La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Les Consecrations de la France

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Pearl
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MessageSujet: Les Consecrations de la France   Dim 13 Sep - 10:51


Consécration de la France au Sacré-Cœur par Louis XVI au Temple

Dans sa prison Louis XVI avait consacré la France au Sacré-Cœur. « Cette consécration, dit Monseigneur Bougaud, a quelque chose de solennel et de tragique, comme les derniers cris d’un naufragé qui cherche encore à sauver ceux qu’il aime et qui ne le peut plus ». En voici le texte :

«Vous voyez, ô mon Dieu, toutes les plaies qui déchirent mon cœur et la profondeur de l’abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m’environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m’avertit encore que peut-être, votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que dans les jours de ma puissance, je n’ai pas réprimé la licence du peuple et l’irreligion qui en sont les principales sources ; parce que j’ai fourni moi-même des armes à l’hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l’audace de tout oser.

O Jésus-Christ, divin rédempteur de toutes nos iniquités, c’est dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J’appelle à mon secours le tendre cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère et l’assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.


Ouvrez-vous Cœur adorable et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté des vœux satisfactoires que la confiance m’inspire et que je vous offre comme l’expression naïve de mes sentiments.

Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :

1. De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées soit par le Pape soit par un Concile, soit par quatre évêques choisis parmi les plus éclairés et les plus vertueux de mon royaume… notamment la Constitution Civile du Clergé.

2. D’établir, en suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l’honneur du Sacré-Cœur de Jésus laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France…

3. D’aller moi-même…, après ma délivrance, dans l’Eglise Notre-Dame de Paris… prononcer un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré-Cœur de Jésus.

4. D’ériger et de décorer à mes frais, dans l’église que je choisirai, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré-Cœur de Jésus.

5. Enfin de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu’on célébrera la fête du Sacré-Cœur, l’acte de consécration exprimé dans l’article troisième et d’assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

Je ne puis, aujourd’hui, prononcer qu’en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s’il le fallait ; et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

O Cœur Adorable de mon Sauveur, que j’oublie ma main droite et que je m’oublie moi-même si jamais j’oublie vos bienfaits et mes promesses si je cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et ma consolation. »



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Pearl
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MessageSujet: Re: Les Consecrations de la France   Dim 13 Sep - 11:26

« Vœu National au Sacré-Cœur »

Espoir et salut de la France !

Le « Vœu national » est un projet de Vœu patriotique et spirituel dans le but de réaliser un jour officiellement la Consécration nationale de la France au Sacré-Cœur par les autorités morales, religieuses et politiques de notre malheureux pays... et permettre ainsi certainement une renaissance et véritable restauration morale, nationale, sociale, souveraine, politique, culturelle et spirituelle de notre pays, à l’image du Vœu de Louis XIII en 1638.

Cette demande
a d’abord été révélée à Paray-le-Monial (en 1685) et réaffirmé ensuite le 17 juin 1689 (un siècle jour pour jour avant la Révolution française) à sœur Marguerite-Marie Alacoque (religieuse visitandine, canonisée en 1920, patronne de la France) et adressée au nom du Roi régnant Louis XIV.

Ce projet s’inscrit dans la continuité des Vœux (royaux et nationaux) précédents :

· du Vœu royal de Louis XIII : Consécration officielle de la France et de sa couronne à la Vierge Marie le 10 février 1638, célébrée traditionnellement le 15 août, pour remercier de la naissance « miraculeuse » de son fils Louis-Dieudonné qui deviendra le grand roi Louis XIV surnommé le « Roi Soleil ». Cette naissance (5 septembre 1638) a été obtenue suite à trois neuvaines d’Anne d’Autriche en l’honneur de Notre-Dame des Victoires, ND de Paris et de ND de Grâces (Cotignac) qui s’est terminé le 5 décembre 1737, soit précisément neuf mois jour pour jour après…

· du Vœu de Louis XV : en 1744 suite à une guérison, pour l’édification de la nouvelle Eglise Ste Geneviève patronne de Paris par Jacques-Germain Soufflot en 1755 qui deviendra malheureusement, avec la Révolution française, notre triste et lugubre « Panthéon national, temple de l’athéisme républicain… »

· du Vœu de Louis XVI : qu'il fit dans la prison du Temple à la veille de sa mort, où il reconnu que c'est parce que la consécration au Sacré-Cœur n'avait pas été pas été faîte par ses aïeux que les malheurs de la Révolution française s’abattaient sur son royaume : la France, sa personne et sa couronne…

· du Vœu national (de janvier 1871) lancé par Alexandre Legentil et Rohault de Fleury à Poitiers avec le soutien du Cardinal Pie pour édifier la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre après la défaite Franco-prussienne, le traumatisme patriotique de la perte de l’Alsace-Loraine et les ravages de la Commune de Paris… Les promoteurs de la construction font ensuite appel à l'Assemblée nationale afin que l'église soit reconnue comme étant d'utilité publique. Après des débats houleux, la loi d’utilité publique est votée le 24 juillet 1873.

· du Patriotisme de la grande guerre : Ce projet s’inscrit aussi dans la continuité du message de Claire Ferchaud en 1917 au Président de la République Raymond Poincaré pendant la grande guerre de 14-18, et au Maréchal Ferdinand Foch, commandant suprême des Forces alliées, qui a consacré les Forces armées française au Sacré-Cœur le 16 juillet 1918 au cours d'une cérémonie privée, avant une bataille décisive, et le terrible sacrifice des nombreux poilus qui arboraient aussi le divin étendard…

· Au cours de la seconde guerre mondiale la colline de Montmartre fut largement bombardée par les alliés en 44 mais comme par miracle aucune bombe ne toucha la Basilique du Sacré-Cœur ; ce qui ne fut pas le cas pour la Cathédrale de Reims ou les villes de Caen, Rouen, Nantes et Cherbourg…

L’historien Miguel Rodriguez a montré que le concept de vœu est fondamental et s’inscrit dans une continuité populaire en France, en tant que « promesse faite à Dieu » "Du vœu royal au vœu national. Une histoire du XIXe siècle", (Cahiers du Centre de Recherches Historiques, n° 21, 1998 : disponible en ligne : http://ccrh.revues.org/2513 )
http://voeu.national.free.fr/

Comment Adhérer au Voeu ?


Il suffit de réciter l'acte de consécration une seule fois par an (voir PDF 1,
à renouveller si possible chaque année le jour de la fête du Sacré-Coeur)
et un "je vous salue Marie" par jour à l'intention de la France.
(Si possible ajouter aussi une maxime en l'honneur de St Michel, ste Jeanne d'Arc,
ou les saints de France..)

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MessageSujet: Re: Les Consecrations de la France   Dim 13 Sep - 11:37



Consécration de la France à la Sainte Vierge


Texte du vœu prononcé par Louis XIII le 10 février 1638



En 1636, la Sainte Vierge demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée
que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII, « dans le secret de son coeur », consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans.

La Mère de Dieu répond en apparaîssant à un religieux de Notre-Dame des Victoires,
tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.

Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après jour pour jour que naîtra Louis XIV qui reçevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ».

Dès que la Reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l'enfant serait garçon ou fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie.

Cf. Encyclopédie Maria, tome IV, Beauchesne 1956 - p. 714


Consécration de la France à la Sainte Vierge


Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

Louis.


(1) : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.
http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html

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MessageSujet: Re: Les Consecrations de la France   Dim 13 Sep - 11:43


Louis XIV consacre la France à saint Joseph (le 19 mars 1661)


La dévotion à saint Joseph s'est développée assez tardivement en Occident. Ce n'est qu'au XVè siècle qu'apparaissent les premières manifestations, principalement en Italie et en Espagne ( on sait la confiance que la grande sainte Thérèse d'Avila avait envers le père nourricier de l'Enfant-Jésus; c'est sous sa protection qu'elle plaçait chaque carmel fondé.

En 1621, le pape Grégoire XV proclama que la fête de saint Joseph serait fête de précepte pour l'Eglise universelle (le 19 mars devient alors une fête chômée). Toutefois cette décision pontificale ne fut pas reçue partout immédiatement, l'aval des princes étant nécessaire pour qu'elle ait force de loi dans chaque royaume.

En France, c'est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la saint Joseph fut ainsi reconnue, et cela avec une rapidité confondante. Qu'on en juge : dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Les 9 et 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans prit personnellement le pouvoir et, avec une détermination qui causa la surprise générale,ne nomma pas de premier ministre ; il s'entoura cependant de deux conseils pour faire entériner ses décisions.

Su le point qui nous occupe ici, le jeune roi était tout aussi décidé et mena l'affaire tambour battant. Où doit-on alors chercher les origines de la dévotion de Louis XIV à saint Joseph ? - Sans doute dans les suites de l'apparition de notre saint près du village de Cotignac en Provence (le 7 juin 1660) qui avait fait grand bruit à la Cour... mais aussi chez deux princesses espagnoles, les plus proches du souverain : sa mère, Anne d'Autriche et l'infante Marie Thérèse d'Espagne. Cette dernière était entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari... le 7 juin 1660, jour même de l'apparition susdite, pour le mariage royal à Saint Jean-de-Luz.

Revenons à l'année 1661 : le 12 mars, trois jours après avoir pris le pouvoir, Louis XIV décide donc de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le royaume. Il aurait toutefois dû consulter les prélats français,or le 19 mars était proche...Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnèrent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du conseil d'En-Haut, le roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661.

Ce fait est connu et rapportés par les historiens du Grand siècle (qui ne songent cependant pas à noter la rapidité de la procédure).

Or, un événement concomitant tombe dans l'oubli le plus total : la consécration du royaume à saint Joseph ! Oubli qui contraste avec la notoriété du Voeu de Louis XIII, consacrant la France à la Très Sainte Vierge en 1638.

Il est vrai que la cérémonie de 1661 eut lieu dans l'intimité : non dans une Basilique, une cathédrale ou une église... mais tout simplement dans la chapelle du Louvre. C'est là que, le matin du samedi 19 mars 1661, la France fut consacrée à saint Joseph. L'après-midi, après les vêpres, Bossuet, qui était occupé à prêcher le carême aux carmélites du faubourg saint Jacques, célébra, dans leur chapelle, les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d'Anne d'Autriche. Le célèbre évêque de Meaux avait accepté, au pied levé, de ne pas prêcher sur le carême ce jour-là et de composer, en grande hâte, son deuxième panégyrique à saint Joseph (il ne pouvait, certes, avoir l'indélicatesse de répéter le premier panégyrique qu'il avait déjà prêché, quelques années plus tôt, devant la reine -mère).

Citons, pour conclure, la belle envolée par laquelle se termine ce sermon : « Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu'il n'a jamais été touché de l'honneur ; l'Eglise n'a rien de plus illustre, parce qu'elle n'a rien de plus caché. Je rends grâces au roi d'avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout puissant que toujours il révèle ainsi la vertu cachée ;mais qu'il ne se contente pas de l'honorer dans le ciel, qu'il la chérisse aussi sur la terre. Qu'à l'exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite... Si Votre majesté, Madame, inspire au roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité ».

Par la suite, la consécration de la France à saint Joseph fut commémorée en France tous les 19 mars jusqu'à la révolution. Depuis, elle n'a jamais été reprise. Il n'empêche qu'il est nécessaire de rappeler cet événement majeur dont on a fête cette année le 388è anniversaire.

Le signataire de ce bref exposé n'en est pas le véritable auteur, car il en doit la substance à un ami, Monsieur Christian Gaumy, conservateur de la bibliothèque universitaire de Limoges, qui a eu pour cela la patience d'explorer les montagnes de documents des archives nationales et de la bibliothèque nationale (Département Manuscrits), et qu'honore le profond souci de faire connaître et aimer le saint patron de l'Eglise universelle ; qu'à tous ces titres il soit ici remercié et assuré de ma gratitude.

Père Damien-Marie


http://www.chretiensmagazine.fr/2010/03/louis-xiv-consacre-la-france-saint.html

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MessageSujet: Re: Les Consecrations de la France   Dim 13 Sep - 11:47

Prière de consécration nationale à Saint Michel archange (1912)

Glorieux saint Michel, permettez que nous vous apportions l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour. Préposé par l’Éternel à la garde du Droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts, inclinant votre épée devant l’Homme-Dieu et la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.Le peuple élu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert, et vous fûtes, dans son exil, son espoir et sa force. Sur le berceau de l’Église, héritière de la Synagogue, tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et, depuis deux mille ans, rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de votre intervention féconde. Baptisée, la première des nations, dans le sang du Christ, la France vous aima la première. Aussi vous êtes-vous ingénié à faire d’elle, à votre image et à votre exemple, le bon sergent de Dieu. Des champs de Tolbiac aux sommets du Mont Tombe; des sommets du Mont Tombe aux vallons de Domrémy; des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire. Aussi, la France reconnaissante, aujourd’hui comme autrefois, vous honore sur la Montagne sainte, que vous avez choisie, que l’Étranger ne foula jamais en vainqueur, où la Foi vous éleva votre temple le plus merveilleux et le plus célèbre. Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange, et prenez officiellement sous votre garde tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nos personnes et nos biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres. Cette consécration solennelle, nous la voulons nationale, et nous renouvelons, autant qu’il est en nous, le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges.Nous vous saluons, nous vous bénissons, nous vous acclamons, mais, de grâce, défendez-nous dans le combat. Les ténèbres du doute et de l’erreur nous envahissent de toutes parts: Archange de lumière, dissipez nos ténèbres! Les volontés fléchissent et les courages chancellent: Archange victorieux, ranimez nos ardeurs et communiquez nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants! Les cœurs s’attachent à la chair et au sang: ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et portez-nous à Dieu! Veillez tout spécialement sur nos foyers, où la foi et l’innocence subissent de si rudes assauts, et commandez à Satan d’y respecter la paix et la vertu.

Ô saint Michel, gardez l’Église et son Chef auguste; sauvez notre patrie!

Que le cœur Sacré de Jésus, que le Cœur Immaculé de Marie vous envoient vers nous, avec sainte Jeanne d’Arc; et que le règne de Dieu s’établisse sur nous et sur le monde à jamais, pour qu’à jamais, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes!

Ainsi-soit-il !
Cette prière de consécration a été prononcée par les évêques de France
le 19 mai 1912

http://www.archangededieu.org/prieres-2/saint-michel-archange-priere/

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MessageSujet: Re: Les Consecrations de la France   Dim 13 Sep - 12:13

Les trois patronnes de la France

21/05/2012 | Par Élisabeth de Baudoüin


L’Église a placé sa fille aînée sous un triple patronage féminin : celui de la Mère de Dieu, de la « petite Thérèse » et de la Pucelle d’Orléans. Explications, à l’approche de la fête de cette dernière, le 30 mai.

La Vierge très aimée par la France

1922. En cette première année de son pontificat, Pie XI proclame Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de la France. Voilà la fille aînée de l’Église officiellement placée sous la protection de la Mère de Dieu. Pourquoi avoir choisi la Vierge dans le mystère de son assomption ? Parce que c’est sous ce vocable que la France a été consacrée officiellement à Marie par Louis XIII, le 10 février 1638. Un choix qui rappelle que, pour aller à Dieu, il est bon de passer par sa mère, qu’il a élevée de terre jusqu’à lui.

Pour autant, le lien de la France avec Marie est antérieur à Louis XIII, comme le souligne Pie XI en 1922 : dès les premiers temps de l’Église, de nombreux saints français tels Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, ou Bernard de Clairvaux, ont promu son culte à travers le pays, qui s’est peu à peu couvert de sanctuaires et de lieux qui portent son nom. De nombreux chrétiens ont emboîté le pas de ces premiers témoins, chérissant la Vierge comme leur mère et leur reine.

Une Pucelle nationale


Parmi eux, la « Pucelle d’Orléans », qui avait fait inscrire les noms de Jésus et Marie sur son étendard. Cette jeune fille au destin exceptionnel a rendu son trône au roi de France et libéré son pays. Mais qu’on ne s’y trompe pas : plus qu’une héroïne, Jeanne d’Arc est une sainte, comme en témoignent les nombreux miracles obtenus au fil des siècles par son intercession, et qui ont abouti à sa canonisation, le 16 mai 1920. L’évènement s’est déroulé à Rome, en présence d’une foule considérable, dans une ferveur rarement égalée, marquant l’attachement des chrétiens français pour « leur sainte ».

Deux ans plus tard, par la même lettre qui proclame Marie patronne principale de la France, Pie XI reconnaît officiellement Jeanne d’Arc « seconde patronne de la Fille première née de l’Église romaine ». Le pape donne à ce double patronage un caractère irréversible : nulle autorité ne pourra, à l’avenir, le remettre en cause.

La petite Thérèse, héritière de la Pucelle

Et Thérèse de l’Enfant-Jésus ? C’est Pie XII qui, en mai 1944, reconnaissant « le culte affectueux et célèbre dont les Français […] l’honorent », la déclare patronne secondaire de la France, à l’égale de Jeanne d’Arc. Justement, la carmélite admire la Pucelle, à propos de qui elle écrit : « en lisant le récit des actions patriotiques des héroïnes françaises, en particulier celles de la vénérable Jeanne d’Arc, j’avais un grand désir de les imiter, il me semblait sentir en moi la même ardeur dont elles étaient animées, la même inspiration céleste. » Le pape agit aux heures dramatiques de l’occupation allemande, sur demande des cardinaux et évêques français. Le débarquement aura lieu en Normandie – non loin de Lisieux – un mois plus tard.

Thérèse a-t-elle sauvé la France ? Pour Pie XII, cela ne fait aucun doute. En novembre 1944, il écrit au Carmel de Lisieux : « Sainte Thérèse a répondu, ces dernières semaines, comme seuls peuvent le faire les grands amis de Dieu, à la confiance que nous mettions en elle en lui attribuant, de concert avec la sainte libératrice de Domrémy, le patronage de votre chère patrie, sous l’égide supérieure de Notre-Dame, dans le mystère de son Assomption. Cette délivrance étonnante dont la France a été l’objet est, à n’en pas douter, un de ces coups du Ciel, comme l’histoire en a enregistré plus d’une fois dans cette nation privilégiée […] pour ses gloires religieuses et sa vocation providentielle. »

Des paroles encourageantes, qui donnent aux Français des raisons de se tourner vers leurs saintes patronnes avec foi et confiance, à l’heure ou le pays s’apprête à vivre des heures difficiles. Prochaines échéances (dévotionnelles) pour 2012 : 30 mai (sainte Jeanne d’Arc), 15 août (fête de l’Assomption) et 1er octobre (sainte Thérèse de Lisieux). Des rendez-vous avec le Ciel à ne pas manquer !
http://www.famillechretienne.fr/culture-loisirs/histoire/les-trois-patronnes-de-la-france-19196

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MessageSujet: Re: Les Consecrations de la France   Dim 13 Sep - 17:15

Pour completer, la France est consacree a tous les Saints, car il y a tant d'Eglises, de Chapelles, et autres lieux (villages, etc..) qui ont ete denommes sous le nom d'un Saint ou d'une Sainte, c'est donc bien toute la FRANCE qui est protegee !!

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