La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Meditations et Homelies

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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 5 Déc - 17:01

Bonjour Charlyze - bon courage, et surtout confiance  et union de prière.


Guérison d'un paralytique


Le lundi de la 2e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 35,1-10.
Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, ffermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes. Dans le séjour où gîtent les chacals, l’herbe deviendra des roseaux et des joncs. Là, il y aura une chaussée, une voie qu’on appellera « la Voie sacrée ». L’homme impur n’y passera pas – il suit sa propre voie – et les insensés ne viendront pas s’y égarer. Là, il n’y aura pas de lion, aucune bête féroce ne surgira, il ne s’en trouvera pas ; mais les rachetés y marcheront. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,17-26.
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés.» Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?» Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit: « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! »


Aux yeux du Seigneur, l'état du cœur et de l'âme peut devenir aussi grave - sinon plus - que l'état du corps. Et dans l’histoire de l’Église  sont très nombreux les saintes et les saints qui, étant paralysés ou souffrant de longues maladies, ont aussi servi Dieu et le prochain. Il suffit de citer la petite Bernadette Soubirous qui déclarait : "Ma profession, c'est malade !" Il en va de même voyantes comme la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, de sainte Faustine  et de nombreux autres. Des grâces exceptionnelles accompagnées de souffrances...

Dans le cas du paralytique, c'est déjà d'un demi-mort qu'il s'agit, que ses proches doivent continuellement nourrir, laver, soigner, assister de toutes sortes de façon. Cet homme est pourtant bien entouré de personnes qui lui veulent du bien - et la démarche de ses proches, qui osent percer le toit de la maison, rend manifeste une sincère compassion.

C'est d'abord le pardon des fautes que donne Jésus, et ensuite la guérison du corps. Les deux sont pourtant étroitement liées et ce fait doit être pour nous une source de méditation. Par exemple, il est clair que de nombreux fidèles se mettent à prier avec plus d'insistance et de vérité lorsqu'ils sont malade que lorsque tout va bien !

Comme notre prêtre commentait ainsi l’Évangile du jour, je me suis souvenu de la grave dépression qui m'avait cloué au lit des semaines durant. Je n'y avais rien compris jusqu'au jour où, subitement guéri après de longues prières, je me suis rendu au couvent des sœurs Clarisses pour rendre grâce de ma guérison soudaine.  C'est à partir de ce jour-là que j'ai commencé d'organiser chaque journée autour d'une Eucharistie matinale. Celle-ci me procure chaque jour un surcroît de force intérieure et un esprit vraiment joyeux.  Mon commentaire est tout à fait personnel aujourd'hui, mais il exprime tout autant la joie et la reconnaissance !
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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 6 Déc - 16:35

Tressaillements d'allégresse


Le mardi de la 2e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 40,1-11.
Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,12-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »


Cy Aelf, Paris

Tandis que les hommes cherchent la fortune et la gloire, l'argent et la puissance, la force et la santé, la domination et le pouvoir, la reconnaissance et l'admiration, et le bonheur à tout prix, le Seigneur qui vient dans le monde ne recherche que notre salut, au point d'assumer notre condition charnelle et périssable jusqu'à l'ultime sacrifice sur la croix. Ce matin, je me suis de nouveau souvenu du matin de ma conversion, lorsque je me suis écrié en contemplant un crucifix : "Non, Seigneur, non, pas pour moi, je n'en vaux pas la peine!" Comment peut-on s'imaginer qu'un homme puisse donner sa vie en sacrifice pour nous ouvrir le cœur à son amour ?

Il en est bien ainsi. Lorsqu'un homme se convertit, c'est qu'il a saisi en
lui-même qu'un Autre, infiniment meilleur et parfaitement innocent, a donné sa vie afin de propre innocence. Notre prêtre nous aura donné un frisson du Sacré, par lequel nous pouvons, dès à présent, relever le front à fin de recouvrir la joie d'aimer sans retour.

Bien évidemment, je me suis souvenu de ma propre conversion, lorsqu'une Joie inimaginable m'a envahi. Je sais qu'il est tout à fait vain d'essayer de décrire avec des mots simples ce que sont la grâce recouvrée et le salut entrevu...

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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 7 Déc - 17:18

Bonheur simple : fardeau léger


Le mercredi de la 2e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 40,25-31.
Jacob, pourquoi dis-tu, Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché au Seigneur, mon droit échappe à mon Dieu » ? Tu ne le sais donc pas, tu ne l’as pas entendu ? Le Seigneur est le Dieu éternel, il crée jusqu’aux extrémités de la terre, il ne se fatigue pas, ne se lasse pas. Son intelligence est insondable. Il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible. Les garçons se fatiguent, se lassent, et les jeunes gens ne cessent de trébucher, mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Cy Aelf, Paris

Le poids du fardeau, nous le connaissons bien, car nous aussi nous peinons pour avancer et plus nous avançons, plus l'existence devient pénible selon nos propres critères. Mais pour y remédier, c'est assez simple: il suffit d'éveiller en soi "la foi de confiance absolue" - car tel est bien le joug du Seigneur. Une fois cette "guidance" acceptée, intégrée aussi bien par la pratique des sacrements que par l'attention au prochain, la marche devient plus simple. Il n'y a plus cette hantise de devoir "se réussir par soi-même" selon les règles du monde.

Les convertis ressentent ce soulagement intérieur, car ils passent de la "nécessité absolue de la réussite sociale" (comme le disait un psychanalyste) à une vie qui se déroule dans une recherche de cohérence avec la foi. Tous les croyants sont appelés à sortir du monde, en ce sens que les règles de ce monde laissent planer dans les esprits le sentiment pénible d'être livré à soi-même, à ses propres forces ... pour continuer d'avancer.

Pour ma part, depuis que je me suis engagé à vivre une journée après l'autre, en confiant chaque jour qui commence à l'Eucharistie...Moi-même, je ne saurais dire où j'en suis sur ce chemin de "foi d'abandon", mais une chose est certaine, c'est que les angoisses inutiles ont été balayées. Comme elle est grande cette grâce, de franchir un jour à la fois, non en regardant le calendrier, mais en veillant de ne pas être en retard à l'Eucharistie !

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Charlyze

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 8 Déc - 1:06

Merci Etienne pour ton soutien, et tes prières !
Cela va mieux pour moi, un mieux être, moins d'appréhension, plus de facilités dans mon existence torturée.. La prière à Notre Dame Du Perpétuel Secours m'a grandement aidée.
Bénis soit elle !
Je continue à prier, il me reste encore du chemin à faire !
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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 9 Déc - 10:33

Courage !  Nous sommes nombreux à devoir lutter !

Les chrétiens sont tous prophètes


Le vendredi de la 2e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 48,17-19.
Ainsi parle le Seigneur, ton rédempteur, Saint d’Israël : Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un enseignement utile, je te guide sur le chemin où tu marches. Si seulement tu avais prêté attention à mes commandements, ta paix serait comme un fleuve, ta justice, comme les flots de la mer. Ta postérité serait comme le sable, comme les grains de sable, ta descendance; son nom ne serait ni retranché ni effacé devant moi.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,16-19.
En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules :
« À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant :
“Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.” Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !”  Le Fils de l’homme est venu; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. »

- © AELF, Paris

Lorsque le Seigneur dénonce "cette génération", il ne parle pas seulement de celle dont il est l'aboutissement; il ne dénonce pas seulement Caïphe, les chef des prêtres et les pharisiens qui le livreront, mais il désigne - beaucoup plus largement, le principe du système des générations. Pour les juifs, il est très simple et pratique de déclarer se déclarer comme étant l'aboutissement de la génération d'Abraham. De la sorte, ils estiment et ne reconnaissent qu'un Dieu pratiquement contraint" de les préserver des malheurs contre lesquels de très  prophètes n'ont cessé de de les mettre en garde.

Notre prêtre nous a donné l'exemple des enfants qui boudent, à la récréation, les jeux auxquels tous les autres participent. Parmi leurs camarades, celui qui ira les trouver pour les faire changer d'avis ...
ne trouvera qu'une résistance plus forte encore. Ils se feront renvoyer avec cet argument qu'un jeu n'en est plus un dès que l'on y est obligé. De même, en Israël, les prophètes ont été traités d'oiseaux de mauvaise augure - qu'ils rejetaient systématiquement.

Et cependant, que de lamentations lors de l'exil à Babylone et une première destruction de leur tempe !  Mais comme le dit un proverbe: nul n'est plus sourd que celui que ne veut pas entendre...

L’Évangile de ce jour confirme bien que Jésus, qui parle aussi en prophète, sera traité comme Jean le Baptiste: celui-ci, du fait qu'il jeûnait fut traité de "possédé" - et Jésus de "glouton et d'ivrogne".

Conclusion du prêtre ce matin : posons-nous la question de savoir si nous sommes prêts à témoigner de notre foi lorsque cette question sera soulevée par nos proches ?  Sommes-nous prêts à répondre de notre propre engagement de foi ?


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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 13 Déc - 18:04

Nous sommes les bras et les mains du Seigneur


Le mardi de la 3e semaine de l'Avent

Livre de Sophonie 3,1-2.9-13.
Ainsi parle le Seigneur : Malheur à la rebelle, l’impure, Jérusalem, la ville tyrannique ! Elle n’a pas écouté l’appel, elle n’a pas accepté la leçon, elle n’a pas fait confiance au Seigneur, de son Dieu elle ne s’est pas approchée. Alors, je rendrai pures les lèvres des peuples pour que tous invoquent le nom du Seigneur et, d’un même geste, le servent. D’au-delà des fleuves d’Éthiopie, ceux qui m’adorent, mes enfants dispersés, m’apporteront mon offrande. Ce jour-là, tu n’auras plus à rougir de tes méfaits, de tes crimes contre moi, car alors j’extirperai de toi ceux qui se vantent avec insolence, tu cesseras de te pavaner sur ma montagne sainte. Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge ; dans leur bouche, plus de langage trompeur. Mais ils pourront paître et se reposer, nul ne viendra les effrayer.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,28-32.
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple: « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole.
»

Cy Aelf, Paris

L'interprétation des textes de ce jour est relativement simple - pour ne pas dire évidente. Les juifs, tout au long de la première alliance, ont servi Dieu en multipliant les rites et les règles des rites, mais sans véritablement engager leurs volontés et leurs cœurs, individuellement.

Cette tentation qui consiste dans l'adoration d'un "Etre suprême" demeure toujours parmi de nombreux fidèles : communier c'est adhérer au Christ "de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces". Or, si un mendiant se tient à la sortie de l'église pour mendier quelques piécettes, et que nous nous mettions à penser : "J'ai déjà donné à l'offrande", cela suffit"... alors, nous enfermons le Seigneur dans le rite, mais nous l'excluons de la vie dans le monde.

Or, comme a dit notre prêtre : à l'Eucharistie, nous faisons le plein de
forces et de grâces justement destinées à manifester au monde que le Christ demeure bien vivant parmi nous! Mais hélas, trop nombreux sont les fidèles qui retombent dans cette tentation typique du peuple de la première alliance - de se dire : "J'ai accompli tout ce qui m'est prescrit, je suis en paix avec Dieu
."

Se croire en paix avec Dieu et mépriser son voisin en changeant de trottoir pour n'avoir pas à lui dire bonjour, c'est déjà se comporter en pharisien... Heureusement, quiconque parmi nous reçoit l'Eucharistie en ayant vraiment conscience de la présence de Jésus dans son cœur, se sentira pressé d'offrir à autrui un bon sourire, un signe de reconnaissance, un temps d'écoute et un avis sûr lorsque c'est possible. Il nous faut donc ouvrir nos âmes aux sollicitations de l'Esprit Saint quelles qu'elles soient. En cela, la Joie du Seigneur ne cesse de raviver la nôtre !

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 15 Déc - 17:54

La foi d'abandon total

Le mercredi de la 3e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 45,6b-8.18.21b-25.
« Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre :je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur. C’est moi, le Seigneur, qui fais tout cela. Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice. Moi, le Seigneur, je crée tout cela. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,18b-23.
En ce temps-là, Jean le Baptiste appela deux de ses disciples
et les envoya demander au Seigneur : «Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean le Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » À cette heure-là, Jésus guérit beaucoup de gens de leurs maladies, de leurs infirmités et des esprits mauvais dont ils étaient affligés, et à beaucoup d’aveugles, il accorda de voir. Puis il répondit aux envoyés : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi !»


Cy Aelf, Paris

Jésus semble reprendre vivement son prophète, mais en réalité, il emploie envers lui le langage susceptible de le relever d'un doute soudain qui relève plus de l'agonie que d'un doute réel. Du reste, ce langage de fermeté équivaut également à un encouragement à tenir bon dans l'épreuve et, au-delà de la personne de Jean, ce sont nous, les fidèles qui recevons une leçon de courage.

Ce mot de courage a fait l'objet d'une réflexion particulière dans l'homélie de ce matin. Le courage est quelque chose de très concret et d'important dans le feu de l'action, mais lorsque l'épreuve survient, cette vertu doit céder la place à l'abandon de confiance qui est une vertu supérieure encore, car elle permet d'évacuer l'angoisse.

Cette parole de notre prêtre, je l'ai reçue avec bonheur, car je me suis souvenu de certains moments assez pénibles de ma propre vie. Je me souviens clairement être passé de la simple vie, durant lesquels je suis moi aussi passé de la crainte à l'angoisse, de l'angoisse à la peur - et, finalement, de la peur à l'abandon de confiance. Cet abandon dans la foi est une grâce et qui procède directement de la foi.

Or, à l'évocation de ce souvenir, un fin tressaillement de joie m'a saisi. Je me souviens être parti seul à la plus proche... clinique où il ne restait plus qu'un seul lit disponible. Ensuite, un signe fort me fut donné: dans cette clinique qui avait perdu le nom de "Clinique Notre-Dame", pour cause de laïcité, j'ai hérité du dernier lit du dernier étage, tout au bout du dernier étage - la seule chambre d'où l'on avait omis de retirer le crucifix ... Quel signe fort et quel réconfort ! Et j'ai guéri, bien sûr, mais cette leçon d'abandon de confiance, je la garde très précieusement !

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 16 Déc - 17:58

Le témoignage de Jean et le nôtre


Le vendredi de la 3e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 56,1-3a.6-8.

L’étranger qui s’est attaché au Seigneur, qu’il n’aille pas dire : « Le Seigneur va sûrement m’exclure de son peuple. » Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte je les comblerai de joie dans ma maison de prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison s’appellera « Maison de prière pour tous les peuples ». Oracle du Seigneur Dieu, qui rassemble les exilés d’Israël : J’en ai déjà rassemblé, j’en rassemblerai d’autres encore.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,33-36.
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs: « Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. »


Cy Aelf, Paris

Le salut que le Seigneur apporte n'est pas uniquement destiné au peuple juif.  Il est bien annoncé d'abord aux juifs, mais sa portée est universelle : tous les hommes, sur toute la terre, sont appelés au salut.
C'est sur ce point que le "peuple de l'Alliance" va trébucher et tomber du fait de son obstination à considérer qu'il doit dominer sur tous les autres peuples. C'est ici que la prophétie d'Isaïe contredit la conception juive de l'Alliance, car elle déclare : "Ma maison s’appellera « Maison de prière pour tous les peuples ».

Cette courte parole d'Isaïe, qui proclame l'universalité du message, les juifs ne voudront pas l'entendre et c'est bien leur obstination qui les conduira à leur dispersion.

Le témoignage de Jean concernait en tout premier lieu d'annoncer la venue du Seigneur. Il  est venu à la rencontre de son prophète et devant tous, Jean a témoigné : "Voici l'Agneau de de Dieu, qui ôte le péché du monde". Les juifs ont entendu ce message parfaitement clair, mais ils n'ont pas voulu y adhérer.

Depuis lors, c'est au peuple chrétien, quelle que soit la dénomination de son église, qu'il appartient, hier comme aujourd'hui, de porter et d'apporter la bonne nouvelle du salut.  En avons-nous bien conscience ? Nous en montrerons-nous dignes ?  C'est une œuvre qui nous est proposée et l’œuvre du témoignage s'accomplit dans le quotidien, sans qu'il soit nécessaire d'élever la voix.  Si nous laissons le Seigneur habiter notre cœur avec la même humilité qu'il a manifesté à Bethléem, notre témoignage portera lui aussi du fruit en abondance.

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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Sam 17 Déc - 18:16

Descendance de Jésus-Christ


Férie de l'Avent : semaine avant Noël (17 déc.)

Livre de la Genèse 49,1-2.8-10.
En ces jours-là, Jacob appela ses fils et dit : « Assemblez-vous ! Je veux vous dévoiler ce qui vous arrivera dans les temps à venir. Rassemblez-vous, écoutez, fils de Jacob, écoutez Israël, votre père. Juda, à toi, tes frères rendront hommage, ta main fera plier la nuque de tes ennemis et les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu remontes du carnage, mon fils. Il s’est accroupi, il s’est couché comme un lion; ce fauve, qui le fera lever? Le sceptre royal n’échappera pas à Juda, ni le bâton de commandement, à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront. »

Psaume 72(71),1-2.3-4.7-8.17.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !

Montagnes, portez au peuple la paix,
collines, portez-lui la justice !
Qu'il fasse droit aux malheureux de son peuple,
qu'il sauve les pauvres gens, qu'il écrase l'oppresseur !

Que son nom dure toujours;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,1-17.
Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, (...) Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations
.



Aux juifs qui se convertiront, il fallait bien donner à Jésus, "fils de David", une descendance beaucoup plus loin encore, jusqu'à s'appuyer sur la foi d'Abraham - et, ceci même si Jésus a déclaré ouvertement : "Avant qu'Abraham fut, moi, Je Suis" !

En effet, souvent, pour soutenir leur marche en avant, les hommes ont besoin de pouvoir s'appuyer sur ces "pierres vivantes" qui furent
avant eux. Ils se donnent donc ainsi une "assise" à leur démarche de foi.

Ne nous sommes tous des apprentis dans la foi ? Quand bien même nous avons déjà parcouru un long chemin, nous ne pouvons pas relâcher notre effort avant d'être entré dans le Royaume. Qui d'entre nous n'a pas douté, à un moment ou un autre ? ...

Aujourd'hui, je me suis souvenu des dernières paroles que mon propre père, Gabriel, à prononcées au médecin qui prétendait lui sauver la vie par un "gavage" continuel. Comme il résistait, on lui avait finalement lié les mains, à gauche et à droite, aux montants du lit et plongé dans une sorte de coma artificiel. Je vous laisse vous imaginer cette scène d'un homme crucifié dans son lit ... J'ai fait venir ma mère et mes sœurs, nous avons réclamé qu'on le réveille. Il a pu exprimer clairement sa volonté :

"J'accepte tout ce qu'on voudra, mais je veux manger seul".

Durant quelques jours, nous l'avons vu occupé à manger à une une petite table, avant qu'une fièvre d'hôpital ait raison de lui. Un prêtre, lui aussi très malade, lui a donné les derniers sacrements. Papa s'est envolé vers le Royaume à peine deux jours plus tard.

Mais lorsque nous sommes venus voir son corps, quelle extraordinaire surprise : son visage était redevenu tout à fait paisible - "On dirait vraiment qu'il qui va se réveiller et nous parler !", a dit ma mère. Nous étions tous stupéfaits et nous avons prié ensemble en nous donnant la main...



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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 19 Déc - 10:26

Multiples générations


Férie de l'Avent : semaine avant Noël (19 déc.)

Livre des Juges 13,2-7.24-25a.
En ces jours-là, il y avait un homme de Soréa, du clan de Dane, nommé Manoah. Sa femme était stérile et n’avait pas eu d’enfant. L’ange du Seigneur apparut à cette femme et lui dit : « Tu es stérile et tu n’as pas eu d’enfant. Mais tu vas concevoir et enfanter un fils. Désormais, fais bien attention: ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car tu vas concevoir et enfanter un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, car il sera voué à Dieu dès le sein de sa mère. C’est lui qui entreprendra de sauver Israël de la main des Philistins.» La femme s’en alla dire à son mari : « Un homme de Dieu est venu me trouver ; il avait l’apparence d’un ange de Dieu tant il était imposant. Je ne lui ai pas demandé d’où il venait, et il ne m’a pas fait connaître son nom. Mais il m’a dit : “Tu vas devenir enceinte et enfanter un fils. Désormais ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car l’enfant sera voué à Dieu dès le sein de sa mère et jusqu’au jour de sa mort !”» La femme enfanta un fils, et elle lui donna le nom de Samson. L’enfant grandit, le Seigneur le bénit,
et l’Esprit du Seigneur commença à s’emparer de lui.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,5-25.
Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante d’Aaron; elle s’appelait Élisabeth.Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable. Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute la multitude du peuple était en prière au dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens. L’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. À sa vue, Zacharie fut bouleversé et la crainte le saisit. L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu; il marchera devant, en présence du Seigneur, avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé.» Alors Zacharie dit à l’ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, en effet, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. »L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera, tu ne pourras plus parler, parce que tu n’as pas cru à mes paroles ; celles-ci s’accompliront en leur temps.» Le peuple attendait Zacharie et s’étonnait qu’il s’attarde dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une vision. Il leur faisait des signes et restait muet. Lorsqu’il eut achevé son temps de service liturgique, il repartit chez lui.Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth conçut un enfant. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait : « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, en ces jours où il a posé son regard pour effacer ce qui était ma honte devant les hommes. »

Cy Aelf, Paris

C'est quelque chose d'étonnant que nous a rapporté notre prêtre, ce matin. En effet, il nous a expliqué qu'au temps des juifs de l'Alliance, on n'établissait pas de rapports directs entre rapports sexuels et naissances. Aujourd'hui, une telle ignorance semble tout à fait absurde, mais il n'en était pas de même au sein d'une communauté religieuse dont l'existence était entièrement dépendante de l'Alliance, c'est-à-dire encore: de la faveur divine.

Ce qui ne veut pas dire non plus que les femmes étaient tout à fait naïves ! La preuve en est que Marie elle-même, en répondant à l'annonce de l'ange, déclara : "Comment cela se fera-t-il puisque je n'ai pas connu d'homme ?

Toujours est-il qu'au sein de l'Alliance, la naissance d'un enfant - surtout lorsqu'il s'agit d'un garçon, est estimée comme un don de Dieu, comme une faveur divine. Et c'est l'homme qui engendre, non la femme, aussi étonnant que cela puisse paraître. Il suffit de lire les généalogies : il n'y est nulle part fait mention des noms des épouses ! Un simple coup d’œil à la généalogie de Jésus selon saint Matthieu pour s'en convaincre: "Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères...etc.""

Que retenir des lectures de ce jour ? Essentiellement : la foi de confiance en Dieu. Une foi que les incidents de parcours ne peuvent pas ébranler, une foi que les événements du monde ne parviennent pas à contredire. Notre prêtre, âgé de plus de 90 ans, a connu la seconde guerre mondial et toutes les époques de crises qui sont survenues jusqu'à la nôtre. Sa foi n'en a pas été altérée - et parmi les jeunes prêtres que j'ai croisés moi-même, tous sont fidèles à leurs veux, obéissants à leurs Évêques et la plupart au service des plus démunis.
N'y aurait-il pas aussi une génération selon la foi, l'espérance et la charité ? Or, chacun de nous en fait partie !

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 21 Déc - 10:32

L'Ancien et le Nouveau se rencontrent


Férie de l'Avent : semaine avant Noël (21 déc.)

Cantique des cantiques 2,8-14.
La voix de mon bien-aimé ! C’est, lui, il vient... Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines, mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est qui se tient derrière notre mur: il regarde aux fenêtres, guette par le treillage.
Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle !
,

Psaume 33(32),2-3.11-12.20-21.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d'âge en âge.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-45.
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »


Cy Aelf, Paris

Chaque année, à force de commenter les mêmes textes, ne risque-t-on pas de ne plus y puiser que des points de vue déjà connus et répétés ?
Cette question assaille celles et ceux qui désirent chaque jour renouveler en eux la joie. Car c'est bien de joie qu'il s'agit, oui il s'agit bien de c'est bien un renouveau de la joie dans la foi. La foi est comme le pain qui nourrit et la joie est comme le bon vin qui réjouit le cœur.

Ce besoin de renouvellement pour l’âme, c'est bien l'Esprit qui le suscite et qui le comble aussi. Et donc, après exploré ces lectures de nombreuses fois, je ne pensais plus pouvoir y puiser quelque chose de neuf... Mais je me trompais !

Car une nouvelle compréhension a réjoui mon cœur aux mots que notre prêtre a employés - très simplement - pour dire : dans la personne personne d’Elizabeth, lorsque celle-ci salue Marie, c'est toute l'Ancienne Alliance qui reconnaît la Nouvelle Alliance.

De part et d'autre, de Marie à Elizabeth et d'Elizabeth à Marie, il se produit une reconnaissance mutuelle de l’œuvre qu'accomplit l'Esprit Saint. De la sorte, ce qui est ancien devient nouveau - mais sans que la nouveauté perde de sa vigueur, et sans que l'ancien soit englouti et anéanti dans le nouveau.

Heureux celles et ceux dont l'âme peut puiser dans son trésor de l'ancien et du nouveau !

Pour le dire d'une autre façon, l'histoire sainte ne peut bien se lire qu'en se lire qu'en replaçant toujours en parallèle, l'ancienne et la nouvelle Alliances, les deux étant intimement liées dans le dessein de Dieu.


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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Ven 23 Déc - 17:07

"Croire ou ne pas pas croire, voici toute la question !"

Férie de l'Avent : semaine avant Noël (23 déc.)

Livre de Malachie 3,1-4.23-24.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice. Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois. Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable.
Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, et le cœur des fils vers leurs pères, pour que je ne vienne pas frapper d’anathème le pays !



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,57-66.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Comme la signification des mots l'éternel est intéressante afin d'interpréter l’Évangile de ce jour ! Les juifs présents lors de cette scène, tous serviteurs dans le temple, tous grands dignitaires, vont une première fois s'étonner du choix du nom de Jean, lequel signifie Dieu-fait-grâce.

Ils ne comprennent pas. savaient pourtant bien que l'épouse de Zacharie était stérile! Ils connaissaient également les récits de la Bible dans lesquels des femmes dites stériles - à commencer tout simplement par l'épouse d'Abraham ! Comment est-il possible qu'ils ne comprennent pas, tous érudits qu'ils sont, que l'histoire - leur propre histoire - est en train de se renouveler pour eux ?

Notre prêtre s'est étonné d'abord du manque de perspicacité des notables du temple, mais il s'est repris lui-même en évoquant le souvenir de sa propre vocation. Devenu médecin, il s'était rendu à Lourdes car il ne pouvait ni comprendre (ni admettre) que des personnes fortement handicapées, et qui n'avaient comme nourriture spirituelle que la récitation d'un chapelet ... puissent triompher là où la médecine échouait !

Et cependant, oui, Dieu fait grâce. Dieu fait grâce aux hommes sans faire aucun bruit, sans publier d'annonces et sans et sans condition.
Nous pensons être différents de ces notables juifs, spécialistes en religion, et pourtant, lorsqu'une grâce nous est faite, nous croyons très facilement qu'elle nous était due, que la chose était inscrite dans notre propre histoire. Comment se défaire de notre propre incrédulité ? Toute la question est là !!!

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 26 Déc - 10:16

Saint Etienne, martyr

Livre des Actes des Apôtres 6,8-10.7,54-60.
En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants.Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit.» Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,17-22.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »


Le récit de la mise à mort d’Étienne, le lendemain même de la fête de Noël, cela surprend toujours - m'a beaucoup surpris. Bien sûr, car passer d'une célébration joyeuse de la venue du Seigneur à la mise à mort d’Étienne, ce serait comme peindre un coucher de soleil juste après une aurore ! Nous sommes donc invités à saisir que la vie dans la foi nous remet quotidiennement en question et nous invite d'emblée à vivre en témoins auprès d'autrui.

Comme notre prêtre l'a dit ce matin, ce serait une grande erreur de considérer la crèche de Noël comme le symbole d'un bonheur merveilleux, qui brille par la simplicité et l'humilité. Car au-delà de l'imagerie, avec les anges dans le ciel, qui appellent les bergers, l''étoile qui scintille dans le noir et qu'ils suivent, avec le bœuf et l’âne réchauffant de leur haleine l'enfant nouveau-né... il y a ce constat très simple: le Seigneur est venu dans le monde en choisissant d'assumer la condition des plus pauvres.

Cette pensée m'a pour ainsi dire été confirmée peu après ma sortie de la chapelle : une brève et forte averse m'a poussé à me réfugier plusieurs minutes dans une encoignure d'un pont. Ce que j'y ai trouvé: des restes de nourriture, des feuilles de journaux détrempées à même le sol et trois canettes de bière; ce qui signifie que quelqu'un a passé la nuit à cet endroit, tandis que, de mon côté, bien au chaud dans mon lit, je me suis endormi après une belle journée au cours de laquelle j'ai rencontré les membres de ma famille et reçu de beaux cadeaux...

Lorsque mes parents m'ont baptisé, ils ont hésité entre Bruno ou Étienne Comme ils ne parvenaient pas à se décider, le prêtre m'a baptisé sous les deux prénoms - et Dieu sait comme ces deux noms ont modelé ma fille, tour à tour ! On peut donc vivre un émerveillement et ensuite reconnaître sa propre pauvreté autant que son intime précarité...

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mar 27 Déc - 17:02

Fête de saint Jean, apôtre et évangéliste

Première lettre de saint Jean 1,1-4.
Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,2-8.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé.» Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Cy Aelf, Paris

Ce matin, la découverte des textes m'aura quelque peu étonné, puisque ceux-ci nous font d’emblée passer de la contemplation de la Nativité à l'événement final : celui de la résurrection. Il n'est pas si simple pour nous, simples fidèles, de passer d'un temps à un autre, de la nativité à la résurrection !

Mais, en définitive, cet exercice est lui aussi source de joie, puisqu'il nous oblige à affiner et aiguiser notre perception du Christ, Lui qui demeure dans l'éternité tout en étant "au présent" parmi nous.

Pour le reste, dans cette lecture, c'est l'attitude des deux disciples qui a retenu mon attention.

Jean est plus jeune que Pierre : il court plus vite et parvient au tombeau le premier. Il voit, mais il n'entre pas car il a bien compris et assimilé que c'est à Pierre, investi de l’autorité par Jésus, qu'il revient de constater l'événement en tout premier lieu.

Il en est de même pour chacun de nous dans l’Église : nous avons tous un rôle particulier à tenir et c'est notre bonheur de tenir ce rôle sans rechercher à "empiéter" sur la place qu'un autre doit tenir.

C'est donc une belle leçon d'humilité et d’harmonie au sein de l’Église qui a été pour moi cause de la Joie.


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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Mer 28 Déc - 16:36

Retour sur le Prologue de Jean

AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes;la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »

Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.



Pour mieux entrer dans ce texte du prologue de Jean, j'ai procédé par paragraphes car, en le relisant et en le contemplant, j'ai ressenti que l'apôtre avait voulu, en quelque sorte, reproduire le mouvement des vagues sur une plage. Pour mieux me faire comprendre, je dirais que, selon son inspiration, Jean a voulu montrer comment le dessein de l'Amour s'est révélé et s'est épanché, vague après vague, sur la plage de l'histoire des hommes.

A l'analyse, on y retrouve des éléments historiques, dont le témoignage de Jean le Baptiste, puis le témoignage des apôtres, mêlés à l'événement de la Lumière qui, progressivement, depuis celle émise par le buisson ardent, est venue pour pénétrer l'histoire des hommes et lui conférer un sens, une direction, mais aussi un contenu de lumière et d'ombres, de ténèbres.

Il est difficile d'exprimer ces choses, mais l'essentiel est que ceux qui ont reconnu le Christ comme étant la lumière venue dans le monde... sont entrés dans une autre histoire. Certes, ils vivent le temps que la nature leur a donné, mais leur mouvement personnel n'est plus dépendant de la nature. Certes, ils vivent le temps que la nature leur a donné, mais leur mouvement personnel, intime, n'est plus dépendant de la nature. Mais ils vivent de la contemplation de la lumière apparue dans le monde en la personne de Jésus-Christ, en même temps homme et Dieu.

Et à vivre ainsi, ayant part à la plénitude de la Lumière, recevant grâce après grâce, leur présence dans le monde devient une inconnue aux yeux de ceux qui ne croient pas. C'est la dernière ligne qui le révèle : il y a eu la loi - et les hommes des ténèbres en ont tiré des idéologies de toute nature - mais il y a désormais: la grâce et la vérité.

Quiconque, parmi nous, a voulu de la grâce de la Lumière, est entré dans la Vérité et est donc véritablement né de Dieu. Tôt tard, je le dis comme je le sens : tout homme, toute femme qui sont nés de Dieu, apparaîtront comme tels - tandis que les autres se noieront et seront avalés et engloutis dans les ténèbres du temps....

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 29 Déc - 10:11

Richesse d'une Eucharistie quotidienne



5e jour dans l'Octave de Noël

Première lettre de saint Jean 2,3-11.
Bien-aimés, voici comment nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-35..
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.»

Cy Aelf, Paris

Comment l'homme peut-il reconnaître qu'il est vraiment sur le chemin qui conduit de la simple croyance à la foi, et de la foi à la vie en Dieu ?
C'est bien la question qui est posée au cœur des lectures de ce matin. Ce critère, c'est la foi vécue dans le quotidien, mais aussi l'attention continuelle aux signes de la présence du Seigneur parmi nous.

Cette attention intérieure se traduit concrètement par une veille continuelle aux signes qui nous sont donnés au cœur du quotidien, quel qu'il soit. Si le vieillard Syméon n'avait pas vécu dans l'attention continuelle aux signes donnés par Dieu, jamais il n'aurait pu reconnaître le Christ dans l'enfant présenté au temple. Mais c'est bien cette espérance active, vivante, quotidienne, qui à permis à Syméon de reconnaître le messie dans l'enfant nouveau-né.

La première lecture ne dit pas autre chose : nul ne peut prétendre connaître le Seigneur s'il ne met pas en pratique ses commandements. Et ce matin, je me suis réjoui car réveillé très tôt, j'avais songé ne pas me rendre à la première messe en m'octroyant l'excuse banale : "ce n'est pas pour une fois" ! Eh bien, justement, oui, la messe de ce matin m'attendait pour me confirmer dans la participation quotidienne à l'Eucharistie, soit depuis l'année 1985. Mes yeux ont vu et continuent de l'Esprit qui préside à chaque journée de vie et de travail.


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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Lun 2 Jan - 11:18

Toutes et tous témoins de Jésus Christ


Férie du temps de Noël (2 janv.)

Première lettre de saint Jean 2,22-28.
Bien-aimés, le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ: il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père. Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle. Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent. Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui.Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,19-28.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale.» Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Les deux lectures de ce matin placent clairement en opposition celles et ceux désireux de croire et de reconnaître la proximité de Dieu .. et les autres qui ne voudront pas croire. Or, des athées et des païens, il y en a beaucoup, mais les premiers qui ont refusé de croire, n'étaient pas des athées mais des hommes très religieux !

Jean le baptiste témoigne déjà contre eux qu'ils ne sont prêts à reconnaître ni le Christ, ni son prophète, de la même façon que leurs ancêtres, lesquels n'ont cessé de maltraiter les prophètes qui les avertissaient des conséquences de leur désobéissance. Ils ont donc erré quarante ans dans le désert - ce qui, très pratiquement, n'est possible qu'en tournant en rond sur les mêmes chemins tous effacés par le vent... De même , ils rejetèrent les prophètes qui les guidaient, car ils voulurent avoir des rois afin d'être "comme les autres peuples"
A cause de leur entêtement, Dieu les avertit que le temple serait détruit et qu'ils seraient envoyés en esclavage à Babylone - et c'est ce qui leur advint.

De la même façon, le tout dernier prophète, le Baptiste, ne fut reconnut que par les simples du peuple, mais rejeté par les élites religieuses que le livrèrent à Hérode.

Cependant, si le Christ fut lui aussi rejeté et mis à mort, ce fut seulement afin que toutes et tous,
comme saint Jean l'annonce dans son épître, deviennent prophètes, ou qu'ils soient. Dans son épître, Jean ne dit pas autre chose :

- l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité

Notre prêtre a conclu en nous incitant à prier l'Esprit Saint qui, en temps et en heure, selon la qualité de notre foi, nous ouvrira la bouche pour témoigner de la vérité.

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etienne lorant

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MessageSujet: Re: Meditations et Homelies   Jeu 2 Fév - 16:34

Présentation de Jésus au temple



Livre de Malachie 3,1-4.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s’installera pour fondre et purifier: il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples: lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.» Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.»
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


Il est émouvant de trouver, dans ces textes comment, dès son baptême, le Seigneur est à l’œuvre et rencontre ceux qui avaient mis en lui toute leur espérance. En l’occurrence, le vieillard Syméon et une femme devenue veuve sept ans à peine après son mariage. Tous deux ne s'éloignaient guère du temple, car ils y trouvaient tous deux une consolation hors du monde.

Leur cas est assez commun. Je le dis puisque c'est le mien. Il y a plus de trente ans que l'écoulement des jours ne se déroule plus pour moi qu'à partir d'une Eucharistie. Dans un de mes carnets, j'avais noté: "Mon temps n'est plus celui des horloges, car il me suffit de recevoir de la Joie à l'autel, cette joie qui est également lumière et force. De ces deux grâces, ce qui en est épuisé durant les heures passées dans le monde, est renouvelée le lendemain matin".

Que le commentaire de textes ait suivi, cela demeure dans la logique de l’Évangile du jour. Du reste, j'en suis certain: quiconque, homme ou femme, organise sa vie en fonction de la présence à l'Eucharistie,
échappe à la pression mauvaise du monde, spécialement aux distractions funestes.

Si nous avons la Joie, demeurons dans la Joie.

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