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 Livre : Sœur Cléophas : une religieuse belge au service des Poilus de France

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Pearl
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MessageSujet: Livre : Sœur Cléophas : une religieuse belge au service des Poilus de France   Dim 20 Mar - 5:53

Julienne Christiaens, Sœur Cléophas : une religieuse belge au service des Poilus de France.


Julienne Christiaens naquit à Tongres, le 2 avril 1890. Elle fut placée lors de son baptême sous le patronage de Sainte Julienne du Mont-Cornillon. Julienne deviendra l’aînée de 16 enfants ! Parmi eux, deux moururent en bas-âge, deux garçons s’engagèrent aux missions d’Afrique chez les Pères Blancs et cinq filles entrèrent au couvent ! Le père de cette famille très chrétienne était Mathieu Christiaens qui exerça la profession d’ingénieur-architecte et mit chaque fois qu’il le pouvait, ses talents bénévolement au service de la construction ou à la restauration d’églises. Il se dévoua aussi en étant pendant de longues années, président du bureau de bienfaisance de sa ville de Tongres. En 1890, il se maria avec Maria Péters issue d’une famille qui avait longtemps tenu la ferme-abbaye de Saint-Laurent à Glons, dans la vallée du Geer. Le père de Marie avait été le dernier à exercer ce travail de fermier mais suite à l’augmentation du prix du fermage, il se vit contraint de quitter ce métier et il s’établit à Tongres comme commerçant de toiles.

La famille de Sœur Cléophas. (Tiré du livre « Dans la Paix, Vie de Sœur Marie-Cléophas »)

Julienne fit sa première communion en 1901 et déjà à cette époque, elle rêva de devenir religieuse. En 1904, elle rentra au pensionnat de Velm qui faisait partie de l’école tenue par les Soeurs de la Charité. Elle y resta jusqu’en août 1906, date à laquelle elle rejoignit le foyer familial pour y seconder sa maman ! Malgré la présence à la maison de deux servantes, il y avait matière à dévouement dans une si grande famille ! La nuit elle prenait auprès d’elle deux ou trois des plus petits afin que sa mère puisse se reposer ; puis tout le long du jour elle était attentive à ses frères et sœurs auprès desquels elle acquit très vite un grand ascendant en les encourageant à l’étude et en veillant à leurs loisirs ! « Survenait-il un différend, raconte une de ses sœurs, elle arrivait toujours à faire céder les plus entêtés par des raisonnements comme ceux-ci « Celui qui aime le bon Dieu lâchera la premier ! ». Outre ses activités domestiques, Julienne parvint à suivre une formation pour devenir infirmière et à passer devant le jury de la Commission Médicale les épreuves pour obtenir son certificat d’infirmière. Le 15 octobre 1910, Julienne fit ses adieux aux siens et rentra au Postulat des Missionnaires Notre-Dame d’Afrique qui se trouvait à Herent près de Louvain. Monsieur Christiaens éprouva une peine profonde à la pensée du départ de son aînée mais il ne s’opposa pas à la vocation missionnaire de sa chère Julienne. Le postulat fut une épreuve pour Julienne qui était plus une intellectuelle qu’une manuelle et qui se montra « assez lente au travail ». Ses rêveries lui valurent reproches et humiliations dans un ordre religieux qui n’était pas spécialement voué à la contemplation ! Ce ne fut que très lentement que ses consoeurs s’aperçurent de ses grandes qualités intérieures cachées derrière un abord extrêmement réservé et un manque de dextérité au travail manuel. Le Père aumônier du postulat écrivit en 1912 à Madame Christiaens : « On lui a permis de lire le « Château de l’âme » de Sainte Thérèse, et elle a reconnu que Dieu lui a fait en substance les mêmes grâces qu’à cette sainte, en particulier celle du mariage spirituel qui constitue le plus haut degré d’oraison. ». Julienne connut non seulement des souffrances morales lors de son séjour à Herent mais aussi des souffrances physiques puisqu’elle s’anémia et maigrit considérablement alors qu’elle était déjà d’une constitution mince et élancée ! Néanmoins, malgré la tentative de madame Christiaens de la reprendre à la maison, Julienne s’obstina dans sa vocation et fut acceptée comme novice. Le 21 mars 1911, Julienne rejoignit Marseille et avec 17 compagnes venues de France, de Belgique et de Hollande s’embarqua pour Alger afin de rejoindre la propriété des sœurs Missionnaires N.D. d’Afrique à Saint Charles de Kouba. Le site était réputé pour être magnifique : le monastère dominait un groupe imposant de bâtiments à flanc de coteaux et à l’arrière-plan se dressaient les derniers contreforts du Djurjura aux sommets étincelants de neige durant les mois d’hiver. C’est dans ce cadre que Julienne passa son noviciat. Le premier mai, elle reçut l’habit blanc des filles de Notre-Dame et échangea son nom contre celui de Sœur Marie-Cléophas (en souvenir de la sainte femme, épouse de Cléophas que l’évangile signale au pied de la croix du Sauveur). La novice, Sœur Cléophas va alors subir différentes formations en vue de faire ses vœux définitifs et de devenir une Sœur Professe. Son parcours au noviciat fut malheureusement marqué par la maladie: à la fin de juillet 1912, elle dut s’aliter suite à une atteinte pulmonaire. Il fut alors question de la renvoyer en Europe mais subitement la fièvre disparut et on lui permit d’entamer sa convalescence sur place. L’auscultation subie fin septembre n’était pas encore normale mais on l’autorisa néanmoins, à sa grande joie, de prononcer ses vœux définitifs le 27 octobre 1912. Julienne, Sœur Cléophas fut ensuite désignée pour travailler à Biskra. La mission de Biskra avait été fondée par le cardinal Lavigerie. Ce cardinal rêvait d’installer là les « Frères Armés du Désert », société de religieux militaires qu’il rêvait de mettre au service de la lutte anti-esclavagiste. Finalement cet ordre ne fut pas créé mais des ébauches du projet subsista un l’hôpital de 150 lits remis à la disposition des Soeurs Blanches. A l’hôpital s’était alors adjoint un dispensaire, un ouvroir de tissage et une école. Entre le service du dispensaire et le soin des malades dans les salles, Sœur Cléophas fut chargée du bureau des inscriptions des malades. En outre, la supérieure de l’hôpital se souvenant de la santé fragile de Sœur Cléophas lui avait donné un travail complémentaire « en plein air » consistant à garder les moutons dans la propriété ! Malgré les aménagements prévus dans son travail, Sœur Cléophas restera de santé très fragile et le mal à son genou droit dont elle avait souffert dans sa jeunesse reprit subitement. La jeune Sœur fut alors contrainte de retourner à la Maison-Mère de Saint-Paul avant que les grandes chaleurs ne viennent accabler Biskra. Là, Sœur Cléophas fut employée comme aide-secrétaire. En octobre 1912, à sa grande surprise et à sa joie, elle fut renvoyée comme infirmière à l’hôpital de Biskra. Une longue lettre à son frère donne une petite idée de son travail : J’aide la sœur de la salle des hommes une aimable hollandaise qui s’y connaît au soin des malades. Veux-tu faire le tour avec moi ? Le matin, tant que le soleil ne paraît pas encore, les malades restent au lit, mais bientôt après le repas de 9h., ils vont se chauffer aux rayons bienfaisants dans la palmeraie mise à leur disposition ; la veille de sa mort, un arabe voudra encore qu’on le porte au soleil. (…). Suit alors une longue description du quartier des blessés et de la salle « des vilaines plaies ». Sœur Cléophas termine alors sa lettre par Allah ibarerek fik ! Que Dieu te bénisse. Ikether kleirrek ! Qu’il augmente ton bien, qu’Il ne te fasse aucun mal !

Le cataclysme de 1914 allait rompre l’apostolat de Sœur Cléophas en Algérie. Elle fut envoyée en France pour servir à l’hôpital militaire de Nogent s/Marne puis à l’hôpital de Rochefort-en-Yvelines. Le lecteur trouvera ci-après la retranscription des deux chapitres du livre racontant la vie de Sœur Marie-Cléophas (« Dans la Paix, Vie de Sœur Marie-Cléophas », par une religieuse de sa congrégation, Procure des Sœurs Blanches, 23, Rosier, Anvers, 1937) et qui concernent son travail au service des blessés de la Grande Guerre.

Que devint Sœur Cléophas après la première guerre mondiale ? Elle passa avec succès l’examen d’infirmière major le 24 janvier 1919 puis en février 1919 elle fut autorisée à séjourner dans sa famille à Tongres. Le 16 mars, elle retourna à Rochefort où elle apprit sa désignation pour l’ambulance de Lyon qui, se préparant à fermer, réclamait un personnel compétant pour rédiger les inventaires et trier le matériel. Le 15 mai 1919, son aventure française se termina et les infirmières-missionnaires reprirent le chemin de l’Algérie. A peine arrivée à la maison de Saint Charles, Sœur Cléophas fut atteinte par une bronchite qui l’a força au repos. Un mois plus tard, la Révérende Mère la désigna pour rentrer en Belgique et devenir responsable des postulantes de Hérent. Sœur Cléophas devenait ainsi Mère Cléophas ! Le 30 juillet, elle prit officiellement en charge sa petite communauté qui comprenait cinq sœurs professes chargées de l’aider ainsi que 16 postulantes à former. Mère Cléophas dirigea ses postulantes avec beaucoup de douceur. Elle écrivit d’ailleurs à une de ses sœurs : « je ne crois pas que ce soit conforme à l’esprit évangélique de rudoyer les âmes. Moi, je voudrais être le bon Pasteur pour les postulantes et le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis et ne les traite pas avec rudesse »

Mère Marie Cléophas à 30 ans. (Tiré du livre « Dans la Paix, Vie de Sœur Marie-Cléophas »)

Ce fut vers cette époque qu’on lui demanda de rédiger un texte sur ses propres expériences spirituelles. Mère Cléophas répugna à faire ce travail mais obéit. Ce beau paragraphe issu de son texte nous fait découvrir son caractère mystique:

« Mais je n’ai encore rien dit encore de ce qui me semble le plus important : cette respiration incessante en Dieu. L’âme respire Dieu, elle s’exhale en Lui. L’âme aspire Dieu et Dieu aspire l’âme…et cette respiration est à l’unisson de la respiration des poumons ! De sorte que c’est vrai à la lettre qu’à chaque respiration de mon corps je fais un acte d’amour (...). Je pense que cette respiration, aspiration que l’on remarque autant de fois qu’on y prête attention pendant les occupations et continuellement dès que l’esprit est au repos, que cette respiration interrompue n’est pas seulement un état, une habitude mais habituellement un acte, acte méritoire d’une grande sublimité dans son admirable simplicité »

Mère Cléophas aurait pu se laisser aller à sa nature contemplative. Quand on lit sa biographie on est cependant frappé par la volonté dont elle fit preuve afin de ne pas céder complètement à sa nature contemplative en s’efforçant de consacrer temps et travail aux malades et à sa communauté.

Mère Cléophas fut certainement déçue de devoir abandonner ses postulantes en octobre 21 car ce travail répondait à ses aspirations. On l’avait alors désignée comme nouvelle responsable de la Procure. Ce service consistait essentiellement à faire connaître l’ordre missionnaire des Sœurs Blanches au dehors. Cela exigeait de sortir beaucoup du couvent : il fallait préparer réunions, expositions, publications ! L’hiver 1921-1922 fut en grande partie consacré à des tournées de propagande : Bruxelles, Anvers, Liège, les Flandres virent passer Mère Cléophas pour encourager les œuvres des sœurs missionnaires. Dans une lettre à une religieuse, elle expliqua une nouvelle fois comment elle perçoit le travail par rapport à la contemplation.

« Vous devez vous extérioriser, vous donner davantage aux âmes. Votre union à Dieu est assez solide, il faut réagir contre l’aimantation. Dieu veut avoir besoin de vous pour faire du bien aux autres et Il veut que les autres deviennent pour vous une occasion de vous unir à ses divines perfections (…) »



Est-ce l’important travail de représentation à l’extérieur qui épuisa Mère Cléophas dont la santé pulmonaire avait par ailleurs toujours été fragile ? Au printemps 1922, après une mauvaise grippe, un examen bactériologique révéla que le poumon droit était profondément atteint par la tuberculose. On envisagea le transfert de Mère Cléophas au sanatorium de l’ordre qui se trouvait en Algérie mais celui-ci fut remis de mois en mois. L’hiver s’écoula dans un état d’amélioration relative mais Mère Cléophas savait ses jours comptés. Quelques mois plus tard, le 7 octobre 1923, elle s’éteignit avec à son chevet sa chère maman. Mère Cléophas avait 33 ans et huit mois. Julienne Christiaens fut ensevelie après treize années de vie religieuse dans sa ville natale de Tongres.
Dr Loodts, janvier 2006

http://www.1914-1918.be/inf_soeur_cleophas.php

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