La Chapelle de la Sainte-Famille

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 L'oeuvre de la grâce

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etienne lorant

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Date d'inscription : 06/03/2014

MessageSujet: L'oeuvre de la grâce   Ven 27 Jan - 11:21

Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 10,32-39.
Frères, souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat des souffrances, tantôt donnés en spectacle sous les insultes et les brimades, tantôt solidaires de ceux qu’on traitait ainsi.En effet, vous avez montré de la compassion à ceux qui étaient en prison; vous avez accepté avec joie qu’on vous arrache vos biens, car vous étiez sûrs de posséder un bien encore meilleur, et permanent. Ne perdez pas votre assurance; grâce à elle, vous serez largement récompensés. Car l’endurance vous est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses. En effet, encore un peu, très peu de temps, et celui qui doit venir arrivera, il ne tardera pas. Celui qui est juste à mes yeux par la foi vivra ; mais s’il abandonne, je ne trouve plus mon bonheur en lui. Or nous ne sommes pas, nous, de ceux qui abandonnent et vont à leur perte, mais de ceux qui ont la foi et sauvegardent leur âme.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence: nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé.» Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre.» Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.


Il n'est pas simple d'expliquer aux hommes comment la Parole agit en eux et l'on comprend que même Jésus se demande comment expliquer son action dans l'âme du converti. Cela m'a rappelé le "Journal d'un curé de campagne" de Bernanos. Le jeune prêtre prend des notes dans un cahier, mais il lui semble qu'il ne réussit en rien - du moins en comparaison d'un curé plus âgé, bien posé, pondéré et stable.

Mais c'est pourtant lui, le jeune prêtre sans expérience, qui va convertir la Comtesse du lieu - laquelle avait renié sa foi lors du décès de son unique enfant. A cause de cette épreuve, elle avait renié Dieu et n'était pas loin de se maudire d'elle-même. A la fin du roman, le prêtre découvre qu'il est atteint d'un cancer et, ne sachant plus que faire, il se retrouve dans le petit logement d'un autre prêtre, défroqué celui-là, et vivant en concubinage... mais c'est là qu'au moment de rendre l'âme, il perçoit que "tout est grâce" et qu'il avait accompli son ministère en peu de temps et en dépit de tout ce qu'il se reprochait en conscience...

J'ai lu cinq fois au moins cette histoire avant de saisir qu'il en est bien ainsi - car pour moi aussi, il ne m'est pas possible d'expliquer comment, depuis ma conversion, j'ai pu accomplir quelques bonnes choses - et c'est vrai que l'on perçoit ses mauvaises actions plus que les bonnes.

Ayant réussi à suivre, par correspondance avec Cracovie, une théologie de la miséricorde divine, j'ai cru un temps que ma "vocation" serait reconnue et que je pourrais œuvrer d'une manière ou d'une autre au sein de "l’Église visible" - mais les Sœurs de Pologne n'ont même jamais voulu me fournir un document attestant que j'avais suivi cette formation. Donc, pour l’Église, je ne suis demeuré qu'un simple paroissien. Et je n'ai jamais saisi en quoi mes commentaires des lectures pourraient servir d'autres - mais c'est le besoin d'écrire, de commenter, de chercher d'autres points de compréhension de "la Parole" qui a fait de moi un petit témoin de l'Amour. N'est-il pas étonnant que la frustration du cœur puisse aboutir au témoignage?

Je dédie ce commentaire à ma mère Léa: je crois que, de son côté elle a saisi ce qui se passait en moi, mais elle ne n'a jamais voulu m'influencer..


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etienne lorant

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Date d'inscription : 06/03/2014

MessageSujet: Re: L'oeuvre de la grâce   Mar 31 Jan - 15:26

L'espérance au-delà de l'espérance


Le mardi de la 4e semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 12,1-4.
Frères, nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins, et débarrassés de tout ce qui nous alourdit – en particulier du péché qui nous entrave si bien –, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice, et il siège à la droite du trône de Dieu. Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,21-43.
En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son tement. Elle se disait en effet: «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée.» À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements? » Ses disciples lui répondirent : « u vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui; puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne; puis il leur dit de la faire manger.



Cy Aelf, Paris


Cet Évangile de saint Marc, dix fois analysé et commenté, garde encore toute sa vigueur intérieure. C'est un talent si particulier qu'on ne s'est jamais lassé d'aller y puiser des forces nouvelles. Et ce sentiment est encore renforcé, aujourd'hui, par la première lecture qui encourage le lecteur à courir avec endurance l'épreuve qui nous est proposée.

Il a de l’endurance, ce père qui a couru contre toute espérance pour trouver Jésus et le supplier avec force - c'est-à-dire en abandonnant derrière lui toute autre considération. Voici un chef de synagogue qui a trouvé quelque chose de neuf, d'essentiel, de vital, de prodigieux, en la personne de Jésus.

C'est la même folle espérance qui a conduit la femme aux pertes de sang. Peu lui importe les considérations d'autrui : comme Jaïre, elle s'est trouvée investie d'espérance et de foi. C'est comme un feu de la grâce ou comme un jaillissement de la miséricorde divines qui a pénétré leur âme et les a mis en route vers le salut désiré.

Leur mouvement vers Jésus est le même qui anime l'apôtre Paul dans la première lecture, lorsqu'il incite à résister "jusqu’au sang" dans la lutte contre le péché. L'homme est quelque chose qui doit se dépasser - n'est-ce pas notre vocation, à toutes et tous ?

Puissions-nous donc tous, au cœur de l'épreuve, puiser une plus grande espérance...

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etienne lorant

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Date d'inscription : 06/03/2014

MessageSujet: Re: L'oeuvre de la grâce   Mer 1 Fév - 15:44

Le difficile don de soi à l'oeuvre du Seigneur


Le mercredi de la 4e semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 12,4-7.11-15.
Frères, vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché, et vous avez oublié cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : ‘Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches. Quand le Seigneur aime quelqu'un, il lui donne de bonnes leçons; il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.’ (...)


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,1-6.
En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : «Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

Cy Aelf, Paris

L'étonnement de Jésus lorsqu'il vient à Nazareth est inévitablement marqué par la souffrance de ne pas être reconnu par les siens. C'est Jésus le premier qui a fait face à l'incrédulité que rencontreront ses disciples plus tard. Et de même pour les convertis: quelle grande souffrance de n'être pas reconnu par son voisinage et jusque dans sa propre famille ! J'ai songé à Edith Stein en particulier qui n'eut d'autre choix que de renoncer définitivement à l'affection des membres de sa propre famille. Mais on pourrait encore citer saint François d'Assise, lorsqu'il se dépouilla de ses propres vêtements, comme pour constater que la rupture était devenue définitive.

La résistance "jusqu'au sang" à laquelle saint Paul appelle les Hébreux tient essentiellement du fait qu'ils doivent accepter d'être reniés par ceux qui furent de leur propre patrie ainsi que de leur famille.

Mais nous aussi, nous qui demeurons dans une société qui, d'elle-même se déclare tolérante.... si nous déclarons clairement notre foi, cela nous vaudra quelques moqueries parfois très vexantes, et nous devrons nous mordre la langue afin de ne pas "rétorquer".

Pour ma part, je peux dire que, la plupart de mes connaissances en ville, m'ont d'office collé l'étiquette d'un "moralisateur", même si le "signe" le plus fort que j'ai pu donner fut mon renoncement au tabac, ainsi que le choix du célibat. On m'aura bien fait sentir que je n'étais plus des leurs, et cela dure encore...

Cependant, quels que soient les "rebuffades", les rejets d'amitié, l'isolement, les maladies supportées sans réconfort de quiconque, une solitude de plus en plus marquée, je ne saurais renoncer à ma propre conversion - puisqu'elle continue de relancer ma vie chaque jour. Il nous appartient d'offrir nos membres au Seigneur afin qu'Il puisse, à travers nous, poursuivre l'oeuvre de la rédemption...

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