La Chapelle de la Sainte-Famille

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 La Montee vers Paques : Careme 2014

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Pearl
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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mar 11 Mar - 5:28

Le pain


La parole de Dieu

Le tentateur s’approcha et dit à Jésus : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 3

La méditation

Cette semaine, les détenus des prisons de Lille, accompagnés par le frère Franck et l’aumônerie des prisons, nous donnent leur témoignage.


Cela fait quatre ans, Jésus, que je prends le temps de lire et d'entendre ta Parole. Cela me rend heureuse. Des paroles que je sais par cœur, que je répète souvent. Aide-moi à demeurer dans ta Parole, pas seulement de mémoire, mais de cœur et d'esprit, dans ma façon, d'agir.

Je le découvre de jour en jour.

Je le connais de mieux en mieux.

Lui me libère, je me sens libre.

Lui m'a fait découvrir ce qu'est la liberté

et ce qui m'emprisonne : la peur de l'avenir, le poids du passé,

l'habitude, la contrainte des autres.


Aide-moi à être vraie, à être libre.

Ce ne sont pas les pierres du diable, c'est le pain de Dieu que je désire. Ce pain, c'est la vie. Un simple petit partage peut nous rendre heureux, et rendre les autres heureux. Une parole amicale, un sourire, qui, au fond de vous, vous remplissent de joie, vous redonnent espoir.

Ce pain, c'est aussi la Vérité, la Parole de Dieu, la seule qui mérite toute notre confiance, la seule que l’on peut croire, vraiment, car les paroles des hommes risquent toujours de décevoir. « Que votre oui soit oui ! » (*) Oui, je crois en Dieu, en sa Parole, solide comme le roc. Le pain de Dieu, ce ne sont pas les pierres du diable, c'est le Christ, mon Rocher.


* Évangile selon saint Matthieu, chapitre 5, verset 37



Méditation enregistrée dans les studios de RCF-Lille par deux aumôniers

Pour aller plus loin avec la Parole


Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.


Évangile selon saint Matthieu, chapitre 5, versets 33-37

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mar 11 Mar - 5:30

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !

MÉDITATION

L’Amour vient de l’Esprit-Saint.


« La charité divine tire sa première source du Saint-Esprit, qui est l'Amour personnel tant du Père que du Fils au sein de l'auguste Trinité. C'est donc très justement que l'apôtre des nations, faisant comme écho aux paroles de Jésus-Christ, attribue l'effusion de la charité dans les âmes des fidèles à cet Esprit d'amour : "L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné." »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas



POUR ALLER PLUS LOIN

Le Pape Pie XII utilise des expressions très fortes si nous y faisons attention. Cela signifie que dès qu’il y a de l’amour dans notre cœur : amour pour Dieu, amour pour nos frères, l’Esprit-Saint est présent en nous et qu’il agit. Ici aussi, comment ne pas être reconnaissants ? Nous avons certainement des progrès à faire dans ce sentiment de reconnaissance.


COACH-CARÊME

« Bonjour Père, pour le Carême qui dure 40 jours, il y a des anniversaires, des fêtes … Il y a aussi des collègues qui nous posent des questions : pourquoi on ne va pas manger etc. ? Et quand il s'agit d'autres religions, on les respecte, pour nous les catholiques c'est toujours sujet de polémique. Toujours les mêmes questions chaque année : que doit-on ne pas manger, comment faire le Carême, les privations, la vie sociale avec ceux qui ne pratiquent pas et ne comprennent pas. Merci père, soyez béni et bon cheminement pour Pâques. » Pierre

Cher ami, le problème que vous posez est très réel, mais il ne peut être résolu que dans la franchise. Il faut faire savoir que vous faites le Carême. Cela n'implique pas que vous viviez comme un ermite, mais que vous vous limitez dans les repas d'affaires ou le vendredi, par exemple en ne prenant pas de vin ou en retranchant quelque chose. Si vous faites cela, une fois la surprise passée, on vous respectera. On respecte bien des Musulmans, comme vous le faites remarquer, eh bien, nous Catholiques, faisons-nous aussi respecter. Et peut-être que cela constituera une occasion d'évangélisation. Bon et heureux Carême !

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 12 Mar - 1:21

mercredi 12 mars 2014 - Férie de Carême

Jon 3, 1-10

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »

Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent des vêtements de deuil.

La chose arriva jusqu'au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d'un vêtement de deuil, et s'assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront et ne boiront pas. On se couvrira de vêtements de deuil, hommes et bêtes, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas, s'il ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.


Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 18-19

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.


Lc 11, 29-32

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération.

« Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
« Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en
même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »



Homélie
(Archive 2008)

La péricope évangélique qui précède celle d�aujourd�hui se termine par ces mots du Seigneur : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Lc 11, 28). Cette béatitude proclamée par Jésus, nous allons le voir, pourrait bien être une clef de lecture de l�évangile de ce jour.

Le signe de Jonas qui seul sera donné à la foule qui presse le Seigneur renvoie en effet au mystère de la personne de celui-ci : Parole de Dieu faîte chair pour notre salut. Certes, les trois jours et trois nuits passés par Jonas dans le ventre du monstre marin, avant que ce dernier ne le rejette sur le rivage, annoncent bien la mort et la résurrection le troisième jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais l�épisode de Jonas avec son « gros poisson » ne doit pas nous faire perdre de vue le sens de toute son histoire.

La vie de Jonas commence en fait par une longue descente jusque dans l�abîme de la nuit. Il descend à Joppé, il descend dans le bateau en partance pour Tarsis, il descend même à fond de cale avant de s�enfoncer dans les entrailles du monstre marin. De même le Verbe de Dieu lui-même descendra sur notre terre, lui le Fils de Dieu, il descendra jusqu�à prendre chair de notre chair, jusqu�à assumer chacun des moments de notre existence, jusqu�à prendre sur lui notre péché.

Mais du fond de la ténèbre de son oratoire sous-marin, Jonas se rappelle que pour le Seigneur « la ténèbre n�est pas ténèbre et la nuit comme le jour est lumière » (Cf. Ps 139(138), 12). Il fait alors monter sa prière vers son Dieu et les ténèbres ne peuvent l�arrêter comme elles ne pourront arrêter la lumière du Verbe venue dans le monde éclairer tout homme (Cf. Jn 1, 9). C�est alors que commence la remontée de Jonas ou plutôt de la Parole divine dont il est porteur.

Cette Parole, il la porte aux Ninivites, mais pas comme le Seigneur le lui avait demandé. Il condamne alors que Dieu ne lui avait pas ordonné cela (Cf. Jn 1, 2). Pourtant, les habitants de Ninive se convertissent. Serait-ce alors pour nous dire que c�est le Seigneur et non pas Jonas qui est à l��uvre ici ? C�est même les Ninivites, ces païens, qui vont révéler à Jonas la véritable profondeur de la Parole divine dont le Seigneur l�avait établi dépositaire en en faisant son prophète.

Nous comprenons alors que le signe de Jonas c�est le mystère tout entier de la Parole divine, du Verbe de Dieu, venu dans le monde pour illuminer tout homme qu�il soit juif ou païen. C�est le mystère de la Parole divine descendue jusque dans les ténèbres les plus obscures de notre humanité pour nous en relever. C�est le mystère de la Parole divine que nous avons à notre tour à écouter et à laisser �uvrer en nous pour qu�elle porte un fruit de conversion et de résurrection dans le c�ur de ceux vers qui le Seigneur nous enverra. Le signe de la toute puissance divine, nous le percevrons dans la mesure où nous aurons écouté cette Parole et où nous l�aurons laissée agir à travers nous. Oui, « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent. » En elle, il y a bien plus que Jonas, en elle, il y a bien plus que la sagesse de Salomon !

« Père, durant ce temps de Carême, donne-nous cette grâce d�être renouvelés dans l�écoute et l�accueil du Mystère de ton Fils qui continue à se donner à nous dans l�Ecriture et l�Eucharistie. Puissions-nous être pénétrés de sa présence pour qu�il vive en nous et porte autour de nous un fruit de vie. Seigneur. Père, merci pour cette Manne de vie éternelle que tu nous donnes. Seigneur Jésus, tu nous enseignes que �l�homme doit vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu� (Mt 4, 4). Que ton Esprit nous aide à ne laisser perdre aucune miette de cette nourriture d�immortalité ! »

Frère Elie


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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 12 Mar - 2:33

OUVERTURE DE LA SESSION DE CAREME 2014 AU CENTRE MONSEIGNEUR SESHIE PIERRE

La session de carême de cette année à débutée ce mardi 11 Mars 2014 à 09h, au centre Monseigneur SESHIE Pierre avec la participation Monseigneur Benoît ALOWONOU, entouré de tous les prêtres du diocèse.


Les travaux de la session ont débuté avec la prière du milieu du jour. Le mot d’ouverture du Pasteur du diocèse suivit ensuite. Après avoir souhaité la bienvenue à tous les participants, Monseigneur a rappelé le thème de cette année qui se stipule ainsi : « PRETRE MINISTRE DE LA JOIE ». I

l a aussi souligné que la session de carême n’est pas un temps de retraite spirituel mais, elle n’exclut pas l’intériorité.


Dans son allocution il a souligné, la place prépondérante de l’unité dans la vie communautaire, et a invité à travailler pour construire l’unité de l’Eglise. Il a reconnu que Dieu nous a pourvu de dons diverses et que c’est chacun qui doit apporter sa pierre pour l’unité. Il a invité à reconnaitre les qualités de chacun et à rendre grâce pour cela, de même à pouvoir faire des réprimandes fraternelles pour les fautes des uns et des autres.


Se basant sur l’encyclique du Pape François : « Evangelium gaudium », il a invité à vivre dans la Joie.

Reconnaitre la grâce de la joie qui est en nous. Parlant des prêtres, il disait qu’ils sont des donneurs de joie, qu’ils doivent communiquer la joie à ceux vers qui ils sont envoyés.

Seul l’Evangile peut donner au cœur de l’homme, meurtri par les problèmes de ce monde la joie.


L’Eglise est une fontaine, une source, un puits de joie. On ne peut pas nous rencontrer comme prêtre, sans rencontrer la joie. Le danger qui menace notre mission de donner la joie, est la division. Donc nous devons faire attention et beaucoup prier, pour que notre unité soit effective, à-t-il ajouté.
Abordant la question de la péréquation, Monseigneur a loué l’effort de la mise en commun et a invité à continuer dans ce sens.


Dans le débat lancé autour de la question, les prêtres ont donné leur apport pour un bon avancement dans cette œuvre de charité fraternelle.


Les travaux de cette journée d’ouverture prirent fin avec la prière de l’Ordinaire de lieu et le repas fraternel de midi. Les activités de la session continueront demain avec la présentation du Message de carême de Saint Père.


Abbé Guy TSEVI

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 12 Mar - 19:15

jeudi 13 mars 2014 - Férie de Carême

Est 14, 1.3-5.12-14

La reine Esther, dans l'angoisse mortelle qui l'étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Elle priait ainsi le Seigneur Dieu d'Israël : « Mon Seigneur, notre Roi, c'est toi le seul Dieu ; viens me secourir, car je suis seule, et je n'ai pas d'autre secours que toi, et je vais risquer ma vie. Depuis ma naissance, j'ai entendu répéter, dans la tribu de mes pères, que tu as choisi Israël de préférence à toutes les nations, et nos pères de préférence à tous leurs ancêtres, pour en faire à jamais un peuple qui t'appartienne, et tu as fait pour eux tout ce que tu avais promis. Souviens-toi, Seigneur ! Fais-toi connaître au moment de notre détresse ; donne-moi du courage, toi le roi des dieux, qui domines toute autorité. Mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion, et change son coeur : qu'il se mette à détester celui qui nous combat, qu'il le détruise avec tous ses partisans. Délivre-nous par ta main, viens me secourir car je suis seule, et je n'ai que toi, Seigneur, toi qui connais tout. »


Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 7c-8

De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.


Mt 7, 7-12

Comme les disciples étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : « Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira. Lequel d'entre vous donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ? ou un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes. »


Homélie
(Archive 2005)

Le cheminement d�Israël avec son Dieu, et l�Alliance scellée sur l�Horeb, s�enracinent dans l�expérience du salut offert lors de la traversée de la Mer Rouge. Le Dieu d�Abraham, d�Isaac et de Jacob est avant tout le Dieu qui sauve : c�est en arrachant les siens au danger qui les menace, qu�il leur prouve son amour. Toute la Bible est jalonnée de ces interventions victorieuses de Dieu, obtenues parfois en des circonstances tragiques et par l�intermédiaire d�être fragiles, afin qu�il apparaisse clairement que c�est l�Eternel qui a agi. Le livre d�Esther est un des fleurons de ces hauts-faits divins. En réponse à la foi et la prière confiante de la reine Esther, Dieu va sauver son peuple de l�extermination et retourner contre ses ennemis le châtiment qu�ils prétendaient lui infliger. Toutes ces interventions du Très-Haut dans l�histoire ne sont cependant que des préfigurations de l��uvre de salut par laquelle Dieu notre Père nous sauve définitivement du péché et de son cortège de souffrances, quand il ressuscite son Fils Jésus-Christ de la mort, relevant avec lui tous ceux qui lui sont incorporés par la foi.
Lorsque Notre-Seigneur se fait insistant pour que nous ayons l�audace de demander « de bonnes choses » à « notre Père qui est au ciel », nul doute que c�est au salut qu�il fait allusion. Qu�y a-t-il en effet de meilleur que la vie éternelle qu�il nous offre en partage dans l�Esprit ? L��uvre rédemptrice accomplie par Jésus en notre faveur, est bien plus importante que la libération des Hébreux de l�oppression de l�Egypte, ou que la délivrance de Juda des mains du roi de Perse : c�est l�humanité toute entière que Notre-Seigneur arrache à l�esclavage du Satan et à une mort absurde, pour l�introduire dans la liberté filiale et la vie divine.

Mais si nous voulons être des témoins crédibles de cette Bonne Nouvelle, il nous faut avoir expérimenté nous-mêmes cette libération et avoir goûté au moins les prémisses de cette liberté et cette vie nouvelles dans l�Esprit.


C�est pourquoi il est important de céder aux invitations particulièrement insistantes de Notre-Seigneur, qui martèle son intervention de verbes à l�impératif - « demandez, cherchez, frappez » - accompagnés de promesses tout aussi affirmatives d�exaucement - « vous obtiendrez, vous trouverez, la porte vous sera ouverte ».

Les images utilisées par Jésus sont à vrai dire assez déroutantes : qui en effet serait assez pervers pour « donner une pierre à son fils qui lui demande du pain, ou un serpent quand il lui demande un poisson ? » Mais ne pourrait-on lire dans ces exemples une discrète allusion au Tentateur, qui invitait Notre-Seigneur à transformer les pierres du désert en pains (Mt 4, 3) ? Le « serpent » substitué au « poisson » de façon malveillante, n�évoquerait-il pas la présence du Menteur, qui s�est insinué dans le c�ur de l�homme pour y pervertir sa relation filiale à Dieu le Père ?


La suite semble confirmer cette interprétation tout en ouvrant malgré tout sur une vision d�espérance par un argument « a fortiori » que Jésus affectionne particulièrement : « Si vous qui appartenez au mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus notre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! » Autrement dit : si nous, qui par le péché sommes voués à la mort, nous savons néanmoins donner à nos enfants la nourriture dont ils ont besoin pour entretenir cette vie éphémère, a fortiori Dieu notre Père saura-t-il manifester sa paternité divine en nous donnant le Pain du ciel en qui nous aurons la vie éternelle (cf. Jn 6, 33).

Libérés dès lors de la peur de la mort qui nous enfermait dans l�égoïsme, nous pouvons enfin sortir de la revendication opiniâtre de nos « droits », pour entrer dans la joyeuse liberté filiale, qui trouve sa joie à accomplir pour les autres, ce que jusque-là nous exigions qu�ils fassent pour nous.


« �De tout mon c�ur Seigneur je te rends grâce, car tu as répondu à mon appel : ta droite me rend vainqueur� (Ps 137). C�est pourquoi je veux proclamer à tous mes frères que tu es le Dieu qui libère et qui sauve ceux qui comptent sur lui. Oui tu es un Père pour tes enfants : tu nous protèges, tu nous nourris, tu nous conduis au chemin de la vie par ton Fils Jésus-Christ, et dans la lumière de l�Esprit. �Seigneur éternel est ton amour : n�arrête pas l��uvre de tes mains� (Ibid.) ».

Père Joseph-Marie

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 12 Mar - 19:18

Il était une FOI... - Mon Carême à Cœur joie !



COACH-CARÊME

« Comment persévérer dans la prière quand il est si difficile de se concentrer sur le sens des mots prononcés et que son esprit divague vers d'autres préoccupations ? On a souvent l'impression que cette prière a été si inutile. » Alice

On n'est pas hélas toujours le maître de sa pensée et de son imagination. En principe, il faut faire un effort pour rassembler de nouveau son esprit et revenir à une bonne concentration. Parfois c'est impossible. Alors il faut dire une prière toute simple comme le chapelet ou la prière de Jésus. Peu à peu le cœur s'apaise, et la prière s'approfondit, comme au-delà de l'imagination et même de la pensée. Et surtout, ne jugeons jamais nos prières...


MÉDITATION

Le Sacré-Cœur culte de l’Amour.

« Ce lien très étroit que les Saintes Écritures affirment intervenir entre la divine charité, qui doit brûler dans les cœurs des chrétiens, et l'Esprit Saint - qui est essentiellement Amour - nous dévoile à tous… la nature intime elle-même de ce culte que l'on doit rendre au très saint Cœur de Jésus-Christ… il est également manifeste, et dans un sens encore plus profond, que ce même culte suppose avant tout que nous rendions amour pour amour à ce divin Amour. »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas



POUR ALLER PLUS LOIN*

Quel est donc le meilleur symbole de l’Amour de Dieu ? C’est son Cœur. Le Cœur du Christ est rempli d’amour. Il est venu nous le rappeler à Paray-le-Monial. Parler du cœur, c’est entrer dans l’intimité. Voulons-nous entrer dans l’intimité de Dieu ?

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 12 Mar - 19:20

Les pierres


La parole de Dieu

Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.


Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 4

La méditation

Cette semaine, les détenus des prisons de Lille, accompagnés par le frère Franck
et l’aumônerie des prisons, nous donnent leur témoignage.


Je connais aussi mes traversées du désert.
En plus des pierres, des leurres, il m’offre Lucifer.
Mais moi, dans la détresse, je n’ai pas réfléchi.
Trop tard ! Je les ai prises, au péril de ma vie.
Comme un enfant qui n’écoute pas ses parents,
Aveuglément, j’ai voulu jouer au plus grand.
Ces pierres, ces leurres, sont devenues des fardeaux,
Au lieu de secours, ils m’ont cassé le dos.
À terre, c’est Toi seul Père, qui vient me relever.
Patient, Miséricordieux, Tu m’as sauvée.
J’ai négligé tes Paroles de vérité.
Combien de fois faudra-t-il me le répéter ?
Par amour, Seigneur, Tu nous a créés libres.
Et si les hommes ont besoin des épreuves,
Pour réaliser le bonheur à vivre,
Prends-moi la main, et permets-moi de te suivre.
De Tes Saints Commandements, je n’ai rien compris.
Enfant rebelle, pensant que d’ordres il s’agit !
Mais ils sont Lumière et font Chemin de Vie.
Seigneur, je t’en prie, accueille-moi repentie.
Vers Toi seul, Dieu, désormais, je veux me tourner.
Toute en joie, et paix, débarrassée du péché.
Toi seul est mon roc, ma forteresse,
Rien qu’un peu de foi, pour tant de richesses.
Je voudrais témoigner, mes frères, aujourd’hui,
Vous exhorter à recevoir ce don gratuit :
L’amour inconditionnel de notre Père,
Priorité absolue, Salut sur la Terre.


Méditation enregistrée dans les studios de RCF-Lille par deux aumôniers


Pour aller plus loin avec la Parole


Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 11, versets 27-30

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Jeu 13 Mar - 4:47

Le désert


La parole de Dieu


Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 41


La méditation


Cette semaine, les détenus des prisons de Lille, accompagnés par le frère Franck et l’aumônerie des prisons, nous donnent leur témoignage.


Tout au long de ma vie, je n’ai pas pu éviter de marcher sur ces pierres, dont était parsemé mon chemin. Hélas, ces pierres étaient de plus en plus glissantes, au point de me faire trébucher et de m’amener jusqu’où je suis aujourd’hui. Les murs de la prison sont des pierres contre lesquelles nous nous heurtons à longueur de journée. Le cœur peut devenir une prison, une vraie pierre qui nous rend égoïste, plein de rancœur.

Pourtant, au fond de ma cellule, dans le noir, je suis sûr que j’arriverai à trouver une pierre plus grosse que toutes les autres. Une pierre qui me permettra de m’élever, afin de mieux voir le malheur de chacun ; de m’élever plus près du Seigneur qui me donnera la force de combattre pour apporter un peu de réconfort à chacun, par un sourire, une poignée de main
ou par un simple regard chaleureux.
Partout on peut en trouver,
Il suffit de les éviter.
Et pourtant, l’une d’elle peut
Retracer un chemin heureux.
Remontons le chemin lentement,
En avançant vers notre Dieu aimant.

Alors, oui, le désert est un désert de pierres, où le cœur peut s’assécher, se durcir par l’isolement et la rancune. Mais tout désert a ses oasis. Avancer dans le désert que peut être la prison, c’est se diriger peu à peu vers une oasis que le Seigneur a placé intentionnellement sur la route.

Dans cette aride étendue,
Existe néanmoins une étoile inattendue.
Seul, tu te crois perdu, sans espoir,
Elle brillera pour toi, chaque soir.
Regarde la briller pourtant,
Tu trouveras en elle ton Dieu aimant


Méditation enregistrée dans les studios de RCF-Lille par deux aumôniers


Pour aller plus loin avec la Parole


Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

Oui, le Seigneur est ton refuge ; tu as fait du Très-Haut ta forteresse.

Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure :

il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins.
Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres.

Psaume 90, versets 1-2 ; 9-12


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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Jeu 13 Mar - 5:08

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !

COACH-CARÊME

« Père, je fais mon Carême du mieux que je peux en cherchant à faire des efforts, en aidant les autres en allant à la messe... Mais j’ai l’impression que tout cela est fait à la force du poignet ; quel serait votre conseil pour être vraiment heureux et joyeux de faire le Carême ? » Jean-Paul

Je vois en vous un homme de bonne volonté mon cher Jean-Paul. Confiez donc votre Carême à la Vierge Marie, priez-là tous les jours en lui remettant le soin de votre vie. Soyez vraiment son enfant ; elle vous montrera la route. Ne vous regardez pas trop, ne vous examinez pas avec inquiétude, laissez-la faire, avancez, et tout ira bien.


MÉDITATION

Nous sommes les gardiens du don de Dieu.

« "Si tu savais le don de Dieu." Par ces mots, nous, qui par un secret conseil de Dieu avons été choisis comme gardien et dispensateur de ce trésor de foi et de piété que le divin Rédempteur a confié à son Église, conscient du devoir de notre charge, nous avertissons tous ceux qui, bien qu'étant Nos fils, et bien que le culte du Sacré-Cœur de Jésus, triomphant, pour ainsi dire, des erreurs et de l'indifférence des hommes, se répande dans son Corps mystique, cèdent aux préjugés et opinions et vont parfois jusqu'à estimer ce culte moins adapté, pour ne pas dire nuisible, aux nécessités spirituelles de l'Église et de l'humanité, les plus urgentes à l'heure actuelle. »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas


POUR ALLER PLUS LOIN

Peut-être n’avons-nous aucune conscience de l’importance du culte au Cœur de Jésus ? Il est passé en effet par une période d’abandon que le pape Pie XII voyait déjà venir. Mais voulons-nous du moins prendre conscience de son importance et entrer dans le mouvement de renouveau qui se produit actuellement ?

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Sam 15 Mar - 16:53

dimanche 16 mars 2014 - 2e dimanche de Carême

Gn 12, 1-4a

Abraham vivait alors en Chaldée. Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te méprisera. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abraham partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui.


Ps 32(33), 4-5, 18-19, 20.22

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi.


2 Tm 1, 8b-10

Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile. Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s'est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile.

Mt 17, 1-9

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l�écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s�entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »

Il parlait encore, lorsqu�une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j�ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d�une grande frayeur. Jésus s�approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n�ayez pas peur ! » Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l�homme soit ressuscité d�entre les morts. »


Homélie
(Archive 2008)

Faisons un rapide tour d�horizon. L�évangile d�aujourd�hui est excessif. Voici Jésus, notre Jésus de tous les jours, ruisselant de lumière. Voici Pierre, impulsif et spontané, prétendant monter une tente pour des prophètes morts plusieurs siècles auparavant. Voici ces prophètes des temps jadis devisant paisiblement avec Jésus qui se conduit comme si ces personnages faisaient partie de son quotidien. Voici enfin une nuée et une voix venant du ciel qui parle comme au jour du baptême de Jésus. Nous sommes donc à un commencement.

La liturgie, particulièrement construite en ce temps de carême, propose aussi à notre méditation un autre commencement : l�appel d�Abraham. Mais, mise à part la voix céleste, ce texte ne semble pas présenter beaucoup de traits communs avec l�évangile.

Mais comme souvent, c�est saint Paul qui est le meilleur lecteur de l�Ecriture. Il nous dit ce matin : « Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux ». C�est-à-dire que la transfiguration annonce Jésus ressuscité, mais aussi la réalisation de la promesse faite à Abraham, et en lui, à tout homme.

Engageons-nous donc dans le chemin qu�ouvre saint Paul devant nous. Relisons la promesse faite à l�aurore des temps et consignée dans les pages séculaires de l�Ancien Testament. A cette époque la compréhension de Dieu et du monde invisible se disait par des figures, qui annonçaient les grandeurs à venir.

Mais, nous venons de l�entendre, le Nouveau Testament n�est pas exempt de figures. Il faut les accueillir comme elles se donnent, sans tenter de les réduire à de simples allégories visibles de choses invisibles. Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes, tiennent vraiment compagnie à Jésus sur la montagne. Leur familiarité montre que ce n�est pas le monde spirituel qui est le référant, mais le corps du Christ. Le récit est construit autour de sa transformation, de sa transfiguration.

Cette matérialité est importante car elle dit l�accomplissement. Dans l�Ancien Testament en effet, une figure renvoie toujours à l�invisible et appelle nécessairement une deuxième figure, pour la confirmer. Ainsi Moïse et Elie sont des promesses de la résurrection à venir. Cette résurrection est annoncée par leur corps invisible. Moïse en effet a été enterré dans un lieu inconnu et inaccessible ; quant à Elie, il est monté au Ciel sur un char de feu, il n�a pas non plus de sépulture.

Dans l�évangile, nous sommes à la fin de ce processus. Jésus nous apporte la deuxième annonce qui est la confirmation de la première. La transfiguration dévoile en effet le corps invisible du ressuscité. Jésus est le nouveau Josué, le successeur de Moïse qu�annonce le Deutéronome. En rendant visible sa gloire pour quelques moments au sommet de la montagne, Jésus nous ouvre au monde invisible, mais réel, où nous vivons tous. Montrer que Moïse et Elie y habitent, confirme la promesse qui reposait sur eux et se réalise en Jésus. En confirmant l�annonce faite dans le Premier Testament, Jésus annonce la réalisation de la Nouvelle Alliance.

Le corps du Christ apparaît ainsi à nos yeux comme la converge et l�accomplissement des Écritures. Il naît de la présence en excès des deux Testaments. D�une part la déficience de l�Ancien Testament, balbutiant la vérité de Dieu qui lui est inaccessible car trop lointaine, d�autre part la saturation du Nouveau Testament, manifestant en Jésus de la vérité de Dieu. Ce paradoxe se noue dans le corps du Christ. Il nous fait entrer dans le monde invisible : nous le voyons ruisselant de la gloire promise à nos pères.

Mais ce monde est aussi le nôtre. Jésus touche ses disciples. Il leur adresse la parole. La rupture entre les deux univers repose sur une continuité, qui invite à un nouveau type de relation. Jésus ouvre à ses disciples un monde où il est possible d�être particulièrement proches de l�histoire sainte dans son ensemble, d�être en dialogue constant et confiant avec le Père.

C�est là le trésor qu�il nous est donné de découvrir. Nous n�avons pu le lire qu�à la lumière de la résurrection, mais Jésus lui-même savait qu�il en serait ainsi : il a prescrit le silence à ses disciples, jusqu�à la résurrection, c'est-à-dire jusqu�à ce qu�ils puissent comprendre. Jusqu�à ce qu�ils puissent lire la Croix comme excès d�inaccompli qui ouvre à la nouvelle, et ultime, création.

Ainsi Dieu nous enjoint-il d�écouter Jésus, car il annonce son passage par la Croix. Le visage de gloire ne pourra en effet être appréhendé par les disciples qu�une fois passés eux aussi par la mort et la résurrection en Jésus. Voilà pourquoi, aussi longtemps que nous sommes en route, ce visage de gloire nous reste caché. Comme nous est encore dissimulée notre propre gloire.

En ce jour où la liturgie convoque Abraham, saint Pierre et saint Paul, Moïse et Elie, en ce jour où Jésus nous donne de saisir dans son unité l�ensemble de l�histoire sainte, ne sommes-nous pas invités à nous remémorer les figures de notre passé, les moments de notre histoire sainte qui se conjuguent désormais et pour toujours au présent, comme Jésus devisant avec Moïse et Elie. Lus à la lumière de cet évangile, avec leur grandeur, mais sans éluder leurs limites ni leurs déficiences, ils nous conduisent à l�accomplissement de la promesse que Dieu nous fait personnellement en Jésus.

Certes nous leur trouverons bien des limites et des tiédeurs, elles n�ont pas l�éclat de l�expérience faite par Pierre Jacques et Jean. Mais sans ces limites, le bonheur auquel Dieu nous appelle ne serait qu�une fuite, comme celle de Pierre qui veut rester sur la montagne et toujours jouir de la présence sensible de Dieu. Si nous acceptons cette promesse, avec la confiance d�Abraham qui accepta de se mettre en route, pour son bien, ces déficiences deviendront le lieu de la révélation de Dieu. En nous le Christ prendra corps, et son visage sera celui de la compassion.

Certes, nous avons à vaincre les peurs qui nous rendent sourds à la voix du Père, dont Jésus vient de nous montrer qu�elle ne cesse de résonner. Pour monter courageusement vers notre Croix alors que la nuée se dissipe déjà et que les saints qui nous accompagnent redeviennent invisibles, il ne nous reste que Jésus, seul. Jésus qui nous parle et qui nous touche. Jésus qui nous encourage : « "Relevez-vous", ressuscitez, accueillez la gloire que le Père vous réserve, accueillez la Vie qu�il vous donne en partage ». Nous avons ainsi nos Thabor, nos rencontres intenses et toujours vivantes avec Dieu, moments de grâce sur lesquels nous appuyer pour poursuivre notre marche vers Pâque. Le carême est une route austère, mais elle une route joyeuse car Jésus marche à nos côtés. Sachons en rendre grâce, pour nous relever, et marcher, libres et confiants, dans les pas de Notre Seigneur.

Frère Dominique

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Dim 16 Mar - 14:40

2ème dimanche de carême A


Bible de la liturgie - 16 mars 2014

Genèse 12, 1-4a
Psaume 32
2 Timothée 1, 8b-10
Matthieu 17, 1-9

Le récit de la Transfiguration de Jésus nous est présenté au deuxième dimanche du Carême. «Il fut transfiguré devant eux». C’est pour réconforter à l’avance ses trois disciples Pierre, Jacques et Jean, les trois mêmes qui assisteront à sa grande défiguration au jardin de Gethsémani, que Jésus a permis que leurs yeux s’ouvrent un moment sur sa divinité cachée sous son humanité. Déjà, ils expérimentaient avant l’heure la résurrection. Ainsi, le Mont Thabor est comme une fenêtre ouverte sur notre avenir : il nous garantit que notre corps mortel se transformera et, en Jésus, sera « revêtu de magnificence et drapé d’un manteau de lumière ! » (Psaume 103, 1).

Aux côtés du Transfiguré, se tiennent Moïse et Elie. La présence de ces deux grandes figures bibliques autour de Jésus sont comme un avant-goût du ciel. Tellement que Pierre aurait voulu retenir le temps. Il airait aimé élever trois tentes, semblables à ces cabanes de la fête de souccot, la fête des tabernacles.

Mais ce n’est plus nécessaire ! La vraie tente plantée parmi nous, la demeure parfaite de Dieu avec nous, c’est Dieu fait homme en Jésus. Et puis, « la nuée lumineuse qui les couvre de son ombre », celle qui guidaient les Hébreux au désert, n’est autre que le signe de l’Esprit Saint, qui couvre, enveloppe et protège. La voix du Père retentit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Oui, il s’agit bien d’accueillir Dieu, mais aucune tente n’est à dresser, aucune hutte n’est à bâtir. Le Fils est lui-même la Tente de la rencontre. Il est notre demeure sur le chemin à travers le désert, comme il est notre nourriture et notre boisson, donnée dans les sacrements, comme il est la Parole qui nous guide et nous libère, par la méditation des Ecritures et leur mise en pratique dans nos vies. La transfiguration révèle le Dieu Un, à la fois Père, Fils, Esprit Saint.

Mais, pratiquement, comment vivre aujourd’hui en « transfigurés » ?

- En laissant le Seigneur agir en nous par la prière. Le début du texte nous rappelle que Jésus aimait à partir seul à l’écart sur la montagne pour prier avec trois compagnons. De même Abraham, Moïse et Elie ont été des hommes de Dieu, des hommes de prière.

- Ensuite, en lui permettant de nous éclairer, comme la lune qui, la nuit, réfléchit la clarté du soleil. Laissons le Seigneur nous débarrasser de ce qui nous alourdit, de ce qui encombre notre cœur et notre esprit, de ce qui trouble notre foi et notre espérance, de ce qui décourage notre générosité. Nous avons Moïse. Nous avons Elie, nous avons le témoignage des Apôtres, nous avons la présence du Ressuscité dans l’eucharistie… Que le Seigneur nous donne de les écouter et de vivre les yeux fixés sur le Christ : « Nous tous… réfléchissons, comme en un miroir, la gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés en cette même image, allant de gloire en gloire » (2 Corinthiens 3,18).

- Dans le quotidien de nos existences, il nous arrive aussi de faire l'expérience de la transfiguration. Je puis témoigner comme prêtre d’être parfois très touché en voyant le visage d’hommes et de femmes éprouvés s’éclairer, devenir lumineux au sortir d’une prière ou d’une bonne confession. Ces expériences de résurrection, simples et discrètes, n’en sont pas moins pour moi autant de révélations de la présence de « Dieu-avec-nous. »

http://www.kerit.be/homelie.php

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 17 Mar - 4:42


Tu m’as façonné un corps


La parole de Dieu

Tu n’as voulu ni sacrifice, ni oblation, mais tu m’as façonné un corps. Alors j’ai dit : Voici, je viens, pour faire, Ô Dieu, ta volonté

Lettre aux Hébreux, chapitre 10, verset 5


La méditation

Je viens faire ta volonté : la lettre aux Hébreux place ces paroles dans la bouche du Christ qui entre dans le monde. Par son Incarnation, il assume notre condition d’homme, il a un corps façonné par Dieu.

Et c’est ce corps qui est lieu du don, à la place des sacrifices d’animaux pratiqués au temple de Jérusalem. Je viens, Ô Dieu, faire ta volonté, dans ce corps de chair qui est ton œuvre.

Pourquoi entend-on souvent la volonté de Dieu comme une parole qui ne dirait que la mort et la souffrance ? Me donner à Dieu en mon corps, pas seulement dans la privation et la maladie, mais tout autant dans l’affection et la paix. Aujourd’hui, dans la banalité de ma vie au long de cette journée, Dieu attend de moi une disponibilité qui est bien plus que celle d’un serviteur. Il m’appelle à faire de mon corps, de mes gestes, un don. Si c’est Dieu qui m’a façonné un corps pour faire sa volonté, n’attend-il pas que ce corps soit dans le monde, modestement, un signe de qui est Dieu ? Si mes yeux, mes mains, mes lèvres, manifestent quelque chose de la bonté de Dieu, si je m’approche de l’autre avec respect, comme Dieu le fait lui-même, je viens faire sa volonté, en mon corps.

Un jour viendra, où il me faudra approcher de la mort et en faire le lieu du don ultime de moi-même. Ce jour-là, que Dieu me fasse la grâce de lui faire confiance, pour que je puisse lui dire, dans la paix : me voici.

Méditation enregistrée dans les studios de RCF Lyon Fourvière


Pour aller plus loin avec la Parole


Tu as fait pour nous tant de choses, toi, Seigneur mon Dieu !
Tant de projets et de merveilles : non, tu n'as point d'égal !
Je les dis, je les redis encore ; mais leur nombre est trop grand !

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens. »

Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi me tient aux entrailles. »
J'annonce la justice dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.

Psaume 39, versets 6-11

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Lun 17 Mar - 14:17

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !


INTENTION DE CARÊME

"Pour la bonne préparation et la réussite d'un examen qui sera déterminant pour ma vie future, et qui est très compliqué. Pour échapper à une forte tentation du démon." Julien


MÉDITATION

Culte du Sacré-Cœur et amour.

« Le Cœur du Christ, "plus que tout autre membre de son Corps, est un signe ou symbole naturel de son immense charité envers le genre humain". Comme le remarquait notre prédécesseurd'immortelle mémoire Léon XIII, "il y a dans le Sacré-Cœur de Jésus un symbole et une image claire de l'amour infini de Jésus-Christ, amour qui nous pousse à nous aimer les uns les autres." »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas


POUR ALLER PLUS LOIN

Le Christianisme est la religion de l’amour. Dieu est venu sur la terre en Jésus-Christ pour nous dire qu’Il nous aime. Nous trouvons cela normal ? Mais, comme le remarquait Paul Valéry, « pour la première fois avec le Christ, le mot "Dieu" a été associé au mot "amour." » Ce n’est donc pas si évident. Nous-même, comment-nous situons-nous face à une religion qui n’est qu’amour ?

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mar 18 Mar - 4:43

Mon corps est ton œuvre


La parole de Dieu

C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère, je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis

Psaume 138, versets 13-14.


La méditation

Dans le récit de la Transfiguration, il nous est dit que « le visage de Jésus en prière a resplendi comme le soleil ». Le visage, aspect éminemment humain de notre identité. Visage qui manifeste que nous sommes uniques au monde, mais en même temps visage que nous avons en commun avec tous les humains, hommes et femmes. Visage que nous avons en commun avec Jésus.

Lorsque le matin nous nous regardons dans la glace, souvent sans enthousiasme, que se passerait-il si nous nous disions : « Tiens, voilà quelqu’un qui ressemble à Jésus… » ? Il est difficile d’aimer nos proches. Plus difficile de nous émerveiller de ce qu’ils sont, que d’être obsédés par leurs défauts. Plus difficile encore de nous aimer nous-mêmes, de nous regarder nous-mêmes avec bienveillance, comme des créatures façonnées par Dieu. Le matin, pourtant, il regarde mon visage avec bonté, car mon visage lui rappelle tellement celui de son Fils.

Alors faut-il vraiment que je continue à rêver d’avoir une autre tête, ou à dissimuler mon visage derrière toutes sortes de masques ? Je ressemble au Fils, car il s’est fait homme, car son corps est l’œuvre de Dieu, comme le mien. Mon regard peut apporter dans le monde et sur moi-même un peu de la bonté qui animait le sien, car son Esprit habite en moi, parce que mon corps est le Temple de sa présence.


Méditation enregistrée dans les studios de RCF Lyon Fourvière


Pour aller plus loin avec la Parole


Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !

Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu'un mot ne parvienne à mes lèvres,
déjà, Seigneur, tu le sais.
Tu me devances et me poursuis,
tu m'enserres, tu as mis la main sur moi.
Savoir prodigieux qui me dépasse,
hauteur que je ne puis atteindre !


Psaume 139, versets 1-6


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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mar 18 Mar - 5:12

mardi 18 mars 2014
Férie de Carême

Is 1, 10.16-20
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui ressemblez aux chefs de Sodome ! Prêtez l'oreille à l'enseignement de notre Dieu, vous qui ressemblez au peuple de Gomorrhe !
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez la justice, mettez au pas l'oppresseur, faites droit à l'orphelin, prenez la défense de la veuve.
Venez donc et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige. S'ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine. Si vous consentez à m'obéir, vous mangerez les bonnes choses du pays. Mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c'est l'épée qui vous mangera. Le Seigneur a parlé.

Ps 49 (50), 7ab.8, 13-14, 16bc-17, 21abc.23ab
« Écoute, mon peuple, je parle ;
Israël, je te prends à témoin.
Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.

« Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes voeux envers le Très-Haut.

« Qu'as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire. »

Mt 23, 1-12
Jésus déclara à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
« Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. »

Homélie
(Archive 2008)

Au temps de Jésus, les scribes et les pharisiens occupaient la « chaire de Moïse » en tant que dépositaires de l�enseignement de la Torah qu�ils avaient la charge de transmettre. Dans les recommandations qu�il adresse à la foule et à ses disciples, Jésus ne conteste en rien cela. Il précise bien d�ailleurs qu�il faut faire ce qu�ils disent : « Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. » Mais il rajoute aussitôt : « N'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. » Ce que Jésus critique c�est l�incohérence chez ces hommes entre le dire et le faire.

Il existe chez eux une opposition entre ce qu�ils enseignent et ce qu�ils vivent. Et Jésus de préciser en ce qui concerne les préceptes que la Loi demande d�observer : « Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. » Pourtant la Parole de Dieu qu�ils sont censés porter à leurs frères n�a-t-elle pas pour caractéristique principale de faire ce qu�elle dit� et de dire ce qu�elle fait ?

C�est sans doute aussi ce que dénonce Jésus chez ces scribes et pharisiens. Leur enseignement n�est pas porteur de sens. Leur parole n�est pas habitée, n�est pas vivante de la Parole même de Dieu qui elle, dit ce qu�elle fait. Leur parole multiplie les préceptes à observer jusqu�à leur faire perdre tout leur sens. Elle n�ouvre pas à la vie mais conduit à la mort.

La raison de cela ? Jésus donne lui-même la réponse dans la suite de l�évangile : les scribes et les pharisiens agissent pour se faire remarquer des hommes. Leur enseignement pourrait être tout ce qu�il y a de plus orthodoxe, leur agir tout ce qu�il y a de plus ajusté aux préceptes de la Parole de Dieu, il n�en demeure pas moins qu�à la base, leur intention est fausse, tordue : Ils agissent non pour leurs frères, encore moins pour Dieu mais pour eux-mêmes. En fait, dans tout ce qu�ils disent ou font ils ne s�adressent qu�à eux-mêmes.

Voilà ce que Jésus remet réellement en question ici et dont il veut préserver ses disciples, la foule, nous tous qui l�écoutons. Car ne nous mettons pas trop vite hors de portée des critiques que Jésus formule à l�égard des scribes et des pharisiens. Ecoutons plutôt les recommandations qu�il adresse dans la suite de cet évangile. Elles nous permettrons sans aucun doute comme aux scribes et aux pharisiens de corriger les intentions dévoyées qui animent si souvent notre dire ou notre faire.

« Ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. » « Rabbi », « Père », « Maître » : Trois manières de désigner l�Auteur de la Parole que les scribes et les pharisiens ont la charge de transmettre ; trois manières de le remettre à sa juste place, c�est-à-dire la première, dans le domaine de la Loi, de l�autorité et de la vérité. Jésus veut nous faire toucher du doigt ici que celui qui a la charge de porter la Parole de Dieu à ses frères doit avoir sans cesse à l�esprit l�objectif d�y renvoyer en s�effaçant toujours plus devant elle. De la Parole de Dieu, nul ne peut s'instaurer propriétaire. Ce serait se mettre au-dessus d'elle et donc au même niveau, voire au-dessus, de Celui qui en est l'Auteur.

Cette remise au centre de la Parole de Dieu et à travers elle, de Dieu lui-même, nous conduit alors à rétablir entre nous de justes relations de fraternité : « vous êtes tous frères ». C'est comme si toute relation privée de la présence de Dieu était inévitablement destinée à engloutir l'utre ou à se laisser absorber par lui. Lorsque l'enjeu de cette relation se trouverait être la transmission de cette même Parole nous atteindrions alors la perversion suprême : enfermer l'autre par la Parole qui doit le libérer.

« Seigneur, préserve-nous de ce péril. Durant ce temps de carême, accorde-nous d'accueillir ta Parole dans un coeur humble et ajusté à toi. C'est là la condition pour conduire nos relations fraternelles à leur plénitude de vérité afin qu'elles puissent porter un fruit de vie : Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » ; « qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. »

Frère Elie

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mar 18 Mar - 5:20

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !



COACH-CARÊME


« Bonjour Père Bernard. Dernièrement, on a eu quelques discussions avec mes sœurs chrétiennes sur certains termes qui semblent être devenus ambigus, tels que jeûne, pénitence, abstinence, mortification, sacrifices. Certaines disaient : "le jeûne c'est se priver de la TV, d’Internet, du chocolat...". A côté de ça, il y en a qui disaient que cela représente plutôt des privations, mais que le jeûne concerne la nourriture c’est-à-dire se priver d’un repas... comme Jésus au désert. Pouvez-vous m'éclairer sur toutes ces notions qui me semblent actuellement relativisées jusqu'à devenir même ambiguës ? Je vous remercie. » Francine


Le jeûne, c'est se priver de quelque chose de l'ordre de l'alimentation, afin de mieux maîtriser son corps. Par extension, on parle aussi de jeûne de TV, de cinéma, de vidéo, etc. Le but est toujours de savoir faire des choix qui coûtent, de se maîtriser. Le jeûne alimentaire demeure cependant très important, car il a un effet direct sur le corps. Le corps est bien souvent, on le sait, un lieu de tentation, et le maîtriser est quelque chose d'important, sans pour autant l'affaiblir à l'excès.


MÉDITATION

L’amour et la Croix.


« Le mystère de la Rédemption divine est, en effet, par une raison de premier ordre et toute naturelle, un mystère d'amour ; c'est-à-dire de cet amour équitable du Christ pour son Père céleste à qui il présente le sacrifice de la croix, offert d'un cœur aimant et soumis, et la satisfaction surabondante et infinie qui lui était due pour les fautes du genre humain : "Le Christ en souffrant, par amour et obéissance, a offert à Dieu quelque chose de plus grande valeur que ne l'exigerait la compensation de toute l'offense du genre humain." »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas



POUR ALLER PLUS LOIN

Même si le langage date un peu, nous comprenons ce qu’il y a dans ces paroles : en mourant sur la Croix pour les hommes, le Christ a été jusqu’au bout de l’amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15,13). Par là, il nous a rachetés de nos fautes. Un abîme de réflexions peut s’ouvrir devant nous si nous y pensons !

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 19 Mar - 4:50

mercredi 19 mars 2014 - Saint Joseph, époux de la Vierge Marie

2 S 7, 4-5a.12-14a.16

La parole du Seigneur fut adressée à Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j'y habite ? Quand ta vie sera achevée et que tu reposeras auprès de tes pères, je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je rendrai stable sa royauté. C'est lui qui me construira une maison, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »


Ps 88 (89), 2-3, 4-5, 27.29

L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge.
Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
j'ai juré à David, mon serviteur :
J'établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »


Rm 4, 13.16-18.22

Frères, Dieu a promis à Abraham et à sa descendance qu'ils recevraient le monde en héritage, non pas en accomplissant la Loi mais en devenant des justes par la foi. C'est donc par la foi qu'on devient héritier ; ainsi, c'est un don gratuit, et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont descendants d'Abraham, non seulement parce qu'ils font partie du peuple de la Loi, mais parce qu'ils partagent la foi d'Abraham, notre père à tous. C'est bien ce qui est écrit : J'ai fait de toi le père d'un grand nombre de peuples.

Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l'existence ce qui n'existait pas. Espérant contre toute espérance, il a cru, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur : Vois quelle descendance tu auras ! Et, comme le dit l'Écriture : En raison de sa foi, Dieu a estimé qu'il était juste.



Mt 1, 16.18-21.24ab

Jacob engendra Joseph, l�époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l�on appelle Christ (ou Messie).

Voici quelle fut l�origine de Jésus Christ.

Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu�ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l�action de l�Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l�ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l�enfant qui est engendré en elle vient de l�Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c�est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c�est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l�ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Homélie
(Archive 2004)

La liturgie de ce jour couvre Saint Joseph, fils de David, de la gloire d�Abraham, notre père dans la foi. Que nous sommes loin des images désuètes d�un vieillard méditatif penché sur un enfant devant lequel le brave homme semble se demander en quoi cet événement le concerne !
C�est d�un prince de sang royal dont il est question ; prince d�un peuple élu, mis à part dès la fondation du monde, pour accueillir en son sein le Sauveur, celui qui doit réconcilier les hommes avec Dieu au-delà de la fracture du péché. Lorsque le Très-Haut appelle Abraham et l�invite à quitter « son pays, sa parenté, la maison de son père », pour se mettre en route vers « le pays qu�il lui indiquera » (Gn 12, 1), Dieu voit déjà l�avènement de son Fils, l�incarnation de son Verbe dans le sein de la Vierge confiée à la vigilance de Saint Joseph. Oui dès les origines, et à chaque étape de la réalisation concrète du dessein de salut, le nom de Joseph est implicitement présent, car il est inséparable de l�avènement du Sauveur. Bien plus : Dieu n�a établi la royauté temporelle de David et ne s�est engagé par serment envers lui, qu�en vue de la venue de ce Roi éternel qui devait naître de sa descendance.
Joseph est donc bien plus grand que David, qui ne vit pas de ses yeux le Fils de la promesse. Joseph est le dernier Roi de la lignée davidique, qui va permettre, par son renoncement et son obéissance, l�avènement de celui dont Dieu avait annoncé : « Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils ». En Joseph, la royauté terrestre s�efface devant le Roi de gloire dont elle avait pour mission de préparer la venue ; la généalogie charnelle est prise en relais par un engendrement céleste ; bien avant la venue des mages, Joseph, roi d�Israël, dépose sa couronne au pied du Roi des rois, dont l�astre ne déclinera pas.
Mais tout cela bien sûr, le grand Patriarche le vit dans la foi, et c�est cette foi qui lui fut « comptée comme justice » (Gn 15, 6). C�est ainsi, par la foi, qu�il est devenu le premier héritier. « C�est un don gratuit, commente saint Paul ; et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont ses descendants parce qu�ils partagent la foi de Joseph, notre père à tous ». Si en effet l�apôtre peut nommer Abraham « notre père dans la foi », à bien plus forte raison pouvons-nous attribuer ce titre à Joseph pour qui s�accomplit la promesse faite au premier Patriarche. Oui, Saint Joseph « est notre père devant Dieu en qui il a cru ».
Notre père dans la foi, Joseph nous aide à garder vivante la mémoire de la promesse et de son accomplissement en son Fils Jésus Christ ; notre père dans l�espérance, Joseph ouvre nos yeux sur les signes de la présence du Sauveur et de son action dans nos vies, afin que nous « espérions contre toute espérance ».
« Les dons et l�appel de Dieu sont sans repentance » (Rm 11, 29) : le Seigneur « l�a juré à Joseph son serviteur : sans fin je te garderai mon amour » (Ps 88[89]). La mission qui lui fut confiée subsiste à jamais. A Joseph est revenue la tâche d�éveiller la conscience humaine du Fils de Dieu. Mais loin de s�asservir ce psychisme encore fragile et vulnérable en exerçant sur lui un pouvoir paternel écrasant, il l�a tourné sans plus attendre vers celui « dont procède toute paternité, au ciel et sur la terre », il s�est effacé devant le véritable Père de cet enfant qui lui était confié, si bien que celui-ci, le plus naturellement du monde, a invoqué le Père des cieux par le même vocable dont il appelait son père de la terre.

Non, la parole de l�adolescent : « C�est chez mon Père que je dois être » n�est pas humiliante pour Joseph ; elle n�est pas de la part de Jésus un rejet hautain d�une paternité humaine dont il n�aurait que faire ; cette Parole est tout au contraire le plus bel éloge que Notre-Seigneur ait fait à Saint Joseph. Elle est le sceau qui confirme le parfait accomplissement de son ministère et la révélation de ce que devrait être toute paternité charnelle : un passage, une mise en route, un accompagnement vers la découverte d�une autre paternité, spirituelle, transcendante, divine, source et fin de toute notre existence et sens de notre vie.


Nul doute que Saint Joseph continue à exercer ce ministère en faveur de ceux qui le lui demandent. Pour en bénéficier, il suffit de « descendre avec lui pour rentrer avec Jésus et Marie à Nazareth, et lui être soumis »
.

Père Joseph-Marie

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 19 Mar - 4:54

2e dimanche de Carême - dimanche 16 mars 2014


Homélie

Faisons un rapide tour d’horizon. L’évangile d’aujourd’hui est excessif. Voici Jésus, notre Jésus de tous les jours, ruisselant de lumière. Voici Pierre, impulsif et spontané, prétendant monter une tente pour des prophètes morts plusieurs siècles auparavant. Voici ces prophètes des temps jadis devisant paisiblement avec Jésus qui se conduit comme si ces personnages faisaient partie de son quotidien. Voici enfin une nuée et une voix venant du ciel qui parle comme au jour du baptême de Jésus. Nous sommes donc à un commencement.

La liturgie, particulièrement construite en ce temps de carême, propose aussi à notre méditation un autre commencement : l’appel d’Abraham. Mais, mise à part la voix céleste, ce texte ne semble pas présenter beaucoup de traits communs avec l’évangile.

Mais comme souvent, c’est saint Paul qui est le meilleur lecteur de l’Ecriture. Il nous dit ce matin : « Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux ». C’est-à-dire que la transfiguration annonce Jésus ressuscité, mais aussi la réalisation de la promesse faite à Abraham, et en lui, à tout homme.

Engageons-nous donc dans le chemin qu’ouvre saint Paul devant nous. Relisons la promesse faite à l’aurore des temps et consignée dans les pages séculaires de l’Ancien Testament. A cette époque la compréhension de Dieu et du monde invisible se disait par des figures, qui annonçaient les grandeurs à venir.

Mais, nous venons de l’entendre, le Nouveau Testament n’est pas exempt de figures. Il faut les accueillir comme elles se donnent, sans tenter de les réduire à de simples allégories visibles de choses invisibles. Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes, tiennent vraiment compagnie à Jésus sur la montagne. Leur familiarité montre que ce n’est pas le monde spirituel qui est le référant, mais le corps du Christ. Le récit est construit autour de sa transformation, de sa transfiguration.

Cette matérialité est importante car elle dit l’accomplissement. Dans l’Ancien Testament en effet, une figure renvoie toujours à l’invisible et appelle nécessairement une deuxième figure, pour la confirmer. Ainsi Moïse et Elie sont des promesses de la résurrection à venir. Cette résurrection est annoncée par leur corps invisible. Moïse en effet a été enterré dans un lieu inconnu et inaccessible ; quant à Elie, il est monté au Ciel sur un char de feu, il n’a pas non plus de sépulture.

Dans l’évangile, nous sommes à la fin de ce processus. Jésus nous apporte la deuxième annonce qui est la confirmation de la première. La transfiguration dévoile en effet le corps invisible du ressuscité. Jésus est le nouveau Josué, le successeur de Moïse qu’annonce le Deutéronome. En rendant visible sa gloire pour quelques moments au sommet de la montagne, Jésus nous ouvre au monde invisible, mais réel, où nous vivons tous. Montrer que Moïse et Elie y habitent, confirme la promesse qui reposait sur eux et se réalise en Jésus. En confirmant l’annonce faite dans le Premier Testament, Jésus annonce la réalisation de la Nouvelle Alliance.

Le corps du Christ apparaît ainsi à nos yeux comme la converge et l’accomplissement des Écritures. Il naît de la présence en excès des deux Testaments. D’une part la déficience de l’Ancien Testament, balbutiant la vérité de Dieu qui lui est inaccessible car trop lointaine, d’autre part la saturation du Nouveau Testament, manifestant en Jésus de la vérité de Dieu. Ce paradoxe se noue dans le corps du Christ. Il nous fait entrer dans le monde invisible : nous le voyons ruisselant de la gloire promise à nos pères.

Mais ce monde est aussi le nôtre. Jésus touche ses disciples. Il leur adresse la parole. La rupture entre les deux univers repose sur une continuité, qui invite à un nouveau type de relation. Jésus ouvre à ses disciples un monde où il est possible d’être particulièrement proches de l’histoire sainte dans son ensemble, d’être en dialogue constant et confiant avec le Père.

C’est là le trésor qu’il nous est donné de découvrir. Nous n’avons pu le lire qu’à la lumière de la résurrection, mais Jésus lui-même savait qu’il en serait ainsi : il a prescrit le silence à ses disciples, jusqu’à la résurrection, c'est-à-dire jusqu’à ce qu’ils puissent comprendre. Jusqu’à ce qu’ils puissent lire la Croix comme excès d’inaccompli qui ouvre à la nouvelle, et ultime, création.

Ainsi Dieu nous enjoint-il d’écouter Jésus, car il annonce son passage par la Croix. Le visage de gloire ne pourra en effet être appréhendé par les disciples qu’une fois passés eux aussi par la mort et la résurrection en Jésus. Voilà pourquoi, aussi longtemps que nous sommes en route, ce visage de gloire nous reste caché. Comme nous est encore dissimulée notre propre gloire.

En ce jour où la liturgie convoque Abraham, saint Pierre et saint Paul, Moïse et Elie, en ce jour où Jésus nous donne de saisir dans son unité l’ensemble de l’histoire sainte, ne sommes-nous pas invités à nous remémorer les figures de notre passé, les moments de notre histoire sainte qui se conjuguent désormais et pour toujours au présent, comme Jésus devisant avec Moïse et Elie. Lus à la lumière de cet évangile, avec leur grandeur, mais sans éluder leurs limites ni leurs déficiences, ils nous conduisent à l’accomplissement de la promesse que Dieu nous fait personnellement en Jésus.

Certes nous leur trouverons bien des limites et des tiédeurs, elles n’ont pas l’éclat de l’expérience faite par Pierre Jacques et Jean. Mais sans ces limites, le bonheur auquel Dieu nous appelle ne serait qu’une fuite, comme celle de Pierre qui veut rester sur la montagne et toujours jouir de la présence sensible de Dieu. Si nous acceptons cette promesse, avec la confiance d’Abraham qui accepta de se mettre en route, pour son bien, ces déficiences deviendront le lieu de la révélation de Dieu. En nous le Christ prendra corps, et son visage sera celui de la compassion.

Certes, nous avons à vaincre les peurs qui nous rendent sourds à la voix du Père, dont Jésus vient de nous montrer qu’elle ne cesse de résonner. Pour monter courageusement vers notre Croix alors que la nuée se dissipe déjà et que les saints qui nous accompagnent redeviennent invisibles, il ne nous reste que Jésus, seul. Jésus qui nous parle et qui nous touche. Jésus qui nous encourage : « "Relevez-vous", ressuscitez, accueillez la gloire que le Père vous réserve, accueillez la Vie qu’il vous donne en partage ». Nous avons ainsi nos Thabor, nos rencontres intenses et toujours vivantes avec Dieu, moments de grâce sur lesquels nous appuyer pour poursuivre notre marche vers Pâque. Le carême est une route austère, mais elle une route joyeuse car Jésus marche à nos côtés. Sachons en rendre grâce, pour nous relever, et marcher, libres et confiants, dans les pas de Notre Seigneur.


Frère Dominique

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 19 Mar - 4:57

3e dimanche de carême A - 23 mars 2014

Exode17, 3-7
Psaume 94
Romains 5, 1-2.5-8
Jean 4, 5-42

L’Esprit de nos baptêmes

La soif, c’est plus que le besoin de boire ; c’est une certaine lassitude, comme celle de Jésus qui, accablé par la chaleur du jour, s’assied au bord du puits. «  Donne-moi à boire  », demande-t-il à la Samaritaine. Et cet appel provoque entre eux une conversation si animée que la femme, bouleversée, abandonnant sa cruche, court dire à ses concitoyens : « venez voir un homme… ne serait-il pas le Messie.

Les Hébreux aussi avaient soif. Ce n’est pas étonnant. Dans un désert de roc et de sable, « terre aride, altérée, sans eau », ils marchent depuis si longtemps. Et la tentation guette, la confiance s’effiloche, les murmures s’élèvent. Dieu dit à Moïse de frapper un rocher. De l’environnement pierreux et hostile, sort une source rafraîchissante. Du ce désert porteur de la mort, jaillit de l’eau qui fait vivre.

Il y là un enseignement spirituel. S’il est une soif physique, il y a aussi une soif spirituelle, que la Bible appelle la soif de Dieu. Il y a aussi une lassitude spirituelle, la fatigue de se trouver dans un désert spirituel, dans un monde stérile menaçant où rien ne nous nourrit ni nous désaltère.

Le petit récit de l’Exode nous dit que, même dans une telle sécheresse, un rafraîchissement est possible.

Des centaines d’années après, Saint Paul a lu dans cet épisode une image du Christ. Les hébreux, écrit-il, « ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ » (1 Corinthiens 10,4). Même si les hébreux dans le désert ne le savaient pas, c’est le Christ qui était la source de leur vie spirituelle, c’est Jésus qui les a rafraîchis. Qui plus est, dit saint Paul, ce rocher qu’était le Christ les suivait. L’image est surprenante : un rocher mobile qui roule derrière une multitude au désert ! Mais elle signifie que Jésus est toujours présent, là où nous sommes, au cœur de nos aridités, qu’il ne faut pas se déplacer pour trouver l’eau spirituelle dont nous avons  besoin. L’unique condition pour accueillir sa grâce gratuite, c’est la confiance, la foi. Ne serait-ce pas là que réside notre plus grand dessèchement. Osons croire que la Christ « nous a donné par la foi l’accès au monde de la grâce » (Romains 5, 2).

Jésus dit à la Samaritaine que c’est lui la source d’eau vive, de l’eau qui fait vivre et qui rafraîchit. En disant cela, il prétend effectivement être divin, parce qu’il n’y a que Dieu qui peut étancher la soif spirituelle de l’être humain. « L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné », dit saint Paul dans la seconde lecture. Et pour trouver cet amour, pour dégager cette eau, il ne faut pas aller puiser à un lieu profond comme le puits de Jacob, c’est à dire à la tradition juive. Il ne faut pas non plus aller au temple de  Jérusalem ou à la montagne des Samaritains pour adorer le vrai Dieu ; adorer le vrai Dieu en esprit et vérité, c’est la même chose que de se laisser rafraîchir par Dieu, recevoir la vie que Dieu nous donne.

Cette source n’est pas extérieure à nous-mêmes. « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » Nous avons déjà en nous-mêmes la source de notre vie spirituelle.


Tout homme est un puits d'ombre obstrué par la désespérance. Jésus est le puisatier qui, par ses sacrements et sa parole, vient nous creuser pour nous redonner le goût de l'eau vive de son Esprit. Il est celui qui vient désensabler la fontaine qui murmure en nos cœurs pour en faire à jaillir une eau de miséricorde. Lui seul peut venir étancher notre désir d'être aimé et d'aimer en retour. Cessons de mourir de soif à côté de la source qui sourd au plus profond de notre être. Hébergeons en nous L’Esprit de nos baptêmes telle une eau vive qui murmure … « Viens vers le Père » (Saint Ignace d’Antioche, Epître aux Romains).

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Mer 19 Mar - 5:37

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INTENTION DE CARÊME


Seigneur, que ton souffle m'accompagne pour m'aider à redonner de la force et du courage à ceux qui sont désespérés et qui ne croient plus en la vie et au bonheur. Caroline


MÉDITATION

Mort de Jésus et salut des hommes.


« C'est de plus, un mystère d'amour miséricordieux de l'auguste Trinité et du divin Rédempteur à l'égard de tous les hommes : puisque ceux-ci étaient dans l'impuissance totale d'expier leurs crimes, le Christ, par les richesses insondables de ses mérites que, par l'effusion de son Sang très précieux, il s'est acquis, a pu rétablir et perfectionner ce pacte d'amitié entre Dieu et les hommes que la misérable faute d'Adam une première fois, puis les innombrables péchés du peuple élu avaient violé. »

Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas



POUR ALLER PLUS LOIN

Une fois encore, le vocabulaire date, et il paraît même violent. Mais par cette énergie, il nous met devant notre responsabilité.

Souvent, nous ne sommes pas conscients de la gravité du péché, et nous péchons allègrement sans y attacher d’importance.



Mais si le Christ a dû mourir sur la Croix pour nous sauver, alors, le péché est-il si peu important ?

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Jeu 20 Mar - 5:06

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COACH-CARÊME


« Bonjour. Quelle attitude adopter quand on a tant souffert de la trahison, du non-respect et que l'on a choisi de dire stop à cette situation ? Aujourd'hui, j'ai choisi de suivre Jésus, de croire en sa parole d'amour, de répandre dans ce monde sa vie d'amour. Cela expose-t-il encore au "risque" d’être encore trahie, bafouée, etc. ? Cela ne cessera donc jamais ? Ô Seigneur, viens à mon aide ! »

Alice



En tous cas, pas trahie par Dieu. Demandez-lui l'esprit de prudence et le don de conseil et faites-vous conseiller dans vos relations par quelqu'un qui a du bon sens. Pas seulement une amie à qui vous faites vos confidences, mais quelqu'un qui a réellement de l'expérience et de la sagesse. Demandez à Dieu de vous montrer cette personne dans votre entourage.


MÉDITATION

Prendre conscience du péché et lutter contre lui.

« La méditation de l’amour du Seigneur passe nécessairement par celle de sa Passion : "Il s’est livré pour moi ". Ceci implique que chacun prenne conscience non seulement du péché du monde en général, mais de ce péché par lequel chacun est réellement en cause, négativement, dans les souffrances du Seigneur. Cette méditation de l’amour manifesté dans la Passion doit aussi nous conduire à vivre conformément aux exigences du baptême, à cette purification de notre être par l’eau jaillie du cœur du Christ ; à vivre conformément à l’appel qu’il nous adresse chaque jour par sa grâce. »

Jean-Paul II à Montmartre, le 1er juin 1980


POUR ALLER PLUS LOIN

Dans des termes plus modernes, le Pape Jean-Paul II insiste de la même manière que le Pape Pie XII. En péchant, nous blessons personnellement le Cœur aimant de Jésus. Le Carême est ce temps où nous en prenons conscience, non pour nous lamenter, mais pour avancer.

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Jeu 20 Mar - 5:07

Glorifiez Dieu dans votre corps

La parole de Dieu

Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Glorifiez donc Dieu dans votre corps.

Première lettre aux Corinthiens chapitre 6, versets 13 et 20


La méditation

Dans la tradition chrétienne, si l’on peut parler de la gloire du corps humain, ce n’est pas à la façon des publicités pour les produits de beauté ou pour les salles de sport. S’il y a gloire du corps, c’est parce qu’il a été créé par Dieu, parce que nous l’avons en commun avec Jésus, et parce qu’il est destiné à entrer dans la gloire de Dieu. Loin de pousser au mépris du corps, la foi chrétienne nous donne à percevoir, si nous le voulons bien, sa dignité. Un jour, c’est avec notre propre corps, en notre corps, que nous paraîtrons devant Dieu. Un concile a affirmé, en 1215 : « tous ressusciteront avec leur propre corps qu’ils ont maintenant ».

Et ceci est la source d’une radicale exigence. Si le corps humain n’est pas une enveloppe jetable, une condition passagère, mais le temple du Saint-Esprit, il nous faut le considérer avec respect, en prendre soin sans en faire une idole. Si je méprise mon corps, je rejette en moi l’humanité que j’ai en partage avec le Christ. En Jésus, un corps humain a pu manifester ce qu’est Dieu : « Qui m’a vu a vu le Père. » (*)

Et mon propre corps, que donne-t-il à voir ? Mes angoisses, mon rêve d’être quelqu’un d’autre ? Les traces de mes excès ? La liberté que suscite la confiance en Dieu ? Une bonté qui trouve sa source dans celle du Père ? Si la beauté d’un geste ou un sourire inattendu peuvent avoir quelque chose de saisissant, si la noblesse exprimée par un corps peut imposer le silence, n’est-ce pas parce qu’alors un reflet du salut, de la libération par Dieu, transparaît dans la chair ?

L’essentiel n’est pas de chercher à être beau, mais d’être bon. Nous en serons transfigurés.


* Évangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 9


Méditation enregistrée dans les studios de RCF Lyon-Fourvière


Pour aller plus loin avec la Parole

« Tout m’est permis », dit-on, mais je dis : « Tout n'est pas bon ». « Tout m’est permis », mais moi, je ne permettrai à rien de me dominer. Le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi. Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit. Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.


Première lettre aux Corinthiens chapitre 6, versets 12-20

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 21 Mar - 20:49

Il était une FOI... Mon Carême à Cœur joie !



INTENTION DE CARÊME


Seigneur, merci pour tous tes bienfaits. Je te confie en ce temps de Carême la conversion de nos familles, amis, voisins, collègues. Merci. Philippe



MÉDITATION

Etre vigilants dans le combat spirituel.


« Puisse-t-il nous donner maintenant "de veiller et de prier" pour ne plus succomber à la tentation ! Qu’il nous donne d’entrer spirituellement dans son mystère ; d’avoir en nous, comme dit encore saint Paul, les sentiments qui étaient dans le Christ Jésus... "qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort" (Ph 2,5-Cool. Par là, nous sommes appelés à répondre pleinement à son amour, à lui consacrer nos activités, notre apostolat, toute notre vie. »

Jean-Paul II à Montmartre, le 1er juin 1980


POUR ALLER PLUS LOIN


Pour avancer, il faut d’abord prier. Jésus a prié pour ses apôtres à plusieurs reprises, par exemple pour que la foi de Pierre ne défaille pas (Lc 22, 32). Il savait donc que sa prière était écoutée par le Père. Si le Christ lui-même a prié face aux attaques et à la tentation, comment nous-même pourrions-nous ne pas le faire ?

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 21 Mar - 20:50

Arrêter le temps


Dressons trois tentes

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 17, verset 4


La méditation

Quand on voit quelqu’un faire un beau geste, prendre une belle attitude, on pourrait avoir envie que tout s’arrête, pour rester à contempler. Mais si tout s’arrête, ce n’est plus un geste humain, c’est quelqu’un qui prend la pose. Le récit de la Transfiguration met particulièrement en œuvre cette tentation d’arrêter le temps devant la beauté. « Dressons trois tentes » s’écrie Pierre contemplant Jésus en compagnie de Moïse et d’Élie. Dressons trois tentes, et arrêtons tout, faisons en sorte que cela dure le plus longtemps possible.

C’est justement ce désir d’arrêter le temps qui fait que l’expérience s’arrête et qu’ils se retrouvent en présence de « Jésus seul », en présence de Jésus comme d’habitude. Pierre a voulu prolonger l’expérience spirituelle indicible dans laquelle ils étaient plongés en étant témoins de la prière de Jésus, spectateurs de sa relation avec son Père : cela a suffi pour que son expérience passe. Elle était nécessairement fugitive, vouloir la prolonger l’a interrompu.

Dans notre prière, il peut arriver que nous soyons saisis par un mot, ou par un silence particulièrement profond. Rendons grâce à Dieu pour ces moments là, mais ne nous arrêtons pas pour les déguster avec gourmandise. Et n’imaginons pas que ce sont les seuls moments où Dieu nous accompagne. Jésus a partagé la vie quotidienne des trois disciples tous les jours durant plusieurs années, et ceci a tout autant nourri leur foi que l’expérience unique sur la montagne de la Transfiguration.


Méditation enregistrée dans les studios de RCF Lyon Fourvière


Pour aller plus loin avec la Parole

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »


Évangile selon saint Matthieu, chapitre 17, versets 1-5

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MessageSujet: Re: La Montee vers Paques : Careme 2014   Ven 21 Mar - 20:53



vendredi 21 mars 2014 -Férie de Carême

Gn 37, 3-4.12-13a.17b-28


Jacob aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu'il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu'il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles.

Ils étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Celui-ci dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau à Sichem : je vais t'envoyer là-bas. » Joseph partit rejoindre ses frères qui se trouvaient alors à Dotane. Ils l'aperçurent de loin et, avant qu'il arrive près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l'un à l'autre : « Voilà l'homme aux songes qui arrive ! C'est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous raconterons qu'une bête féroce l'a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! »

Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais sans le frapper. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père.

Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de la tunique précieuse qu'il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s'assirent ensuite pour manger.

En levant les yeux, ils virent une caravane d'Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de baume et de myrrhe qu'ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est du même sang que nous, c'est notre frère. » Les autres l'écoutèrent.

Quand la caravane arriva, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d'argent aux Ismaélites, et ceux-ci l'emmenèrent en Égypte.

Ps 104 (105), 4a.5a.6, 16-17, 18-19, 20-21

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
souvenez-vous des merveilles qu'il a faîtes,
vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.

Il appela sur le pays la famine,
le privant de toute ressource.
Mais devant eux il envoya un homme,
Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves,
on lui passe des fers au cou ;
il souffrait pour la parole du Seigneur,
jusqu'au jour où s'accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu'il soit relâché,
le maître des peuples, qu'il soit libéré.
Il fait de lui le chef de sa maison,
le maître de tous ses biens.


Mt 21, 33-43.45-46

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage.

« Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième.

« De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon.

« Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.' Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !' Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. »

Les chefs des prêtres et les pharisiens, en entendant ces paraboles, avaient bien compris que Jésus parlait d'eux. Tout en cherchant à l'arrêter, ils eurent peur de la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

Homélie
(Archive 2004)

Jésus s�adresse aux « prêtres et aux pharisiens » dont l�hostilité est de plus en plus explicite. Plutôt que de les affronter dans une discussion stérile, il leur propose une parabole, espérant ainsi toucher leurs c�urs et les amener à se convertir. Le thème de la vigne avait déjà été proposé par Isaïe (Is 5, 1ss) dans le contexte de l�élection d�Israël. Saint Jean Chrysostome en élargit l�interprétation : la vigne représenterait selon lui l�ensemble de la création, que Dieu a pris le temps de façonner avec amour, avant de la confier à l�homme le sixième jour (Gn 1, 28) « pour qu�il la travaille et la garde » (Gn 2, 15). Dieu peut alors se retirer : « il partit en voyage » selon la parabole ; « il se reposa le septième jour, de toute l��uvre qu�il avait faite » selon la Genèse (2, 2). Dans cette perspective universaliste, les vignerons à qui la vigne est confiée en fermage représenteraient donc toute l�humanité, y compris chacun d�entre nous.
L�attention que porte le propriétaire à sa vigne, son investissement personnel dans sa plantation, le soin dont il l�entoure, suggèrent l�attachement de cet homme à son vignoble. Aussi est-il en droit d�en attendre une récolte proportionnée au travail consenti. Dans la Bible, le vin, fruit de la vigne, symbolise habituellement l�amour. On devine que le divin Maître attend des hommes à qui il a confié toute sa création, qu�ils lui rendent amour pour amour : à l�initiative du Père devrait correspondre la reconnaissance filiale de la créature pour le don gratuit de « la vie, du mouvement et de l�être » (Ac 17, 28).
Or c�est ici que les choses se gâtent : les vignerons non seulement refusent de « remettre le produit de la vigne », mais ils traitent les serviteurs du propriétaire avec violence. Au lieu de l�amour espéré, Dieu ne récolte que l�indifférence voire la haine de ceux qui refusent d�entrer dans la dépendance d�une relation filiale. Lorsque Voltaire rejette avec mépris le Dieu chrétien comme « infâme », il n�est pas pour autant athée : c�est la proximité d�un Dieu personnel qui viendrait se mêler de ses affaires qu�il récuse avec passion. L�homme pécheur, enfermé dans la peur (Gen 3, 10), préfère le Dieu lointain, indifférent du déisme ou le divin impersonnel des naturalismes, au Dieu proche de la Révélation judéo-chrétienne, considéré comme trop « encombrants ». Et lorsque le Père « finalement envoya son fils en se disant : � Ils respecteront mon fils � », les hommes manifestent ouvertement leur refus de la logique de l�amour et du don, à laquelle ils opposent celle de la haine et de la violence ; ils « se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent »,.
Arrivé à ce point du récit, Jésus interrompt abruptement la parabole pour inviter ses auditeurs à construire eux-mêmes la suite des événements. Sans hésiter, les « chefs des prêtres et les pharisiens » attribuent au Maître de la vigne l�intention de « faire périr » les coupables et de « donner la vigne à d�autres vignerons », mais� sans plus faire de cas de son fils assassiné !
Devant une telle caricature de la paternité - qui trahit la dureté de c�ur de ses interlocuteurs - Jésus les renvoie aux Ecritures. Non Dieu ne saurait abandonner son Fils dans la gueule de la mort, ni « laisser son Saint voir la corruption » (Ac 2, 27). « L��uvre du Seigneur » consistera précisément à tirer un plus grand bien de la malice même des hommes, en construisant la Jérusalem céleste sur « la pierre qu�ont rejetée les bâtisseurs » et qui sera érigée en « pierre d�angle ».
La Passion d�amour du Christ pour nous, nous révèlera la miséricorde du Père, qui « ne veut pas la mort du méchant, mais plutôt qu�il se détourne de sa conduite et qu�il vive » (Ez 18, 23). C�est en nous exposant à cette charité divine qui rayonne de la Croix glorieuse de notre Sauveur, que se liquéfieront nos c�urs de pierre et que nous deviendrons capables d�aimer à notre tour, « faisant enfin produire son fruit » à la vigne du Seigneur.

Père Joseph-Marie

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