La Chapelle de la Sainte-Famille

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 La Montee vers Paques : Careme 2014

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Pearl
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MessageSujet: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 3 Mar - 3:10


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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 3 Mar - 20:32

Carême le Cœur Net, Carême à cœur joie !

avec Paray-le-Monial

Joie de croire, joie de progresser, joie de vivre un Carême autrement...

pour progresser sur notre chemin de Carême jusqu’à Pâques.

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 5 Mar - 4:48

La parole de Dieu

Toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, verset 6

La méditation

Le cycliste va s'élancer et l'enfant sur sa trottinette est en quête du premier élan. Et comme eux, c’est à moi de me lancer aujourd’hui sur le chemin. Peut-être suis-je déjà en équilibre, ou peut-être pas. Mais mon appui, je le connais : par élans successifs, la Parole de Dieu me fera avancer, je la laisserai me tenir debout, m’entraîner plus loin.

Aujourd'hui, vous allez peut-être jeûner. Ou peut-être pas. Vous allez éventuellement célébrer l’entrée en Carême par cette liturgie qui nous rappelle que nous sommes petits devant la vie, petits devant Dieu. Ou peut-être pas non plus. Parce que c'est loin, parce que c'est un peu étrange ou inhabituel. À l'autre bout du Carême, à Pâques, une autre liturgie nous rappellera que nous sommes grands. Très grands même car appelés à vivre de grandes choses avec Dieu. L'important aujourd'hui, c'est d'entendre cet appel à monter dans la chambre intérieure, celle où l'on trouve le secret et le silence.

« Entre dans ta chambre la plus retirée » nous dit Jésus. Mais suis-je bien familier du chemin qui y mène ? N'ai-je pas un peu peur d'y trouver ce que je ne voudrais pas trop y voir : la trop claire conscience de mes fermetures, de mes œillères ? Si bien sûr ! Et c'est pour cela que Dieu nous y donne rendez-vous. Ce qui est caché en nous, ce dont nous ne sommes pas trop fiers, voilà ce que Dieu veut venir façonner à nouveau.
Heureusement il n'y a pas que cela, car s'y trouve aussi tous ces souvenirs heureux de la présence réciproque dans la prière, nos étonnements devant l'attention de Dieu, la reconnaissance pour sa patience face à notre péché. De cela aussi, nous faisons bien de nous remémorer. Ces belles réalités appartiennent aussi à notre histoire personnelle.

Alors entrons. L'intimité de la prière nécessite que je me retire : là, je ne suis pas en représentation, j'enlève mes masques. « Verrouille ta porte » : une fois entré dans ma cellule intérieure, dans cette petite chambre de l'âme, il ne me faut pas rester seul, mais laisser Dieu entrer. Cette porte verrouillée doit s'ouvrir, mes murailles intérieures doivent tomber. Dieu sera chez lui chez moi.

  Pour aller plus loin avec la Parole

Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi. Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.

  Livre de l'Apocalypse, chapitre 3, versets 19-21

Carême dans la Ville (dominicains@ml.retraitedanslaville.org)


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MessageSujet: Mercredi des Cendres : entrée en Carême   Mer 5 Mar - 6:45

Mercredi des Cendres : entrée en Carême

http://christroi.over-blog.com/article-mercredi-des-cendres-entree-en-careme-45104834.html



Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur



               «Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : " Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle " (Mc 1,15). Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.        
 
               Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui " enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG Cool. Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51, 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10). (…)        

                Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).    
     
                 La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).          

                 Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :  
     
      Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)        
         
                  La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, Cool.          

                   La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23). »

Catéchisme de l’Eglise catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435  - Copyright © Libreria Editrice Vaticana

Source

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20100217&id=4&fd=1

_________________


"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger.» (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30)

"Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt"
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Pearl
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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 5 Mar - 17:28

mercredi des Cendres
5 mars 2014
Famille de Saint Joseph


Homélie

L'Évangile de ce jour nous plonge d’emblée au cœur de l'exigence de ce temps de carême, en précisant non seulement les actions concrètes qu balisent le chemin de conversion, mais aussi l'attitude intérieure qui convient pour que Dieu puisse agréer nos efforts.


« Si vous voulez vivre comme des justes » : Jésus ne remet pas en cause les « exercices » juifs traditionnels de la pénitence – l'aumône, la prière et le jeûne ; tout au contraire, il les confirme comme des conditions nécessaires quoique non suffisantes de la justice. En effet, Jésus ne dit pas « pour vivre dans la justice » - car lui seul peut nous justifier – mais pour vivre « comme des justes », il faut au moins s'en acquitter.


Le « juste » doit être entendu ici comme celui qui pratique la vertu de « justice » ; celle-ci consiste à donner à chacun ce qui lui revient. Dans la prière je rends à Dieu l'adoration qui est due à lui seul ; par l'aumône je remets à mon prochain plus pauvre sa part du bien commun ; le jeûne me permet de me décentrer de moi-même, de relativiser mes exigences personnelles, en les situant à leur juste place sur l'horizon de mes devoirs envers Dieu et les autres.

Ainsi, « donner à chacun ce qui lui est dû », revient à en rajouter à Dieu et au prochain, et à retrancher sur la part que je m'approprie habituellement.


Voilà pour le fond ; quant à la forme, Jésus demande que nous nous acquittions de ces devoirs dans la plus stricte discrétion, car privées de cette qualité qui leur est essentielle, ces œuvres ne seraient plus des instruments de justice.

Ce que Jésus met en cause, c'est au fond la non-gratuité de l'action ostentatoire. Si j'accomplis les œuvres de pénitence avec le désir d'être remarqué – en multipliant les manifestations extérieures qui m'assurent de ne pas passer inaperçu - je n'offre rien ni à Dieu, ni à mon prochain, mais je prend prétexte du service de l'autre pour servir ma propre gloire : « Amen je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense ».


« Quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi » : Jésus nous met en garde contre un subtil dédoublement de notre action : ce que nous surajoutons – « faire sonner de la trompette » - aux œuvres de justice – « faire l'aumône » - discrédite celles-ci en les détournant subtilement de leur finalité. Une telle action ne peut trouver sa récompense que là où elle la cherche : dans l'admiration du public devant lequel elle se donne en exhibition. Dieu ne saurait être complice de ce genre d'hypocrisie.


C'est donc à un parcours de véridiction que nous exhorte l’évangile de ce premier jour de carême.


Avant d'en rajouter à nos pratiques, nous sommes d'abord invités à vérifier les motivations (secrètes !) de celles que nous accomplissons déjà.

Seule la charité donne du « poids » à nos actes ; or la charité est nécessairement désintéressée, gratuite.


En pratiquant l'aumône, la prière et le jeûne, nous n'avons à faire valoir aucun droit à une récompense divine, puisque nous n'accomplissons que ce qui est « juste ». L'obéissance dans l'amour à la voix de notre conscience est à la fois notre motivation et notre récompense, car elle est don de Dieu dans l'Esprit, qui seul peut réaliser en nous cette attitude. Alors - et alors seulement - nous pourrons discerner notre « Père qui est présent dans le secret » et voit nos actions. « Il te le revaudra » : pouvons-nous concevoir un objet d'espérance plus désirable que celui d'être confirmés dans notre filiation divine ? Tel est le trésor, l'unique trésor, auquel Jésus voudrait que nous ayons accès en purifiant l'intention de nos actions même les meilleures.


Mais si la conversion commence par un examen de conscience, elle a besoin d'être authentifiée dans l'action.


Aussi nous ne pouvons rester inactifs : le temps de carême nous est donné précisément pour redoubler d'efforts afin de « vivre comme des justes », et nous disposer ainsi à recevoir la grâce de la justification. Or nous savons bien que le meilleur moyen de ne pas rester en dessous de l'équité, c'est de veiller à dépasser tant soit peu son exigence, en faisant davantage que ce qu'exige la stricte justice.

C'est précisément ce « davantage » de l'amour qui est le trésor caché au cœur de ce temps de carême : puissions-nous le trouver au fil des jours, afin que mort avec le Christ à notre égoïsme, nous puissions ressusciter avec lui à la vie filiale, pour entrer dans la joie de notre « Père, qui est présent dans le secret »

Père Joseph-Marie


http://www.homelies.fr/

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 5 Mar - 17:32

1er dimanche de carême A - 09 mars 2014

Genèse 2, 7-9; 3, 1-7a
Psaume 50
Romains 5, 12-19
Matthieu 4, 1-11

La liturgie du carême de cette année A, a été imaginée à Rome au début du 5e siècle pour deux groupes de chrétiens qui pendant six semaines se préparaient à la fête de Pâques. Il y avait les candidats au baptême (ou catéchumènes) qui recevaient le baptême à la Vigile pascale. Et puis, il y avait aussi les coupables de fautes graves, exclus de la communion, qui étaient réconciliés le jeudi saint et communiaient à Pâques. Les évangiles que nous lisons aux dimanches de carême de cette année constituent donc un itinéraire parcouru aussi bien par les nouveaux convertis se préparant au baptême que par les pécheurs repentis en quête de pardon.

L'évangile de la Tentation (premier dimanche) est une vigoureuse invitation à rejeter Satan et à proclamer la foi au seul Dieu. Le récit lumineux de la Transfiguration (deuxième dimanche) est un encouragement et une promesse pour tous. Du troisième au cinquième dimanche, nous retrouvons les trois grands évangiles baptismaux : le dialogue de Jésus avec la Samaritaine qui vient puiser l'eau, la guérison de l'aveugle-né qui recouvre la vue, résurrection de Lazare qui revient à la vie.

En ce premier dimanche, l'Église nous fait entendre le récit mystérieux de la tentation de Jésus au désert. En cette année A, la première lecture est aussi celle de la tentation et de la chute d'Adam et Ève dans le jardin du paradis (Genèse 2-3). Là où l’humanité a et continue de céder à la tentation, le Christ résiste et donne la force de tenir à ceux qui le lui demandent. L'enseignement vaut autant pour les catéchumènes que pour tous les baptisés qui se reconnaissent pécheurs et vivent le carême comme un temps de conversion et de pénitence.

La tentation est la même au jardin d’Eden et au désert. Il s'agit d'un dialogue entre deux voix, la celle de Satan le Tentateur et celle de Dieu le Créateur. « Écoute ma voix », dit Satan. « Écoute la parole de Dieu », répond Jésus. La femme réplique trop timidement au serpent : « Dieu nous a dit de ne pas manger des fruits de cet arbre. »

Derrière ces deux voix, deux Esprits. L'Esprit de Dieu qui est descendu sur Jésus lors de son baptême sous l'aspect d'une colombe et qui maintenant le conduit au désert pour être tenté (Matthieu 4, 1) et l'Esprit du mensonge qui cherche à tromper par ses mirages et ses illusions.

Nous sommes donc invités à vivre ces quarante jours comme un temps de combat lucide entre deux Esprits qui nous habitent, entre deux inspirations qui nous poussent dans nos choix quotidiens. Allons-nous être séduits par une publicité mensongère, qui nous promet la satisfaction de tous nos désirs égoïstes, ou bien nous préparons-nous à la profession de foi que nous ferons dans la nuit pascale : « Je crois en Dieu et je veux vivre dans la liberté des enfants de Dieu, je crois en Jésus-Christ et je veux le suivre, je crois en l'Esprit Saint et je veux me laisser guider par lui. » ?

La tentation est peut-être moins une épreuve qu’une occasion de vérifier notre capacité de résister, de lutter et donc de grandir. Mais dans ce combat, Dieu ne nous laisse pas seuls. Jésus y est passé en vainqueur par sa Pâque. Elle est aussi la nôtre puisque le Christ nous donne la force de traverser avec lui toutes les difficultés de la route.


Bon carême !

http://www.kerit.be/homelie.php

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 5 Mar - 19:24

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !



MÉDITATION


Aujourd’hui, nous entrons en Carême ! C’est un moment important dans toute notre année, parce que c’est le moment où nous décidons, si nous le voulons, de convertir quelque chose dans notre vie, de changer un élément de notre existence, même petit.


En signe de ce désir de conversion, nous recevons les cendres.

Nous allons vivre notre retraite de Carême avec le Cœur de Jésus en union avec la doctrine des Papes sur le Sacré-Cœur. En effet, les Papes ont beaucoup aimé le Cœur du Christ et ils en ont parlé avec autorité. Nous allons nous mettre à leur suite, nous laisser enseigner par eux, nous convertir peu à peu. Ecoutons d’abord ce que nous dit le Pape Jean-Paul II :


« "Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, aie pitié de nous". Ainsi l'évoquons-nous dans les Litanies. Tout ce que Dieu voulait nous dire à propos de sa personne et de son amour, il l'a déposé dans le Cœur de Jésus et, à travers ce Cœur, il l'a exprimé. Nous nous trouvons face à un mystère insondable. A travers le Cœur de Jésus, nous lisons l'éternel dessein divin du Salut du monde. Et il s'agit d'un projet d'amour. Les litanies que nous avons chantées de façon admirable contiennent toute cette vérité. Nous sommes venus ici aujourd'hui, pour contempler l'amour du Seigneur Jésus, sa bonté qui embrasse chaque homme; pour contempler son Cœur ardent d'amour pour le Père, dans la plénitude de l'Esprit Saint. Le Christ qui nous aime, nous montre son Cœur comme source de vie et de sainteté, comme source de notre rédemption. »
Bienheureux Jean-Paul II, Homélie du 6 juin 1999 à Elblag, Pologne


POUR ALLER PLUS LOIN

Prenons un temps aujourd’hui pour réfléchir, pour poser notre âme, à la lumière de la prière. Puis posons-nous la question : qu’est-ce qu’il y aurait à changer ?


COACH-CARÊME

« Bonjour. Je fais le Carême tous les ans, "pratique" inculquée par mes parents, qui prend du sens au fil des années... Mais pas tout son sens. En effet, je me demande ce qu’est un "bon Carême". Se rapprocher spécialement de Dieu certes, mais je ne vois pas en quoi les efforts que je peux faire, les jeûnes ou autre, me rapprochent de Dieu. Comment faire du Carême ce temps spécial qui nous prépare à Pâques, sans chercher à le vivre dans notre sensibilité ? »

Un "bon Carême" est un moment où on veut se convertir. Il repose seulement sur cette volonté de changer quelque chose en soi en allant davantage vers l'amour de Dieu et vers l'amour des autres. La chose la plus importante, c'est le désir. Avez-vous le désir de changer ? Les formes, les pratiques sont utiles, car elles permettent de vérifier ce désir. Mais elles sont secondaires.


http://www.sanctuaires-paray.com/paray-2020/

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Jeu 6 Mar - 7:36

La parole de Dieu

Jésus étendit la main, toucha le lépreux et lui dit : « Je le veux, sois purifié ! » À l'instant, il fut purifié de sa lèpre.

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 8, verset 3

La méditation

Dans sa chambre, un enfant est fiévreux. Sa sœur s'approche de lui, et d'un geste brusque, il la met à distance. La main posée sur le front, sa mère, elle, s’inquiète de son état. Son geste est douceur, elle effleure et comprend tout. Le geste n'est pas magique, et pourtant la relation est apaisante : quelle paix dans cette main !

Un autre met-il la main sur moi ? Voilà bien souvent la première crainte qui m'assaille devant un possible contact que je n'ai pas prévu. Les réflexes font irruption pour me protéger. Ils m'isolent également. Parfois, d'un geste, d'une pensée, je peux refuser Dieu comme s’il allait m’agresser, moi qui me veux autonome. Pourtant, la main délicatement posée sur la main d'un souffrant, la tête posée sur l'épaule de son amoureux, les embrassades des amis qui se retrouvent après un éloignement ou une réconciliation, tous ces contacts sont des signes très sensibles de la présence paisible de l'autre. Comme si le contact accepté devenait la marque de la relation de confiance, de l'attention et du respect de la personne dans tout son être.

Jésus touche les langues, les oreilles, les yeux, les mains. Il touche nos corps dans les sacrements par les gestes accompagnant les paroles. Jésus continue ces contacts qu'il a initiés. Ce ne sont pas des gestes magiques. Nul fluide, nulle énergie biochimique ne s'échappent de son corps. Mais la présence change tout. Pourra-t-elle dénouer mes peurs et me libérer de la solitude de mon autodéfense ?

Pour aller plus loin avec la Parole

Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Évangile selon saint Marc, chapitre 10, versets 13-16


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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Jeu 6 Mar - 16:11

Il était une FOI... - Mon Carême à Cœur joie !



MÉDITATION


Le Cœur de Jésus doit nous être familier.

« Aujourd'hui, tout ce qui concerne le Sacré-Cœur de Jésus m'est devenu familier et très cher ; ma vie semble destinée à se dépenser sous la lumière qui émane du tabernacle et c'est au Cœur de Jésus que je dois recourir pour trouver la solution de tous mes troubles. J'ai la conviction que je serais prêt à verser mon sang pour la cause du Sacré-Cœur. Je veux que la dévotion au Sacré-Cœur, enracinée dans le sacrement d'Amour, soit la mesure de tout mon progrès spirituel. »

Jean XXIII, Journal de l’âme


POUR ALLER PLUS LOIN


Entrons dans ces sentiments de Jean XXIII. Demandons à Dieu que son Cœur nous devienne familier et très cher. Il va nous faire comprendre pourquoi cela est important.


COACH-CARÊME

« Chaque année j’ai l’intention de faire le Carême… puis le temps passe et j’oublie. Quand je réalise enfin, nous sommes à la veille de la Semaine Sainte et là je me dis que je suis vraiment nulle ! Comment faire pour vraiment réussir mon carême cette année ? »

Bonjour Iris. Eh bien, vous voyez cette année, justement, vous n'avez pas oubliée, puisque vous me contactez au début même du Carême ! C'est donc que vous avez envie d'avancer, n'est-ce pas ? Mon conseil : prenez chez vous dès que possible une demi-heure tranquille avec vous seule et posez-vous la question: qu'est-ce que je veux changer, convertir dans ma vie ? Comment m'y prendre ? Là-dessus vous décidez d'un temps de prière chaque jour que vous faites avec le site internet sur lequel vous vous trouvez, et tout ira bien.

Courage et confiance !

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 7 Mar - 4:53

Careme dans la ville - 07/03/2014

Frère Benoît-Marie Florant - Paris



Laisse ta foi se partager

La parole de Dieu

Abandonnant tout, Lévi se leva ; et suivit Jésus. Il donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de collecteurs d'impôts.

Évangile selon saint Luc, chapitre 5, versets 28-29

La méditation

Parler de sa foi à ses amis, ce n’est pas trop difficile. Ce sont nos amis, après tout ! Mais parler du Christ, de ma foi, de ma prière à mes collègues, voilà qui est plus délicat. Vont-ils me comprendre ? Une barrière se dressera-t-elle après entre nous ou au contraire une proximité déroutante ?

Matthieu, autrement appelé Lévi, fait cette rencontre avec Jésus lorsque le Seigneur l'appelle. Il se laisse toucher au cœur. Il a reconnu où se trouve la vraie vie. Je vous propose de nous attarder sur le premier acte de cette vie nouvelle : Lévi fait un grand festin pour Jésus et y invite… non pas tous les disciples du Maître, mais ses propres collègues. Une assemblée de petits. Ceux avec qui il veut se réjouir de son changement radical, ceux probablement à qui il veut présenter celui qu'il vient de rencontrer.

Et ils en sortiront immanquablement grandis.


Au moment où nous essayons de maîtriser le plaisir de notre table, en ce vendredi, réjouissons-nous de ce festin où la joie ne vient pas seulement de ce qui est mangé, mais plus encore d'une vie retrouvée, à nouveau savoureuse … et partagée !

Ma relation à Dieu dans le recueillement paraît m'isoler. En réalité, la présence à moi-même et à Dieu ne développe-t-elle pas une irrésistible envie de partage ? Elle me renvoie à la prière et à la communion.

La prière de plusieurs, de la communauté, tel le grand festin de Lévi, est la manière d'élargir l'expérience individuelle de la vie spirituelle. Et si je portais davantage dans la prière ceux avec qui je vis ?



Pour aller plus loin avec la Parole


Si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “ Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue ! ” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.


Évangile selon saint Luc, chapitre 15, versets 8-10

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 7 Mar - 5:16

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !


MÉDITATION : L’espérance et la sécurité du Christ.

« Notre Rédempteur très miséricordieux venait d’opérer, sur le bois de la Croix, le salut du genre humain ; sur le point de remonter de ce monde vers son Père, il dit à ses apôtres et à ses disciples pour les consoler : "Voici que je suis avec vous jusqu’à la fin du monde." Cette parole, outre qu’elle est très agréable à entendre, est génératrice d’espérance et de sécurité. »


Pie XI
, encyclique Miserentissimus Redemptor, 8 mai 1928


POUR ALLER PLUS LOIN


Pie XI commence sa grande encyclique sur le Sacré-Cœur en parlant de la consolation de Jésus pour les hommes, de l’espérance et de la sécurité. Ce sont des choses dont les hommes ont besoin.


En ce début de Carême, acceptons nous aussi d’éprouver ces besoins et de nous demander où nous pouvons les trouver dans notre vie, non seulement d’un point de vue strictement humain, mais aussi d’un point de vue spirituel.


INTENTION DE CARÊME


Pour les prêtres et toutes les personnes qui œuvrent à Paray-le-Monial pour faire connaitre et découvrir Jésus !

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 7 Mar - 5:41


homelies.fr, une homélie pour chaque jour de l'année
vendredi 7 mars 2014
Férie de Carême

Is 58, 1-9a

Parole du Seigneur. Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.

Mt 9, 14-15
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Homélie
(Archive 2008)

Faut-il jeûner ou manger ? La question ne manque pas de saveur en ce premier vendredi de carême� Mais elle ne se pose pas exactement en ces termes.

Dans l�évangile de ce jour, les disciples de Jean-Baptiste viennent trouver Jésus pour savoir comment il est possible que ses disciples ne jeûnent pas. Jésus explique bien simplement : ce n�est pas une question de relâchement, mais une question de cohérence. Tout est dans le sens que l�on donne au jeûne. Pour Jésus, il ne s�agit pas d�un problème d�école théologique ni rituel : le temps de séparation est le temps du jeûne.

Ainsi Jésus ne conteste-t-il pas le jeûne des pharisiens, mais il laisse entrevoir pour ses disciples un jeûne plus dur encore. Il dit en effet : « un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront ». Et non « ils jeûneront comme les pharisiens jeûnent aujourd�hui ». Un jeûne viendra plus tard, mais il ne sera pas la répétition de celui auquel les disciples de Jean-Baptiste font allusion.

Ces derniers en effet ne parlent pas dans les mêmes catégories que Jésus. Ils parlent de « disciples », quand Jésus répond par les « amis de l�époux ». De plus, ils ne sont attachés qu�au fait de jeûner ou pas, sans chercher à expliquer pourquoi ils jeûnent eux-mêmes. Jésus, lui, aborde directement la question du sens et associe la raison du jeûne à un deuil. L�enlèvement de l�époux est en effet synonyme de mort. Le jeûne consiste alors à rendre présent celui qui a été enlevé. Le jeûne dont parle Jésus s�impose à ceux qui le pratiquent. Un événement extérieur, l�enlèvement de l�époux, événement qui n�est pas désiré mais qui survient sans qu�il puisse être évité, commande de jeûner. Les amis de l�époux sont séparés de l�époux sans qu�ils cherchent cette séparation et ils doivent la vivre.

Nous pouvons à présent nous reposer pour nous mêmes la question du début : faut-il manger ou jeûner ? Il faut jeûner, et jeûner sans cesse, car l�époux nous a été enlevé. Cet évangile nous invite à prendre conscience que le jeûne que nous pratiquons aujourd�hui, les privations que nous avons choisies, ne sont pas d�abord un jeûne volontaire, un jeûne que nous choisissons nous-mêmes et qui nous plaît. C�est un jeûne qui nous est commandé par le fait que nous, amis de l�époux, nous sommes séparés de l�époux. Nos pratiques sont dictées par un impératif intérieur de revenir en présence de l�époux dont nous avons été séparés par notre péché. Le jeûne est donc finalement le fruit du désir sincère de conversion, de purification intérieure, une mise en marche vers la maison du Père.

C�est pourquoi il existe un lien si intime entre le jeûne et la prière. Jeûner facilite la prière, car il nous parcourir un itinéraire intérieur à la recherche de Jésus, dont nous goûtons la présence retrouvée dans la prière. Mais à l�inverse, prier est indispensable au jeûne. Sans la prière qui nous montre le but de notre quête, nous le savons bien, le jeûne devient un simple exercice d�hygiène ou d�ascèse.

Seigneur, que cette eucharistie que nous célébrons favorise notre écoute du c�ur, pour que nous soyons disponibles à ta volonté divine, que nous sachions accueillir le jeûne qui s�impose à nous dans la douceur de l�Esprit, pour nous mettre résolument et joyeusement en marche à ta rencontre, toi l�époux de nos âmes dont nous nous voulons jamais être séparés.

Frère Dominique

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 7 Mar - 23:01

samedi 8 mars 2014 - Férie de Carême

Is 58, 9b-14

Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes de bon coeur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi.

Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il te comblera et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t'appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les routes ».

Si tu t'abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant le jour qui m'est consacré, si tu appelles le sabbat : « mes délices », et : « ma vénération » le jour du Seigneur, si tu le vénères, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je ferai passer ton char sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l'héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

Ps 85 (86), 1-2, 3-4, 5-6

Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s'appuie sur toi.

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j'appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j'élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent,
Ecoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

Lc 5, 27-32

Jésus remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre.
Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »


Homélie
(Archive 2008)

Matthieu est lié à son bureau de publicain : il y est assis, immobile, obsédé par son idole : l�argent. Puisqu�il est incapable de s�approcher de Jésus, c�est le Seigneur qui vient jusqu�à lui, et prononce la parole qui le libère de sa fascination : « Suis-moi ».

Lévi est arraché à sa prison, non de force, par une intervention violente, mais par une invitation insistante, par la douce persuasion de l�amour, qui parvient à détourner son regard de l�objet de sa convoitise.

Lévi était seul avec son argent : les autres représentaient pour lui une menace, car ils enviaient son bien - c�est sans doute la raison pour laquelle ils étaient aussi durs avec lui. Jésus, lui, est totalement libre de cette avidité. C�est pourquoi Lévi peut entendre son appel, son invitation à entrer en relation avec lui, et même à s�engager dans une relation durable : « Suis-moi » implique en effet : « Demeure avec moi ». Ce faisant, Jésus a réveillé le désir profond de cet homme, mis au banc de la société civile et religieuse : le désir d�une amitié authentique et durable, que ni les épreuves, ni même les faux-pas ne pourront ébranler.

Tous ceux qui ont bénéficié d�une telle amitié peuvent témoigner combien elle est source de force, de consolation, de courage ; comment elle parvient à donner sens à la vie alors que tout apparaît absurde ; avec quelle douceur elle éclaire les pages les plus sombres de nos histoires, et comment elle entretient la flamme de l�espérance au c�ur des plus profonds découragements.

N�est-il pas vrai que ce qui nous fait le plus souffrir dans les épreuves, c�est la solitude ? Nous sommes essentiellement des êtres de relation, et nous ne pouvons intégrer les événements de notre vie - les joyeux comme les douloureux - que sur la trame des relations que nous nouons au fil des jours avec notre entourage.

Or Jésus s�offre précisément à nous comme cet ami le plus intime, dont la fidélité ne nous fera jamais défaut. Dans la joie il s�attable avec nous ; dans la tristesse et la solitude, sa douce présence nous rejoint et nous console ; dans l�épreuve il est notre force ; dans l�égarement il vient nous chercher pour nous redire : « Suis-moi ». Oui, si nous répondons à son appel, si nous acceptons de nous mettre en route avec lui, c'est-à-dire de le prendre pour Maître et pour ami, « le Seigneur sera notre guide ; en plein désert, il nous comblera et nous rendra vigueur » (1ère lect.).

Certes nous ne sommes pas dignes d�avoir un tel ami, nous qui sommes infidèles, rivés à nos idoles, égoïstes et pleins de malice ; mais Jésus nous répond comme aux pharisiens de l�Évangile : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu�ils se convertissent ». Nous convertir signifie cesser de nous regarder - y compris dans nos laideurs - et nous tourner résolument vers celui qui passe dans nos vies et nous appelle gratuitement à sa suite. Par nous-mêmes, nous ne parviendrons jamais à nous rétablir dans la justice et la vérité. Mais c�est en lui, en Jésus, que nous retrouvons notre beauté originelle, dans la mesure où nous le suivons, c'est-à-dire où nous conformons notre vie à la sienne. L�attitude de Lévi est sur ce point exemplaire : « Abandonnant tout - donc aussi ses remords stériles comme ses prétentions absurdes à l�autojustification - il se leva et se mit à suivre Jésus ». C�est en changeant concrètement de vie, en réponse à l�appel de Jésus qui nous donne la force de nous lever et de nous mettre en route, que nous sortirons de notre narcissisme et que nous nous ouvrirons à la vie véritable, dans la liberté de l�amour.


Aujourd�hui, en ce temps privilégié du carême, Jésus passe près de nous et nous appelle personnellement à le suivre : « Suis-moi ». Ne fermons pas notre c�ur, mais écoutons la voix du Seigneur qui nous propose son amitié ; et abandonnant nos idoles, levons-nous et mettons-nous à le suivre.

« Seigneur donne-moi, à l�image de Lévi, de pouvoir m�arracher à mes convoitises, de pouvoir me dégager de mon égoïsme, afin de connaitre la joie et la liberté du disciple. �Toi qui est bon et qui pardonnes, plein d�amour pour tous ceux qui t�appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie � (Ps 85), et accorde-moi de croire que tu es venu m�appeler personnellement, toi le médecin et l�Époux de mon âme. »

Père Joseph-Marie

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 7 Mar - 23:05

dimanche 9 mars 2014 - 1e dimanche de Carême

Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a

Au temps où le Seigneur Dieu fit le ciel et la terre, il modela l�homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l�homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l�orient, et y plaça l�homme qu�il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute sorte d�arbres à l�aspect attirant et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l�arbre de vie au milieu du jardin, et l�arbre de la connaissance du bien et du mal.

Or, le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait fait. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a dit : �Vous ne mangerez le fruit d�aucun arbre du jardin� ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour celui qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : �Vous n�en mangerez pas, vous n�y toucherez pas, sinon vous mourrez.� » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s�ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

La femme s�aperçut que le fruit de l�arbre devait être savoureux, qu�il avait un aspect agréable et qu�il était désirable, puisqu�il donnait l�intelligence. Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s�ouvrirent et ils connurent qu�ils étaient nus.


Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ;
que l'esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Rm 5, 12-19

Frères, par un seul homme, Adam, le péché est entré dans le monde, et par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, du fait que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde. Certes, on dit que le péché ne peut être sanctionné quand il n�y a pas de loi ; mais pourtant, depuis Adam jusqu�à Moïse, la mort a régné, même sur ceux qui n�avaient pas péché par désobéissance à la manière d�Adam. Or, Adam préfigurait celui qui devait venir.

Mais le don gratuit de Dieu et la faute n�ont pas la même mesure. En effet, si la mort a frappé la multitude des hommes par la faute d�un seul, combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d�un seul n�ont pas la même mesure non plus : d�une part, en effet, pour la faute d�un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d�autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification.

En effet, si, à cause d�un seul homme, par la faute d�un seul homme, la mort a régné, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en plénitude le don de la grâce qui les rend justes.

Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l�accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu�un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu�un seul homme a obéi.

Mt 4, 1-11

Jésus, après son baptême, fut conduit au désert par l�Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s�approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n�est pas seulement de pain que l�homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le démon l�emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l�épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le démon l�emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m�adorer. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C�est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c�est lui seul que tu adoreras. »

Alors le démon le quitte. Voici que des anges s�approchèrent de lui, et ils le servaient.

Homélie
(Archive 2008)

Ce premier dimanche de Carême nous place devant le drame qui affecte toute notre existence : le péché, acte de rupture de l�homme vis-à-vis d�un Dieu aimant et bon.

Le récit de la Genèse qui nous est rapporté dans la première lecture nous remet devant les yeux le premier refus de l�homme par rapport à Dieu. Au c�ur de la relation entre Dieu et l�homme, vient s�immiscer le fameux « serpent », le diable, le Satan, comme il sera désigné ailleurs. Accusant Dieu d�hypocrisie et de volonté de puissance qui voudrait étouffer en Adam le désir de communier à la vie divine, il propose à celui-ci de réaliser ce désir mais sans Dieu. Il lui propose de devenir Dieu par ses propres forces, sans l�aide de la grâce divine, en étant à lui-même sa propre loi. Pur mensonge qui ne pourra en fait qu�entraîner l�homme sur un chemin de mort puisqu�avant même de s�y engager il se sera coupé de la source de la Vie.

Dans l�évangile, nous retrouvons le tentateur dans le désert mais cette fois auprès de Jésus. Ce dernier vient d�être baptisé et le Père l�a confirmé dans sa filiation divine : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j�ai mis tout mon amour ». Par trois fois, Satan va essayer de reproduire la tactique mensongère qui avait si bien fonctionné avec Adam et Eve. A trois reprises, il porte son attaque sur la relation de Jésus à son Père. Tout d�abord, il propose à Jésus de subvenir à ses propres besoins, le poussant implicitement à se soustraire à sa dépendance confiante envers son Père : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répond : « « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Jésus traverse victorieusement l�épreuve. Il confesse que la vie véritable se trouve en Dieu et ne tombe pas dans la défiance vis à vis de la Promesse de son Père. Il garde confiance en lui et en son action providentielle car il sait que son Père est fidèle. Au désert, le peuple d�Israël avait succombé à cette tentation en s�appropriant la manne et en la thésaurisant de peur d�en manquer. Pourtant Dieu avait bien demandé de n�en ramasser que le nécessaire pour chaque jour. Mais si Dieu reprenait ses dons ? S�il ne tenait pas parole ? Un tien mieux que deux tu l�auras. Combien de fois ne nous sommes-nous pas laissés induire dans cette tentation de la défiance par rapport à notre Père ! Jésus nous redit dans cet évangile que le Père est fidèle à sa Promesse et que ses dons sont sans repentance.

La deuxième tentation veut pousser Jésus à obliger le Père à intervenir en sa faveur, ce qui implicitement manifesterait une mise en doute par Jésus de la vérité de la relation qui l�unit à son Père. Jésus ne péchera pas. Il ne mettra pas Dieu en demeure d�opérer un miracle en sa faveur. Jésus nous ramène ici à l�humilité devant Dieu. Je n�ai rien à exiger de lui. Non pas parce qu�il ferait tout ce qu�il veut sans tenir compte de ma personne mais parce qu�il fait tout ce qu�il veut, certes cela est bien vrai, mais en me donnant tout : « Qu�as-tu que tu n�aies reçu ? » Là encore, séquelle du péché originel que de croire que Dieu se garderait pour lui seul quelque chose dont il me priverait. Or Dieu dit à Adam : « Tu peux manger de tous les arbres du Jardin ». Mensonge donc que les paroles du serpent qui dit à Eve « alors Dieu a dit que vous ne pouviez pas manger de tous les arbres du Jardin ». Dieu n�est pas un rival jaloux. Dès le commencement, il nous a tout donné. C�est le serpent qui depuis les origines ne cesse de nous murmurer l�inverse.

Alors, n�y tenant plus, le démon découvre ses véritables motivations, conduire à l�adorer servilement en détournant de la véritable adoration qui revient à Dieu seul en tant qu�il est la source de tout bien, expression la plus haute de la filiation par rapport à Dieu. Nous nous trouvons ici devant la tentation suprême du péché contre Dieu, du reniement de Dieu pour suivre des faux dieux qui pourraient procurer la puissance. C�est devant ces forces ambiguës que le Messie devrait se prosterner pour s�emparer d�un pouvoir alors que tout lui a été remis par le Père !

Derrière le summum de cette dernière tentation, se profile déjà la montagne du rendez-vous pascal et l�universel pouvoir du Christ. Sur cette montagne, Jésus se révèlera pleinement Fils en s�abandonnant dans une confiance absolue entre les mains du Père. Et le Père pourra alors manifester pleinement sa paternité en le ressuscitant. Cette victoire de la vie sur la mort et sur le péché par l�abandon confiant du nouvel Adam entre les mains du Père est ici anticipée par Jésus. Le 1er Adam s�était élevé en oubliant que sa dignité de créature « à l�image » de Dieu signifiait non pas égalité ou identité mais relation à Dieu, ce qui le conduisit à sa perte. Au contraire, le Christ Jésus, second Adam, ne prenant pas prétexte de sa conformité avec Dieu, s�est abaissé et il a été exalté nous restaurant dans notre relation de fils avec notre Père du ciel (Cf. Ph 2, 6-11).

La liturgie de ce premier dimanche de carême nous remet donc devant la racine de tout péché : la volonté d�autonomie qui est refus de cette dépendance filiale selon laquelle nous avons été créés et qui seule est capable de nous combler puisqu�elle nous garde orientés vers celui qui est la source de tout bien.

Nous sommes invités à faire le point sur nos comportements, sur les finalités que nous nous fixons au quotidien dans tel ou tel projet et les moyens que nous choisissons pour les rejoindre. La question fondamentale à nous poser pourrait être celle-ci : quelle est la place de Dieu dans tout cela ?

La tentation se reconnaît à ce qu�elle nous conduit toujours à mettre en doute la bonté, la providence, la miséricorde de Dieu à notre égard et nous amène nécessairement à mettre en question notre relation de dépendance filiale vis-à-vis de lui. Les chemins pour y arriver peuvent être divers. La peur et la défiance vis-à-vis de notre Père céleste sont ceux sur lesquels le tentateur nous conduit le plus souvent.

« Père tout-puissant, puissions-nous durant ce temps de carême progresser dans la connaissance de ton Fils en qui nous découvrons ton vrai visage. Nous pourrons alors nous détourner de toutes ses idoles devant qui nous nous prosternons intérieurement et nous ouvrir à la lumière de ta résurrection qui seule est capable de nous transformer et nous permettre de communier à ta vie divine ».

Frère Elie

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Sam 8 Mar - 0:01

MESSAGE DE Mgr BENOIT ALOWONOU POUR LE CAREME 2014


Le Seigneur me conduit au désert, il restaure mon âme.


Chers Fils et Filles de l’Eglise, Famille de Dieu qui est à Kpalime,et vous Enfants de Dieu dans le Christ,

Nous voici au seuil du temps de carême. Pendant quarante jours, nous revivrons l’expérience du désert comme un pèlerinage personnel et communautaire de conversion et de renouveau. Le désert est une image, une parabole, pour dire le lieu de la marche du disciple du Christ vers la demeure éternelle. La traversée du désert fait ainsi référence à l’exode des fils d’Israël en route vers Canaan, la Terre promise. L’Eglise nous invite à nous souvenir de cette marche qui nous introduit dans la pâque du Seigneur, et la nôtre, après les eaux baptismales de la passion et de la mort. Elle nous rappelle que cet exode de la mort à la vie, le Seigneur le recommence pour chacun et avec chacun de nous.


Le désert, lieu de solitude, de la faim et de la soif, des dangers de toutes sortes, exige du voyageur de savoir trouver des repères.

Comment diriger ses pas, comment subsister ? N’est-ce pas là la seule et unique préoccupation pour le voyageur qui veut marcher en sécurité et arriver sain et sauf à destination?


Le roi David qui fut berger, sait bien avec quel amour et sollicitude il gardait le troupeau de son Père Jesse. Il put alors reconnaitre en l’Eternel le Berger de son âme, et s’est écrié : le Seigneur est mon Berger…..Il me conduit, il restaure mon âme !

Quelle consolation, quelle force nous donne cette vérité de foi !


Dans notre cheminement vers Pâques, et poursuivant notre méditation du thème pastoral de l’année : « Enracinés dans l’amour du Christ, soyons affermis dans la foi », je désire qu’ensemble, nous nous tournions vers le Christ. Il est l’image du Père, il est le Bon Berger que chante le psalmiste. Le Père a donné au Fils la garde de son troupeau, le peuple que sa main conduit, afin qu’il ramène au bercail les brebis dispersées. La parole de Dieu nous l’affirme sans détour : « vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes » (1 Pierre 2, 25).

En venant dans ce monde, Jésus a dit à ses amis, « je suis le Bon Berger…». En lui, le Très-Haut s’est fait proche, attentionné, aimant.

Le carême est le temps propice pour revenir sur nos pas qui se sont éloignés du Seigneur.
C’est la signification de nos pénitences : faire du temps de carême un chemin de renaissance par la conversion. Le Bon Berger ne veut perdre aucun de ceux que le Père lui a confiés. Mais le chemin sur lequel il nous conduit est celui de la volonté du Père, le sentier de ses commandements! (Psaumes 119:35).


Durant le temps de notre marche vers la plénitude de la vie, il y a donc une feuille de route, et des consignes pour le voyage. Ils ont pour but de nous conduire au seuil de la maison du Père avec la lampe allumée et la robe nuptiale, après l’épreuve du passage.
C’est à cela que renvoie la prière du psalmiste : « Il restaure mon âme ».

L’âme restaurée est celle qui retrouve la pureté originelle. Le ciel est le but de la marche, mais nul ne peut gravir la montagne du Seigneur s’il n’a le cœur pur et les mains innocentes. « Un cœur pur, c'est un cœur sans mélange, un cœur où Dieu habite pleinement, un cœur semblable au cœur de Dieu ». Le Seigneur nous demande de lui apporter notre cœur, d’où naît le péché, afin qu’il reçoive la guérison. Il nous donne son Esprit pour que nos cœurs battent au rythme de son cœur. « « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair, Ézéchiel 36:26 ». Le désert est le lieu du cœur à cœur, avec le Seigneur. Le prophète Osée le décrit comme le lieu des fiançailles de Dieu avec son peuple, le lieu de parfaite intimité où Dieu ne cesse d’attirer son peuple infidèle. (Osée 2). Ecoutons la voix du Bon berger qui nous appelle hors de nos impasses. Prenons la main que le Christ nous tend et sachons reconnaître dans chaque instant, le temps de sa grâce et le jour de son salut.


Il restaure mon âme !


Le Dieu de mon salut est aussi celui qui me nourrit dans le désert. La nourriture de l’âme entretient en elle le germe de vie divine. Elle seule peut combler sa faim et sa soif de justice. « Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom….Tu dresses devant moi une table, ma coupe déborde… ». La justice est un mode de vie ; elle est l’ajustement de notre vie à la volonté de Dieu. Et c’est le Seigneur lui-même qui creuse en nous le désir de sa présence : « Voici venir des jours où j'enverrai dans le pays, non pas une faim de pain, non pas une soif d'eau, mais celle d'entendre la parole du Seigneur. » (Am 8,11). Jésus accomplit cette promesse du Père : « Qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif. » « Qui mange ce pain vivra éternellement » (Jn 4,14). Rendons grâce au Père qui nous convie à l’Eucharistie, avant-goût des noces éternelles de son Fils.


"Le Seigneur me conduit au désert, il restaure mon âme ».


Durant ce temps de carême, que notre communion avec le Christ nous fasse entrer dans cette vérité de foi : dès maintenant, il m’est donné de vivre heureux, de laisser le Christ vivre en moi, et de me reposer dans les verts pâturages où le Seigneur me conduit.
Jésus connaît nos blessures et les fardeaux inutiles que nous portons. Pendant ces quarante jours, l’Esprit Saint nous redit de nous attacher au bon Berger et de déposer nos fardeaux. C’est lui qui nous porte sur ses épaules aux jours de l’épreuve. Lui Seul peut guérir l’âme blessée, en la délivrant du péché qui l’entrave si bien et la défigure ; c’est lui apaise les tourments en nous donnant sa paix et à sa joie, aujourd’hui et toujours.


Demandons à la Vierge Marie, Notre Dame de la confiance, de susciter en nous le désir de la vraie conversion

Que dans une prière toujours plus confiante, nous soyons enracinés dans l’amour du Christ, le Berger de nos âmes, et affermis dans la foi.

Bon et fructueux carême à tous et à chacun


.

+ALOWONOU Benoît
Evêque de Kpalimé, Togo

http://www.diocesedekpalime.tg/?cle=actualite&id_scat=1852

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Sam 8 Mar - 5:15

Il était une FOI...Mon Carême à Cœur joie !



MÉDITATION


Le Seigneur assiste chacun de nous.

« C’est cette divine promesse ("Voici que je suis avec vous jusqu’à la fin du monde.") qui, à l’origine, éleva le courage des apôtres abattus, les enflamma d’un zèle ardent pour répandre à travers le monde entier la semence de la doctrine évangélique; c’est elle encore qui, dans la suite, a soutenu l’Église dans sa lutte victorieuse contre les portes de l’enfer. L’assistance de Notre Seigneur Jésus-Christ, il est vrai, n’a jamais fait défaut à son Église. Toutefois, son secours et son appui furent d’autant plus présents qu’elle était assaillie de dangers ou de calamités plus graves. »

Pie XI, encyclique Miserentissimus Redemptor, 8 mai 1928


POUR ALLER PLUS LOIN


Nous ne pouvons pas vivre le Carême uniquement pour nous. Le monde est secoué. Mais l’assistance de Dieu, en vue de notre espérance et de notre sécurité, ne fait pas défaut. « Oui, de lui nous avons tous reçu, et grâce pour grâce » (Jn 1, 16).

Nous avons tous reçu de Dieu des grâces à plusieurs moments de notre vie. Prenons un instant pour nous les remémorer afin de lui rendre ce qui lui revient !




COACH-CARÊME

« Bonsoir. Je me confesse régulièrement mais ce n'est jamais évident de savoir quoi dire et comment le dire. J'ai conscience que je pèche mais je n'ai pas toujours les mots. Existe-t-il une ou plusieurs méthodes pour faire son examen de conscience ? J'ai besoin d'être guidé par un support. »

Oui, il y a de bonnes méthodes et je pense même que vous pourriez trouver des examens de conscience sur Internet. Mais faites surtout cet examen de conscience sans tomber dans l'angoisse, toujours comme un enfant aimé de Dieu.

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Sam 8 Mar - 5:20

Laisse la joie te porter


La parole de Dieu

Arrivent des gens qui amènent à Jésus un paralysé porté par quatre hommes. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »

Évangile selon saint Marc, chapitre 2, versets 3-4

La méditation

J'ai trouvé une astuce pour gagner immanquablement au loto. Bien sûr, si je vous la révèle, elle tombe à l’eau. Je préfère la tenir bien secrète.

Mais j’ai un autre trésor, bien plus réel : la prière. J’ai tout à gagner à diffuser cette richesse-là.

Quand j'expérimente le trésor de la patience de Dieu devant mon péché, je veux faire connaître cette joie de le recevoir. Quand je mesure que la présence de Dieu me relève, je désire transmettre cette force qui vient de lui.


Transmettre, faire connaître la relation à Dieu dans la prière, son pardon sans condition, annoncer le trésor du surgissement de la vie et du relèvement de chaque personne. Non seulement rien ne me sera retiré de ce don reçu, mais la joie me pousse à le faire découvrir. Ces « gens » qui portent un paralytique ont été touchés par la force de Jésus. Et ils ne se retournent pas tout tristes mais reviennent, pleins d'audace pour que ce trésor touche aussi cet autre qui semble en avoir autant besoin qu'eux : un petit appelé à la même grandeur.

Ma relation d'intimité avec Dieu, présence de Jésus au plus près de moi, s'élargit si je peux la partager. C'est l'expérience de la prière en commun. C'est l'expérience de ne pas garder pour soi les grâces, les dons que nous recevons.


Puis éprouver comme la joie un peu folle de mille bambins, heureux, filant sur leur trottinette, un matin de printemps vers le soleil qui se lève.


  Pour aller plus loin avec la Parole

Or il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : « Tes péchés sont pardonnés », ou bien lui dire : « Lève-toi, prends ton brancard et marche » ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »


  Évangile selon saint Marc, chapitre 2, versets 6-12

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Dim 9 Mar - 13:48

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !


MÉDITATION


Cette semaine, nous allons commencer à mieux comprendre ce qu’est le culte du Cœur de Jésus, et nous allons voir aussi que nous pouvons en avoir une appréhension inexacte, qui peut même nous en éloigner. Engageons-nous dans ces méditations, n’y demeurons pas extérieurs :

« "Heureux qui observe le droit, qui pratique en tout temps la justice" (Ps 105 (106), 3). Chers frères et sœurs, la méditation de l'amour de Dieu, qui s'est révélé dans le Cœur de son Fils, exige de l'homme une réponse cohérente. Nous n'avons pas seulement été appelés à contempler le mystère de l'amour du Christ, mais à y participer. Le Christ dit : "Si vous m'aimez, observez mes commandements" (Jn 14, 15). De cette façon, il nous lance un appel puissant et, dans le même temps, il nous pose une condition: si tu veux m'aimer, observe mes commandements, observe la sainte loi de Dieu, pratique les sentiers que Dieu t'a indiqués et que je t'ai indiqués à travers l'exemple de ma vie. »

Bienheureux Jean-Paul II, Homélie du 6 juin 1999 à Elblag, Pologne


POUR ALLER PLUS LOIN

Les textes de la liturgie* d’aujourd’hui nous mettent devant la réalité de la tentation, de la déviance, de la révolte. Nous sommes faits pour vivre avec Dieu, pour aimer les autres, mais cela nous dérange beaucoup. Nous choisissons souvent de vivre pour nous : « Moi d’abord. » Bien entendu, ce n’est pas tous les jours aussi net, mais confessons-le : nous sommes partagés.

Réfléchissons aujourd’hui à des actes de générosité que nous avons fait dans notre vie, à des moments où nous avons fait passer les autres d’abord. Remercions-en Dieu et encourageons-nous nous-mêmes pour l’avenir.


COACH-CARÊME


« Bonjour. Pourquoi est-ce qu'on insiste tant sur la joie dans la religion catholique ? Et comment garder cette joie, au-delà de nos variations d'humeur quotidiennes ? »

Parce que Dieu lui-même est joie. Joie du Père d'être le Père du Fils, joie de Jésus d'être aimé par le Père, joie de l'Esprit d'être le lien du Père et du Fils. Joie du Fils de sauver les hommes. C'est si important ! Ceci dit, notre joie à nous les hommes est en partie conditionnée par le tempérament, les circonstances, l'éducation, et les fluctuations de la vie auxquelles vous faites allusion. On n'a pas toujours la joie des nerfs ! Mais il y a une joie du cœur, plus profonde, qui se décide, et qui peut durer au-delà des variations d'humeur. Il faut la demander à l'Esprit-Saint et la redemander. Et Il la donne !

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Dim 9 Mar - 13:51

Un jour, il ouvrira la porte


La parole de Dieu

Alors Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable.

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 1

La méditation

Cette semaine, les détenus des prisons de Lille, accompagnés par le frère Franck et l’aumônerie des prisons, nous donnent leur témoignage.

Je ne sais pas où mon enfer a commencé, ce parcours du combattant, un supplice, ce désert. Seuls me reviennent en mémoire les souvenir de ce corps vide, meurtri, fané dans lequel je vivais ou plus exactement j’errais. Je me suis laissée happer par des tentations multiples, par la course de ce monde : quels étaient mes désirs authentiques, mon projet de vie ? Rendus muets, noyés, asphyxiés, enfouis dans le tourbillon des normes préétablies de nos sociétés.

Dans cette course folle, j’ai perdu mon identité, tel un mouton de Panurge avec sa camisole, j’ai suivi tête baissée le funèbre cortège. Je n’ai pas su me poser, prendre du recul, le temps de discerner quels étaient mes valeurs, mes intérêts, ce que j’en faisais. Et dans l’abîme, je me suis jetée, entraînée, aspirée. Dépressive, ma souffrance fut telle que seule la mort semblait en être le remède : encore un coup porté. Tant d’épreuves parcourues seule, dans le noir que je broyais, inconsciemment je me renfermais et je m’enlisais. Il m’aura fallu pas moins de quarante années avant d’estimer ce merveilleux trésor qu’est la vie, tellement belle que je la souhaite éternelle.

Et c’est avec vous, oui grâce à vous que je me suis réveillée de cette hypnose sournoise, par cette éclosion me voici libérée. En ouvrant grand mon regard et mon esprit, mon cœur aussi, sur vous, sur vos vies, sur la Vie. A travers vos actes, j’ai lu, appris ; de vos échecs, de vos réussites qui pourraient être les miens, je suis ressortie grandie. Sur vos reflets je me suis appuyée, et ils m’ont sauvé. Ex-solitaire, car non jamais plus je ne veux vivre sans les autres, j’ai tant besoin de ce partage précieux, unique, irremplaçable. Vos bonheurs, vos joies, votre gaîté, votre amabilité, vos rires, votre charité sont autant de beautés qui illuminent mes journées. Simplement un regard, une parole, juste un sourire, ces « petits riens » qui resplendissent telles des étincelles : une lumière qui chaque fois jaillit dans ma vie. Je les reçois comme des écrins protecteurs autour de mon cœur.

Aujourd’hui, j’ai la foi. Je marche d’un pas neuf et éclairé. Que Dieu me pardonne tout le mal que j’ai fait. À travers vous : ses témoins, je L’ai rencontré : « Je suis avec vous tous les jours » (*), c’était donc vrai. Il m’aura fallu du temps, mais j’ai enfin compris que notre Seigneur Jésus a réellement vécu, revêtu notre condition humaine, parmi nous. Il est pleinement habilité à nous enseigner. Ses Paroles sont Vérité. De ses graines semées, je me suis nourrie, en moi elles ont germé et porté du fruit.

« Aimez-vous les uns les autres » (**) nous a-t-il demandé, cet Amour, je l’ai ressenti. À mon tour, humblement, permettez-moi de vous offrir le mien. Dieu, lui, ne nous tente pas, ne nous dupe pas. Il ne nous présente pas de leurres, de pierres ou de funestes desseins. C’est pour toujours son Amour gratuit, inconditionnel, son Pardon, sa Miséricorde, qu’Il nous donne. Libre à chacun de nous de l’accueillir sans plus tarder.

C’est bien à regrets que je dois vous laisser. Puisqu’il me faut conclure, ce ne sera pas avant, s’il vous plaît, de vous avoir convié à lire ou à relire ce bel Évangile qui m’est cher : Luc chapitre 16, versets 19 et suivants (***) et de vous redire sincèrement : Merci.


* Évangile selon saint Matthieu, chapitre 28, verset 20
** Évangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 34
*** Évangile selon saint Luc, chapitre 16, versets 19-31

Méditation enregistrée dans les studios de RCF-Lille par deux aumôniers


  Pour aller plus loin avec la Parole

Le pauvre Lazare mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : « Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. » « Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. »

  Évangile selon saint Luc, chapitre 16, versets 22-25

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 10 Mar - 2:04


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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 10 Mar - 2:07

lundi 10 mars 2014 - Férie de Carême

Lv 19, 1-2.11-18

Le Seigneur adressa la parole à Moïse : « Parle à toute l'assemblée des fils d'Israël ; tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.

Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez pas votre compagnon. Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.

Tu n'opprimeras pas ton prochain, tu ne l'exploiteras pas : tu ne retiendras pas jusqu'au lendemain matin le salaire du journalier. Tu n'insulteras pas un sourd, tu ne mettras pas d'obstacle sur le chemin d'un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.

Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d'injustice ; tu n'avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compagnon avec justice. Tu ne répandras pas de calomnies contre ton compatriote, tu ne réclameras pas la peine de mort contre ton prochain. Je suis le Seigneur.

Tu n'auras aucune pensée de haine contre ton frère. Mais tu n'hésiteras pas à réprimander ton compagnon, et ainsi tu ne partageras pas son péché. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur ! »


Ps 18 (19), 8, 9, 10, 15

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le coeur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon coeur ;
qu'ils parviennent devant toi,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !


Mt 25, 31-46

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.

« Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? Tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? Tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t'avons habillé ? Tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.'

« Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.' Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.'

« Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »


Homélie
(Archive 2008)

Dans l�Evangile de ce jour, Notre-Seigneur nous annonce « la venue du Fils de l�homme dans sa gloire ». Le pronom possessif souligne qu�elle est sienne, cette gloire : Jésus l�a définitivement acquise par sa victoire sur l�Ennemi, remportée au désert en refusant toute glorification acquise par la mise en �uvre de pouvoirs, fussent-ils divins. Le Fils unique ne reçoit sa gloire que de son Père, qui lui donne de participer à sa propre vie.
C�est précisément ce mystère de la filiation divine que la liturgie va nous inviter à contempler tout au long de cette première semaine de Carême, mystère que le Verbe fait chair nous offre en partage, si du moins nous acceptons les exigences qui en découlent.

Pour atteindre le but fixé dans une course en montagne, il faut garder les yeux rivés sur le sommet que l�on veut gravir. C�est pourquoi l�Eglise nous invite à contempler ce qu�il est convenu d�appeler la scène du « jugement final ». Il s�agit sans doute d�un des passages les plus déconcertants de l�Evangile, puisqu�il n�y est fait aucune référence à Dieu, ni au culte qui lui est dû, ni même à une confession de foi qui nous vaudrait le salut. Le roi sépare les brebis des chèvres uniquement sur base de leur comportement, plus précisément sur le critère de la compassion active qu�ils ont manifestée - ou omis de manifester - envers leur prochain démuni.

Les brebis sont justifiées eu égard à leur charité qui s�est mise en peine, sans considération pour leurs péchés, auxquels il n�est même pas fait allusion ! Quant aux chèvres, elles sont répudiées à cause de leur dureté de c�ur, voire de leur simple indifférence, sans considération pour les autres aspects de leur vie que l�on peut imaginer « religieusement et moralement correctes ». On ne peut dire plus clairement que « la charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4, Cool - voilà pour les brebis ; par contre, « nous aurions beau avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu�à transporter des montagnes, s�il nous manque l�amour, nous ne sommes rien » (1 Co 13, 2) - voilà pour les chèvres.

Un tel jugement a vraiment de quoi surprendre : l�amour et le service de Dieu ne priment-t-ils pas sur l�attention au prochain ? Dès lors, n�est-ce pas le culte qui devrait couvrir une multitude de péchés ?

Jésus nous donne lui-même la clé de ce paradoxe dans la mise en scène qu�il propose : « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l�avez fait à l�un de ces petits qui sont mes frères, c�est à moi que vous l�avez fait ». Certes, la devise « Dieu premier servi » demeure valable en toutes circonstances ; mais depuis que le Verbe s�est fait chair, le service de Dieu s�identifie précisément au service de l�homme auquel le Seigneur a voulu s�unir aussi intimement.

Tout cela nous le savons rationnellement ; mais si la liturgie nous propose de revenir à ce passage en ce temps de conversion, c�est bien sûr pour nous inviter à un examen de conscience sur la manière dont nous vivons concrètement cette exigence.


Les injonctions : « Allez vous en loin de moi ! » fulminée contre les réprouvés, et « Venez ! » adressée aux élus, indiquent clairement que « la vie éternelle », la vie bienheureuse, est une vie en communion avec le Christ ; mais nous n�avons accès à celle-ci que par la communion à nos frères dans un amour de charité qui se met en peine. C�est ainsi seulement que nous « recevrons en héritage le Royaume préparé par le Père depuis la création du monde », pour ceux qui acceptent de donner leur vie pour « l�un de ces petits », que Jésus a aimés jusqu�à mourir pour eux.

« Seigneur tu nous redis : �Soyez saints, car moi votre Dieu, je suis saint : tu aimeras ton prochain comme toi-même� (1ère lect.). Toi le premier tu nous as donné l�exemple : en ton Fils Jésus Christ, tu t�es fait proche de nous, pour nous aimer comme toi-même. Désormais tu nous aimes comme un Père, en Jésus comme des frères, et dans l�Esprit comme une Mère, à travers le C�ur immaculé de Marie, la pleine de grâce.

Père Joseph-Marie



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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 10 Mar - 2:59


Le carême, chemin de la pauvreté



Extrait du Message du Pape François pour la Carême 2014

Quelle est-elle cette pauvreté, grâce à laquelle Jésus nous délivre et nous rend riches ? C’est justement sa manière de nous aimer, de se faire proche de nous, tel le Bon Samaritain qui s’approche de l’homme laissé à moitié mort sur le bord de la route (cf. Lc 10, 25ss). Ce qui nous donne la vraie liberté, le vrai salut, le vrai bonheur, c’est son amour de compassion, de tendresse et de partage.

À l’exemple de notre Maître, nous les chrétiens, nous sommes appelés à regarder la misère de nos frères, à la toucher, à la prendre sur nous et à œuvrer concrètement pour la soulager. La misère ne coïncide pas avec la pauvreté ; la misère est la pauvreté sans confiance, sans solidarité, sans espérance…

http://viecontemplative.saintefamille.fr/2014/03/07/le-careme-chemin-de-la-pauvrete/

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 10 Mar - 4:39

La Solitude

Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, Jésus eut faim.

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 2

La méditation



Cette semaine, les détenus des prisons de Lille, accompagnés par le frère Franck et l’aumônerie des prisons, nous donnent leur témoignage.


Jésus, seul, sur cette grosse pierre. Jésus pense après son jeûne de quarante jours. Il est épuisé. Mais dans sa tête il pense, comme nous pensons aussi quand on est au bord du gouffre. On pense à ce que l’on doit faire, mais aussi à ce que l’on a déjà accompli. Comme nous, il revoit son enfance, son adolescence défiler ; et il se demande ce qui est bien, moins bien, mal, très mal. Il pense à son peuple et à tout ce qui lui reste à faire, et comment le faire aussi.

Il se pose pas mal de questions, car il est humain, comme nous, même s’il est Dieu aussi. Quelquefois, ce fut très dur pour lui, car il y avait beaucoup de tentations, de fatigue : la soif, la faim, l’envie de ne plus obéir, le souhait d’une vie plus ordinaire.

Avec du mal, il a dû surmonter tout cela, mais en restant toujours lui-même. Il n’a pas dépassé les règles qu’il s’était donné. Et alors il se tournait vers son Père, pour lui demander de l’aide, pour pouvoir continuer l’œuvre de son Père, aller jusqu’au bout pour racheter nos péchés.

Nous, nous sommes loin d’être comme lui. Mais en écoutant et en lisant ses Paroles, très attentivement, nous apprenons à le connaître. Si nous savons parler à Jésus de tout notre cœur, il nous écoutera. On peut avoir confiance en Dieu. En regardant les gens qui nous réconfortent et nous tendent un sourire, c’est comme si Dieu était là et nous réconfortait en nous disant : « Vas-y sans crainte, je suis avec toi ! »


Méditation enregistrée dans les studios de RCF-Lille par deux aumôniers

Pour aller plus loin avec la Parole

Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour. Quant à nous, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.

Première lettre de saint Jean, chapitre 4, versets 18-21

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 10 Mar - 23:12


Il était une fois… Mon Carême à cœur joie !

SEMAINE 1

lundi 10 mars

L’ÉVANGILE DU JOUR

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.

Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :

il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.

Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !'

Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?

tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?

tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?'

Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.'

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.

Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.'

Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?'

Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.'

Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Mt 25, 31-46



MÉDITATION

Le don de l’amour.

« Grâce à ce don inestimable, l'Église peut manifester une charité plus ardente à l'égard de son divin fondateur et, pour ainsi dire, réaliser plus largement cette exhortation que, nous dit saint Jean l'Évangéliste, Jésus proféra lui-même : "Le dernier jour de la fête, le plus solennel, Jésus debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Celui qui croit en moi, comme l'a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son sein." Il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas, 15 mai 1956

POUR ALLER PLUS LOIN


Comment allons-nous avancer vers Dieu ? Nous sommes si pauvres ! Mais c’est le moment de nous rappeler que, sur la Croix, le Christ nous a donné tout le nécessaire. L’eau qui jaillit de son Cœur transpercé en est le symbole. Lui en sommes-nous reconnaissants ?


INTENTION DE CARÊME

Pour que je puisse vivre facilement mes fragiles efforts de Carême. Pauline

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 10 Mar - 23:19

mardi 11 mars 2014 - Férie de Carême

Is 55, 10-11

Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.


Ps 33 (34), 4-5, 6-7, 16-17, 18-19

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.

Le Seigneur entend ceux qui l'appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du coeur brisé,
il sauve l'esprit abattu.


Mt 6, 7-15

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »

Homélie

(Archive 2008)

L'évangile de ce jour n�est pas facile. Jésus nous sort-il vraiment de l�impasse ? Il nous dit de ne pas rabâcher quand nous prions, mais pour ce faire� il nous apprend à réciter une prière ! Une prière que nous récitons à présent trois ou quatre fois par jour. Le risque de rabâcher est grand ! Et ce n�est pas la seule difficulté : Jésus nous dit de ne pas rabâcher, car « votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé ».

Alors, à quoi sert-il d�adresser ses demandes au Ciel ?


Il y a plusieurs manières de répondre. La première lecture nous donne une piste : « ma parole, dit le Seigneur, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission ». La prière que nous donne Jésus n�est donc pas une prière comme les autres. Elle est Parole de Dieu ; quand nous la prions, elle accomplit ce qu�elle annonce.

Mais ne négligeons pas la pédagogie de l�Église qui nous prépare jour après jour aux fêtes de Pâque. Toute notre semaine, y compris cet évangile, est placé dans la dynamique de l�évangile de dimanche dernier, l�évangile des tentations de Jésus.

Or ces tentations avaient pour objet l�identité filiale de Jésus. « Si tu es le fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains ». Le « si » n�est pas un conditionnel ; Jésus comme Satan savent bien qu�il est le fils de Dieu. Le sens de la phrase est : « puisque tu es le fils de Dieu ». Autrement dit, l�enjeu des tentations est de savoir comment se comporte le fils de Dieu. Pour nous, cela revient à savoir ce que cela change d�avoir Dieu pour Père.

Nous nous souvenons quelle réponse Jésus a faite. Bien qu�il ait faim, il n�exige pas du Père que les pierres se transforment en pain � Dieu sait bien de quoi nous avons besoin. L�homme doit d�abord vivre « de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », c'est-à-dire qu�être fils consiste d�abord à écouter la parole du Père. De même, la deuxième tentation : se jeter du haut du temple est un chantage au suicide pour exiger du père qu�il fasse vivre le fils malgré lui et malgré tout. Mais un père n�est pas là pour ça, aucun fils n�est dispensé d�assumer sa vie. Il n�y a pas à mettre son père à l�épreuve mais à vivre dans l�obéissance.

Le sens de la recommandation de Jésus est ainsi mieux éclairé : la prière que devons faire à Dieu ne doit pas nous représenter devant lui � il nous connaît mieux que quiconque, il nous a créés �, elle doit nous ajuster à lui ! Quand nous prions Dieu, nous avons à nous ajuster en tant que fils et filles de Dieu. Dans les tentations qu�il a bien voulu subir, Jésus nous enseigne que, même si nous avons faim au point de désirer que les pierres se changent en pain, nous n�avons pas à encombrer nos prières de demande d�objets et de besoins, parce que la seule demande qui compte est d�être des fils rassemblés autour de leur père.

Dire : « Notre Père » oriente donc toute la suite de notre prière. En appelant Dieu « notre Père », non seulement nous reconnaissons Dieu comme Père, ce qui n�est pas rien, mais nous lui disons encore notre désir qu�il soit notre Père. La première demande et la plus importante des demandes est contenue dans cette introduction : Dieu, sois notre Père, manifeste que tu es un Père pour nous.

Pour finir, remarquons que la prière de Jésus s�ouvre avec l�adresse du père et se termine avec la mention de Satan.

Là encore, nous avons à cueillir un des fruits de l�évangile de dimanche. Lors de la troisième tentation, l�Ennemi proposait à Jésus de l�adorer. Cette fois, Satan ne propose pas à l�humanité de sortir de ses devoirs ou de contrarier sa raison d�être, puisqu�il fait référence à l�acte d�adoration, qui est la plus noble et la plus intense activité humaine. Mais en prétendant qu�elle lui soit destinée, l�Ennemi dévoile qu�il veut prendre la place du Père.

Tel est le sens de la construction de la prière de Jésus. Il y a un danger pour l�homme de se tromper de père.

Cette prière que nous enseigne Jésus n�est donc pas une prière de plus à ajouter à notre collection. Il n�y a aucun risque de la rabâcher : elle dit l�enjeu le plus fondamental de notre vie et elle nous donne de le réaliser. Seigneur notre Dieu, sois Notre Père, nous te choisissons, toi, la source de la vie, notre créateur. Que ta volonté de salut se réalise en nous pour que nous goûtions dans sa plénitude la joie d�être tes fils.

Frère Dominique

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