La Chapelle de la Sainte-Famille

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 Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups

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Pearl
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MessageSujet: Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups   Jeu 13 Avr - 20:52

http://www.secours-catholique.org/actualites/calais-gerer-a-nouveau-lurgence


Ils répondirent : Il mérite la mort.

67
Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets

68
en disant: Christ, prophétise; dis-nous qui t'a frappé
.
Mathieu

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MessageSujet: Re: Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups   Jeu 13 Avr - 21:00



France, pays des DROITS de l'Homme, nous sommes TOUS des 'migrants'

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Dernière édition par Pearl le Sam 29 Avr - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups   Jeu 13 Avr - 21:05

parce que ceux qui ont induit cette immigration qu'ils ne savent pas HUMAINEMENT traitee.

ce sont les responsables qui ont abattu les frontieres, il y a qq annees !

Gouverner, c'est prevoir a court, moyen et long terme.

Il y a tant de maisons et appartements vides et decemment habitables.. PARTOUT !

ET si on commencait par les residences secondaires de ceux qui nous gouvernent, a TOUS LES NIVEAUX ???

on 'leur' reproche de ne pas savoir s'integrer

MAIS

si nous faisions un effort pour les aider a s'integrer...


le GROS pbm est que si - demain - je veux venir en aide a un 'migrant', la loi me donne tort !.......................

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MessageSujet: Re: Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups   Sam 29 Avr - 19:07

Entre 2 500 et 3 000 personnes en attente d’un passage pour l’Angleterre campent actuellement à Grande-Synthe, dans le nord de la France, à moins de 40 km de Calais.

Ce sont très majoritairement des Kurdes, en provenance d’Irak. Depuis le début de l’hiver, ils survivent sous des bâches, dans le froid, la boue et l’indignité.

(meme si je pense qu'une telle photo est malsaine, et que cette realite n'a pas empeche et photographes et redacteurs d'articles sur ce sujet.... de dormir dans un lit douillet, sous un toit, et sans scrupule)


Au début, on pense qu’on y arrivera sans problème. Il suffit de faire attention, de se concentrer. Un pas, deux pas, dix pas. Puis, il faut s’arrêter. Elle est trop lourde, trop compacte, trop collante. La boue est une sangsue épaisse et visqueuse qui s’accroche aux pieds et aux bottes de ceux qui s’y risquent, qui colonise les chevilles et les mollets de ceux qui s’y enfoncent. Un océan de terre bourbeuse qui noie une partie du corps.
Mais il est impossible de l’éviter.

Dans le camp de migrants de la commune de Grande-Synthe, situé à moins de 10 km de Dunkerque, dans le nord de la France, la boue est omniprésente pour les 3 000 réfugiés qui l’endurent au quotidien.


C’est comme si elle était la marque de fabrique de ce camp de fortune, appelé le Basroch, coincé entre la mer du Nord et la zone commerciale de la commune. Ce campement bâti en 2007 sur une zone inondable est devenu, en l’espace de quelques semaines pluvieuses, un immense marécage dans lequel baignent des milliers de tentes et de pieds. Un paysage de désolation d’autant plus saisissant qu’il fait face à un éco-quartier flambant neuf. Cet alignement de pavillons est sorti de terre en 2010. En traversant la route, on change de monde. Briques rouges contre bâches, panneaux solaires contre feu de camp, le contraste est violent. "Il est beau le grand rêve écolo du maire de notre ville [Damien Carême, Europe-Écologie-Les-Verts]", ironise Claire*, une voisine, exaspérée par cette misère humaine au seuil de sa porte.
*Le prénom a été changé

Quand vous prenez un bain, vous culpabilisez, quand vous mangez, vous baissez les stores...

L’édile vert de la ville prévoit en effet de bâtir, dès 2016, un lotissement de 20 hectares en lieu et place de l’actuel camp, "rempli de jardins, d’aires de jeux et de chemins cyclables", énumère Claire. Un projet qui, aujourd’hui, tient d’une chimère, selon elle. "Comment voulez-vous déplacer tous ces gens… Vous savez à quoi il ressemble mon éco-quartier ? À rien. Quand vous prenez un bain, vous culpabilisez, quand vous mangez, vous baissez les stores…." La promiscuité lui est insupportable. "Je n’ai pas payé pour avoir un camp en face de chez moi, mais je ne supporte pas non plus que ces gens soient traités de la sorte. On bafoue toutes les lois ici, il n’y a plus de dignité humaine".

C’est pourtant ici que Sartyp et sa femme, originaires de Souleymanieh, au Kurdistan irakien, ont installé leur tente, en attendant de passer en Angleterre, cet eldorado fantasmé. À l’instar de Claire, le discours de Sartyp est sans appel. "C’est terrible, ici", lâche-t-il tout en réchauffant ses mains autour d’un gobelet de thé brûlant. "La boue, le froid, regardez-nous… Nous sommes toujours comme ça, sales. Dites-le à votre gouvernement… Dites-leur, c’est terrible, ici", répète, le regard froid, cet avocat de profession.


En déambulant dans les allées labyrinthiques du Basroch, force est de reconnaître que l’adjectif "terrible" n’a rien d’une hyperbole. Pas un mètre carré de terrain n’est épargné par les ordures. Partout, un nombre incalculable de déchets vient mourir aux pieds des arbres, des buissons, parfois même à l’intérieur des tentes. Des bottes orphelines, englouties sous des centimètres de boue, peuplent les mille et une routes du camp déjà envahies par des centaines de matelas, poussettes et couvertures aussi trempés qu’encrassés. Dans les eaux boueuses, la présence de rats attirés par les restes de nourriture, complète ce tableau à la Dickens.

Il y a 15 jours, au début du mois de janvier, Sartyp et sa compagne ont rejoint leur ami Hazhar, un ancien peshmerga, un combattant kurde, arrivé quelques semaines avant eux dans le camp. "Oui, je sais, concède Hazhar en suivant le regard hébété des journalistes présents, c’est pas normal de vivre comme ça, mais au moins, ici, on a une chance de vivre. En Europe, on a une chance d’exister". Hazhar, qui ne cesse de replacer sa chaise en bois qui s’enfonce dans la boue, sort son portable pour nous expliquer son parcours. Il montre fièrement une photo de lui, en treillis militaire avec son arme. "Là-bas, en Irak, vous devez vous battre seul contre Daech [autre nom désignant les jihadistes de l’organisation État islamique]. Le monde vous ignore. C’était très dur", raconte-t-il.

Les rats sont attirés par les restes de nourriture

De l’autre côté du camp, Hewa, un autre Kurde de Souleymanieh, raconte peu ou prou la même histoire que Hazhar : il n’est pas peshmerga mais il a connu la guerre, la traversée de l’Europe. Aujourd’hui, il espère une vie meilleure outre-Manche. "Pas de chance", répète-t-il pour résumer chacune de ses tentatives de passage en Angleterre. Comme la quasi-totalité des occupants du camp, Hewa ne veut pas rester en France. Au Basroch, très peu de réfugiés font les démarches pour obtenir l’asile dans l’Hexagone. Et pour cause, nombre d’entre eux ont déjà un membre de leur famille installé de l’autre côté de la mer.

Rizgar Kajur, lui, fait exception. Ce jeune Kurde de 27 ans envisage de rester sur le sol français. Il faut dire que Rizgar connaît l’Angleterre. Il fait partie des heureux élus qui ont réussi à passer. Mais c’était il y a dix ans, une autre époque. Après avoir écumé les villes de Londres, Plymouth et Cardiff, il est rentré au Kurdistan, en 2014. Le mal du pays, explique-t-il. "Ma femme et mon fils étaient restés là-bas, ils me manquaient". La guerre, la misère l’ont poussé à repartir sur le chemin de l’exil. Aujourd’hui, après avoir passé "seulement" deux nuits "insupportables de froid" à Grande-Synthe, il a changé son fusil d’épaule. "Je pensais repartir à Londres, mais je me suis ravisé. Les gens pensent que là-bas [au Royaume-Uni], c’est la belle vie. Mais non, ça ne se passe pas toujours bien. Je vais demander l’asile ici, j’ai rendez-vous à 13 h avec un bénévole pour aller déposer une demande à Dunkerque", affirme-t-il dans un anglais presque irréprochable.
Rizgar, pas plus que les autres, ne souhaite rejoindre la jungle de Calais, à moins de 40 km, plus au sec. "Tout le monde se connaît ici, tout le monde vient du même coin", explique Rizgar, en souriant, "c’est plus rassurant". Au Basroch, presque 90 % de la population est originaire du Kurdistan irakien. La majorité d’entre eux vient de Souleymanieh, la deuxième plus grande ville de la province. "Ici, il y a peu de rixes, peu de tensions communautaires, les gens se connaissent presque tous", admet Samuel Hanryon, un des bénévoles de Médecins sans frontières (MSF). "Mais nous sommes confrontés à d’autres maux. Regardez autour de vous. Ici, c’est l’anarchie et c’est une décharge à ciel ouvert".


UNE AIDE HUMANITAIRE À DOUBLE TRANCHANT


Le camp de Grande-Synthe n’a pas toujours connu un tel état de délabrement. Au dire des associations, la situation s’est dramatiquement aggravée après l’été. "Entre 2007 et le mois d’août 2015, on recensait une cinquantaine de personnes [dans le camp], 100 tout au plus", explique Amine Trouvé-Baghdouche, le coordinateur régional de Médecins du Monde (MDM). "Pendant longtemps, nous n’avions pas besoin de beaucoup de personnes. Une petite équipe MDM suffisait à prendre en charge la population", ajoute l’ONG qui s’occupe du camp de Basroch depuis son installation, il y a plus de huit ans.



Mais en quatre mois, le nombre de migrants a explosé de 100 à près de 3 000. Le camp a grandi si vite que MDM a eu du mal à s’adapter en si peu de temps. Aujourd’hui, près de 200 enfants s’y entassent dont la moitié a moins de 12 ans. "

C’est pire que tout, je n’ai jamais vu un camp dans un tel état", se désole aussi Mathieu Baltazar, chef de projet adjoint chez MSF.

La première urgence de ce camp, c’est l’organisation

Mathieu Baltazar, chef de projet adjoint chez MSF


http://webdoc.france24.com/grande-synthe-migrants-camp-insalubrite-calais-dunkerque-humanitaire-msf-mdm/



je ne fais pas de politique

mes raisonnements sont dictes par mon sens de l'humain, toute abstraction faite de ma Foi

Nous sommes au 21eme siecle, en France... Terre d'Accueil de tous temps...

a l'heure des BLABLAS electoraux... tenus par ceux qui dorment dans le confort, et vivent dans l'opulence....


mon probleme : si je veux aider un ou deux migrants...
je me pose contre la loi francaise
et je risque la prison..... !!

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MessageSujet: Re: Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups   Sam 29 Avr - 19:13

L’édile vert de la ville prévoit en effet de bâtir, dès 2016, un lotissement de 20 hectares en lieu et place de l’actuel camp, "rempli de jardins, d’aires de jeux et de chemins cyclables",


Grande-Synthe : le camp de migrants sera démantelé «rapidement», selon Le Roux
15 mars 2017,


Grande-Synthe (Nord), le 15 février. Entre 1 400 et 1 500 personnes séjournent encore dans le camp de la Linière, où ils espèrent toujours rejoindre l’Angleterre.

Environ 1 500 migrants vivent dans ce camp du Nord. Son démantèlement est une question d'«ordre public», selon le ministre de l'Intérieur. Le maire de la commune s'y oppose.

Il évoque des comportements «inacceptables» constatés sur le site. Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a indiqué, mercredi, qu'il souhaitait «le plus rapidement possible» lancer le «démantèlement» du camp de Grande-Synthe (Nord), où vivent environ 1 500 migrants.


«La question n'est plus seulement aujourd'hui celle du rétablissement de l'ordre public», mais aussi «du démantèlement progressif du camp», a estimé le ministre lors d'une audition devant une commission du Sénat. «On ne peut plus laisser les choses continuer comme cela», a-t-il ajouté.


Le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord), Damien Carême, a rapidement refusé l'idée de fermer ce camp installé depuis un an sur sa commune et s'est dit «surpris» par l'annonce du ministre de l'Intérieur. «Je ne suis pas d'accord, a-t-il déclaré. Ce camp est aujourd'hui plus que nécessaire car si on en est là aujourd'hui, c'est parce que la réponse humanitaire n'était pas suffisante.»

Rixes et tensions

Rixes et tensions entre réfugiés ont émaillé le fonctionnement de ce camp, ouvert en mars 2016 à l'initiative de la mairie écologiste qui assurait respecter les normes internationales en vigueur pour les sites humanitaires.

Bruno Le Roux s'est notamment inquiété de phénomènes «inacceptables», tels que «rançons» ou «prêts» pour «limiter l'accès» à des installations, comme les douches par exemple.

Lire aussi. Dans le camp de Grande-Synthe, violence, peur et passeurs

Ces phénomènes ne peuvent perdurer, «surtout compte tenu des afflux qui peuvent continuer à arriver», et, dans ce contexte, selon lui, le camp «est lui-même un facteur» d'attraction pour les migrants désireux de rejoindre la Grande-Bretagne.

Cette annonce survient alors que le préfet du Nord, Michel Lalande, devait signer ce mois-ci la prolongation pour six mois de la convention tripartite entre l'État, la Ville de Grande-Synthe et l'Afeji, l'association qui gère depuis fin mai le camp.
http://www.leparisien.fr/societe/grande-synthe-le-camp-de-migrants-sera-demantele-rapidement-selon-le-roux-15-03-2017-6764520.php

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MessageSujet: Re: Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups   Sam 29 Avr - 19:21

Le camp de migrants de Grande-Synthe ravagé par un incendie

11.04.2017 Le Monde

Une rixe entre migrants afghans et kurdes serait à l’origine du sinistre. Le camp, composé de chalets en bois, avait ouvert il y a un an.

Un incendie, visible à des kilomètres à la ronde, a ravagé le camp de Grande-Synthe (Nord) lundi 10 avril. Environ 1 500 migrants, principalement des Kurdes irakiens, y vivaient, dans quelque 300 cabanons en bois. Venu sur place dans la nuit, le préfet du Nord, Michel Lalande, a évoqué la « fin » du camp, réduit à « un amas de cendres ».

« Il sera impossible de remettre des cabanons à la place de ceux qui existaient auparavant », a-t-il ajouté. Le Centre opérationnel d’incendie et de secours (Codis) du Nord a précisé que les flammes avaient fait au moins une dizaine de blessés et détruit une vingtaine de chalets.

« A ce que je peux voir par moi-même, tout a brûlé. Il reste une cuisine communautaire et le point d’information. Mais il est impossible de parcourir tout le camp et donc de se faire une idée précise de l’étendue des dégâts », a pour sa part déclaré Olivier Caremelle, directeur de cabinet du maire (Europe Ecologie-Les Verts) Damien Carême, qui, en collaboration avec Médecins sans frontières, avait construit et ouvert ce camp en mars 2016.





« Il y a dû avoir des mises à feu volontaires en plusieurs endroits différents, ce n’est pas possible autrement. Il semble que ce soit lié à des rixes, entre Irakiens et Afghans, c’est l’enquête qui le dira », a commenté M. Carême. Les rixes ont fait au moins six blessés à l’arme blanche. Les deux compagnies de CRS qui tentaient de les stopper ont été la cible de jets de pierre, selon l’AFP.

« Personne n’est en mesure d’expliquer comment ces événements ont pu arriver » , a assuré le préfet. M. Caremelle a expliqué que l’arrivée des Afghans après la fermeture de la « jungle » de Calais, à l’automne 2016, avait provoqué des tensions.


Selon des témoignages recueillis par l’AFP, les Afghans étaient mécontents d’être parqués dans les cuisines collectives tandis que les Kurdes dormaient dans des chalets dont le nombre n’a pas été accru.

Dans la nuit, les migrants ont été évacués du camp. Ils seront relogés dans des hébergements d’urgence, a assuré le préfet, précisant que la ville de Grande-Synthe avait d’ores et déjà mis à disposition deux gymnases.
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/04/11/le-camp-de-migrants-de-grande-synthe-ravage-par-un-incendie_5109126_1653578.html


deux gymnases a disposition.... QUELLE GENEROSITE !!!!  et pendant ce temps, BLABLAS electoraux....

ET LE 1ER MAI.... on offrira du muguet pour le BONHEUR....

et bientot, on pensera aux GRANDES vacances....

QUELLE INFAMIE !!!!

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MessageSujet: Re: Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups   Ven 12 Mai - 20:17

retour sur l'Histoire


La libre circulation des personnes en Europe : 30 ans de fonctionnement de l’espace Schengen
mis à jour le 17 09 2015
Archives.

En 1957, le Traité de Rome instituant la Communauté européenne consacre la libre circulation des personnes. Celle-ci ne concerne au départ que les travailleurs des pays membres. En 1985, cinq pays (l’Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas) décident d’étendre aux ressortissants de pays tiers le bénéfice de la libre circulation sur leur territoire et de créer entre eux un territoire sans frontières, l’Espace Schengen, du nom de la ville luxembourgeoise où est signé le premier accord. En 2015, l’espace Schengen regroupe 26 pays et concerne près de 420 millions d’habitants. 22 pays membres de l’Union européenne ont adhéré aux Accords de Schengen (le Royaume-Uni, l’Irlande, la Bulgarie, la Roumanie, Chypre et la Croatie n’en font pas partie). L’Espace Schengen comprend aussi quatre États non-membres de l’UE (Norvège, Islande, Suisse et Liechtenstein). En intégrant l’espace Schengen, les pays acceptent l’ouverture des frontières internes et s’accordent pour une harmonisation des contrôles aux frontières extérieures ainsi que pour un renforcement de la coopération policière et judiciaire. Le travail de l’agence Frontex, créée en 2004, s’inscrit dans ce volet de contrôle des frontières extérieures.

En 2015, l’afflux de migrants en Europe par la Méditerranée relance le débat sur le fonctionnement de Schengen. En septembre 2015, en raison de la forte pression des demandeurs d’asile aux frontières extérieures de l’espace Schengen, l’Allemagne, puis l’Autriche, la République tchèque et la Slovaquie décident de réintroduire temporairement des contrôles à leurs frontières. Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, réunis le 14 septembre 2015 à Bruxelles pour un Conseil des ministres extraordinaire consacré aux migrants décident d’installer des "hotspots", centres d’identification et d’enregistrement des personnes, dans les pays de première entrée (Grèce et Italie) et de renforcer les moyens d’organiser le retour des migrants économiques irréguliers.

14 juin 1985
Signature à Schengen (Luxembourg) entre la France, la RFA et le Benelux d’un accord relatif à la suppression graduelle des contrôles à leurs frontières communes.

1986
Suite à la vague d’attentats de 1986, le gouvernement français décide d’adopter plusieurs mesures de circulation transfrontière, parmi lesquelles la soumission de tous les visiteurs étrangers à l’obligation de visa. Seuls alors les ressortissants de la Communauté européenne et les Suisses en sont dispensés.

7 juin 1988
Conseil des ministres chargés du marché intérieur et de la protection des consommateurs de la CEE à Luxembourg, consacré notamment à la discussion d’un projet de directive sur la reconnaissance mutuelle des diplômes dans la CEE, au droit de séjour et d’installation des inactifs (étudiants, retraités, chômeurs) de la CEE dans tous les autres pays membres.

12 juillet 1988
Ouverture d’une concertation portant sur la formation dans la fonction publique et sur l’application aux fonctionnaires du principe de libre circulation dans la CEE.

29 juin 1989
Réunion à Paris des ministres des Affaires européennes du groupe Schengen (France, RFA, Benelux) pour préparer la signature d’une convention sur la sécurité préalable à la suppression des contrôles aux frontières entre les cinq pays membres du groupe.

13 novembre 1989
Réunion, à Bonn, des représentants des cinq pays signataires de l’accord de Schengen (RFA, Belgique, France, Luxembourg et Pays-Bas) du 14 juin 1985 qui prévoit la libre circulation sous contrôle des personnes entre ces cinq pays "laboratoire de l’Europe de 1993" selon les signataires. Décision de présenter à la signature des cinq gouvernements le texte de la convention finale prévoyant la suppression effective des contrôles aux frontières initialement prévue pour 1991.

15 décembre 1989
Décision du groupe de Schengen (Benelux, RFA, France) de reporter la signature de l’accord sur la libre circulation des personnes prévus le 15 décembre (réticences de la RFA et des Pays-Bas sur la date de signature).

Avril 1990
Entretien de Michel Rocard, Premier ministre, avec Ruud Lubbers, Premier ministre néerlandais, sur la possibilité de rouvrir les négociations sur l’accord de Schengen, suspendues depuis décembre 1989, et qui visent à l’élaboration d’une convention sur l’ouverture des frontières communes à la RFA, aux trois pays du Benelux et à la France, et sur les conséquences de l’unification allemande pour la CEE.

17 mai 1990
Réunion à La Haye des cinq pays signataires de l’accord de Schengen qui décident de supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants est-allemands, sous réserve de réciprocité.

19 Juin 1990
Conseil des ministres des affaires étrangères de la CEE à Luxembourg. Adoption de directives sur la liberté d’installation des ressortissants communautaires non-actifs.
Le même jour, signature à Schengen (Luxembourg) par la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et la RFA d’une convention complétant l’accord de Schengen de juin 1985 et devant s’appliquer au plus tôt à la mi-1992 : transfert des contrôles aux frontière extérieures, élaboration d’une politique commune en matière de visas et de droit d’asile, renforcement de la coopération policière, douanière et judiciaire notamment avec le Système d’information Schengen (SIS). Une des conditions pour l’application de l’accord signé le 14 juin 1985 était que la suppression des frontières intérieures ne devait pas mettre en péril la sécurité des États membres. Le SIS, système informatique, compte parmi les mesures compensatoires destinées à assurer un niveau de protection au moins égal au niveau antérieur.

7 mai 1991
Présentation en Conseil des ministres d’un projet de loi autorisant l’approbation de la convention d’application (signée à Schengen le 19 juin 1990) de l’accord de Schengen signé le 14 juin 1985 relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes. Présentation d’un projet de loi autorisant l’approbation de l’accord d’adhésion de l’Italie à cette convention, signé à Paris le 27 novembre 1990.

Juin 1991
Le 3, l’Assemblée nationale approuve par 495 voix contre 61 (dont les députés PCF) la convention d’application de l’accord de Schengen. Le 28, adoption définitive par le Sénat du projet de loi. Le même jour, 47 députés RPR et 16 UDF saisissent le Conseil constitutionnel. Dans leur saisine, ils considèrent que le projet de loi porte atteinte aux pouvoirs de police, "un des attributs essentiels de la souveraineté de l’État" et "au respect des institutions nationales qui supposent un cadre dans lequel les institutions disposent d’un pouvoir suprême et inconditionné". Le 24, adhésion de l’Espagne et du Portugal à la convention de Schengen.

30 Juillet 1991
Promulgation de la loi autorisant l’approbation de la convention d’application de l’accord de Schengen du 14 juin 1985 relatif à la suppression graduelle des frontières communes entre l’Allemagne, le Benelux et la France (JO du 1er août). Par décision du 25 juillet, le Conseil constitutionnel avait jugé le texte conforme à la Constitution.

Décembre 1992
Publication d’un rapport de Gérard Larcher, sénateur RPR des Yvelines, à la suite d’une mission d’information chargée d’examiner la mise en place et le fonctionnement de la convention d’application de l’accord de Schengen. Le rapport préconise de "redéfinir la stratégie" d’ouverture des frontières en Europe en raison notamment des menaces accrues de trafic de stupéfiants. Le rapport met en évidence la hausse des indicateurs de trafic et de la consommation dans les grands pays concernés par l’accord, dénonce l’insuffisance du champ de répression du blanchiment de l’argent illicite, et se prononce pour une reprise en main du "dispositif de contrôle des marchandises pour lutter contre tous les trafics illicites". Paul Quilès, ministre de l’Intérieur, déclare que la "mise en œuvre de l’accord de Schengen sera effective courant 1993, sans doute dans le premier semestre" et non pas le 1er janvier 1993 comme prévu.

1er janvier 1993
Entrée en vigueur du grand marché unique communautaire, avec notamment en matière de circulation, la suppression des contrôles aux frontières pour les hommes et les marchandises.

29 avril 1993
Annonce par Alain Lamassoure, ministre délégué aux Affaires européennes, que la France ne mettra pas en œuvre en 1993 l’accord de Schengen, en raison notamment d’une lutte insuffisante contre le trafic de drogue aux Pays-Bas et du contrôle insuffisant de leurs frontières par la Grèce et l’Italie.

30 juin 1993
Réunion à Madrid des ministres et secrétaires d’État chargés de l’application de la convention de Schengen sur la libre circulation des personnes en Europe. Les pays signataires décident de l’entrée en vigueur de la convention au 1er décembre 1993.

4 août 1993
Présentation en Conseil des ministres par Alain Lamassoure de deux projets de loi autorisant l’approbation des accords d’adhésion de l’Espagne et du Portugal à la convention d’application de l’accord de Schengen conclue le 19 juin 1990 entre les pays initialement parties à l’accord, plus l’Italie depuis le 27 novembre 1990. Déjà déposés en novembre 1992 devant le Parlement, ils sont devenus caducs du fait de leur non-discussion.

Octobre 1993
La délégation de l’Assemblée nationale pour les Communautés européennes, présidée par Robert Pandraud, député RPR, et la mission d’information Schengen du Sénat, présidée par Paul Masson, sénateur RPR, demandent au gouvernement de reporter la date d’entrée en vigueur de l’accord sur la libre circulation des personnes notamment pour des raisons techniques, le système d’information Schengen n’étant pas encore opérationnel. A l’issue d’une réunion ministérielle des pays signataires de l’accord de Schengen, Alain Lamassoure déclare que la date d’application de la convention de Schengen prévue pour le 1er décembre 1993, est reportée au 1er février 1994 ; le SIS n’étant pas encore opérationnel et la Constitution française devant être révisée sur le droit d’asile.

31 décembre 1993
Promulgation des lois autorisant l’approbation de l’accord d’adhésion du Royaume d’Espagne et de la République portugaise à la convention d’application de l’accord de Schengen relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes signée à Schengen le 19 juin 1990, à laquelle a adhéré la République italienne par l’accord signé à Paris le 27 novembre 1990 (JO du 1er janvier 1994).

26 mars 1995
Entrée en vigueur de l’accord assurant la libre circulation des personnes et la levée des contrôles à l’intérieur des frontières de l’"Espace Schengen".

Avril 1995
Le 5, présentation en Conseil des ministres d’un projet de loi relatif à l’application des articles 40 et 41 de la convention de Schengen, qui prévoient des droits d’observation et de poursuite, sur le territoire de chaque État, aux agents de forces de police des États signataires limitrophes. Le 6, le gouvernement du Land allemand de Bade-Wurtemberg dénonce le refus de la France d’autoriser la police allemande à poursuivre des suspects sur son territoire. Le même jour, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, déclare que "l’espace Schengen" doit apporter plus de sécurité aux Français, la France se réservant la possibilité de sortir du système s’il n’offre pas de garanties suffisantes. Le 28, réunion à Bruxelles du comité exécutif "Schengen", pour un premier bilan de l’entrée en vigueur des accords.

28 juin 1995
Annonce par Alain Juppé, Premier ministre, que la France demande un report de six mois pour l’application de l’accord de Schengen (la période probatoire devant cesser au 1er juillet).

Septembre 1995
Le 5, Jacques Chirac, président de la République, annonce le renforcement des contrôles aux frontières en raison de la menace terroriste pesant sur la France. Il juge insatisfaisant le contrôle dans le cadre de la convention de Schengen, et "n’exclut pas" que la France remette en cause sa participation au système Schengen s’il ne s’améliore pas. Le 19, Jacques Chirac annonce, que "la France devra très probablement demander (...) le maintien du contrôle aux frontières" au-delà du 1er janvier 1996, en n’appliquant pas l’intégralité de l’accord de Schengen. Le 20, Johan Vande Lanotte, ministre belge de l’intérieur, juge "hypocrite" la position française consistant à demander à ses partenaires d’améliorer l’efficacité du système Schengen, tout en privilégiant le maintien du contrôle aux frontières.

Mars 1996
Remise au Premier ministre par Paul Masson, sénateur (RPR) du Loiret, d’un rapport sur les conditions d’application de l’accord de Schengen. Ce rapport, tout en qualifiant les Pays-Bas de "narco-État" et en proposant d’exclure ce pays du "système Schengen", estime que l’administration française fait preuve de "passivité" et de lenteur, et souhaite, notamment pour améliorer la coopération judiciaire et policière, la nomination d’une personnalité de rang ministériel chargé des questions de sécurité européenne.

Octobre 1997 _Promulgation de lois autorisant l’approbation de l’accord d’adhésion de l’Autriche et de la Grèce à la convention de Schengen (JO du 22).

Décembre 1997
Dans un communiqué commun, Jacques Chirac, président de la République, et Lionel Jospin, Premier ministre, annoncent qu’ils saisissent conjointement le Conseil constitutionnel à propos du traité européen d’Amsterdam. Le 31, le Conseil constitutionnel estime contraire à la Constitution les dispositions du traité sur la libre circulation des personnes, notamment celles concernant le droit d’asile et la politique des visas, qui portent atteinte "aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale".

Janvier 1999
Rapport d’information de Jean-Marie Bockel, sur le bilan de la coopération transfrontalière dans le cadre de la convention de Schengen.

Mai 1999
Rapport parlementaire de François Loncle, député (PS) de l’Eure, intitulé "Schengen, un essai à transformer". Le rapport appelle à la poursuite de la constitution de l’espace Schengen (suppression des contrôles aux frontières entre 13 pays de l’UE dont la France), à un "contrôle démocratique et juridictionnel renforcé" notamment du système informatique de la zone Schengen, à une meilleure coopération policière et à une "harmonisation des législations nationales en matière de visas, d’immigration et de droit d’asile".

Mai 1999
Promulgation de la loi autorisant l’approbation de l’accord de coopération entre la Belgique, l’Allemagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la Suède, parties contractantes à l’accord et à la convention de Schengen, et l’Islande et la Norvège relatif à la suppression des contrôles de personnes aux frontières communes (JO du 26). L’Islande et la Norvège, qui ne sont pas membres de l’Union européenne, se sont associés à l’Espace Schengen par un accord de coopération avec les pays signataires. Ils bénéficient de tous les droits liés aux accords, sauf celui de participer à la prise de décision. Promulgation des lois autorisant l’approbation de l’accord d’adhésion du Danemark, de la Finlande, de la Suède à la convention d’application de l’accord de Schengen du 14 juin 1985 relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes (JO du 26).

29 mai 2000
Le Conseil de l’Union européenne (UE) approuve la demande du Royaume-Uni, faite en mars 1999, de coopérer à certaines dispositions de l’acquis Schengen (la coopération policière et judiciaire en matière pénale, la lutte contre les stupéfiants et le système SIS).

28 février 2002
Le Conseil de l’UE approuve la demande faite en juin 2000 par l’Irlande de participer à certaines dispositions de l’acquis de Schengen.

2004
La Suisse conclut un accord d’association à l’espace Schengen en 2004 qui a été approuvé par référendum à 54, 6% en juin 2005. Les contrôles aux frontières terrestres n’ont disparu qu’au 12 décembre 2008, tandis que la suppression des contrôles dans les aéroports suisses est prévue pour le 29 mars 2009.

26 octobre 2004
Création par le règlement (CE) no 2007/2004 du Conseil de l’Union européenne de l’agence Frontex, chargée de la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne. L’Agence est opérationnelle à compter du 3 octobre 2005. Elle a pour mission d’aider les États à contrôler leurs frontières.

2005
Promulgation de la loi du 26 juillet 2005 portant diverses mesures de transposition du droit communautaire à la fonction publique (JO du 27). Dorénavant, les ressortissants communautaires peuvent avoir accès à l’ensemble des métiers de la fonction publique et se présenter à tous les concours d’accès sans que leur nationalité ne puisse leur être opposée.

Mars 2006
Réunion du 7è Comité interministériel sur l’Europe qui adopte le principe d’une "levée progressive et maîtrisée" des restrictions à la libre circulation des salariés en provenance des nouveaux États membres est-européens de l’Union européenne, en priorité pour les métiers qui "connaissent des tensions au niveau du recrutement". Règlement (CE) n° 562/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 15 mars 2006, établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen).

2008
Dans une déclaration présentée au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, des organisations non gouvernementales (ONG) expriment leur inquiétude à propos des opérations de sauvetage conduites par Frontex. Selon ces ONG, ces opérations s’apparentent à une campagne de dissuasion sans discernement qui empêche les demandeurs d’asile de réclamer une protection en vertu de la Convention de Genève.

2009
Par référendum du 8 février 2009, le peuple suisse accepte par 59,6% des voix, la reconduction de la libre circulation des personnes pour une période indéterminée.

Décembre 2010
La France et l’Allemagne informent la Commission européenne de leur décision de bloquer l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen prévue pour mars 2011. Selon le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, deux motifs expliquent cette réticence : le problème du contrôle des flux migratoires, et le trafic de stupéfiants et d’armes, qui pourraient affecter la sécurité intérieure de la France.

11 mars 2011
A l’issue du Conseil européen à Bruxelles, conférence de presse de Nicolas Sarkozy qui mentionne la question de la nécessité d’une concertation européenne sur la maîtrise des flux migratoires de part et d’autre de la Méditerranée et du renforcement de Frontex, l’Agence européenne chargée de gérer les contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne.

14 avril 2011
Déclaration à Bruxelles de François Fillon notamment sur la question du contentieux entre la France et l’Italie sur l’accueil des immigrants tunisiens.

26 Avril 2011
Lors du sommet franco-italien à Rome, Silvio Berlusconi, président du Conseil italien et Nicolas Sarkozy se prononcent pour une réforme des accords de Schengen. Ils proposent un renforcement des équipes de Frontex. Dans une lettre adressée au Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et au président du Conseil européen, Herman Von Rompuy, ils demandent notamment que soit examinée la possibilité de rétablir temporairement le contrôle aux frontières intérieures en cas de difficultés exceptionnelles dans la gestion des frontières extérieures communes.

2013
Des associations européennes et africaines d’aide aux étrangers et aux immigrés, des chercheurs et des personnes issues de la société civile, lancent une campagne internationale nommée Frontexit. Cette campagne dénonce les modalités des opérations conduites par Frontex.

9 octobre 2013
Le système d’information Schengen dit de deuxième génération (SIS II) introduit notamment le recueil de données biométriques et l’interconnexion des alertes concernant les personnes recherchées ou portées disparues, les biens perdus ou volés, ainsi que les interdictions d’entrée.

22 octobre 2013
Le règlement (UE) n°1051/2013 étend la possibilité, pour un pays de l’UE, de réintroduire temporairement des contrôles à ses frontières intérieures aux cas de défaillances graves en matière de contrôle des frontières pour une durée maximale de vingt-quatre mois, en raison de "circonstances exceptionnelles". Par exemple, lorsque le contrôle d’une frontière externe de l’espace sans visa et sans frontières intérieures ne peut plus être assuré.

2 décembre 2013
Mise en œuvre du "système européen de surveillance des frontières" Eurosur qui renforce le système Frontex. Ce système poursuit trois objectifs : réduire l’immigration clandestine en Europe, lutter contre la criminalité transfrontière et assurer la protection et le sauvetage des migrants en mer. Eurosur vise en particulier à renforcer le contrôle des frontières extérieures de l’espace Schengen, en permettant aux autorités des États membres chargées de la surveillance des frontières terrestres, maritimes et parfois aériennes (gardes-frontières, gardes-côtes, services de police, autorités douanières, marines), ainsi qu’à l’agence Frontex, d’échanger des informations opérationnelles et d’améliorer leur coopération.

Septembre 2015
L’Allemagne et l’Autriche suspendent l’application des accords de Schengen et justifient le rétablissement des contrôles aux frontières en évoquant l’afflux de réfugiés syriens.

14 septembre 2015
Réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, à Bruxelles pour un conseil des ministres extraordinaire consacré aux migrants. La rencontre a notamment permis d’adopter formellement la décision agréée en juillet dernier pour la relocalisation entre États membres de l’UE de 40 000 réfugiés. Elle a également permis un accord unanime pour la mise en place de centres d’enregistrement des migrants ("hotspots") en Italie et en Grèce, et a renforcé les moyens d’organiser le retour des migrants économiques irréguliers.

16 septembre 2015
Lors du débat à l’Assemblée nationale sur l’accueil des réfugiés en France et en Europe, le Premier ministre annonce que la France n’hésitera pas à rétablir les contrôles à ses frontières si nécessaire.
http://www.vie-publique.fr/chronologie/chronos-thematiques/libre-circulation-personnes-union-europeenne.html



qui porte donc la responsabilite des migrations et des conditions dans lesquelles ils vivent, notamment en France ??

GOUVERNER c'est PREVOIR !

ET

normalement pour le BIEN des peuples.

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Nous sommes TOUS des 'migrants' : ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups
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