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 AIMER la France

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Pearl
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MessageSujet: AIMER la France   Dim 4 Déc - 8:52

Malik Bezouh, des Frères musulmans à l’amour de la France chrétienne
30/12/2015 | Numéro 1982 | Par Pierre Jovanovic et Samuel Pruvot


Physicien de formation, Malik Bezouh s'est rapproché de la Confrérie des Frères musulmans avant de s'en éloigner.


EXCLUSIF MAGAZINE - La vague d’attentats de 2015 provoque un regain de patriotisme. Plus qu’un effet de mode, un réflexe de survie, quand la France est attaquée dans sa chair et sa culture. Témoignage exclusif de Malik Bezouh, Auteur de France-islam : le choc des préjugés (Plon, 2015).

« J’avais un contentieux énorme avec la France. J’ai pu me réconcilier avec elle après un long parcours. Officiellement, j’étais français, né en France, issu de l’immigration algérienne. Mais la France, pour moi, était un hôtel, où j’étais seulement hébergé. Je souffrais d’ailleurs du racisme ordinaire envers les Maghrébins, dans ma jeunesse : combien de fois ai-je été traité de “bougnoule” ? Tout cela m’empêchait de me raccrocher à la France. Il faut comprendre cette faille identitaire que portent tous les Français d’origine maghrébine, si difficile à surmonter.

Officiellement, j’étais français, né en France, issu de l’immigration algérienne. Mais la France, pour moi, était un hôtel, où j’étais seulement hébergé.

C’est lorsque j’étais étudiant, à Saint-Étienne, que j’ai rencontré l’islamisme. J’ai lu cette phrase d’un penseur des Frères musulmans, Sayyid Qutub : “La nationalité du musulman, c’est sa foi.” J’ai alors cru tout résoudre : je ne suis ni algérien, ni français, je suis musulman ! Je pensais avoir enfin trouvé les réponses à mes questions. J’ai embrassé l’islam porté par les Frères musulmans.

Engagés, prosélytes, mais foncièrement légalistes, nous utilisions tous les moyens législatifs et associatifs pour faire passer le message islamique. Nous étions alors en pleine guerre de Bosnie, dans les années 1990. J’étais tenté d’accomplir le djihad contre les Serbes, mais la confrérie m’a empêché d’y aller. Les Frères musulmans sont très hiérarchisés, très structurés. C’est leur côté positif : en cadrant les individus, et en respectant l’ordre public, ils les empêchent souvent d’être des aventuriers incontrôlables. Je pense qu’ils ont évité à l’islam de France de basculer dans le salafisme révolutionnaire. S’il n’y avait pas les Frères musulmans, combien y aurait-il eu de Mohammed Merah ?

J’aurais pu continuer au sein de la confrérie, comme certains de mes amis, qui sont aujourd’hui cadres de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Pourtant, j’étais malheureux chez les Frères musulmans. Je ne partageais pas leur sentiment de surpuissance envers les “Français”, ces mécréants qui pataugent dans l’ignorance et l’idolâtrie de la nouvelle Babylone. Ce sentiment de surpuissance n’était pas de l’amour, cela ne correspondait pas à mon désir profond. Je suis devenu dépressif, j’ai émis des doutes sur le Coran. J’ai fini par quitter la confrérie. Cela a été une vraie souffrance pendant plusieurs années.

L’Histoire de France m’a donné des figures d’identification, et même une fraternité traversant les âges : Pierre le Vénérable, Bossuet sont devenus mes frères ! Tout cela participait à la renaissance de ma francité.

Je suis alors tombé sur un texte de Bossuet : ce fut un véritable choc ! Je lisais un français magnifique, alors que je ne connaissais jusqu’à présent que des traductions islamistes de l’arabe. Ce fut mon premier véritable contact avec la littérature française. Je suis devenu amoureux des textes sublimes de l’évêque de Meaux, où il explique la nature humaine. Comme cette phrase tellement profonde, sur la fièvre de paraître : “Ô quand sera-ce que je songerai à être en effet, sans me mettre en peine de paraître ni à moi ni aux autres ?” J’ai été bouleversé par cette pensée, qui s’inscrit en faux contre la société hédoniste et narcissique actuelle. C’était une véritable révolution pour moi de rencontrer ce grand personnage français, chrétien, éclairé par la transcendance divine, et appartenant à une époque inconnue. Pour comprendre Bossuet et l’Ancien Régime, j’ai plongé dans l’Histoire de France. Et là, ce fut le salut, la renaissance ! J’avais un bijou, un trésor à ma portée, et je ne le savais pas. Bossuet m’a ouvert la porte sur l’univers splendide de la culture française, et donc la culture chrétienne.

L’Histoire de France fut ma thérapie. J’ai découvert cet aspect charnel de mon pays, que je ne connaissais pas. J’avais également besoin de comprendre le rapport de la France à l’islam, à travers l’Histoire. J’ai rencontré la figure de Pierre le Vénérable, un abbé de Cluny du XIIe siècle, qui avait étudié l’islam et traduit le Coran. Il avait une véritable curiosité envers les “Sarrasins” : je me suis reconnu dans cet effort de l’intelligence. J’ai aussi aimé le contre-révolutionnaire Joseph de Maistre, cette plume extraordinaire, à la fois pleine de sagesse et de désespoir. L’Histoire de France m’a donné des figures d’identification, et même une fraternité traversant les âges : Pierre le Vénérable, Bossuet sont devenus mes frères ! Tout cela participait à la renaissance de ma francité. Je suis un miraculé de l’identité française. J’ai envie désormais de la partager et de la transmettre, de dire à mes amis musulmans : “Découvrez la France ! Découvrez ce remède !”

On ne peut pas reconstruire la France autour de Charlie Hebdo : la philosophie des Lumières n’est pas neutre, elle est intolérante, et s’est construite sur la haine du religieux.

En effet, les Français de confession musulmane ne peuvent évidemment pas se reconnaître dans la culture libertaire actuelle. Ils ont un rapport à la transcendance qu’ils partagent avec les chrétiens. Ils ont vocation à proposer avec eux un modèle de société plus humain, et moins aliénant. Je suis très triste de voir la déchristianisation de la France. Je suis français, et le christianisme historique a fait renaître ma francité. C’est un repère de notre culture.

On ne peut pas reconstruire la France autour de Charlie Hebdo : la philosophie des Lumières n’est pas neutre, elle est intolérante, et s’est construite sur la haine du religieux. Pour moi, les voltairiens ont kidnappé la philosophie, comme l’islamisme a kidnappé l’islam. Je préfère Élie Fréron, polémiste contemporain de Voltaire, qui défendait un traditionalisme ouvert. C’est ce qui devrait unir les musulmans aux chrétiens, et leur proposer un autre regard sur la France. Les hommes d’État devraient se replonger dans notre Histoire, pour prendre de la hauteur. Bref, il faudrait une psychothérapie nationale, avec l’aide de l’Histoire de France, à l’école de l’abbé de Cluny ! »




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• Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens commun ;

• Natacha Polony, essayiste, spécialiste des questions d'éducation et de société ;

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• Malika Sorel-Sutter, ancien membre du Haut Conseil à l'intégration.


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MessageSujet: Re: AIMER la France   Dim 4 Déc - 8:57

Malik Bezouh : « Il faut faire aimer la France aux salafistes ! »


05/04/2016 | Par Samuel Pruvot



Physicien de formation, Malik Bezouh s'est rapproché de la Confrérie des Frères musulmans avant de s'en éloigner.




Ancien cadre chez les Frères musulmans, Malik Bezouh a retrouvé le chemin de l’intégration par l’amour de la France. Il voit dans les propos de Manuel Valls un coup de com en réponse à un vrai défi.

Comment faire aimer la France aux jeunes musulmans ?


Manuel Valls a dénoncé l’ascendant des salafistes en France, une « minorité » fondamentaliste en passe de remporter « la bataille idéologique et culturelle » sur l'islam. Mais que pensent au juste les salafistes ?

En France ou ailleurs, les salafistes vivent en général dans leur bulle. Les salafistes piétistes (ou quiétistes) sont des dévots pour qui le patriotisme n’est pas une valeur fondamentale, y compris pour ceux qui vivent dans des pays musulmans : ces salafistes dévots sont avant tout oummatistes (ils préfèrent l’oumma, la communauté musulmane – par définition transnationale – à la communauté nationale).

Les salafistes en France constituent, à l’évidence, un courant minoritaire dans l’islam de France qui est marqué par sa très forte hétérogénéité. Les salafistes, dans leur ensemble, reprochent à la France d’avoir perdu tout lien avec la transcendance, de vouer un culte quasi-idolâtre au dieu de la consommation, de la pornographie, de ne plus respecter l’autorité parentale, les personnes âgées, d’être en définitive une nation hédoniste, pour ne pas dire, babylonienne, dans laquelle Dieu a été exclu.

Les jeunes salafistes n’aiment pas la France. C’est grave. Mais Éric Zemmour a raison quand il demande ce que fait la France pour être aimable ?! Il faut faire aimer la France aux salafistes

Face à l’islam, on a l’impression que la gauche française est déchirée entre les partisans du laïcisme et du communautarisme ?

L’irruption du fait musulman depuis l’affaire du voile de Creil, en 1989, a déstabilisé en effet une partie de la gauche française. Les anticléricaux qui sont souvent théophobes rêvent d’en découdre avec cette nouvelle résurgence religieuse, musulmane ici, et les humanistes considèrent, au nom du respect de la différence, que l’islam, même dans ses manifestations ostentatoires, a droit de cite.

La bataille a lieu en ce moment même. Et les musulmans de France, devenus les nouveaux cathos de la République laïcarde, sont au centre de ce déchirement.

L’anticléricalisme primaire est un élément structurant de la culture française. On doit faire avec. Aussi, les musulmans de France doivent impérativement apprendre à composer avec cette réalité qui jadis fit tant gémir les catholiques.

Manuel Valls fait-il un coup de com ou pointe-t-il un risque réel ?

Il y a en France un danger objectif de radicalisation qu’il serait dangereux de nier. Cela dit, il semble assez évident que le Premier ministre est un communicant cherchant à montrer qu’il est un homme qui n’a pas peur de secouer les tenants du politiquement correct. Sauf que les salafistes quiétistes et piétistes ne sont en aucun cas en situation de gagner la bataille des idées dans l’islam de France. Ils sont bien trop minoritaires pour cela !

Ce qui fait peur, c’est un salafisme révolutionnaire et mutant, sans culture et ultra-violent, à l’image de Mohamed Merah qui était d’abord un délinquant. Les salafistes piétistes ou dévots ne basculent pas forcément dans le terrorisme. Établir un lien entre salafisme piétiste et jihadisme c’est aller vite en besogne pour le moins.

Comment peut-on faire aimer la France et son histoire à nos compatriotes musulmans ? Peuvent-ils lire Bossuet et Pierre le Vénérable comme vous ?

Je plaide pour une refonte des programmes de l’enseignement scolaire. Concernant Pierre le Vénérable, moine clunisien du XIIe siècle, les musulmans seraient surpris de voir à quel point cet homme, hors du commun, a tendu une main fraternelle aux Sarrasins, alors même que le contexte était marqué par les croisades !



Samuel Pruvot

Malik Bezouh est l'auteur de France-islam : le choc des préjugés.

http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/societe/malik-bezouh-il-faut-faire-aimer-la-france-aux-salafistes-!-191135

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MessageSujet: Re: AIMER la France   Dim 4 Déc - 9:00

Malik Bezouh : « Évitons la rivalité des mémoires ! »

15/01/2014 | Numéro 1879 | Par Charles-Henri d'Andigné



Le président de « Mémoire et renaissance » se bat contre les préjugés de beaucoup de Français issus de l’immigration maghrébine vis-à-vis de la France et de son histoire.

« Ce qui me préoccupe aujourd’hui, c’est l’état calamiteux de l’intégration. Je suis persuadé qu’une rupture existe : chaque jour que Dieu fait, je vois, avec tristesse, cette fracture s’élargir. Une fracture ethnico-religieuse.

Une partie de la gauche en est responsable.

En dénonçant sans relâche une France raciste et xénophobe, elle a scié la branche sur lequel était assis un pan entier de la nation française, en l’abandonnant à ses préjugés anti-français. Un nombre incalculable de jeunes (comme moi) se sont ainsi construits avec l’idée sans cesse martelée que ce pays n’est pas accueillant, qu’il a massacré nos anciens, mis en esclavage colonial l’Afrique du Nord. On oublie de dire, au passage, que les Arabes furent de grands esclavagistes, que les Maghrébins barbaresques ont jeté dans les fers des centaines de milliers d’Européens. A-t-on oublié saint Vincent de Paul ? J’avoue aussi être inquiet de l’anticléricalisme qui règne en France. On ne le remarque plus, cela semble faire partie du décor. Dans les sketches des comiques, à la télévision, aux informations, il y a une véritable haine de l’Église.

Pourquoi ?

Depuis quelques années, je m’intéresse à l’Histoire de France et j’avoue avoir été très frappé, et même choqué, quand j’ai appris ce qui s’était passé lors de la Révolution. La Terreur, les guerres de Vendée et ses abominations : je n’en avais jamais entendu parler. Cela a laissé des traces, encore aujourd’hui. Le sentiment anticatholique perdure dans l’opinion.
Je souhaite poursuivre la lecture de cet article !
http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/politique/malik-bezouh-evitons-la-rivalite-des-memoires-!-124944

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