidienne, et principalement par la prière quotidienne du chapelet à l’intention du Souverain Pontife afin qu’il obéisse aux demandes de Notre-Dame.
Ainsi soit-il !

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MessageSujet: Re: Pape Francois et la FAMILLE   Jeu 23 Juil - 23:47


LES ENFANTS.

S’intégrer à la vie de l’Église, c’est d’abord assurer l’éducation des enfants. Le pape François adresse un mot d’ordre aux « parents séparés et pour qui cette situation est pesante : les pauvres, ils ont eu des difficultés, ils se sont séparés et bien souvent leur enfant est pris en otage et le papa lui dit du mal de la maman et la maman lui dit du mal du papa, et on se fait beaucoup de mal.

« Mais je dis aux parents séparés : jamais, jamais, ne prenez jamais votre enfant en otage ! Vous vous êtes séparés en raison de beaucoup de difficultés et de motifs, la vie vous a donné cette épreuve, mais que ce ne soit pas vos enfants qui portent le poids de cette séparation, qu’ils ne soient pas utilisés comme des otages contre l’autre ; qu’ils grandissent en entendant la maman dire du bien du papa, même s’ils ne sont pas ensemble, et que le papa dise du bien de la maman. Pour les parents séparés, c’est très important et très difficile mais ils peuvent y arriver. »

Le pape François prend la défense des enfants, « les grands exclus puisqu’on ne les laisse même pas naître » !

« En premier lieu, les petits enfants nous rappellent que tous, dans les premières années de la vie, nous avons été totalement dépendants des soins et de la bienveillance des autres. Et le Fils de Dieu ne s’est pas épargné ce passage. C’est le mystère que nous contemplons tous les ans à Noël. La crèche est l’icône qui nous communique cette réalité de la manière la plus simple et directe. Mais c’est curieux : Dieu n’a pas de difficulté à se faire comprendre des enfants, et les enfants n’ont pas de problème pour comprendre Dieu. »

Georges de Nantes, notre Père, en a merveilleusement témoigné, d’expérience :

« Ne me demandez pas quand j’ai cru en Dieu, comment j’ai admis son existence ou compris sa nature. Cela se perd dans les brumes de l’enfance.

« De ma mère j’ai appris que j’avais un père et qui il était. Embrassant d’un mouvement spontané les êtres chéris qui m’avaient donné le jour, que savais-je de la naissance et de l’existence ? Et pourtant je ne doutais point ! J’ai appris aussi bien de ma sainte Mère l’Église, Vierge féconde, que j’avais un Père Céleste auquel je devais tout, la vie, le mouvement et l’être. Je l’ai aussitôt aimé et de lui je n’ai jamais douté. Tout cela se passait avant même l’éveil de ma raison !

« Ainsi l’élan de ma sagesse neuve, aux jours oubliés de mon enfance, me conduisait selon les chemins les plus certains de la vérité, où papa et maman existent pour un jeune cœur avant même d’être convaincu, ô Descartes ! de sa propre existence. Oui, cher ami, Dieu existe, non parce que je le veux, je le pense, je le démontre à partir de ma connaissance de ses œuvres, et de mon sentiment de l’ordre ou du bien des choses.

« Dieu est, avant toutes choses, avant ma frêle existence naissante. Quand je viens au monde, vous êtes déjà là, ô mon Dieu, en toute certitude, de toute nécessité ! Nous ne venons qu’ensuite, bien plus tard, et en conséquence de votre Être tout-puissant et bon.

« Par la grâce du baptême, par sa lumière rayonnée de votre incandescence, ma pensée d’enfant, loin des sentiers arides de la philosophie, suivait légère l’ordre plus certain de la théologie. Agenouillé très tôt dans vos églises, les mains jointes, je vous ai adoré avant de me connaître, je vous ai parlé, comme au jardin de l’Éden, ainsi qu’un ami parle à un Ami. Avant de rien savoir des lois de la vie, je vous ai connu et aimé comme un vivant très proche et le plus grand des bienfaiteurs, celui dont je tenais en premier lieu mon père et ma mère qui, avant moi et comme moi, étaient vos enfants. » (Lettre à mes amis n° 222 du 2 février 1966, p. 2)

La pensée du pape François suit exactement la même “ Voie d’enfance ” :

« Ce n’est pas le hasard, poursuit-il, si, dans l’Évangile, il y a quelques paroles très belles et fortes de Jésus sur les “ petits ”. Ce terme de “ petits ” indique toutes les personnes qui dépendent de l’aide des autres, et en particulier les enfants. Jésus dit, par exemple : “ Père, Seigneur du Ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. ” (Mt 11, 25)

Et encore : “ Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les Cieux voient sans cesse la Face de mon Père qui est aux cieux. ” (Mt 18, 10)

« Par conséquent, les enfants sont en soi une richesse pour l’humanité et aussi pour l’Église, parce qu’ils nous rappellent constamment la condition nécessaire pour entrer dans le Royaume de Dieu : ne pas se considérer comme se suffisant à soi-même, mais comme ayant besoin d’aide, d’amour, de pardon. Et tous, nous avons besoin d’aide, d’amour et de pardon !

« Les enfants nous rappellent autre chose de beau : ils nous rappellent que nous sommes toujours des enfants : même si l’on devient adulte, ou âgé, même si l’on devient un père ou une mère, si l’on occupe un poste de responsabilité, en dessous de tout cela, demeure l’identité d’enfant. Nous sommes tous des enfants.

« Et cela nous conduit toujours au fait que nous ne nous donnons pas la vie à nous-mêmes, mais nous l’avons reçue. Le grand don de la vie est le premier cadeau que nous ayons reçu. Parfois, nous risquons de vivre en oubliant cela, comme si nous étions nous-mêmes maîtres de notre existence, alors que, au contraire, nous sommes radicalement dépendants. En réalité, c’est un motif de grande joie de sentir qu’à tous les âges de la vie, dans toutes les situations, dans toutes les conditions sociales, nous sommes et nous demeurons des enfants. C’est le message principal que les enfants nous donnent, par leur présence même : rien que par leur présence, ils nous rappellent que nous sommes tous et chacun des enfants.

« Mais il y a tellement de dons, tellement de richesses que les enfants apportent à l’humanité. J’en évoque seulement quelques-uns.

« Ils apportent leur façon de voir la réalité, avec un regard confiant et pur. L’enfant a une confiance spontanée dans son papa et dans sa maman ; il a une confiance spontanée en Dieu, en Jésus, en la Vierge Marie. En même temps, son regard intérieur est pur, pas encore pollué par la malice, par les duplicités, par les “ incrustations ” de la vie qui endurcissent le cœur. Nous savons que les enfants ont aussi le péché originel, qu’ils ont leurs égoïsmes, mais ils conservent une pureté et une simplicité antérieures.

« Les enfants ne sont pas diplomates : ils disent ce qu’ils sentent, ils disent ce qu’ils voient, directement. Et bien souvent ils mettent leurs parents en difficulté, en disant devant les autres personnes : “ Cela ne me plaît pas parce que ce n’est pas beau. ” C’est que les enfants disent ce qu’ils voient, ce ne sont pas des personnes doubles, ils n’ont pas encore appris cette science de la duplicité que nous autres, adultes, nous avons malheureusement apprise.

« D’autre part, dans leur simplicité intérieure, les enfants portent en eux la capacité de recevoir et de donner de la tendresse. La tendresse, c’est avoir un cœur “ de chair ” et non “ de pierre ”, comme le dit la Bible (cf. Ez 36, 26). La tendresse est aussi poésie : c’est “ sentir ” les choses et les événements, ne pas les traiter comme de simples objets, juste pour les utiliser, parce qu’ils servent…

« Les enfants ont la capacité de sourire et de pleurer. Quand je les prends pour les embrasser, certains sourient ; d’autres me voient habillé en blanc et croient que je suis le médecin et que je viens leur faire un vaccin, et ils pleurent… mais spontanément !

« Les enfants sont comme cela : ils sourient et ils pleurent, deux choses qui chez nous, les grands, “ se bloquent ” souvent, nous ne sommes plus capables… Si souvent notre sourire devient un sourire en carton, quelque chose qui est sans vie, un sourire qui n’est pas vivant, et même un sourire artificiel, de guignol.

« Les enfants sourient spontanément et pleurent spontanément. Cela dépend toujours du cœur, et souvent notre cœur se bloque et perd cette capacité de sourire, de pleurer. Et alors les enfants peuvent nous enseigner de nouveau à sourire et à pleurer. Mais, nous-mêmes, nous devons nous demander : Est-ce que je souris spontanément, avec fraîcheur, avec amour ou mon sourire est-il artificiel ? Est-ce que je pleure encore ou bien ai-je perdu la capacité de pleurer ? Deux questions très humaines que les enfants nous conduisent à nous poser.

« Pour toutes ces raisons, Jésus invite ses disciples à “ devenir comme les enfants ” parce que “ le Royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent” (cf. Mt 18, 3; Mc 10, 14).

« Chers frères et sœurs, les enfants apportent la vie, la joie, l’espérance, et aussi des ennuis. Mais la vie est comme cela. Ils apportent aussi, certainement, des préoccupations et parfois beaucoup de problèmes ; mais il vaut mieux une société avec ces préoccupations et ces problèmes qu’une société triste et grise parce qu’elle est restée sans enfants ! Et quand nous voyons que le taux de naissance d’une société arrive à peine à un pour cent, nous pouvons dire que cette société est triste, qu’elle est grise parce qu’elle est restée sans enfants . » (18 mars 2015)

Après avoir montré que les enfants « sont le plus beau fruit de la bénédiction que le Créateur a donnée à l’homme et à la femme », il en vient à faire le « récit de la Passion » que souffrent « tous les enfants marginalisés, abandonnés, qui vivent dans la rue, en mendiant, de toutes sortes d’expédients, sans école, sans soins médicaux. Ils sont un cri qui monte jusqu’à Dieu et qui accuse le système que nous, les adultes, avons construit. » (8 avril 2015)

Soyons précis : ce « système » a été conçu et construit par les ennemis de l’Église pour détruire toutes ses œuvres éducatives. Mais, pour comble de malheur, le concile Vatican II, dans sa déclaration Gravissimum educationis momentum (EC), tout en conservant la doctrine classique sur “ Les écoles catholiques ” – titre primitif du schéma, rejeté par la suite –, introduit une théorie libérale de “ l’Éducation chrétienne ”, selon laquelle l’enfant peut être laissé au milieu du monde et en climat neutre, en école laïque, pour y épanouir ses convictions personnelles dans la pleine liberté du pluralisme moderne. D’où les « vides éducatifs » déplorés par le Pape. Celui-ci met encore le doigt sur la plaie en dénonçant une « culture des droits » en quoi réside précisément tout l’esprit de la Déclaration.

Alors que les grands textes antérieurs des Souverains Pontifes – Divini illius magistri, de Pie XI – fondaient le devoir d’éducation sur la mission des différentes institutions – Église, famille, école –, la Déclaration met toutes les institutions, jusqu’aux pouvoirs publics, au service du droit à l’éducation qui est attaché à la dignité de la personne.

Ce renversement de perspective a produit, en cinquante ans, le désastre que nous constatons aujourd’hui et que prévoyait l’abbé de Nantes :

« Avant le Concile, tout venait de Dieu, par les institutions naturelles et surnaturelles, qui participaient de son Autorité et de ses Droits. Ce Concile d’apostats a renversé cet ordre divin pour tout agenouiller à quatre pattes, aux pieds de l’enfant-roi, l’enfant-dieu, idole moderne.

« Et si quelque autorité devait subsister et contrôler son éducation, le Concile penserait, plutôt qu’à sa propre Église, à l’État national et socialiste. Il incline à immoler l’École catholique, pour en finir avec les “ vieilles querelles ”, sur l’autel du pluralisme et de la socialisation, excluant “ n’importe quel monopole scolaire ”

« “ Tout monopole de ce genre est, en effet, opposé aux droits innés de la personne humaine, au progrès et à la diffusion de la culture elle-même, à la concorde entre les citoyens, enfin au pluralisme qui est aujourd’hui la règle dans un grand nombre de sociétés. ” (EC n° 6).

« Même le monopole de l’Église catholique ? » (Préparer Vatican III, “  La liberté chrétienne ”, p. 188-189)

Alors vous aurez le monopole de l’État islamique !

« Il ne nous reste plus qu’à prier pour que nos mitrailleuses lourdes ne soient jamais utilisées par l’État islamique, ni dans l’assassinat des chrétiens et des “ apostats ” (les alaouites), ni dans la destruction de la statuaire hellénistique de Palmyre.

« Maintenant qu’avec le soutien de la Turquie et de l’Arabie Saoudite, les Arabes sunnites islamistes ont entamé la guerre pour le contrôle de la Syrie, le lien avec Damas va nous manquer. Si ces derniers gagnent encore du terrain, qui protégera les minorités chrétienne, druze, kurde et alaouite de l’anéantissement ? Ne nous faisons aucune illusion. Après la Syrie, Daech s’attaquera au Liban. Car tout ce qui peut ressembler à une société chrétienne libre lui fait horreur. Et, après le Liban, ce sera notre tour. » ( Le Figaro, du mardi 26 mai 2015)


NOUS SERONS TOUS DES MUSULMANS


Le docteur syrien Nabil Antaki lance un appel au pape François : « Vous êtes le seul à pouvoir faire quelque chose pour arrêter la destruction de notre beau pays, pour arrêter la mort de centaines de milliers d’êtres humains et permettre aux chrétiens de Syrie de rester ou de retourner dans leur pays. »

Médecin, directeur de l’un des deux derniers hôpitaux d’Alep, le docteur Nabil Antaki estime que le « prestige incontestable » du Pape pourrait convaincre « les gouvernements » de cesser « de financer » et « d’armer » des bandes en Syrie.

Non ! docteur, le prestige du pape François n’y suffira pas, mais seulement l’intervention du Cœur Immaculé de Marie, si le pape François daigne obéir à ses demandes :

1° de recommander la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois, pour le salut des âmes.

2° d’ordonner à tous les évêques de la terre en communion avec lui de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé pour la paix du monde.

Car nous sommes en guerre.

Pour avoir renié notre consécration native d’État catholique, de fille aînée de l’Église, après avoir proclamé la “ liberté religieuse ”, nous deviendrons esclaves de l’État islamique. Il contrôle déjà le tiers de l’Irak et la moitié de la Syrie. À l’intérieur d’un vaste quadrilatère qui s’étend entre Damas, Bagdad, Mossoul et Alep, il exerce toutes les fonctions régaliennes : défense, police, justice ; il bat monnaie, règle la vie économique, l’éducation et la santé. Il a des points d’appui du Liban au Nigeria, où Boko Haram lui a prêté allégeance, en passant par la Libye et le Sahel. Tel est le beau résultat de la “ diabolisation ” de Bachar al-Assad, après celle de l’Irakien Saddam Hussein, du Serbe Slobodan Milosevic, de l’Afghan Mollah Omar, du Soudanais Omar el-Béchir, du Libyen Mouammar Kadhafi.

Ces dictateurs étaient d’épouvantables tyrans ? Du moins avaient-ils des états de service non négligeables par lesquels ils avaient remédié aux conséquences de la sacro-sainte décolonisation, qui devait apporter le bonheur à leurs peuples avec la “ liberté ”…

Saddam stoppa la propagation de la révolution ­khoméynistes qui renversa le Shah avec notre complicité.

Milosevic fut le garant des accords de Dayton en Bosnie.

Omar rendit effective l’interdiction de la culture du pavot en Afghanistan.

Quant au général el-Béchir, il nous livra le terroriste Carlos, et offrit aux États-Unis de leur livrer Ben Laden, mais ils refusèrent…

Kadhafi n’était pas en reste : nous lui devons la dénonciation du réseau pakistanais de trafic de matières nucléaires d’AQ Khan, et le couvercle contre l’immigration ­clandestine africaine vers la Méditerranée.


ET MAINTENANT ? POUTINE !…


Les deux seuls hommes capables de faire avancer la cause de la paix dans le monde sont le pape François et le président Vladimir Poutine.


La preuve que le second domine la situation géopolitique mondiale, c’est que, sans lui, le G 7, ex-G 8 dont la Russie a été exclue en 2014, ne sert à rien ! Le 41e sommet qui s’est achevé le 8 juin 2015, après deux jours de discussion, dans le cadre magnifique des Alpes bavaroises, n’a pas abouti à la moindre mesure capable d’enrayer la propagation de l’islam, de dégeler le différend russo-ukrainien, de secourir le désespoir des migrants africains qui se noient en Méditerranée.

Les présidents du Nigeria, du Sénégal, de la Tunisie, et le Premier ministre de l’Irak, tous démocratiquement élus, avaient pourtant été invités à fournir les lumières de leur expérience en matière d’immigration clandestine et de lutte contre le danger islamiste !
L’UKRAINE.

Donald Tusk, le nouveau président de l’Union européenne a expliqué au G 7 que la seule modification envisageable à l’absurde régime des sanctions contre la Russie était… de les renforcer !

On ne voit pas très bien quel bénéfice la population ukrainienne tirera d’une Russie interdite de fromages français et de clémentines espagnoles. Ni en quoi jeter la Russie dans les bras de la Chine portera remède à l’onde de choc du djiḥad qui se propage sur le territoire russe et dans les anciennes Républiques soviétiques, au Tadjikistan, notamment, où l’ex-chef des forces spéciales, Goulmorod Khalimov, vient de rejoindre les rangs du nouveau “ califat ”.

On voit encore moins quelle contribution à la paix vont apporter nos chars Leclerc expédiés en Pologne pour y rejoindre Rafales, Mirages 2000, avions-radars Awacs, ainsi qu’un groupe aéronaval dépêché en ­Baltique et en mer Noire.

À la chute de l’Urss, l’Alliance atlantique s’est engagée à ne pas stationner de troupes permanentes sous son drapeau sur le territoire de ses neuf ­nouveaux alliés, anciens vassaux du pacte de Varsovie. La promesse tient toujours : « Il n’y a pas de troupes permanentes à proprement parler, mais les exercices y sont désormais quotidiens », constate un haut gradé de la Bundeswehr, sous le couvert de l’anonymat…

Ces « renforts » déguisés disposent même d’un quartier général virtuel : celui du Corps multinational nord-est à Szczecin, en Poméranie occidentale. Les Américains y parlent en maîtres depuis 2006. Les effectifs vont doubler cette année, jusqu’à quatre cents hommes, avec l’arrivée d’officiers français, britanniques, ­néerlandais, et turcs. Oui, vous avez bien lu : des officiers turcs ! À la solde du “ calife ” de l’État islamique ?

L’objectif ? Faire de Szczecin, le PC des cinq mille hommes de la force que l’Otan veut pouvoir déployer en moins d’une semaine, fer de lance de la guerre de qui contre qui ? L’ambassadeur des États-Unis au Vatican a clairement répondu à la question en appelant le Souverain Pontife à condamner « le soutien russe aux insurgés » ukrainiens… Mais le pape François ne veut pas s’ingérer dans cette « guerre entre chrétiens » (4 février 2015) et il invite fermement les évêques grecs-catholiques à s’abstenir de « promouvoir une action politique concrète ». Qu’ils se fassent plutôt « les défenseurs des familles, des pauvres, des chômeurs, des faibles, des malades, des personnes âgées à la retraite, des invalides et des réfugiés » (visite ad limina des évêques d’Ukraine, 20 février 2015).

L’avant-veille, mercredi 18 février, la septième catéchèse sur la famille portait sur « la beauté du lien fraternel » que chante le psalmiste : « Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble. » (Ps 132, 1)

« Jésus-Christ a mené à sa plénitude cette expérience humaine qui est d’être frères et sœurs, en l’assumant dans l’amour trinitaire et en la développant au point qu’elle va bien au-delà des liens de parenté et qu’elle peut surmonter tous les murs de l’inconnu […]. Les chrétiens, en effet, vont à la rencontre des pauvres et des faibles, non pas pour obéir à un programme idéologique, mais parce que la parole et l’exemple du Seigneur nous disent que nous sommes tous frères. C’est le principe de l’amour de Dieu et de toute justice entre les hommes. »

Près de quatre cent mille Ukrainiens des régions de l’est se sont réfugiés en Russie, fuyant les bombardements ukrainiens, la disette, la fermeture des entreprises, la cessation de paiement des pensions, les coupures d’eau et d’électricité… « Là-bas, les gens vivent presque comme des animaux à cause de cette guerre », constate tristement un jeune couple réfugié dans la ville russe de Perm, aux confins de l’Europe, interrogé par La Croix (15 juin 2015).

« Beaucoup de choses dépendent de la Russie. Si le Donbass devient russe, tout ira bien. »

Le Kremlin a salué la « position équilibrée » du pape François dans le conflit ukrainien. Et « le Saint-Siège comprend qu’une solution au conflit en Syrie passe inévitablement par la Russie », indique une source vaticane – on le savait depuis cent ans, de source céleste ! – ajoutant par ailleurs le souhait du patriarcat de Moscou de collaborer plus étroitement avec le Vatican pour protéger les chrétiens d’Orient ( La Croix du 10 juin 2015).

Les atouts de la Russie sont évidents, grâce à son alliance avec Damas et Téhéran.

« Le pape François en a pris acte en soulignant l’axe de sa diplomatie, en phase totale avec le Kremlin : renoncer à toute intervention militaire en Syrie, soutenir les négociations de paix, “ assurer les conditions nécessaires à la vie de toutes les composantes de la société, en particulier les chrétiens ”. » (Valeurs actuelles du 18 juin 2015)


LES CHRETIENS D’ORIENT.

La Turquie, membre de l’Otan, candidate à l’intégration au sein de l’Union européenne, soutient la “ guerre sainte ” menée par l’État islamique en Irak et en Syrie. C’est un secret de polichinelle que dévoile suffisamment la colère du “ sultan ” Recep Tayyip Erdogan, membre du bureau international des Frères musulmans, militant islamiste de longue date, allié de l’État islamique, à la nouvelle de la victoire des forces kurdes de Syrie qui ont repris aux islamistes Tal Abyad, ville frontière, point de passage par où transitaient pétrole, armes et combattants vers le fief islamique de Rakka menacé d’asphyxie du fait de la fermeture de cette voie d’accès par la ­Turquie.

« Les révélations récentes du quotidien turc Cumhu­riyet viennent de confirmer ce double jeu du régime. Ce journal d’opposition a publié des photos d’un convoi humanitaire intercepté à la frontière syro-turque. Sous les médicaments et les pansements, les gendarmes ont trouvé un millier d’obus de mortier, 80 000 cartouches, des centaines de lance-grenades. Destination : les rebelles syriens. Organisé par une ONG islamiste turque, ce convoi de trois semi-­remorques bourrés d’armes roulait sous la protection du MIT, le service de renseignements turc.

« Cette affaire confirme la complicité d’Ankara avec les islamistes de Syrie. Le MIT couvre ces trafics depuis des mois, sur ordre de la présidence. » (Valeurs actuelles du 11 juin 2015)

Les Occidentaux le savent mais ferment les yeux parce que l’objectif est de faire tomber Assad ! Depuis trois ans, la Turquie sert de base arrière politique et logistique aux islamistes syriens et de sas d’entrée aux djihadistes étrangers. Les services officiels ont ordre de fermer les yeux.

Chaque jour, les chrétiens se demandent : « Pourquoi avons-nous été chassés de nos maisons ? Pourquoi sommes-nous toujours persécutés ? Pourquoi faut-il avoir peur et devoir fuir ? » ( La Croix du 9 juin 2015)

Réponse donnée le 12 mai dernier à la Caritas par le pape François dans son homélie, achevée sur ces mots qui rejoignent notre unique espérance :

« Précisément, demain nous célébrerons Notre-Dame de Fatima apparue pour annoncer la victoire sur le mal. Avec un soutien aussi grand, n’ayons pas peur de continuer notre mission. » Ainsi soit-il !

frère Bruno de Jésus-Marie.
http://crc-resurrection.org/liens-utiles/archives/il-est-ressuscite/no-153-juillet-2015/francois-ami-de-lepoux/

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« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).
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